- il y a 8 heures
Le député de la Moselle et le porte-parole du RN Laurent Jacobelli est l'invité de Questions politiques sur France Inter, franceinfo TV et Le Monde ce dimanche. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques/questions-politiques-du-dimanche-17-mai-2026-1675756
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00:02Générique
00:11Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques.
00:15Il y a ceux qui, à moins d'un an de la présidentielle, comptent désespérément le nombre de candidats dans
00:20leur camp à gauche, à droite, pas moins de 30 déjà déclarés ou sur le point de se lancer.
00:25Et il y a ceux qui comptent les jours, parfois fébrile, au RN avant le 7 juillet.
00:31Décision dans le procès en appel des assistants parlementaires, un vertige.
00:34Marine Le Pen ou Jordan Bardella, tout est suspendu, le programme.
00:38Pour qui l'écrire ? Quel financement ? Quelle ligne aussi ?
00:41Des divergences, il y en a. Et puis, quelle ville vitrine ?
00:44Carcassonne, Liévin, Vierzon, La Flèche, les premières décisions des nouveaux maires, RN, donnent-elles le ton ?
00:50Beaucoup de questions et ça tombe bien, puisque notre invité et porte-parole du RN,
00:54député de Moselle, Laurent Jacobelli, est en direct sur France Inter, France Info, le canal 16 de la télé,
00:59et en partenariat avec le journal Le Monde.
01:02Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour répondre à toutes nos questions, à toutes vos questions politiques.
01:07France Inter, questions politiques, Victoria Coussa.
01:14Bonjour Laurent Jacobelli.
01:15Bonjour.
01:16Merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interroger ce midi.
01:20Je les salue, Alix Bouillaguet de France Télévisions. Bonjour Alix.
01:24Bonjour Victoria, bonjour à tous.
01:25Avec vous, tout à l'heure, on aura le portrait de notre invité.
01:28Oui Laurent Jacobelli, vous êtes un des visages de la normalisation souhaitée par le RN de Marine Le Pen.
01:34Pourtant, vous êtes parfois épinglée pour vos formules jugées trop cash.
01:40Vous êtes aussi, je le précise, parce que c'est original, un enfant de la télé.
01:44Et Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise.
01:48Bonjour à toutes et tous.
01:49Vers midi 50, on ira tout droit avec vous vers 2027 avec une question qui sera évidemment centrale, la question
01:55de l'Europe.
01:55La question de l'Europe, oui, parce que sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, le RN a beaucoup
02:00évolué.
02:01Il était contre l'euro. Il est aujourd'hui à glorifier la relation franco-allemande.
02:07Alors, quelle est la vraie ligne aujourd'hui de ce parti ? Est-ce que ce parti n'est pas
02:12en train de devenir le parti le plus opportuniste de France ?
02:15Parce qu'on ne comprend plus rien du tout à sa ligne.
02:17Vous aurez l'occasion d'y répondre, Laurent Jacobelli. On vous retrouve toutes les deux dans quelques minutes.
02:21Mais d'abord, quelques questions d'actualité avec l'Algérie qui s'invite.
02:25Ce week-end, le ministre de l'Intérieur algérien viendra à Paris dans quelques jours.
02:30Et notre ministre de la Justice, Gérald Darmanin, va s'envoler ce soir pour l'Algérie.
02:34Il sera question de coopération judiciaire, de narcotrafic. On va en parler dans quelques instants.
02:38Mais aussi de notre confrère Christophe Glez, détenu depuis près d'un an.
02:42C'est les relations qui se réchauffent. C'est la voie diplomatique qui paye.
02:47Écoutez, tant mieux si la voie diplomatique est utilisée. Mais à quelle fin ?
02:50Est-ce que nous allons continuer sur le chemin de la repentance ?
02:53Est-ce que nous allons accepter, ad vitam aeternam, que l'Algérie refuse de reprendre ses concitoyens
02:59qui vivent en France et qui ont violonné l'Oise ?
03:01Les fameux OQTF, ceux qui sont obligés de quitter le territoire français.
03:05Et est-ce qu'on va accepter d'envoyer nos ministres, comme Madame Ruffeau,
03:09manifester dans des cérémonies contre la France et contre l'histoire de la France ?
03:12L'idée, c'est de parler de coopération judiciaire. C'est aussi pour aborder toutes ces questions.
03:15L'idée, je vais vous dire, est très claire.
03:17Si nos ministres se rencontrent et qu'à la fin, l'Algérie dit
03:20« Ok, on arrête d'insulter la France matin, midi et soir »
03:23comme seul ralliement de notre population et comme seul programme gouvernemental.
03:27Si l'Algérie dit « Nous acceptons de reprendre tous les criminels et délinquants algériens
03:32qui sont sur le territoire français », alors on avancera.
03:34Mais si la contrepartie d'avancée algérienne, c'est de dire que la France
03:39doit s'auto-proclamer coupable de toute son histoire, alors c'est non.
03:43On a essayé la repentance.
03:44Il y a malgré tout des résultats de cet effort diplomatique.
03:47Par exemple, l'auteur Boilem Sansal qui est revenu en France.
03:49Oui, mais Christophe Gleiz, malheureusement, qui est un journaliste français,
03:53un journaliste sportif, est toujours détenu dans les geôles algériennes.
03:56Mais s'il faut accepter le chantage, s'il faut accepter le kidnapping
04:00d'intellectuels ou de journalistes français dans les geôles algériennes,
04:03tout cela ne va pas aller bien loin.
04:05Donc avec vous, ce serait le bras de ne faire pas de diplomatie sur la question avec l'Algérie.
04:08Mais la diplomatie, on va être très clair.
04:09Ça fait des années que le président de la République fait l'aplaventrisme,
04:14met un genou à terre, que nos ministres vont battre leurs coulpes à Alger.
04:19Et qu'est-ce qui se passe ?
04:20Eh bien, à chaque fois, le président Tebboum a des propos encore plus durs pour la France.
04:25Donc c'est une rupture diplomatique avec l'Algérie, si le RN est au pouvoir ?
04:28Pas de la rupture, c'est la fermeté dans le langage diplomatique et mettre des conditions.
04:33Voilà.
04:34Vous voulez ne pas reprendre vos OQTF ?
04:36Alors plus de visa ?
04:38Alors plus de soins gratuits pour les dirigeants algériens ?
04:40Réviser les accords de 68 ?
04:42Réviser.
04:42Mais l'Assemblée nationale a demandé à ce qu'on arrête ces accords de 68.
04:46L'Assemblée nationale, la représentation des Français, le texte a été voté.
04:50Qui n'est que symbolique puisque c'est une proposition de résolution.
04:52Grâce au Rassemblement national, rien n'a été fait.
04:54Arrêtons la diplomatie de la courbette.
04:58Essayons la diplomatie de la fermeté.
05:01En général, ça marche.
05:02C'est sur l'Algérie aussi que les ministres comptent pour lutter contre le narcotrafic.
05:06Chez nous, en France, c'est une question qui sera abordée.
05:08Une meilleure coopération.
05:09Après plusieurs règlements de comptes ces derniers jours, on en a parlé.
05:13Laurent Nunez promet une lutte intraitable contre le narcotrafic.
05:17Évidemment, tous ces faits ne font qu'on renforcer notre détermination.
05:20Et croyez-moi, la mienne est intacte et totale pour continuer cette guerre contre le narcotrafic
05:26et continuer à gagner des batailles.
05:29Nous le devons évidemment à ces victimes.
05:30Nous le devons aux habitants des quartiers qui n'en peuvent plus.
05:33Et certains nous l'ont exprimé avec Madame la maire encore à l'instant,
05:36qui n'en peuvent plus de ce trafic de stupéfiants.
05:38La guerre que nous menons, elle est intraitable.
05:41Un texte arrive demain au Sénat.
05:43Un nouveau texte, la loi Riposte, qui vise à durcir les sanctions.
05:46Avec une nouvelle amende du consommateur qui va passer à 500 euros.
05:51Vous pensez aussi au RN qu'il faut lutter contre finalement la racine du problème qui est la consommation ?
05:55Il faut lutter contre toutes les faces de ce problème.
05:59C'est-à-dire la consommation, l'importation de produits de pan, le trafic en France.
06:04Et ça veut dire qu'il y a beaucoup de choses à revoir.
06:06Ça va bien sûr de la politique contre les consommateurs.
06:10C'est vrai parce que s'il n'y avait pas de consommation, il n'y aurait pas de production.
06:12Ça va aussi dans le domaine de la justice des mineurs.
06:16Vous savez que beaucoup de mineurs sont employés pour faire ce qu'on appelle le chouf,
06:19c'est-à-dire la surveillance des points de deal, voire parfois la distribution de drogue.
06:25Donc ça veut dire la position sur les mineurs isolés, étrangers.
06:29Ça veut dire sur la justice des mineurs avec des peines courtes,
06:32mais qu'il faut appliquer même pour les moins de 13 ans.
06:35Et puis ça veut dire aussi des peines de justice fermes et irrépressibles.
06:39Parce que quand on voit aujourd'hui des trafiquants de drogue qui sont condamnés à des peines,
06:43mais qui ne sont pas appliquées...
06:45Ce que vous dites, c'est tout ce qui contient finalement la loi narcotrafic.
06:48Mais tout ce qu'ils ne font pas, tiens. Je vais vous dire un exemple.
06:50Qui a été voté et qui est en train de dire...
06:52M. Darmanin avait sorti les muscles en disant je vais construire des prisons spécifiques.
06:58Il y en a une qui a été créée.
07:00Et bien un des narcotrafiquants les plus dangereux s'est trouvé libéré pour une journée
07:05pour aller passer un entretien d'embauche pour 2029,
07:09alors que lui-même avait été déjà pris la main dans le sac en voulant s'échapper en 2014.
07:14Tant qu'on aura une justice laxiste, sans peines planchées qui doivent être appliquées,
07:20avec des rémissions de peines, avec des peines de substitution,
07:23avec des trafiquants qui au sein de leurs cellules,
07:26avec des téléphones portables et des ordinateurs, gèrent leur trafic,
07:29alors on n'arrivera à rien.
07:31Dans la tribune dimanche aujourd'hui, Laurent Nunes dit que c'est précisément
07:35parce que le gouvernement agit qu'il y a les ripostes des morts.
07:40Est-ce que vous adhérez quand même un peu à cette thèse ?
07:42On essaye de faire quelque chose quand même.
07:44Non, je n'adhère pas à cette thèse.
07:46Quand je vois que sur le premier trimestre de cette année 90,
07:51attentats ou tentatives d'attentat ont eu lieu...
07:52Oui, mais c'est parce qu'on les a dérangés.
07:54Mais pas du tout, madame.
07:55Aujourd'hui, c'est 7 milliards le chiffre d'affaires du narcotrafic.
07:59Aujourd'hui, le narcotrafic nous menace d'être un narco-étape.
08:03Si la loi ne s'impose pas aux trafiquants, les trafiquants imposeront leur loi.
08:07Regardez ce qui se passe dans certaines communes
08:09où des narcotrafiquants seraient liés à des maires nouvellement élus,
08:13notamment dans la banlieue parisienne.
08:15C'est très grave.
08:16Et donc, il faut maintenant atteindre les racines du mal.
08:18Il faut faire quoi concrètement ?
08:20Justice pour les mineurs, je vous en ai parlé.
08:22C'est-à-dire un gamin qui est pris en train de chauffer
08:23fera une peine de prison très courte dans des centres spécialisés pour les mineurs.
08:27Mais au moins, il verra la différence entre le bien et le mal.
08:30Tous les trafiquants étrangers doivent être renvoyés dans leur pays.
08:33Il y a un Albanais récemment qui a été pris la main dans le sac
08:35en train de faire du trafic de cocaïne.
08:37Pour une signature qui manquait sur un document, il a été libéré.
08:41Il est toujours en France.
08:41Donc vous partagez finalement ce que le gouvernement fait avec la non-narcotrafic.
08:45La différence, c'est que nous nous agirons.
08:47Nous nous agirons à partir de 2027.
08:49C'est de l'action des textes de loi qui sont votés.
08:51Pas du tout.
08:52Est-ce qu'il y aura des peines incompressibles ? Non.
08:54Est-ce qu'il y aura refus des peines de substitution pour les narcotrafiquants ?
08:57Non.
08:58Une fois encore, ce sont des lois de surface, des lois de communication,
09:01alors que le mal est profond.
09:02Donc vous agirez au RN sur le narcotrafic.
09:05Ces victimes vous font beaucoup réagir.
09:07110 morts, c'est le dernier bilan officiel sur l'année 2024,
09:10des règlements de compte.
09:11Nous vous entendons moins sur un autre sujet.
09:14Les féminicides.
09:15141 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint la même année 2024.
09:18Pourquoi ? Pourquoi c'est un angle mort au RN ?
09:21Ce n'est pas du tout un angle mort.
09:22Nous avons pris, et Marine Le Pen en tête, souvent position sur ces questions.
09:27Là encore, on a un double problème.
09:29Un problème d'engorgement dans nos commissariats et dans nos gendarmeries
09:32avec des personnels de force de l'ordre qui sont débordés par la tâche
09:36parce qu'ils ne sont pas assez nombreux,
09:37parce qu'ils sont submergés par les tâches administratives.
09:40Et donc, ça induit malheureusement une capacité d'action un peu plus faible
09:44et une justice qui, là encore, ne fait pas son travail.
09:47Non, bien sûr, nous avons demandé, et Marine Le Pen en tête,
09:50qu'il y ait plus de logements, d'hébergements d'urgence
09:52pour les femmes et les enfants qui seraient victimes
09:55d'atrocités, d'agressions ou de violences.
09:58Là encore...
09:59On vous entend beaucoup moins sur ce sujet.
10:00Parce que, vous voyez, vous m'interrogez, je vous réponds.
10:04Parce qu'effectivement, il faut le dire,
10:07c'est un sujet qui est à bas bruit souvent.
10:09Beaucoup de femmes ont peur encore de dire ce qui leur arrive
10:13et donc il faut les inciter à parler.
10:14Non, pas du tout, ce n'est pas un angle mort de notre programme.
10:16Au contraire...
10:17Donc, ça sera dans votre programme qu'on les ouvrira ?
10:19Mais bien sûr, parce que ça fait partie, j'allais dire, du même environnement.
10:22Aujourd'hui, on peut créer tous les textes de loi possibles.
10:24On peut affirmer toutes les bonnes intentions possibles.
10:26Tant que la justice dysfonctionnera, tant qu'elle sera laxiste,
10:31rien ne sera possible.
10:32C'est vrai pour les femmes agressées,
10:34c'est vrai pour les victimes en général,
10:37et c'est vrai pour le trafic.
10:38C'est une déclaration de guerre aux magistrats, ce que vous faites, là ?
10:40Pas du tout.
10:41C'est une déclaration de fermeté.
10:44Mais les magistrats, vous savez, ne vont pas contre la loi.
10:46S'ils prennent ces décisions, ils le font dans le cadre de la loi.
10:49Je citais tout à l'heure la paperasserie
10:51qui fait qu'aujourd'hui, des individus dangereux peuvent être relâchés
10:53tout simplement parce qu'une page n'a pas été numérotée ou pas signée.
10:56Il faut arrêter avec ces folies-là,
10:58tout en préservant, bien sûr, le droit à la présomption d'innocence.
11:01Je crois qu'aujourd'hui, le revers de Balancier
11:03vers l'excuse des coupables et des criminels a été trop loin.
11:07Il faut aujourd'hui penser aux victimes
11:09et donner un cadre légal
11:10qui fait que les juges ne peuvent pas libérer un individu dangereux.
11:15Un autre sujet qui suscite la vigilance du gouvernement,
11:18l'antavirus.
11:19Il n'y a pas de crise,
11:20insiste ce matin la ministre de la Santé,
11:23Stéphanie Riste, dans Ouest-France.
11:24À ce stade, la chaîne de transmission est maîtrisée d'après la ministre.
11:28Vous dites quoi, vous, Laurent Jacobéli ?
11:30L'État est à la hauteur de la gestion du virus ?
11:35Écoutez, pour l'instant,
11:37les individus sont isolés dans les hôpitaux.
11:39Je rappelle qu'au début,
11:40la ministre voulait un isolement volontaire,
11:42ce qui était plutôt inquiétant.
11:43Ils ont renoncé à cela et c'est tant mieux.
11:46J'apprends...
11:46C'est même un isolement à l'hôpital.
11:47Oui, c'est ça, mais qui n'est pas volontaire,
11:49donc qui est contraint.
11:50Il le faut, bien sûr, pour isoler la population.
11:52On apprend qu'on est en train de reconstituer notre stock de masques,
11:55donc ça veut dire qu'il n'est pas encore reconstitué
11:57et c'est assez inquiétant.
11:58Je pense que ça pose une vraie question de fond.
12:01C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a un virus,
12:02on réfléchit de la même manière en plan d'urgence,
12:04et il faut le faire,
12:05mais ça pose derrière les moyens de notre souveraineté.
12:08Peut-on aujourd'hui et demain
12:10fabriquer des vins de sain et des médicaments en France
12:12ou dépend-t-on encore de pays étrangers ?
12:14Et deuxièmement, des moyens mis dans nos hôpitaux publics.
12:18Je rappelle que chaque année, encore,
12:19on ferme des lits d'hôpitaux.
12:20Alice Bouillier.
12:21En début de crise,
12:22vous avez parlé de cette crise
12:23comme d'un contre-feu
12:24agité par le gouvernement
12:26pour détourner l'attention des questions de pouvoir d'achat.
12:29Marine Le Pen vous a recadré
12:30en disant qu'il existe un vrai souci.
12:33Est-ce que vous regrettez ces propos ?
12:34Non, parce qu'ils ont été sortis de leur contexte.
12:36Oui, et si on reprend l'ensemble de mes propos,
12:38je dis d'abord, oui, il y a un problème.
12:40Oui, il faut le gérer
12:41parce qu'on ne va pas se permettre une nouvelle épidémie en France.
12:44Et on me disait,
12:45mais le Premier ministre est sur tous les fronts,
12:46on le voit beaucoup, etc.
12:47J'ai dit, oui, il ne faudrait pas qu'ils se servent
12:49de cette crise qui est réelle
12:50pour faire de la communication
12:52au moment où les Français attendent des réponses.
12:53Donc vous avez été mal compris ?
12:54Aussi, sur d'autres sujets.
12:55Non, j'ai été très bien compris,
12:56mais parcellement.
12:57Donc voilà le fond de ma pensée totalement.
13:00Et juste un mot,
13:01vous parliez à l'instant des masques.
13:04Le gouvernement affirme
13:05qu'il y a un stock de masques
13:05qui est tout à fait suffisant
13:06pour protéger le pays
13:08pendant trois mois minimum
13:09en cas de vagues épidémiques.
13:11Donc vous pensez qu'il ment ?
13:13Non, je n'ai pas dit ça.
13:14La ministre elle-même disait
13:15qu'elle était en reconstruction de stocks.
13:18Peut-être s'est-elle mal exprimée ?
13:20Moi, vous savez,
13:21je suis très prudent.
13:22Je pense que la santé
13:23est une question trop sensible
13:24pour jouer avec
13:25à des fins politiques,
13:27soit pour faire de la communication.
13:28Ce que fait le gouvernement,
13:29alors, selon vous ?
13:30Non, mais on peut en tout cas
13:32se poser la question.
13:33Soit pour critiquer le gouvernement
13:37à travers la santé.
13:39Pour l'instant,
13:40la situation semble maîtrisée.
13:41Espérons que ça continue.
13:42C'est vrai qu'on a été échaudés
13:44par le Covid.
13:44Et c'est vrai que les fondements
13:45de la crainte demeurent.
13:47Je le répète,
13:47est-ce qu'aujourd'hui
13:48nous sommes dans une situation
13:49de souveraineté médicale ?
13:51Je ne le crois pas.
13:52Est-ce que nous avons
13:53les moyens dans nos hôpitaux
13:54pour subvenir à une crise grave ?
13:56Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
13:58La ministre l'a dit.
13:59Je ne le crois pas non plus.
14:00Ça, ce sont des questions fondamentales
14:02qu'il faut aborder.
14:03Françoise Franços.
14:04Dans la prévention des crises,
14:05il y a peut-être aussi
14:06la prise de conscience
14:06de la façon dont se transmet les virus
14:09et la façon dont les pandémies
14:11au fond se répandent,
14:12c'est-à-dire des animaux sauvages
14:14qui transmettent à des animaux domestiques,
14:16qui transmettent à l'homme.
14:17Est-ce qu'il n'y a pas un point aveugle
14:19dans le projet du RN,
14:21dans la réflexion du RN là-dessus ?
14:23Au fond, est-ce que pour prévenir
14:24les grandes pandémies,
14:26ce n'est pas faire très attention
14:27à la façon dont vivent
14:29les animaux sauvages préservés
14:31et lutter contre le réchauffement climatique ?
14:34Je ne suis pas sûr,
14:36mais je ne suis pas médecin ni chercheur
14:38que le virus qui nous est annoncé aujourd'hui.
14:40Il y a une grande interrogation là-dessus.
14:42En tout cas, ça pose une autre question
14:44que vous ne soulevez pas,
14:45mais que j'aimerais soulever quand même.
14:46C'est que cette transmission mondialisée aujourd'hui
14:49pose la question effectivement
14:51de la circulation des individus dans le monde.
14:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
14:55il n'y a plus de contrôle aux frontières
14:56et que tout circule,
14:58y compris les virus.
15:00La protection animale fait partie
15:01de notre programme.
15:02On peut imaginer bien évidemment
15:03qu'elle aura un impact bénéfique
15:05sur la santé.
15:06Est-ce que le réchauffement climatique
15:08est lié à ce virus ?
15:10Honnêtement, j'ai l'impression
15:10que vous allez vite en besogne,
15:11mais peut-être que je n'ai pas les éléments.
15:13Non, je ne sais pas.
15:13Ça fait partie en tout cas
15:14des interrogations des scientifiques.
15:15Il y a beaucoup, beaucoup de...
15:16Mais vous savez,
15:17on parle d'un virus qui existe
15:18depuis des décennies,
15:19qu'on connaît déjà.
15:21C'est très différent de la crise de la Covid
15:22où on avait un nouveau virus
15:23qu'on ne connaissait pas
15:24et dont on ne savait pas du tout
15:26comment il fallait le traiter.
15:27Celui-ci est un peu plus cadré.
15:29Les chercheurs l'enseignent d'ailleurs
15:31dans les universités.
15:32Donc, nos personnels soignants
15:33ne sont pas démunis
15:35face à un virus inconnu.
15:37Qu'il y ait derrière
15:37un problème médicamenteux
15:38ou un problème éventuel,
15:40mais apparemment,
15:40il n'existerait pas de masque.
15:42C'est tout à fait possible,
15:42mais aussi un problème
15:43de circulation des individus.
15:45Le prix à la pompe
15:46continue d'inquiéter les Français,
15:48d'angoisser les Français.
15:49À juste titre.
15:50Parmi les pistes évoquées
15:51concernant les nouvelles aides,
15:53la relance de la prime Macron
15:54qui a été mise en place en 2019
15:55au moment du Covid.
15:56Une prime versée par l'entreprise
15:58exonérant à partir
15:59de cotisations sociales et d'impôts.
16:01C'est une bonne idée ?
16:02Et les chadocs pompaient, pompaient.
16:03C'est-à-dire qu'il faut arrêter
16:04de construire des usines à gaz.
16:06Avec Jordan Bardella,
16:07avec Marine Le Pen,
16:08on propose une mesure simple.
16:09La baisse de la TVA
16:11sur les énergies
16:12et donc sur l'essence
16:13de 20% à 5,5%.
16:15Aujourd'hui,
16:16il y a trois acteurs
16:17dans la crise énergétique.
16:18L'État,
16:19les entreprises pétrolières
16:20et les individus,
16:21c'est-à-dire les consommateurs.
16:23Les seuls
16:24qui ne font pas d'efforts,
16:25aujourd'hui,
16:26c'est l'État.
16:27L'État qui voit
16:28sa part de TVA augmenter
16:30et la taxe sur l'essence
16:31ne pas diminuer.
16:32Ce n'est pas le discours
16:33de Sébastien Lecorni.
16:34Il dit à chaque fois
16:35qu'il y a un surplus,
16:36on le réaffecte.
16:38Électrification.
16:39Donc, ça veut bien dire
16:40qu'il y a un surplus.
16:41Vous voyez,
16:42le crime est dans l'annonce.
16:43Laurent Jacobelli,
16:44effectivement,
16:45se souvient que fin mars,
16:46Marine Le Pen accusait
16:47l'État de se comporter
16:48en profiteur de crise.
16:49Elle dénonçait,
16:50comme vous le faites à l'instant,
16:51des recettes indues
16:52perçues par l'État.
16:53Or,
16:54les recettes fiscales
16:55sur le carburant
16:55ont baissé
16:56de plus de 100 millions
16:57à cause de la chute
16:58de la consommation.
16:58C'est ce qu'a affirmé
17:00cette semaine
17:00Sébastien Lecornu.
17:02Il n'y a pas de cagnotte.
17:03Donc, est-ce que
17:03Marine Le Pen
17:04n'a pas parlé trop vite ?
17:05Est-ce qu'il n'y a pas
17:06une forme de démagogie
17:07à laisser entendre
17:08finalement que l'État se gave ?
17:09Mais Sébastien Lecornu
17:10nous donne donc raison.
17:12Après un surcroît
17:13de recettes
17:14de 270 millions,
17:15je vais terminer mon raisonnement,
17:17annoncé par le Premier ministre,
17:18il y a une baisse de 100.
17:19Parce que les Français
17:20se sont rués à la pompe aussi.
17:21270 moins 100,
17:23ça fait 170
17:23de recettes supplémentaires.
17:25Mais justement,
17:25il nous donne raison
17:28avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
17:29Si vous gardez des taxes
17:30trop élevées sur l'essence,
17:32les Français vont faire un choix.
17:33Soit ils vont remplir le frigo,
17:34soit ils vont remplir
17:36le réservoir de leur voiture.
17:37Et donc au final,
17:38il y aura une baisse
17:38de la consommation.
17:39Et donc, une baisse
17:40effectivement des recettes fiscales,
17:42mais surtout,
17:42une baisse de la production
17:44en France.
17:44Sauf que la baisse des taxes...
17:45Ça veut dire plus de chômage,
17:45ça veut dire plus de dépenses d'État.
17:47Donc il faut sortir...
17:48Vous savez que c'est aussi
17:48les plus riches qui en bénéficieront,
17:50ceux qui vont prendre
17:51leur voiture pour partir
17:52dans leur résidence secondaire
17:53le week-end.
17:53avec sa feuille d'impôt
17:54à la station service.
17:55Mais sans parler du coût,
17:56c'est plus de 10 milliards d'euros.
17:58On est dans une situation budgétaire.
18:00Alors, vous avez
18:01toutes les trois raisons.
18:02Et tous les pays d'Europe
18:03sous la France ont tort.
18:04Est-ce que vous savez
18:05quel est le pays d'Europe
18:06qui fait le moins d'efforts
18:07sur la baisse des taxes ?
18:08Mais ils n'ont pas
18:09le même état
18:10de nos finances publiques,
18:11Laurent Giacobé.
18:11Mais les caisses sont vides.
18:13Mais excusez-moi,
18:13c'est le serpent
18:14qui se mord la queue.
18:15Pourquoi les caisses sont vides ?
18:16Pourquoi la France va mal ?
18:18Parce que la France
18:18est asphyxiée d'impôts.
18:19Oui, sauf que la situation
18:20est telle qu'elle est...
18:21L'impôt, l'impôt,
18:23et on parlait de virus tout à l'heure,
18:24est un virus
18:25qui est en train
18:25de saper notre économie.
18:27Aujourd'hui,
18:28les entreprises préfèrent
18:29délocaliser que de produire en France
18:30parce que c'est impossible
18:31aujourd'hui d'engager un salaire.
18:32Donc vous vous rajoutez
18:33à l'addition,
18:33ça ne vous gêne pas ?
18:34Non, diminuons les impôts,
18:36diminuons les taxes,
18:37diminuons les normes.
18:37Et on trouve l'argent où ?
18:38Eh bien, les Français
18:39pourront avoir à nouveau
18:40un travail
18:41parce qu'aujourd'hui,
18:41on atteint 8,1% de chômage
18:43à cause de cette situation économique
18:45qu'on libère de la taxe.
18:47Et vous trouvez où cet argent
18:48comme demande à Louis Villaguer ?
18:49Nous sommes le pays
18:49le plus taxé du monde.
18:51Nous sommes un des pays
18:52les plus endités d'Europe
18:53et pourtant,
18:54notre économie va mal.
18:55Vous ne comprenez pas ça.
18:56Il faut libérer...
18:57Et qu'est-ce que vous proposez ?
18:58Où est-ce que vous allez
18:59chercher cet argent ?
19:00L'impôt de production.
19:00Donc on vous a dit
19:0110-12 milliards
19:02pour la baisse de la TVA.
19:03Donc concrètement,
19:04c'est 10-12 milliards...
19:05Allons les chercher.
19:066 milliards de contributions
19:07supplémentaires au budget européen.
19:09On les rend aux Français.
19:1115 milliards à aller chercher là
19:12immédiatement, facilement
19:13dans la fraude sociale et fiscale.
19:15On va aller chercher
19:15et on va aller rendre aux Français.
19:1720 milliards dans les aides
19:20non contributives aux migrants en France.
19:23On va aller les chercher.
19:24On les rend aux Français.
19:25Il y en a un peu marre,
19:26honnêtement,
19:26que les seuls qui doivent faire des Français,
19:28ce sont les Français les plus modestes,
19:30ce sont les classes moyennes,
19:32ceux qui bossent,
19:33ceux qui payent des impôts,
19:34ceux qui ne se plaignent pas
19:35et à qui on dit toujours
19:36on va encore vous faire les poches.
19:38Ça suffit.
19:39Libérons les énergies.
19:40Ça veut dire créer de l'emploi.
19:42Créer de l'emploi,
19:43ça veut dire plus de consommation.
19:44Plus de consommation,
19:45ça veut dire à nouveau des emplois
19:47et ça veut dire plus de cotisations
19:48pour maintenir notre système social.
19:50Il faut relancer ce pays
19:52et arrêter de l'étouffer sous la taxe.
19:54Lors des municipales,
19:56vous étiez très enthousiaste,
19:57Laurent Jacobelli.
19:58Vous disiez dans l'entre-deux-tours
19:59la gestion RN,
20:00ça marche.
20:01Votre parti a désormais 61 villes RN.
20:04Un peu plus,
20:05si on compte vos alliés siotistes.
20:07Ce que vous faites au niveau local,
20:09ce que font les maires RN,
20:10est-ce que c'est ce que vous feriez
20:11une fois à l'Elysée ?
20:12Respecter sa parole, probablement.
20:15Les maires RN,
20:16ça veut dire plus de propreté,
20:17plus de sécurité,
20:19le respect des cultures.
20:20Une augmentation des indemnités aussi
20:21de certains maires RN ?
20:23Mais tout ça,
20:24c'est un équilibre des budgets.
20:25D'ailleurs, vous citez des maires RN,
20:26on pourrait citer des maires
20:27à peu près de toutes les communes.
20:29Quand un maire RN remplace
20:30un maire qui était conseiller départemental,
20:33président d'agglomération,
20:34etc.,
20:34et qui avait une certaine forme d'indemnité,
20:36il peut y avoir des réajustements.
20:37Ce n'est pas le fond de notre politique.
20:38Il y a des réalités locales.
20:40Un maire,
20:41il y a 36 000 communes.
20:41Vous imaginez bien
20:42qu'il n'y a pas 36 000 États en France.
20:44Donc, on ne gère pas une municipalité
20:45comme on gère un État.
20:46En revanche, il y a des fondements.
20:47Les fondements, c'est quoi ?
20:48C'est dire à nos concitoyens
20:49on vous assure une vie digne,
20:51on vous assure la sécurité,
20:53on vous assure la propreté,
20:55on vous assure d'avoir des écoles
20:57qui accueillent vos enfants
20:58et on vous assure aussi
20:59d'avoir une ville propre et entretenue.
21:02On va rentrer justement dans le détail.
21:05Par exemple, prenons Carcassonne,
21:06le nouveau maire RN Christophe Barthez
21:08est devenu en quelques semaines
21:10effectivement en forme d'incarnation
21:12du RN sans filtre,
21:13retrait du drapeau européen,
21:15arrêté anti-mendicité.
21:16Il baisse des crédits culturels
21:18conséquence des critiques
21:19sur une méthode jugée trumpiste
21:21et la création d'un collectif citoyen
21:23nous Carcassonne.
21:24On est quand même très loin
21:26de la normalisation souhaitée
21:27par Marine Le Pen.
21:28Est-ce que ces premiers pas
21:30ne sont pas ratés ?
21:31Mais qu'est-ce que vous trouvez
21:32d'anormal ?
21:33Le fait qu'il y ait une création
21:35de ce collectif citoyen
21:36nous Carcassonne,
21:37ça veut bien dire que...
21:38Le fait que l'extrême-gauche refuse...
21:39Attendez, il y a autre chose aussi.
21:40Et les syndicats,
21:41la façon dont on pourra y venir.
21:44Le fait que l'extrême-gauche...
21:45Les syndicats, c'est l'extrême-gauche.
21:46Le fait que l'extrême-gauche
21:47refuse le verdict des urnes
21:49ne devrait pas être un scoop pour vous.
21:51Voyez, le maire de Saint-Denis,
21:53dont on parlait d'ailleurs tout à l'heure,
21:54je crois, à propos des relations
21:56avec les narcos trafiquants,
21:58aujourd'hui dit
21:59qu'il y aura une insurrection
22:00si jamais le RN gagne.
22:01Cette relation avec les narcos trafiquants
22:03n'est pas virée.
22:04J'ai bien employé le conditionnel,
22:05vous l'aurez remarqué.
22:08Écoutez, ne cédez pas à cela.
22:09Mais déloger des organisations syndicales,
22:12des locaux,
22:12vous vous dites
22:13oui, très bien, allons-y,
22:15faisons la snèche.
22:16D'abord, je ne suis pas maire de Carcassonne,
22:17mais le maire de Carcassonne
22:18a un budget à gérer.
22:20Non, mais vous lui avez dit
22:21vous lui donnez un blanc-seing.
22:22Est-ce que je peux...
22:23Je n'ai pas dit ça,
22:23mais surtout,
22:24j'ai tout à fait confiance
22:25à Christophe Partez
22:25que je connais bien.
22:26Mais très simplement,
22:28il y a des locaux communaux
22:30occupés gratuitement.
22:31C'est-à-dire un coût pour la commune
22:32par des organismes syndicaux
22:34qui font des contre-manifestations
22:36contre le maire.
22:37Mais c'est le co-star aux travailleurs.
22:38Ça ne veut pas dire
22:39on se débarrasse des syndicats
22:40une fois élus.
22:41Ça ne veut pas dire ça.
22:41Eh bien, ça veut dire simplement
22:42qu'on arrête de donner de l'argent
22:44à des gens qui refusent
22:46que la politique municipale s'applique.
22:48C'est tout.
22:48Ça ne veut pas dire
22:49interdiction d'exister.
22:50Mais les syndicats
22:51sont un contre-pouvoir.
22:53Vous respectez ce rôle ?
22:54Bien sûr.
22:55Mais évidemment.
22:56Simplement, il y a aujourd'hui
22:58des communes, des locaux
22:58qu'ils payent,
22:59qu'ils indemnisent.
23:00Et c'est tout à fait normal.
23:02Des syndicats qui respectent
23:03dans beaucoup de communes
23:04le verdict des urnes
23:05et qui ne vont pas agir
23:06contre le maire
23:07dans la mesure où ça ne concerne pas
23:08la vie politique,
23:09la vie syndicale.
23:11Une atteinte à la liberté d'expression.
23:12Non, ils peuvent s'exprimer.
23:13D'ailleurs, ils l'ont fait.
23:14Vous voyez, ils ont créé un collectif.
23:16Donc tout cela ne tient pas.
23:17En fait, on a une espèce
23:18de front du refus,
23:19du verdict des urnes,
23:20de tout ce que la gauche
23:21et d'extrême-gauche
23:22comptent de révolter,
23:25subventionner,
23:26de ceux qui,
23:27avec l'argent des Français,
23:28leur crachent au visage
23:29de qui le vote à droite
23:30ou au Rassemblement National.
23:31À laquelle vous tenez ?
23:32Mais la liberté d'expression,
23:33madame, ça ne veut pas dire
23:34utiliser les Français,
23:35l'argent des Français
23:36pour les insulter.
23:37Ce n'est pas ça,
23:38la liberté d'expression.
23:39Les syndicats, je crois,
23:40aujourd'hui, ont la liberté
23:41d'expression
23:41et j'y suis très attaché.
23:43Donc vous n'êtes pas non plus
23:44choqué par ce qui se passe
23:45à Liévin,
23:46parce qu'il se passe
23:46à peu près la même chose
23:47lors de la cérémonie
23:48du 1er mai.
23:49Elle a été réorganisée
23:50pour empêcher les syndicats
23:52de prendre la parole.
23:52Est-ce que là aussi,
23:53vous cautionnez parfaitement
23:54cette méthode ?
23:55Mais c'est la décision du maire.
23:57Est-ce que...
23:57Mais c'est quand même
23:58inquiétant, non ?
23:59Alors moi, je vais vous dire,
24:00voilà, il y a des communes
24:01dans ma circonscription
24:03qui refusent que je prenne la parole.
24:04J'en ai jamais entendu parler.
24:06Et là, on ne parle pas
24:07de la même chose.
24:08Ah ben, si on parle de la même chose,
24:09moi, il y a une ville
24:09et je l'ai dit,
24:10c'est Roselange, par exemple,
24:11dans ma circonscription,
24:12où le maire refuse
24:13de m'inviter aux cérémonies,
24:15où je n'ai pas le droit
24:15de prendre la parole.
24:16Eh bien, moi, j'attends
24:17qu'on pose la question
24:18aux leaders de gauche
24:19de ce qu'ils veulent faire.
24:20Ça, c'est un cas concret
24:21et qui est contraire
24:22aux usages démocratiques.
24:23Le fait, en revanche,
24:24que les syndicats défilent
24:26pour prendre la parole
24:27contre le maire
24:27n'est pas une obligation républicaine
24:29ni même un usage démocratique.
24:30François Spressos.
24:31Autre tendance que l'on voit,
24:32c'est au fond,
24:33taper un peu
24:34dans les crédits de la culture.
24:35Est-ce que pour vous,
24:36la culture,
24:37c'est la variable d'ajustement ?
24:39Non, mais ça dépend
24:40de ce qu'on appelle culture.
24:41Je vais vous citer un exemple
24:42parce qu'il faut être concret.
24:43Donc, c'est la culture
24:44que le RN préfère ?
24:46Non, non, non, pas du tout.
24:47Je vais vous expliquer.
24:48Laissez-moi vous expliquer
24:48parce que c'est un cas important
24:49et c'est un domaine
24:50qui m'est très cher
24:51puisque j'ai eu l'occasion
24:52d'y travailler longtemps.
24:54C'est très simple.
24:56Une pièce de théâtre
24:56ne peut avoir lieu
24:57que, notamment grâce
24:58à l'aide publique.
25:00Elle permet d'aller
25:01dans des territoires, etc.
25:02Elle doit être aidée
25:02bien évidemment.
25:04En revanche,
25:04comme quand dans la région Grand Est,
25:06celle où je siège aujourd'hui,
25:08eh bien, on subventionne
25:09avec l'argent public
25:10des concerts de rappeurs islamistes
25:14antisémites
25:14qui appellent
25:15au meurtre de policiers.
25:16Vous parlez de qui ?
25:17Je parle de snipers,
25:19Médine, etc.,
25:20qui sont des subventionnés
25:22par la région Grand Est,
25:23que la région Grand Est
25:24refuse de supprimer
25:26ces subventions.
25:26Alors oui,
25:27ça pose un problème.
25:28Vous voyez ce que je veux dire ?
25:29Donc, il y a,
25:30au nom de la culture...
25:31Donc, il y a la bonne culture,
25:32la mauvaise culture,
25:32vous êtes le juge de paix ?
25:33Non, je ne suis pas
25:34le juge de paix.
25:34Il y a simplement
25:35des valeurs républicaines
25:37qui sont respectées
25:37ou qui ne sont pas respectées.
25:39à la Seine-sur-Mer,
25:40le maire préfère
25:41les combats de MMA
25:41au street art.
25:42Donc là,
25:43c'est totalement arbitraire.
25:44Donc, il décide
25:45de subventionner
25:46plutôt les combats de MMA
25:48qui prônent,
25:49en plus de ça,
25:49une forme de violence
25:50plutôt que du street art.
25:51Mais est-ce qu'on va faire
25:52toute cette émission
25:53sur des procès en règle
25:54de maires RN ?
25:55Non, mais on va regarder
25:55parce que vous voulez en faire aussi...
25:57Mais écoutez,
25:57l'argent des subventions
25:58d'une commune,
25:59il n'est pas extensible.
26:00Je crois que les communes
26:01ont aujourd'hui du mal
26:02à boucler leur budget.
26:04S'il y a des subventions
26:04qui sont données
26:05à des associations
26:07qui utilisent mal cet argent
26:08pour en faire
26:09notamment de la politique active
26:10alors que ce n'est pas leur rôle
26:11ou des associations
26:12qui font des événements
26:14où il n'y a personne.
26:15C'est le rôle du maire
26:16de dire
26:17je vais arrêter
26:18les subventions là,
26:19je vais les remettre ailleurs.
26:20Il a été élu pour ça.
26:21Et je vais vous dire,
26:22le juge de paix,
26:23ce n'est pas vous.
26:24Le juge de paix,
26:24ce n'est pas moi.
26:25Ce sont les électeurs
26:26qui dans 7 ans diront
26:27ben voilà,
26:28mon maire,
26:28je le réélis ou pas.
26:29Il se trouve que
26:30tous nos maires sont réélus.
26:31Moi, j'ai la chance
26:32d'habiter une commune à Yange
26:33où le maire a été réélu
26:34à 73% au premier tour
26:36un maire Rennes.
26:37Donc je crois
26:38que les gens
26:38sont plutôt satisfaits.
26:39Et on observe aussi
26:40dans les communes Rennes
26:40l'importance de la voiture
26:42avec des créations
26:43de places de parking,
26:44du stationnement gratuit.
26:45C'est un positionnement
26:46que vous assumez
26:46pour voiture.
26:47Oui.
26:48Même si Santé publique France
26:49dit qu'il y a 40 000 morts par an
26:51à cause des particules fines.
26:53Mais vous croyez
26:53qu'on va arrêter
26:54les particules fines
26:55parce qu'on va interdire
26:57le centre urbain ?
26:58Ce n'est pas interdire
26:59mais c'est amplifier
26:59la présence de la voiture.
27:01Non, il faut arrêter
27:01avec toutes ces histoires.
27:03Aujourd'hui,
27:03il y a 40 millions
27:04d'automobilistes.
27:05Aujourd'hui,
27:05il y a des Français
27:06qui sont obligés
27:06de prendre la voiture
27:07pour aller travailler.
27:08Il y en a beaucoup
27:08qui vont vers la voiture électrique.
27:10Ça, c'est une des évolutions récentes
27:12liées à la crise du pétrole.
27:14Pourquoi vous ne l'encouragez pas
27:15plutôt que de subventionner du pétrole ?
27:18Mais d'abord,
27:18je ne crois pas
27:19qu'on subventionne du pétrole.
27:20Ah ben,
27:21quand vous dites
27:21que baisse des taxes sur le pétrole.
27:23La voiture électrique,
27:24moi, si vous voulez,
27:25je vois des gens au quotidien
27:26qui ont une voiture
27:28qu'ils ont acheté d'occasion
27:28à 5 000 euros.
27:29Et quand on leur dit
27:30que vous allez acheter
27:31une voiture à 35 000 euros
27:32parce qu'elle est électrique,
27:33ils ne peuvent pas.
27:34Si vous n'intégrissez pas
27:35ce phénomène dans votre analyse,
27:37alors on va dans le mur.
27:38Alors on ne fera jamais d'efforts.
27:40Donc c'est très simple.
27:41C'est très simple.
27:42Il faut baisser la TVA
27:43sur l'essence.
27:45Arrêter avec l'interdiction
27:46de circuler
27:47dans les centres urbains.
27:48Arrêter avec un certain
27:50nombre de normes
27:50qui tuent notre industrie automobile
27:52aujourd'hui
27:53en faveur de l'industrie chinoise
27:54qui, elle, produit
27:55des véhicules électriques à bas coût.
27:57Parce qu'au final,
27:57on va se retrouver
27:58avec autant de pollution.
27:59Un pouvoir d'achat
28:00des Français diminué
28:01et une industrie automobile
28:02à l'agonie.
28:03Alex Bouillaguet.
28:04Un mot rapide
28:05sur ces fameux banquets
28:07du canon français.
28:09Je rappelle,
28:09c'est des banquets populaires
28:10où l'on mange du cochon.
28:11En partie financés
28:12par le milliardaire
28:13d'extrême droite
28:13Pierre-Edouard Sterrin.
28:15Organisés dans certaines villes
28:16qui d'ailleurs
28:17ne sont pas toutes
28:17du Rassemblement National.
28:19Il y a une enquête
28:19France Inter
28:20qui a révélé
28:20des propos racistes
28:21qui sont tenus.
28:23Un salut nazi.
28:24Un député socialiste
28:25souhaite les interdire.
28:26Et vous ?
28:27Interdire des banquets
28:28parce qu'on mange
28:30des plats traditionnels
28:31et qu'on écoute
28:31de la musique traditionnelle française.
28:33Parce qu'on y tient
28:33des propos racistes.
28:34Mais ça c'est...
28:35Écoutez-moi d'abord...
28:35Qu'il y a des saluts nazis.
28:37Non mais si,
28:37attendez,
28:37ça c'est interdit par la loi.
28:39Si demain,
28:39quelqu'un vient
28:40dans les locaux
28:40de France Inter,
28:42de France Info
28:43ou du Monde,
28:44lève le bras
28:44ou tient un propos raciste,
28:46il faudra l'arrêter
28:47et faire appliquer les peines.
28:48Pour autant,
28:49il ne faudra pas dire
28:49que France Inter,
28:50France Info
28:51ou le Monde
28:51sont racistes.
28:52Donc je pense
28:53qu'il faut bien faire
28:53la distinction.
28:54Si de tels événements
28:55ont eu lieu,
28:56et je crois d'ailleurs
28:56que les organisateurs
28:57le regrettent
28:57si jamais ça a eu lieu,
28:58les personnes doivent être
29:00condamnées aux peines
29:02infligées à de tels
29:04comportements inacceptables,
29:05je tiens à le dire.
29:06Mais ce qu'il y a derrière
29:07de ces socialistes
29:08et de l'extrême gauche,
29:09c'est la haine
29:10de la culture française,
29:11la haine de cette fierté
29:12de ce que nous sommes.
29:13Eux, ils préfèrent quoi ?
29:14Ils préfèrent le voile
29:15et Master Poulet ?
29:16C'est leur problème.
29:17Nous, nous voulons.
29:18Ils ont attendu
29:18qu'il y ait des débordements
29:19pour parler des banquiers français.
29:20Nous, nous voulons.
29:20Si vous le voulez bien,
29:21Laurent Jacobillon va avancer.
29:22Et moi, je dis
29:23aux canons français,
29:23je serais ravi d'aller les voir,
29:25ravi d'être invité
29:25parce que j'adore
29:26la variété française
29:27et j'adore la cuisine française.
29:29Donc vous cautionnerez peut-être
29:30les débordements qu'il y aurait.
29:31Je viens de dire l'inverse.
29:32N'essayez pas de faire
29:33un résumé malhonnête
29:34de ce que je viens de dire.
29:35Je viens de dire
29:36qu'il est naturel
29:37de célébrer ce que nous sommes,
29:38notre culture,
29:39qu'elle soit alimentaire,
29:40Malhonnête, c'était pas très agréable.
29:42En revanche,
29:43si jamais quelqu'un
29:44ne respecte pas la loi,
29:45là-dedans ou à la fête
29:47de l'humain d'ailleurs,
29:48eh bien, il faut les interdire
29:50et faire appliquer la loi,
29:51mais les personnes,
29:52pas les organisations,
29:53évidemment.
29:54Dans votre agenda,
29:55Laurent Jacobelli,
29:56il y a certainement une date
29:57entourée en rouge,
29:57celle du 7 juillet.
29:59La décision du procès
30:00est un appel de Marine Le Pen
30:01sur les emplois fictifs
30:02du Parlement européen.
30:03On connaîtra le nom
30:04à ce moment-là
30:04de votre candidat
30:05ou de votre candidate.
30:07Comment vous gérez l'attente ?
30:09Comment vous la vivez ?
30:10Au RN ?
30:11Je vais être...
30:13Essayez d'être le plus...
30:15Vraiment, éclairez-nous.
30:17Alors, je vais vous dire déjà
30:18qu'à titre personnel,
30:19ça compte en politique.
30:22Je pense beaucoup à Marine Le Pen
30:24pour laquelle je me suis engagé
30:25dans ce parti à l'origine
30:27et je me dis que les preuves
30:28qui lui étaient infligées
30:29et je crois historiques
30:31et donc le point de vue humain
30:32compte beaucoup.
30:33D'un point de vue politique,
30:34je suis plutôt serein
30:36parce qu'on a un programme
30:38qui sera défendu
30:40et puis appliqué
30:41par notre candidat
30:42qui sera désigné
30:43et on a une équipe soudée.
30:45Mais votre souhait à vous,
30:46c'est...
30:46Votre choix du cœur.
30:47Mais il est le même
30:48que Jordan Bardella,
30:49il est le même
30:50que les adhérents.
30:51On a une candidate...
30:51Un peu plus Marine Le Pen.
30:52C'est trop bisounos.
30:53C'est trop bisounos.
30:54On a une candidate naturelle.
30:56C'est Marine Le Pen.
30:57Mais si jamais la justice
30:59en décide autrement,
31:01on a un candidat
31:03terriblement efficace,
31:05très aimé des Français,
31:06reconnu des Français
31:06qui s'appelle Jordan Bardella.
31:08J'allais dire,
31:09on a un problème de riche.
31:10C'est-à-dire que
31:10les deux leaders de notre parti
31:12sont les deux personnalités
31:13politiques préférées des Français.
31:14Vous avez un autre problème.
31:15Les autres ont un problème inverse.
31:17Vous êtes en train
31:17de travailler sur le programme
31:18et vous attendez
31:19le nom du candidat parce que...
31:20Ah non, on travaille déjà.
31:21Non, non.
31:21Il y a quand même
31:22deux positionnements très différents.
31:23C'est celui de Jordan Bardella
31:24et de Marine Le Pen.
31:25Et en quoi ils sont différents ?
31:26Éclairez-moi parce que moi,
31:27je n'ai jamais vu la différence.
31:28Il y a la pro-entreprise.
31:28On sait très bien
31:29que Marine Le Pen
31:29a une politique
31:30beaucoup plus sociale.
31:32Comment vous allez trancher
31:33des sujets majeurs
31:34sur l'économie ?
31:35Attendez.
31:37Alors, chacun s'exprime
31:38avec ses mots, peut-être,
31:39avec son histoire.
31:40Non, il y a des stratégies différentes.
31:41Ça, ce n'est pas la même chose.
31:42On cherche vers la droite
31:44ou alors on ne fait
31:45ni gauche ni droite.
31:47Ça, c'est complètement différent.
31:50Pouvez-vous me citer
31:51aujourd'hui un point programmatique
31:53où Marine Le Pen
31:54et Jordan Bardella
31:56n'ont pas la même position ?
31:57On n'a pas le programme
31:58en même temps.
31:59Donc, on ne peut pas
31:59forcément aller dans le détail
32:00pour l'instant.
32:01En fait, je sais que ce storytelling,
32:03excusez-moi le terme anglais,
32:04ça vous plaît ?
32:05Vous aimeriez tellement
32:06que nos deux leaders
32:07soient divisés un peu
32:08à l'image
32:09du centre
32:10où il y a pratiquement
32:11plus de candidats
32:12que d'adhérents,
32:13DLR,
32:14où chaque cadre
32:15est candidat
32:15à la présidentielle
32:16et de l'extrême-gauche
32:17rassemblée autour d'un gourou
32:18qui peut dire n'importe quoi,
32:19même les pires horreurs
32:20et qui fera oui de la tête.
32:21Nous, on n'est pas
32:22dans cette situation.
32:23Mais n'allons pas créer
32:24des divisions
32:24là où il n'y en a pas.
32:25Est-ce qu'il n'y a pas quand même
32:26un petit talon d'Achille ?
32:27On entendait
32:29la semaine dernière
32:29Édouard Philippe à Reims
32:31qui dénonçait
32:31votre programme économique.
32:33Il disait
32:34pro-dépense publique,
32:35pro-assistana,
32:36un RN, je cite,
32:37qui promet beaucoup
32:38sans rien financer.
32:39Est-ce que ce discours,
32:40au bout d'un moment,
32:40il ne va pas pouvoir
32:41faire mouche portée
32:42auprès des électeurs ?
32:43Non mais,
32:44attendez,
32:45moi je n'ai pas
32:45de ressent d'économique
32:46à recevoir
32:47d'Édouard Philippe
32:48qui a accéléré
32:49la dette
32:50lorsqu'il était
32:51Premier ministre.
32:52Édouard Philippe
32:53qui a augmenté
32:54par deux fois
32:55la taxe sur l'essence
32:56qu'on appelle
32:56la TICPE.
32:57Édouard Philippe
32:58qui a mené
32:59cette réforme
33:00de la retraite
33:01qui est complètement
33:03injuste,
33:03infondée
33:04parce qu'elle va
33:05faire travailler plus
33:06alors que ça ne remplira
33:07au final
33:08pas les caisses.
33:09Édouard Philippe
33:09qui a été
33:11le macroniste
33:12chimiquement pur
33:13qui a amené
33:14à la situation
33:15économique actuelle.
33:16Avant d'appeler
33:17la démission
33:17anticipée du président.
33:19Lui,
33:19Édouard Philippe
33:20donne des leçons
33:21d'économie.
33:21Enfin,
33:22il peut mettre
33:23un masque.
33:24Il a réduit le déficit.
33:25On l'a reconnu
33:25sous sa pomme mouton.
33:27Et deuxièmement,
33:30quand le Parlement
33:30a eu la main,
33:31on a cherché
33:33les économies.
33:34C'est-à-dire que
33:35dans les projets,
33:36il y a beaucoup
33:36de propositions
33:37d'économies,
33:37mais en réalité,
33:39ceux qui arrivent
33:40à les mettre
33:40en œuvre,
33:40c'est extrêmement difficile.
33:42Et vous faites partie
33:43du lot quand même.
33:44Je vous ai expliqué
33:45notre logique.
33:47Avant de demander
33:48des efforts aux Français,
33:49il faut faire
33:49des économies
33:50dans le budget
33:50d'un État
33:51devenu obèse.
33:52Je vous ai donné
33:53les pistes.
33:55Les fraudes,
33:56les délits
33:57qui peuvent avoir lieu...
33:58Le gouvernement s'y attaque,
33:59vous voyez bien
33:59que c'est quand même
34:00très difficile.
34:00parce qu'ils n'ont jamais
34:01touché à deux tabous,
34:03l'Europe
34:04et l'immigration.
34:06Et croyez-moi,
34:07nous n'aurons aucune
34:08pudeur de gazelle
34:09pour aller chercher
34:10l'argent
34:10dans ces deux sources
34:11d'économie
34:12et le rendre français.
34:13Très rapidement,
34:13Laurent Jacobelli,
34:14vous en êtes où
34:15pour la suite,
34:16pour 2027,
34:16par exemple,
34:17dans la recherche
34:17de financement ?
34:18Est-ce que ça avance ?
34:19Est-ce qu'il y a des banques
34:20qui vous ouvrent un peu
34:21les portes ?
34:22Au moment où on se parle,
34:23et c'est notre trésorier,
34:24Kevin Feiffer,
34:25qui fait ce travail,
34:26qui est aussi député de Moselle,
34:28au moment où on se parle,
34:29non, nous n'avons pas de banque
34:30et ça pose une question
34:31démocratique.
34:31C'est-à-dire que nous,
34:32avant d'aller rencontrer
34:33les électeurs,
34:34on doit passer l'épreuve
34:35de la justice,
34:36on doit passer l'épreuve
34:37des banques,
34:38on doit passer l'épreuve
34:39des médias,
34:40un peu comme si...
34:41Vous êtes là aujourd'hui
34:42quand même,
34:42Laurent Jacobelli.
34:43Mais un peu comme si
34:45tout un système
34:46se coalisait
34:46pour que nous n'arrivions pas
34:47au pouvoir.
34:48Or, l'alternance,
34:49c'est sain.
34:49L'alternance,
34:50c'est la base
34:50de la Ve République
34:51et aujourd'hui,
34:52la première force d'alternance,
34:53c'est le Rassemblement National.
34:54D'ailleurs,
34:55où est la banque de la démocratie
34:56que nous avait promis
34:57Emmanuel Macron ?
34:58Cette banque qui financerait
34:59les campagnes électorales,
35:01elle n'a toujours pas vu le jour.
35:02Qui avait été soutenu
35:02par François Bayrou à l'époque.
35:04Absolument.
35:04Et qui, pour le coup,
35:07a regretté publiquement
35:08qu'elle n'ait pas vu le jour.
35:09Il faut rendre à César
35:10ce qui est à César.
35:11Un mot encore
35:12sur Jordan Bernela
35:13qui est mis en cause
35:13dans une affaire
35:14de médiatraining
35:15financée par des fonds
35:16du Parlement européen
35:17entre 2019 et 2021,
35:19soit 130 000 euros.
35:21Le Parc européen
35:22a ouvert une enquête
35:22pour suspicion de fraude
35:24avec des formations
35:25qui auraient en réalité
35:26surtout servi
35:27à préparer Jordan Bernela
35:29aux médias français
35:30en vue de la présence
35:31d'isentiel de 2022.
35:33C'est un coup dur quand même
35:35dans l'éventuelle candidature
35:37de Jordan Bernela.
35:37On en a 15 par jour
35:38des coups comme ça.
35:38Vous savez,
35:39la seule question qu'on se pose,
35:41c'est est-ce que c'est vrai,
35:42est-ce que c'est faux ?
35:43C'est faux.
35:44Oui, il y a eu des budgets
35:45de médiatraining
35:45comme pour tous les groupes européens
35:47qui ont servi
35:47à nos députés européens
35:48et pas seulement
35:49à Jordan Bernela
35:50mais Jordan Bernela
35:51est député européen
35:52et si on regarde bien
35:53l'histoire,
35:54ces contrats de formation
35:55se sont arrêtés
35:55avant la présidentielle
35:56pour justement
35:57qu'il n'y ait pas
35:58de confusion des genres.
35:58Mais je vais vous dire,
35:59on a beaucoup parlé ici
36:00de la gestion des communes,
36:02d'affaires,
36:03de pseudo-division,
36:04de justice.
36:06On a un peu l'impression
36:07que les mêmes
36:08qui nous disent ça
36:09nous disent
36:09mais vous ne parlez pas du fond.
36:10mais ça va être compliqué
36:10si on nous demande
36:11de nous justifier
36:12sur tout un tas
36:12de fausses affaires,
36:13des scories
36:14qui viennent empêcher
36:15le débat de fond.
36:16Moi je veux du débat de fond.
36:18On a pu évoquer
36:18des questions importantes
36:19et il faut que ce soit le cas
36:20que toutes ces histoires-là
36:21laissons faire la justice
36:22mais vous verrez que
36:23plus on approche des élections
36:24plus il y a des affaires
36:25et le lendemain
36:25vous apprendrez
36:26qu'il n'y a rien eu en fait.
36:27Voilà.
36:28Sauf que ça aura fait
36:28de la tête.
36:29On attendra effectivement
36:30le bilan de cette enquête.
36:32C'est l'heure
36:32de mieux vous connaître
36:33Laurent Jacobelli.
36:35France Inter
36:38Victoria Koussa
36:41Question politique
36:43Et celle qui va nous aider
36:45à mieux vous connaître
36:46c'est Alix Bouillaguet
36:46notre spécialiste
36:47des biographies
36:48et des archives.
36:49Les frères musulmans
36:51veulent lapider
36:52les homosexuels
36:53et bien si vous voulez
36:54lapider les homosexuels
36:56votez les filles.
36:57Vous êtes
36:58mesdames et messieurs
36:59les suppos
37:01de tout ce qui se fait de pire
37:02en termes d'islamisme
37:04en termes de radicalité
37:06en termes de partis
37:07de l'étranger
37:08nous résisterons
37:09car nous aimons
37:10la république
37:11nous aimons les français
37:12et nous aimons la France.
37:14On vient de vous entendre
37:15Laurent Jacobelli
37:16c'était à l'Assemblée nationale
37:17le 22 janvier dernier
37:19donc c'était un débat
37:20autour d'une résolution
37:21appelant à inscrire
37:21les frères musulmans
37:22sur la liste européenne
37:23des organisations terroristes.
37:25On vous entend
37:26vous cibler
37:27violemment
37:28la France insoumise
37:29conséquence
37:30pour être complète
37:31sur le sujet
37:31suspension de séance
37:32et un rappel à l'ordre
37:33avec inscription
37:34au procès verbal
37:36de l'Assemblée nationale
37:37c'est une sanction lourde
37:39avec une privation
37:40d'un quart de votre
37:40indemnité parlementaire
37:41pendant un mois
37:42au-delà des propos
37:43sur le fond
37:44sur la forme
37:45est-ce que parfois
37:46vous qui voulez
37:48incarner le visage
37:49dédiabolisé
37:49du Rassemblement national
37:50vous ne vous dites pas
37:51ben là
37:52c'est retour à la case départ ?
37:53Non, parfois
37:54la colère est saine
37:55quand j'ai en face de moi
37:57des députés
37:57de la France insoumise
37:58et d'extrême gauche
37:59qui ne veulent pas
37:59qu'une association terroriste
38:01comme les frères musulmans
38:02soit interdite
38:04qui défendent en permanence
38:05des régimes
38:06qui veulent nuire
38:08à la France
38:08qui tiennent
38:09parfois
38:10des propos
38:11qu'on pourrait qualifier
38:12d'antisémites
38:13et que ces gens-là
38:14passent leur temps
38:14à nous insulter
38:15oui, bien sûr
38:16il faut recadrer
38:17moi je ne regrette pas
38:18une seconde
38:18comment se partie
38:19la France insoumise
38:20peut dire qu'elle va défendre
38:21certaines communautés
38:23c'est vrai
38:23souvent ciblées
38:25comme par exemple
38:25la communauté LGBT
38:27et dire en même temps
38:28qu'ils vont accepter
38:29les voix des islamistes
38:31qui eux-mêmes
38:32veulent condamner
38:32l'homosexualité
38:33et on a bien vu
38:34dans certains pays islamistes
38:35ce qui arrive aux homosexuels
38:36c'est-à-dire la mort
38:37et bien il y a une contradiction
38:38terrible
38:38et que ces gens-là
38:39ne peuvent pas nous donner
38:40de leçons
38:40quand ils se disent
38:41qu'ils vont défendre
38:42les femmes
38:42et le droit des femmes
38:43donc vous ne regrettez pas
38:43ces propos
38:43ils vont continuer
38:44quitte à être sanctionnés
38:45mais je reviens quand même
38:47je vais être clair avec vous
38:48si pour dire la vérité
38:50il faut que je paye
38:511500 euros de ma poche
38:52je paierai
38:521500 euros de ma poche
38:54ça ne desserre pas
38:57la cause
38:57entre guillemets
38:58du Rassemblement national
39:01de la politique en France
39:02c'est de ne pas dire la vérité
39:03moi je veux dire la vérité
39:05le Rassemblement national
39:06dit la vérité
39:06la France insoumise
39:07est dangereuse
39:08elle est dangereuse
39:09oui pour l'ensemble des français
39:10elle est dangereuse
39:11pour ceux et celles
39:12qui ne pensent pas comme elle
39:13elle est dangereuse
39:14la France insoumise
39:15pour certaines minorités
39:17et pour les femmes
39:18le droit des femmes
39:19la France insoumise
39:20trouve normal
39:20qu'on cache les femmes
39:22sous des voiles
39:22et elle soutient des associations
39:24qui lapident les homosexuels
39:26c'est la vérité
39:27c'est factuel
39:28et si on n'a pas le droit
39:29de le dire
39:29alors ça pose question
39:31revenons sur votre
39:31parcours professionnel
39:33je le disais en introduction
39:34vous êtes un enfant de la télé
39:35contrôleur de gestion
39:36à TF1
39:37puis directeur administratif
39:38et financier
39:39dans des boîtes de production
39:40un coyote
39:41puis Fremantel Média
39:42en 2005
39:43vous devenez directeur
39:44des programmes
39:45de TV5 Monde
39:46la plus belle expérience
39:48de ma carrière
39:49c'est ce que vous avez dit
39:50pourquoi avoir quitté
39:51ce milieu finalement ?
39:53vous savez
39:53c'est très personnel
39:54mais j'ai deux passions
39:55dans la vie
39:55la télévision et la politique
39:56et puis j'ai eu la chance
39:57d'avoir un parcours professionnel
40:00qui m'a comblé
40:00en termes de télévision
40:02et puis vous savez
40:03à TV5 Monde
40:04c'était une très belle expérience
40:05on montrait au monde entier
40:06la culture française
40:08et la francophonie
40:09c'est passionnant
40:09quand on est souverain
40:10et patriote
40:11et puis surtout
40:12il y avait beaucoup de documentaires
40:13et d'informations
40:14et j'en ai eu
40:14pour être très honnête
40:15marre d'être spectateur
40:17de donner à voir
40:17la réalité du monde
40:18sans pouvoir agir
40:20et donc
40:20j'ai voulu agir
40:22et donc j'ai rejoint
40:22Nicolas Dupont-Aignan
40:23puis Marine Le Pen
40:25et Jordan Bardella
40:25pour agir
40:26en tant qu'élu de la nation
40:27donc on entend
40:29votre passion télé
40:29on sait que si le Rassemblement National
40:31arrive au pouvoir
40:32votre objectif
40:33c'est de privatiser
40:34l'audiovisuel public
40:34est-ce que
40:35ce sera votre première mesure
40:37avant des mesures
40:38sur l'immigration
40:38sur la sécurité ?
40:39non ça ne sera pas
40:40notre première mesure
40:40ce sera une mesure
40:41que nous appliquerons
40:42parce que c'est dans notre programme
40:43mais je crois que
40:44les urgences aujourd'hui
40:45vous l'avez très bien dit
40:45c'est la santé
40:46la sécurité
40:47est-ce que vous avez
40:47envie de nous dire
40:48que vous abandonnez
40:49ça veut dire concrètement
40:51que vous vendez quelle chaîne
40:55par exemple
40:55quelle chaîne de télévision
40:56quelle chaîne de radio
40:57parce qu'en fait
40:58on a l'impression
40:59que chacun au sein
41:00du Rassemblement National
41:01a sa petite recette
41:02alors je vais vous répondre
41:02d'abord non
41:03c'est pas un projet
41:04enterré du tout
41:04puisqu'il y a 4 milliards
41:06à aller chercher
41:07et qu'on parlait tout à l'heure
41:08d'économie
41:08on va aller les chercher
41:09ces 4 milliards
41:10mais je répondais
41:10à la question de Mme Bouillag
41:11et qui disait
41:12est-ce que ça va être
41:12votre première mesure
41:13ce sera probablement
41:14pas la première
41:14on sait comment
41:15ça peut se terminer
41:16et donc concrètement
41:17vous vendez quoi ?
41:19France 2
41:20France Inter
41:22France 5
41:23toutes ces chaînes là
41:24bien sûr
41:24devront passer
41:25dans le privé
41:26est-ce que vous avez déjà
41:27puisque c'est demain
41:29c'est dans un an
41:30des contacts
41:31avec d'éventuels repreneurs
41:32non mais attendez
41:33on fera les choses
41:34dans l'ordre
41:34et puis probablement
41:35nous ferons en sorte
41:36que soit commercialisé
41:37des ensembles
41:39parfois une chaîne
41:40avec une radio
41:40ou plusieurs chaînes ensemble
41:41nous allons adapter
41:43aux offres du marché
41:44mais pourquoi
41:44nous voulons faire ça ?
41:45vous qui êtes
41:45je termine juste
41:46vous qui êtes
41:47un enfant de la télé
41:49vous n'êtes pas
41:49sans savoir
41:50que le marché publicitaire
41:51est en net régression
41:52c'est déjà très difficile
41:53pour les chaînes privées
41:54pour TF1
41:55pour M6
41:56est-ce que vous vous redoutez
41:57pas avec cette mesure
41:58de déstabiliser
41:59l'ensemble de l'audiovisuel ?
42:00ce qu'on veut faire
42:00c'est exactement l'inverse
42:01c'est-à-dire qu'au moment
42:02où notre audiovisuel
42:03est en proie
42:04à une concurrence
42:05qui ne respecte pas
42:06les mêmes règles
42:06je parle de Netflix
42:07je parle d'Amazon
42:08Prime par exemple
42:09et qui viennent diffuser
42:10des programmes en France
42:11sans respecter exactement
42:12les mêmes obligations
42:13que nos diffuseurs français
42:14il faut les renforcer
42:15et pour ça il faut
42:16des gros groupes privés
42:18de l'industrie des médias
42:19et pour les aider
42:20il faut privatiser
42:21un certain nombre de chaînes
42:22ce qui leur donnera
42:23un poids en France
42:23et un poids à l'international
42:25pour s'imposer
42:25sinon ce sera
42:26l'américanisation
42:28de nos chaînes
42:29de télévision demain
42:30vous dites
42:31France Télévisions
42:32est une entreprise unique
42:34ça veut dire
42:35que pour vendre
42:35une de ses chaînes
42:36il faut faire une scission juridique
42:38ça veut dire
42:39que c'est long
42:39très long
42:40est-ce que vous estimez
42:41ce chantier
42:42de la privatisation
42:43de l'audience publique
42:44à combien de temps
42:45combien d'années
42:46ça se fait
42:46c'est sur un quinquennat
42:47oui c'est sur un quinquennat
42:48bien sûr
42:49c'est pour ça que
42:49ça ne sera pas fait
42:50le premier jour du mandat
42:51mais une fois encore
42:53j'aimerais bien préciser
42:53quand même quelque chose
42:54nous ne renonçons pas
42:55à l'idée du service public
42:57par exemple
42:58on a du mal à voir
43:00justement
43:00je vais vous expliquer
43:01c'est ça qui est intéressant
43:02on parlait de TV5MOND
43:03TV5MOND ne sera pas privatisée
43:04elle a un rôle
43:05qui ne peut pas intéresser
43:06le secteur privé
43:06mais qui intéresse
43:07pour le coup
43:08la diplomatie
43:09le rayonnement
43:10la culture française
43:11donc bien sûr
43:12elle sera maintenue
43:12nous donnerons
43:13à celui qui rachètera
43:14France 3
43:15une obligation
43:16de préserver
43:17l'information
43:17et les programmes régionaux
43:19il y aura une forme
43:20le terme est impropre
43:21de délégation
43:22de service public
43:22quand on voit
43:23qu'aujourd'hui
43:24c'est l'inverse
43:25c'est-à-dire que le service public
43:26donne au privé
43:27un certain nombre de choses
43:28quand on voit
43:28les recettes
43:29de la société
43:30de production de Nagui
43:31par exemple
43:32qui est une société privée
43:33et qui fournit
43:34les programmes
43:35de France Télévisions
43:36aujourd'hui
43:36on donne de l'argent public
43:37au privé
43:38faisons l'inverse
43:39enfin parfois
43:40vous savez faire produire
43:41une émission
43:41ça coûte moins cher
43:42que la produire en interne
43:42donc il faut aussi avoir
43:43cette situation
43:44sur le service public
43:45malheureusement peut-être
43:46une dernière question
43:47juste sur vous
43:48en cas de
43:49si le RN accède à l'Elysée
43:50vous verriez où ?
43:51à la tête du ministère
43:52de la culture
43:53ou à la tête d'une chaîne ?
43:54très rapidement
43:54je n'ai aucune information
43:57là-dessus
43:57mais vous aimeriez quoi ?
43:58mais quelle envie ?
43:59là on vous parle
44:00j'ai beaucoup d'ambition
44:01je suis député
44:01de la 8ème circonscription
44:02de Moselle
44:03je suis très heureux
44:04de le faire
44:04vous n'avez pas de rêve
44:05et je veux me battre
44:06je veux me battre
44:07pour que Marine Le Pen
44:08et Jordan Bardella
44:09arrivent au pouvoir
44:10le reste
44:11c'est eux qui décideront
44:12et je leur fais vraiment confiance
44:13pour mettre
44:14la bonne personne
44:15au bon poste
44:16vous savez
44:16les luttes pour les postes
44:18honnêtement
44:19on a vu ce que ça donnait
44:20avec la Macronie
44:20qui a essayé de recaser ses copains
44:22on a vu ce que ça donnait
44:23avec la droite
44:23on n'aura pas les mêmes travers
44:24et c'est justement
44:25un sujet
44:25en tant que député
44:27de Moselle
44:27que vous venez défendre
44:28pour cette carte blanche
44:30dans
44:31dans questions politiques
44:32vous avez choisi
44:33de parler de ce projet
44:34d'autoroute A31bis
44:35qui vise à rendre
44:37plus fluide
44:37le trafic entre la Lorraine
44:39et le Luxembourg
44:40on vous écoute
44:40très rapidement
44:41on a une ou deux minutes
44:42pas plus
44:43si je vous disais
44:43qu'il y a localement
44:44un projet
44:45de rendre une autoroute
44:46gratuite
44:47caduque
44:48en créant
44:48en construisant
44:49une autoroute payante
44:50avec le même nombre de voies
44:51donc les mêmes embouteillages
44:52au moment où
44:53les français qui utilisent
44:54leur voiture
44:55payent trop cher
44:56le litre d'essence
44:57et sont criblés de taxes
44:58vous me diriez
44:59c'est une folie
44:59cette folie elle existe
45:00ça s'appelle
45:01l'A31bis en Moselle
45:02où on va remplacer
45:03une deux fois de voie
45:04par une deux fois de voie
45:05donc ça ne créera pas
45:06beaucoup plus de fluidité
45:088 euros par jour
45:09ce sera le tarif
45:10donc on va donner
45:10au privé
45:12la gestion de cela
45:138 euros pour
45:138 minutes de gagné par jour
45:15sur un trajet d'une heure et demie
45:16sur notre route
45:17donc gap J
45:18expropriation d'entreprises
45:19ça veut dire
45:20on va saper
45:21notre tissu économique
45:22ça veut dire aussi
45:23qu'on va détruire
45:23l'environnement
45:24et notamment un site classé
45:25à bétange
45:27pour être très technique
45:27le tout pour que les français
45:29payent plus
45:29pour avoir le droit
45:30d'aller travailler
45:31c'est une folie
45:32c'est une folie
45:32comme l'a été
45:33la privatisation
45:34des autoroutes
45:35qui rapporte
45:364 milliards et demi
45:37à des sociétés privées
45:37qui échappent
45:38au budget de la France
45:39il faut arrêter ce projet
45:40on se demande d'ailleurs
45:41qui a intérêt
45:42à ce qu'il voit le jour
45:43en tout cas
45:44pas les automobiles
45:45ça c'est sûr
45:45allez on avance
45:47comme chaque semaine
45:47avec Françoise Fressos
45:49on interroge une question
45:50qui sera au coeur
45:51du débat public
45:52de la présidentielle
45:53dans moins d'un an maintenant
45:54et ce midi
45:55Françoise
45:56c'est la question de l'Europe
45:57oui c'est l'Europe
45:58un sujet extrêmement majeur
46:00quand on voit
46:01tous les bouleversements
46:01du monde
46:02avec des évolutions
46:03absolument fulgurantes
46:04au sein du Rassemblement National
46:06mais aussi des incohérences
46:08non moins fulgurantes
46:09alors je démarre
46:11sur un fait très précis
46:12Jordan Bardella a indiqué
46:14que lui
46:14élu président de la République
46:16enlèverait le drapeau européen
46:18des perrons
46:18du palais de l'Elysée
46:19de l'hôtel de Matignon
46:20pour n'y laisser
46:21que le drapeau tricolore
46:22en même temps
46:23il accorde
46:24une longue interview
46:25au franc-muteur
46:26Allgemeine Zeitung
46:27l'un des quotidiens
46:28les plus lus outre-Rhin
46:30pour y affirmer
46:31l'importance
46:32du couple franco-allemand
46:33c'est au fond une première
46:35parce que jusqu'à présent
46:36le RN avait plutôt tendance
46:38à tirer à vue
46:39contre l'Allemagne
46:40alors dites-moi
46:41expliquez-moi
46:41la logique
46:42de cette évolution
46:43alors je vais être très clair
46:44nos relations
46:46avec l'Allemagne
46:47fonctionnaient très bien
46:48avant même
46:49que le drapeau européen
46:50ne soit dessiné
46:52et apposé
46:53sur le fronton
46:54des mairies
46:55ou à l'Assemblée nationale
46:56une fois encore
46:57il ne peut y avoir
46:57qu'une seule souveraineté
46:58il ne peut y avoir
46:59qu'une seule nation
47:00pour nous
47:00c'est la France
47:01pour autant
47:02est-ce que cette France
47:02doit être isolée
47:03bien sûr que non
47:04mais nous refusons
47:05le fédéralisme
47:06nous refusons
47:07que l'Union européenne
47:08mais il n'y a plus de fédéralisme
47:08si bien sûr
47:10malheureusement
47:10nous refusons
47:11que l'Union européenne
47:12nous impose
47:12chaque jour
47:13des normes
47:14des directives
47:15parfois absurdes
47:16en 5 ans
47:16on a eu 850 obligations
47:18supplémentaires
47:19venues de l'Europe
47:19ça asphyxie notre économie
47:21et cette même Europe
47:22qui nous laisse en proie
47:23à la mondialisation
47:24qui vient ruiner
47:26notre agriculture
47:26ou notre industrie
47:27nous on veut une Europe
47:28qui protège
47:29c'est-à-dire
47:30avec la préférence européenne
47:31au sein de l'Union
47:32et la priorité nationale
47:33en France
47:34une Europe
47:35qui nous met à l'abri
47:36des tentatives
47:37d'agression économique
47:38de pays
47:38qui ne respectent pas
47:40les mêmes normes
47:41mais non pas
47:42une Europe
47:42qui nous flique
47:43qui nous surveille
47:44et qui nous impose
47:45concrètement
47:46qu'est-ce que peut faire
47:47l'URN
47:47avec le chancelier
47:48Frédéric Schmers
47:49qui a estimé
47:50qu'une victoire potentielle
47:51du RN en 2027
47:54représenterait
47:54je cite
47:55le plus grand défi
47:56qu'on puisse imaginer
47:57dans le contexte
47:58de l'Union européenne
47:59qu'est-ce que vous pouvez
48:00faire ensemble
48:01mais un défi
48:02c'est fait
48:02pour être relevé
48:03c'est beau
48:04un défi
48:05pour être très concret
48:06discuter avec lui
48:07de ce que doit être
48:08l'Europe de demain
48:09est-ce qu'on continue
48:10avec cette Union européenne
48:11qui veut se mêler
48:12de ce qui ne la regarde pas
48:13par exemple
48:13de diplomatie
48:15de défense
48:16alors que c'est
48:17vraiment concrètement
48:18exclu
48:19des accords européens
48:20une Europe qui est née
48:21sur la base d'un mensonge
48:22qui est le référendum de 2005
48:24qui a été refusé
48:25par les Français
48:25et qui est revenu
48:26sous Nicolas Sarkozy
48:28qu'on nous a imposé
48:29est-ce qu'il n'y a pas
48:29une nouvelle façon
48:30de travailler
48:31à imaginer
48:31où les puissances
48:33travaillent volontairement
48:34ensemble
48:35et pas de manière forcée
48:36où on n'impose pas
48:37une nouvelle fiscalité
48:38aux Français
48:38mais au contraire
48:40où on allège
48:40la vie des entreprises
48:41où on aide la recherche
48:42concrètement
48:43avec l'Allemagne
48:44je reprends l'exemple
48:45par exemple
48:46des subventions
48:46à l'Ukraine
48:47l'Allemagne
48:48très très très très préoccupée
48:50par la menace russe
48:51et on voit au Parlement européen
48:53en février
48:54Jordan Bardella
48:55qui vote contre
48:56en fait
48:57qui s'oppose
48:58au crédit
48:58de 90 milliards
48:59de l'Union européenne
49:00à l'Ukraine
49:01à un moment
49:02où l'armée russe
49:03est extrêmement
49:04est extrêmement offensive
49:05Vous l'avez vous
49:06l'argent Madame la Présidente
49:07vous avez 90 milliards
49:07Mais est-ce que ça ne veut pas dire
49:08qu'au fond
49:08l'URN
49:09c'est pro-russe
49:11et c'est contre l'Union européenne
49:12Mais ça c'est ce que veulent
49:13faire croire nos adversaires
49:14Jordan Bardella
49:15dans la même interview
49:16et dans d'autres
49:17a été très clair
49:18nous voulons le retour
49:19de la souveraineté ukrainienne
49:21nous voulons la fin de cette guerre
49:22sans que ce soit
49:23une capitulation
49:24de l'Ukraine
49:25et nous sommes volontaires
49:26pour aider l'Ukraine
49:27Oui mais à chaque fois
49:29qu'il est question
49:30de les aider concrètement
49:31vous n'êtes pas de l'un
49:31Mais faire des prêts
49:33qui ne seront jamais remboursés
49:34de 90 milliards
49:35parce qu'il ne sera jamais remboursé
49:36Ça c'est des prétextes
49:37C'est un don
49:37On n'a pas les moyens
49:39Et comment est utilisé l'argent ?
49:41Une fois encore
49:42l'argent qui est donné
49:43et que nous ne maîtrisons pas
49:44les aides qui sont déléguées
49:46à des institutions
49:47ou à des associations
49:48et que nous ne maîtrisons pas
49:49et probablement
49:49en tout cas potentiellement
49:50de l'argent perdu
49:51Mais on peut aider l'Ukraine
49:52bien autrement
49:53On l'a fait d'ailleurs
49:54en matière de défense
49:55J'aimerais juste vous rappeler
49:56que le premier maire de France
49:58qui a reçu des réfugiés ukrainiens
50:00s'appelle Louis Alliot
50:02Il est maire de Perpignan
50:03premier vice-président
50:04du Rassemblement National
50:04Mais vous croyez ça
50:05c'est toujours très clair
50:06L'argument
50:08qui est une forme de chantage
50:09pas de votre part
50:09mais de nos opposants
50:10qui est de dire
50:11si vous ne faites pas marcher
50:12la planche à billets
50:13sans contrôle
50:14sans surveillance
50:15alors vous êtes pro-russe
50:16ne doit pas fonctionner
50:17On doit à la fois
50:19à la fois
50:20préserver la santé financière
50:21de notre pays
50:22et à la fois
50:23aider l'Ukraine
50:24Ça c'est un débat passionnant
50:26que nous devons avoir
50:26avec l'Allemagne
50:27Comment on sort
50:29de cette guerre
50:29quelle diplomatie
50:30il faut mettre en place
50:31parce que je rappelle
50:32que nous sommes à la traîne
50:33en matière diplomatique
50:34et comment se fera
50:35la reconstruction de l'Ukraine
50:37avec notamment l'aide
50:38de la France
50:39Est-ce qu'il faut sortir
50:39de certains traités
50:40dès que vous êtes élu ou pas ?
50:42Et lesquels ?
50:43Et si oui, comment ?
50:44Non, pourquoi sortir des traités
50:46mais les respecter ces traités ?
50:47Aujourd'hui on a
50:48une Union européenne
50:49qui essaye de s'infiltrer
50:50par tous les ports
50:51dans la souveraineté française
50:53Je le disais tout à l'heure
50:54elle a créé
50:55cette commission européenne
50:56un commissaire à la défense
50:58alors que la défense
50:59est exclue des traités européens
51:00Or, c'est pas à Bruxelles
51:02de décider comment nous allons
51:03organiser nos armées
51:04quel matériel nous allons acheter
51:06Il ne faut pas une Europe
51:06de la défense ?
51:07Non, il faut une Europe
51:08au contraire
51:08qui fasse des accords
51:10pour se défendre mutuellement
51:12mais chacun
51:13avec son identité
51:15sa forme d'armée
51:16qui correspond à son territoire
51:17et à ses menaces
51:18et à son rôle international
51:19Il faut arrêter
51:20avec la vision
51:22qui est
51:22on fera tout ensemble
51:23à 27
51:23Vous savez
51:25le mariage à deux
51:25c'est parfois compliqué
51:26à 27
51:27c'est impossible
51:28tout décider à 27
51:30tout faire ensemble à 27
51:31Mais là déjà à deux
51:32moi je ne comprends pas
51:32comment vous y arrivez
51:33très honnêtement
51:34avec l'Allemagne
51:35Mais pourquoi ?
51:36Mais nous allons nous mettre
51:37autour d'une table
51:37quels sont nos intérêts communs
51:39vous savez
51:39j'ai la chance de faire partie
51:41de l'assemblée franco-allemande
51:43les Allemands
51:44ont une grande qualité
51:46ils sont pragmatiques
51:47voilà
51:48donc quand ils ont
51:49un interlocuteur en face
51:51c'est peut-être pas celui
51:51qu'ils auraient choisi
51:52je n'en sais rien
51:53mais ils l'acceptent
51:54comme interlocuteur
51:54et ils négocient
51:55dans l'intérêt de l'Allemagne
51:56ce qu'il faut c'est que nous
51:57on a négocié
51:58dans l'intérêt de la France
51:59aussi
52:00ce qu'ont oublié
52:01certains de nos dirigeants
52:01On revient à l'Europe
52:02du 19ème siècle
52:03c'est-à-dire à l'opposition
52:05entre les nations
52:06Je viens de vous dire l'inverse
52:07on revient à l'Europe
52:09voulue par le général de Gaulle
52:11qui est une Europe des nations
52:12qui travaille
52:12et collabore entre elles
52:14qui coopère entre elles
52:15sur la base du volontariat
52:16et de l'intérêt mutuel
52:17mais pas des nations
52:18à qui on impose
52:19des impôts
52:20des règles supérieures
52:22à leurs lois
52:22et des orientations
52:24politiques
52:24ou financières
52:25qu'elles ne choisissent pas
52:26nous sommes un peuple souverain
52:28c'est à l'Assemblée Nationale
52:29et au Sénat
52:29de décider ce qui se passe en France
52:31pas Madame van der Leyen
52:32C'est bientôt la fin
52:32de notre émission
52:33Laurent Jacobelli
52:34il nous reste une minute
52:35pour notre vrai ou faux
52:36vous connaissez le principe
52:37on attend des réponses courtes
52:38si elle est empêchée
52:40Marine Le Pen
52:40ferait une bonne ministre
52:41des affaires étrangères
52:43vrai ou faux ?
52:45Elle ferait une bonne ministre
52:46est-ce que c'est son intention
52:47est-ce que c'est la volonté
52:48de Jordan Mardella
52:48s'il est élu président de la République
52:49je n'en sais rien
52:51L'animateur controversé
52:52Cyril Hanouna
52:53ferait un bon ministre
52:54de la culture
52:54RN
52:56J'aime beaucoup Cyril Hanouna
52:58je dois être très franc avec vous
52:59j'ai envie qu'il reste animateur
53:00maintenant je ne sais pas
53:00s'il a volonté de faire de la politique
53:01je crois qu'il a dit non
53:03Vous pourriez vous allier
53:04avec Sarah Knafo de Reconquête ?
53:08C'est tellement virtuel
53:09Non mais elle a des ambitions
53:11Oui très bien
53:12nous aussi
53:13mais nous on a aussi
53:14je crois une capacité à gagner
53:15et je pense que c'est ça qui compte
53:17A l'international
53:18le président américain Donald Trump
53:19serait votre partenaire privilégié
53:20en cas de victoire ?
53:21Il sera notre partenaire
53:23les américains l'ont élu
53:24on parlait tout à l'heure de l'Allemagne
53:26on aura des relations
53:26avec tous nos alliés
53:28Et très rapidement
53:28en cas de second tour
53:29Edouard Philippe
53:29Jean-Luc Mélenchon
53:30parce que tout peut se produire
53:31d'ici la présidentielle
53:32vous voteriez Edouard Philippe ?
53:33Je fais mes valises
53:35Très bien
53:35C'est une plaisanterie bien sûr
53:36mais pour dire que la France
53:37serait dans les deux cas
53:38dans un état terrible
53:40pré-révolutionnaire
53:41avec Mélenchon
53:41et un état d'asphyxie totale
53:43avec Edouard Philippe
53:44et c'est pour ça qu'on se bat
53:45pour que ça n'arrive pas
53:45et que l'alternance ait lieu
53:46avec Jordan Bardella
53:47et Marine Le Pen
53:48Laurent Jacobelli
53:50porte-parole
53:51du Rassemblement National
53:51et député du RN
53:52merci d'avoir répondu
53:54à nos questions politiques
53:55merci à celles qui m'ont accompagnée
53:57ce midi
53:58Alex Bouillaguet
53:58de France Télévisions
53:59merci beaucoup
54:00et Françoise Fressos
54:01du journal Le Monde
54:03merci à la grande équipe
54:04de cette émission
54:05Charline Legris
54:06et Marius Serriès
54:08nos équipes techniques
54:09évidemment
54:09le sont
54:10l'image indispensable
54:11pour questions politiques
54:12et surtout
54:13merci à vous
54:13auditeurs
54:14téléspectateurs
54:15je vous souhaite
54:15un excellent dimanche
54:16et on se retrouve
54:18la semaine prochaine
54:19pour questions politiques
54:20Sous-titrage Société Radio-Canada
54:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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