Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Les 11 et 16 juin, le Sénat auditionnait Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire, sur le projet de loi de simplification des normes applicables aux collectivités territoriales. Les sénateurs de la commission des lois ont salué l’initiative de simplification portée par Françoise Gatel à travers son projet de loi, espérant rendre plus lisible le quotidien des élus locaux. Nombre d’entre eux ont cependant déploré des mesures trop superficielles, dont l’impact sur les élus serait moindre. La ministre a réaffirmé que toute mesure de simplification serait appréciée sur le terrain et a également pointé du doigt “l’embouteillage législatif” et l’instabilité parlementaire, freins à une simplification de grande ampleur. Année de Production : 2025

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Générique
00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat.
00:00:13Poursuivre aujourd'hui l'audition de Françoise Gattel, la ministre des collectivités locales qui était reçue ce matin au Sénat
00:00:19pour présenter un nouveau projet de loi de simplification des normes applicables aux collectivités territoriales.
00:00:25Devant le congrès des maires à l'automne dernier, le Premier ministre avait promis de s'attaquer à ce sujet,
00:00:30déjà avec un méga décret pris le 21 février dernier.
00:00:34Le nouveau texte contient toute une série de mesures pour alléger le cadre normatif que subissent les élus locaux.
00:00:40Direction la salle de la commission.
00:00:42Nous recevons donc aujourd'hui madame Françoise Gattel, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation,
00:00:48que je remercie de sa présence devant notre commission sur le projet de loi, je cite,
00:00:52« Portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales ».
00:00:55Ce texte qui a été déposé au Sénat le 15 avril dernier sera examiné par notre commission, vous le savez,
00:01:02demain matin.
00:01:03Il intervient dans un contexte bien connu de notre Assemblée, qui est celui d'une attente forte des élus locaux
00:01:07à l'égard de toute initiative permettant d'alléger le cadre normatif applicable aux collectivités territoriales.
00:01:14Depuis de nombreuses années, le Sénat consacre des travaux à cette question.
00:01:18L'accumulation de ces normes, auxquelles le Sénat n'est pas non plus étranger, il faut le dire, dans une
00:01:25espèce de dédoublement de personnalité,
00:01:27ne se mesure pas seulement au volume des textes.
00:01:29Elle se traduit très concrètement par des procédures plus longues, des coûts supplémentaires,
00:01:33des délais parfois difficiles à comprendre pour nos concitoyens,
00:01:35et par une difficulté croissante pour les élus locaux à conduire des projets attendus dans leur territoire.
00:01:41Les maires, les présidents de l'intercommunalité, les élus départementaux et jauneaux nous le disent avec constance,
00:01:45ils ne demandent pas à être dispensés de toute règle, mais à pouvoir agir dans un cadre plus lisible, plus
00:01:49stable,
00:01:50et mieux adapté aux réalités locales.
00:01:53La simplification n'est donc pas un sujet secondaire.
00:01:55Elle touche la capacité même des collectivités à exercer leurs compétences et à répondre aux besoins quotidiens des habitants.
00:02:01Le Sénat, je le disais, s'est saisi de longue date de cet enjeu, vous le savez mieux quiconque, Madame
00:02:05la Ministre,
00:02:05puisque vous avez vous-même porté une partie de ces travaux avant d'entrer au gouvernement.
00:02:09C'est pourquoi nous ne pouvons que nous féliciter que le gouvernement ait déposé ce projet de loi de simplification.
00:02:15L'accueil favorable que nous réservons au principe de ce texte ne nous interdit cependant pas d'en examiner lucidement
00:02:22la portée.
00:02:22Ce projet de loi couvre avec ses 38 articles des domaines très variés,
00:02:26fonctionnement des collectivités de leur groupement, fonction publique territoriale, gestion budgétaire et financière,
00:02:30urbanisme, environnement ou encore services aux usagers.
00:02:34Plusieurs de ces dispositions vont dans le bon sens et certains apporteront des souplesses utiles dans la vie quotidienne des
00:02:39collectivités.
00:02:40Toutefois, en matière de simplification, certains écueils sont à éviter.
00:02:43Il faut se garder des simplifications qui ne font que prolonger des dispositifs qu'il vaudrait mieux concevoir différemment.
00:02:49De la même manière, certaines modifications modifient l'équilibre initial du dispositif au détriment parfois d'une des parties.
00:02:56Notre commission sera particulièrement vigilante sur un point.
00:02:58La simplification ne doit jamais devenir le nom donné à une réduction des libertés locales.
00:03:02Le travail de nos rapporteurs nous éclairera sur la portée du texte et je sais qu'ils veilleront à proposer
00:03:07ainsi les modifications nécessaires.
00:03:09Ceci étant dit, je souhaiterais à ce stade vous poser deux questions en général, Madame la Ministre.
00:03:13D'abord, quelle est votre appréciation de la portée réelle de ce texte ?
00:03:17Le gouvernement le conçoit-il comme une première étape, appelée à être complétée par d'autres mesures,
00:03:22ou comme le principal volet parlementaire de sa démarche de simplification des normes applicables aux collectivités territoriales ?
00:03:28Deuxième question, seconde question même, comment entendez-vous garantir que la simplification proposée se traduira effectivement
00:03:35par davantage de liberté d'action pour les aigus locaux et non par un simple déplacement des contraintes
00:03:40ou par un affaiblissement de la place des communes dans les décisions qui les concernent ?
00:03:44Sujet important.
00:03:46Les rapporteurs et nos collègues auront naturellement d'autres interrogations à vous soumettre.
00:03:50Vous connaissez bien cet exercice.
00:03:52Et Madame la Ministre, je vous cède à présent la parole.
00:03:56Merci beaucoup, Madame la Présidente.
00:03:58Merci de votre accueil.
00:04:00Messieurs les rapporteurs, Jean-Michel Arnault et Marc-Philippe Dobresse.
00:04:05Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:04:07merci de me donner l'occasion de présenter ce texte de loi.
00:04:14Chacun le sait, ici au Sénat, ça relève de manière, je le dis de manière positive, d'une obsession
00:04:20puisque je rappelle que le Sénat a beaucoup travaillé sur cette exigence de simplification
00:04:26et qu'en mars 2023, il y a eu une charte de simplification qui a été signée ici au Sénat
00:04:33à l'initiative de la délégation aux collectivités entre le président du Sénat,
00:04:37le président du CNEN et le gouvernement, essayant de définir une procédure de fabrique de la loi
00:04:49qui garantisse de l'efficience et de la simplification.
00:04:55Cette démarche de charte a inspiré l'Assemblée nationale, puisque nous avons signé ce printemps
00:05:02la même charte à l'Assemblée nationale.
00:05:06Ici, donc le 30 avril dernier, s'est tenu le rendez-vous de la simplification
00:05:11qui est un rendez-vous annuel depuis la signature de la charte
00:05:16où on rend compte des progrès qui ont été faits
00:05:20et de la route qui nous reste à, comment dire, sinon à prendre, du moins à continuer.
00:05:28Dieu sait si c'est, comme disent les Anglais, a long way.
00:05:31En tout cas, au fond, la question de la norme,
00:05:34si la norme aujourd'hui relève d'une surenchère,
00:05:38c'est aussi parce que la réalité est complexe
00:05:40et que nous devons à la fois prendre en compte des enjeux,
00:05:44cela a été dit, de protection des libertés,
00:05:47de protection de l'environnement
00:05:48et de renforcement parfois de la sécurité.
00:05:51Et les normes thématiques s'additionnent et se cumulent
00:05:56et produisent parfois une sorte de blocage,
00:06:01voire de contradiction qui empêche d'agir,
00:06:04alors que le souci que nous poursuivons les uns et les autres,
00:06:08et certaines associations utilisent même le mot
00:06:11de pouvoir d'agir,
00:06:13c'est bien de redonner aux collectivités
00:06:15une capacité à agir et à simplifier les choses.
00:06:21Donc, je crois que la norme,
00:06:23au-delà de la brouille des cerveaux
00:06:27qu'elle génère parfois chez les élus
00:06:29qui reçoivent des avis contradictoires
00:06:31de plusieurs services et agences de l'État,
00:06:34c'est un enjeu profondément démocratique,
00:06:36parce que la surcharge de normes,
00:06:38qui, encore une fois, n'est pas un empilement,
00:06:40mais c'est un, on va dire, un nœud de normes
00:06:45qui ont toutes une origine vertueuse,
00:06:49touche à la confiance que nos concitoyens apportent
00:06:52aux institutions, parce qu'il n'y a pas un maire
00:06:54qui ne voudrait trouver une solution pour les concitoyens
00:06:57et qui se retrouve à dire assez régulièrement
00:07:00« Je voudrais bien, mais je ne peux pas,
00:07:02parce qu'il y a telle et telle norme ».
00:07:05Et nous savons que dans le mandat 2020-2026,
00:07:11la lassitude exprimée par l'ensemble des élus
00:07:14et le nombre de démissions exceptionnelles
00:07:17que nous avons connues chez les maires
00:07:20sont nées de différentes causes,
00:07:23mais il y en a une qui est récurrente et qui s'aggrave,
00:07:26c'est la difficulté d'agir et la complexité des choses.
00:07:31Alors, on ne remet pas en cause la loi,
00:07:34mais la manière dont il est possible de la mettre en oeuvre,
00:07:37ça renvoie naturellement aux études d'impact,
00:07:40ça renvoie à un certain nombre de choses de cette nature
00:07:44et il y a un volet où la norme venant de l'État peut interroger.
00:07:50Depuis que la France s'est engagée
00:07:52dans une démarche de décentralisation,
00:07:54nous avons transféré des compétences,
00:07:56nous avons donc renforcé les responsabilités locales
00:08:00et une question s'est progressivement imposée,
00:08:04l'État ou la loi peuvent-ils continuer à définir des normes
00:08:09pour des compétences qui ont été transférées
00:08:12et qui relèvent donc de la responsabilité des collectivités.
00:08:18Je crois qu'aujourd'hui, le temps qui nous obsède,
00:08:23en tout cas au gouvernement,
00:08:25et qui obsède positivement le Premier ministre,
00:08:27c'est celui de la capacité à agir
00:08:30et sa volonté extrêmement affirmée
00:08:33lors du Congrès des maires,
00:08:35où il a annoncé en novembre dernier
00:08:37qu'avant le prochain Congrès des maires,
00:08:39il y aurait 100 mesures de simplification
00:08:41qui seraient prises.
00:08:44Ça me semble être une détermination
00:08:46que nous pouvons partager,
00:08:47puisque vous le savez,
00:08:49en 20 ans, le Code général des collectivités territoriales
00:08:52a été multiplié par 3.
00:08:54Moi, je regarde Marc-Philippe d'Aubresse,
00:08:56le Code de l'urbanisme a grossi de 40%.
00:09:02Ah ben, ça ne cesse de...
00:09:05Voilà, en temps réel, là, vous avez les chiffres.
00:09:07On se revoit dans une heure pour voir ce qu'il en est.
00:09:10En tout cas, aucune de ces normes,
00:09:12je le dis, n'est née sans raison,
00:09:14mais on sait bien qu'une formalité s'ajoute à une autre,
00:09:18un contrôle vient compléter un contrôle.
00:09:21On est vraiment dans la surenchère.
00:09:24Donc, le gouvernement,
00:09:27sous l'initiative de Premier ministre,
00:09:30a décidé, ça répond à votre première question,
00:09:32Madame la Présidente,
00:09:35a décidé de se lancer
00:09:37dans une démarche obstinée, récurrente,
00:09:39une sorte de mission, on va dire, pérenne.
00:09:46Je vais même dire que c'est une conversion culturelle.
00:09:49J'espère que nous la partagerons.
00:09:51Le Premier ministre a donc dit,
00:09:52100 mesures de simplification seront prises
00:09:55avant le prochain congrès des maires.
00:09:58Je pense que nous aurons dépassé ce chiffre
00:10:02d'une manière réglementaire,
00:10:05puisqu'on peut toiletter assez rapidement
00:10:07tout ce qui relève du règlement,
00:10:09et puis, d'une manière législative,
00:10:12et c'est le texte qui est proposé aujourd'hui.
00:10:15Alors, comment avons-nous fait ?
00:10:17Je veux dire, ces mesures de simplification
00:10:19ne sont pas nées au ministère.
00:10:23Il y a eu un rocloir de la simplification
00:10:26qui a été lancé en mars 2025
00:10:28par mon prédécesseur, François Epsamen,
00:10:30et nous avons ensuite invité les préfets,
00:10:35l'ensemble des associations d'élus
00:10:37et les parlementaires et le Sénat à contribuer
00:10:39à nous faire part de suggestions
00:10:43et d'orientations,
00:10:45ceci complété par le travail de Boris Ravignon.
00:10:48Nous avons reçu 600 contributions
00:10:50de simplification.
00:10:52Toutes ces mesures ont été diagnostiquées,
00:10:56évaluées, estimées,
00:10:58et nous avons décidé de retenir des mesures
00:11:02qui faisaient consensus
00:11:03et qui pouvaient être aisément levées rapidement
00:11:08et produire du résultat.
00:11:11Et nous avons présenté ce travail
00:11:14au printemps dernier,
00:11:17au second rocloir de la simplification.
00:11:19Depuis, nous avons travaillé
00:11:21avec l'ensemble des associations d'élus
00:11:25et nous avons donc sorti en février
00:11:28un premier méga de craie
00:11:30qui porte 46 mesures réglementaires.
00:11:34La plus, on va dire, la plus parlante,
00:11:38c'est la suppression de l'obligation annuelle
00:11:41de vidange de piscine,
00:11:43alors même que l'eau du bain,
00:11:47si je puis dire,
00:11:48est contrôlée de manière constante.
00:11:51Vider une piscine annuellement,
00:11:53c'est globalement une dépense nationale
00:11:55de 30 millions d'euros
00:11:56et ça revient à jeter l'eau par la fenêtre,
00:12:00si je puis dire,
00:12:01alors qu'on sait que l'eau...
00:12:03Il n'y a pas de bébé dans le bain qu'on jette.
00:12:06Et que l'eau est une denrée rare.
00:12:10Donc 46 mesures réglementaires.
00:12:12Un second méga décret d'une trentaine de mesures
00:12:16est transmise à ce stade au Conseil d'État le 5 juin
00:12:20sera publié avant le 15 juillet.
00:12:23Dedans, il y aura des dispositions
00:12:25qui concernent la DSEC.
00:12:27Vous savez, cette dotation de solidarité
00:12:29en cas de catastrophe climatique,
00:12:32nous allons proposer des simplifications
00:12:34et de l'accélération des choses.
00:12:36Enfin, aujourd'hui, nous discutons d'un projet de loi
00:12:41qui embarque 42 mesures de niveau législatif
00:12:45et qu'il ne s'agit pas de s'arrêter en chemin,
00:12:49mais il s'agit de poursuivre les choses,
00:12:51puisque parallèlement aux dispositifs réglementaires
00:12:55et législatifs, nous avons musclé le CNEN.
00:12:58On en reparlera, car vous avez des propositions à faire,
00:13:01mais le CNEN a été doté d'une force complémentaire
00:13:06avec les inspecteurs des différentes inspections
00:13:09et nous avons chargé le CNEN d'une mission annuelle.
00:13:13L'idée, c'est que chaque année,
00:13:15il y a un sujet particulier pour le CNEN
00:13:17et cette année, c'est le sujet des bâtiments scolaires.
00:13:21Et le Premier ministre a autour de lui une task force
00:13:26qui doit travailler sur le sujet de l'urbanie.
00:13:31Je ne serai pas plus longue, Mme la Présidente,
00:13:35sauf un mot.
00:13:36Alors, les mesures que nous présentons
00:13:38peuvent ressembler à un inventaire à la prévère,
00:13:41sauf que vous avez vu que c'est quand même ordonné,
00:13:45puisque nous avons des thématiques.
00:13:49Je prends l'exemple le plus caricatural de ce qui se passe,
00:13:52c'est que les maisons France Service,
00:13:54il y en a 2 800 aujourd'hui, 3 000 l'année prochaine.
00:13:58Ces maisons France Service font l'objet d'une évaluation
00:14:01et d'un label.
00:14:03Une fois que vous êtes labellisé France Service,
00:14:06il y a régulièrement des inspections
00:14:08pour voir si les choses suivent.
00:14:09Mais aujourd'hui, chaque année,
00:14:11chaque maison France Service doit remplir un dossier
00:14:14pour aller solliciter la contribution de l'État
00:14:17que vous votez, qui est aujourd'hui 47 500 euros.
00:14:21C'est quand même un peu particulier.
00:14:24Donc nous, nous proposons de supprimer ces dossiers administratifs
00:14:29pour l'attribution d'un financement qui est dû.
00:14:32C'est ainsi 2 800 dossiers administratifs
00:14:34dont on pourra se passer cette année.
00:14:40Je ne serai pas plus longue,
00:14:41puisque vous allez avoir plein de questions.
00:14:42La deuxième, Madame la Présidente,
00:14:45si je puis me permettre,
00:14:48sur est-ce que ce que nous faisons
00:14:50va affaiblir la place des communes ?
00:14:54Madame la Présidente,
00:14:56vous connaissez la conviction qui est la mienne.
00:15:00C'est-à-dire, je pense que tout part du 1er kilomètre
00:15:03qui est celui de la commune.
00:15:04et que la commune est à la fois, on va dire,
00:15:11associée pour réaliser son action à des syndicats,
00:15:15à des intercos, départements, etc.
00:15:16Mais qu'en tout cas, nous savons,
00:15:18vous le savez, depuis que j'occupe cette fonction,
00:15:23je me suis déplacée dans 63 départements.
00:15:26J'ai rencontré à chaque fois des centaines d'élus.
00:15:29Il n'y a pas une seule rencontre
00:15:30où je n'ai pas entendu de la part d'un maire,
00:15:33quelle que soit la taille de sa commune,
00:15:36simplifier nous la vie,
00:15:38alléger les choses,
00:15:39et que je crois que ce que nous faisons
00:15:41à travers ce texte,
00:15:43à travers les décrets que nous prenons,
00:15:45et l'obsession que nous continuerons à porter,
00:15:49et qui est sans doute partagée avec le Sénat,
00:15:51n'a qu'un objectif et qu'un résultat.
00:15:54C'est alléger les contraintes
00:15:57qui sont parfois absurdes,
00:15:59qui pèsent sur les maires,
00:16:00et qui les empêchent d'agir.
00:16:02Donc je crois que tout ce que nous proposons
00:16:04concerne essentiellement les communes.
00:16:07Donc je crois que c'est l'affirmation
00:16:08du principe de libre administration
00:16:12des collectivités,
00:16:13de capacité à agir.
00:16:15Donc c'est, je crois,
00:16:17un renforcement de la capacité
00:16:19à agir des élus
00:16:21et à gagner du temps.
00:16:22Voilà, Madame la Présidente.
00:16:24Merci, Madame la Ministre.
00:16:25Je vais d'abord passer la parole
00:16:27aux rapporteurs de la Commission des lois
00:16:30pour le texte,
00:16:31ensuite les rapporteurs
00:16:32s'ils y pourront avis,
00:16:33s'ils le souhaitent,
00:16:34et après j'invite nos collègues
00:16:35à s'inscrire s'ils souhaitent poser des questions.
00:16:38Alors, M. Dobress, M. Arnaud,
00:16:41dans l'ordre qu'il vous plaira.
00:16:43Oui, Madame la Ministre,
00:16:45Madame la Présidente,
00:16:46mes chers collègues,
00:16:47je ne vais pas paraphraser
00:16:48ce qu'a dit en introduction
00:16:50notre Présidente,
00:16:52mais effectivement,
00:16:54avec Jean-Michel Arnaud,
00:16:56nous avons pris ce texte,
00:16:58je dirais,
00:16:59avec un scepticisme constructif.
00:17:02Tout le monde se souvient
00:17:04de la manière dont on a démarré
00:17:07dans cette Assemblée
00:17:09comme dans l'autre,
00:17:09la loi NOTRe,
00:17:10et où on a terminé.
00:17:11Et où on a dû faire
00:17:13un certain nombre de rectifications.
00:17:15Donc, voilà,
00:17:17le problème du millefeuille français
00:17:19et de la complexité
00:17:22qui s'ajoute à la complexité
00:17:23fait que la simplification,
00:17:24souvent, c'est de la décomplexification
00:17:26plus que de la simplification.
00:17:29Donc, on a regardé,
00:17:31avec Jean-Michel,
00:17:32qui confirmera,
00:17:33je pense, et s'exprimera,
00:17:35les choses allonnent
00:17:37des libertés locales.
00:17:39Et du fait que nous devons
00:17:41d'abord partir,
00:17:43et vous venez de le dire,
00:17:44Madame la Ministre,
00:17:44je vous en ségrès,
00:17:45mais on le savait,
00:17:47de la Commune,
00:17:48et pas le contraire.
00:17:50On a entendu,
00:17:51dans nos auditions,
00:17:52le président des intercommunalités,
00:17:54enfin,
00:17:54les représentants des intercommunalités,
00:17:56nous disent,
00:17:57il faudrait mettre un amendement
00:17:58sur la subsidiarité ascendante.
00:18:02c'est-à-dire,
00:18:02on commence par faire tout ce qu'on peut faire
00:18:04au plus bas du système,
00:18:06et on ne montre que si,
00:18:07on ne peut pas le faire au plus bas.
00:18:09Mais on a attendu l'amendement
00:18:11comme serane,
00:18:12et on ne l'a pas vu venir.
00:18:13Bon.
00:18:14L'autre chose que je rajouterais
00:18:16à ce qu'a dit notre présidente,
00:18:18c'est que,
00:18:19dans la circonstance,
00:18:21ici et maintenant où nous sommes,
00:18:24nous devons lutter
00:18:24contre l'impuissance publique.
00:18:27Et tous les maires que nous rencontrons,
00:18:29quelles que soient nos orientations politiques,
00:18:32nous disent tous la même chose.
00:18:34Nous sommes devenus
00:18:35des personnes
00:18:36à qui on demande plein de choses,
00:18:38qui sont encore épargnées
00:18:39par la vindicte populaire,
00:18:41mais qui sont de plus en plus considérées
00:18:43comme impuissantes,
00:18:44vous l'avez dit,
00:18:45d'une autre manière,
00:18:46madame la ministre.
00:18:47Donc on a regardé nos amendements
00:18:49qu'on proposera à la commission demain,
00:18:52vont dans ce sens.
00:18:53Ce que je voulais vous dire,
00:18:55madame la ministre,
00:18:55c'est d'une part,
00:18:57que vraiment,
00:18:58sur ce qui a été voté,
00:19:00souvent de manière transpartisane,
00:19:01par cette assemblée,
00:19:03je pense par exemple à deux textes,
00:19:05le statut de l'élu local,
00:19:07et le...
00:19:09le...
00:19:10le...
00:19:10la revalorisation du statut
00:19:12des secrétaires de mairie,
00:19:13notamment dans les communes
00:19:14de faible importance.
00:19:16De grâce,
00:19:17ne remettons pas ça en cause.
00:19:19J'ai été au gouvernement
00:19:19comme vous l'êtes aujourd'hui.
00:19:21Je connais la tendance
00:19:23de certaines hautes administrations
00:19:25de passer par la fenêtre
00:19:26pour remettre des choses
00:19:27que les parlementaires
00:19:28ont supprimées par la porte.
00:19:30Et donc, nous,
00:19:31nous avons été vigilants là-dessus.
00:19:33J'ai que deux questions
00:19:34à poser à l'issue
00:19:35de ce propos introductif.
00:19:37d'une part,
00:19:41j'ai bien entendu le reclore,
00:19:42les sans-mesures de simplification,
00:19:44comme sans-fleurs
00:19:45qui s'épanouissent,
00:19:45mais à un moment...
00:19:48Et comment se fait-il,
00:19:49madame la ministre,
00:19:50que sur un certain nombre
00:19:52d'articles,
00:19:53pour aller plus nombreux,
00:19:55l'association des maires
00:19:56de France
00:19:57nous dise
00:19:58qu'il ne peut pas
00:19:59en être question
00:20:00alors qu'il y a eu
00:20:01le reclore ?
00:20:02Comment avez-vous fait
00:20:04vos arbitrages
00:20:05à un moment
00:20:06pour dire finalement oui
00:20:08à des mesures
00:20:08de simplification
00:20:09où nous,
00:20:10l'association des maires
00:20:11de France,
00:20:11nous disent surtout pas ?
00:20:13Et deuxième question,
00:20:15est-ce que quand même,
00:20:16on a bien compris
00:20:16que ça ne va pas être
00:20:18le grand soir,
00:20:19ce projet de loi,
00:20:23mais est-ce que nous pouvons
00:20:26quand même
00:20:27vous proposer
00:20:28dans le respect
00:20:29d'un périmètre
00:20:30d'article 45
00:20:31qui est évidemment
00:20:31à trait aux articles
00:20:32et aux différents volets
00:20:34de votre projet de loi,
00:20:35est-ce que nous pouvons
00:20:36quand même vous proposer
00:20:39quelques mesures
00:20:39qui, quelque part,
00:20:41seront des vraies mesures
00:20:42structurantes,
00:20:43systémiques
00:20:43de simplification ?
00:20:47Oui, merci,
00:20:48madame la présidente,
00:20:49madame la ministre,
00:20:50mes chers collègues,
00:20:51je serai rapide
00:20:53dans ce propos introductif,
00:20:54donc pour vous dire
00:20:56évidemment qu'on a ressenti
00:20:57en découvrant ce texte
00:20:59finalement
00:21:00des mesures très éparses
00:21:03qui ne correspondent pas
00:21:05au souffle attendu
00:21:06dans nos territoires
00:21:07quand nous sommes
00:21:07au contact
00:21:08des élus locaux,
00:21:10à titre anecdotique,
00:21:12ce n'est pas dans le texte,
00:21:13ça ne pouvait pas être
00:21:14dans le texte,
00:21:16mais la campagne,
00:21:17par exemple,
00:21:18de désignation
00:21:18des délégués sénatoriaux
00:21:20qui viennent s'achever
00:21:21et des modalités
00:21:23de vote,
00:21:25de transmission
00:21:27double, triple
00:21:29durant cette séquence
00:21:31mériterait une simplification
00:21:34tellement souhaitée
00:21:35par les élus locaux.
00:21:37Enfin, je ne sais pas
00:21:38si les collègues l'ont ressenti,
00:21:39mais vraiment,
00:21:42j'ai senti presque une colère
00:21:43des collègues élus
00:21:45sur cette difficulté
00:21:47et ce mode d'organisation
00:21:49de désignation
00:21:50des élus
00:21:50pour le collège
00:21:52des sénateurs
00:21:53de septembre prochain
00:21:53complètement désuet.
00:21:56Anecdote
00:21:57étant exprimée,
00:21:59je crois que
00:22:00l'intérêt de ce texte,
00:22:02c'est néanmoins
00:22:02de traiter
00:22:03quelques petits sujets
00:22:04qui peuvent être
00:22:04des irritants territoriaux.
00:22:07Et donc,
00:22:08on va prendre
00:22:10tout ce qui nous permet
00:22:11de simplifier
00:22:12la vie des élus locaux,
00:22:13on prend.
00:22:14Est-ce que sur l'urbanisme,
00:22:16ça va assez loin ?
00:22:16La réponse est non.
00:22:19Les différentes étapes
00:22:21que vous avez rappelées,
00:22:22Madame la Ministre,
00:22:23et je vous en remercie,
00:22:24Chartres,
00:22:24Rendez-vous,
00:22:25la simplification,
00:22:25Rochlor,
00:22:26Méga décret,
00:22:29le grand débat
00:22:30sur la simplification
00:22:33qui a eu lieu au Sénat
00:22:34il y a une quinzaine de jours,
00:22:37ont une ambition
00:22:38beaucoup plus large.
00:22:40Donc, vous faites
00:22:40avec les moyens du bord
00:22:41dans le contexte politique
00:22:42que nous connaissons.
00:22:44Ceci étant dit,
00:22:45ce qu'attendent
00:22:46les élus locaux,
00:22:47et je fais écho
00:22:48à ce que disait
00:22:48Marc-Philippe Aubresse
00:22:49il y a quelques minutes,
00:22:51c'est un nouveau souffle
00:22:52de liberté locale.
00:22:53Et ce nouveau souffle
00:22:55de liberté locale,
00:22:56principalement à la main
00:22:57des communes,
00:22:59c'est un texte
00:22:59de décentralisation
00:23:00un peu vaste
00:23:01qui nous aurait permis
00:23:02probablement de re-questionner
00:23:03les questions fondamentales
00:23:04de l'organisation
00:23:04et de l'articulation
00:23:05à différents niveaux de l'État.
00:23:07Ce texte,
00:23:07j'ai cru comprendre,
00:23:08et je vous demande
00:23:08de nous le confirmer
00:23:09ou de l'infirmer,
00:23:11ne sera pas
00:23:12à la table
00:23:13des priorités
00:23:14d'ici la fin
00:23:16de la mandature.
00:23:17Je le regrette,
00:23:18nous le regrettons
00:23:18territorialement
00:23:19parce que c'est
00:23:20une attente forte
00:23:21de réorganiser
00:23:22un État
00:23:23qui est impuissant
00:23:24territorialement,
00:23:25en tous les cas,
00:23:26considéré
00:23:27comme impuissant
00:23:28territorialement
00:23:28par un grand nombre
00:23:29d'élus locaux,
00:23:30qui,
00:23:31par la complexité
00:23:31de son organisation,
00:23:33notamment dans l'échelon local,
00:23:34ne permet pas
00:23:35d'optimiser
00:23:36les quelques euros
00:23:37encore disponibles
00:23:38dans les territoires.
00:23:39Je pense
00:23:40que c'est important
00:23:41aussi,
00:23:42et ce n'est pas
00:23:42dans un texte
00:23:43comme celui-ci,
00:23:43que l'on pourra
00:23:44traiter les problématiques
00:23:46des ressources
00:23:48et de fiscalité
00:23:48locales
00:23:49pour pouvoir
00:23:50agir localement,
00:23:51mais nous ferons
00:23:52effectivement
00:23:53quelques propositions,
00:23:54Marc-Philippe
00:23:55l'a indiqué,
00:23:56pour aller
00:23:56quand même
00:23:57dans le sens
00:23:57et consolider,
00:23:58même si ce sont
00:23:59des mesures éparses,
00:24:00l'ambition que vous portez,
00:24:01même si elle est relative
00:24:02vu le contexte
00:24:03dans lequel nous nous trouvons,
00:24:05de simplification.
00:24:06Nous aurons une vingtaine
00:24:07d'amendements portés
00:24:08par les rapporteurs.
00:24:09Je vous invite
00:24:11à étudier
00:24:12avec la plus grande
00:24:13attention
00:24:13ces propositions
00:24:15et ces propositions
00:24:15seront des propositions,
00:24:17même si je n'aime pas
00:24:18cette formule,
00:24:18de bon sens,
00:24:19qui est de mettre
00:24:20de l'huile dans les rouages
00:24:21et peut-être sur l'urbanisme
00:24:22un peu plus ambitieux,
00:24:24mais Marc-Philippe
00:24:25le dira probablement,
00:24:26pour pouvoir
00:24:27être en phase
00:24:28avec les attentes
00:24:29et faire face
00:24:30à la crise du logement
00:24:31auxquelles les territoires
00:24:33sont confrontés.
00:24:33Enfin,
00:24:34je terminerai
00:24:36par un mot.
00:24:37Vous avez évoqué
00:24:38le CNEM.
00:24:40A plusieurs reprises,
00:24:42vous avez insisté
00:24:43aujourd'hui encore,
00:24:45mais aussi dans d'autres instances,
00:24:46sur l'importance
00:24:47de tenir compte
00:24:48des avis exprimés
00:24:49par le Conseil national
00:24:50d'évaluation des normes.
00:24:52Nous proposons également
00:24:53que cette exigence
00:24:55vis-à-vis du CNEM
00:24:56soit tout aussi
00:24:58portée au niveau
00:24:59de l'État
00:24:59et que l'État
00:25:00motive
00:25:02fortement
00:25:02des raisons
00:25:03pour lesquelles
00:25:04un certain nombre
00:25:04de propositions formulées
00:25:05par le Conseil national
00:25:06n'est pas suivie.
00:25:07Je crois que c'est
00:25:08la moindre des choses
00:25:09quand on propose
00:25:10des mesures de simplification
00:25:11et que le Conseil national
00:25:13a été instauré
00:25:14pour ce faire,
00:25:15il puisse être motivé
00:25:16par le gouvernement
00:25:17quand il y a un rejet
00:25:18des propositions
00:25:19de bon sens
00:25:20formulées
00:25:20par le Conseil national.
00:25:22Voilà en quelques mots
00:25:23mes deux questions,
00:25:24je les résume.
00:25:25un, où en est
00:25:26le grand souffle
00:25:27et votre ambition
00:25:29j'espère intégrale
00:25:31et intacte
00:25:32de pousser
00:25:33un nouveau texte
00:25:34de décentralisation
00:25:35et deux,
00:25:36sur des irritants
00:25:38que nous avons recensés
00:25:40à travers
00:25:40les 20 amendements
00:25:41rapporteurs
00:25:41que nous proposerons
00:25:43sachant qu'il y a
00:25:44300 amendements
00:25:44ce qui démontre
00:25:45d'ailleurs l'intérêt
00:25:46de simplification
00:25:47porté par les collègues
00:25:48qui ont relié ça
00:25:49à travers des amendements.
00:25:50J'espère que vous suivrez ça
00:25:51avec beaucoup d'attention
00:25:52et que vous nous accompagnerez
00:25:54dans la volonté
00:25:55que nous avons
00:25:55avec le rapporteur
00:25:56Marc-Philippe Dobresse
00:25:57d'aller peut-être
00:25:58un peu plus loin
00:25:59que le catalogue
00:26:02l'inventaire
00:26:03à l'après-ver
00:26:03que vous avez vous-même
00:26:04cité comme tel
00:26:05qu'est ce projet de loi
00:26:06dans le cadre
00:26:07de ce texte.
00:26:10Merci monsieur le rapporteur.
00:26:11Nous allons passer
00:26:11au rapporteur pour avis
00:26:13et ensuite vous pourrez
00:26:14répondre madame la ministre.
00:26:15Madame Béatrice Gosselin.
00:26:16Merci madame la présidente.
00:26:17Alors madame la ministre,
00:26:18moi j'interviens
00:26:19sur deux articles
00:26:19pour la commission culture.
00:26:21C'est l'article 9
00:26:22qui donc à titre
00:26:23dérogatoire avait permis
00:26:24au conseil régional
00:26:25de la région Bourgogne-Franche-Comté
00:26:26d'intervenir
00:26:28et de donner
00:26:28des bourses étudiantes
00:26:29et des aides programmées
00:26:30aux organismes
00:26:30de formation en tension.
00:26:32Donc ça a priori
00:26:33il y aurait une demande
00:26:34de que ce soit non plus
00:26:36dérogatoire
00:26:36que ce soit expérimental
00:26:37mais que ce soit proposé
00:26:39à toutes les régions
00:26:40puisque c'est à titre facultatif
00:26:42qu'elles sont accordées ou pas.
00:26:43Donc je ne sais pas
00:26:44s'il y a question
00:26:45sur ce sujet.
00:26:46La question qui m'interpelle
00:26:49plutôt c'est sur l'article 31
00:26:50sur les périmètres délimités
00:26:52aux abords
00:26:53concernant les monuments historiques.
00:26:56Donc c'est un travail
00:26:57c'est une loi
00:26:58qui avait été proposée
00:26:58par monsieur Verzelen
00:26:59en mars 2025.
00:27:01On va se calquer dessus.
00:27:02La seule chose
00:27:03qui me pose question
00:27:03c'est qu'il n'y a plus du tout
00:27:06de concertation
00:27:07vis-à-vis des propriétaires
00:27:09de bâtiments.
00:27:10Alors on me dit
00:27:11bon comme ça part souvent
00:27:12d'un périmètre délimité
00:27:13de 500 mètres
00:27:14pour passer un périmètre
00:27:15délimité aux abords
00:27:16qui est un peu plus affiné
00:27:17ça ne devrait pas poser problème.
00:27:19Par contre
00:27:20l'enquête publique
00:27:21est donc enlevée
00:27:22pour les périmètres
00:27:23en deçà des 500 mètres.
00:27:25Donc est-ce que ça ne posera pas
00:27:26une fragilité juridique ?
00:27:28Et là moi
00:27:29je n'ai pas la réponse
00:27:29à cette question.
00:27:30Merci.
00:27:31Merci.
00:27:32Monsieur Stéphane Sautarelle
00:27:33pour la commission des finances.
00:27:35Oui merci
00:27:35madame la présidente
00:27:37madame la ministre.
00:27:38Je présenterai
00:27:39cet après-midi
00:27:40à la commission des finances
00:27:40mon rapport
00:27:41sur les 8 articles
00:27:42qui nous ont été délégués
00:27:44au fond
00:27:44et sur l'article 8
00:27:45pour lequel nous nous sommes
00:27:47saisis pour avis.
00:27:48Mais je partage
00:27:49un sentiment
00:27:49à mon sens
00:27:50assez largement répandu
00:27:51ce projet de loi
00:27:53recueille globalement
00:27:54l'aval des élus locaux
00:27:55même si des ajustements
00:27:56sont nécessaires
00:27:57mais pour autant
00:28:00l'enthousiasme
00:28:01n'y est pas tout à fait.
00:28:03Nous avons déjà eu
00:28:04l'occasion
00:28:05d'échanger
00:28:06sur le plan technique
00:28:07avec vous-même
00:28:07ou avec vos services
00:28:08et je souhaite
00:28:09profiter
00:28:10de cette audition
00:28:11pour clarifier
00:28:12politiquement
00:28:12deux points.
00:28:14Le premier porte
00:28:15sur l'article 18
00:28:15du projet de loi.
00:28:16Vous savez
00:28:17à quel point
00:28:17nous sommes
00:28:20attentifs
00:28:20aux dispositifs
00:28:21France Service
00:28:21et pas seulement
00:28:22dans le Cantal.
00:28:23Les structures
00:28:25qui portent
00:28:26les maisons
00:28:26France Service
00:28:27bénéficient
00:28:27de financements
00:28:28qui proviennent
00:28:29à la fois
00:28:29des 12 opérateurs
00:28:30et du financement
00:28:31étatique porté
00:28:32par le FNADT.
00:28:33Le projet de loi
00:28:33cherche à simplifier
00:28:35un peu les modalités
00:28:36de demande
00:28:37de subvention.
00:28:38Néanmoins,
00:28:38cette démarche
00:28:39de simplification
00:28:40sera facultative
00:28:41et laissée
00:28:42à l'appréciation
00:28:42des préfets.
00:28:44Allez-vous donner
00:28:44des consignes
00:28:45pour que la version
00:28:46simplifiée
00:28:47soit la règle
00:28:48et la version
00:28:48complète
00:28:49l'exception ?
00:28:50Une circulaire
00:28:51a-t-elle été préparée
00:28:52en ce sens ?
00:28:53Ma seconde question
00:28:54porte sur l'article 24.
00:28:55Le dispositif
00:28:56est ciblé
00:28:57sur des cas
00:28:57très précis
00:28:58comme je le comprends.
00:29:00Il ne concernerait
00:29:01que des communes
00:29:02qui ont un potentiel
00:29:03fiscal par habitant
00:29:04supérieur à 50%
00:29:06à la moyenne
00:29:07des communes
00:29:07membres
00:29:08de l'EPCI
00:29:09et qui bénéficie
00:29:11du PSR
00:29:12FNJIR.
00:29:14Vos services
00:29:15nous ont indiqué
00:29:16en audition
00:29:17que le principal
00:29:18territoire concerné
00:29:19serait celui
00:29:19de la communauté
00:29:20de communes
00:29:20Alsace-Rimbrizac
00:29:21touchée par la fermeture
00:29:22de la centrale nucléaire
00:29:23de Fessenheim.
00:29:24Toutefois,
00:29:25après la commission
00:29:27des finances
00:29:27a examiné ce point
00:29:28avec précision
00:29:29et il apparaît
00:29:30que la commune
00:29:30de Fessenheim
00:29:31ne perçoit pas
00:29:32le PFCR
00:29:33FNJIR
00:29:33car elle a mis
00:29:34son prélèvement
00:29:35au titre du FNJIR
00:29:36à la charge
00:29:37de son EPCI.
00:29:38Je me demande donc
00:29:39comment le dispositif
00:29:40fonctionnerait
00:29:41dans ce cas précis.
00:29:42Je vous remercie.
00:29:44Merci,
00:29:45Madame la Ministre.
00:29:46Je vous donne
00:29:47la parole
00:29:47pour répondre
00:29:48à cette série de questions.
00:29:49Merci,
00:29:50merci beaucoup.
00:29:53Merci,
00:29:54M. Dobres,
00:29:54d'enrichir mon vocabulaire.
00:29:56Je ne connaissais pas encore
00:29:57le scepticisme constructif
00:30:00mais j'apprécie assez.
00:30:04Vous avez parlé
00:30:05de l'échange
00:30:06que vous avez
00:30:06avec Intercôte-France
00:30:07sur la subsidiarité ascendante.
00:30:10Il y a une réalité,
00:30:11c'est que la commune
00:30:13est la seule collectivité
00:30:14à avoir une compétence générale
00:30:16et ensuite,
00:30:17il lui appartient.
00:30:19de transférer
00:30:21à la commune
00:30:22ou à un syndicat
00:30:23l'exercice
00:30:24de ses compétences
00:30:25tout en les gardant
00:30:27parfois naturellement
00:30:28en dehors
00:30:29du transfert obligatoire.
00:30:30Donc,
00:30:31je pense que nous sommes
00:30:32assez d'accord
00:30:33sur le sujet
00:30:34et le principe
00:30:34de subsidiarité,
00:30:36on l'a beaucoup évoqué
00:30:37au moment de la loi 3DS.
00:30:39On avait dit
00:30:40que l'objectif,
00:30:41c'est l'action publique
00:30:42efficace
00:30:42jusqu'au premier
00:30:43ou dernier kilomètre
00:30:44à partir du principe
00:30:46de subsidiarité.
00:30:47Donc,
00:30:47chacun s'occupe
00:30:48de ce qui peut faire
00:30:50le mieux,
00:30:51c'est un peu
00:30:52la logique
00:30:53que nous proposons
00:30:53aujourd'hui
00:30:54à l'État.
00:30:55Alors,
00:30:56je sais
00:30:57que ce n'est pas
00:30:58le grand soir.
00:30:59Moi,
00:30:59les grands soirs,
00:31:00je vous avoue
00:31:01que ça m'a parfois
00:31:01fait un effet
00:31:02gueule de bois
00:31:03le lendemain matin.
00:31:04on a vu ça
00:31:05avec la loi
00:31:06de notre,
00:31:07on a vu tout ça.
00:31:07Donc,
00:31:08bon,
00:31:08mais j'entends
00:31:08la déception.
00:31:10Je dis juste
00:31:11que si ceci n'est pas
00:31:12un grand souffle,
00:31:13c'est très vrai,
00:31:14mais ce que nous faisons,
00:31:15ça n'est pas un 100 mètres,
00:31:16c'est un marathon.
00:31:18Il vaut mieux garder du souffle
00:31:19pour aller au bout
00:31:21de ce que d'autres
00:31:23devront faire
00:31:24quand,
00:31:25moi,
00:31:26je ne serai pas
00:31:26à la fonction
00:31:27où je suis,
00:31:28parce que
00:31:29je crois
00:31:30que
00:31:31la simplification,
00:31:32c'est d'abord
00:31:33une affaire
00:31:34de frugalité
00:31:35et de culture
00:31:35et que nous sommes
00:31:36tous responsables
00:31:37de la norme.
00:31:38D'abord,
00:31:38nos concitoyens
00:31:39qui veulent une chose
00:31:41et son contraire,
00:31:42qui veulent que rien n'arrive.
00:31:43Donc,
00:31:43le maire demande
00:31:44d'être protégé.
00:31:46Le gouvernement,
00:31:47quand il rajoute des choses
00:31:49et pardonnez-moi,
00:31:50mais il fait un moment
00:31:51et peut-être demain
00:31:52sera-t-il le cas
00:31:53où je fais partie
00:31:54de cette honorable maison,
00:31:55les parlementaires aussi
00:31:57car nous connaissons
00:31:58l'inflation
00:31:58qui tombe
00:31:59par amendement.
00:32:00Donc,
00:32:01moi,
00:32:01je suis extrêmement modeste,
00:32:03humble,
00:32:04mais très déterminée
00:32:06et têtu
00:32:07en disant
00:32:08qu'il n'y a pas
00:32:09de petits sujets.
00:32:10Nous devons avancer
00:32:13en prenant
00:32:14les dispositions
00:32:15qui ont recueilli
00:32:16l'assentiment
00:32:18de quasiment
00:32:18tout le monde.
00:32:19C'est-à-dire,
00:32:20on ne vient pas
00:32:21vous proposer des choses
00:32:22qui n'ont pas été
00:32:23approuvées
00:32:23dans leurs différences.
00:32:25Voilà.
00:32:25Sur la décentralisation,
00:32:27alors je sais,
00:32:27on en parlera sans doute
00:32:28encore plus
00:32:29la semaine prochaine,
00:32:30tout le monde
00:32:30est archi déçu.
00:32:33Moi,
00:32:34j'aurais aimé
00:32:35présenter un texte
00:32:36de décentralisation.
00:32:38Le Premier ministre
00:32:39aussi,
00:32:40il a dit,
00:32:41il a dit,
00:32:42il nous faut faire,
00:32:43il n'a pas changé
00:32:44d'avis,
00:32:45sauf que,
00:32:46encore une fois,
00:32:47alors ça vous semble
00:32:47peut-être petit brin,
00:32:49timide,
00:32:50pas audacieux
00:32:51et du renoncement,
00:32:52c'est pas de la reculade,
00:32:53c'est pas du renoncement,
00:32:54c'est juste qu'aujourd'hui
00:32:55il y a un temps
00:32:57où on peut faire des choses
00:32:58et un temps
00:32:58où on ne peut pas faire
00:32:59de choses.
00:33:00Moi,
00:33:00je veux bien
00:33:01qu'on parte sur un texte
00:33:02de décentralisation,
00:33:04je sais,
00:33:04vous le savez,
00:33:05nous le savons,
00:33:06parce que déjà,
00:33:06on en débat,
00:33:08il n'y aura pas
00:33:09d'atterrissage
00:33:10pour un texte partagé.
00:33:12ça veut dire
00:33:13que si aujourd'hui
00:33:13on se lance
00:33:14dans un texte
00:33:15de décentralisation,
00:33:17moi je ne demanderai
00:33:18que ça,
00:33:19on va avoir
00:33:20l'enthousiasme,
00:33:21les enthousiasmes
00:33:22divers et variés
00:33:23qui font se manifester
00:33:24et on n'atterrira pas
00:33:26et que nous pensons
00:33:28que le temps
00:33:29qui est là aujourd'hui
00:33:30avec l'échéance
00:33:32présidentielle
00:33:33qui vient influencer
00:33:34aussi les regards
00:33:35sur les textes,
00:33:37la complexité politique
00:33:38à l'Assemblée nationale
00:33:40et l'urgence
00:33:41de simplifier,
00:33:42nous devons être
00:33:43sans doute
00:33:43humbles,
00:33:45modestes
00:33:45mais déterminés
00:33:46et agir
00:33:47de manière utile.
00:33:48Donc le texte
00:33:49décentralisation
00:33:50qui est quasi prêt,
00:33:52si tout le monde me dit
00:33:53il faut absolument
00:33:54y aller
00:33:54parce qu'on va le faire,
00:33:55ok, moi je n'ai entendu
00:33:56ça de personne,
00:33:58par contre,
00:33:59nous allons
00:33:59effectivement
00:34:00prendre les choses
00:34:02d'une autre manière
00:34:02puisque un texte
00:34:04sur le logement,
00:34:05la décentralisation
00:34:07en matière de logement
00:34:08avec la reconnaissance
00:34:09des autorités
00:34:11organisatrices
00:34:12de l'habitat
00:34:13par les intercos
00:34:14sera proposé
00:34:16par mon collègue
00:34:16Jean Brun
00:34:17à la rentrée.
00:34:19Sur les finances locales,
00:34:21effectivement,
00:34:21comme tous les textes
00:34:22de cette nature,
00:34:23ça n'est pas un texte
00:34:24de finances.
00:34:24Je rappelle
00:34:25qui est une mission parlementaire
00:34:26qui est en cours
00:34:28avec une sénatrice
00:34:29et nous aurons déjà
00:34:30un premier rendu
00:34:31à la fin juin.
00:34:32Le CNEN,
00:34:33alors le CNEN,
00:34:34je vous remercie
00:34:34de votre amendement
00:34:35qui vient enrichir le texte.
00:34:37Je vous invite
00:34:37à lire le rapport
00:34:38qui a été fait
00:34:39par Rémi Pointreau
00:34:41et moi-même à l'époque
00:34:42qui va même plus loin
00:34:43parce que
00:34:44qui dit que
00:34:45vous savez que
00:34:46quand un texte
00:34:47est voté,
00:34:49ensuite,
00:34:49il y a
00:34:50les écritures
00:34:51de décrets
00:34:52et nous avons constaté
00:34:54les uns et les autres
00:34:55une sorte de distorsion
00:34:56de la pensée
00:34:57entre la pensée
00:34:58du législateur
00:35:00et l'écriture
00:35:01du décret.
00:35:01Ça nous est arrivé,
00:35:02rappelez-vous,
00:35:03je ne voudrais pas
00:35:04réveiller les esprits,
00:35:05les mauvais esprits,
00:35:06mais avec Lezanne
00:35:07où on avait un truc,
00:35:08le texte écrit
00:35:09en 2022
00:35:10en décret d'application,
00:35:11ce n'était pas ça.
00:35:12Donc moi,
00:35:12j'avais même proposé
00:35:14dans la charte
00:35:15qui a été signée
00:35:16par le Sénat
00:35:17et le gouvernement
00:35:17que l'écriture
00:35:19des décrets
00:35:19d'application
00:35:22soit accompagnée
00:35:23par les rapporteurs
00:35:25des textes
00:35:26pour être sûr
00:35:28d'être garant
00:35:29de l'esprit
00:35:30du législateur.
00:35:32Ensuite,
00:35:33alors,
00:35:34Béatrice,
00:35:373DS,
00:35:38alors,
00:35:39ce qui,
00:35:40non,
00:35:40c'est moi
00:35:41qui dis 3DS
00:35:42parce que
00:35:42ce que l'on retient
00:35:44comme possibilité
00:35:46pour la région
00:35:47Bourgogne-Franche-Comté
00:35:48de donner au président
00:35:50de la région
00:35:52une délégation
00:35:54pour gérer
00:35:54un certain nombre
00:35:55d'aides
00:35:55à des étudiants
00:35:57étrangers,
00:35:57enfin,
00:35:58etc.,
00:35:58relève
00:35:59du texte 3DS
00:36:01où nous avons
00:36:02permis
00:36:03des expérimentations.
00:36:04Et donc,
00:36:05à partir des expérimentations
00:36:07permises dans 3DS,
00:36:08alors,
00:36:09soyons clairs,
00:36:09il n'y en a quasi pas eu.
00:36:11Voilà.
00:36:12Il y avait la possibilité
00:36:13pour les régions
00:36:13et les départements
00:36:14de faire des propositions
00:36:15d'expérimentation,
00:36:18Béatrice,
00:36:19évaluation
00:36:20et après abandon
00:36:21ou généralisation
00:36:22si les gens voulaient.
00:36:23C'est à ce titre
00:36:24que nous retenons
00:36:26ici cette expérimentation.
00:36:28Elle a été formellement
00:36:29demandée
00:36:29par la région
00:36:30Bourgogne-Franche-Comté.
00:36:32Nous,
00:36:32on prend acte.
00:36:33Les autres régions
00:36:34ne nous en ont pas parlé.
00:36:35Donc,
00:36:35nous sommes restés
00:36:36sur ce sujet
00:36:37un peu comme on a fait
00:36:38pour le RSA
00:36:39puisque pour le RSA,
00:36:41vous savez que nous expérimentons
00:36:42aujourd'hui
00:36:42une recentralisation
00:36:44pour quelques départements
00:36:45qui le souhaitent.
00:36:46Mais j'entends
00:36:46votre question.
00:36:48Ensuite,
00:36:49sur le périmètre
00:36:52des 500 mètres,
00:36:53oui,
00:36:53je sais,
00:36:54nous,
00:36:54ce que nous essayons
00:36:55de faire
00:36:57modestement
00:36:57et humblement,
00:36:58c'est de reconnaître
00:37:01l'intérêt
00:37:03du patrimoine
00:37:03et de sa protection
00:37:04parce que,
00:37:05enfin,
00:37:06moi,
00:37:06j'étais présidente
00:37:07d'une association
00:37:07qui s'appelle
00:37:08les petites cités
00:37:08de caractère de France
00:37:09et je sais
00:37:10que le patrimoine,
00:37:11c'est un levier
00:37:12de développement
00:37:13pour beaucoup de communes.
00:37:14Donc,
00:37:14soyons attentifs
00:37:15et vigents.
00:37:16Toutefois,
00:37:17néanmoins
00:37:17et cependant,
00:37:18il s'avère
00:37:19que parfois,
00:37:20il y a de l'excès
00:37:21dans les choses
00:37:23et que donc,
00:37:24c'est pourquoi
00:37:25nous avons proposé
00:37:26que dans ces cas-là
00:37:28et uniquement
00:37:29dans ces cas-là,
00:37:30il y ait une simplification
00:37:31de la procédure
00:37:32et nous le faisons
00:37:33par la loi
00:37:34de manière
00:37:35à éviter
00:37:36les risques
00:37:37de contestation
00:37:38et de recours.
00:37:39Monsieur le sénateur
00:37:41Sautarelle,
00:37:43j'entends
00:37:45ce que vous dites
00:37:47sur France Service.
00:37:49Alors,
00:37:50moi,
00:37:51je ne suis pas
00:37:51pour les choses...
00:37:53Le régime unique,
00:37:54vous voyez,
00:37:55pour tout le monde.
00:37:56Donc,
00:37:56effectivement,
00:37:57sur les dossiers
00:37:58France Service,
00:37:59on indique la règle.
00:38:00On ne demande pas
00:38:01à France Service
00:38:02de nous refaire
00:38:03les dossiers.
00:38:04Toutefois,
00:38:05néanmoins
00:38:05et cependant encore,
00:38:06il se peut
00:38:08que dans des territoires,
00:38:09les préfets
00:38:11voient une sorte
00:38:12d'insuffisance
00:38:14de la part
00:38:15de ces maisons
00:38:16France Service,
00:38:17les horaires
00:38:18ne sont pas respectés,
00:38:19etc.,
00:38:19et qu'on lui laisse
00:38:20la possibilité,
00:38:21dans ces cas-là,
00:38:23de demander
00:38:25à la maison
00:38:25France Service
00:38:26de justifier.
00:38:27Bon,
00:38:28je vous rassure,
00:38:30si c'était voté,
00:38:32on pourrait accompagner
00:38:33d'une circulaire
00:38:34sur les choses.
00:38:38Ensuite,
00:38:38sur la dotation
00:38:39de compensation.
00:38:40Alors,
00:38:40effectivement,
00:38:41je vois là
00:38:41votre grande vigilance
00:38:43et votre,
00:38:45comment dire,
00:38:45la qualité de votre travail.
00:38:47Monsieur le sénateur Sautarelle,
00:38:49nous avons un vrai sujet
00:38:50sur les dotations
00:38:51de compensation.
00:38:52Et je comprends
00:38:53que ce soit un article
00:38:54qui embarrasse.
00:38:55Les dotations
00:38:56de compensation,
00:38:57vous savez,
00:38:58sont extrêmement contrôlées,
00:39:00puisque c'est la loi
00:39:02qui,
00:39:03alors je ne l'expliquerai pas
00:39:04ce que sont
00:39:04les dotations
00:39:05de compensation ici,
00:39:05parce que tout le monde connaît,
00:39:06c'est la loi
00:39:07qui définit
00:39:09et encarne
00:39:10les possibilités
00:39:11de révision
00:39:12des dotations
00:39:13de compensation
00:39:14dont peuvent,
00:39:17enfin,
00:39:18que les intercôts
00:39:20peuvent souhaiter.
00:39:21Rien ne peut se faire
00:39:23sans l'avis des communes.
00:39:24Moi,
00:39:25ça me semble
00:39:26extrêmement important
00:39:27et il n'est pas
00:39:28dans notre idée
00:39:29de bouleverser ça.
00:39:31Mais nous avons
00:39:32des éléments particuliers.
00:39:34Alors,
00:39:34j'ai bien entendu
00:39:35ce que le sénateur Sotard
00:39:37vient de nous dire
00:39:37en vérifiera,
00:39:38mais nous avons
00:39:38quatre intercôts
00:39:41en France
00:39:42qui pourraient être
00:39:43concernés
00:39:44par cette disposition.
00:39:45Ce sont des
00:39:46toutes petites intercôts
00:39:48et ce sont
00:39:48des toutes petites communes.
00:39:50L'exemple
00:39:51de l'intercôts
00:39:51dont on parle,
00:39:52c'est cette perte considérée,
00:39:54enfin,
00:39:55cette transformation
00:39:56des ressources
00:39:57économiques
00:39:58d'une petite intercôts
00:39:59lorsque la centrale
00:40:02de Fessenheim
00:40:03a fermé
00:40:04et qu'une commune
00:40:05de moins de 50 habitants
00:40:07continue à percevoir
00:40:08la dotation
00:40:09de compensation
00:40:10de l'époque
00:40:11où il y avait
00:40:12la ressource.
00:40:13Et il n'y a
00:40:14aucune autre capacité
00:40:17pour réviser ça
00:40:19que de venir
00:40:19toucher à la loi
00:40:21parce que la loi
00:40:22a voulu encadrer
00:40:23pour protéger
00:40:24et j'y souscris.
00:40:26Voilà.
00:40:28Donc,
00:40:29mais j'ai entendu
00:40:31ce que tu as dit
00:40:32sur le FNJR
00:40:35puisque,
00:40:36alors,
00:40:36mais on t'y répondra
00:40:38plus longuement
00:40:39et on va regarder.
00:40:41Voilà.
00:40:42Il y a le FNJR
00:40:43qu'il faut prendre en compte
00:40:44mais aussi les recettes
00:40:44réelles de fonction
00:40:45et on creusera.
00:40:46Merci beaucoup
00:40:46de ta suggestion
00:40:47et de ta remarque.
00:40:50Merci,
00:40:50Madame la Ministre.
00:40:51Si je peux me permettre
00:40:51à mon tour une remarque.
00:40:53je ne suis pas tout à fait favorable
00:40:54au fait que les parlementaires
00:40:56puissent écrire les décrets.
00:40:57Il y a une séparation
00:40:59des pouvoirs qui existe.
00:41:00Elle a un sens
00:41:01et elle a notamment un sens
00:41:02dans le contrôle
00:41:03par le Parlement
00:41:03du travail du gouvernement.
00:41:05Comment contrôlerions-nous
00:41:07le travail du gouvernement
00:41:08si nous participions
00:41:09à ces travaux nous-mêmes ?
00:41:11Ça me paraît difficile.
00:41:12Ceci étant,
00:41:13c'est pour la beauté du geste
00:41:14car ça n'est pas dans le texte.
00:41:15Mais c'est vrai
00:41:16que ça a été évoqué
00:41:17à la délégation
00:41:18des collectivités territoriales
00:41:19à une époque
00:41:20où vous la présidiez.
00:41:21Alors,
00:41:23se sont inscrits
00:41:24dans l'ordre
00:41:24de Mme la Présidente Kuckerman,
00:41:26M. Kérouche,
00:41:26M. Massé,
00:41:27M. Benaroche.
00:41:28Je vais leur donner la parole
00:41:29successivement.
00:41:30Mme la Présidente Kuckerman.
00:41:31Merci, Mme la Présidente.
00:41:32Mme la Ministre,
00:41:33je m'excuse,
00:41:33je devrais partir
00:41:35à l'issue
00:41:35de mon intervention
00:41:37très rapidement.
00:41:39D'abord,
00:41:40comment je vais le dire ?
00:41:41Mme la Ministre,
00:41:42en vrai,
00:41:43j'ai envie de vous dire
00:41:43moi merci
00:41:45parce qu'en 15 ans
00:41:47bientôt de mandat sénatorial,
00:41:49dans un département
00:41:50avec des communes
00:41:52qui font à peine
00:41:53plus de 40 habitants
00:41:54et une qui fait
00:41:55plus de 170 000 habitants,
00:41:57tout un certain nombre
00:41:59de simplifications
00:42:00qui sont proposées
00:42:00dans ce texte
00:42:01n'ont jamais été évoquées
00:42:04dans l'ensemble
00:42:05des échanges
00:42:06avec les maires.
00:42:07Donc j'entends
00:42:08bien évidemment
00:42:09et je crois
00:42:09que vous l'avez dit
00:42:10avec justesse,
00:42:10ce n'est pas un texte
00:42:11de décentralisation
00:42:12et nous ne vous en ferons
00:42:14pas offense.
00:42:16Cependant,
00:42:16dans un texte
00:42:17de simplification
00:42:18tel que se veut
00:42:19en revanche
00:42:20ce projet de loi,
00:42:21il me semble
00:42:23qu'il y eût pu avoir
00:42:24bien d'autres sujets
00:42:26plus essentiels,
00:42:27urgents
00:42:28et importants
00:42:29pour répondre
00:42:30à la complexité
00:42:32et à la difficulté
00:42:33effectivement
00:42:34auxquelles sont confrontés
00:42:35les élus locaux
00:42:36toute taille
00:42:37de communes
00:42:38confondues.
00:42:40Et donc,
00:42:41bien évidemment,
00:42:42nous aurons le débat
00:42:43demain en commission,
00:42:44ce texte sera amené
00:42:46à évoluer,
00:42:47nous connaissons tous
00:42:48ce type de texte,
00:42:49l'inflation
00:42:50qu'il peut y avoir,
00:42:52de ces grands débats
00:42:53où personne ne veut
00:42:54que le texte
00:42:54soit trop rallongé
00:42:55mais qui quand même
00:42:56finit par tripler,
00:42:57donc je ne sais pas
00:42:57à combien nous en serons
00:42:58à la sortie des débats
00:43:00mais je crois
00:43:00qu'effectivement
00:43:01si nous voulons
00:43:02répondre,
00:43:03en tout cas,
00:43:04moi je ne suis pas
00:43:05responsable
00:43:05de la communication
00:43:06du gouvernement
00:43:06mais nous voulons
00:43:08quand même répondre
00:43:09à l'espoir
00:43:09qui a été suscité,
00:43:14encouragé
00:43:14par le Premier ministre
00:43:16et par vous-même
00:43:17dans un certain nombre
00:43:17de déclarations publiques
00:43:18et de déplacements,
00:43:20il me semble
00:43:21qu'il manque quand même
00:43:21un certain nombre
00:43:22de dispositions
00:43:23qui pourraient
00:43:24d'ores et déjà
00:43:25satisfaire
00:43:25et qui effectivement
00:43:27ne sont faisables
00:43:27que par la loi,
00:43:28toute une partie
00:43:29relevant du simple
00:43:30réglementaire.
00:43:32Et je veux finir
00:43:33sur cela.
00:43:36Madame la Présidente,
00:43:37vous évoquiez au début,
00:43:38bien évidemment,
00:43:39ce sont les lois
00:43:40qui ont produit
00:43:40en partie
00:43:41et pas tous
00:43:42des normes.
00:43:44Je ne m'exclus pas
00:43:45de cette responsabilité
00:43:46mais permettez-moi
00:43:48de le dire,
00:43:48je ne m'en sens pas
00:43:49coupable.
00:43:50C'est-à-dire
00:43:51qu'un certain nombre
00:43:52d'amendements
00:43:53qui ont été portés
00:43:54par les uns
00:43:55et les autres,
00:43:56dont moi,
00:43:57un certain nombre
00:43:57de textes
00:43:58que j'ai pu voter
00:44:00n'ont eu que
00:44:01de cesse
00:44:01à chaque fois
00:44:02de répondre
00:44:03à des besoins
00:44:04et à des problématiques
00:44:05posées
00:44:06sur des territoires.
00:44:08Et donc,
00:44:09nous avons une forme
00:44:10certainement
00:44:12de contradiction,
00:44:15de difficultés
00:44:16individuelles
00:44:17et collectives.
00:44:18C'est à la fois
00:44:20un besoin grandissant
00:44:21de la part
00:44:22des élus locaux,
00:44:23de sécurisation
00:44:24dans leurs actions
00:44:25face à une société
00:44:26où l'on judiciarise
00:44:28de plus en plus
00:44:29les procédures
00:44:30qui donc forcément
00:44:31génèrent de la norme
00:44:34et la volonté
00:44:34de simplification.
00:44:36Je crois que finalement,
00:44:37au-delà de la question
00:44:38du contenu
00:44:40et chacun rajoutera
00:44:41la sienne,
00:44:42il n'y a pas de problème,
00:44:44au-delà de la question
00:44:44du contenu
00:44:45ou de la lisibilité
00:44:46du texte,
00:44:47je crois que c'est
00:44:47cet équilibre
00:44:48en tout cas
00:44:48que nous devons préserver.
00:44:49Je termine
00:44:50sur ce que vient
00:44:51de dire la présidente.
00:44:53La question,
00:44:53je pense,
00:44:54n'est pas que les parlementaires
00:44:55soient associés au décret.
00:44:56La question est,
00:44:57mais c'est un fonctionnement
00:44:58d'une culture d'État.
00:45:00En revanche,
00:45:01il y a des décrets
00:45:02qui sont pris
00:45:02à l'issue
00:45:02de certains projets
00:45:04de loi promulgués
00:45:05ou propositions
00:45:05de loi promulguées
00:45:07qui semblent,
00:45:08je vais le dire ainsi,
00:45:09faire abstraction,
00:45:10y compris des débats
00:45:11parlementaires
00:45:11qu'il y a eu
00:45:12au moment de ce texte.
00:45:13Je crois que voilà,
00:45:13on ne va pas se le refaire.
00:45:14La loi climat-résilience
00:45:15en est le meilleur exemple.
00:45:17Je vous renvoie encore,
00:45:18madame la ministre,
00:45:19simple sénatrice,
00:45:20d'Illée-Vilaine,
00:45:22vous émouvoir
00:45:23du décret
00:45:23qui faisait suite
00:45:25sur les pistes cyclables
00:45:26qui devaient être rentrées
00:45:27dans les artificialisations
00:45:28un certain mois de juillet
00:45:30qui avait l'été
00:45:31avant un parcours nouveau
00:45:33qui s'annonçait pour vous
00:45:34à l'automne.
00:45:35Mais je pense que c'est ça
00:45:37notre vraie difficulté.
00:45:39Et donc je vais dans le sens
00:45:41de ce qui vient de la présence.
00:45:43Mais faisons attention,
00:45:45cela veut donc dire
00:45:46que quand nous faisons la loi,
00:45:48dans les débats que nous avons,
00:45:50notre collègue rapporteur
00:45:51pour avis de la commission
00:45:52de la culture,
00:45:54madame Gosselin,
00:45:55nous disait,
00:45:55moi j'ai le souvenir de 2016
00:45:58sur la loi sur le patrimoine.
00:46:00Bon, le petit sujet là,
00:46:01des 500 mètres,
00:46:03c'est deux heures de débat
00:46:04en séance.
00:46:05Voilà.
00:46:05Il n'en sort pas du bien
00:46:06à la sortie dans les décrets
00:46:07d'application.
00:46:08Voilà.
00:46:09Je ferme cette parenthèse
00:46:10pour donner un exemple pur
00:46:11puisque j'ai eu le plaisir
00:46:13avec votre texte
00:46:14de faire un peu
00:46:14d'archéologie législative,
00:46:16de me rendre compte
00:46:17que j'en ai été
00:46:18pour une grande partie
00:46:20un des témoins.
00:46:22Mais sinon tout va très bien.
00:46:23Je vous souhaite en tout cas,
00:46:24je vais vous abonner
00:46:25parce que j'ai la réunion de groupe.
00:46:26Non, mais je pense
00:46:27c'était plutôt
00:46:28une remarque d'ambiance,
00:46:30madame Gosselin,
00:46:30mais je crois qu'on a
00:46:31un vrai effort à faire
00:46:32dans ce sens-là
00:46:33et à se dire très tranquillement
00:46:34à la semaine prochaine
00:46:35que nous n'avons que
00:46:36de la simplification
00:46:36et pas de la décentralisation.
00:46:38Sinon, ce serait pour le coup
00:46:39mentir aux élus locaux.
00:46:41Madame la Présidente,
00:46:42si vous avez trois minutes
00:46:43à donner,
00:46:43je passe tout de suite
00:46:44la parole à madame la ministre
00:46:45et elle vous libère
00:46:46tout de suite.
00:46:48Merci, madame la Présidente,
00:46:51de vos encouragements
00:46:52du style appréciation
00:46:54du professeur,
00:46:55effort à poursuivre
00:46:55et intensifier,
00:46:56j'ai bien noté.
00:46:58Vous avez raison,
00:47:00enfin, vous avez tout dit.
00:47:01On est dans la complexité
00:47:03et la schizophrénie.
00:47:06Les maires nous demandent
00:47:07de simplifier,
00:47:08de sécuriser,
00:47:09parce qu'aujourd'hui,
00:47:10on a une judiciarisation
00:47:11de la société
00:47:12qui fait que tout
00:47:14tout est risque,
00:47:15tout est problème
00:47:16et que nos concitoyens
00:47:18qui demandent à la fois
00:47:19de la liberté
00:47:21demandent aussi
00:47:21une hyper-sécurité.
00:47:23Donc, et nous,
00:47:24enfin, vous,
00:47:24vous servez la cause.
00:47:27Je vous rassure,
00:47:28moi, je n'ai pas changé.
00:47:30Voilà.
00:47:30J'ai pas du tout changé.
00:47:33Je vois bien
00:47:33que vous me reconnaissez
00:47:34d'ailleurs.
00:47:35Voilà.
00:47:36En même temps,
00:47:37le gros débat
00:47:38qu'on a au fond,
00:47:39et la Présidente me le disait,
00:47:40pour les élus locaux
00:47:42c'est le rapport
00:47:45liberté,
00:47:45parce que les élus locaux
00:47:46nous disent
00:47:47laissez-nous faire
00:47:48et responsabilité.
00:47:50Et moi,
00:47:50je me souviens
00:47:51quand j'étais maire
00:47:52que parfois,
00:47:53j'étais bien contente
00:47:54quand il y avait un truc
00:47:55qui m'embêtait
00:47:57de dire
00:47:57ah non,
00:47:57c'est pas moi,
00:47:58c'est la BF.
00:47:59Vous comprenez,
00:47:59je peux rien faire.
00:48:00Ou j'allais dire
00:48:01ah non,
00:48:01mais l'État
00:48:01n'a pas fait son travail.
00:48:03Entre nous,
00:48:03on sait bien.
00:48:04Voilà.
00:48:04Donc, il nous faut trouver
00:48:05un chemin
00:48:07aussi les uns et les autres.
00:48:09Et moi,
00:48:09je ne culpabilise personne.
00:48:11Mais,
00:48:11et je terminerai
00:48:12sur ce que vous avez dit,
00:48:13ce texte,
00:48:14il ne faut pas lui faire faire
00:48:15ce qu'il n'est pas.
00:48:16Il est humble,
00:48:17il est modeste,
00:48:18il n'est pas ambi...
00:48:19Enfin, on dit tout ce qu'on veut.
00:48:21Je dis juste
00:48:22qu'on a une attente forte
00:48:23des élus locaux.
00:48:25Nous allons simplifier.
00:48:26Quand on va faire,
00:48:27au lieu de faire
00:48:27deux documents
00:48:28sur le budget,
00:48:29un compte administratif,
00:48:30un compte de gestion,
00:48:31il n'y en a plus qu'un.
00:48:32Moi, j'ai expérimenté
00:48:33dans ma mairie au Marl.
00:48:35Et je me dis,
00:48:35ah non,
00:48:36mais c'est rudement mieux
00:48:37que l'année dernière.
00:48:39Et donc,
00:48:40voilà,
00:48:41ça procède des choses.
00:48:43et que moi,
00:48:44je serais,
00:48:45je pense,
00:48:46mais je vous le dis,
00:48:47alors très librement,
00:48:48dans le respect total
00:48:49de votre liberté,
00:48:50votre souveraineté,
00:48:52je pense qu'il faut
00:48:53qu'on veille
00:48:54à faire bouger ce texte
00:48:55comme vous souhaitez
00:48:55le faire bouger
00:48:56pour plus d'efficacité
00:48:57et en même temps
00:48:59à ne pas suivre
00:49:00le même parcours
00:49:01que celui
00:49:01de la simplification
00:49:02de la vie économique
00:49:03parce que dans deux ans,
00:49:04nous n'aurons rien produit
00:49:06pour les élus.
00:49:07Ils sauront nous dire,
00:49:08alors vous causez beaucoup,
00:49:09mais pour faire,
00:49:09il y a moins de monde.
00:49:10Merci, Madame la Présidente.
00:49:13Merci.
00:49:14Alors,
00:49:15Monsieur Eric Quérouche.
00:49:17Merci,
00:49:18Madame la Présidente.
00:49:19Moi aussi,
00:49:19je devrais partir après
00:49:20en réunion de groupe.
00:49:22Ce sont des choses qui arrivent.
00:49:23Oui,
00:49:23on n'a pas tous,
00:49:24on n'a pas tous les mêmes,
00:49:25nous ne sommes pas tous
00:49:26calés sur les mêmes,
00:49:27sur les mêmes.
00:49:28Bien,
00:49:30Madame la Ministre,
00:49:32ce texte appelle
00:49:34un sentiment,
00:49:35un sentiment mitigé,
00:49:36sans doute par sa,
00:49:37sans doute par sa nature,
00:49:39parce qu'on a du mal
00:49:40à le saisir,
00:49:40tout simplement.
00:49:42Sa caractéristique,
00:49:42principale,
00:49:43c'est qu'il est composite
00:49:46et qu'en étant composite,
00:49:49protéiforme,
00:49:50on y voit
00:49:52une succession
00:49:52de mesures,
00:49:57certaines utiles,
00:49:58d'autres qu'on peut questionner,
00:50:01mais on a du mal
00:50:02à le saisir
00:50:04et je pense que nous ne sommes
00:50:05pas les seuls
00:50:05à être dans cette situation
00:50:06au vu du nombre
00:50:08de propositions
00:50:09qui nous sont faites
00:50:12par les différentes
00:50:12associations d'élus
00:50:13qui montrent bien
00:50:14quelle partie d'entre elles,
00:50:16en tout cas,
00:50:17aurait voulu
00:50:18aller plus loin.
00:50:21Et nous verrons
00:50:23ce qu'il va résulter
00:50:24de la discussion
00:50:25de celui-ci en commission,
00:50:27puis en séance,
00:50:29pour ne pas
00:50:30effectivement aboutir
00:50:31à un texte
00:50:33qui soit trop
00:50:35démesuré
00:50:36et donc,
00:50:37dans les faits,
00:50:37pas applicable
00:50:38au vu de ce qu'il porte.
00:50:40Juste un point précis
00:50:41pour avoir votre opinion.
00:50:43Je sais que les rapporteurs
00:50:45ont beaucoup travaillé
00:50:46sur ce texte.
00:50:47Ça se voit notamment
00:50:48au vu des amendements
00:50:49qu'ils ont produits,
00:50:51mais nous avons
00:50:52une différence
00:50:53d'appréciation
00:50:55sur un point,
00:50:56pas dogmatique,
00:50:58mais purement,
00:50:59à mon sens,
00:51:00fonctionnel,
00:51:01sur l'avenir
00:51:02des CCAS.
00:51:05Pour moi,
00:51:06dans le fonctionnement
00:51:07au quotidien,
00:51:09parce que je pense
00:51:10que nous avons tous,
00:51:11en tout cas,
00:51:12pratiquement toutes et tous,
00:51:13une expérience
00:51:14en la matière,
00:51:16les CCAS
00:51:16ne sont pas une couche
00:51:19administrative
00:51:20supplémentaire.
00:51:21Depuis la transformation
00:51:22des bureaux
00:51:23d'action sociale,
00:51:24depuis la loi
00:51:25de 1986,
00:51:26depuis celle
00:51:27de 1995
00:51:28qui leur ont donné
00:51:29plus de latitude,
00:51:31je pense que les CCAS
00:51:32jouent un rôle
00:51:33particulier
00:51:34et, paradoxalement,
00:51:35je ne crois pas
00:51:36que le fait
00:51:36de les rendre
00:51:39facultatifs
00:51:39serait une amélioration
00:51:41en matière
00:51:41de simplification.
00:51:43c'est en tout cas
00:51:44mon sentiment
00:51:45au vu des compétences
00:51:47spécifiques
00:51:47qu'ils ont d'une part
00:51:49et de l'organisation
00:51:50spécifique
00:51:51qui est la leur
00:51:53d'autre part.
00:51:54En plus,
00:51:55cette proposition
00:51:55intervient à un moment
00:51:56où on va dire
00:51:58que les besoins sociaux
00:51:58sont de plus en plus
00:52:00importants
00:52:01dans notre pays
00:52:02et d'une certaine façon,
00:52:04l'internalisation
00:52:05au sein des communes,
00:52:06pour moi,
00:52:06rendrait plus difficile
00:52:07l'action sociale
00:52:09des communes
00:52:10ou, en tout cas,
00:52:11elle la rendrait
00:52:12moins efficace,
00:52:13sachant que ça ne va pas
00:52:14générer d'économies
00:52:15parce qu'en fait,
00:52:16on internaliserait
00:52:17les fonctions
00:52:18jouées par le CCAS
00:52:21par ailleurs
00:52:22et que je pense
00:52:23que ça produirait
00:52:24plutôt
00:52:26une désorganisation
00:52:27en la matière.
00:52:28Donc,
00:52:29juste savoir
00:52:29quelle est
00:52:30la position
00:52:31du gouvernement
00:52:32sur ce point précis.
00:52:35Encore une fois,
00:52:35il ne s'agit pas
00:52:37de dogmatisme.
00:52:38Il y a des rôles
00:52:39fonctionnels
00:52:39qui sont différents
00:52:40au sein
00:52:41des collectivités
00:52:43locales
00:52:44et la forme
00:52:45du CCAS,
00:52:47notamment
00:52:47avec l'association
00:52:48des acteurs
00:52:50extérieurs
00:52:50qui font sa spécificité,
00:52:53joue,
00:52:53je pense,
00:52:53un rôle
00:52:55utile.
00:52:57Merci.
00:52:58Monsieur Michel Basset.
00:53:00Oui,
00:53:00merci Madame la Présidente,
00:53:01Madame la Ministre,
00:53:02tout comme mes collègues,
00:53:03je partirai en commission
00:53:05ensuite.
00:53:08Effectivement,
00:53:08l'allègement
00:53:09des normes
00:53:10qui pèsent
00:53:10sur nos collectivités
00:53:12figurent en bonne place
00:53:13dans tous les départements
00:53:14et particulièrement
00:53:15les départements
00:53:17ruraux.
00:53:17Moi,
00:53:18je suis sénateur
00:53:18depuis trois ans.
00:53:20Il y a eu
00:53:21quelques avancées,
00:53:22mais
00:53:24beaucoup de maires
00:53:25consacrent encore
00:53:25beaucoup trop de temps
00:53:27à l'administratif,
00:53:29aux procédures administratives,
00:53:30au détriment
00:53:30de leur commune,
00:53:31très souvent,
00:53:32et certaines l'ont payé,
00:53:34d'ailleurs,
00:53:34aux dernières élections
00:53:36municipales.
00:53:38Alors,
00:53:40moi,
00:53:40je veux saluer
00:53:41quelques avancées
00:53:42sur ce texte.
00:53:43Simplement,
00:53:43j'appelle à une vigilance
00:53:44dans cette entreprise
00:53:45de simplification
00:53:46qui ne doit pas
00:53:47tout sabrer,
00:53:47à mon avis,
00:53:48et je voudrais
00:53:49vous interroger
00:53:49sur l'article 17.
00:53:51Le sénateur
00:53:52d'Aubresse
00:53:52en a parlé
00:53:53tout à l'heure,
00:53:54qui revient
00:53:55sur un acquis voté
00:53:56à l'unanimité
00:53:58en 2023,
00:53:59dont le décret,
00:54:00d'ailleurs,
00:54:01d'application
00:54:01n'a jamais été publié.
00:54:03En fait,
00:54:04il supprime
00:54:04l'obligation
00:54:05faite au centre
00:54:06de gestion
00:54:07de réserver
00:54:07une part
00:54:08des promotions
00:54:09de droits communs
00:54:10au secrétaire
00:54:11de mairie.
00:54:13Rappelez
00:54:14que le collège
00:54:14des élus
00:54:15du Conseil national
00:54:16d'évaluation
00:54:17a demandé
00:54:18la réécriture
00:54:18ou le retrait
00:54:19de cet article.
00:54:21Vous le savez,
00:54:22Madame la Ministre,
00:54:23dans les petites communes,
00:54:24la secrétaire de mairie
00:54:25joue un rôle principal.
00:54:26C'est très souvent,
00:54:27d'ailleurs,
00:54:27le seul agent
00:54:28qui est là-dedans.
00:54:30Et d'ici 2030,
00:54:32une secrétaire de mairie
00:54:33sur trois
00:54:33partira
00:54:34à la retraite.
00:54:36Alors,
00:54:37si le décret
00:54:38suffit à assurer
00:54:38l'application
00:54:39de la mesure,
00:54:40est-il nécessaire
00:54:40d'abroger
00:54:41l'article 7
00:54:42de la loi de 2023
00:54:44et qu'apporte
00:54:45concrètement
00:54:45cette suppression ?
00:54:46Qu'est-ce qu'elle apporte
00:54:47concrètement
00:54:48cette suppression
00:54:48à ces agents ?
00:54:49Sinon,
00:54:51le retrait
00:54:51d'une garantie
00:54:52sans aucune
00:54:53contrepartie nouvelle.
00:54:56Merci,
00:54:56M. Guy Benaroche.
00:54:59Merci,
00:55:00Mme la Présidente.
00:55:01Mme la Ministre,
00:55:03on a bien compris
00:55:04que ce n'était pas
00:55:04le grand soir
00:55:06de la décentralisation.
00:55:07D'ailleurs,
00:55:08vous nous l'aviez annoncé
00:55:09par avance,
00:55:10donc on ne se faisait
00:55:11pas d'illusions.
00:55:13Et,
00:55:13absolument,
00:55:13et c'est d'ailleurs
00:55:15des grands soirs
00:55:16depuis quelque temps,
00:55:17il n'y en a pas beaucoup,
00:55:18sauf certains soirs
00:55:19d'élection
00:55:19où on a l'impression
00:55:20que des grands soirs
00:55:21arrivent.
00:55:22On est souvent déçus aussi.
00:55:24Bon,
00:55:24j'espère qu'on n'aura pas
00:55:25un grand soir
00:55:27qui nous fera regretter
00:55:28un certain nombre
00:55:30de décisions
00:55:30ou de postures.
00:55:34Cela étant dit,
00:55:35Mme la Ministre,
00:55:35si on n'attendait pas
00:55:36le grand soir
00:55:36de la décentralisation,
00:55:38on espère qu'avec
00:55:39le troisième volet
00:55:40de votre triptyque
00:55:41qui arrivera
00:55:41sur l'État local,
00:55:42ce ne sera pas
00:55:43le grand soir
00:55:43de la recentralisation.
00:55:46On en parlera
00:55:47plus en détail,
00:55:48je serai beaucoup plus
00:55:48volubile sur ce sujet.
00:55:52Absolument,
00:55:52mais enfin,
00:55:53il vaut mieux prévoir
00:55:53ses gouvernés aussi,
00:55:55donc on peut trouver
00:55:56des tas de proverbes.
00:55:57Bon,
00:55:58on a un certain nombre
00:55:59de points de vigilance
00:56:00sur ce texte,
00:56:01et je me peux permettre
00:56:03de les exprimer,
00:56:04sachant que
00:56:05vous vous doutez bien
00:56:06que les écologistes,
00:56:08d'une manière générale,
00:56:09voient toujours
00:56:11avec bienveillance
00:56:12toutes les mesures
00:56:12qui permettent
00:56:14de repartir du local
00:56:15pour aller au global
00:56:16et on a bien montré
00:56:18dans le rapport
00:56:19sur la transition
00:56:21environnementale
00:56:21à l'époque
00:56:22où vous étiez présidente
00:56:23et où vous m'aviez confié
00:56:24le co-rapport
00:56:25de cette mission,
00:56:26à quel point
00:56:27beaucoup d'initiatives
00:56:28sont prises localement
00:56:29à côté de l'État,
00:56:31je dirais,
00:56:32pour ne pas dire
00:56:32contre certaines fois,
00:56:34et donc toutes les mesures
00:56:35qui permettraient
00:56:35effectivement
00:56:36de ne pas mettre
00:56:37des bâtons dans les roues
00:56:38d'un certain nombre
00:56:38de collectivités,
00:56:39entre autres,
00:56:40dans la transition écologique
00:56:42et environnementale,
00:56:43sont de bon à loin.
00:56:44Néanmoins,
00:56:45je me permettrais
00:56:46de faire part
00:56:46de deux points
00:56:47de vigilance importants
00:56:49qu'on retrouvera
00:56:50dans cinq ou six articles
00:56:51du UTECH,
00:56:52je ne vais pas les citer,
00:56:53ça va être trop long,
00:56:54ces deux points
00:56:54de vigilance,
00:56:55c'est le premier,
00:56:56c'est le renforcement
00:56:58des pouvoirs propres
00:56:59de présidents
00:57:00d'exécutifs.
00:57:03Nous avons repéré
00:57:04au moins sept articles
00:57:05dans le texte,
00:57:07il y a un certain nombre
00:57:08d'avondements
00:57:08que nous avons déposés
00:57:09là-dessus,
00:57:10qui renforcent en fait
00:57:10ces pouvoirs propres
00:57:11des présidents d'exécutifs
00:57:13au détriment
00:57:14des assemblées délibératives.
00:57:16Et là,
00:57:16il nous semble que
00:57:18si on avance trop
00:57:19dans ce chemin-là,
00:57:22ça correspond quand même
00:57:23par moment
00:57:23sur certains articles,
00:57:25ça pourrait permettre
00:57:26un certain recul démocratique,
00:57:27il faut être vigilant
00:57:29sur ce point.
00:57:30Le deuxième point
00:57:32de vigilance pour nous,
00:57:35c'est que ce texte,
00:57:36dans certains de ses articles,
00:57:38encadre davantage
00:57:39les voies de recours,
00:57:40alors je comprends pourquoi,
00:57:41bien entendu qu'il y a
00:57:42un certain nombre
00:57:43de recours
00:57:43dont on peut juger
00:57:45qui sont abusifs,
00:57:48voire même
00:57:48qui font aussi
00:57:49perdre beaucoup de temps,
00:57:50mais notamment
00:57:51sur le volet
00:57:52des procédures environnementales
00:57:54et sur l'environnement
00:57:55donc en général,
00:57:56ce texte a tendance
00:57:58par certains de ses articles
00:57:59à créer des dérogations
00:58:00et des dérogations
00:58:01sur les dérogations.
00:58:03Et donc,
00:58:03nous serons vigilants,
00:58:04c'est la raison
00:58:05d'un certain nombre
00:58:06de nos amendements
00:58:07et de l'entretissance
00:58:08sur un certain nombre
00:58:08de mesures de simplification.
00:58:10Et je rajouterai
00:58:12malgré tout,
00:58:13madame la ministre,
00:58:14puisque nous préférons
00:58:15globalement
00:58:15avoir un texte de loi
00:58:17qui prévoit
00:58:18des simplifications
00:58:19votées par le Parlement
00:58:21plutôt que de continuer
00:58:22à donner un pouvoir
00:58:24abusif
00:58:24au préfet
00:58:25de dérogation
00:58:26dans tous les domaines
00:58:28et sur tous les sujets.
00:58:29Donc,
00:58:29nous préférons ce texte
00:58:31et nous aurions aimé
00:58:32que le texte
00:58:32sur le pouvoir dérogatoire
00:58:33du préfet
00:58:34et celui à venir
00:58:34sur l'état local
00:58:36n'existe pas en fait,
00:58:37madame la ministre.
00:58:39C'est raison,
00:58:40monsieur Benaroche,
00:58:40il vaut mieux supprimer
00:58:41certains dispositifs
00:58:42parfois.
00:58:43Alors,
00:58:43monsieur Tani,
00:58:44Mohamed Soali.
00:58:46Merci, madame la présidente
00:58:48et merci, madame la ministre,
00:58:50pour vos éclairages.
00:58:53La question que je voulais poser
00:58:55a été excellemment posée
00:58:57par Michel Massé,
00:58:59mais j'insiste
00:59:01sur cette suppression
00:59:02de l'article 17
00:59:04d'une disposition
00:59:05qui a été votée
00:59:06à l'unanimité
00:59:07par le Sénat
00:59:09à l'initiative
00:59:10de notre groupe
00:59:13supprimée sèchement
00:59:16notamment
00:59:18supprimée sèchement
00:59:19alors que l'étude d'impact
00:59:21prévoyait une alternative
00:59:24d'améliorer le dispositif
00:59:25par voie réglementaire.
00:59:29Cette suppression sèche
00:59:30pourrait donner le signe
00:59:35d'un recul
00:59:35voire d'un désengagement.
00:59:38Et donc,
00:59:38ma question,
00:59:39madame la ministre,
00:59:40pourquoi ne pas avoir
00:59:41choisi cette piste,
00:59:43cette solution alternative
00:59:44plutôt que la suppression sèche ?
00:59:49Merci.
00:59:52Il me semblait que c'était
00:59:53l'initiative de Mme Di Folco,
00:59:55M. Mohamed Souali,
00:59:55mais enfin,
00:59:57au bout du bout,
00:59:58nous étions tous d'accord.
00:59:59La réalité est celle-là.
01:00:01M. Hussein Bourgi.
01:00:03Merci beaucoup,
01:00:04madame la présidente.
01:00:05Je ne vais pas faire de grand
01:00:07développement sur le projet de loi.
01:00:09Nous aurons le débat
01:00:11dans l'hémicycle.
01:00:12Je tenais juste à saisir
01:00:14cette occasion
01:00:14pour dire à madame la ministre
01:00:16que plus personne ici
01:00:18n'attend, n'espère
01:00:19ou ne rêve du grand soir,
01:00:21puisqu'effectivement,
01:00:22les moindres petites concessions
01:00:24et les moindres petites avancées
01:00:26et les moindres petites annonces
01:00:28ont du mal à se concrétiser
01:00:30où il y a parfois
01:00:31un revirement dessus.
01:00:31Je prends trois exemples.
01:00:33Le premier,
01:00:33qui concerne le texte
01:00:34sur la police municipale.
01:00:36Il était censé être inscrit
01:00:37à l'Assemblée nationale
01:00:38avant les élections municipales.
01:00:41Aujourd'hui,
01:00:41la session approche de sa fin
01:00:43et il n'est toujours pas inscrit.
01:00:45Alors, j'ai vu une indiscrétion
01:00:46dans la presse aujourd'hui
01:00:48indiquant qu'il pourrait peut-être
01:00:50être inscrit
01:00:50à la session extraordinaire
01:00:51de septembre
01:00:53à l'Assemblée nationale,
01:00:54sauf que les maires
01:00:55sont dans l'expectative.
01:00:56Donc, on ne comprend pas
01:00:57ce qui se passe
01:00:58dans ce gouvernement.
01:00:59On ne sait pas
01:01:00qui fixe les priorités
01:01:01qui les remet en cause
01:01:03et qui les abandonne.
01:01:04Deuxième motif
01:01:05d'insatisfaction
01:01:06et de colère,
01:01:07elle concerne
01:01:08la bonification
01:01:09des retraites
01:01:10pour les élus.
01:01:11Vous vous êtes hâté
01:01:13lentement
01:01:13au gouvernement.
01:01:15Les décrets d'application
01:01:16sont en cours de rédaction,
01:01:18vont être envoyés
01:01:19au Conseil d'État,
01:01:20mais on me dit
01:01:21qu'à l'occasion
01:01:22d'un tour de passe-passe,
01:01:24on voudrait spolier
01:01:25les élus
01:01:26qui ont liquidé
01:01:27leur retraite
01:01:28pour qu'à l'occasion
01:01:29de l'entrée en vigueur
01:01:30du texte
01:01:30et de la bonification
01:01:32en janvier 2027,
01:01:34on puisse dire
01:01:34que tous ceux
01:01:35qui sont partis
01:01:36à la retraite
01:01:37et qui ont liquidé
01:01:38leur retraite
01:01:38entre le mois
01:01:39de mars 2026
01:01:40et janvier 2027,
01:01:42vous n'avez pas droit
01:01:43à la bonification
01:01:44de la retraite.
01:01:45Madame la ministre,
01:01:46je sais que vous n'êtes
01:01:46pas compétente
01:01:47sur ce sujet en particulier,
01:01:49mais vous faites partie
01:01:50d'un gouvernement,
01:01:51vous êtes solidaire
01:01:51des décisions
01:01:52qui sont prises
01:01:53et celle-ci
01:01:54est une véritable injure
01:01:55faite à tous les élus
01:01:56municipaux
01:01:57qui ont fini
01:01:58leur mandat en mars,
01:01:59qui ont liquidé
01:02:00leur retraite
01:02:00et à qui on expliquerait,
01:02:01on a fait voter une loi
01:02:02sur le statut
01:02:03de l'élu,
01:02:03elle n'entrera en vigueur
01:02:05que le 1er janvier 2027
01:02:06et donc vous n'y avez pas droit.
01:02:08La troisième raison
01:02:09pour laquelle
01:02:09je voulais prendre la parole
01:02:12et je parle
01:02:12sous le contrôle
01:02:14bienveillant
01:02:15et rigoureux
01:02:15de notre collègue
01:02:16Catherine Difolco
01:02:17qui a été
01:02:18la rapporteure
01:02:19de la proposition
01:02:20de loi
01:02:20sur le secrétaire
01:02:21de mairie.
01:02:22Madame la ministre,
01:02:23vous le savez,
01:02:23vous étiez à l'époque
01:02:24sur nos bancs
01:02:25et vous savez très bien
01:02:26l'importance
01:02:27qu'accordent
01:02:27le secrétaire de mairie
01:02:28à la promotion
01:02:29par l'inscription
01:02:30sur la liste d'aptitude
01:02:31des centres de gestion
01:02:33de la fonction publique
01:02:34territoriale.
01:02:35Ce que nous avons bien
01:02:36voulu concéder
01:02:37au secrétaire de mairie,
01:02:38à savoir qu'elles seraient
01:02:39toutes et qu'ils seraient
01:02:40toutes promus
01:02:41en catégorie B
01:02:42et qu'ils auraient
01:02:43un contingent réservataire
01:02:45sur la liste d'aptitude
01:02:46des centres de gestion
01:02:47de la fonction publique
01:02:47territoriale,
01:02:48j'apprends,
01:02:49je ne sais par quelle mesure
01:02:51et à quelle occasion
01:02:52autour d'un passe-passe,
01:02:53parfois j'ai l'impression
01:02:54de ne pas avoir
01:02:55des ministres face à moi
01:02:56mais des joueurs de bontot,
01:02:58des joueurs de bontot
01:02:59qui sont là pour justement
01:03:00rouler dans la farine
01:03:01leurs interlocuteurs.
01:03:02Ce que nous avons obtenu
01:03:03pour les secrétaires de mairie,
01:03:04je ne comprends pas
01:03:05pourquoi quelques mois plus tard
01:03:07on voudrait le remettre en cause.
01:03:08Bref, voilà autant de sujets
01:03:09sur lesquels nous pourrons
01:03:10avoir le débat en séance.
01:03:13Madame la ministre,
01:03:16expliquez-nous.
01:03:16La parole est à la défendre,
01:03:18je vous remercie.
01:03:18Oui, alors j'ai répondu
01:03:21à la présidente Kuckerman,
01:03:23monsieur le sénateur,
01:03:24cher Éric Kerouche.
01:03:26Alors je partage ce sentiment mitigé
01:03:29que vous avez,
01:03:30je n'interdis pas les sentiments,
01:03:33je sais aussi l'appétence
01:03:35que les uns et les autres ont
01:03:37sur une volonté
01:03:38de pouvoir aller plus haut,
01:03:41plus loin et plus fort,
01:03:43comme on dit aux Jeux olympiques,
01:03:44voilà.
01:03:45Encore une fois,
01:03:46je dis que c'est une course de fond
01:03:47et je ne crois pas
01:03:49que c'est d'un coup
01:03:51de baguette magique,
01:03:53c'est-à-dire que c'est par un texte
01:03:53qu'on va soudainement
01:03:55purifier l'atmosphère
01:03:56en simplifiant les choses.
01:03:58Il faut de l'acharnement,
01:04:00il faut de la détermination
01:04:01et encore une fois,
01:04:02on entreprend une sorte de marathon.
01:04:04Mais je comprends
01:04:05et j'entends et je respecte
01:04:08votre sentiment sur les CCR.
01:04:11C'est un vrai sujet.
01:04:12mais je pense que les CCR
01:04:16ont été créés à un moment
01:04:19pour que les communes
01:04:22entreprennent, on va dire,
01:04:23de l'action sociale
01:04:25dont la définition
01:04:27ou l'action était pour moi
01:04:29un peu encadrée.
01:04:31Aujourd'hui,
01:04:31quand une commune pratique
01:04:33des tarifs sociaux
01:04:34à la cantine,
01:04:36dans ses centres de loisirs,
01:04:38quand elle pratique des tarifs
01:04:40ou la gratuité dans ses médiathèques,
01:04:45dans les transports,
01:04:47tout ça, c'est de l'action sociale
01:04:49puisque c'est vraiment
01:04:51de la capacité qui est donnée
01:04:54de mieux servir,
01:04:56on va dire,
01:04:57la promesse républicaine
01:04:58d'égalité de droit.
01:04:59Et tous ces sujets-là
01:05:00ne sont jamais traités
01:05:02par les CCR.
01:05:03et que nous avons
01:05:04dans des communes
01:05:08une complexité
01:05:09qui est générée
01:05:09parce que la commune,
01:05:10elle met à disposition
01:05:12du personnel municipal
01:05:14pour gérer le CCS
01:05:16et on a un budget à part.
01:05:18Donc, encore une fois,
01:05:19ne nous méprenons pas
01:05:20parce que je sais
01:05:21à un moment le débat
01:05:22qui a eu lieu
01:05:22quand on a déjà
01:05:24dans un texte
01:05:25envisagé
01:05:26le caractère facultatif.
01:05:28Ce n'est pas ce que vous avez dit,
01:05:30je le sais,
01:05:31cher Éric,
01:05:32mais moi,
01:05:33j'ai entendu,
01:05:34on m'a dit,
01:05:34vous comprenez,
01:05:35en gros,
01:05:36vous êtes des gens horribles
01:05:37parce que vous n'avez aucun cœur
01:05:39et vous voulez supprimer
01:05:40toute l'action sociale.
01:05:42On est entre nous
01:05:42des gens
01:05:44qui ont une idée
01:05:45de la complexité de la vie
01:05:46et trop respectueux
01:05:47des engagements
01:05:48des uns et des autres
01:05:49pour ne pas penser
01:05:50que ce que nous faisons,
01:05:52c'est ça.
01:05:53Nous disons,
01:05:53l'action sociale,
01:05:54elle est au cœur,
01:05:56elle est au cœur
01:05:57de l'action de la commune.
01:05:59Enfin,
01:05:59on va prendre
01:06:00les plans communaux
01:06:01de sauvegarde,
01:06:02on va prendre
01:06:03les dispositions
01:06:04qu'on met en place
01:06:05pour les personnes isolées,
01:06:08contre la canicule,
01:06:09contre le grand froid,
01:06:10etc.
01:06:11Et que nous,
01:06:12nous disons,
01:06:13nous affirmons
01:06:13avoir confiance
01:06:14dans les élus locaux
01:06:16pour qu'ils puissent
01:06:17déterminer
01:06:18l'organisation juridique
01:06:20avec laquelle
01:06:21ils vont faire les choses
01:06:22et que rien n'empêche
01:06:24d'associer,
01:06:25comme ça se fait
01:06:26dans l'État de commission,
01:06:27des partenaires
01:06:29importants.
01:06:30Donc,
01:06:31donner cette liberté,
01:06:32encore une fois,
01:06:33c'est réaffirmer
01:06:35le cœur
01:06:36de l'action des communes
01:06:37qui est une action sociale
01:06:39au sens large.
01:06:40Mais encore une fois,
01:06:41moi,
01:06:42je suis favorable
01:06:43à permettre
01:06:45la liberté
01:06:46de choix
01:06:47aux communes
01:06:47car je suis sûre
01:06:48que nous n'aurons pas
01:06:49moins d'action sociale,
01:06:51nous aurons encore une fois
01:06:52une meilleure performance
01:06:56des choses.
01:06:57Les secrétaires de mairie,
01:06:59j'ai entendu,
01:07:01j'ai entendu plusieurs fois,
01:07:03effectivement,
01:07:04le texte,
01:07:05parce que si je n'ai pas compris,
01:07:06là, franchement,
01:07:07il faudrait que je m'inquiète.
01:07:09j'ai été de celles
01:07:11qui ont voté le texte,
01:07:13j'ai été de celles,
01:07:14et je l'affirme,
01:07:15qui ont dit
01:07:15qu'on a un problème
01:07:16de secrétaires de mairie,
01:07:17il nous en manque 2300.
01:07:18Comment voulez-vous
01:07:19avoir des secrétaires de mairie
01:07:20deux jours par semaine
01:07:22dans des communes,
01:07:23dans trois ou quatre communes,
01:07:24à 40 kilomètres
01:07:25de la ville-centre ?
01:07:29Et encore une fois,
01:07:30je pense que c'est un métier
01:07:31extrêmement particulier,
01:07:33unique,
01:07:34et qu'il appartient
01:07:35qu'on puisse reconnaître ça
01:07:38et que le principe
01:07:40d'uniformité
01:07:41et d'égalité uniforme
01:07:43dans la manière
01:07:43de traiter
01:07:45le mérite
01:07:46et la reconnaissance
01:07:47des gens,
01:07:49voilà,
01:07:49peut poser question.
01:07:51J'ai entendu
01:07:54vos questions.
01:07:55Renforcement du pouvoir
01:07:57du président de l'exécutif,
01:07:59j'ai entendu.
01:08:00Je sais que,
01:08:00par exemple,
01:08:02dans un article,
01:08:03on propose
01:08:03que la mise
01:08:04à enquête publique
01:08:05soit décidée
01:08:05par le président
01:08:06de l'exécutif
01:08:07et pas par l'Assemblée,
01:08:09c'est une question
01:08:10que j'entends
01:08:11et je comprends.
01:08:12Il nous faut trouver
01:08:13la voie
01:08:14entre la procédure
01:08:16qui est alors dit
01:08:16qui fait qu'au Conseil
01:08:17communautaire
01:08:18vous prenez une décision,
01:08:19ensuite chaque commune
01:08:20doit valider le truc,
01:08:21une formalité,
01:08:23voilà,
01:08:23mais j'entends
01:08:24l'encadrement
01:08:25de la voie de recours.
01:08:26C'est un principe
01:08:27qui est cher au Sénat,
01:08:28la présidente l'a rappelé,
01:08:30la préservation
01:08:31des libertés.
01:08:33Je pense que nous y sommes
01:08:35tous extrêmement attachés
01:08:36et en même temps,
01:08:38moi je vous le dis
01:08:39très franchement
01:08:39comme d'habitude,
01:08:41quand j'étais maire
01:08:42et même encore,
01:08:43je vois
01:08:43ce que j'appelle
01:08:45une sorte
01:08:47d'excès
01:08:48des recours
01:08:50qui, à un moment,
01:08:52amène des élus
01:08:53à s'interroger
01:08:54sur l'objet
01:08:56et que parfois
01:08:57le recours
01:08:58n'est pas forcément
01:08:59très proche
01:09:00de ce qu'on appelle
01:09:01l'intérêt général.
01:09:02Et donc on peut avoir
01:09:04des recours
01:09:04qui sont là
01:09:05juste pour empêcher
01:09:06que des choses
01:09:06se produisent.
01:09:07Donc c'est un chemin
01:09:08très étroit
01:09:11mais voilà,
01:09:12il faut qu'on soit
01:09:15attentif à ça.
01:09:17Alors,
01:09:18monsieur le sénateur,
01:09:20cher Hussein,
01:09:21je vous sens
01:09:22très en forme,
01:09:23si je puis dire.
01:09:25Comme les élus en cours.
01:09:26C'est cela.
01:09:27Mais ils font partie
01:09:28de mon quotidien aussi.
01:09:30Et que police municipale,
01:09:33j'entends,
01:09:34je comprends,
01:09:34je respecte,
01:09:35je ne partage pas
01:09:37avec la même tonalité
01:09:38votre impatience
01:09:39mais je reconnais
01:09:40que c'est un texte
01:09:40qui est important
01:09:41et urgent.
01:09:43Alors,
01:09:43que fait le gouvernement
01:09:44au-delà de sa donnée
01:09:46toute la journée
01:09:46à des jeux de bontot,
01:09:48des tours de passe-passe ?
01:09:50Alors moi,
01:09:50je ne sais pas faire,
01:09:50je suis trop franche
01:09:51pour faire des tours
01:09:52de passe-passe.
01:09:53Il nous arrive
01:09:54de travailler beaucoup,
01:09:55il nous arrive aussi
01:09:57d'être confrontés
01:09:58à des réalités.
01:10:00Je veux dire,
01:10:00on a eu des choix
01:10:03et j'assume,
01:10:04le gouvernement fait
01:10:05des choix de priorité
01:10:06et nous avons aujourd'hui
01:10:07un embouteillage législatif
01:10:09qui est dû à des urgences.
01:10:10On a eu la loi agricole,
01:10:13on a eu le narcotrafic.
01:10:14Aujourd'hui,
01:10:15tout le monde appelle
01:10:16de ses voeux
01:10:16une loi de protection
01:10:18de l'enfance
01:10:20et nul ne peut dire
01:10:22que ceci ne relève pas
01:10:23de l'urgence.
01:10:25Je sais que
01:10:26le ministre
01:10:28de l'Intérieur
01:10:30est aussi
01:10:32très
01:10:33attentif
01:10:34sur les polices
01:10:34municipales
01:10:35et j'espère,
01:10:36je ne sais pas
01:10:37si ce texte
01:10:37pourrait être passé
01:10:38avant la fin
01:10:39de la session
01:10:40extraordinaire,
01:10:41mais il doit en tout cas
01:10:42faire partie
01:10:43des priorités,
01:10:45je sais,
01:10:46sur la retraite
01:10:46des élus.
01:10:47Alors,
01:10:47cher Hussein,
01:10:48je suis souvent d'accord
01:10:49avec toi,
01:10:49mais là,
01:10:50pas du tout.
01:10:51On n'a jamais menti.
01:10:53Non, non,
01:10:54mais moi,
01:10:54là,
01:10:54je suis catégorique
01:10:56parce que j'ai été interrogée
01:10:57par beaucoup d'entre vous
01:10:59sur l'entrée en vigueur
01:11:00de la réforme des élus
01:11:02et je l'ai dit
01:11:02au moment même
01:11:04du texte
01:11:05que les décrets
01:11:07d'application
01:11:08se prenaient
01:11:09dans un délai
01:11:10maximal
01:11:12ordinaire
01:11:12de 6 mois.
01:11:13Nous allons le sortir.
01:11:15Ce décret
01:11:16d'application,
01:11:17il est rédigé
01:11:18par le ministère
01:11:18et moi,
01:11:19je ne me désolidarise pas.
01:11:21On a travaillé ensemble
01:11:22mais ça vous a été dit
01:11:23par le ministre lui-même
01:11:25et je l'ai dit
01:11:26à l'occasion
01:11:26de questions d'actualité.
01:11:28Nous devons
01:11:30obtenir
01:11:30de toutes les caisses
01:11:32de retraite
01:11:32de France
01:11:33l'adaptation
01:11:35de leurs dispositifs
01:11:36à la prise en compte
01:11:37de ça.
01:11:38Alors,
01:11:38cher Hussein,
01:11:40je sais que,
01:11:41sûrement que tu penses
01:11:41comme moi,
01:11:43il ne suffit pas
01:11:44de dire
01:11:44voilà,
01:11:45c'est fait,
01:11:45on a décidé,
01:11:46on y va.
01:11:47Il fallait que
01:11:47toutes les caisses
01:11:48de retraite
01:11:49s'y mettent,
01:11:50il fallait sécuriser
01:11:51et nous avons toujours
01:11:52dit que tant
01:11:53que le décret
01:11:54d'application
01:11:54n'était pas paru,
01:11:56il ne fallait pas
01:11:57que les élus
01:11:59enclenchent
01:11:59ou déclenchent
01:12:00leur droit
01:12:00à la retraite.
01:12:01C'est vrai
01:12:01pour tous
01:12:02les dispositifs.
01:12:03Donc,
01:12:04ça n'est pas
01:12:04un tour de bonteau
01:12:05et un tour de passe.
01:12:06J'ai toujours dit
01:12:07qu'il fallait attendre
01:12:09et qu'il y aura
01:12:10aujourd'hui
01:12:11une mise en oeuvre,
01:12:12tu l'as dit,
01:12:13effectivement,
01:12:15au 1er janvier
01:12:17et c'est la règle
01:12:18de droit commun.
01:12:19On aurait pu souhaiter
01:12:20que ça aille plus vite
01:12:21mais on n'a pas menti.
01:12:26C'est sur ces mots
01:12:28Madame la Ministre
01:12:29que nous allons
01:12:30nous quitter.
01:12:31Sauf quand même,
01:12:32M. Dobrès
01:12:32veut redire
01:12:33un petit mot
01:12:34et je le lui cède
01:12:36car il est le rapporteur.
01:12:36Très rapidement,
01:12:37suite à l'intervention
01:12:38de la Ministre,
01:12:39dire à nos collègues
01:12:40que les rapporteurs
01:12:41vont proposer
01:12:43des amendements
01:12:44de suppression
01:12:45sur les deux sujets
01:12:47que j'ai évoqués
01:12:47en exergue,
01:12:48à savoir,
01:12:48nous devons maintenir
01:12:50intact la loi
01:12:50sur les secrétaires
01:12:51de mairie
01:12:51et nous ne devons
01:12:52en rien remettre
01:12:53en cause
01:12:53tous les aspects
01:12:54du statut
01:12:55de l'élu local
01:12:55y compris
01:12:56les retraites
01:12:57des élus locaux.
01:13:00Et bien voilà,
01:13:01c'est donc le rapporteur
01:13:02qui aurait le dernier mot.
01:13:03Merci Madame la Ministre,
01:13:04nous nous revoyons bientôt.
01:13:06Deuxième audition
01:13:07de Françoise Gattel
01:13:08que nous vous proposons
01:13:09de suivre ce matin,
01:13:10c'est celle qui se tenait
01:13:11la semaine dernière.
01:13:12La Ministre a pu évoquer
01:13:13les enjeux actuels
01:13:15des collectivités territoriales
01:13:16devant la délégation
01:13:17dédiée au Sénat.
01:13:18On l'écoute.
01:13:20Merci beaucoup Monsieur le Président.
01:13:22Bonjour à tous.
01:13:24Je suis toujours très heureuse
01:13:27de ces échanges avec vous
01:13:29et vraiment on est à votre disposition
01:13:31autant que faire,
01:13:33se paie,
01:13:33autant que de besoins
01:13:34pour échanger très librement
01:13:35en amont.
01:13:36Hier, nous avions une réunion
01:13:38très importante,
01:13:39c'était une rencontre
01:13:40très importante
01:13:44au ministère
01:13:45sur le thème
01:13:46de la stratégie
01:13:47d'aménagement
01:13:48du territoire
01:13:49et c'était une rencontre
01:13:50très libre
01:13:51avec,
01:13:52nous avions des universitaires,
01:13:54des chercheurs,
01:13:54des élus
01:13:55qui sont venus
01:13:56témoigner.
01:13:58L'idée étant,
01:13:59et c'est peut-être
01:14:00dans cet axe-là
01:14:01que je présenterai
01:14:02les choses
01:14:03que nous savons,
01:14:04les défis
01:14:05que nous avons
01:14:06à relever,
01:14:07que nous ne vivons pas
01:14:09une crise,
01:14:10même si nous avons
01:14:11des successions
01:14:12de crises,
01:14:13nous vivons
01:14:13une profonde mutation
01:14:15et qu'il nous faut
01:14:16avec lucidité,
01:14:18non sans difficulté,
01:14:20regarder
01:14:22le monde
01:14:23qui sera le nôtre
01:14:24demain
01:14:24avec trois défis,
01:14:26celui du défi
01:14:28démographique
01:14:29sur lequel
01:14:29aujourd'hui
01:14:30nous n'avons pas
01:14:31fermé les yeux,
01:14:31nous n'avons pas
01:14:32pris conscience
01:14:33que le développement
01:14:35ne se ferait pas
01:14:36avec cette croissance
01:14:37démographique
01:14:38que nous connaissions,
01:14:39évolution démographique
01:14:41marquée par un vieillissement
01:14:42de population
01:14:43donc qui transforme,
01:14:44une transition
01:14:47climatique
01:14:47et écologique
01:14:48absolument nécessaire
01:14:50dans lesquelles
01:14:51les collectivités
01:14:52sont déjà largement
01:14:53inscrites
01:14:54et puis
01:14:54une transition
01:14:55autour de ce que
01:14:56j'appelle
01:14:56la souveraineté alimentaire
01:14:58et notamment
01:14:59la réindustrialisation
01:15:01dans ses formes
01:15:02diverses et variées
01:15:04sachant que 31%
01:15:05de l'industrie française
01:15:06est installée
01:15:07dans ce qu'on appelle
01:15:08les territoires
01:15:10ce qui est le taux
01:15:11le plus important
01:15:13le taux le plus important
01:15:15d'Europe
01:15:16alors
01:15:17effectivement
01:15:18quand on se dit
01:15:19que l'État
01:15:20commence à s'intéresser
01:15:21à la stratégie
01:15:22d'aménagement
01:15:22du territoire
01:15:23en gros on peut penser
01:15:24on se parle
01:15:25de gens franchement
01:15:25l'État pense pour nous
01:15:27et va nous dire
01:15:27ce qu'il y a à faire
01:15:28je rappelle
01:15:29ce que la data
01:15:30avait été
01:15:31quand elle a été créée
01:15:32la data
01:15:33a été l'outil
01:15:35d'un État
01:15:35qui est un État
01:15:37stratège
01:15:38qui pouvait
01:15:40nous dresser
01:15:41le fond de tableau
01:15:43de l'avenir
01:15:44et l'État
01:15:45se fixait
01:15:46donc une sorte
01:15:47de feuille de route
01:15:48qu'elle devait partager
01:15:49avec les élus locaux
01:15:51et les territoires
01:15:52accompagnés
01:15:52nous savons
01:15:53dans tous les territoires
01:15:54combien nous avons eu
01:15:57ce fil
01:15:58ou cette route
01:15:59qui était tracée
01:16:00nous a aidé
01:16:01on a fait
01:16:02des plans routiers
01:16:03on a fait
01:16:04des gros aménagements
01:16:05État et collectivité
01:16:07donc la stratégie
01:16:07d'aménagement
01:16:08du territoire
01:16:09dont nous parlons
01:16:10dans un des deux textes
01:16:11de loi
01:16:12c'est pas un truc
01:16:13penser au ministère
01:16:14entre nous
01:16:15c'est quelque chose
01:16:16de travailler
01:16:17avec des chercheurs
01:16:20des scientifiques
01:16:21des organismes
01:16:22qui nous permettent
01:16:23de documenter
01:16:25les choses
01:16:25et hier
01:16:26il y avait
01:16:27170 personnes
01:16:28qui ont témoigné
01:16:30certains d'entre vous
01:16:31et c'est extrêmement intéressant
01:16:32l'idée
01:16:32c'est de poursuivre ça
01:16:33et de se dire
01:16:34voilà comment est l'horizon
01:16:36et maintenant
01:16:37les collectivités
01:16:38elles ont un principe
01:16:39de libre administration
01:16:41donc il s'agit pas
01:16:42d'imposer
01:16:43des choses
01:16:44ensuite
01:16:45alors j'aurais fait
01:16:45un petit parenthèse
01:16:46sur là où nous en sommes
01:16:47sur le statut de l'élu
01:16:48parce qu'il y a des questions
01:16:49donc j'en parle
01:16:50nous sommes en train
01:16:52de finaliser
01:16:53le décret
01:16:55sur
01:16:56la bonification
01:16:58de retraite
01:16:59le sujet
01:17:00est
01:17:01chez
01:17:02je me défile pas
01:17:03je me défausse pas
01:17:04mais ça fait partie
01:17:05de la compétence
01:17:07du collègue
01:17:08du ministère
01:17:09du travail
01:17:10il est
01:17:11l'objet
01:17:12je devrais pas dire ça
01:17:13mais je vais le dire
01:17:14l'harcèlement
01:17:15de ma part
01:17:16sur le sujet
01:17:17et de vous aussi
01:17:18et donc le décret
01:17:19va sortir
01:17:21je voulais remercier
01:17:22la délégation
01:17:23pour ses travaux
01:17:24et particulièrement
01:17:25d'un des derniers rapports
01:17:27qui ont été faits
01:17:27par Jean-Marie
01:17:29Mison
01:17:29qui est la
01:17:30et Marie Scarère
01:17:30et on s'est rencontré
01:17:32sur le sujet
01:17:33sur cette intercommunalité
01:17:36qui est un atout
01:17:36une chance
01:17:37qui est dans le paysage
01:17:38je sais qu'on l'a écrit pas
01:17:39toutefois néanmoins
01:17:40et cependant
01:17:41on a encore
01:17:42un sujet
01:17:43de proximité
01:17:44avec la commune
01:17:45hier
01:17:46dans la rencontre
01:17:49stratégie d'aménagement
01:17:49du territoire
01:17:50nous avions le président
01:17:55du syndicat
01:17:57oui c'est ça
01:17:58Seine-Normandie
01:17:59de l'eau
01:17:59vous voyez
01:18:00c'est énorme
01:18:02c'est 400 communes
01:18:03ça va de l'aube
01:18:05au Havre
01:18:07et bien ce président
01:18:08lui-même
01:18:09nous a expliqué
01:18:10que lui
01:18:11il a souhaité
01:18:12qu'il y ait un représentant
01:18:13de chaque commune
01:18:14dans ce syndicat
01:18:15disant que si
01:18:17on enlève
01:18:18à la commune
01:18:19la capacité
01:18:21de s'intéresser
01:18:22à l'eau
01:18:23on aura
01:18:24beaucoup de mal
01:18:25à faire que ce sujet
01:18:26soit partagé
01:18:28donc moi
01:18:29j'ai entendu
01:18:29les propositions
01:18:30que vous avez faites
01:18:31sur la nécessité
01:18:33pour
01:18:34les élus
01:18:35qui gouvernent
01:18:36d'être plus près
01:18:37des communes
01:18:38d'avoir un projet
01:18:38de territoire
01:18:39de discuter
01:18:40de dialoguer
01:18:40toutefois
01:18:41vous le savez bien
01:18:42moi je ne suis pas favorable
01:18:43à des normes supplémentaires
01:18:45donc je ne suis pas favorable
01:18:46à des règles qu'on impose
01:18:48mais ça se discute
01:18:49sur les textes
01:18:51qui arrivent
01:18:52en fait nous en avons trois
01:18:53le Sénat envoie deux
01:18:55là avant l'été
01:18:56mais la semaine prochaine
01:18:58nous nous présentons
01:18:59à l'assemblée
01:19:01nous débattons
01:19:02le texte
01:19:03sur la Corse
01:19:03alors j'en parle
01:19:04parce que ça fait partie
01:19:06des réflexions
01:19:07qu'on peut avoir
01:19:08les uns
01:19:08et les autres
01:19:09sur la différenciation
01:19:11l'adaptation
01:19:12des lois
01:19:13et de considérer
01:19:14en l'occurrence
01:19:15dans ce cas
01:19:15qu'une île
01:19:16qui est à 18 kilomètres
01:19:18de la Sicile
01:19:19à 180 kilomètres
01:19:21de Nice
01:19:22qui est une île
01:19:24montagneuse
01:19:25avec un bassin
01:19:26de vie méditerranéen
01:19:27présente sans doute
01:19:29des particularités
01:19:30et des singularités
01:19:31qui nécessitent
01:19:34des adaptations
01:19:36dans une différenciation
01:19:38qui est sans doute
01:19:41voilà plus conséquente
01:19:42que la différenciation
01:19:43qu'on fait d'habitude
01:19:44mais il faut qu'on puisse
01:19:45le faire
01:19:45les deux autres textes
01:19:46qui arrivent
01:19:47c'est la simplification
01:19:48alors vous le savez bien
01:19:50et je remercie la délégation
01:19:51qui a fait une œuvre
01:19:53de bénédictin
01:19:54sur
01:19:55comme Alain Lambert
01:19:56et comme le fait
01:19:57Gilles Caresse
01:19:58sur ce sujet
01:19:59parce qu'en gros
01:19:59pour prendre une image
01:20:01c'est une baignoire
01:20:02qu'on essaie de vider
01:20:03alors que le robinet
01:20:04continue à fonctionner
01:20:06donc il ne faut pas déprimer
01:20:08il ne faut pas désespérer
01:20:10il faut tenir
01:20:11il faut veiller
01:20:13à vider un peu
01:20:14la baignoire
01:20:14et surtout
01:20:16il faut que nous veillons
01:20:17les uns et les autres
01:20:19à réduire
01:20:21le volume du robinet
01:20:22parce que je crois
01:20:24que nous sommes tous
01:20:24y compris nos concitoyens
01:20:26nous sommes tous
01:20:28producteurs de normes
01:20:30pour des tas de raisons
01:20:32et que comme la vie
01:20:32est complexe
01:20:33on a aujourd'hui
01:20:34une addition
01:20:35une confrontation
01:20:36de normes
01:20:37qui naissent
01:20:38de la protection
01:20:39de l'environnement
01:20:39de la sécurité
01:20:40enfin la protection alimentaire
01:20:42vous voyez bien
01:20:43bon au final
01:20:44tout ça
01:20:44ça fait une sorte
01:20:45d'embouteillage
01:20:47et de nœud
01:20:48et le premier ministre
01:20:49s'est engagé
01:20:50il a dit au congrès des mères
01:20:52à ce que pour l'été
01:20:54ou avant le prochain
01:20:55congrès des mères
01:20:57nous ayons
01:20:59réduit de 100
01:21:00le nombre de normes
01:21:01alors je pense
01:21:02que tout ça
01:21:03va dépendre du travail
01:21:04que vous allez faire
01:21:04mais je ne fais aucune pression
01:21:07nous allons
01:21:08au cours du premier
01:21:09semestre
01:21:10nous aurons pris
01:21:11122 mesures
01:21:12de simplification
01:21:13et nous pouvons
01:21:14si nous avançons bien
01:21:15arriver à 160
01:21:17alors ça a l'air de rien
01:21:20mais la manière
01:21:21dont nous avons procédé
01:21:22nous avons sollicité
01:21:24les associations
01:21:25d'élus
01:21:25les parlementaires
01:21:27sur des suggestions
01:21:28de simplification
01:21:30et nous avons aussi
01:21:31sollicité les préfets
01:21:32et nous avons évalué
01:21:35chacune de ces dispositions
01:21:37est-ce possible
01:21:38n'est-ce pas possible
01:21:39et nous avons traité
01:21:40par urgence
01:21:42et par capacité de faire
01:21:45à deux niveaux
01:21:45d'abord
01:21:46un niveau réglementaire
01:21:48donc ce sont des décrets
01:21:50donc il y a déjà eu
01:21:50un méga décret
01:21:51et vous avez ici
01:21:54les personnes obsédées
01:21:56de la simplification
01:21:57au cabinet
01:21:58et je les remercie
01:22:00parce qu'elles font
01:22:00un travail
01:22:01parce qu'il faut après
01:22:02que nous on parle
01:22:02à tous les ministères
01:22:04vous voyez
01:22:06bon
01:22:07donc on aura fait
01:22:08un premier méga décret
01:22:09je donne l'exemple
01:22:10le plus frappant
01:22:11dont vous avez entendu parler
01:22:12c'est celui de la piscine
01:22:14qu'on est obligé
01:22:15de vider tous les ans
01:22:16alors que l'eau
01:22:16est sanitairement correct
01:22:18ça coûte 30 millions d'euros
01:22:20au global
01:22:21et jeter de l'eau saine
01:22:24par les fenêtres
01:22:25aujourd'hui
01:22:25c'est quand même
01:22:26un peu curieux
01:22:27donc ça y est
01:22:28on a réussi à supprimer
01:22:29ce décret
01:22:30on en a fait d'autres
01:22:32puisque c'est 46 mesures
01:22:33de simplification
01:22:34qui concernent
01:22:35le fonctionnement quotidien
01:22:37des collectivités locales
01:22:39et notamment les communes
01:22:40et ça assouplit
01:22:40les règles
01:22:41le deuxième méga décret
01:22:44on pourrait imaginer
01:22:46qu'il soit publié
01:22:47d'ici le 15 juillet
01:22:49avant la fête nationale
01:22:50il n'y a aucun rapport
01:22:52et ensuite
01:22:53nous avons donc
01:22:53ce projet de loi
01:22:54qui vous arrive
01:22:55qui comprend 42 mesures
01:22:57de simplification
01:22:58donc moi on me dit
01:22:59et j'entends
01:23:00oui enfin il y a tout
01:23:02il y a des choses
01:23:03différentes
01:23:03mais classées
01:23:04selon des thèmes
01:23:05et sincèrement
01:23:06pour avoir travaillé
01:23:07avec les élus
01:23:09les assauts d'élus
01:23:10et vous tous
01:23:11je pense que nous faisons
01:23:13une oeuvre utile
01:23:15alors on pourrait dire
01:23:16on voudrait un grand soir
01:23:17de la simplification
01:23:19moi les soirs de révolution
01:23:21bon franchement
01:23:23on est content
01:23:23le lendemain
01:23:25ça nous pose des problèmes
01:23:26et qu'en tout cas
01:23:28et qu'en tout cas
01:23:29je pense que nous disposons
01:23:31en tout cas le gouvernement
01:23:32d'un temps
01:23:33qui est le temps
01:23:35qui court
01:23:36jusqu'à la prochaine échéance
01:23:39peut-être moins
01:23:40et qui en tout cas
01:23:41nous amène
01:23:42et nous oblige
01:23:43à être utile
01:23:44parce que vous
01:23:44enfin vous connaissez ça
01:23:46mieux que moi
01:23:46tous les élus
01:23:48qui sont nouveaux
01:23:48qu'est-ce qu'ils nous disent
01:23:50matin et soir
01:23:51simplifier les choses
01:23:52donc nous avons
01:23:53une obligation de résultat
01:23:55c'est pourquoi
01:23:55le texte
01:23:56que nous proposons
01:23:57qu'on pourrait enrichir
01:23:59voilà
01:23:59il doit aller au bout
01:24:01il doit prospérer
01:24:02si
01:24:03on se parle très franchement
01:24:05si ce texte
01:24:06connaît l'emballement
01:24:07du texte
01:24:09simplification
01:24:10de la vie économique
01:24:12voilà
01:24:12ça veut dire
01:24:13moi je respecte
01:24:14je fais aucun jugement
01:24:15de valeur
01:24:16je dis juste
01:24:16que nous n'aurons pas
01:24:17apporté
01:24:18dans un temps
01:24:19d'urgence
01:24:20à nos élus
01:24:22et je pense surtout
01:24:22aux maires
01:24:23et notamment aux maires
01:24:24des plus petites communes
01:24:25la réponse
01:24:26dont ils ont besoin
01:24:27donc nous avons fait
01:24:28un texte
01:24:29qui est simple
01:24:29qui est clair
01:24:30voilà
01:24:30sur lequel
01:24:31il doit y avoir
01:24:32quelques questions
01:24:33importantes
01:24:34et j'en parlerai
01:24:35deuxième texte
01:24:37c'est le texte
01:24:38état efficace
01:24:40bon
01:24:40alors là
01:24:43nous
01:24:43nous entendons
01:24:44beaucoup de choses
01:24:47j'ai entendu
01:24:48des choses
01:24:48positives
01:24:49mais
01:24:49et j'ai entendu
01:24:50d'autres choses
01:24:51mais comment
01:24:51l'état
01:24:52est en train
01:24:54de recentraliser
01:24:55non
01:24:56enfin
01:24:56il faut lire le texte
01:24:58qu'est-ce qu'on fait
01:25:00on est
01:25:01d'abord
01:25:02là où il y a
01:25:02une déception
01:25:04que moi je partage
01:25:05et j'assume
01:25:06le premier ministre
01:25:08a exprimé
01:25:08et moi j'ai fait
01:25:09la même chose
01:25:11la volonté
01:25:12la nécessité
01:25:13d'un acte
01:25:14de décentralisation
01:25:15parce qu'on voit bien
01:25:16que
01:25:17les choses
01:25:18ne sont pas
01:25:19organisées
01:25:20pour permettre
01:25:21d'être efficaces
01:25:22le premier ministre
01:25:23dit voilà
01:25:23il y a beaucoup de monde
01:25:24dans la cuisine
01:25:24on ne sait pas
01:25:25qui fait quoi
01:25:25donc il nous faut
01:25:26poursuivre
01:25:27la décentralisation
01:25:28nous avons
01:25:30consulté
01:25:31les
01:25:32les associations
01:25:33d'élus
01:25:34le sénat
01:25:35a produit
01:25:36plusieurs rapports
01:25:37sur le sujet
01:25:38nous avons eu
01:25:39Eric Wörth
01:25:40enfin on a tout
01:25:41en magasin
01:25:41on sait
01:25:42ce qui va
01:25:43ce qui ne va pas
01:25:43donc on peut se dire
01:25:44maintenant il n'y a qu'à
01:25:45sauf que c'est là
01:25:46où ça commence
01:25:48les associations
01:25:49d'élus
01:25:49ont des visions
01:25:50différentes
01:25:50c'est normal
01:25:51deuxièmement
01:25:52il ne vous a pas
01:25:53échappé
01:25:54que le calendrier
01:25:57parlementaire
01:25:58était très embouteillé
01:25:59avec des urgences
01:26:00et que si nous mettons
01:26:01sur la table
01:26:02un acte
01:26:03de décentralisation
01:26:04je vous renvoie
01:26:05au grand débat
01:26:07qu'il y a eu
01:26:07au moment de la loi
01:26:08nôtre
01:26:08de la loi
01:26:08MAPTAM
01:26:09est-ce que nous sommes
01:26:10capables
01:26:10ensemble
01:26:11de produire
01:26:12un texte
01:26:13de décentralisation
01:26:15efficace
01:26:16et dans un temps
01:26:16raisonnable
01:26:17sachant qu'il n'y a pas
01:26:18de majorité
01:26:19à l'Assemblée
01:26:19donc
01:26:22lucidité
01:26:23qui ne veut pas
01:26:24dire renoncement
01:26:25nous nous pensons
01:26:26qu'aujourd'hui
01:26:27ouvrir un grand débat
01:26:28sur la décentralisation
01:26:29c'est nécessaire
01:26:30c'est utile
01:26:31mais nous ne gardons
01:26:32enfin nous pensons
01:26:33que ce texte
01:26:34n'aboutira pas
01:26:35et que aujourd'hui
01:26:36le Premier ministre
01:26:37a dit
01:26:37dans le temps
01:26:38qui est le nôtre
01:26:39on a le choix
01:26:40entre ouvrir
01:26:41des grands chantiers
01:26:42qui se termineront
01:26:43jamais
01:26:44ne rien faire
01:26:45ou faire des choses
01:26:47utiles
01:26:47et claires
01:26:48alors on dit
01:26:49c'est manquer d'ambition
01:26:50moi je ne pense pas
01:26:51du tout
01:26:51je pense que c'est
01:26:52une méthode de travail
01:26:54qui est une ambition
01:26:54c'est être efficace
01:26:55pragmatique
01:26:56et produire du résultat
01:26:58c'est ça que nous avons
01:26:59choisi
01:27:00même si
01:27:01nous allons
01:27:03proposer
01:27:03un texte
01:27:04vous le savez
01:27:04de décentralisation
01:27:06thématique
01:27:07sur le logement
01:27:09et que la décentralisation
01:27:10nous n'avons pas renoncé
01:27:11nous n'avons pas changé
01:27:12d'avis
01:27:13sauf que nous disons
01:27:14en ce moment
01:27:15ça n'est pas possible
01:27:16et donc
01:27:17qu'allons-nous faire
01:27:18nous allons faire
01:27:19ce qui n'a jamais été fait
01:27:21dans notre pays
01:27:22au moment des réformes
01:27:25territoriales
01:27:25c'est-à-dire
01:27:26nous on porte
01:27:27on évalue
01:27:29l'organisation
01:27:30de l'état territorial
01:27:32et on se dit
01:27:33mais peut-être
01:27:33allez-vous me contredire
01:27:34et je serai ravie
01:27:35non non
01:27:36mais l'état territorial
01:27:37ça marche vraiment bien
01:27:38tout le monde
01:27:39sait qu'il fait quoi
01:27:40c'est clair
01:27:40il n'y a qu'un chef d'orchestre
01:27:42non
01:27:42vous savez
01:27:43comme moi
01:27:44que l'état territorial
01:27:46est éparpillé
01:27:47façon puzzle
01:27:48voilà pour cette audition
01:27:50de Françoise Gatel
01:27:51que vous avez pu suivre
01:27:52sur notre antenne
01:27:52n'hésitez pas
01:27:53à lire les déccriptions
01:27:54et à voir les replays
01:27:56de Public Sénat
01:27:56c'est sur notre site
01:27:57publicsénat.fr
01:27:58très belle suite
01:27:59des programmes
01:28:00sur notre antenne
01:28:01Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:04Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:10Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:11Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:12Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations