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Au programme de cette nouvelle édition de "En direct du Sénat", l’émotion et les questions au Sénat après le drame de l’affaire Lyhanna. Le Premier ministre a reconnu un problème de moyens pour l’institution judiciaire mais pas dans l’affaire de la jeune Lyhanna. Également à la une cette semaine, Gérald Darmanin et Laurent Nunes, au Sénat mardi matin. Les deux ministres ont répondu aux remarques des sénateurs de la commission des lois. Troisième thème cette semaine¿: Matthieu Pigasse président du groupe Combat qui possède Radio Nova, le festival Rock en Seine, ou encore le magazine Les Inrocks. Il était auditionné par la commission d’enquête sur le financement privé des politiques publiques. Et enfin, le projet de loi d’urgence agricole. Il arrive au Sénat dans quelques jours, première étape l’audition de la¿ministre cette semaine ainsi que les syndicats agricoles. Année de Production :

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00:00:11Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition en direct du Sénat.
00:00:15Votre programme qui revient tous les jeudis sur les temps forts de l'actualité de la Chambre haute du Parlement.
00:00:19Voici les titres cette semaine.
00:00:20À la une, il y a l'émotion et les questionnements au Sénat après le drame de l'affaire Liana.
00:00:25Le Premier ministre a reconnu un problème de moyens pour l'institution judiciaire, mais pas dans l'affaire de la
00:00:30jeune Liana, vous l'entendrez.
00:00:32Également à la une cette semaine, Gérald Darmanin, Laurent Nouniès au Sénat mardi matin, les deux ministres ont répondu au
00:00:38remarque des sénateurs de la Commission des lois.
00:00:40Troisième titre à la une, Mathieu Pigasse, président du groupe Combat, qui possède Radio Nova, le festival Rock en Seine
00:00:46ou encore le magazine Les Unrocks.
00:00:48Il était auditionné par la Commission d'enquête sur le financement privé des politiques publiques.
00:00:53Et enfin, le projet de loi d'urgence agricole.
00:00:55Il arrive au Sénat dans quelques jours.
00:00:58Première étape avec l'audition de la ministre cette semaine en commission.
00:01:06Mais d'abord donc les retentissements politiques après le meurtre de la petite Liana.
00:01:11Le gouvernement était sous le feu des questions au Sénat hier.
00:01:14Vous voyez cet échange entre la présidente du groupe communiste et le Premier ministre.
00:01:18– Je veux d'abord apporter notre soutien à la famille de Liana face à ce meurtre abject.
00:01:24Je veux saluer la hauteur des propos tenus par les élus locaux du Gers dont beaucoup devraient s'inspirer.
00:01:32L'horreur, la compassion ne peuvent nous faire taire la réalité.
00:01:37Votre garde des Sceaux a annoncé pouvoir traiter en un mois 70 000 dossiers restés en attente.
00:01:43Est-ce bien raisonnable ?
00:01:45Au-delà de ces dossiers, ce sont des milliers d'enfants victimes de violences qui ne sont pas entendus.
00:01:51Notre devoir est de faire en sorte qu'ils le soient,
00:01:54que les violences qu'ils subissent soient stoppées par les adultes que nous sommes.
00:01:59L'inspection générale devra faire toute la lumière sur les dysfonctionnements s'il y en a eu.
00:02:04Mais elles ne sauraient suffire.
00:02:07N'en déplaise au président de la République qui a déclaré qu'on ne me parle pas de moyens.
00:02:13Rendre justice est aussi une question de moyens.
00:02:17Il y a urgence à débloquer les moyens pour les enquêteurs, les magistrats,
00:02:22mais aussi pour l'éducation nationale, la psychiatrie.
00:02:25Il y a urgence à mettre en œuvre les recommandations de la CIVIS.
00:02:29Face aux besoins de justice qui s'expriment partout dans notre pays,
00:02:34l'heure n'est pas à fragiliser davantage l'institution judiciaire.
00:02:38Mais la défendre, c'est lui donner les moyens d'agir.
00:02:43Des milliers de personnes se sont rassemblées depuis lundi devant les tribunaux
00:02:48pour dire une chose simple.
00:02:51Nous voulons briser la loi du silence et construire une société qui protège réellement les enfants.
00:02:59Ces rassemblements ont eu lieu partout en France, y compris Place Vendôme,
00:03:04là où dans l'incompréhension générale, le rassemblement de lundi soir fut interdit.
00:03:09Monsieur le Premier ministre, quand les moyens attendus seront-ils débloqués ?
00:03:14Et quand les enfants de notre pays seront-ils réellement protégés ?
00:03:21Pour vous répondre, la parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:03:25Merci beaucoup, Monsieur le Président du Sénat.
00:03:28Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:03:31Madame la Présidente Kuckerman,
00:03:33à mon tour, avec la même pudeur,
00:03:35je veux redire l'émotion du gouvernement à titre personnel,
00:03:38et évidemment au nom de l'institution, de l'exécutif que je représente ici devant vous
00:03:43et qu'il me soit permis de saluer la gravité de votre ton
00:03:47qui permet à chacun de mesurer l'implication ici même,
00:03:51comme le Président du Sénat l'a fait en introduction,
00:03:53de ce qu'il convient de faire et l'approche collective qui doit être la nôtre,
00:03:57là où nous nous trouvons.
00:03:58Première chose, je pense qu'il faut aller vite sur la transparence.
00:04:02Vous avez fait référence à l'enquête,
00:04:04le Président du Sénat l'a fait aussi.
00:04:07Les inspecteurs généraux, éducation nationale, justice et intérieure
00:04:10vont nous rendre les conclusions en fin de semaine prochaine.
00:04:12Je veux quand même qu'on respecte ce temps de l'enquête.
00:04:16Et vous l'avez dit d'ailleurs, Monsieur le Président du Sénat,
00:04:18en disant ne pas se précipiter,
00:04:20je crois que dans une démocratie qui fonctionne bien,
00:04:22c'est l'analyse des faits qui permettent ensuite,
00:04:25quelle que soit l'émotion, et Dieu sait qu'elle est importante,
00:04:28d'agir en droit.
00:04:30Il n'en demeure pas moins,
00:04:31et nous sommes dans une séance de questions gouvernement,
00:04:33donc de contrôle du Parlement sur l'exécutif,
00:04:37que les premières remontées,
00:04:38non pas de la mission d'enquête,
00:04:41mais de la hiérarchie,
00:04:42gendarmerie, la chaîne évidemment des parquets,
00:04:46laissent à démontrer des dysfonctionnements
00:04:48qui n'ont rien à voir avec un problème de moyens,
00:04:51ça sera à confirmer.
00:04:52Ce qui ne veut pas dire, Madame la Présidente,
00:04:54qu'il n'y a pas un sujet de moyens
00:04:56pour l'institution judiciaire.
00:04:57Et merci de la manière dont vous avez posé la question,
00:04:59parce qu'il y a le drame que nous connaissons,
00:05:02et il y a la question structurelle,
00:05:05j'ai qualifié ça de fait de société,
00:05:07de la violence faite aux enfants.
00:05:09Et je pense qu'il va nous falloir être précis.
00:05:11Deuxième chose,
00:05:12oui, les moyens doivent augmenter.
00:05:14J'appartiens au gouvernement depuis 2017,
00:05:174 milliards d'euros,
00:05:17quelque chose comme 12 milliards d'euros aujourd'hui.
00:05:19Je pense que collectivement,
00:05:21on a tous accompagné cela.
00:05:22Est-ce qu'il faut continuer à le faire ?
00:05:24J'en suis persuadé.
00:05:25C'est aussi une leçon pour l'ensemble de la classe politique
00:05:28que nous représentons ici,
00:05:29puisque c'est du rattrapage,
00:05:31et que malheureusement,
00:05:32les ministères régaliens, vous le savez,
00:05:34pendant 20 ou 30 ans,
00:05:35ont largement été mis à contribution,
00:05:38armés, intérieurs, justice, affaires étrangères,
00:05:42et que les efforts budgétaires importants
00:05:43que nous accomplissons
00:05:44ne sont qu'un rattrapage.
00:05:45Et en plus, le ministre y reviendra,
00:05:47pour la justice,
00:05:48je pense qu'il y a une révolution numérique
00:05:50qui est attendue.
00:05:51Il prendra le temps nécessaire aussi
00:05:53pour faire en sorte que cet argent public
00:05:56que nous injectons
00:05:57soit le mieux, comment dire, utilisé.
00:06:00Ensuite, peut-être revenir sur un point important
00:06:02de votre question,
00:06:03sur les 70 000 plaintes et leur examen.
00:06:07Vous avez dit que ces 70 000 plaintes
00:06:09soient traitées.
00:06:10Est-ce possible ? Est-ce raisonnable ?
00:06:11L'engagement des procureurs généraux
00:06:13et du garde des Sceaux,
00:06:14ce n'est pas traité, c'est criblé.
00:06:16Et c'est bien là où on le fait en urgence,
00:06:18parce que c'est précisément
00:06:20ce que ce criblage aurait peut-être pu permettre
00:06:22d'éviter dans le drame de Liana.
00:06:25Criblage entre les enquêteurs,
00:06:27soit des policiers,
00:06:28officiers de police judiciaire,
00:06:29soit des gendarmes,
00:06:30officiers de police judiciaire,
00:06:31les directeurs d'enquête,
00:06:33et évidemment les parquets.
00:06:34Les procureurs généraux se sont engagés,
00:06:36je crois pouvoir dire devant le garde des Sceaux
00:06:38que c'est aussi une proposition,
00:06:39d'ailleurs, qu'ils ont faite
00:06:40lors de la réunion le lundi matin,
00:06:41en disant, nous savons le faire.
00:06:43Si je suis honnête,
00:06:44des consultations formelles ou infermelles
00:06:46que je peux avoir avec les ministres,
00:06:47la réalité c'est que vous n'avez pas
00:06:48un commandant de brigade de gendarmerie
00:06:50ou un commandant de compagnie,
00:06:51ou un commissaire de police,
00:06:52un commissaire,
00:06:53un chef de circonscription de sécurité publique,
00:06:55qui de lui-même,
00:06:56depuis vendredi dernier,
00:06:57n'a pas fait ce travail-là.
00:07:00Rendons aussi hommage à celles et ceux
00:07:01qui, évidemment, accomplissent,
00:07:03parfois dans des conditions difficiles,
00:07:05ces missions.
00:07:06Ensuite, fait de société,
00:07:08c'est là où, évidemment,
00:07:09nous devons continuer d'avancer,
00:07:10de travailler.
00:07:11J'ai déjà annoncé des premières mesures.
00:07:12Vous le savez,
00:07:13un projet de loi de protection des mineurs
00:07:15était déjà en route,
00:07:16déjà adopté par le Conseil des ministres.
00:07:18Il fait, malheureusement,
00:07:19référence à d'autres problèmes
00:07:20sur l'aide sociale à l'enfant,
00:07:22sur l'honorabilité de celles et ceux
00:07:24à qui on confie les enfants.
00:07:26Donc, ce texte-là,
00:07:27évidemment, est déjà lancé.
00:07:28Et je crois déjà, malheureusement,
00:07:29comprendre de ce qui s'est passé
00:07:30que la lettre rectificative
00:07:32que nous allons faire
00:07:32en Conseil des ministres
00:07:33sous 15 jours
00:07:34permettra déjà d'injecter
00:07:35des premières réponses.
00:07:36Une première réunion interministérielle
00:07:38au niveau de nos cabinets
00:07:39auront lieu ce soir
00:07:40et vont permettre
00:07:41de balayer l'ensemble
00:07:42des mesures.
00:07:44J'essaierai de faire en sorte,
00:07:45Madame la Présidente,
00:07:46qu'on arrive à construire
00:07:47très en amont
00:07:47le compromis nécessaire
00:07:48parce que la République,
00:07:50la Nation,
00:07:51a besoin que nous fassions cela
00:07:54avec émotion.
00:07:55Le cœur est chaud,
00:07:56mais avec du sang-froid
00:07:57parce que nous statuons en droit.
00:07:59Et j'accueille en salle
00:08:00des conférences.
00:08:00Muriel Jourdat, bonjour.
00:08:01Bonjour.
00:08:02Vous êtes la présidente,
00:08:03elle est l'ère
00:08:03de la Commission des lois du Sénat.
00:08:04Le Premier ministre
00:08:04qui a reconnu un problème
00:08:05de moyens
00:08:06pour l'institution judiciaire
00:08:07mais pas dans l'affaire
00:08:08de la petite Liana.
00:08:09Il y a dans ce drame
00:08:10des erreurs humaines,
00:08:11c'est ça qu'il faut comprendre,
00:08:12des dysfonctionnements personnels
00:08:14de certaines personnes impliquées.
00:08:16En tout cas,
00:08:16c'est le discours
00:08:17qui nous a été tenu
00:08:18par le garde des Sceaux
00:08:19lorsque nous l'avons éditionné
00:08:20l'autre matin.
00:08:21Mardi matin.
00:08:22Mardi matin, effectivement.
00:08:24Et dans sa bouche
00:08:26revenaient plutôt
00:08:27des propos
00:08:28qui consistaient
00:08:29à exclure
00:08:31la défaillance
00:08:32d'un système entier
00:08:33pour privilégier
00:08:33des défaillances humaines
00:08:35que moi,
00:08:35je ne serais pas caractérisé
00:08:36en l'absence
00:08:37d'enquête administrative.
00:08:38Ceci étant,
00:08:39l'un n'est pas exclusif
00:08:39de l'autre.
00:08:40Le gouvernement
00:08:40qui s'est engagé
00:08:41à communiquer
00:08:41les résultats
00:08:42de cette enquête administrative
00:08:43autour de ce qui s'est passé,
00:08:44notamment autour
00:08:44d'un autre cas,
00:08:45celui de la petite Rosa
00:08:46dont les parents
00:08:47avaient déposé plainte
00:08:48en août 2025
00:08:49qui n'a débouché
00:08:50sur aucune convocation
00:08:51du suspect.
00:08:52Là aussi,
00:08:53on peut comprendre
00:08:53que c'est ce qui a déclenché
00:08:54l'indignation collective ?
00:08:55Alors,
00:08:56ce qui déclenche
00:08:56l'indignation collective,
00:08:57effectivement,
00:08:58c'est la mort
00:08:58de cette petite fille
00:08:59qui, évidemment,
00:09:00crée un émoi légitime
00:09:02chez absolument tout le monde.
00:09:04Mais, bien sûr,
00:09:05les circonstances,
00:09:06en tout cas celles qui apparaissent,
00:09:07l'enquête administrative,
00:09:08les deux enquêtes
00:09:09nous en diront plus,
00:09:10les apparences,
00:09:11laissent à croire
00:09:12qu'effectivement,
00:09:13la justice avait été mobilisée
00:09:15et que rien ne s'est passé.
00:09:17Donc, bien sûr,
00:09:18que l'indignation
00:09:19est décuplée face à cela.
00:09:21Ça vous fait peur,
00:09:22cette indignation
00:09:23qui est collective
00:09:24et qui fait craindre
00:09:25le pire aussi
00:09:26sur la défiance
00:09:27envers nos institutions ?
00:09:28Pour moi,
00:09:29c'est un des principaux enjeux.
00:09:30C'est-à-dire que nous voyons
00:09:32aujourd'hui 60 000 personnes,
00:09:33je crois,
00:09:34qui manifestent
00:09:35devant les tribunaux
00:09:36mais contre la justice.
00:09:38Or,
00:09:39la justice est un pili
00:09:40de l'état de droit.
00:09:41C'est quoi l'état de droit ?
00:09:41C'est la fin
00:09:42de la loi du plus fort.
00:09:43Et le Parlement
00:09:44prend des textes,
00:09:46le gouvernement
00:09:46les exécute
00:09:47et la justice,
00:09:49l'autorité judiciaire
00:09:50les fait respecter.
00:09:51Si on a un pilier
00:09:53de l'état de droit
00:09:53qui mobilise
00:09:55contre lui
00:09:56tant de défiance,
00:09:57c'est la fin
00:09:58de l'état de droit.
00:09:58Et hier,
00:09:59j'entendais
00:09:59dans une interview
00:10:00une dame
00:10:01tout à fait normale
00:10:03et ça n'est pas du tout
00:10:04péjoratif dans ma bouche.
00:10:05C'est une citoyenne
00:10:06française
00:10:07tout à fait normale
00:10:08qui venait à Pucasquier
00:10:10pour rendre hommage
00:10:11à cette petite fille
00:10:11qui disait
00:10:12de toute façon
00:10:12nous nous ferons justice
00:10:13nous-mêmes.
00:10:14Et là,
00:10:15nous voyons
00:10:15que l'état de droit
00:10:16se délite
00:10:16si nous ne faisons rien.
00:10:17C'est une des motivations
00:10:18pour lesquelles
00:10:19une mission d'information
00:10:20va être mise en place.
00:10:21Voilà,
00:10:21j'y venais.
00:10:22Votre commission des lois
00:10:23qui va donc prendre
00:10:23les prérogatives
00:10:24d'une commission d'enquête
00:10:25pour travailler
00:10:25sur ce sujet.
00:10:26Quel est le champ exact
00:10:27de vos investigations ?
00:10:29Alors,
00:10:29vous savez que nous ne pouvons pas
00:10:31travailler
00:10:32sur l'enquête administrative,
00:10:34sur l'enquête judiciaire.
00:10:35le rôle du Parlement
00:10:36c'est d'évaluer
00:10:37les politiques publiques
00:10:39et notamment
00:10:40du fait que le gouvernement
00:10:41lui pilote
00:10:42les politiques publiques.
00:10:43Donc nous allons
00:10:44évaluer la politique pénale,
00:10:46la façon dont elle est mise en œuvre,
00:10:48évidemment les priorités
00:10:49qu'elle détermine,
00:10:50mais la façon dont elle se donne
00:10:51les moyens
00:10:52de pouvoir mettre en œuvre
00:10:54ses priorités
00:10:55et puis les dysfonctionnements,
00:10:57la façon dont aussi
00:10:59on se donne les moyens
00:11:00d'éviter le dysfonctionnement
00:11:01et dont peut-être
00:11:01on les sanctionne.
00:11:02Est-ce que vous allez recevoir
00:11:03par exemple les personnes impliquées
00:11:04dans ce qui s'est passé
00:11:05dans le drame,
00:11:05dans le Gers ?
00:11:06Alors,
00:11:07nous n'avons pas encore déterminé
00:11:09et nous le ferons bientôt
00:11:10car chaque groupe politique
00:11:11va désigner un référent
00:11:12pour que nous décidions ensemble
00:11:13des personnes auditionnées.
00:11:17Nous serons attentifs
00:11:18à ne pas en faire
00:11:20un outil de travail
00:11:21qui soit concurrent
00:11:22aux enquêtes
00:11:23qui se sont mises en œuvre.
00:11:24Encore une fois,
00:11:24ça ne nous est pas autorisés
00:11:25et ça n'est pas le but du Parlement.
00:11:27Et quand rendrez-vous
00:11:27vos conclusions
00:11:28après les élections sénatoriales
00:11:29à l'automne
00:11:30ou avant à l'été ?
00:11:31Ah non,
00:11:32le travail sera assez long,
00:11:33nous allons le commencer
00:11:35jusqu'à la fin de la session
00:11:37mais qui se finit,
00:11:38je crois,
00:11:39le 21 juillet.
00:11:40Donc,
00:11:40nous reprendrons
00:11:42à l'automne
00:11:43et nous avons six mois
00:11:44pour réaliser ces travaux.
00:11:45Mediapart
00:11:46qui révèle ce matin
00:11:46qu'un rapport conjoint
00:11:47des inspections générales
00:11:49de la justice
00:11:49et de la police
00:11:50alertait dès 2023
00:11:51sur l'asphyxie
00:11:52de la chaîne pénale.
00:11:53Le ministre
00:11:54qui s'engageait d'ailleurs
00:11:55à l'époque
00:11:55à publier ce rapport,
00:11:56il l'avait dit au Sénat.
00:11:58Quelle est votre réaction ce matin ?
00:11:59Est-ce qu'il y a un manque
00:12:00de transparence
00:12:01depuis 2023 ?
00:12:02Écoutez,
00:12:03nous avons nous-mêmes
00:12:03travaillé au Sénat
00:12:04sur ce point.
00:12:05Moi,
00:12:05ce qui m'a surtout heurté
00:12:06lorsque nous avons auditionné
00:12:07mardi matin le ministre,
00:12:08c'est qu'il ne voulait pas
00:12:10en parler
00:12:10et il adoptait finalement
00:12:11les propos du président
00:12:12de la République
00:12:13qui consacrait à dire
00:12:13qu'il n'y a pas de problème
00:12:14de moyens.
00:12:15Je trouve que ce discours
00:12:16avait évolué déjà
00:12:17le lendemain
00:12:18devant les questions
00:12:19au gouvernement du Sénat
00:12:20où il était enfin admis
00:12:23qu'une défaillance personnelle
00:12:24possible
00:12:24n'excluait pas
00:12:25une difficulté de moyens
00:12:26qui est mise en avant
00:12:28par les magistrats
00:12:29de façon constante.
00:12:30Mais sur ce rapport,
00:12:31il dit cette situation
00:12:32particulièrement alarmante
00:12:33car elle interdit
00:12:33d'identifier les procédures
00:12:35comportant les risques majeurs
00:12:36qu'il faudrait traiter
00:12:37en priorité.
00:12:38Impossible de ne pas faire le lien
00:12:40avec ce qui serait passé
00:12:40autour de l'affaire
00:12:41de la petite Rosa,
00:12:42ce manque de priorisation
00:12:43qui est lié
00:12:44à cette avalanche
00:12:45de nombre de plaintes.
00:12:47Alors,
00:12:47c'est véritablement
00:12:48la question
00:12:48que nous aurons à nous poser
00:12:49puisque le ministre de la Justice,
00:12:51circulaire à l'appui,
00:12:51nous dit
00:12:51mais nous avons des priorisations
00:12:54et ça n'est pas de notre fait
00:12:55si elles ne sont pas mises en avant.
00:12:56Mais c'est un travail
00:12:58que nous devrons mener,
00:12:59bien évidemment.
00:13:00Parmi les propositions
00:13:01de la droite,
00:13:01on retient celle notamment
00:13:02de Bruno Retailleau
00:13:03qui a parlé de castration chimique.
00:13:05Mon objectif,
00:13:06c'est que demain,
00:13:06lorsque je serai président
00:13:07de la République,
00:13:08aucun pédocriminel
00:13:09ne se sente en sécurité
00:13:10en France.
00:13:11Oui,
00:13:11la castration chimique
00:13:12est un élément,
00:13:13elle est pratiquée
00:13:14dans d'autres pays aujourd'hui.
00:13:15Il peut l'être,
00:13:16mais avec le consentement.
00:13:17Est-ce que vous soutenez
00:13:18cette idée de Bruno Retailleau ?
00:13:19Écoutez,
00:13:19moi je pense que ça doit être
00:13:20encore évalué.
00:13:21En ce qui me concerne,
00:13:21je n'ai pas suffisamment
00:13:22à travailler la question
00:13:23pour le savoir.
00:13:24Ce qui est certain,
00:13:25c'est que face à la pédophilie,
00:13:27la population attend
00:13:29une efficacité
00:13:30dans la réponse pénale.
00:13:31Je crois que l'efficacité
00:13:33de la réponse pénale,
00:13:33ça fait un moment
00:13:34qu'elle est remise en doute.
00:13:35D'où d'ailleurs
00:13:35ces manifestations.
00:13:37Donc,
00:13:38une réponse pénale
00:13:39qui peut paraître certaine...
00:13:40La gauche parle
00:13:40d'opportunisme politicien
00:13:43avec cette mesure.
00:13:44Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:13:45Écoutez,
00:13:45quand les faits arrivent,
00:13:47si nous ne réagissons pas,
00:13:48c'est que nous sommes indifférents.
00:13:49Si nous réagissons,
00:13:49c'est que nous faisons
00:13:50de la politique.
00:13:50Vous savez,
00:13:51c'est assez difficile
00:13:52de ne pas être critiqué
00:13:53quand on fait des propositions.
00:13:54En tout cas,
00:13:55c'est une proposition
00:13:56qui a le mérite
00:13:57de répondre
00:13:58au grief
00:13:59qui est fait actuellement
00:13:59à la justice,
00:14:00c'est-à-dire un manque
00:14:01d'efficacité
00:14:02dans la réponse pénale.
00:14:03Nous avons nous-mêmes
00:14:03au Sénat travaillé
00:14:04sur l'exécution des peines
00:14:05et indéniablement,
00:14:06il y a un manque d'efficacité
00:14:07dans la réponse pénale.
00:14:08J'ai une dernière question
00:14:09sur un autre sujet,
00:14:10la réforme de la justice criminelle.
00:14:12Gérald Darmanin
00:14:13qui a annoncé hier
00:14:14retirer de son texte
00:14:15les mesures instaurant
00:14:16un pédé coupable
00:14:17en matière criminelle,
00:14:17le Sénat qui avait adopté
00:14:19cette partie du projet de loi.
00:14:21Quelle est votre réaction aujourd'hui ?
00:14:22Nous avions adopté
00:14:23cette partie du projet de loi
00:14:24en la modifiant
00:14:25notamment sur son périmètre,
00:14:26mais nous étions favorables
00:14:27à la commission des lois
00:14:28et au Sénat
00:14:29au plaidé coupable criminel.
00:14:31Il a fait ses preuves
00:14:32en matière correctionnelle.
00:14:33Ma réaction, malheureusement,
00:14:35elle est assez attristée
00:14:36parce que je pense
00:14:36que c'est exclusivement politique.
00:14:38Ça n'a rien à voir
00:14:39avec l'efficacité de la justice.
00:14:40Aujourd'hui,
00:14:41le gouvernement a pour mission
00:14:42pour protéger
00:14:43le président de la République
00:14:44de se maintenir à tout prix,
00:14:45donc de ne pas subir
00:14:46de motion de censure.
00:14:47Pour ça, il faut s'assurer
00:14:48des voix du Parti Socialiste.
00:14:50Mais ça dit aussi
00:14:50l'affaiblissement politique
00:14:51de Gérald Darmanin,
00:14:52selon vous ?
00:14:53Alors, il est dans une mauvaise passe.
00:14:55La polémique sur sa démission ?
00:14:57Il est dans une mauvaise passe,
00:14:58bien évidemment.
00:14:58Sa démission,
00:14:59peut-être aurait-il pu la proposer
00:15:01et elle aurait été refusée.
00:15:03La réalité, c'est que...
00:15:04Vous ne vous la demandez pas
00:15:05chez les LR ?
00:15:05Non, moi, je ne demande
00:15:06la démission de personne
00:15:07et honnêtement,
00:15:08je ne suis pas sûre
00:15:09que rajouter de la crise
00:15:09à la crise
00:15:10aurait été efficace,
00:15:12mais malheureusement,
00:15:15nous avons le sentiment
00:15:17et la population
00:15:17a le sentiment
00:15:18qu'il n'y a pas
00:15:18de responsabilité politique
00:15:20et que la politique,
00:15:21ça se résume
00:15:21à passer des accords
00:15:22avec le Parti Socialiste
00:15:23pour pouvoir passer des textes.
00:15:25Bien, merci Muriel Jordan.
00:15:26Nous suivrons très précisément
00:15:27sur Public Sénat
00:15:28les travaux de votre commission
00:15:29d'enquête sur l'affaire Liana.
00:15:30Merci à vous.
00:15:31Merci.
00:15:35Allez, on continue sur ce thème
00:15:37avec l'audition
00:15:37des deux ministres
00:15:38de l'Intérieur et de la Justice
00:15:39qui étaient reçues
00:15:40mardi au Sénat.
00:15:41Gérald Darmanin a reconnu
00:15:43que la justice manquait de moyens,
00:15:45mais pas dans l'affaire Liana.
00:15:47Vous voyez les moments forts
00:15:47de cette audition
00:15:48préparée pour Public Sénat
00:15:49par Mathilde Notarelli
00:15:50et Chloé Vaquette.
00:15:51Je peux prendre
00:15:51des services de politique
00:15:52pénales générales.
00:15:54Je n'en ai pas abusé
00:15:54puisque depuis mon arrivée
00:15:55à la chancillerie,
00:15:56je n'en ai pris que deux
00:15:57qui correspondent d'ailleurs
00:15:58aux deux premiers ministres
00:15:59que j'ai eus à connaître,
00:16:00M. Baigreux et M. Lecornu
00:16:01et les deux circulaires,
00:16:01je les ai d'ailleurs adressés
00:16:02à l'ensemble des parlementaires
00:16:03le jour même par mail
00:16:04et vous aurez constaté
00:16:05que le seul changement
00:16:07est la date
00:16:07puisque j'ai exactement repris
00:16:09la même politique pénale générale.
00:16:11Le premier point,
00:16:12le narcotrafic
00:16:12qui nous a longuement occupé,
00:16:13Mme la présidente
00:16:14de la Commission des lois.
00:16:15Je suis arrivé dans un contexte
00:16:17à la chancillerie
00:16:17où mon ministère et la France
00:16:19étaient partis remarqués
00:16:20par les assassinats d'un quart de ville,
00:16:22d'où le travail de la PPL
00:16:23que vous avez vous-même proposé
00:16:25et puis des violences faites
00:16:27aux femmes et aux enfants.
00:16:28Je voudrais juste relire,
00:16:29la circulaire fait quatre pages
00:16:31dont la première page,
00:16:34sur les faits commis
00:16:35au préjudice des enfants
00:16:35qui passent juste après
00:16:36les violences faites aux femmes,
00:16:38une phrase simple,
00:16:39les violences physiques
00:16:40ou sexuelles
00:16:41doivent faire l'objet
00:16:42d'une vigilance particulière
00:16:43et d'un traitement prioritaire.
00:16:45Pour les autres points,
00:16:46il ne s'agit pas
00:16:46de traitement prioritaire.
00:16:48On peut dire
00:16:49que les consignes
00:16:51étaient extrêmement claires.
00:16:52J'ai réuni à cette reprise
00:16:53les procureurs généraux
00:16:54où les procureurs de la République
00:16:56sont mes deux points
00:16:56circulaires politiques pénales,
00:16:57le narcotrafic
00:16:59ou les violences faites
00:17:01aux enfants et aux femmes.
00:17:03J'ai pris une circulaire
00:17:04lorsque je me suis aperçu
00:17:05puisque c'est votre question,
00:17:06Madame la Présidente,
00:17:07comment on constate
00:17:08que tout cela est bien fait
00:17:10en effet.
00:17:11Et quand je me suis aperçu
00:17:13à l'issue de nombreuses remontées
00:17:16de procureurs généraux
00:17:16que j'ai rencontrées
00:17:17sur le terrain,
00:17:18puisque je demande
00:17:19et quelques parlementaires,
00:17:20je les reconnais ici,
00:17:20m'accompagnent parfois
00:17:21dans ces revues
00:17:23de juridiction
00:17:24où lorsque j'entends
00:17:25un certain nombre
00:17:25de remontées
00:17:27ou d'interpellations
00:17:27médiatiques ou politiques
00:17:28comme sur les affaires
00:17:29de pédocriminalité
00:17:31à Paris, par exemple,
00:17:33je me suis permis
00:17:34de constater en effet
00:17:35que ces circulaires
00:17:35n'étaient pas tout à fait suivis,
00:17:36c'est le moins que l'on puisse dire.
00:17:38Et j'ai pris,
00:17:39et je l'ai là aussi rendu public,
00:17:41au mois de mai dernier,
00:17:43au début du mois de mai dernier,
00:17:44donc bien avant l'affaire Diana
00:17:45et notre connaissance,
00:17:48une circulaire spécifique
00:17:50au parquet généraux.
00:17:51C'est donc ma troisième
00:17:51circulaire politique générale.
00:17:53C'est la spécifique aux enfants.
00:17:54Je me permets de lire
00:17:55les points que j'ai demandé
00:17:57au parquetier.
00:17:58Vous veillerez en premier lieu
00:17:59à ce que les services enquêteurs
00:18:00qui sont sous l'autorité
00:18:02en effet des procureurs
00:18:02de la République,
00:18:03les policiers et les gendarmes
00:18:04dans ces cas-là
00:18:04sont sous la responsabilité
00:18:05des procureurs de la République
00:18:06qui sont chefs d'enquête,
00:18:08procèdent à une enquête
00:18:08approfondie et rigoureuse
00:18:10dans l'entourage
00:18:10du mineur victime
00:18:11et du mis en cause,
00:18:12y compris en matière numérique,
00:18:13notamment la saisie
00:18:14des téléphones portables
00:18:15du matériel informatique
00:18:16qui permet de voir
00:18:16s'il y a des images pédo-criminelles
00:18:18notamment,
00:18:19qui est en général
00:18:20un bon renseignement
00:18:21pour savoir si quelqu'un
00:18:21est capable d'actes pédo-criminels
00:18:25afin de comprendre
00:18:26les ressorts du passage
00:18:27à l'acte de l'auteur
00:18:28et l'identification
00:18:28d'éventuelles autres victimes.
00:18:30C'est un point très important
00:18:31qui nous intéresse
00:18:31dans l'affaire Liana.
00:18:33Lorsque les faits dénoncés
00:18:34auront été établis,
00:18:35vous verrez dans ce cadre
00:18:36d'une politique
00:18:37de votre juridiction
00:18:38à mettre en oeuvre
00:18:39des réponses pénales fermes
00:18:40en favorisant
00:18:41les modes de poursuite,
00:18:42prononcer des mesures
00:18:42de sûreté ou de peine
00:18:44permettant la protection
00:18:45des mineurs,
00:18:45l'éloignement
00:18:46du mis en cause
00:18:46et vous verrez à requérir
00:18:48les interdictions d'exercer
00:18:49et les inscriptions au FIGES.
00:18:51Dans l'affaire Liana,
00:18:52Madame la Présidente,
00:18:54et sans revenir
00:18:55sur ce que dira sans doute
00:18:57l'inspection
00:18:58sur laquelle on aura
00:18:59sans doute l'occasion
00:19:00de discuter devant vous
00:19:01si vous nous réinvitez,
00:19:02le sujet n'est qu'aucun
00:19:04magistrat du siège
00:19:05n'est intervenu
00:19:06et qu'il n'y a pas
00:19:07de discussion possible
00:19:07pour savoir
00:19:08si nous discutons
00:19:09une décision de justice.
00:19:11Si un JLD,
00:19:12si un JAP,
00:19:13si un juge correctionnel
00:19:15avait considéré
00:19:16qu'une personne
00:19:16ne doit pas être
00:19:17en détention provisoire
00:19:18malgré le fait
00:19:19que le procureur de la République
00:19:20est requis
00:19:20à détention provisoire,
00:19:21s'il a été libéré
00:19:22à détention provisoire
00:19:23et qu'il aurait commis
00:19:24ses viols ou ses crimes
00:19:25ensuite,
00:19:26si la peine prononcée
00:19:27n'était pas à la hauteur
00:19:28que ce qu'aurait souhaité
00:19:29la Vox Populi
00:19:30ou parfois même
00:19:31une péto le garde des Sceaux,
00:19:32on pourrait toujours discuter
00:19:34de savoir
00:19:34qu'est-ce que le garde des Sceaux
00:19:36et finalement l'état de droit
00:19:37à être en accusation
00:19:40aujourd'hui.
00:19:41Le problème aujourd'hui,
00:19:41c'est que c'est la chaîne
00:19:42hiérarchique
00:19:43du parquet général
00:19:44et du parquet,
00:19:45en l'occurrence
00:19:46des parquets généraux
00:19:47et des parquets
00:19:47dans l'affaire Diana
00:19:48puisqu'aucun juge
00:19:49n'a été saisi de cette affaire.
00:19:50Ça ne veut pas dire
00:19:51que les magistrats
00:19:51ne font rien,
00:19:52comme l'a très bien dit
00:19:52M. le ministre de l'Intérieur,
00:19:53les enquêteurs
00:19:54et les magistrats
00:19:55depuis très longtemps
00:19:55travaillent sur un contentieux
00:19:57de masse.
00:19:57Aujourd'hui,
00:19:58il y a 13 161 personnes
00:20:00en 2024
00:20:01qui ont été mis en cause,
00:20:03dont la moitié
00:20:04ont une information judiciaire
00:20:05pour viol sur enfant.
00:20:06Ce sont des montants
00:20:08de personnes,
00:20:09comme l'a dit M. le ministre de l'Intérieur,
00:20:10extrêmement importants.
00:20:12Mais ce que je voudrais vous dire
00:20:13dans le cas précis d'Iana,
00:20:15c'est que si on avait appliqué
00:20:17le principe même
00:20:18de la protection des enfants,
00:20:20de la saisie des téléphones portables,
00:20:22de la mise en cause
00:20:24de l'individu
00:20:24par une garde à vue
00:20:26qui était tout à fait
00:20:27dans le cadre de la loi,
00:20:29puisque je rappelle
00:20:29que très rapidement
00:20:30à la plainte déposée
00:20:31en Haute-Garonne,
00:20:32le médecin
00:20:33a très rapidement fait le constat
00:20:35du viol sur cet enfant.
00:20:37L'expert demandé
00:20:39par le parquet
00:20:39constate psychologiquement
00:20:41que, évidemment,
00:20:42cet enfant
00:20:43n'a pas de troubles
00:20:45particuliers,
00:20:45qu'il faut évidemment
00:20:46la croire.
00:20:47Et par ailleurs,
00:20:48nous connaissons l'auteur
00:20:50qui est inscrit
00:20:51dans Cassiopée
00:20:52et dans l'otage
00:20:53à deux reprises
00:20:53puisque deux plaintes précédentes
00:20:54sur viol avaient été classées.
00:20:56Et j'ai bien vérifié
00:20:57que les applicatifs numériques
00:20:58fonctionnaient
00:20:59au tribunal de Toulouse
00:21:00comme au tribunal d'Oche.
00:21:01D'ailleurs,
00:21:02les deux tribunaux
00:21:02sont en procédure pénale numérique.
00:21:04Il n'y a pas de retard
00:21:05numérique.
00:21:06En ce qui concerne
00:21:07le tribunal d'Oche,
00:21:08j'avais été saisi
00:21:09par les parlementaires
00:21:09à l'été dernier
00:21:11sur le fait
00:21:12que trois parquetiers
00:21:13suffisaient peu
00:21:13dans ce tribunal.
00:21:15La quatrième
00:21:15a été placée
00:21:16au mois de septembre dernier.
00:21:17Donc,
00:21:17ils sont désormais
00:21:17à quatre magistrats
00:21:18dans le tribunal
00:21:19de groupe 4
00:21:20pour beaucoup
00:21:20qui représentent
00:21:21ici les territoires ruraux.
00:21:22C'est une somme
00:21:24de magistrats
00:21:25qui, sans doute,
00:21:26est toujours insuffisante
00:21:27mais permet
00:21:27de traiter
00:21:28les 180 dossiers
00:21:29de violences
00:21:30qui concernent
00:21:31les enfants
00:21:32de manière générale
00:21:32dans le département
00:21:33du Gers.
00:21:34Et par ailleurs,
00:21:35la brigade
00:21:36qui a été saisie,
00:21:36à ma connaissance,
00:21:37travaillant avec le parquet,
00:21:40avait les OPJ
00:21:41puisqu'il y avait
00:21:41trois OPJ,
00:21:42je crois,
00:21:42monsieur le ministre
00:21:43de l'Intérieur,
00:21:43sur les huit gendarmes.
00:21:44Je pense que dans
00:21:45chacune de vos brigades
00:21:46de gendarmerie,
00:21:46vous qui représentez
00:21:47les territoires ruraux,
00:21:48vous savez que ce n'est pas
00:21:48un endroit
00:21:49où il manque
00:21:50sans doute
00:21:51d'enquêteurs
00:21:51ou de magistrats.
00:21:53Notre difficulté,
00:21:54madame la présidente,
00:21:55c'est qu'une plainte
00:21:56déposée à Toulouse,
00:21:58en Haute-Garonne,
00:21:58pardon,
00:21:59en août 2025,
00:22:01qui a un certificat
00:22:04avec une convention
00:22:05entre le parquet,
00:22:06la gendarmerie nationale
00:22:07et le tribunal
00:22:08qui montre
00:22:09l'effet de viol,
00:22:10un auteur identifié
00:22:11qui est dans tous nos fichiers
00:22:13et par ailleurs,
00:22:15un expert
00:22:15qui a en moins de dix jours,
00:22:16avoué que c'est d'ailleurs
00:22:18assez étonnant
00:22:18que nous ayons trouvé
00:22:19à Toulouse un expert
00:22:20en moins de dix jours
00:22:21et j'en salue
00:22:21la célérité de tout le monde
00:22:23pour voir cette petite fille,
00:22:25incompréhensible
00:22:25que neuf mois après,
00:22:26la personne n'ait toujours
00:22:27pas été mise
00:22:28en garde à vue,
00:22:30ses téléphones
00:22:30toujours pas saisis,
00:22:32travaillait dans un milieu scolaire
00:22:33nous n'avons eu pas
00:22:34de relation
00:22:34avec l'éducation nationale
00:22:37ni d'un côté
00:22:37d'ailleurs
00:22:38ni de l'autre,
00:22:39que des signalements
00:22:40paraît-il,
00:22:40puisque maintenant
00:22:41l'enquête le dira
00:22:41mais c'est ce qui remonte
00:22:43des procureurs généraux
00:22:44de l'ASE
00:22:44n'avait pas été fait
00:22:46puisqu'il y aurait
00:22:46des sujets autour
00:22:47également de l'aide sociale
00:22:48à l'enfance
00:22:49que lui-même
00:22:49était père de famille
00:22:51et dont on constate
00:22:53malheureusement
00:22:54que par ailleurs
00:22:55il y avait
00:22:56dans son giron familial
00:22:58comme vous l'avez vu
00:22:59dans l'actualité
00:23:00d'autres faits
00:23:01de violences sexuelles.
00:23:03Donc pour répondre
00:23:03à votre question
00:23:04Madame la Présidente,
00:23:06c'est à ma connaissance
00:23:07et selon la remontée
00:23:08des procureurs généraux
00:23:09selon ce que j'enlis
00:23:10la presse
00:23:10une défaillance grave.
00:23:12Je viendrai à vous dire
00:23:13Madame la Présidente
00:23:13que sur le fonctionnement
00:23:15même des parquets
00:23:16des questions
00:23:17peuvent se poser.
00:23:18Comment on envoie
00:23:19par voie postale
00:23:21un dossier
00:23:22alors même
00:23:23qu'Internet
00:23:25et les messageries
00:23:26numériques
00:23:27existent
00:23:27depuis les années 90
00:23:28dans les juridictions
00:23:29sans passer
00:23:30un coup de téléphone
00:23:31pour dire à son collègue
00:23:32je t'envoie
00:23:33quelque chose
00:23:33d'important
00:23:34avec un viol
00:23:34sur mineur
00:23:35caractérisé
00:23:36partant sans doute
00:23:37du principe
00:23:37que la mineure
00:23:39qui est venue
00:23:39déposer plainte
00:23:40était protégée
00:23:41puisqu'elle était
00:23:41en Haute-Garonne
00:23:42et que l'auteur
00:23:42était dans le Gers
00:23:43mais c'est évidemment
00:23:44faire peu de cas
00:23:45des autres
00:23:46d'où l'inscription
00:23:47de ma circule
00:23:48politique générale
00:23:48des autres enfants potentiels
00:23:49quand on sait
00:23:50que les pédo-criminels
00:23:51sont souvent syriels.
00:23:52Le deuxième sujet
00:23:53c'est pourquoi
00:23:54le bureau d'ordre
00:23:54met un mois
00:23:56entre l'ouverture
00:23:57du courrier
00:23:58et l'attribution
00:23:58au magistrat
00:24:00et quand le magistrat
00:24:02obtient l'enquête
00:24:04pourquoi il met
00:24:04un mois et demi
00:24:06pour saisir
00:24:07la brigade de gendarmerie
00:24:08et ensuite
00:24:09avec monsieur le ministre
00:24:10de l'Intérieur
00:24:10mais l'inspection
00:24:11nous le dira
00:24:11pourquoi les actes
00:24:13d'enquête
00:24:13n'ont pas été faits
00:24:14plus rapidement
00:24:14puisque à partir
00:24:15du 14 février
00:24:16à ma connaissance
00:24:16selon la montée
00:24:17des procureurs généraux
00:24:18il n'y a plus
00:24:19aucun contact
00:24:20entre les services
00:24:21d'enquêteurs
00:24:22et le parquet
00:24:23et donc ce qui nous manque
00:24:25dans cette histoire
00:24:26ce n'est pas une nouvelle loi
00:24:27ce n'est pas des nouveaux moyens
00:24:28ce n'est pas des problèmes numériques
00:24:30c'est simplement
00:24:31me semble-t-il
00:24:32la priorisation
00:24:32des plaintes pour viol
00:24:34et je crains
00:24:35que l'une des difficultés
00:24:36c'est que nous ayons
00:24:37traité collectivement
00:24:38cette plainte
00:24:39comme on traite
00:24:40n'importe quelle autre plainte
00:24:41et qu'on n'a pas compris
00:24:42que la garde à vue
00:24:43c'était au début
00:24:43et pas à la fin
00:24:44pas comme dans une perquisition
00:24:46à la suite d'un cambriolage
00:24:47ou à la suite
00:24:48d'une escroquerie financière
00:24:50si
00:24:50et je pense qu'il y a
00:24:51beaucoup de gens ici
00:24:52qui connaissent
00:24:53le travail formidable
00:24:54que font les gendarmes
00:24:55les policiers
00:24:55et les magistrats
00:24:56dans les violences faites aux femmes
00:24:57tout n'est pas parfait
00:24:58bien évidemment
00:24:58mais si quelqu'un
00:25:00venait à appeler
00:25:01dans la nuit d'hier soir
00:25:03la police
00:25:04imaginons à la préfecture de police
00:25:06ou à la gendarmerie
00:25:07pour dire
00:25:07qu'elle a été
00:25:09violée par son mari
00:25:10et qu'elle a été frappée
00:25:12cette personne serait
00:25:14immédiatement
00:25:14mise en garde à vue
00:25:16on ne le ferait pas
00:25:16à la fin de l'enquête
00:25:17on le ferait au début
00:25:18on aurait une perquisition
00:25:21très certainement
00:25:21on aurait mis à l'abri
00:25:23la dame
00:25:24on aurait regardé
00:25:24les antécédents judiciaires
00:25:25et au moment où nous parlerions
00:25:27il serait en garde à vue
00:25:28on serait en train de discuter
00:25:28de savoir si on le met
00:25:29ou pas en détention provisoire
00:25:31y a-t-il d'autres victimes
00:25:32c'est exactement
00:25:34ce qui nous a manqué
00:25:35puisque nous avions
00:25:35tous les éléments
00:25:36un rapport médical
00:25:37qui était extrêmement clair
00:25:39un auteur identifié
00:25:40déjà connu
00:25:41dans les services
00:25:41du Tâge
00:25:42et de Cassiopée
00:25:43et un expert
00:25:44qui avait pu rendre
00:25:45très rapidement son rapport
00:25:46pour dire que
00:25:47cette petite fille
00:25:47il fallait la croire
00:25:48et en effet
00:25:50quelqu'un qui
00:25:50si on en croit désormais
00:25:52les remonter
00:25:53était manifestement
00:25:54dans une stratégie
00:25:56de pédocriminalité
00:25:58vous m'avez posé
00:25:59la question
00:25:59madame la présidente
00:26:00sur les dossiers
00:26:00les 70 000
00:26:01que j'ai évoqués
00:26:02alors je voudrais
00:26:03qu'on fasse un point
00:26:03sur ce point
00:26:04parce qu'évidemment
00:26:05j'en ai échangé
00:26:06avec la conférence
00:26:06des procureurs généraux
00:26:07et à la réunion
00:26:08des procureurs généraux
00:26:09de lundi matin
00:26:10il y a aujourd'hui
00:26:11entre 3 millions
00:26:12et 3,7 millions
00:26:146 millions
00:26:14monsieur le ministre de l'Intérieur
00:26:16je ne suis pas sûr
00:26:16qu'on les connaisse
00:26:17absolument toutes et tous
00:26:18des plaintes
00:26:19qui sont aujourd'hui
00:26:19dans les commissariats
00:26:20et les brigades
00:26:21de gendarmerie
00:26:22ces plaintes
00:26:23il y a de tout
00:26:23il y a des faits prescrits
00:26:25il y a des vols à la roulotte
00:26:26il y a du vol
00:26:26de matériel agricole
00:26:27il y a des gens
00:26:28qui portent plainte
00:26:28contre leurs voisins
00:26:29il y a des gens
00:26:30qui pensent
00:26:30qu'on fait du bruit
00:26:31près de chez eux
00:26:31et puis il y a des crimes
00:26:34si je regarde
00:26:35si je dézoome ces plaintes
00:26:37à la connaissance des parquets
00:26:39c'est un point très important
00:26:40à la connaissance des parquets
00:26:42il y a 70 000 plaintes
00:26:43aujourd'hui ouvertes
00:26:44en enquête préliminaire
00:26:45ou en enquête de flagrance
00:26:46par les parquets
00:26:47pour lesquels les parquets
00:26:48ont saisi
00:26:49les services de police
00:26:50et de gendarmerie
00:26:50qui concernent les délits
00:26:52ou les crimes
00:26:53sur les mineurs
00:26:54il ne s'agit pas
00:26:54de 70 000 plaintes
00:26:55pour viol
00:26:56je l'ai répété
00:26:57il s'agit de 70 000 plaintes
00:26:58qui touchent les enfants
00:27:00des délits
00:27:01des violences psychologiques
00:27:02des violences parentales
00:27:04des violences dans le cadre scolaire
00:27:06ou des viols
00:27:07qui sont effectivement
00:27:08des crimes
00:27:09c'est ça
00:27:10c'est une plainte ouverte
00:27:10aujourd'hui
00:27:11qui correspond grosso modo
00:27:12au cas
00:27:13de la plainte ouverte
00:27:14de mois d'août dernier
00:27:16dans Haute-Garonne
00:27:16qui est le début
00:27:17de notre incompréhension
00:27:19collective
00:27:19et pour lequel nous avons demandé
00:27:20un rapport d'inspection
00:27:21ce que nous avons demandé
00:27:22aux procureurs généraux
00:27:23c'est de faire un point
00:27:24puisqu'ils m'ont assuré
00:27:25et je n'ai effectivement
00:27:26pas de raison de le croire
00:27:27mais la confiance
00:27:29n'exclue pas le contrôle
00:27:30et comme vous me dites
00:27:30madame la présidente
00:27:32il est normal
00:27:32que le chef d'administration
00:27:34surtout avec ses parquets
00:27:34demande si ces circulaires
00:27:35sont appliqués
00:27:36ils m'ont assuré
00:27:37que le cas
00:27:37de l'affaire Liana
00:27:39en l'occurrence
00:27:39de la plainte précédente
00:27:40dite Tamara
00:27:41ou Rosa
00:27:42était un fait
00:27:43exceptionnel
00:27:46je pense que
00:27:47cela vaut le coup
00:27:47de vérifier
00:27:49et de regarder
00:27:50non pas
00:27:50comme j'ai entendu dire
00:27:51qu'il fallait
00:27:52étudier 2000 plaintes
00:27:53par jour
00:27:53c'est pas du tout
00:27:54l'objet
00:27:54de la question
00:27:55du garde des Sceaux
00:27:56c'est est-ce qu'il y a
00:27:57des actes d'enquête
00:27:58est-ce qu'il y a
00:27:59des dossiers
00:27:59qui dorment
00:28:00dans les parquets
00:28:00c'est comme ça qu'on dit
00:28:01puisque c'est un dossier
00:28:02qui a dormi
00:28:03entre le 14 février
00:28:05et aujourd'hui
00:28:06la disparition tragique
00:28:07de Liana
00:28:07ce dossier
00:28:08n'a connu
00:28:08aucun acte d'enquête
00:28:09aucune relance
00:28:10du parquet
00:28:11à ma connaissance
00:28:12entre le cas
00:28:13ce qu'il faut remonter
00:28:13les procureurs généraux
00:28:14et qui aurait pu
00:28:15empêcher peut-être
00:28:16peut-être
00:28:16à cette personne
00:28:18de pouvoir
00:28:18commettre
00:28:21ces crimes
00:28:22donc ma question
00:28:23a été dédiée
00:28:23aux procureurs généraux
00:28:24puisque vous pensez
00:28:25que déjà
00:28:26la plupart
00:28:27la quasi intégralité
00:28:28des affaires
00:28:28ne corresponde pas
00:28:29à la tragédie absolue
00:28:31que représente
00:28:32cette procédure de plainte
00:28:33où les parquets
00:28:33n'ont manifestement
00:28:34pas fait les diligences
00:28:35demandées par la loi
00:28:36et par le garde des Sceaux
00:28:37dans ces circulaires
00:28:38politiques générales
00:28:39je vous demande
00:28:39de revérifier
00:28:41donc comme la plupart
00:28:42des magistrats
00:28:43font évidemment
00:28:43excellemment bien
00:28:44leur travail
00:28:45et qu'il peut y avoir
00:28:46des difficultés
00:28:46notamment peut-être
00:28:47ici ou là
00:28:48des manques d'OPJ
00:28:48d'autres difficultés
00:28:50de rappeler
00:28:50la priorité
00:28:51de ces plaintes
00:28:52qui sont des crimes
00:28:52pour enfants
00:28:53je l'aurais dit
00:28:53vous me discriminez
00:28:55les plaintes
00:28:56qui concernent évidemment
00:28:57les crimes
00:28:57parce que dans les 70 000
00:28:58il y a des délits
00:29:00et il y a des crimes
00:29:00il y a des délits
00:29:01qui peuvent être qualifiés
00:29:02en crimes
00:29:02on le sait tous ici
00:29:03qui peuvent être tentés
00:29:04d'être correctionnalisés
00:29:04on leur rappelait que
00:29:06le crime est un crime
00:29:07et qu'il ne fallait pas
00:29:08le délectualiser
00:29:09donc dans les 70 000
00:29:10qu'est-ce qui relève
00:29:10des délits
00:29:10qu'est-ce qui relève
00:29:11des crimes
00:29:11pour répondre à votre question
00:29:12madame la présidente
00:29:13je ne le sais pas
00:29:14et nous n'avons pas
00:29:15de service statistique
00:29:16vous savez j'en ai déjà parlé
00:29:17au ministère de la justice
00:29:19quand j'étais au compte public
00:29:20j'avais l'INSEE
00:29:21quand j'étais à l'intérieur
00:29:21j'avais le SSMI
00:29:22quand on est à la justice
00:29:23on n'a pas de service statistique
00:29:24on est en train de le créer
00:29:25c'est pas si facile
00:29:26que ça de créer
00:29:27un service statistique
00:29:28mais c'est une des difficultés
00:29:29en effet
00:29:29de la politique publique
00:29:30du ministère de la justice
00:29:31je reviens
00:29:32à mes 70 000 plaintes
00:29:34d'abord je leur ai dit
00:29:35de regarder particulièrement
00:29:36les crimes sur les 70 000
00:29:37deuxièmement
00:29:38de regarder les mineurs
00:29:39qui sont encore mineurs
00:29:40parce que dans les plaintes
00:29:41pour mineurs
00:29:42classées comme telles
00:29:42dans le code natif
00:29:44que remplissent
00:29:45les parquetiers
00:29:46et les enquêteurs
00:29:47il y a aussi
00:29:48des faits sur mineurs
00:29:49où les personnes
00:29:49ont 50 ans
00:29:50ont 60 ans
00:29:50quand quelqu'un
00:29:51qui a 50 ans
00:29:52va au commissariat de police
00:29:54et dit
00:29:54j'ai été violé
00:29:55quand j'étais petit
00:29:56par mon père
00:29:57ou par mon oncle
00:29:57c'est considéré
00:29:58comme une plainte
00:29:58sur un mineur
00:29:59au moment des faits
00:30:01et je pense que
00:30:01le plus important
00:30:02dans l'urgence
00:30:04prioritaire
00:30:04que j'ai demandé
00:30:05de traiter des barquets
00:30:05c'est les enfants
00:30:06qui méritent
00:30:06d'être protégés
00:30:07aujourd'hui
00:30:07avec d'autres enfants
00:30:08qui pourraient être
00:30:09victimes de viol
00:30:10ça ne veut pas dire
00:30:10qu'il ne faut pas traiter
00:30:11les incestes
00:30:12de ceux qui ont 50 ans
00:30:14et qui portent plainte
00:30:15bien évidemment
00:30:15qu'il faut le traiter
00:30:16mais dans la priorité
00:30:17qu'on demande
00:30:18c'est d'abord
00:30:18de protéger
00:30:19les enfants mineurs
00:30:20qui portent plainte
00:30:20lorsqu'ils sont mineurs
00:30:22ça me paraît
00:30:22de bon sens
00:30:23ce qui aurait dû être fait
00:30:24me semble-t-il aussi
00:30:29dans les 70 000
00:30:30il y a des gens
00:30:31qui portent plainte
00:30:32des dizaines d'années
00:30:33après les faits
00:30:34dont certains sont prescrits
00:30:35je vous rappelle
00:30:36que vous avez souhaité
00:30:36qu'on continue
00:30:38à enquêter
00:30:39même si les faits
00:30:40sont prescrits
00:30:41c'est ce que nous faisons
00:30:42dans les parquets
00:30:43et dans les services d'enquête
00:30:44mais j'ai demandé
00:30:45que l'on priorise
00:30:46pour qu'il n'y ait
00:30:46pas d'autre affaire
00:30:48l'IANA
00:30:49évidemment
00:30:49les enfants
00:30:50qui connaissent
00:30:51des crimes
00:30:52et qui par ailleurs
00:30:53sont encore enfants
00:30:55ou viennent à peine
00:30:56d'avoir leur majorité
00:30:57pour qu'on puisse traiter
00:30:58en ultra priorité
00:30:59et en effet
00:31:00en écartant
00:31:01tout le reste
00:31:03dans les semaines
00:31:03qui viennent
00:31:04donc ça je l'aurais demandé
00:31:05pour le 14 juillet
00:31:06et madame la procureure générale
00:31:08madame la présidente
00:31:09madame la présidente
00:31:10pas encore
00:31:10pas encore
00:31:11madame la présidente
00:31:12madame la présidente
00:31:13je rendrai public
00:31:14un état général
00:31:17de ce que j'ai demandé
00:31:19dans le mois qui vient
00:31:20et d'ailleurs
00:31:20les procureurs généraux
00:31:21pour les parents d'entre eux
00:31:21n'ont pas attendu mes consignes
00:31:22après l'affaire l'IANA
00:31:24ils ont eux-mêmes
00:31:25j'en suis sûr
00:31:25fait le revue de détail
00:31:26de leur parquet
00:31:28à partir du 14 juillet
00:31:29jusqu'au 31 juillet
00:31:31et je n'ai pas dit
00:31:32qu'aucun magistrat
00:31:32partit en vacances
00:31:33j'ai dit que je ne partirai
00:31:33pas en vacances
00:31:34ni les procureurs généraux
00:31:35non plus
00:31:35tant que je ne les aurais
00:31:36pas vus un par un
00:31:36je vais les voir
00:31:37un par un
00:31:37madame la présidente
00:31:38pour faire le point
00:31:39sur chacun de leurs dossiers
00:31:41non pas individuellement
00:31:42je n'ai pas à les connaître
00:31:43mais pour dire
00:31:44qu'est-ce qui manque
00:31:45est-ce qu'il vous a manqué
00:31:46de diligence
00:31:47sur des dossiers
00:31:48comme dans l'affaire l'IANA
00:31:48et combien
00:31:49ce qui montre
00:31:50et je dirais publiquement
00:31:51si les choses sont
00:31:52ainsi systémiques ou non
00:31:54est-ce qu'il manque
00:31:54des OPJ
00:31:55dont je parlerai
00:31:56avec monsieur le ministre
00:31:56de l'Intérieur
00:31:58est-ce qu'il manque
00:31:58des PSY
00:31:59vous savez qu'il nous manque
00:32:00beaucoup de PSY
00:32:00pour faire des expertises
00:32:02est-ce qu'il manque
00:32:03la médecine légale
00:32:04des UMJ
00:32:05parfois vous m'interrogez
00:32:06pour savoir
00:32:06est-ce qu'on ne peut pas
00:32:06créer une UMJ
00:32:07dans mon département
00:32:07là on vient d'en inaugurer
00:32:08une à Cahors
00:32:09mais il manque des UMJ
00:32:10dans les départements
00:32:10c'est tout à fait vrai
00:32:12est-ce qu'il manque
00:32:13une bonne coopération
00:32:14avec l'APNIG
00:32:15et les opérateurs téléphoniques
00:32:16est-ce qu'on peut analyser
00:32:17tous les téléphones
00:32:18en temps réel
00:32:18à Mont-de-Marsan
00:32:19et à Cayenne
00:32:19bon et là
00:32:21effectivement
00:32:21peut-être
00:32:22en dehors de l'affaire Liana
00:32:23se posent des questions
00:32:24plus systémiques
00:32:24de manque de moyens
00:32:25de magistrats
00:32:26d'enquêteurs
00:32:27mais je voudrais redire ici
00:32:28madame la présidente
00:32:29que ce n'est pas
00:32:29un manque de moyens
00:32:30ce n'est pas
00:32:31un problème numérique
00:32:32ce n'est pas
00:32:33un problème d'enquêteurs
00:32:35qui ont empêché
00:32:36d'appliquer des circulaires
00:32:37très clairs
00:32:38et de la volonté
00:32:38je crois du législateur
00:32:39qui est de dire
00:32:40en priorité
00:32:40en urgence absolue
00:32:41ni même la dernière circulaire
00:32:42en urgence absolue
00:32:43les plaintes déposées
00:32:45par des enfants mineurs
00:32:46qui sont encore mineurs
00:32:47et pour lesquels
00:32:48il y a en effet
00:32:49des rapports médicaux
00:32:50et des expertises
00:32:51qui démontrent
00:32:51qu'il y a potentiellement
00:32:53un prédateur sexuel
00:32:55donc voilà madame la présidente
00:32:57en quelques mots
00:32:58je voulais dire
00:32:58que depuis juin 2024
00:33:00comme je vous l'ai dit
00:33:01le tribunal de Toulouse
00:33:03est équipé numériquement
00:33:05elle est même qualifiée
00:33:06par l'agence du numérique
00:33:08de l'état
00:33:08comme une juridiction
00:33:09très avancée
00:33:10et la PPN
00:33:12c'est-à-dire
00:33:13la professeure pénale
00:33:13numérique à Hoche
00:33:14et depuis juin 2024
00:33:16également en action
00:33:17et donc
00:33:18du point de vue
00:33:19qui m'est remonté
00:33:20des procureurs généraux
00:33:22je crains
00:33:23qu'effectivement
00:33:24dans l'affaire Liana
00:33:27il y ait eu
00:33:27une défaillance
00:33:28des services
00:33:30déparqués
00:33:31peut-être
00:33:31d'autres services
00:33:32de l'état
00:33:32on en a parlé
00:33:33avec monsieur
00:33:33ministre intérieur
00:33:33et monsieur
00:33:33ministre d'éducation nationale
00:33:34et on aurait dû
00:33:36appliquer de manière prioritaire
00:33:37même en cas
00:33:38de dessaisissement
00:33:39de Toulouse pour Hoche
00:33:39parce que l'auteur
00:33:40et parce que les faits
00:33:41étaient dans un autre département
00:33:42on aurait dû appliquer
00:33:44le principe de précaution
00:33:46pour mettre de côté
00:33:47monsieur Barrella
00:33:48et regarder
00:33:49s'il était ou non
00:33:50l'auteur de ces violences
00:33:51et j'accueille en salle
00:33:52des conférences
00:33:52Corinne Narassiguin
00:33:53bonjour
00:33:53vous êtes sénatrice
00:33:54socialiste de la Seine-Saint-Denis
00:33:56le ministre de la Justice
00:33:57Gérald Darmanin
00:33:58qui a expliqué
00:33:58sur tout autre sujet
00:33:59il manque incontestablement
00:34:00des moyens
00:34:01il manque des moyens médicaux
00:34:02il manque des moyens psychologiques
00:34:03il manque des moyens d'enquêteur
00:34:04il manque des magistrats
00:34:05vous avez parfaitement raison
00:34:06mais dans l'affaire Liana
00:34:08expressis verbis
00:34:08ce n'est pas le cas
00:34:09c'est tout
00:34:10qu'est-ce que vous dites
00:34:11à Gérald Darmanin
00:34:12est-ce que ça vous a convaincu
00:34:13ces explications ?
00:34:15non pas du tout
00:34:15je crois que
00:34:16il ne faut pas
00:34:19chercher
00:34:19des responsabilités
00:34:20individuelles
00:34:21il y a toujours
00:34:21possiblement
00:34:22c'est possible
00:34:23qu'il y ait une erreur humaine
00:34:24qu'il y ait une responsabilité
00:34:25particulière
00:34:26mais la réalité
00:34:27c'est qu'on est devant
00:34:27un système
00:34:28qui est défaillant
00:34:29depuis longtemps
00:34:30l'affaire Liana
00:34:30malheureusement
00:34:31ça n'est pas la première
00:34:32c'est ça le problème
00:34:33c'est que
00:34:34on pourra
00:34:35bien sûr
00:34:35il y a une enquête
00:34:36qui va regarder
00:34:37exactement ce qui s'est passé
00:34:38dans ce cas-là
00:34:39le sujet
00:34:39ce sont les violences
00:34:41faites aux enfants
00:34:42dans leur ensemble
00:34:42le fait que c'est
00:34:43un problème systémique
00:34:44que comme on a eu
00:34:45on a toujours
00:34:46ces problèmes systémiques
00:34:47pour les violences
00:34:48faites aux femmes
00:34:48pour les féminicides
00:34:50maintenant
00:34:50on a cette prise de conscience
00:34:52enfin
00:34:52sur le fait
00:34:53qu'on a aussi besoin
00:34:54de mettre
00:34:55les moyens
00:34:57pour les violences
00:34:58faites aux enfants
00:34:58et de regarder les choses
00:34:59de manière globale
00:35:00mais avant de parler
00:35:00de cette question des moyens
00:35:01lorsqu'on voit l'émotion
00:35:02suscité par cette affaire
00:35:03Liana
00:35:04est-ce que vous pensez
00:35:05que la démission
00:35:06de Gérald Darmanin
00:35:06elle se pose aujourd'hui
00:35:07la question de sa démission
00:35:09vous l'a demandé
00:35:09au Parti Socialiste ?
00:35:11le Premier secrétaire
00:35:12l'a demandé hier
00:35:13je crois que
00:35:15il a été
00:35:16ministre de l'Intérieur
00:35:17et aujourd'hui
00:35:19garde des Sceaux
00:35:21cette attitude
00:35:22de rester dans une forme
00:35:22de déni
00:35:23n'est pas responsable
00:35:24mais je crois que
00:35:25au-delà de la question
00:35:26de demander de la démission
00:35:27il faut d'abord regarder
00:35:28ce qu'on peut faire
00:35:29très concrètement
00:35:31pour changer les choses
00:35:33et pour mettre
00:35:35à l'ordre du jour
00:35:37notamment la proposition
00:35:38de loi intégrale
00:35:39que nous avons faite
00:35:39et on va y revenir
00:35:40le Président de la République
00:35:41qui a très rapidement
00:35:42évoqué cette affaire
00:35:42dès vendredi dernier
00:35:43il avait dit
00:35:44je ne veux entendre
00:35:45aucun argument
00:35:46de moyens
00:35:46dans cette affaire
00:35:47en Conseil des ministres
00:35:48il a dit
00:35:48on ne répond pas
00:35:49à un drame par des cris
00:35:50la précipitation
00:35:51la démagogie
00:35:52sont des réponses
00:35:52qui ne sont pas à la hauteur
00:35:53qu'est-ce que vous pensez
00:35:54de l'expression du chef de l'État
00:35:55depuis le début de cette affaire ?
00:35:56je crois que ça n'est pas à la hauteur
00:35:58c'est ça qui n'est pas à la hauteur
00:35:59c'est de prétendre
00:36:00qu'on n'a pas de problème
00:36:01de moyens
00:36:03qu'il y ait des réponses
00:36:04qui sont trop émotionnelles
00:36:07ça la fera sur les cris
00:36:08c'est une réponse émotionnelle
00:36:10bien sûr qu'il y a des émotions
00:36:11qui sont très fortes
00:36:12et c'est normal
00:36:13mais cette révolte
00:36:15elle est face
00:36:16à un système
00:36:16qui est largement défaillant
00:36:18la France
00:36:18n'investit pas assez
00:36:20on a moins de moyens
00:36:21moins de juges
00:36:22moins de procureurs
00:36:23pour la protection des mineurs
00:36:25que dans les autres pays européens
00:36:27ça n'est pas normal
00:36:28la commission des lois
00:36:29dont vous êtes membre
00:36:30va prendre les prérogatives
00:36:31d'une commission d'enquête
00:36:32pour travailler sur ce sujet
00:36:33quel est le champ exact
00:36:35de ces investigations
00:36:36qu'est-ce que vous en attendez
00:36:37vous au Parti Socialiste ?
00:36:38alors on a demandé
00:36:39à ce que ce soit suffisamment large
00:36:40justement
00:36:40pour regarder le problème
00:36:41de manière globale
00:36:43au niveau de la police
00:36:45et de la justice
00:36:46que ça ne se résume pas
00:36:49à essayer de dédoubler
00:36:50ce que nous ne pourrions pas faire
00:36:53par ailleurs
00:36:54l'examen spécifique
00:36:56du cas de l'affaire
00:36:58du meurtre de Liana
00:37:00donc il y a un besoin
00:37:04de regarder
00:37:05si c'est ça qui permet
00:37:07à ce que chacun comprenne
00:37:09qu'on a besoin
00:37:10de traiter de manière globale
00:37:11le sujet
00:37:12nous accueillons favorablement
00:37:14cette mission d'information
00:37:15cette commission d'enquête
00:37:16mais moi j'ai fait partie
00:37:17de cette coalition
00:37:18qui a travaillé sur la loi intégrale
00:37:20on y a travaillé pendant des mois
00:37:21on l'a déposé en novembre dernier
00:37:23dans une indifférence assez générale
00:37:25du point de vue
00:37:26et de la majorité sénatorielle
00:37:27et du gouvernement
00:37:30Mediapart qui révèle ce matin
00:37:31qu'un rapport conjoint
00:37:32des inspections générales
00:37:33de la justice
00:37:34et de la police
00:37:35alerté de 2023
00:37:36sur l'asphyxie
00:37:37de la chaîne pénale
00:37:38le ministre qui d'ailleurs
00:37:39en novembre 2023
00:37:40s'engageait à publier ce rapport
00:37:42c'était au Sénat
00:37:43qui l'avait dit
00:37:43quelle est votre réaction ce matin ?
00:37:45Est-ce qu'il y a un manque
00:37:45de transparence depuis 2023 ?
00:37:47Oui je crois que
00:37:48ce n'est pas le premier rapport
00:37:50sur lequel
00:37:51on a besoin de réclamer
00:37:52plusieurs fois
00:37:53avant qu'ils soient publiés
00:37:54et parfois
00:37:54ils ne sont jamais publiés
00:37:56on a tendance quand même
00:37:57à préférer regarder ailleurs
00:37:59quand on sait
00:37:59qu'il y a des dysfonctionnements
00:38:01sur lesquels
00:38:01on ne veut pas mettre les moyens
00:38:03parce que c'est une question
00:38:04de choix politique
00:38:05il n'y a pas très longtemps
00:38:06on a voté là
00:38:07une loi de programmation militaire
00:38:09où on a décidé
00:38:09de mettre les moyens
00:38:10parce qu'on estimait
00:38:11que c'était nécessaire
00:38:11nous avons voté ça
00:38:13chez les socialistes
00:38:14pourquoi est-ce qu'on n'est pas
00:38:15capable de faire la même chose
00:38:16sur les violences faites aux enfants ?
00:38:18C'est ma dernière question
00:38:19vous l'avez dit à plusieurs reprises
00:38:20mais vous militez en faveur
00:38:21d'une loi globale
00:38:22qui coûterait entre 2 et 4 milliards d'euros
00:38:24c'est ce qu'a dit Gérald Darmanin
00:38:26et qui concernerait
00:38:27tous les pans de la société
00:38:28est-ce que vous avez bon espoir
00:38:29qu'il soit inscrit
00:38:30à l'ordre du jour
00:38:30c'est la fin du quinquennat ?
00:38:32Alors Gérald Darmanin lui-même
00:38:33a dit à l'audition
00:38:34qu'il était favorable
00:38:35donc c'est maintenant
00:38:36Vous n'êtes que favorable
00:38:37à davantage de moyens
00:38:38ça doit être la décision
00:38:40Mais la France n'a pas
00:38:402 à 4 milliards aujourd'hui
00:38:41avec le budget à 5%
00:38:43Non mais justement
00:38:43c'est là où on voit
00:38:44qu'il y a des choix
00:38:45je viens de parler
00:38:46de la loi de programmation militaire
00:38:46quand on veut faire des
00:38:49quand on veut choisir
00:38:50des priorités
00:38:50on peut trouver les fonds
00:38:52et il y a aussi
00:38:54des nouvelles recettes
00:38:54à aller chercher
00:38:55on le dit toujours
00:38:56chez les socialistes
00:38:57ça doit en faire partie
00:38:59on a besoin
00:39:00et de la loi
00:39:00la proposition de loi intégrale
00:39:02sur laquelle on a travaillé
00:39:03et on a besoin
00:39:03d'une loi
00:39:04de programmation budgétaire
00:39:06pour financer
00:39:07la mise en place
00:39:09d'un système
00:39:10qui regarde tout
00:39:11de la prévention
00:39:12de la détection
00:39:13jusqu'à la lutte
00:39:14contre les récités
00:39:14Mais il resterait peu
00:39:15de temps utile
00:39:16d'ici la fin du quinquennat
00:39:17notamment au Parlement
00:39:18vous pensez que ça peut être jouable ?
00:39:19Oui c'est jouable
00:39:20c'est encore jouable
00:39:21on peut tout à fait
00:39:23l'Assemblée nationale
00:39:24peut siéger
00:39:25le Sénat ne pourra pas
00:39:26mais l'Assemblée nationale
00:39:26peut siéger
00:39:27en session extraordinaire
00:39:27en septembre
00:39:28ils peuvent examiner
00:39:31la proposition
00:39:31de loi intégrale
00:39:32et un projet de loi
00:39:36de programmation budgétaire
00:39:38et puis ça peut venir
00:39:40ensuite au Sénat
00:39:41à l'automne
00:39:42avant que nous entrions
00:39:43dans le budget
00:39:43la séquence budgétaire
00:39:44Merci beaucoup
00:39:45Corinne Narassien
00:39:46pour toutes ces explications
00:39:47au micro de public Sénat
00:39:47Merci
00:39:53Allez on en vient
00:39:54au troisième thème
00:39:54dans cette émission
00:39:55et l'homme d'affaires
00:39:56Mathieu Pigasse
00:39:57reçu ce matin
00:39:57par la commission d'enquête
00:39:59sur le financement privé
00:40:00des politiques publiques
00:40:01voyez les moments forts
00:40:02de cette audition
00:40:02Nous avons bien évidemment
00:40:04d'ores et déjà
00:40:06des activités d'aide
00:40:07ou de soutien
00:40:08des associations
00:40:09via des dons
00:40:10le groupe combat
00:40:12et je vais vous donner
00:40:13un exemple
00:40:14qui d'ailleurs
00:40:15a été mis en place
00:40:16par Wacile Amédas
00:40:17qui est là
00:40:18qui sont par exemple
00:40:20l'aide
00:40:20et le soutien
00:40:21à une association
00:40:22qui s'appelle
00:40:22Banlieue Climat
00:40:24qui est dirigée
00:40:25par quelqu'un
00:40:26jeune remarquable
00:40:27qui s'appelle
00:40:28Ferris Barkat
00:40:28et qui a produit
00:40:30qui produit
00:40:31un certain nombre
00:40:31d'actions
00:40:32qui mènent des actions
00:40:33sur l'ensemble
00:40:34du territoire français
00:40:36et notamment
00:40:37d'ouverture
00:40:38d'ailleurs
00:40:38des jeunes
00:40:38des quartiers
00:40:39et pas que
00:40:39à la culture
00:40:41Il vient de produire
00:40:42un documentaire
00:40:42remarquable
00:40:43que je vous invite
00:40:44à regarder
00:40:45qui s'appelle
00:40:45d'ailleurs
00:40:45C'est plus que du vélo
00:40:46qui est le trajet
00:40:48je trouve magnifique
00:40:49je le dis
00:40:50d'un groupe de jeunes
00:40:51de Strasbourg
00:40:51avec leur maman
00:40:52ou des mamans
00:40:53de Paris à Strasbourg
00:40:55magnifique
00:40:55sur la rencontre
00:40:56entre des jeunes
00:40:58vraiment issus
00:40:59de la diversité
00:41:00comme on dit
00:41:00et des jeunes
00:41:01de villages
00:41:05anciens français
00:41:07La conséquence
00:41:08que nous avons tirée
00:41:09de ces actions
00:41:09de soutien
00:41:10c'est que
00:41:10effectivement
00:41:11nous allons créer
00:41:12une fondation
00:41:13pour centraliser
00:41:14regrouper
00:41:15ces actions
00:41:17Cette fondation
00:41:17s'appellera
00:41:18la fondation Combat
00:41:19elle sera dirigée
00:41:19par voici la Médas
00:41:20Emmanuel va en dire
00:41:22un mot
00:41:22dans quelques instants
00:41:24mais c'est bien
00:41:24l'objet
00:41:25qui est de regrouper
00:41:26l'ensemble
00:41:26de ces missions
00:41:28de ce que nous faisons
00:41:29aujourd'hui
00:41:29à titre non lucratif
00:41:31dans cette fondation
00:41:33première chose
00:41:34je réponds ensuite
00:41:35à vos différentes questions
00:41:37monsieur le sénateur
00:41:38d'abord sur Nova
00:41:39moi ça me fait
00:41:41je vais essayer
00:41:42d'utiliser un bon terme
00:41:43sourire
00:41:45de lire
00:41:46je cite
00:41:47des anciens
00:41:48de Radio Nova
00:41:49le plus souvent
00:41:50anonymes
00:41:51qui en sont partis
00:41:53déclarer de ci de là
00:41:54des choses dans la presse
00:41:56c'est peut-être
00:41:56des anciens de Radio Nova
00:41:57mais dans ce cas là
00:41:58moi je suis un ancien
00:41:59ancien de Radio Nova
00:41:59j'ai connu
00:42:00Jean-François Bizeau
00:42:01contrairement à eux
00:42:02une partie de ma famille
00:42:04a travaillé
00:42:04une partie de ma famille
00:42:06a travaillé
00:42:06avec Jean-François Bizeau
00:42:07chez Actuel
00:42:08chez Nova
00:42:09et d'ailleurs même
00:42:09encore avant
00:42:10à Carbone 14
00:42:11et nous avons
00:42:11chez Radio Nova
00:42:12le fils
00:42:13de Jean-François Bizeau
00:42:14Julien Bizeau
00:42:15que vous pouvez interroger
00:42:17et qui va vous dire
00:42:18convoquez-le la prochaine fois
00:42:19à quel point
00:42:20la radio est conforme
00:42:21à l'esprit
00:42:22de Jean-François Bizeau
00:42:23je souriais
00:42:24et pardon
00:42:24j'ai la passion
00:42:26de cette radio
00:42:27donc vous le voyez
00:42:28mais je souriais
00:42:29en disant
00:42:29moi il y a une expression
00:42:30que j'ai déjà employée
00:42:31qui est de dire
00:42:33ces anciens de Radio Nova
00:42:34ils peuvent se réunir
00:42:35dans une cabine téléphonique
00:42:36ce que je veux dire par là
00:42:37c'est qu'ils ont la modernité
00:42:38de la cabine téléphonique
00:42:39il n'y en a plus beaucoup
00:42:40en France
00:42:40et ils sont aussi nombreux
00:42:42qu'ils peuvent se réunir
00:42:44dans une cabine
00:42:44pour citer Coluche
00:42:45bon
00:42:45je mets donc ce point
00:42:47à part
00:42:48je vais reprendre
00:42:50vos différentes questions
00:42:51après
00:42:52sur les médias
00:42:53moi j'ai pas tout à fait dit
00:42:55pardonnez-moi
00:42:55de préciser
00:42:56non non mais justement
00:42:57de préciser
00:42:58j'ai pas dit
00:42:58il y a soit des médias de droite
00:42:59soit des médias de gauche
00:43:00je dis une chose différente
00:43:01je dis chaque média
00:43:03a une ligne éditoriale
00:43:04et cette ligne
00:43:05elle peut être très diverse
00:43:05vous avez des journaux
00:43:07que je respecte infiniment
00:43:07des mensuels
00:43:08et qui vont avoir comme ligne
00:43:10la plongée sous-marine
00:43:11les automobiles
00:43:12j'en sais rien
00:43:12enfin bon
00:43:14et chaque média
00:43:14a sa ligne
00:43:15vous venez
00:43:16vous êtes monsieur le sénateur
00:43:17de Bretagne
00:43:18moi je suis du département
00:43:19de la Manche
00:43:20voilà
00:43:20le département que j'aime
00:43:22et il y a des médias
00:43:23dans lesquels d'ailleurs
00:43:24ma famille a travaillé
00:43:26je sais pas les classer
00:43:27politiquement
00:43:28je pense par exemple
00:43:29à la Manche libre
00:43:30et peu importe
00:43:31c'est pas le sujet
00:43:31effectivement
00:43:31la ligne
00:43:32c'est plutôt
00:43:33et vous avez tout à fait
00:43:34raison de le dire
00:43:35c'est l'ancrage régional
00:43:36local
00:43:36et je respecte ça
00:43:38par définition
00:43:39mais infiniment
00:43:40c'est la distinction
00:43:43que je voulais faire
00:43:44ensuite
00:43:45sur
00:43:48les lignes éditoriales
00:43:50de nos festivals
00:43:51ah oui
00:43:51vous avez raison
00:43:53effectivement
00:43:53il faut qu'ils soient
00:43:54dans notre ligne
00:43:55mais je vous rassure
00:43:56je dis ça en souriant
00:43:57ce que je veux dire par là
00:43:58c'est que
00:43:59je vais désespérer
00:44:00Emmanuel Og
00:44:01je vais désespérer
00:44:02Emmanuel Og
00:44:02on va pas acheter
00:44:03un festival de musique classique
00:44:06je sais que ça le désole
00:44:08et ça le désespère
00:44:09mais pourquoi
00:44:11ah oui oui
00:44:12et par ailleurs
00:44:13je respecte infiniment
00:44:14je voudrais vous rassurer
00:44:15la musique classique
00:44:15mais vous voyez
00:44:16c'est intéressant
00:44:16c'est juste pour dire
00:44:17et je le dis
00:44:18de manière très sérieuse
00:44:19c'est pas une boutade
00:44:20c'est juste pour dire
00:44:21bah oui
00:44:21c'est pas dans la ligne
00:44:22qui est la nôtre
00:44:22et à nouveau
00:44:24je dis ça avec beaucoup
00:44:25de respect
00:44:25pour la musique classique
00:44:26c'est juste
00:44:27pas ce que nous faisons
00:44:28donc effectivement
00:44:29nous achetons
00:44:30ou nous cherchons
00:44:31à développer
00:44:31à accompagner
00:44:32à encourager
00:44:33des festivals
00:44:34qui correspondent
00:44:35à ce que nous faisons
00:44:36et d'ailleurs
00:44:37à ce que nous savons faire
00:44:38c'est à dire
00:44:39du rock
00:44:39ou des musiques actuelles
00:44:40que ce soit
00:44:41du rap
00:44:42de la musique urbaine
00:44:43que ce soit
00:44:45de l'électro
00:44:46un peu moins
00:44:47de variété française
00:44:47je dois en convenir
00:44:49mais effectivement
00:44:49il faut que ça corresponde
00:44:51à cette ligne éditoriale
00:44:52qu'est la nôtre
00:44:53est-ce que j'ai oublié
00:44:54quelque chose
00:44:54je ne pense pas
00:44:55mais je vais laisser Emmanuel
00:44:56compléter
00:44:56monsieur le sénateur
00:44:57c'est à dire
00:44:57que c'est pas l'inverse
00:44:58c'est à dire
00:44:59que ce sont des festivals
00:45:00dont l'existence
00:45:01correspond à combat
00:45:03l'intervention de combat
00:45:04ne fait pas changer
00:45:05la ligne des festivals
00:45:07c'est dans un respect
00:45:10de l'identité culturelle
00:45:11des festivals
00:45:13donc il ne s'agit pas
00:45:14la question
00:45:15qui était
00:45:15vous leur demandez
00:45:16quelque chose
00:45:17on leur demande
00:45:17de rester eux-mêmes
00:45:18surtout
00:45:19on leur demande
00:45:19de rester eux-mêmes
00:45:21c'est notre bataille
00:45:31finalement
00:45:32vous vous interrogiez
00:45:35dans votre propos
00:45:36introductif
00:45:36sur
00:45:38vous étiez
00:45:39évidemment heureux
00:45:40rassurez-vous
00:45:40tous les gens
00:45:41qui sont venus là
00:45:42se sont tous déclarés
00:45:43heureux
00:45:43et n'étaient que joie
00:45:44mais vous vous êtes
00:45:45déclarés surpris
00:45:46finalement
00:45:47en apprenant
00:45:48votre projet
00:45:50de création
00:45:50d'une fondation
00:45:51adossée
00:45:52à votre groupe
00:45:55commercial
00:45:56en fait
00:45:57on vous a auditionné
00:45:58en avance de phase
00:45:59parce que c'est
00:46:00exactement ça
00:46:01notre sujet
00:46:03la Bretagne
00:46:04la Bretagne
00:46:05nous guide
00:46:05mais
00:46:06notre sujet
00:46:07c'est exactement
00:46:08celui-là
00:46:09et
00:46:09je maintiens
00:46:11y compris
00:46:13adossé
00:46:14à l'ensemble
00:46:14de nos travaux
00:46:15depuis plusieurs semaines
00:46:17que
00:46:17le financement
00:46:19de politiques publiques
00:46:20par des organismes
00:46:21de droits privés
00:46:22vous allez
00:46:22vous nous dites
00:46:23monter une fondation
00:46:25qui ouvrira donc
00:46:26légitimement
00:46:27c'est dans le cadre
00:46:28de la loi
00:46:28un certain nombre
00:46:30de défiscalisations
00:46:31possibles
00:46:32sur les dons
00:46:33et donc
00:46:34un financement
00:46:35indirect
00:46:35de la part
00:46:36de l'Etat
00:46:36la frontière
00:46:38entre
00:46:39ce qui est
00:46:40une stratégie
00:46:41d'influence
00:46:42des politiques publiques
00:46:43dans un moment
00:46:43de tension
00:46:44sur les
00:46:45les financements
00:46:46publics
00:46:47est une question
00:46:48qui est légitime
00:46:49que ce soit
00:46:50du point de vue
00:46:51des ressources
00:46:51fiscales
00:46:52que ce soit
00:46:53du point de vue
00:46:53de là où on met
00:46:54la frontière
00:46:55en termes
00:46:55d'influence
00:46:56et je ne suis pas sûre
00:46:57qu'on puisse
00:46:58uniquement
00:47:00d'abord parce que
00:47:00nous je le redis
00:47:01nous ne sommes pas là
00:47:02pour faire de la morale
00:47:03nous sommes là
00:47:03pour examiner
00:47:05pas uniquement
00:47:06ce qui est légal
00:47:06ou pas
00:47:07mais examiner
00:47:07là où il y a
00:47:08pardon pour la trivialité
00:47:09du propos
00:47:10des trous dans la raquette
00:47:11en matière d'observation
00:47:12de contrôle
00:47:13et de régulation
00:47:14par l'état
00:47:14mais aussi
00:47:16d'arriver à appréhender
00:47:17comment on reste
00:47:18sur cette ligne de crête
00:47:19qui consiste
00:47:20dans un pays
00:47:21qui a besoin
00:47:22de mécénat
00:47:22qui a besoin
00:47:23de philanthropie
00:47:24qui a besoin
00:47:25d'acteurs
00:47:26qui viennent
00:47:26accompagner
00:47:27de l'innovation sociale
00:47:28et du commun
00:47:30sur l'ensemble
00:47:30de nos territoires
00:47:31et à quel moment
00:47:32on peut
00:47:33ou pas
00:47:34basculer
00:47:35dans une influence
00:47:36des politiques publiques
00:47:37et
00:47:39voilà
00:47:39finalement
00:47:40on vous interroge
00:47:41maintenant
00:47:41parce qu'on ne pourra pas
00:47:42vous interroger
00:47:42dans quatre mois
00:47:43quand vous aurez monté
00:47:44votre fondation
00:47:45si tel est le délai
00:47:46parce que nous
00:47:46on ne sera plus
00:47:46en commission d'enquête
00:47:47mais le sujet
00:47:48il est bien celui-là
00:47:49monsieur Pigasse
00:47:49c'est comment est-ce que
00:47:50de là où vous êtes
00:47:52avec un objectif
00:47:53que vous posez
00:47:54de création
00:47:55d'une fondation
00:47:56comment
00:47:57vous garantissez
00:47:59parce que ça a l'air
00:48:00d'être votre combat
00:48:01c'est en tout cas
00:48:01ce que vous exprimez
00:48:02comment vous garantissez
00:48:04le fait que
00:48:05l'indépendance
00:48:07et l'intégrité
00:48:09des projets
00:48:10que vous soutiendrez
00:48:11elle soit évidemment
00:48:12garantie
00:48:14bien
00:48:14merci
00:48:15de votre question
00:48:16à nouveau
00:48:17d'abord je voudrais vous dire
00:48:18moi j'ai le bonheur sincère
00:48:20oui oui
00:48:21je ne doute pas
00:48:22je ne me suis pas permis
00:48:23mais je dis juste
00:48:24quand je suis heureux
00:48:24d'être là
00:48:24c'est parce que
00:48:25je suis heureux d'être là
00:48:27je suis vraiment heureux
00:48:28de discuter
00:48:29d'échanger avec vous
00:48:30sur des sujets
00:48:30que je considère
00:48:31très importants
00:48:32tous d'ailleurs
00:48:33tous les sujets
00:48:34qu'on a évoqué
00:48:34et donc oui
00:48:36j'ai le bonheur sincère
00:48:37première chose
00:48:38deuxième chose
00:48:42moi je n'ai jamais
00:48:43rien demandé à l'état
00:48:44au risque de vous étonner
00:48:45jamais
00:48:46et d'ailleurs
00:48:47on n'a aucun soutien public
00:48:48aucun
00:48:49on l'a dit
00:48:50ça va étonner certains
00:48:53mais
00:48:53on n'a aucun soutien
00:48:55je n'ai pas vocation
00:48:56demain à en demander
00:48:57je voudrais vous rassurer
00:48:58là dessus
00:48:58la raison pour laquelle
00:49:00je pense utile
00:49:01de créer une fondation
00:49:02ce n'est pas d'aller chercher
00:49:03du soutien public
00:49:04c'est simplement
00:49:05de centraliser
00:49:07dans un même
00:49:08lieu
00:49:09je veux bien changer
00:49:10le nom si vous voulez
00:49:11mais une même enceinte
00:49:13ces actions
00:49:14que nous allons mener
00:49:15en faveur d'associations
00:49:16le soutien
00:49:17d'associations
00:49:18qui ne sont pas d'ailleurs
00:49:19des associations politiques
00:49:20le rôle
00:49:21de la fondation
00:49:22ne sera en rien politique
00:49:23mais c'est simplement
00:49:24la volonté qui est la nôtre
00:49:26c'est que nous
00:49:27on arrive à centraliser
00:49:28chez nous
00:49:28ce que l'on fait
00:49:28d'une part
00:49:29et que d'autre part
00:49:29les acteurs
00:49:31associatifs
00:49:32puissent identifier
00:49:33le vecteur
00:49:34que nous allons utiliser
00:49:35qui sera
00:49:38cette fondation
00:49:39troisième point
00:49:40que je veux faire
00:49:41c'est que
00:49:42j'allais dire
00:49:43ce qui me rend sympathique
00:49:44peut-être
00:49:45c'est que
00:49:45moi je ne me cache pas
00:49:46je reviens là dessus
00:49:48on a un groupe
00:49:49de médias engagés
00:49:50on l'a dit
00:49:50redit
00:49:50j'y reviens pas
00:49:52mais je l'assume
00:49:55je ne fais pas
00:49:56de métapolitique
00:49:56je ne cache pas
00:49:59ce que je fais
00:49:59au contraire
00:50:00on veut suffisamment
00:50:01d'ailleurs
00:50:01je ne fais pas
00:50:03du patriotisme
00:50:05oui mais à l'étranger
00:50:06et oui en méprisant
00:50:07les règles
00:50:08qui sont les nôtres
00:50:08non non
00:50:08moi je dis ce que je fais
00:50:09je fais ce que je dis
00:50:10et donc
00:50:12le combat
00:50:13cette bataille culturelle
00:50:15continuera à être menée
00:50:16par
00:50:17le groupe combat
00:50:18je ne sais pas si tu veux
00:50:19ajouter quelque chose
00:50:21moi j'avais juste un point
00:50:23d'interrogation
00:50:24c'est de dire
00:50:24le financement privé
00:50:26des politiques publiques
00:50:27je ne vois pas
00:50:27en quoi
00:50:29nous nous sommes
00:50:30à l'intérieur
00:50:30de cet espace
00:50:31les politiques publiques
00:50:32les festivals
00:50:34ce n'est pas une politique publique
00:50:35les festivals
00:50:37ils existent
00:50:38ils sont créés
00:50:38par des associations
00:50:39il y a des initiatives
00:50:40etc
00:50:41s'il y a un des points
00:50:42je connais bien
00:50:42le ministère de la culture
00:50:43j'ai aussi un passé
00:50:45de haut fonctionnaire
00:50:46de la culture
00:50:47et y compris
00:50:48de la culture
00:50:49le soutien
00:50:51au festival
00:50:51est quasiment nul
00:50:53il y a énormément
00:50:54de politiques publiques
00:50:55en matière musicale
00:50:56mais très peu
00:50:57en faveur de soutien
00:50:58en faveur des grands festivals
00:51:00donc cet espace
00:51:01des politiques publiques
00:51:02dans lequel
00:51:03nous nous intervenons
00:51:04il est quasiment inexistant
00:51:06quasiment inexistant
00:51:07et le reste
00:51:08les médias
00:51:10la radio
00:51:11on est dans la radio privée
00:51:13et il y a un magazine
00:51:15culturel
00:51:17voilà
00:51:17qui bénéficie
00:51:19comme tous les magazines
00:51:21des règles
00:51:23du ministère de la culture
00:51:24sur les aides à la presse
00:51:26mais de manière
00:51:26totalement modeste
00:51:28et de manière
00:51:28totalement automatique
00:51:30et absolument
00:51:30et qui correspondent
00:51:32exactement
00:51:32à l'ensemble du paysage
00:51:33donc en fait
00:51:35être à l'initiative
00:51:37et de financer
00:51:38des politiques privées
00:51:39pardon excusez-moi
00:51:40sur fonds privés
00:51:41des politiques publiques
00:51:42je ne vois pas
00:51:43le point de rencontre
00:51:46je vais juste
00:51:49faire une incise
00:51:51comme on dit
00:51:52d'abord
00:51:53les festivals
00:51:54c'est une politique publique
00:51:55de la culture
00:51:56parce que
00:51:56qui dit politique publique
00:51:58ne dit pas
00:51:58financement public
00:51:59exclusif
00:52:00mais en tout cas
00:52:01il y a une vision
00:52:02à voir d'aménagement
00:52:03du territoire
00:52:04et de maintien
00:52:04de la diversité
00:52:05des festivals
00:52:05et d'éviter justement
00:52:07la concentration
00:52:07donc ne pas dire
00:52:08que ce n'est pas
00:52:08une politique publique
00:52:09je veux dire
00:52:10c'est quand même
00:52:11un long sens de dire ça
00:52:12en tout cas
00:52:13si le ministère
00:52:14ne fait pas bien
00:52:14les choses
00:52:15peut-être à vous entendre
00:52:16il devrait s'en préoccuper
00:52:18et on souhaite
00:52:19qu'il le fasse
00:52:21voilà
00:52:21je voulais juste
00:52:22te fermer cet aspect là
00:52:23je comprends bien
00:52:24mais là
00:52:25au bout du bout
00:52:26du bout
00:52:26de cette audition
00:52:27on arrive à la
00:52:28fondation combat
00:52:30donc on arrive
00:52:31à autre chose
00:52:32c'est à dire
00:52:33qu'en fait
00:52:33le sujet
00:52:34c'est le sujet
00:52:34des écosystèmes
00:52:35des outils
00:52:37des outils
00:52:37de la transparence
00:52:40de la cohérence
00:52:41des outils
00:52:42et même si vous
00:52:43ne vous cachez pas
00:52:44des objectifs
00:52:45très clairement
00:52:47pour autant
00:52:48on voit bien
00:52:48qu'à un moment
00:52:48la philanthropie
00:52:49elle intervient
00:52:51secondo
00:52:51les festivals
00:52:52quels qu'ils soient
00:52:53ont quand même
00:52:54un accompagnement public
00:52:55y compris des collectivités
00:52:56parfois
00:52:57un hébergement
00:52:58par des établissements
00:52:59publics
00:53:00enfin tout un tas
00:53:04des établissements
00:53:05publics
00:53:06et donc
00:53:08de toute façon
00:53:09la sphère publique
00:53:10est concernée
00:53:11par la présence
00:53:12du festival
00:53:12et l'accompagne
00:53:13d'une manière
00:53:14ou d'une autre
00:53:14ne serait-ce que
00:53:15les mobilités
00:53:16c'est un accompagnement
00:53:17public
00:53:17ce que je veux dire
00:53:18c'est qu'il ne faut pas
00:53:19être restrictif
00:53:19dans sa vision des choses
00:53:20et j'accueille en salle
00:53:21des conférences
00:53:22Colombes-Brossel
00:53:22bonjour
00:53:23bonjour
00:53:23vous êtes rapporteur
00:53:24socialiste
00:53:25de la commission
00:53:25d'enquête
00:53:26on vous a vu
00:53:26dans cette audition
00:53:27vous receviez donc
00:53:28Mathieu Pigasse
00:53:29il a dit qu'il ne menait
00:53:31pas d'action philanthropique
00:53:32contrairement à
00:53:33mais qu'il possède
00:53:36simplement des médias
00:53:37engagés
00:53:37pourquoi avoir voulu
00:53:38auditionner
00:53:38Mathieu Pigasse
00:53:39ce matin ?
00:53:40Matine est passionnante
00:53:41ce matin
00:53:41puisque avant
00:53:42Mathieu Pigasse
00:53:42on auditionnait
00:53:43Laurent Nunez
00:53:44le ministre de l'Intérieur
00:53:45et on a pu
00:53:46de fait entendre
00:53:47dans sa bouche
00:53:48un certain nombre
00:53:49de propos
00:53:49qui montrent bien
00:53:50que dans la
00:53:52par prise
00:53:53par un certain nombre
00:53:53d'acteurs privés
00:53:54dans le financement
00:53:55des politiques publiques
00:53:56il y a en effet
00:53:57une responsabilité
00:53:58du ministre de l'Intérieur
00:53:59il l'a posé comme tel
00:54:00et de ses services
00:54:01à observer
00:54:02pour pouvoir
00:54:03éventuellement
00:54:04réguler
00:54:04et empêcher
00:54:05toute forme
00:54:06d'influence
00:54:06d'ingérence étrangère
00:54:08ou de stratégie
00:54:08d'entrisme
00:54:09et du coup
00:54:10ensuite on auditionnait
00:54:11en effet
00:54:12Mathieu Pigasse
00:54:13qui est arrivé
00:54:14en nous disant
00:54:14je suis un acteur
00:54:15des médias
00:54:16je n'ai rien à voir
00:54:17avec la philanthropie
00:54:18et qui au fur et à mesure
00:54:19de l'audition
00:54:20et à la fin
00:54:20nous a dit
00:54:21mais je compte
00:54:22mettre sur les rails
00:54:23une fondation
00:54:24c'est un peu la révélation
00:54:25de cette audition
00:54:26révélation
00:54:26je n'en sais rien
00:54:27mais en tout cas
00:54:27on ne le savait pas
00:54:28en tout cas
00:54:29moi je l'ignorais
00:54:29je crois pouvoir dire
00:54:30que nous l'ignorions
00:54:31c'est un projet
00:54:32ce n'est pas encore fait
00:54:33mais ça montre bien
00:54:34à quel point
00:54:35dans un certain nombre
00:54:35de politiques publiques
00:54:37là où il y a
00:54:38raréfaction des fonds publics
00:54:40ou complexité
00:54:40à les obtenir
00:54:41et les festivals
00:54:42en font à l'évidence partie
00:54:44et bien il y a des acteurs
00:54:45d'origine privée
00:54:46qui se montent
00:54:47et je redis
00:54:48que les acteurs
00:54:48de la philanthropie
00:54:49sont nécessaires
00:54:51à la vie démocratique
00:54:52dans notre pays
00:54:53mais on a du coup
00:54:54la nécessité
00:54:56d'avoir
00:54:56un regard
00:54:58une transparence
00:54:59sur les financements
00:54:59sur les projets
00:55:00qui sont accompagnés
00:55:01pour éviter
00:55:02de l'opacité
00:55:03tant sur les financements
00:55:05que sur les dirigeants
00:55:06que sur les projets
00:55:07qui sont accompagnés
00:55:08qu'est-ce qu'on sait
00:55:08de cette fondation
00:55:09ça va être la fondation
00:55:10anti-stérin
00:55:11ça va être l'inverse
00:55:12du bien commun
00:55:13de stérin
00:55:13de l'autre côté
00:55:14de l'échiquier politique
00:55:15c'est ça ?
00:55:15ça je laisserai
00:55:16Mathieu Pigasse
00:55:16vous y répondre
00:55:17ça n'est pas à moi
00:55:18de qualifier ses projets
00:55:20mais par contre
00:55:21ce qui est intéressant
00:55:21c'est de voir que
00:55:22des acteurs
00:55:23ils se revendiquent
00:55:24comme étant un acteur
00:55:25engagé
00:55:26engagé d'un point de vue
00:55:28de l'organisation
00:55:29du groupe combat
00:55:31qu'il préside
00:55:32engagé à titre personnel
00:55:33ça n'a échappé
00:55:34à personne
00:55:35et donc ils revendiquent
00:55:37le fait d'utiliser
00:55:38la fondation
00:55:39comme un objet
00:55:40de philanthropie
00:55:42au service
00:55:42de ces combats
00:55:43et je crois
00:55:44que nous avons montré
00:55:45au cours de nos
00:55:46quatre mois de travaux
00:55:47que si ça n'est
00:55:48absolument pas
00:55:49illégitime en soi
00:55:51la question
00:55:52de la transparence
00:55:53la question
00:55:53de l'observation
00:55:54par les services
00:55:55de l'État
00:55:56est une garantie
00:55:57du débat démocratique
00:55:58et c'est ce qu'on suivra
00:55:59lorsqu'on lira votre rapport
00:56:00dans les prochaines semaines
00:56:02c'est vos conclusions
00:56:02sur ce manque de transparence
00:56:04on verra la démonstration
00:56:04que vous ferez à ce moment-là
00:56:05Mathieu Pigasse
00:56:06qui a dit
00:56:07le grand sujet pour moi
00:56:08de la bataille culturelle
00:56:09c'est la concentration
00:56:10il y a là
00:56:11on le voit
00:56:11une attaque
00:56:12contre Vincent Bolloré
00:56:13il a voulu insister
00:56:14là-dessus
00:56:14lors de son audition
00:56:15pourquoi ne pas recevoir
00:56:16Vincent Bolloré
00:56:17c'est pas l'objet
00:56:18de votre commission
00:56:18je l'ai dit d'ailleurs
00:56:19d'entrée de jeu
00:56:20en accueillant
00:56:22monsieur Pigasse
00:56:23nous avons fait le choix
00:56:24au début de nos travaux
00:56:26de serrier
00:56:27les sujets
00:56:27sur lesquels
00:56:28nous allions prendre du temps
00:56:29l'éducation
00:56:30le champ culturel
00:56:31et patrimonial
00:56:33le soutien
00:56:34aux associations
00:56:35et nous avions
00:56:36explicitement dit
00:56:37que nous ne souhaitions pas
00:56:39aller sur le champ
00:56:40des médias
00:56:41en tant que tel
00:56:41honnêtement
00:56:42ça mériterait
00:56:43une commission d'enquête
00:56:43en tant que tel
00:56:44et on aurait mal travaillé
00:56:46si on avait un peu
00:56:47saupoudré sur ce sujet
00:56:48mais le groupe combat
00:56:50ça n'est pas que des médias
00:56:51c'est évidemment
00:56:51beaucoup de médias
00:56:52mais quand on possède
00:56:53un certain nombre
00:56:53de festivals
00:56:54et qu'on se revendique
00:56:55être un acteur
00:56:56de promotion
00:56:57des festivals
00:56:58avec là aussi
00:57:00une forme de ligne
00:57:00éditoriale des festivals
00:57:01et quand on souhaite
00:57:04organiser
00:57:04des activités
00:57:05de philanthropie
00:57:06ma foi
00:57:06on est bien dans le cœur
00:57:07du sujet
00:57:07de notre commission d'enquête
00:57:08une dernière question
00:57:09sur Mathieu Pigasse
00:57:10est-ce qu'il peut jouer
00:57:10un rôle pour votre camp politique
00:57:12à la prochaine présidentielle ?
00:57:14Je n'en ai
00:57:14fichetre Dieu
00:57:15aucune idée
00:57:16j'observe comme vous
00:57:17C'est ce qu'on lit
00:57:17beaucoup dans la presse
00:57:18mais voilà
00:57:19j'observe comme vous
00:57:20Il dit vouloir peser
00:57:20le plus possible
00:57:21sur la présidentielle
00:57:22de 2027
00:57:23Écoutez
00:57:24à titre personnel
00:57:25et cette fois-ci
00:57:25ça n'est pas dans le rôle
00:57:26qui est le mieux
00:57:27au sein de cette commission d'enquête
00:57:28à titre personnel
00:57:30tout ce qui pourra empêcher
00:57:31l'arrivée au pouvoir
00:57:32de l'extrême droite
00:57:33dans ce pays
00:57:34c'est un point positif
00:57:36et toutes les énergies
00:57:37seront les bonnes
00:57:38parce que le danger
00:57:39il est là aujourd'hui
00:57:40c'est de voir
00:57:41remettre en cause
00:57:43l'état de droit
00:57:43remettre en cause
00:57:44les libertés
00:57:45parce que le projet politique
00:57:46de l'extrême droite
00:57:46c'est toujours
00:57:47la remise en cause
00:57:48de l'état de droit
00:57:48c'est toujours
00:57:49la remise en cause
00:57:50des libertés
00:57:51et c'est toujours
00:57:53les velléités
00:57:54de mettre
00:57:55plus bas que terre
00:57:56les plus fragiles
00:57:57d'entre nous
00:57:58J'ai une dernière question
00:57:59la commission culture du Sénat
00:58:00qui va se doter
00:58:01des prérogatives
00:58:01une commission d'enquête
00:58:02pour travailler
00:58:02sur les faits d'agression
00:58:03et de violence sexuelle
00:58:04dans le péri-scolaire
00:58:05c'est la sénatrice
00:58:06LR Agnès Sévren
00:58:07qui va être rapporteure
00:58:08de cette commission
00:58:09est-ce que c'est une bonne chose
00:58:10que le Sénat enquête
00:58:11C'est important
00:58:12que toute la lumière
00:58:14soit faite
00:58:14sur toutes les violences
00:58:16qui sont faites
00:58:17aux enfants
00:58:17là dans le cadre
00:58:18du péri-scolaire
00:58:19je sais que la commission
00:58:20des lois
00:58:21va également travailler
00:58:22de son côté
00:58:22je n'ai pas encore
00:58:23les détails
00:58:25c'est une évidence
00:58:26il faut que
00:58:28cette espèce de vague
00:58:29d'émotion et de colère
00:58:30qui submerge tout le pays
00:58:31suite au décès
00:58:32de Liana
00:58:33elle soit utile
00:58:35et des commissions d'enquête
00:58:36elles participent
00:58:37à cette utilité
00:58:40au sens où
00:58:41elles permettent
00:58:41de poser des diagnostics
00:58:43de proposer
00:58:43mais
00:58:44et je le redis
00:58:45comme l'ont dit
00:58:46un certain nombre
00:58:46de mes collègues
00:58:47ce n'est pas uniquement
00:58:48la juxtaposition
00:58:49de commissions d'enquête
00:58:50qui fera avancer les choses
00:58:51la loi intégrale
00:58:52c'est celle qui permet
00:58:53de poser au cœur
00:58:54les victimes
00:58:55pour construire
00:58:56à partir d'elles
00:58:57les mécanismes
00:58:58pour les protéger
00:58:59et Colomb Brossel
00:59:00parmi les premières
00:59:01personnalités auditionnées
00:59:02il pourrait y avoir
00:59:02Anne Hidalgo
00:59:03dont vous êtes proche
00:59:04vous avez été
00:59:04une de ses adjantes
00:59:05qu'est-ce que vous pensez
00:59:06de cette audition
00:59:07est-ce qu'il peut y avoir
00:59:08aussi une forme
00:59:08de revanche politique
00:59:09de la part de la droite
00:59:09sénatoriale parisienne
00:59:10j'espère que non
00:59:12j'espère que non
00:59:12parce qu'une commission
00:59:14d'enquête
00:59:14c'est un travail
00:59:16sérieux
00:59:17étayé
00:59:18abouti
00:59:19et si je
00:59:20mais que l'une des premières
00:59:21auditions
00:59:21d'Anne Hidalgo
00:59:22alors d'abord
00:59:23laisser à la commission
00:59:24d'enquête
00:59:26le temps de s'installer
00:59:27nous en avons acté
00:59:28l'organisation
00:59:29et l'existence
00:59:30hier matin
00:59:31en réunion de bureau
00:59:31de la commission culture
00:59:32et éducation du Sénat
00:59:33donc il faut quand même
00:59:35que les choses
00:59:36soient formalisées
00:59:39voilà
00:59:40c'est moi
00:59:41si je peux utiliser
00:59:42mon regard personnel
00:59:43de quatre mois de travail
00:59:45au sein d'une commission
00:59:46d'enquête
00:59:46c'est un travail
00:59:48souvent austère
00:59:49c'est un travail
00:59:50de recoupement
00:59:51sur un certain nombre
00:59:52de données
00:59:53méticuleux
00:59:54qui nécessitent
00:59:54de travailler
00:59:55et c'est ça
00:59:56qui fait aussi
00:59:57je crois
00:59:57l'intérêt
00:59:58des rapports
00:59:59qui en ressortent
00:59:59et bien merci
01:00:00merci Colombe Brossel
01:00:01pour cette réaction
01:00:02de la Cour de Public Sénat
01:00:07Allez on en vient
01:00:08au dernier thème
01:00:09dans cette émission
01:00:10et le projet de loi
01:00:10d'urgence agricole
01:00:11qui est arrivé en commission
01:00:13au Sénat
01:00:13il sera examiné
01:00:14en séance
01:00:15à partir du 29 juin
01:00:16écoutez Annie Gennevard
01:00:18cette semaine
01:00:18Pourquoi le loup
01:00:19est lui seul ?
01:00:20Alors que nous le savons
01:00:22nous avons
01:00:24vous avez parlé
01:00:25de l'ours
01:00:26on peut parler
01:00:26du cormorant
01:00:27du chouca des tours
01:00:28du lynx
01:00:29oui le cormorant
01:00:31je suis d'accord
01:00:31ce serait bien
01:00:32parce que les piscicultures
01:00:34souffrent beaucoup
01:00:36il y a beaucoup
01:00:38de productions
01:00:39qui souffrent
01:00:40de prédation
01:00:41d'espèces
01:00:42protégées
01:00:43alors pourquoi le loup
01:00:45d'abord
01:00:46vous le savez bien
01:00:47c'est une loi d'urgence
01:00:50une loi d'urgence
01:00:51va se concentrer
01:00:52sur quelques objets
01:00:53elle n'a pas
01:00:55la prétention
01:00:55de tout embrasser
01:00:57il se fait
01:00:58que le loup
01:00:59vient de vivre
01:01:00dans un passé
01:01:02récent
01:01:02un déclassement
01:01:04enfin une modification
01:01:05de son classement
01:01:06plus exactement
01:01:07d'espèce
01:01:08strictement protégée
01:01:09il est devenu
01:01:10une espèce
01:01:10protégée
01:01:12et donc
01:01:13ce changement
01:01:14de statut
01:01:15emporte
01:01:16des modifications
01:01:17dans le droit
01:01:19français
01:01:19qui
01:01:20plaident
01:01:22en faveur
01:01:23d'une singularité
01:01:24du loup
01:01:26j'ajoute
01:01:26j'ajoute
01:01:27que les effets
01:01:28aujourd'hui
01:01:28sont considérables
01:01:31comme l'a dit
01:01:32la présidente
01:01:33Estrosi Sasson
01:01:34aujourd'hui
01:01:36presque tout
01:01:37le territoire national
01:01:38est concerné
01:01:39y compris
01:01:39dans des territoires
01:01:40où il n'était pas
01:01:41dans l'ouest
01:01:41de la France
01:01:43c'est donc
01:01:44devenu un problème
01:01:45national
01:01:45et une des dernières
01:01:47visites de terrain
01:01:48que j'ai fait
01:01:48sur ce sujet
01:01:49permettez-moi
01:01:50d'en dire
01:01:50quelques mots
01:01:51en Haute-Marne
01:01:522023
01:01:53un loup
01:01:552024
01:01:55le couple
01:01:572025
01:01:58sept petits
01:01:59six ont survécu
01:02:012023
01:02:02zéro prédation
01:02:042025
01:02:05850 victimes
01:02:072025
01:02:08pas une seule
01:02:10installation
01:02:10d'un jeune
01:02:11en élevage
01:02:12au vin
01:02:13en Haute-Marne
01:02:13voilà
01:02:14le résumé
01:02:16en quelques chiffres
01:02:17et quelques mots
01:02:17de l'effet
01:02:19de la prédation
01:02:19du loup
01:02:20alors la gestion
01:02:21du loup
01:02:22se fait
01:02:22de deux façons
01:02:24elle se fait
01:02:25par arrêter
01:02:27à la main
01:02:28des deux ministres
01:02:30ce que je vous rappelle
01:02:31que le ministère
01:02:31de la transition
01:02:32écologique
01:02:33a la responsabilité
01:02:34des espèces
01:02:35protégées
01:02:36mais dans la mesure
01:02:37où ça touche
01:02:38l'activité agricole
01:02:39nous sommes
01:02:39si je puis dire
01:02:40co-gestionnaires
01:02:43et
01:02:46je
01:02:47je voulais
01:02:48vous dire
01:02:49qu'elle
01:02:49ne se fait
01:02:49pas arrêter
01:02:50mais que nous
01:02:51avons
01:02:51souhaité
01:02:52y faire
01:02:52figurer
01:02:53des éléments
01:02:53dans la loi
01:02:54d'abord
01:02:55pour rappeler
01:02:56que le loup
01:02:57est une espèce
01:02:58protégée
01:03:01ensuite
01:03:01que sa gestion
01:03:02est nationale
01:03:03j'entends
01:03:04certains me dire
01:03:05il y a plus
01:03:06de loups ici
01:03:07il y a plus
01:03:07de loups là
01:03:08il y a les
01:03:08fronts de colonisation
01:03:09il y a les
01:03:10territoires
01:03:11historiques
01:03:12si on commence
01:03:13à approcher
01:03:13les choses
01:03:14par territoire
01:03:14on va mettre
01:03:15les territoires
01:03:16en compétition
01:03:17les uns
01:03:17avec les autres
01:03:18sur la gestion
01:03:19du loup
01:03:19c'est ingérable
01:03:20c'est donc
01:03:20une gestion
01:03:21nationale
01:03:22mais
01:03:23deux mesures
01:03:24sont intervenues
01:03:25dans ce texte
01:03:26de loi
01:03:26et une mesure
01:03:28indispensable
01:03:28qu'il fallait
01:03:29conserver
01:03:30la première mesure
01:03:32c'est de rappeler
01:03:33que la gestion
01:03:34du loup
01:03:35dépend aussi
01:03:36du niveau
01:03:37de prédation
01:03:39lorsque le 24 décembre
01:03:41on me téléphone
01:03:422025
01:03:44pour me dire
01:03:46madame la ministre
01:03:47un représentant
01:03:49des agriculteurs
01:03:50on est au bord
01:03:52du drame
01:03:53tellement
01:03:54on a de prédation
01:03:55c'est assez difficile
01:03:59pardonnez-moi
01:04:01j'appelle
01:04:02la préfète
01:04:03coordinatrice
01:04:04du loup
01:04:04et je lui dis
01:04:05madame la préfète
01:04:06il faut intervenir
01:04:07sur ce territoire
01:04:08ça ne tiendra pas
01:04:09c'est le désespoir
01:04:11elle me dit
01:04:12je n'ai pas d'agent
01:04:13ils sont
01:04:14évidemment
01:04:14à 24 décembre
01:04:16bon
01:04:17elle a fait
01:04:18ses bons efforts
01:04:19et
01:04:21la brigade
01:04:23d'intervention
01:04:24la brigade mobile
01:04:25d'intervention
01:04:26est intervenue
01:04:27ils sont restés
01:04:2815 jours
01:04:29ils n'ont pas tiré
01:04:30un seul loup
01:04:31ils sont revenus
01:04:33et le dernier jour
01:04:35de leur présence
01:04:36ils ont réussi
01:04:37à tirer un loup
01:04:37parce qu'en zone
01:04:38bocagère
01:04:39c'est très compliqué
01:04:40c'est vous dire
01:04:42à quel point
01:04:42la situation
01:04:44sur certains territoires
01:04:45est devenue
01:04:45extrêmement douloureuse
01:04:47ça me plaide
01:04:49en faveur
01:04:50d'un traitement
01:04:50prioritaire
01:04:51du loup
01:04:53la deuxième mesure
01:04:55dans ce texte
01:04:56de loi
01:04:56c'est une mesure
01:04:58née
01:04:58d'un amendement
01:05:00de la députée
01:05:01des Alpes
01:05:02de Haute-Savoie
01:05:05pardon
01:05:05Émilie Bonivard
01:05:07qui a introduit
01:05:09une mesure
01:05:09très intéressante
01:05:11aujourd'hui
01:05:12on raisonne
01:05:12par plafond
01:05:14avec ma collègue
01:05:15Monique Barbu
01:05:16on a rehaussé
01:05:16ce plafond
01:05:17c'est plus 19
01:05:18c'est 21
01:05:18possiblement plus 2
01:05:20borne basse
01:05:21aujourd'hui
01:05:22hier 19
01:05:23borne haute
01:05:24aujourd'hui
01:05:25possiblement 23
01:05:26et on a
01:05:27mais on n'avait pas
01:05:29de plancher
01:05:30la loi
01:05:32fixe
01:05:32comme principe
01:05:34du plancher
01:05:34non pas un chiffre
01:05:36parce que si on met
01:05:37un chiffre
01:05:38je vous dis
01:05:39qu'on va au devant
01:05:41de grandes difficultés
01:05:42mais le principe
01:05:44de l'état
01:05:45de conservation
01:05:46de l'espèce
01:05:47le plancher
01:05:47c'est l'état
01:05:48de conservation
01:05:48de l'espèce
01:05:49parce que c'est ainsi
01:05:51la réglementation
01:05:52européenne
01:05:53sous laquelle nous sommes
01:05:54fixe le principe
01:05:55d'un bon état
01:05:56de conservation
01:05:56de l'espèce
01:05:57après on verra
01:05:58à quoi correspond
01:05:59ce bon état
01:05:59de conservation
01:06:00de l'espèce
01:06:00et enfin
01:06:01l'article
01:06:04introduit
01:06:04confirme
01:06:05une mesure
01:06:05très importante
01:06:06la non-protégeabilité
01:06:08des bovins
01:06:10pour les mettre
01:06:11à égalité de traitement
01:06:12avec les ovins
01:06:13et les caprins
01:06:13voilà pourquoi
01:06:15le loup
01:06:15alors sur l'ours
01:06:16monsieur le sénateur
01:06:17Kuiper
01:06:18je voulais vous dire
01:06:19que le gouvernement
01:06:20même si l'ours
01:06:21n'est pas traité
01:06:21dans ce texte de loi
01:06:22vient de prendre
01:06:23un arrêté
01:06:23qui facilite
01:06:25les tirs
01:06:25des farouchements
01:06:25sur l'ours
01:06:27et mon ministère
01:06:28vient de financer
01:06:28à nouveau
01:06:33l'envoi de cabanes
01:06:35pour protéger
01:06:36les bergers
01:06:37qui eux-mêmes
01:06:37protègent
01:06:38les élevages
01:06:39sur l'acétamipride
01:06:46sur l'acétamipride
01:06:48je ne sais pas
01:06:49si on ouvre
01:06:50le débat
01:06:51maintenant
01:06:51c'est une question
01:06:57c'est une question
01:06:58pertinente
01:07:01et je ne veux pas
01:07:03me dérober
01:07:05bon
01:07:06cette question
01:07:07elle a été examinée
01:07:08dans la loi visant
01:07:09à lever les entraves
01:07:10portées par
01:07:11trois sénateurs
01:07:13trois rapporteurs
01:07:14aujourd'hui
01:07:15présents à nouveau
01:07:18cette disposition
01:07:19avait été adoptée
01:07:21je tiens à le rappeler
01:07:23elle a été adoptée
01:07:25elle a été censurée
01:07:26par le conseil constitutionnel
01:07:28non pas sur le fond
01:07:30mais sur les modalités
01:07:31d'usage
01:07:32le sénat
01:07:35a soumis
01:07:36au conseil d'état
01:07:37une deuxième version
01:07:42et le conseil d'état
01:07:45a apporté
01:07:46un certain nombre
01:07:47de correctifs
01:07:48il appartient
01:07:49au sénat
01:07:50d'en décider
01:07:51le gouvernement
01:07:53a la position
01:07:54suivante
01:07:55chacun connaît
01:07:57la position
01:07:57qui est la mienne
01:07:58je l'ai défendu
01:08:00sur la question
01:08:01des surtranspositions
01:08:03pour autant
01:08:05le gouvernement
01:08:05considère
01:08:06que
01:08:07la réintroduction
01:08:08de la question
01:08:09de l'astamipride
01:08:10dans ce véhicule législatif
01:08:11n'est pas
01:08:14souhaitable
01:08:15en ce sens
01:08:16que sur une question
01:08:17aussi débattue
01:08:18que l'astamipride
01:08:19la réinstauration
01:08:21de l'astamipride
01:08:23emporte
01:08:24des débats
01:08:25qui peuvent
01:08:26compromettre
01:08:27l'adoption de ce texte
01:08:28à laquelle le gouvernement
01:08:29est attaché
01:08:30vous avez
01:08:32un véhicule
01:08:33législatif
01:08:35vous avez
01:08:36un véhicule
01:08:37législatif
01:08:37qui n'a pas été
01:08:38encore examiné
01:08:39par votre assemblée
01:08:40qui va l'être
01:08:41peut-être
01:08:42sauf si vous décidez
01:08:43de réintroduire
01:08:44cette disposition
01:08:45dans le texte
01:08:46de loi
01:08:47il appartiendra
01:08:48aux uns
01:08:49et aux autres
01:08:49de juger
01:08:50en opportunité
01:08:51du bon véhicule
01:08:52législatif
01:08:53voilà ce que je peux dire
01:08:54à ce stade
01:08:56monsieur le député
01:08:57rapporteur
01:08:58Franck Menonville
01:09:01monsieur le sénateur
01:09:03sur l'article
01:09:04sur l'article 19
01:09:05pardonnez-moi
01:09:08je rappelle que
01:09:09l'article 19
01:09:10interdit le contournement
01:09:12des organisations
01:09:13de producteurs
01:09:14je pense que
01:09:15l'organisation de producteurs
01:09:16est une bonne chose
01:09:18et qu'il faut
01:09:19les protéger
01:09:20les renforcer
01:09:20il prévoyait
01:09:22une durée maximale
01:09:23de 4 mois
01:09:23de négociation
01:09:24entre l'agriculteur
01:09:25et l'acheteur
01:09:25pour éviter
01:09:27des négociations
01:09:28interminables
01:09:29qui dégradent
01:09:30le débat
01:09:33et puis
01:09:34qui fixe
01:09:36qui précise
01:09:37que les indicateurs
01:09:38de coût de production
01:09:39doivent servir
01:09:40de référence
01:09:41que ce doit être
01:09:43ceux des interprofessions
01:09:44sauf si les deux parties
01:09:46décident
01:09:46d'un autre
01:09:47d'un autre indicateur
01:09:51on est dans un pays
01:09:52de liberté
01:09:53dans un pays
01:09:54où les contrats
01:09:55se discutent
01:09:55se décident
01:09:57et donc
01:09:58je ne suis pas
01:10:00favorable
01:10:00au prix plancher
01:10:02qui rigidifie
01:10:04qui administre
01:10:06un prix
01:10:06il faut laisser
01:10:07de la liberté
01:10:08à la possibilité
01:10:09de contractualisation
01:10:12sur
01:10:14le déclenchement
01:10:16de l'expérimentation
01:10:17sujet
01:10:18qui sera débattu
01:10:19dans l'article 21
01:10:21là c'est une question
01:10:22dont il faudra
01:10:23sérieusement discuter
01:10:25moi je considère
01:10:26que
01:10:27tous ceux
01:10:28qui veulent
01:10:29qu'on rigidifie
01:10:31la borne basse
01:10:32par un prix plancher
01:10:33la borne haute
01:10:35par un prix administré
01:10:36de sortie
01:10:36et entre les deux
01:10:38une construction
01:10:39du prix
01:10:42et que
01:10:46si les interprofessions
01:10:48ne se mettent pas d'accord
01:10:49ce soit le ministre
01:10:50qui décide
01:10:51est à double titre
01:10:52une mauvaise idée
01:10:53je ne suis pas favorable
01:10:55à la rigidification
01:10:56de la borne basse
01:10:57je ne suis pas favorable
01:10:58à la rigidification
01:10:59de la borne haute
01:11:00on n'est pas dans un pays
01:11:03où l'économie
01:11:04est administrée
01:11:05par l'état
01:11:06elle l'est déjà
01:11:07bien assez
01:11:08souvent
01:11:10d'autre part
01:11:11il faut toujours
01:11:12considérer
01:11:13qu'une loi
01:11:13survit à son ministre
01:11:17et que
01:11:17quand on légifère
01:11:18on légifère
01:11:19au-delà de soi
01:11:21et que
01:11:21par conséquent
01:11:24ce qui peut paraître
01:11:25à certains
01:11:26une bonne idée
01:11:27peut se révéler
01:11:28une très mauvaise idée
01:11:29demain
01:11:29et réciproquement
01:11:31par conséquent
01:11:32je pense
01:11:33qu'il n'est pas
01:11:34je vous donne mon avis
01:11:35après vous en débattrez
01:11:36mais voilà
01:11:37l'avis qui est le mien
01:11:40monsieur le sénateur
01:11:41Menonville
01:11:42monsieur le sénateur
01:11:43Bernard Pilfer
01:11:46sur
01:11:47les articles de l'eau
01:11:49en gros
01:11:50il y a une philosophie
01:11:52qualitatif
01:11:52quantitatif
01:11:53le quantitatif
01:11:55pourquoi est-ce qu'on traite
01:11:56trois articles
01:11:57traite sur le quantitatif
01:11:58je pense qu'on y reviendra
01:12:00dans les questions
01:12:00je ne vais pas m'apesantir
01:12:01pour ne pas
01:12:02allonger
01:12:03le préambulatif
01:12:06en France
01:12:07on irrigue très peu
01:12:087% des terres
01:12:10sont irriguées
01:12:11et on va être touché
01:12:12et on est touché
01:12:13déjà par le réchauffement
01:12:14climatique
01:12:15qui compromet
01:12:16la production agricole
01:12:17dans de très nombreux
01:12:17territoires
01:12:18je rappelle qu'en Espagne
01:12:20qui n'est pas notre modèle
01:12:21pour autant
01:12:22on irrigue
01:12:2350% des terres
01:12:24je précise
01:12:25que ce n'est pas
01:12:26notre modèle
01:12:26le modèle français
01:12:28c'est
01:12:28du stockage
01:12:30quand l'eau est abondante
01:12:32pour les temps
01:12:33où l'eau manquera
01:12:34c'est d'ailleurs
01:12:35une disposition adoptée
01:12:36dans la loi
01:12:37du plomb
01:12:37menonville
01:12:38dans les zones
01:12:39de stress
01:12:40hydrique
01:12:41l'eau est d'intérêt
01:12:42général majeur
01:12:43ben oui
01:12:44parce que sans eau
01:12:44il n'y a pas de production
01:12:46mais un stockage
01:12:47intelligent
01:12:48qui ne se réduit pas
01:12:50aux méga-bassines
01:12:51que je n'appelle pas
01:12:52méga-bassines
01:12:53mais réserve
01:12:53de substitution
01:12:55parce que c'est le terme
01:12:57que l'administration
01:12:59que l'état français
01:13:00lui donne
01:13:01parce que dès qu'on parle
01:13:02de méga-bassines
01:13:03et de méga-poulaillers
01:13:04on ferme le débat
01:13:05circuler
01:13:06il n'y a plus rien à voir
01:13:07les idéologies s'affrontent
01:13:08et on ne peut plus discuter
01:13:10discutons de l'opportunité
01:13:11de stocker raisonnablement
01:13:12de l'eau
01:13:13discutons-en
01:13:14entre gens
01:13:15de bonne volonté
01:13:16pour nos agriculteurs
01:13:18donc il y a la question
01:13:20de la quantité
01:13:21il faut faciliter
01:13:22aujourd'hui
01:13:23vous avez
01:13:24des recours
01:13:25dans tous les sens
01:13:27qui empêchent
01:13:28qui bloquent
01:13:30y compris
01:13:31des projets raisonnables
01:13:32et ce n'est pas
01:13:33ce n'est pas
01:13:34sain de rester
01:13:35sur ces situations
01:13:37de blocage
01:13:38et puis vous avez
01:13:39l'aspect qualitatif
01:13:40le premier ministre
01:13:41a été très clair
01:13:42on libère
01:13:43de la capacité
01:13:43de stockage
01:13:44mais on est exigeant
01:13:45sur la qualité
01:13:47c'est l'équilibre
01:13:49qui a été
01:13:50préconisé
01:13:51qui est préconisé
01:13:52par le gouvernement
01:13:53sur la qualité
01:13:54il y a
01:13:55des captages
01:13:55prioritaires
01:13:56des captages
01:13:57prioritaires
01:13:58parce que le niveau
01:13:59de dégradation
01:14:01des aires de captage
01:14:01implique que l'on
01:14:02n'agisse
01:14:03et ce sera
01:14:04à la main du préfet
01:14:05selon
01:14:05des préconisations
01:14:07que le préfet
01:14:09garante l'intérêt général
01:14:11sera à même
01:14:11d'arbitrer
01:14:12avec les différentes parties
01:14:13les collectivités locales
01:14:15les acteurs économiques
01:14:18tout en rappelant
01:14:19quand même
01:14:19mesdames et messieurs
01:14:20les sénateurs
01:14:22que les agriculteurs
01:14:23ne sont pas les seuls
01:14:24à avoir
01:14:25un impact
01:14:26sur l'environnement
01:14:27chacun de nous
01:14:28a un impact
01:14:28sur l'environnement
01:14:29dans la façon
01:14:30dont il vit
01:14:33et l'industrie aussi
01:14:35à quand une vraie loi
01:14:37sur l'eau
01:14:37on me dit
01:14:38à quand une vraie loi
01:14:39sur le foncier
01:14:39petit pas
01:14:41ou grande réforme
01:14:41à venir
01:14:42je vous les juge
01:14:43je pourrais presque
01:14:44commencer mon propos
01:14:45comme l'a fait
01:14:46Laurent Duplon
01:14:47tellement je vais connaître
01:14:48vos réponses
01:14:48madame la ministre
01:14:49mais je suis opiniâtre
01:14:51donc je vais quand même
01:14:51vous les poser
01:14:53donc à mon tour
01:14:55de m'exprimer
01:14:56très brièvement
01:14:57sur ce texte
01:14:58que vous proposez
01:14:59avec bien entendu
01:15:00les modifications
01:15:00issues de l'examen
01:15:03à l'Assemblée nationale
01:15:04un projet de loi
01:15:05d'urgence donc
01:15:06et à la lecture
01:15:06de ce texte
01:15:07je me permets
01:15:08de me demander
01:15:08si les urgences
01:15:09du monde agricole
01:15:10ont été correctement
01:15:11identifiées
01:15:12alors certes
01:15:13quelques dispositions
01:15:15présentes dans le texte
01:15:16nous permettront
01:15:16des débats essentiels
01:15:17je pense aux outils
01:15:19de rééquilibrage
01:15:19des relations commerciales
01:15:20mais même
01:15:21si je regrette
01:15:22encore une fois
01:15:23que vous ne proposiez
01:15:24pas d'aller plus loin
01:15:25et d'avancer concrètement
01:15:26sur la question
01:15:26du revenu agricole
01:15:27qui elle
01:15:28est la véritable urgence
01:15:30du monde agricole
01:15:31revendiquée
01:15:32par la majorité
01:15:35des agriculteurs
01:15:37au printemps 2024
01:15:38et 2025
01:15:40pour le reste
01:15:40je crains
01:15:41que mon groupe
01:15:42ne trouve guère
01:15:42de points
01:15:43de satisfaction
01:15:44et comme à l'accoutumée
01:15:45nous nous opposerons
01:15:46frontalement
01:15:47à tous les reculs
01:15:48environnementaux
01:15:49et sociétaux
01:15:51c'est à la
01:15:52madame la ministre
01:15:53que je m'adresse
01:15:54chers collègues
01:15:54nous défendrons
01:15:55un modèle agricole
01:15:56différent
01:15:56de celui
01:15:57que vous nous vendez
01:15:58collectivement
01:15:59comme le seul possible
01:16:00depuis maintenant
01:16:01nombreuses années
01:16:02et j'étais encore
01:16:03hier au soir
01:16:04pour préparer ce texte
01:16:06qui va arriver
01:16:07au Sénat
01:16:08dans mon département
01:16:09aux côtés de paysans
01:16:10en bio
01:16:11qui font de leur collectif
01:16:12une force
01:16:13sans produits phyto
01:16:14sans accaparement
01:16:15des ressources
01:16:16avec des circuits courts
01:16:17simplement avec une volonté
01:16:18de faire différemment
01:16:19et de faire bien
01:16:21or ce que vous nous proposez
01:16:22madame la ministre
01:16:23depuis plusieurs mois
01:16:24c'est une dérégulation
01:16:25déguisée en simplification
01:16:26et ce
01:16:27au détriment
01:16:28d'une large partie
01:16:29des paysans
01:16:29et surtout
01:16:30au détriment
01:16:31de l'environnement
01:16:32donc mes questions
01:16:33sont les suivantes
01:16:34madame la ministre
01:16:35sur la thématique
01:16:36de l'eau
01:16:37vous aviez annoncé
01:16:38avec ce texte
01:16:38vouloir apaiser
01:16:39pour en finir
01:16:40avec la guerre de l'eau
01:16:41c'était vos propos
01:16:42dans la rédaction
01:16:43qui nous arrive de l'assemblée
01:16:44l'article 5
01:16:45fait état
01:16:46de diverses mesures
01:16:47de facilitation
01:16:47dans le but
01:16:48de créer des bassines
01:16:49ou méga bassines
01:16:50désolé que les noms
01:16:51ne vous conviennent pas
01:16:52et notamment
01:16:53les consultations publiques
01:16:55rendues facultatives
01:16:55la possibilité
01:16:56de reprise en main
01:16:57et pouvoir de dérogation
01:16:58par le préfet
01:16:58etc
01:17:00le sentiment que l'on a
01:17:01c'est celui
01:17:01d'un passage en force
01:17:02en faveur des agriculteurs
01:17:03irrigants
01:17:04est-ce que vous croyez
01:17:05vraiment que vous allez
01:17:06apaiser avec ces mesures
01:17:07madame la ministre
01:17:09toujours sur le volet
01:17:11la gouvernance
01:17:12de la ressource
01:17:12est malmenée
01:17:13possibilité pour le préfet
01:17:14de déroger
01:17:15aux règles du sage
01:17:17rehaussement
01:17:17du poids des acteurs
01:17:18économiques
01:17:19dans les commissions
01:17:19locales de l'eau
01:17:20au détriment
01:17:21des collectivités
01:17:22instauration
01:17:23de projets de territoire
01:17:23pour la gestion
01:17:24de l'eau
01:17:24par le préfet
01:17:25que répondez-vous
01:17:27lorsqu'on vous dit
01:17:28que ce projet de loi
01:17:29remet totalement en cause
01:17:30la démocratie locale
01:17:31de l'eau
01:17:32sur la thématique
01:17:33du tunnel de prix
01:17:34vous en avez parlé déjà
01:17:36l'article 21
01:17:37qui prévoyait
01:17:38de généraliser
01:17:38l'expérimentation
01:17:39du tunnel de prix
01:17:40me paraissait
01:17:41particulièrement intéressante
01:17:42les députés
01:17:43du bloc central
01:17:44l'ont supprimé
01:17:45et vous avez dit
01:17:46vouloir trouver
01:17:47un atterrissage
01:17:47dans quelle direction
01:17:49allez-vous proposer
01:17:50cet atterrissage
01:17:52enfin
01:17:52alors un sujet
01:17:54un peu
01:17:54urtiquant
01:17:55vous l'avez
01:17:56dit vous-même
01:17:57la problématique
01:17:58des produits phyto
01:17:59j'ai bien compris
01:18:01votre attitude
01:18:01enfin l'attitude
01:18:03que vous allez adopter
01:18:03si jamais
01:18:04mes collègues
01:18:05essaient
01:18:07de réintroduire
01:18:08un article
01:18:08autorisant
01:18:09l'utilisation
01:18:10de l'acétamipride
01:18:11en fait ma question
01:18:12elle est très simple
01:18:12vous allez devoir
01:18:13vous exprimer
01:18:14madame la ministre
01:18:15donc quel avis
01:18:17allez-vous donner
01:18:18favorable
01:18:18défavorable
01:18:19sagesse
01:18:20vous n'allez pas
01:18:21avoir 50 choix
01:18:22donc votre avis
01:18:24nous éclairera
01:18:25sur votre volonté
01:18:26monsieur le sénateur
01:18:28Jean-Claude Tissot
01:18:29merci pour vos questions
01:18:31je voudrais le dire
01:18:32clairement
01:18:32il n'y a pas de recul
01:18:36environnemental
01:18:37dans cette loi
01:18:38ce n'est pas une loi
01:18:39d'accaparement
01:18:40de l'eau
01:18:41l'eau permet
01:18:42de nourrir
01:18:42toute la France
01:18:46vous évoquez
01:18:46la réunion publique
01:18:48moi j'ai été
01:18:49élue locale
01:18:51vous avez été
01:18:52élue locale
01:18:53j'ai fait
01:18:54une réunion publique
01:18:56sur la circulation
01:18:57parce que c'est
01:18:58généralement le sujet
01:18:58qui intéresse
01:18:59beaucoup
01:18:59les réunions publiques
01:19:00j'ai compris
01:19:02ce n'est pas
01:19:03le lieu
01:19:03où s'expriment
01:19:03de façon paisible
01:19:04les sujets
01:19:06le commissaire enquêteur
01:19:07c'est une procédure
01:19:09tout à fait classique
01:19:11qui a fait ses preuves
01:19:12vous êtes
01:19:13en face
01:19:14d'un commissaire enquêteur
01:19:15vous êtes en capacité
01:19:17d'exprimer
01:19:18votre avis
01:19:18il est recueilli
01:19:20il est recueilli
01:19:22non mais il est
01:19:23en substitution
01:19:23la réunion publique
01:19:26l'avis est recueilli
01:19:27il est consigné
01:19:29il sera
01:19:29il en sera
01:19:30tenu compte
01:19:31je pense
01:19:32qu'en termes
01:19:33d'expression
01:19:34publique
01:19:35le commissaire enquêteur
01:19:37est mieux à même
01:19:37de recueillir
01:19:38l'expression publique
01:19:39que dans une réunion
01:19:40publique
01:19:41où vous le savez
01:19:41vous l'avez vécu
01:19:43monsieur le sénateur
01:19:45il y a
01:19:46deux personnes
01:19:48qui crient très fort
01:19:49et
01:19:50cent personnes
01:19:51qui se taisent
01:19:53voilà
01:19:53donc moi j'estime
01:19:54que
01:19:54la concertation
01:19:56du public
01:19:56n'est pas
01:19:57la mieux aboutie
01:19:59dans ces
01:19:59conditions là
01:20:01sur
01:20:02le pouvoir
01:20:03de dérogation
01:20:03du préfet
01:20:04je voudrais rappeler
01:20:05que
01:20:09le préfet
01:20:10est le représentant
01:20:11et le garant
01:20:12de l'intérêt général
01:20:12ce n'est pas
01:20:13n'importe qui
01:20:14dans un territoire
01:20:15et que
01:20:16lorsque
01:20:16il estime
01:20:18qu'un projet
01:20:19est d'intérêt général
01:20:20dans une région
01:20:21où il y a
01:20:21un problème
01:20:22d'accès à l'eau
01:20:25il peut déroger
01:20:26au sage
01:20:27pour autant
01:20:27que le projet
01:20:28ait été inscrit
01:20:28à un PTGE
01:20:29qui est lui-même
01:20:30une démarche
01:20:30de concertation
01:20:31publique
01:20:31donc la démocratie
01:20:33de l'eau
01:20:33existe
01:20:34elle fonctionne
01:20:34par le plan
01:20:36de gestion
01:20:39territorial
01:20:39de gestion
01:20:40de l'eau
01:20:43le gouvernement
01:20:44souhaite améliorer
01:20:45la place
01:20:45des agriculteurs
01:20:46par voie
01:20:47réglementaire
01:20:47mais sans toucher
01:20:48à la loi
01:20:49la loi demeure
01:20:50on ne touche pas
01:20:51au sage
01:20:51simplement
01:20:52et vous en conviendrez
01:20:53avec moi
01:20:53sur 70 personnes
01:20:55il y a 3 agriculteurs
01:20:56enfin je cite
01:20:57des chiffres de mémoire
01:20:58mais c'est la proportion
01:20:59donc ils veulent
01:21:00une meilleure représentation
01:21:02c'est assez légitime
01:21:03dans la mesure
01:21:03où ils sont touchés
01:21:05je rappelle enfin
01:21:06que vous parlez
01:21:07de recul environnemental
01:21:08c'est la première fois
01:21:09que dans un texte de loi
01:21:10on évoque la question
01:21:11de façon opérationnelle
01:21:13de la qualité de l'eau
01:21:15aujourd'hui
01:21:16vous n'avez pas
01:21:16de disposition
01:21:17qui régisse
01:21:18la question
01:21:19de la qualité de l'eau
01:21:20donc il n'y a pas
01:21:21de recul environnemental
01:21:22je tiens à le dire
01:21:23de la façon
01:21:24la plus ferme
01:21:26le bio
01:21:26mais moi
01:21:27je soutiens le bio
01:21:28monsieur
01:21:29le sénateur
01:21:31mais il y a
01:21:33en réalité
01:21:34par le biais
01:21:35de toutes les aides
01:21:36éco-conditionnées
01:21:38il y a
01:21:39des aides au maintien
01:21:40qui ne s'appellent pas
01:21:41MAB
01:21:41qui ont été supprimées
01:21:43non par moi
01:21:45c'était dans un moment
01:21:46où la conversion
01:21:48était
01:21:49l'élément
01:21:51que les politiques publiques
01:21:53voulaient porter
01:21:54les aides à la conversion
01:21:56je rappelle que
01:21:57dans le budget
01:21:582026
01:21:58on approche
01:21:59les 800 millions
01:22:00toute aide
01:22:00confondue
01:22:01pour le bio
01:22:02moi je soutiens
01:22:03le bio
01:22:03c'est une des grandes
01:22:05grandes politiques
01:22:06de mon ministère
01:22:08et il a
01:22:09toute sa place
01:22:10mais je n'ai jamais
01:22:11opposé
01:22:11vous dites
01:22:12ils veulent faire bien
01:22:13mais il n'y a pas
01:22:13tout le monde veut bien faire
01:22:15tout le monde veut bien faire
01:22:18donc
01:22:18il n'y a pas de dérégulation
01:22:20il n'y a pas de recul
01:22:21environnementaux
01:22:22je tiens à le dire
01:22:23bonjour Vincent Louau
01:22:24bonjour
01:22:25sénateur des indépendants
01:22:26d'Indre-et-Loire
01:22:26vous êtes agriculteur de profession
01:22:28vous receviez donc
01:22:29la ministre de l'agriculture
01:22:30allons droit au but
01:22:31le Sénat
01:22:32qui veut réintroduire
01:22:33l'acetamipride
01:22:34dans le projet
01:22:34d'urgence agricole
01:22:35qui arrive au Sénat
01:22:36ces jours-ci
01:22:37le gouvernement
01:22:38considère que
01:22:38la réintroduction
01:22:39de l'acetamipride
01:22:40dans ce véhicule législatif
01:22:41n'est pas souhaitable
01:22:42à Diane Nijenvar
01:22:43c'est une question
01:22:44aussi débattue
01:22:45la restauration
01:22:45de l'acetamipride
01:22:46peut compromettre
01:22:47l'adoption de ce texte
01:22:48auquel le gouvernement
01:22:49est attaché
01:22:49est-ce que
01:22:50vous allez tout de même
01:22:52remettre cet acetamipride
01:22:53dans le texte
01:22:54même si la ministre
01:22:55y est opposée ?
01:22:56Alors écoutez
01:22:57depuis le début
01:22:58sur ce projet
01:22:59de loi d'urgence
01:23:00que nous n'avons pas demandé
01:23:01et qui a été décidé
01:23:02par le Premier ministre
01:23:03nous avons eu l'ambition
01:23:04de dire
01:23:05on va faire une loi
01:23:05qui va servir au final
01:23:06à quelque chose
01:23:08le gouvernement
01:23:09a préféré
01:23:09faire un paramètre
01:23:10très restreint
01:23:11on ne parle pas
01:23:12des moyens de production
01:23:12on ne parle jamais
01:23:13des sujets qui font mal
01:23:14et qui concernent
01:23:15nos agriculteurs
01:23:16c'est le schéma économique
01:23:17de la Ferme France
01:23:18qui est en plein
01:23:19en plein naufrage
01:23:20en plein naufrage
01:23:22donc
01:23:24nous l'acetamipride
01:23:25on le remettra
01:23:26parce que c'est un moyen
01:23:27de production
01:23:28moi je l'ai toujours dit
01:23:29je l'ai dit à vos journalistes
01:23:30je l'ai dit sur tous
01:23:30les plateaux de télévision
01:23:32pourquoi ?
01:23:32parce que c'est une emblème
01:23:33et que malgré le fait
01:23:35qu'il y ait eu un mouvement
01:23:37un mouvement un peu citoyen
01:23:40qu'il faut considérer
01:23:41qu'il faut considérer
01:23:42mais nous remettons
01:23:43l'acetamipride
01:23:44d'une façon
01:23:44complètement modérée
01:23:45en reprenant
01:23:45toutes les préconisations
01:23:46et du conseil constitutionnel
01:23:48et du conseil d'état
01:23:49on n'est pas là
01:23:50sur un phénomène dérogatoire
01:23:52donc on n'est pas là
01:23:53les méchants
01:23:53contre les gentils
01:23:55c'est un peu plus complexe
01:23:56que ça
01:23:56et aujourd'hui
01:23:57nous on a fait le choix
01:23:58à plusieurs sénateurs
01:24:00de dire
01:24:01on est
01:24:01c'est notre devoir
01:24:03de remettre
01:24:04l'ensemble
01:24:05des sujets
01:24:06qui grattent
01:24:07vous en ferez une ligne rouge
01:24:08s'il y a un bras de fer
01:24:09comme ça
01:24:09avec l'Assemblée nationale
01:24:10en commission mixte paritaire
01:24:11par exemple
01:24:12et que l'Assemblée nationale
01:24:13refuse cette partie du texte
01:24:14et que vous, vous le voulez
01:24:15ça fera un motif
01:24:16pour rejeter complètement le texte
01:24:17j'aime pas les lignes rouges
01:24:18parce que tout est plus compliqué
01:24:20que des simples lignes rouges
01:24:21moi vous savez
01:24:21je suis très attaché aussi
01:24:22à ce qu'on revienne
01:24:23sur les zones humides
01:24:24les deux doubles critères
01:24:26l'un ou l'autre
01:24:26des zones humides
01:24:27pour qu'il y ait
01:24:27un seul critère
01:24:31je pense qu'aujourd'hui
01:24:33il faut ramener
01:24:35du pragmatisme
01:24:35du bon sens
01:24:36dans des dérapages
01:24:37qui ont été voulus
01:24:38par des politiques
01:24:39à un moment
01:24:39et qui ont fait des lois
01:24:40et qui nécessitent aujourd'hui
01:24:41que nous passions par la loi
01:24:42on le dit pas assez
01:24:43là c'est à mépris
01:24:44nous sommes obligés
01:24:45de le réintroduire
01:24:46par une loi
01:24:47pourquoi ?
01:24:48parce qu'il a été
01:24:48de façon complètement abusive
01:24:50mis dans une loi
01:24:51à l'époque
01:24:52quel accueil est-ce
01:24:53que vous réservez
01:24:54à ce projet de loi
01:24:54il a fait l'objet
01:24:56de nombreux ajouts
01:24:57une quarantaine d'articles
01:24:58en plus votés par les députés
01:25:00est-ce que votre principal travail
01:25:01ça va être
01:25:02délagué ce texte ?
01:25:03Alors déjà
01:25:04un
01:25:05il faut reconnaître
01:25:06que les députés
01:25:06ont travaillé
01:25:07ils ont plus ou moins
01:25:09bien travaillé
01:25:09on n'est pas d'accord
01:25:10sur tout
01:25:10mais déjà
01:25:10il y a eu un travail
01:25:11il faut le reconnaître
01:25:11ça n'a pas été le cas avant
01:25:13donc là
01:25:14déjà
01:25:14moi je remercie
01:25:15mes collègues députés
01:25:16qui ont fait un vrai travail
01:25:18de parlementaire
01:25:18deux
01:25:19certaines choses
01:25:20un peu excessives
01:25:21vont devoir être élaguées
01:25:22mais en fait
01:25:23on a déjà une bonne base
01:25:24en fait
01:25:24donc
01:25:25c'est un bon texte
01:25:26qui vous arrive
01:25:26nous c'est
01:25:27pour nous
01:25:28enfin pour moi
01:25:29notamment
01:25:29je trouve que c'est un bon texte
01:25:31qui a été travaillé
01:25:32alors bien sûr
01:25:32on va remettre notre patte
01:25:33et en CMP
01:25:34on va discuter
01:25:35cette députée
01:25:37cette sénateur
01:25:39mais j'ai envie de vous dire
01:25:40pour moi
01:25:41je n'ai pas de notion
01:25:42de ligne rouge
01:25:42on ne peut pas échanger
01:25:44les cartes de Monopoly
01:25:45face à des sujets
01:25:47comme l'agriculture
01:25:48donc
01:25:48on va être très attentif
01:25:50au fait de garder
01:25:51ce qui nous semble essentiel
01:25:53même si parfois
01:25:54ça amène
01:25:56beaucoup de grippage
01:25:57au niveau du gouvernement
01:25:58qui a peur
01:25:58avant d'avoir mal
01:25:59vous savez
01:26:00le gouvernement
01:26:00c'est la bestiole
01:26:02qui couine
01:26:03dès qu'elle voit
01:26:05le moindre truc
01:26:06donc non
01:26:07c'est un manque de courage
01:26:08de la part d'Annie Genvar
01:26:09vous le croyez
01:26:09notamment sur la cétamipride
01:26:10parce qu'elle a l'air
01:26:11de soutenir la mesure
01:26:12personnellement
01:26:12mais elle ne peut pas
01:26:13dire du gouvernement
01:26:15courage d'Annie Genvar
01:26:16non
01:26:16parce qu'Annie Genvar
01:26:18a toujours dit
01:26:18qu'elle était pour son retour
01:26:19manque de courage
01:26:20des arbitrages
01:26:22interministériels
01:26:22vous savez qu'Annie Genvar
01:26:24a des arbitrages
01:26:25avec la ministre
01:26:25de l'Environnement
01:26:26et là par contre
01:26:27clairement
01:26:27manque du courage
01:26:28du gouvernement
01:26:28Est-ce que le Sénat
01:26:29va au contraire
01:26:29rajouter des mesures
01:26:30sur les marges
01:26:31de la grande distribution
01:26:32après le rapport
01:26:33de la commission d'enquête
01:26:34il faudrait équilibrer
01:26:34les relations commerciales
01:26:35entre les différents échelons
01:26:37de la chaîne de production
01:26:38en France ?
01:26:39Oui alors
01:26:39la problématique
01:26:41des marges agricoles
01:26:42est beaucoup plus complexe
01:26:43que des simples textes de loi
01:26:45égal imme 1
01:26:45et de crozaille
01:26:47et on pourra faire
01:26:48égal imme 10
01:26:49on n'aura toujours pas
01:26:50trouvé une solution
01:26:51vous savez
01:26:51moi je suis assez libéral
01:26:53à la fin ça n'a plus de sens
01:26:54tout ce qu'on écrit
01:26:55n'a plus aucun sens
01:26:56donc je serais très attentif
01:26:58à ce qu'on rajoute
01:26:58mais rajouter de la technocratie
01:27:01communiste
01:27:01dans un système
01:27:02qui ne marche pas
01:27:03et qui ne va pas marcher demain
01:27:05c'est pas mal
01:27:06transpartisane
01:27:06Oui mais je sais
01:27:07mais quand on touche aux marges
01:27:08c'est toujours transpartisan
01:27:09mais moi sur ce rapport
01:27:12je suis un peu plus critique
01:27:13D'accord
01:27:14dernière question
01:27:15il nous reste 30 secondes
01:27:15mais vous avez formulé
01:27:17une autre proposition
01:27:17elle concerne l'Office français
01:27:19de la biodiversité
01:27:19vous proposez de transférer
01:27:21la mission de police
01:27:21de l'environnement
01:27:22à la gendarmerie nationale
01:27:23dans sa composante judiciaire
01:27:25et aux préfectures
01:27:25dans sa composante administrative
01:27:26et sanitaire
01:27:27quelle est l'idée
01:27:28avec cette proposition de loi
01:27:29il faut que l'OFB
01:27:30soit davantage sous contrôle
01:27:31de l'État
01:27:31L'idée c'est que
01:27:33l'OFB doit être
01:27:34sous le contrôle de l'État
01:27:35et c'est déjà une anormalité
01:27:36qu'elle soit
01:27:36dans une agence indépendante
01:27:39l'OFB n'a pas vocation
01:27:41à devenir une police politique
01:27:42pour qui que ce soit
01:27:43l'OFB a vocation
01:27:45à pour moi
01:27:45rattacher la gendarmerie
01:27:47surtout qu'on a créé
01:27:48la gendarmerie de l'environnement
01:27:49en 2023
01:27:50donc tout ça
01:27:51ça aurait du sens
01:27:51l'OFB au sein
01:27:53de la gendarmerie
01:27:54de l'environnement
01:27:55c'est mon souhait
01:27:56Et ça ne peut pas être intégré
01:27:57au projet de loi
01:27:57il faut que ce soit
01:27:58une proposition à part
01:27:59Non ça sera une proposition à part
01:28:00mais vous savez
01:28:01sur ce sujet-là
01:28:01comme sur les zones humides
01:28:02je ne lâcherai pas
01:28:03Merci Vincent Louvre
01:28:04on vous réinvitera
01:28:05pour en reparler
01:28:05Merci d'avoir pu répondre
01:28:07à ces questions
01:28:12C'est la fin de cette émission
01:28:13Merci à vous
01:28:14de l'avoir suivi
01:28:15N'hésitez pas à lire
01:28:16nos décryptages
01:28:16et à voir les répliques
01:28:17de nos émissions
01:28:18c'est sur publicsénat.fr
01:28:19Prochain rendez-vous
01:28:20avec l'information
01:28:21dans quelques minutes
01:28:21à 18h pour Sens Public
01:28:23c'est présenté par Thomas Hugues
01:28:25Très belle suite des programmes
01:28:25sur Public Sénat
01:28:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:32Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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