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##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-11##

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Transcription
00:01Les vrais voix font parler la France, la dernière de la semaine, de 19h à 20h.
00:06Évidemment, quand tu as dit de François-Louis Bourneau, qui a une cravate vraiment avec un nœud parfaitement fait.
00:12Merci Philippe.
00:13Vous avez un petit côté Gilbert Becaud, qui avait toujours des cravates à pois.
00:16C'est vrai.
00:16Vous voulez chanter comme Éric Revelle ?
00:18Ah non, je ne vous ferai pas ce plaisir. En revanche, je peux mettre d'autres motifs.
00:20On peut faire chaque soir un motif différent. Je pense qu'on peut faire une saison entière avec tout ça.
00:24Mais j'arriverai à vous faire chanter d'ici la fin de la saison.
00:27En tout cas, Philippe, c'est un plaisir de vous retrouver, comme d'habitude, pour cette soirée.
00:31On va parler de quoi ? On va parler de l'université, un peu de scolaire,
00:34puisque maintenant, ce soir, ils étaient plus de 500 000 élèves à passer l'épreuve de français ce jeudi 11
00:41juin.
00:42Élèves pas toujours disciplinés, puisqu'ils ont besoin de séances de rattrapage, Philippe.
00:47Absolument. Le niveau des copies en français est tellement mauvais à l'université
00:52que nombre d'universités organisent. Des cours de rattrapage, de remise à niveau, obligatoires.
01:00Ça me rappelle les cours de soutien qu'on avait au collège il y a 40 ans,
01:03pour les élèves qui étaient un peu moins bons.
01:06Est-ce que c'est pas dingue d'arriver en études supérieures sans savoir écrire un français correct ?
01:12Venez nous donner votre avis.
01:13Voilà, on vous pose cette question. 08126 300 300, l'école est-elle devenue moins exigeante ?
01:19Est-ce qu'elle doit devenir plus sévère ?
01:21Notamment, on en parlait une fois sur l'orthographe, Philippe.
01:24Est-ce que c'est inquiétant qu'on en soit là, qu'on doive mettre des cours de remise à
01:28niveau pour le baccalauréat ?
01:29Eh bien, 08126 300 300, vous vous êtes ouverts.
01:31Et puis, on va parler un peu de bureaucratie, puisque ce matin, David Lissnard, maire de Cannes,
01:36était ce matin chez François Quilly pour l'invité politique.
01:39Et il a dit que je n'en peux plus de toute cette bureaucratie.
01:42Je synthétise un peu ses propos.
01:44Est-ce qu'il y a trop de bureaucratie en France ?
01:46Dites-le nous, 08126 300 300.
01:48Est-ce que vous-même, vous faites face à trop de démarches administratives ?
01:52Est-ce qu'il y a des choses, parfois, que vous ne comprenez pas, qui sont absurdes ?
01:55Eh bien, on va en parler.
01:56Et puis, on finira, bien sûr, sur le foot, Philippe.
01:58Oui, avec un match d'ouverture d'une Coupe du Monde au Mexique.
02:02Ouh là là, ça nous rappelle des souvenirs.
02:03Il y a 40 ans, la Coupe du Monde au Mexique, où la France avait fini à la troisième place.
02:07On espérera qu'elle finira deux places plus haut cette année.
02:12Puisque, sachant qu'on a été vainqueur et finaliste, une troisième place serait quand même une déception.
02:17Vous voulez les réagir ?
02:18Ça vous fait encore rêver ou pas la Coupe du Monde ?
02:20Le 0826 300 300.
02:22Et peut-être même qu'on fait partie de ces 60% des Français qui pensent que les Bleus vont
02:26atteindre les demi-finales.
02:28On en parle en fin d'émission.
02:29Allez tout de suite, on va au rattrapage.
02:32Bonsoir Jean-Baptiste.
02:33Bonsoir Jean-Baptiste.
02:35Bonsoir.
02:36Vous êtes, alors je ne sais pas si vous êtes enseignant ou du moins dans le domaine de, dans une
02:41université peut-être, du côté d'Aix en Provence ?
02:44Alors je suis à Aix, mais je ne travaille pas à l'université à Aix.
02:48Effectivement, je suis chargé de cours à, je suis chargé de cours à l'université depuis, depuis trois ans d
02:52'un an.
02:53D'accord, très bien.
02:54Quand on parle justement de ces cours de remise à niveau, est-ce que ça vous inquiète, on vous écoute
02:58?
02:59Alors oui, c'est inquiétant, mais ce qui est inquiétant, ce n'est pas de mettre en place ces cours,
03:02c'est de devoir le faire.
03:05Alors moi, je n'ai pas vu ces cours de remise à niveau.
03:07Par contre, j'ai constaté dans les copies que je corrige, j'en précisais, j'en parlais au standard, une
03:16graphie, déjà je parle simplement de la graphie, une graphie que l'on constate chez des élèves d'école élémentaire.
03:23Je vous assure que je n'exagère pas. La première fois que j'ai travaillé à l'université, la professeure
03:29qui m'avait recruté m'avait dit, ça va résumer la situation.
03:33Elle m'avait dit, je vous préviens, nous faisons le travail de sélection que le bac ne fait plus.
03:40Le travail de sélection que le bac ne fait plus ?
03:43Le travail de sélection que le bac ne fait plus.
03:46C'est-à-dire qu'avec 96% de réussite, il n'y a plus de sélection.
03:49Nous sommes d'accord et puis on a parfois quelques 70% d'échecs ou d'abandon la première année
03:55de l'université.
03:56Alors cela ne veut pas dire que nous n'avons plus de bons étudiants, que nous n'avons plus d
04:01'étudiants brillants.
04:03Nous avons toujours des étudiants brillants et nous avons toujours des étudiants de bon niveau.
04:08Mais la proportion d'étudiants qui n'ont pas leur place à l'université parce qu'ils n'ont pas
04:13les prérequis nécessaires,
04:16effectivement a considérablement augmenté ces dernières années.
04:19Alors évidemment, il y a beaucoup de choses qui se disent de manière confidentielle.
04:22Et surtout, l'écart entre ces bons étudiants et ceux dont je parle est également conséquent, de plus en plus
04:32conséquent.
04:33Moi, je corrige des copies parfois.
04:36Évidemment, une fois encore, j'en cite deux très bonnes copies.
04:39Mais j'ai aussi des copies dans lesquelles la syntaxe est chaotique.
04:43Quand toutefois il y a une syntaxe, je ne parle même pas de l'orthographe, de la grammaire.
04:47Et vous imaginez bien que cela se fait au déprimant du fond.
04:51Parce qu'on ne peut pas développer une pensée, une réflexion, si on n'a pas des structures de langue.
04:56Mais c'est clair.
04:57Mais moi, j'ai parlé avec des personnes que je connais qui travaillent en université et qui m'ont dit
05:03une chose effarante.
05:06C'est que les étudiants en post-bac, notamment d'Afrique francophone, écrivent un meilleur français que les élèves de
05:15France métropolitaine.
05:17Vous avez pu le constater ça ou pas ?
05:19Alors, c'est ce que je précisais au standard, c'est que de manière générale, les étudiants étrangers, y compris
05:26extra-européens,
05:29ont un niveau de langue qui est bien plus élevé que celui des étudiants français qui ont été éduqués et
05:39instruits à l'école de la République française.
05:41Et effectivement, je confirme, j'ai eu l'occasion d'en débattre régulièrement, l'avenir de la francophonie, c'est
05:48l'Afrique.
05:49Ah bah, démographiquement, oui, ça, il n'y a pas de doute là-dessus.
05:51Le pays francophone le plus peuplé, c'est la RDC.
05:55Bien entendu. Et là, on parle véritablement de niveau d'études, de qualité de la langue.
06:01Alors, une fois encore, j'insiste, il y a toujours en France des étudiants français qui ont un niveau de
06:09langue qui est très correct
06:09et qui ont même une plume magnifique, bien entendu.
06:13Le problème, c'est que je constate que non seulement ils ne sont plus majoritaires, mais qu'en plus, c
06:20'est exactement l'inverse qui s'opère.
06:23Oui. Alors, restez avec nous, Jean-Baptiste.
06:26On va donner la parole à Sylvie Thien du Tarn-et-Garonne. Bonsoir, Sylvie.
06:30Bonsoir, Sylvie.
06:33Vous semblez pointer du doigt, peut-être, certains responsables. Je pense aux réseaux sociaux.
06:38Alors, souvent, on dit les réseaux sociaux, voilà, abrutissent peut-être un peu, rendent moins compétents les jeunes sur l
06:44'orthographe, etc.
06:45On vous écoute.
06:47En fait, ils utilisent beaucoup les SMS et textes, tout ce qui va pour communiquer aujourd'hui.
06:52Dans la communication, ça fait partie du système.
06:56Vous pensez que ça appauvrit la langue, justement ?
06:58Ah, totalement. Parce qu'en fait, ils font des abréviations.
07:01Si ils utilisaient des phrases au complet, ça ne poserait pas de problème.
07:06Mais même moi, j'ai du mal à comprendre ce qui est écrit souvent.
07:09Donc, au bout d'un moment, il n'y a plus d'effort qui est fait.
07:12Et puis, il n'y a plus ce plaisir d'écouter, d'écrire, de mettre une émotion.
07:21Ça, il n'y a plus. Ça n'existe plus.
07:23On fait du spontané, du non-réfléchi.
07:27La réflexion n'y est pas.
07:28Et je pense que ça appauvrit aussi.
07:31Parce qu'en fait, écrire, même sur des textos, ça demande quand même une réflexion.
07:35Mais elle n'est pas faite.
07:37J'ai des amis, moi, je ne comprends même pas ce qu'ils m'écrivent.
07:39Ah oui, des amis, c'est-à-dire des gens de votre génération, quoi ?
07:42Oui, oui, tout à fait, de ma génération.
07:45Mais c'est inéluble. Je ne comprends pas.
07:47Je reformule la question, je ne comprends pas ce que Dieu a voulu m'écrire.
07:51Mais ça devient affligeant, quoi.
07:54Ça ne veut pas devenir un grand littéraire.
07:57Mais minimum, c'est une marque de respect aussi, de décrire correctement.
08:02Sylvie, je vais vous raconter, vous m'avez remis un souvenir qui me fait rire au fond de moi-même.
08:07Il y a, je ne sais pas, une vingtaine d'années,
08:09ma fille qui avait son premier téléphone portable,
08:12ce n'était même pas des smartphones à l'époque.
08:14Un téléphone, ça me servait à téléphoner et envoyer des SMS.
08:17Un SMS, schématiquement, c'était ça.
08:19Il m'avait envoyé un texto avec marqué TKT pour me dire,
08:23« T'inquiète pas, je ne comprenais rien ».
08:26Je lui avais appelé, je lui avais dit,
08:29« Dans quelle langue as-tu rédigé ton SMS ? »
08:31Je n'ai rien compris.
08:33« Ah mais papa, t'inquiète pas, TKT, c'est t'inquiète pas, machin truc. »
08:36Je dis, bon, maintenant, les textos, quand tu me les envoies,
08:39tu me les envoies en français, s'il te plaît,
08:41parce que ça m'évitera de devoir te téléphoner
08:44pour que tu m'en fasses la traduction.
08:45Mais c'était complètement fou.
08:48Et moi, j'ai mis le hola à mes enfants,
08:50quand son frère, qui a trois ans de moins,
08:52avait un téléphone plus tard, j'ai dit,
08:53« Tu m'envoies un SMS, tu me le mets en français. »
08:57Alors évidemment, s'il me met JTM à la fin pour me dire,
08:59« Je t'aime », ça va, ça j'ai compris.
09:01Mais les TKT, LOL, XPTDR,
09:04enfin, il y avait tout un tas d'abréviations,
09:06moi, je n'avais rien compris.
09:07Alors, pour ça, j'avais demandé une traduction.
09:12Effectivement, moi, j'ai deux enfants,
09:13et les deux me font des phrases en entier,
09:15parce qu'ils savent que je ne réponds pas.
09:17C'est-à-dire qu'il y a un qui a 36 ans,
09:19un qui va en avoir 26,
09:21ils sont quand même tout à fait dans ce système-là,
09:23surtout la deuxième.
09:24Mais elle fait l'effort,
09:25elle sait que de toute manière,
09:26je n'en répondrai pas.
09:28Ça m'agace, là.
09:29Ça m'agace, surtout qu'on ne fait pas des grammes de phrases,
09:31on a juste besoin d'expliquer quelque chose
09:34et d'être précis, c'est tout.
09:35Parce qu'en plus, non seulement, c'est mal écrit,
09:37et c'est des abréviations qui sont incorrectes
09:40et qui ressemblent à rien,
09:41mais en plus, l'idée de fond n'est même pas bonne.
09:45C'est-à-dire qu'on envoie comme ça un truc
09:47qui n'a aucun sens.
09:49Absolument aucun sens.
09:50Alors, il y a le problème des textos,
09:52il y a le problème aussi des textes
09:54dans la chanson française.
09:55Si on prend les vieux textes
09:57qu'on en avait avec Jacques Brel,
09:59avec...
10:00Ah ben, Georges Brassens, Barbara,
10:02c'est sûr que ce n'est pas Ayana Kamoura.
10:05C'est clair, ça, en termes de syntaxe.
10:07Je pense qu'il y a un gros problème aussi avec ça.
10:10Moi, la première,
10:12de temps en temps, je repasse sur des vieux morceaux de musique
10:15et je me dis, mais c'est un vrai bonheur pour l'oreille.
10:19C'est-à-dire que même nous,
10:20à force d'être, comment dire,
10:24violentés par les mots,
10:25même nous, on perd le sens des phrases.
10:27Nous, on voulons faire attention.
10:28Et ça devient compliqué.
10:31C'est une lutte permanente.
10:32Restez avec nous, Jean-Baptiste et Sylvie.
10:34Sylvie, on va vous donner la parole
10:36dans un instant, 0826 300 300.
10:38Est-ce que vous trouvez que l'école
10:40apprend encore bien à nos élèves,
10:42aux élèves, à bien écrire,
10:43à bien maîtriser l'orthographe, la grammaire ?
10:46La syntaxe.
10:46La syntaxe, absolument.
10:47Si vous pensez que ce n'est plus le cas,
10:490826 300 300,
10:50peut-être que vos enfants font des fautes d'orthographe
10:52quand ils écrivent des SMS.
10:54Dites-le-nous, on en parle jusqu'à 20h.
10:5719h20, les vraies voix font parler la France.
11:00Les vraies voix font parler la France
11:01et on revient sur cette info incroyable.
11:05Les universités sont obligées
11:07de faire des cours de remise à niveau
11:08en français à leurs élèves,
11:10alors que théoriquement,
11:11c'était le jour de l'épreuve du bac français aujourd'hui.
11:14Au bac, à mon époque,
11:15ça fait un peu ancien combattant de dire ça,
11:17on savait écrire.
11:18Vous savez écrire, Philippe ?
11:20Ah oui, on n'était que deux tiers des élèves,
11:22d'ailleurs, à avoir le bac.
11:23On n'était pas 96 ou 97% comme aujourd'hui.
11:26Eh bien, justement, tiens,
11:27si vous, vous saviez mieux écrire à l'époque
11:28et peut-être que maintenant,
11:29on maîtrise moins bien la syntaxe,
11:31la grammaire, l'orthographe,
11:32peut-être que c'est dû à certaines choses.
11:34On parlait des réseaux sociaux tout à l'heure avec Sylvie
11:36et on va la reprendre, Sylvie Duternay-Garonne.
11:38Bonsoir, rebonsoir Sylvie, pardon.
11:40Oui, rebonsoir, oui.
11:41Qu'est-ce que ce serait pour vous la solution,
11:43et on va demander à Jean-Baptiste juste après,
11:46pour remettre les petits français au niveau en orthographe,
11:49sans avoir à faire de cours de rattrapage
11:52après le bac ?
11:54Je vais reprendre la base.
11:56En fait, quand j'étais enfant,
11:59on apprend une orthographe.
12:00D'abord, c'était une matière extrêmement rigide.
12:03Ça ne plaisantait pas du tout.
12:05Et donc, il fallait apprendre les règles de grammaire par cœur.
12:08Le vocabulaire, qui était toujours très difficile,
12:10parce que c'est une mémorisation,
12:12ça partait de là.
12:13Et en fait, après, on utilisait aussi beaucoup l'écriture
12:16pour poser des pensées.
12:19Et maintenant, les enfants ne pensent plus.
12:21C'est pareil.
12:22Ça fait du bien d'écrire aussi ses propres pensées.
12:24Ça fait du bien d'écrire un texte.
12:26Ça fait du bien.
12:27Et ils ne le font plus.
12:29Et en fait, je crois que ce qu'il faut apprendre aujourd'hui,
12:31la gravité de la situation, c'est la rapidité.
12:34C'est d'abord de ne pas savoir s'arrêter.
12:36Oui, je pense que c'est un vrai problème.
12:38Parce que du coup, l'écriture va avec.
12:40Il faut écrire très vite, très vite,
12:43et sans sa réflexion.
12:44Si on prend le temps d'écrire,
12:46on prend le temps de réfléchir.
12:47C'est clair.
12:49Et je pense que le vrai problème est là.
12:51C'est le fait d'aller très vite,
12:52de vouloir tout très vite,
12:54et de vouloir de tout tout le temps.
12:55Et je crois que c'est ça, en fait.
12:57De ne pas savoir savourer chaque instant.
12:59Comme lire un livre, comme...
13:01Voilà, il faut savourer,
13:02et ça, plus personne ne sait le faire.
13:04Personne ne sait...
13:05Sauf les anciens, quoi.
13:07On va reprendre Jean-Baptiste.
13:09Jean-Baptiste, vous qui côtoyez des élèves
13:11en études supérieures,
13:12donc des gens qui, théoriquement,
13:14ont déjà le bac,
13:16devraient, théoriquement, savoir lire, écrire, compter.
13:18Ce serait quoi, pour vous,
13:19la bonne méthode pour remettre tout le monde d'équerre ?
13:21Alors, je partage l'avis de Sylvie,
13:25parce qu'en fait,
13:26vous soulignez, madame,
13:27que la lecture et l'écriture,
13:30c'est la pensée,
13:31c'est pas simplement
13:32d'écrire des faits du quotidien.
13:36Et donc, cette question de la projection,
13:38de la structuration de la pensée
13:40est fondamentale.
13:41C'est clair.
13:42J'y ajouterais que cela pose
13:44la responsabilité de l'école,
13:47bien entendu,
13:47et de la famille.
13:49Donc ça, ça implique, effectivement,
13:51de retrouver une exigence
13:52qu'on ne retrouve plus,
13:54aujourd'hui,
13:54à l'école primaire.
13:56Pour x et y raisons,
13:58dont vous avez déjà traité
13:59à plusieurs reprises,
14:00moi, je constate,
14:01quand je fais les devoirs avec ma fille,
14:03que je suis beaucoup plus sévère,
14:06juste,
14:06mais sévère,
14:08que c'est un situs qui est successif
14:09depuis qu'elle est scolarisée,
14:13que ce soit dans la matière
14:13d'orthographe,
14:14de grammaire,
14:15de lecture,
14:16des objectifs de la lecture,
14:17de pourquoi on lit,
14:18de chercher véritablement
14:19à comprendre
14:20ce qu'on lit.
14:22L'autre élément,
14:23c'est effectivement la famille.
14:25C'est-à-dire qu'il appartient
14:26aux parents
14:27de comprendre
14:28qu'ils ont choisi
14:30d'avoir des enfants.
14:31Et qu'à partir du moment
14:32où on est père de famille,
14:33mère de famille,
14:34on doit se poser
14:35avec ses enfants
14:36autour des devoirs,
14:38autour d'un livre,
14:39et ne pas se servir
14:40du téléphone portable
14:41et des jeux vidéo
14:42comme un publiciteur gratuit,
14:44pour ainsi dire.
14:45J'aime bien la comparaison.
14:49Je pense que,
14:50malheureusement,
14:51il y a quelque chose
14:52de concret là-dedans.
14:55Et à partir du moment
14:56où on laisse
14:56les enfants s'enfermer
14:58dans ces espèces de bulles
15:00qui sont en plus abrutissantes,
15:02forcément,
15:02on les prive
15:03de la magie,
15:04de la pensée,
15:04de la puissance émancipatrice,
15:07de la lecture,
15:08de l'écriture.
15:10Le livre,
15:11c'est un interlocuteur
15:12par procuration.
15:13Et ça fonctionne également
15:14avec des enfants,
15:15avec évidemment
15:16des lectures
15:16qui sont adaptées.
15:18Et ça,
15:18ce sont des choses
15:19qu'on ne fait plus.
15:20Et ce que je trouve
15:20l'avant,
15:21c'est que quand vous tenez
15:22ce genre de discours,
15:23vous êtes traité de vieux cons.
15:25Or,
15:25c'est la posture inverse
15:27qui est fondamentalement
15:28réactionnaire.
15:29C'est l'exigence
15:30qui est fondamentalement
15:32démocratique
15:33et qui est fondamentalement
15:34sociale.
15:35Plus vous êtes exigeant,
15:36plus vous respectez les gens,
15:37plus vous leur donnez
15:38les outils
15:39pour devenir plus tard
15:41des citoyens
15:41et des citoyennes
15:43qui vont être en capacité
15:44de décider,
15:46de choisir
15:46et de se positionner,
15:48non pas en fonction
15:48d'un avis,
15:49parce que là,
15:49tout le monde en a un,
15:51mais d'un avis
15:52circonstancié
15:52des situations
15:54et des cas
15:56que l'on rencontre.
15:57Alors,
15:58restez avec nous
15:59Sylvie et Jean-Baptiste
16:00puisqu'on a Christian
16:01qui nous appelle
16:02de Perpignan.
16:03Bonsoir Christian.
16:04Bonsoir Christian.
16:06Bonsoir.
16:07Bienvenue.
16:08Alors écoutez,
16:08je vous téléphone,
16:09je vais essayer
16:10de faire simple.
16:11On vous écoute,
16:12allez-y.
16:13Voilà,
16:13j'ai corrigé
16:14des copies
16:15d'admission
16:16au concours
16:16de professeur
16:17des écoles
16:17en 1995.
16:20Donc il y a 30 ans.
16:21Voilà,
16:21il y a 30 ans déjà.
16:22Et déjà,
16:23il y a 30 ans,
16:24c'était effrayant.
16:26C'est-à-dire que
16:28c'était déjà,
16:29je vais corriger
16:30des copies
16:30de personnes
16:31qui étaient licenciées,
16:33qui avaient une licence
16:34en France.
16:36Oui.
16:37Moi,
16:38je corrigé un maths,
16:38mais c'était des maths
16:39du CP au CM2.
16:42Oui.
16:43Ils étaient amenés
16:44à faire des commentaires
16:45sur leur notation
16:47et sur l'appréciation
16:48de ce travail
16:49qui est des enfants.
16:50Et là,
16:51je lisais des fautes
16:53mais c'était même pas
16:54des fautes grammaticales,
16:56c'était même pas
16:56l'histoire du participe passé
16:57avec le COD
16:58en derrière.
16:59Non,
16:59c'était pas.
17:00C'était des fautes
17:02énormes
17:02que je n'ai pas notées
17:04parce que père
17:05nous avait interdit
17:06de le faire
17:07et puis je me suis dit
17:08je vais m'en souvenir
17:09et je suis incapable
17:10de m'en souvenir
17:11parce que,
17:12tenez,
17:12le mot histoire,
17:13par exemple,
17:14il n'aurait pas eu
17:14un H devant,
17:15par exemple.
17:15Vous voyez,
17:15c'est des fautes
17:16qu'on ne peut même
17:17pas imaginer.
17:18Le mot histoire
17:19sans H ?
17:20Par exemple,
17:21c'est un exemple,
17:22des fautes
17:22qu'on ne peut pas
17:23imaginer en général.
17:25Conclusion,
17:26ces gens-là
17:26ont enseigné.
17:28Ils ont commencé
17:29à enseigner
17:30en 1995.
17:31Comment voulez-vous
17:32qu'ils aient pu
17:33apprendre aux enfants
17:34si le niveau
17:36est très bas maintenant ?
17:37C'est dû aux enseignants
17:39au départ.
17:42tous les enseignants,
17:43c'est toujours pareil,
17:44c'est ce que disait
17:46votre...
17:47votre...
17:48enfin,
17:48la personne
17:48qui est interdite
17:49avec vous.
17:50Sylvie et Jean-Baptiste,
17:51absolument.
17:52Voilà,
17:52Jean-Baptiste.
17:53Alors,
17:54voilà,
17:54ce que pour moi,
17:55si vous voulez,
17:55le mal est profond,
17:56il est très ancien
17:59et malgré tout,
18:00nous avons reçu,
18:02beaucoup de ces gens-là
18:03ont été reçus
18:04parce que c'était interdit
18:05à ce moment-là.
18:06L'Hippard nous avait dit
18:07ne faites pas de commentaires
18:09parce qu'ils ont le droit,
18:11les candidats ont le droit
18:13de réclamer leurs copies,
18:15de les porter en justice
18:16et systématiquement,
18:18les juges nous condamnent.
18:20Christian,
18:20je vais vous poser
18:21une question.
18:21On doit faire
18:22la pause publicitaire,
18:23on vous reprend
18:24dans quelques instants
18:25parce que je veux
18:26absolument vous poser
18:27une question
18:27mais on n'a plus le temps.
18:29Et juste après,
18:30on va changer de sujet,
18:30Philippe.
18:31On va parler de la bureaucratie.
18:32Tout à fait.
18:32Puisque ce matin,
18:33David Lissner,
18:34le maire de Cannes,
18:34était au micro de Sud Radio,
18:36d'ailleurs au micro
18:37de Jean-François Aquilic,
18:38vous vous retrouvez chaque matin
18:39à 8h15 pour l'invité politique.
18:41Il a dit
18:41je n'en peux plus
18:42de toute cette bureaucratie,
18:43je synthétise ses propos.
18:45La France, selon vous,
18:46est-elle devenue
18:47et est-elle tout simplement
18:48trop bureaucratique ?
18:50On attend vos appels
18:50au 0826 300 300.
18:5319h20,
18:54les vraies voix
18:55font parler la France.
18:57Philippe David.
18:58Retour des vraies voix
18:59font parler la France
19:00en compagnie de François-Louis Bourneau.
19:02On a gardé Christian
19:03qui nous a appelé
19:03au 0826 300 300
19:05quelques minutes de plus
19:06avant de changer de sujet
19:08parce que,
19:08je vous l'ai dit,
19:09François-Louis,
19:09il y a une question
19:10qui me trottait dans la tête.
19:12Ça vous brûle les lèvres.
19:13Christian,
19:13vous êtes toujours là ?
19:15Oui, oui.
19:15Alors, vous,
19:16vous étiez prof de maths
19:17et j'ai une question
19:18qui m'est venue naturellement.
19:20Vous êtes retraité,
19:21vous avez passé
19:22votre CAPES
19:23en quelle année ?
19:24Oh là !
19:25Je l'ai passé,
19:26si vous voulez,
19:26j'ai fait,
19:27j'ai travaillé pendant 22 ans
19:28en Afrique
19:30en coopération
19:32et je suis arrivé,
19:33je suis rentré en 94,
19:35en 94 en France
19:37et en 95,
19:38j'ai été amené
19:38à corriger des copies
19:40à Montpellier.
19:41D'ailleurs,
19:41voilà.
19:43Mais,
19:43est-ce qu'il y a des...
19:44J'ai passé mon bac,
19:46c'était il y a...
19:47en 66.
19:49Ouh là là,
19:50oui,
19:50c'était il y a 60 ans,
19:51donc c'était mon année de naissance.
19:52Donc, oui,
19:53effectivement.
19:54Après,
19:55j'ai fait un premier cycle,
19:57le premier cycle universitaire
19:58en physique-chimie,
19:59puis après,
19:59je suis parti en maths
20:01et puis,
20:02puis voilà.
20:02Mais vous avez fait donc
20:03un cycle universitaire
20:05physique-chimie
20:06avant de faire des maths.
20:07Est-ce que...
20:08Je suis fait une chimie
20:08pour les deux premières années,
20:09après je suis parti en maths,
20:11donc j'ai fait une maîtrise
20:12puis un CAPES.
20:13Très bien,
20:14c'est des citations.
20:15Mais bon,
20:16voilà,
20:16je ne vais pas passer la grecque,
20:17mais bon,
20:17ça va,
20:18j'ai eu de très bons élèves
20:20à l'Afrique.
20:22Oui.
20:22Le mot en maths
20:23était nettement meilleur
20:24que celui de France.
20:26Et effectivement,
20:27en français,
20:28il ne faisait pas de fautes
20:30grossières.
20:32On avait des copies,
20:33par exemple,
20:33j'avais une amie
20:34qui était prof de français.
20:37Je voyais les copies
20:38et j'ai écrite
20:40très correctement.
20:42Mais, Christian,
20:43est-ce qu'à l'époque,
20:44on tenait compte,
20:45pour corriger vos copies,
20:46de l'orthographe
20:47en maths et en physique ?
20:48Parce qu'il y a des parties
20:49où on démontre
20:50écrit en français
20:51en maths et en physique.
20:52Mais bien sûr.
20:54A mon époque,
20:56enfin,
20:56entre guillemets,
20:58oui,
20:58on parlait,
20:59on ne faisait pas
21:00de fautes d'orthographe.
21:03Ça pouvait arriver,
21:03mais c'était exceptionnel.
21:06Même quand on était
21:07scientifique comme vous ?
21:10Pardon ?
21:10Même quand on était
21:11scientifique,
21:12on ne faisait pas
21:12de fautes d'orthographe ?
21:13Ah bon,
21:14non,
21:14ben non.
21:16Moi,
21:16j'ai eu de la sixième
21:18à la terminale.
21:19Le lycée commençait
21:19en sixième.
21:20On avait des professeurs
21:21agrégés
21:22que j'ai retrouvés
21:24après acquis en seconde,
21:25en première
21:26et peut-être même
21:27en terminale.
21:27Donc,
21:28c'était les mêmes professeurs
21:29qui faisaient
21:30ce qu'on appelait
21:31le classique,
21:32c'est-à-dire les gens
21:32qui faisaient du latin
21:33depuis quelques-uns.
21:35Oui.
21:35Et puis,
21:36il y avait dans les années
21:3960,
21:4050-50-60.
21:44On faisait moderne,
21:46ça s'appelait moderne,
21:47mais c'était
21:49les mêmes professeurs.
21:51En français,
21:52on avait les fameux
21:53Lagarde et Bichard.
21:54Oh,
21:54ça rappelle de vieux souvenirs,
21:56ça,
21:56oui.
21:57c'était les mêmes cours,
22:00si vous voulez,
22:01qu'on fasse des maths ou pas,
22:03c'était pareil,
22:04quoi.
22:05Voilà.
22:06Merci beaucoup,
22:07Christian,
22:08qui nous a rappelé
22:08de vieux souvenirs.
22:10Tiens,
22:10Lagarde et Bichard,
22:11vous avez connu ça,
22:12François-Louis Bourneau ?
22:13Je m'en souviens comme si
22:15c'était hier,
22:15en seconde et en première.
22:17On avait Lagarde et Bichard
22:18du 14e siècle,
22:19du 15e,
22:20du 16e,
22:20du 17e,
22:21du 18e,
22:22avec tous les grands écrivains
22:24de cette époque.
22:25Ça nous a mis un petit coup de jeûne.
22:28Ça fait du bien.
22:28Merci à vous,
22:29Christian.
22:30Merci, Christian.
22:30Tout de suite,
22:31on va parler de bureaucratie,
22:32puisque la bureaucratie,
22:35ça peut être embêtant,
22:36Philippe,
22:36mais ça peut aussi faire des victimes,
22:38des victimes silencieuses
22:39de la bureaucratie.
22:40Il y en a beaucoup en France.
22:42D'ailleurs,
22:42comme on l'a dit tout à l'heure,
22:43David Lissnard,
22:43ce matin,
22:44le maire de Cannes,
22:44s'est exprimé à ce sujet
22:45et trouve qu'il y a trop
22:46de bureaucratie en France.
22:48Est-ce que vous,
22:49vous avez déjà renoncé
22:50à une démarche,
22:51par exemple ?
22:51Est-ce que vous vous êtes déjà senti
22:52un petit peu oublié
22:53par des groupes administratifs ?
22:56On peut penser aux impôts,
22:57où il y a beaucoup de choses.
22:58La justice aussi,
22:59parfois,
22:59il y a de la bureaucratie en trop.
23:01On va avoir Eric tout de suite de Tarbes.
23:03Bonsoir, Eric.
23:04Bonsoir, Eric.
23:06Bonsoir.
23:06Alors,
23:07qu'est-ce que vous en pensez ?
23:07Il y a trop de bureaucratie en France ?
23:09Est-ce qu'on complexifie trop les choses ?
23:12On vous écoute.
23:13Mais absolument,
23:14on complexifie tout.
23:16Et puis,
23:17mais vraiment,
23:19il n'y a qu'à regarder autour de nous.
23:20On est la risée de tout le...
23:21On est la risée de l'Europe.
23:23On est la risée de...
23:25Mais c'est une infamie,
23:27la France.
23:27C'est une infamie,
23:28la France.
23:29On le voit au quotidien,
23:30on en souffre au quotidien,
23:32dans notre travail,
23:33dans nos démarches administratives.
23:37Vous savez,
23:38je pense que les gens
23:40que l'on vote,
23:42législatives et autres,
23:44ils sont juste payés.
23:46Ils sont juste payés
23:47pour nous...
23:48pour nous faire su,
23:49en fait.
23:50Pour nous...
23:51Pour nous entitiler,
23:52on dira ça comme ça.
23:53Oui,
23:54voilà,
23:54oui.
23:56Complexifier les choses
23:57pour...
23:58Voilà.
23:59De toute façon,
24:00il n'y a que regarder
24:00le taux de croissance
24:01de la France.
24:02Il est à néant.
24:04Et il n'y a qu'à regarder
24:05l'état de la France,
24:06tout simplement.
24:07On est...
24:08La France,
24:09elle tombe à désuétude.
24:11Et on se pose la question,
24:14sommes-nous trop compliqués ?
24:16Non,
24:17mais qui c'est
24:17qui pose cette question ?
24:18Qui ?
24:20C'est juste les gens
24:21qui travaillent.
24:23Les gens qui sont au gouvernement,
24:24ils ne se la posent pas la question.
24:26Parce que pour eux,
24:27tout va bien.
24:28Ils ont leur paye
24:29à la fin du mois,
24:29ils augmentent quand ils veulent.
24:31Voilà.
24:32C'est ça.
24:33C'est juste notre pays.
24:35Restez avec nous, Eric.
24:36On va aller du côté du Périgord.
24:38Moi, ça me met en appétit, déjà.
24:39Bon, vous direz,
24:40tard, le Haut-de-Pyrénées
24:41me met en appétit aussi.
24:42Eh bien, Philippe,
24:43allons du côté de Bergerac
24:44avec Laurent qui nous attend,
24:45qui est chef d'entreprise.
24:47Bonsoir, Laurent.
24:47Bonsoir, Laurent.
24:49Bonsoir à vous.
24:50Vous êtes chef d'entreprise,
24:51donc je pense que les papiers,
24:52vous savez un petit peu ce que c'est.
24:53Vous avez, je pense,
24:55plus qu'un formulaire
24:56à remplir par an.
24:58Donc, on vous écoute
24:59sur cette bureaucratie
25:00envahissante
25:01et parfois même stressante.
25:03En fait,
25:03on est submergé
25:05de papiers administratifs.
25:07Alors, il en faut.
25:08Il faut de la réglementation.
25:09Il faut de la rigueur.
25:10Donc, voilà.
25:12Là, on est dans le grand sujet
25:14du passage
25:14à la facturation électronique.
25:16Donc, pour faciliter aussi
25:18l'information à la collègue
25:19de la TVA,
25:20c'est fait aussi pour ça.
25:22Mais il y a aussi,
25:23parce que je ne suis pas que chef d'entreprise,
25:25je suis aussi président
25:26d'association
25:27et de fédération.
25:28Donc, on est confronté
25:29à une bureaucratie
25:30qui n'est pas possible.
25:31Donc, on nous parle de Cerfa,
25:32qu'il faut remplir
25:33pour un partenaire
25:34tel Cerfa,
25:35tel document.
25:36Donc, voilà.
25:37Et puis, on nous demande aussi
25:38en tant que chef d'entreprise
25:39de remplir des enquêtes
25:41de lycée,
25:42savoir si on est passé
25:44au tout-dessus numérique,
25:46si on est sur la partie
25:48sociétale, environnementale.
25:50Et tout ça,
25:51on prend un peu de temps.
25:53Et des fois,
25:53c'est même stressant
25:54parce qu'il faut répondre.
25:55Parce que si vous ne répondez pas
25:56à ce genre d'enquête,
25:57on vous relance
25:59et on vous relance
26:00plusieurs fois.
26:01Donc, voilà.
26:02Et donc, notre vie
26:04en tant que chef d'entreprise,
26:05on la passe à gérer des papiers.
26:07Mais qu'on soit une entreprise
26:08où derrière,
26:09on est tout seul
26:10avec des gens
26:10qui sont en freelance
26:11autour de nous
26:12ou qu'on soit une entreprise
26:13avec des salariés,
26:14on passe autant de temps
26:15derrière à gérer
26:16notre système bureaucratique.
26:19En fait,
26:20il y a eu un moment donné,
26:21on s'est dit,
26:21tiens, on va faire
26:22le guichet unique.
26:23On va dire, voilà.
26:24Enfin, ça prend ou ça prend pas.
26:26Mais arrêtons.
26:27On est à l'air du numérique.
26:28Pourquoi on ne mettrait pas
26:29en place ?
26:30Alors, il y a
26:31à d'autres plateformes
26:32parce qu'on a France Connect,
26:33on a La Poste
26:34avec le système de connexion.
26:36Enfin, à un moment donné,
26:37je pense qu'il faut
26:38tout mettre au même système
26:40à plat
26:41et se dire que,
26:42en fait,
26:43les systèmes informatiques
26:44doivent être croisés.
26:45C'est-à-dire que
26:46quand je me connecte
26:47au nom de Gauthier et Laurent,
26:49au nom de Laurent,
26:50je dois atterrir
26:51sur ma partie impôts personnels,
26:54impôts professionnels,
26:56sur Amélie,
26:57sur mon URSAF,
26:59surtout en un seul écran.
27:00Et en fait,
27:01on n'est même pas capable
27:02de le faire
27:03parce que derrière,
27:04ça embête
27:04les différents ministères.
27:06Ça embête
27:06les différents systèmes.
27:07Chacun défend son précaré,
27:09en clair, non ?
27:10En fait,
27:10chacun défend son précaré.
27:11Pourquoi ?
27:12Parce que chacun défend
27:13un emploi derrière.
27:14Parce que demain,
27:15si on simplifie tout ça,
27:18on va aussi créer du...
27:19Normalement,
27:20on va diminuer
27:20l'emploi
27:21de nos fonctionnaires.
27:23Ce qui pourrait être
27:24très logique.
27:25Mais on ne veut pas le faire.
27:26comme dans le système
27:27de la justice.
27:28On ne veut pas
27:29que les deux systèmes
27:30entre l'intérieur
27:30et le ministère
27:32de la justice
27:32puissent être connectés
27:34ensemble.
27:35Mais en fait,
27:35on a notre système
27:36bureaucrate
27:37parce qu'il a toujours été
27:39comme ça,
27:40parce que chacun
27:40défend son petit bout
27:41et en fait,
27:42on ne se met pas
27:43à la place des gens.
27:44Moi, chaque jour,
27:45je me mets à la place
27:45de mes clients.
27:46Je me dis,
27:47mes clients,
27:47il faut que je leur rende
27:48la vie simple.
27:49C'est sûr.
27:49Il faut que ça soit simple
27:50chez moi
27:51quand ils arrivent.
27:52Chez moi,
27:52il faut que ça soit simple.
27:53Quand un prospect
27:54arrive chez moi,
27:55il faut que ça soit simple
27:56pour lui.
27:57Donc, je vais lui simplifier
27:58la vie au maximum.
28:00Certes que ce n'est pas
28:00forcément simple,
28:01des fois,
28:02parce qu'en face de nous,
28:03on a des gens
28:03qui ne sont pas,
28:04je dirais,
28:06attentifs
28:07ou qui sont récepteurs
28:08de l'information
28:09qu'on va leur donner
28:10parce qu'ils ont
28:11une autre méthode.
28:12Mais on est à l'ère
28:13du temps
28:14où on doit tout simplifier
28:15parce que tout va très vite.
28:17Une journée
28:18de 8 heures
28:19ou de 24 heures
28:20en termes d'éveil
28:22ou de production
28:22de travail,
28:23ça va très très vite.
28:24La preuve,
28:26dès qu'on a franchi
28:27un nouveau formulaire,
28:28il y en a un nouveau
28:29qui arrive.
28:29En fait,
28:30on pourrait peut-être
28:30arriver à un moment donné
28:31et se dire,
28:32surtout nos gestiateurs,
28:34se dire,
28:34ben voilà,
28:35il faut qu'on simplifie
28:35la vie de nos Français
28:36parce qu'en fait,
28:38tout va vite.
28:38Ils ne profitent pas.
28:39Ils ne profitent pas
28:40pour X choses.
28:42C'est clair.
28:43On pourrait simplifier
28:43la chose.
28:45En fait,
28:46à notre naissance,
28:47quand on naît,
28:48on devrait avoir
28:49un passeport,
28:50ce qu'on appelle
28:50un passeport administratif
28:51électronique.
28:53Et on retrouve tout
28:54à l'intérieur.
28:54Toutes nos cases
28:55se sont créées.
28:56La CAF,
28:56l'URSSAF,
28:57les impôts,
28:58tout devrait être créé
28:59à l'intérieur.
29:00Celui-là qui commence
29:01à travailler dessus demain
29:02et qu'il met en place
29:03et qui arrive à faire
29:04viser aux futurs
29:05présidents de la République,
29:07aux futurs législateurs
29:08qui seront élus
29:09après la présidence
29:10de la République,
29:11je pense qu'on aura
29:12déjà gagné
29:12beaucoup d'argent,
29:14déjà,
29:14et beaucoup de temps.
29:15Et c'est surtout
29:15de l'argent qu'on va gagner
29:16et du temps derrière.
29:17Et c'est ça
29:18que nos législateurs
29:19ne voient pas.
29:20Mais je voudrais
29:21vous poser une question
29:22à tous les deux.
29:23Je voudrais revenir
29:23vers vous, Eric.
29:25François Hollande
29:25avait parlé du choc
29:26de simplification.
29:28On a l'impression
29:29qu'on est passé
29:29complètement à côté.
29:31Et est-ce qu'il ne faudrait
29:32pas vraiment,
29:33on en parlait
29:34il y a quelques instants
29:34avec Laurent,
29:35tout remettre à plat.
29:36Laurent,
29:36il est entrepreneur.
29:37Vous faites quoi,
29:38vous, Eric,
29:39dans la vie ?
29:39Moi, je suis double actif.
29:41Je suis agriculteur
29:43et je travaille
29:44à l'usine.
29:45Ah oui,
29:45en agriculture,
29:46je ne vous dis pas
29:47les paperasses à faire.
29:49Oui,
29:50on ne va pas en parler
29:51parce que...
29:53Ça vous donne déjà
29:53mal à la tête ?
29:55Oui,
29:55et ailleurs.
29:57D'ailleurs.
29:58Non,
29:58mais quand...
30:00Regardez,
30:01pour faire
30:02une simple carte
30:03d'identité,
30:04la complexité,
30:06pour faire
30:06un passeport,
30:08c'est...
30:08Mais...
30:10Moi,
30:10j'habite
30:11dans une petite ville
30:12à Tarbes.
30:13Enfin,
30:13ce n'est pas une petite ville,
30:14Tarbes,
30:15c'est quand même
30:15une préfecture,
30:16c'est...
30:16Oui,
30:17ça va,
30:18oui.
30:20Non,
30:20mais il faut se rendre
30:21sur place
30:22deux fois,
30:24une fois pour amener
30:25le dossier.
30:26Le dossier,
30:27s'il n'est pas complet,
30:28parce que,
30:28bien sûr,
30:30les éléments
30:31qu'on nous demande,
30:32il en manque toujours un.
30:35Non,
30:36c'est sans fin.
30:37C'est sans fin.
30:38Sans fin.
30:39Comme dit...
30:40Laurent ?
30:40Comme dit Laurent,
30:43c'est juste des gens
30:44qui protègent leur emploi.
30:46Oui,
30:46parce que vous vous présentez
30:47au guichet,
30:48mais attention,
30:49au guichet,
30:50non,
30:50vous arrivez
30:51cinq minutes trop tard.
30:53Parce que la dame,
30:54elle ne travaille
30:55que de neuf heures
30:57à quinze heures trente.
30:59Et puis,
30:59de quinze heures trente,
31:00je ne sais pas
31:00ce qu'elle doit faire,
31:00peut-être elle est double active,
31:01mais aussi,
31:02peut-être qu'elle fait
31:03le ménage
31:03dans les bureaux,
31:04je ne sais pas.
31:05Non,
31:05mais c'est...
31:06Je le tourne ironiquement
31:08à l'esprit,
31:09mais c'est affreux.
31:11C'est affreux.
31:11Mais il n'y a pas de volonté.
31:14Il n'y a aucune volonté
31:15de personne
31:15de faire différemment.
31:17Ce n'est pas la peine
31:17de vouloir...
31:19On parle,
31:20on parle,
31:20on palabre
31:21des dizaines d'heures,
31:23mais ça ne sert à rien.
31:25Parce que personne
31:26ne veut faire
31:26quoi que ce soit.
31:28Mais...
31:28Personne.
31:29Une dernière question
31:30pour vous,
31:31Laurent.
31:31Vous qui êtes entrepreneur,
31:33s'il y avait
31:33une simplification à faire,
31:35vous dites un nombre
31:36à la naissance,
31:37mais ce n'est pas aujourd'hui.
31:38Moi,
31:38je me souviens,
31:39quand j'étais...
31:40Enfin,
31:40j'avais une boîte
31:41qui n'avait rien à voir
31:41avec celle d'aujourd'hui,
31:43je recevais même
31:44des enquêtes de morale
31:45des entrepreneurs
31:46qui prenaient,
31:48mais un temps fou,
31:48ils me disaient,
31:49mais il faut absolument répondre.
31:50Et il y avait des questions
31:51qui, à mon avis,
31:52ne servaient à rien.
31:53Ce ne seraient pas des trucs
31:54où il faudrait vraiment
31:54faire un gros choc
31:56de simplification,
31:57voire même d'affuelisme.
31:59Non, mais en fait,
32:00de toute façon,
32:00il faut reprendre
32:01notre système,
32:03enfin,
32:03toute la partie
32:05de notre système.
32:06En fait,
32:07notre système
32:07n'a jamais évolué.
32:08En fait,
32:10nous,
32:10en tant que Français,
32:11on évolue avec le temps
32:12parce que le numérique
32:14est chez nous
32:15et dans nos mains,
32:16entre parenthèses.
32:17C'est sûr.
32:17Mais l'État,
32:18elle n'est pas passée
32:19au tout numérique,
32:19en fait.
32:20Elle n'est pas passée
32:20à la simplification.
32:22Et comme dit votre auditeur,
32:23pour aller faire un passeport,
32:24vous avez deux rendez-vous.
32:25Le premier rendez-vous,
32:26vous remplissez le premier papier.
32:27Le second rendez-vous,
32:28on va vous remettre
32:29votre document.
32:31Vous imaginez bien
32:31qu'il faut prendre
32:34deux rendez-vous.
32:35Et puis,
32:35en plus,
32:35ces deux rendez-vous,
32:36vous ne pouvez pas
32:36les prendre en même temps.
32:37Vous ne pouvez pas
32:38les prendre le même jour.
32:39Et puis,
32:39je vous arrête.
32:40Le temps de créer
32:40le document.
32:42Et en fait,
32:42ça agace les Français.
32:43Et quand les Français
32:45arrivent à un guichet,
32:46ils sont déjà énervés
32:48parce que derrière,
32:48il y a déjà une partie
32:50administrative
32:50qui les a saoulés,
32:52en fait.
32:52Et puis,
32:54on descend aussi
32:55le niveau aussi
32:55de le niveau
32:58d'études.
32:59Donc,
32:59des fois,
33:00il y a des gens
33:00qui ont du mal
33:00à comprendre
33:01certains documents
33:02administratifs
33:03parce qu'il y a
33:04des petites phrases
33:04qui ne sont pas forcément
33:05tournées comme on peut
33:06l'entendre tous
33:07les uns et les autres.
33:08Il faut qu'on simplifie,
33:09il faut que l'IA
33:10rentre dans le thème
33:11de l'État.
33:12Il y a beaucoup de choses.
33:13Il faut qu'on avance.
33:14Je pense que demain,
33:16il faut qu'on avance
33:17là-dessus
33:18et que le législateur
33:19se pose des bonnes questions.
33:20En fait,
33:21il faudrait faire
33:21un grand ERP.
33:22Donc,
33:23un grand système
33:23derrière.
33:24Et comme je vous le dis,
33:25à la naissance,
33:26on a déjà un...
33:28Ah,
33:28il y a eu un problème.
33:29La ligne de Laurent
33:30a sauté.
33:31Bon,
33:32ben,
33:32merci beaucoup,
33:33Eric et Laurent.
33:33Merci,
33:34Eric.
33:34Dans un instant,
33:35on va parler de foot,
33:35Philippe.
33:36De Coupe du Monde,
33:37d'ailleurs.
33:37Est-ce qu'il faut simplifier
33:38les Jeux de l'équipe de France
33:39ou pas pour gagner ?
33:40Ça,
33:40c'est nos éteurs
33:40qui vont nous le dire
33:41et puis vous pourrez
33:42bien sûr participer
33:42au 0826 300 300.
33:44Appelez-nous
33:45puisque ce soir,
33:46c'est le coup d'envoi
33:46de la Coupe du Monde
33:47de football au Mexique
33:48avec un premier match
33:49entre le Mexique
33:50et l'Afrique du Sud.
33:50Philippe,
33:51ça va être une grande soirée
33:52et le début
33:53d'un grand mois de sport.
33:55Absolument,
33:55d'un grand mois de football.
33:56Ce que je le rappelle,
33:57la finale,
33:57ce sera le dimanche 19 juillet.
34:00Tout à fait.
34:00Et d'ailleurs,
34:00j'en profite,
34:01ce n'est pas fini,
34:02mais tout à l'heure,
34:030826 300 300,
34:04on va parler foot.
34:05Et puis la semaine prochaine,
34:06il y aura un rendez-vous
34:06très spécial aussi.
34:07Absolument,
34:08à la place de Magali Berdad,
34:09dont ça va être la dernière
34:10ce soir,
34:11dans quelques minutes.
34:12Vous retrouverez
34:13Joseph Truiz
34:14et une joyeuse bande
34:15de fans de foot.
34:16C'est déjà sur les réseaux sociaux.
34:18Voilà.
34:18Mais on va le recevoir
34:19pour en parler,
34:20je pense...
34:20Les tontons du Mondial,
34:21exactement.
34:22Les tontons du Mondial,
34:22exactement.
34:23on parle de foot
34:24dans un instant.
34:24A tout de suite,
34:250826 300 300.
34:26On se retrouve tout de suite.
34:30Retour,
34:31dernière ligne droite.
34:32Des vraies voix
34:32font parler à la France
34:33de cette semaine.
34:35Mais on se retrouve lundi.
34:35On se retrouve lundi,
34:36bien évidemment,
34:37avec les tontons du Mondial
34:39à partir de 20h.
34:40Joseph Truiz
34:41et une joyeuse bande,
34:42vous le verrez.
34:42On fait un petit préambule,
34:43nous, justement,
34:44à cette Coupe du Monde
34:45parce que vous avez envie
34:46d'en parler,
34:47chers auditeurs,
34:47et puis vous aussi,
34:48Philippe,
34:48vous avez envie d'en parler.
34:49Absolument, oui,
34:50parce que Coupe du Monde,
34:51c'est tous les 4 ans.
34:52Alors là,
34:52c'est que 3 ans et demi,
34:53comme la dernière,
34:54avait eu lieu en novembre-décembre.
34:56Comme au Qatar,
34:57au mois de juin-juillet,
34:58il fait quand même
34:58un peu chaud pour jouer.
35:00Mais je dois vous dire
35:01qu'au Mexique
35:01et dans le sud de la Californie,
35:03par exemple,
35:03ça ne doit pas être mal non plus
35:04en ce moment
35:04pour les températures.
35:05Vous, chers auditeurs,
35:06est-ce que vous allez suivre
35:07cette Coupe du Monde ?
35:08Est-ce que les Bleus
35:09peuvent aller au bout ?
35:09On parle du sport.
35:10Alors, il y a aussi
35:11beaucoup de politique.
35:12On en parlait
35:12en premier débat des Vraies Voix.
35:14Mais cette Coupe du Monde,
35:15Philippe,
35:15elle a un véritable enjeu.
35:16C'est la victoire,
35:17j'ai envie de dire.
35:18Bien sûr, on l'espère.
35:19Mais il y a aussi
35:19beaucoup d'autres enjeux autour.
35:20On va donner la parole
35:21à l'auditeur.
35:21Tiens, qui est avec nous ?
35:23On a Laurent de Noisilssec
35:24et on va en prendre deux.
35:25Ils vont débattre entre eux
35:26et Benoît Dalbi.
35:27Bonsoir à tous les deux.
35:28Laurent et Benoît,
35:29bonsoir, bienvenue.
35:30Bonsoir.
35:30Bonsoir.
35:32Alors, qui veut commencer ?
35:33Laurent ?
35:34On commence avec vous, Laurent ?
35:35Oui, si vous voulez,
35:36il n'y a pas de souci.
35:37Cette Coupe du Monde,
35:38est-ce qu'elle vous passionne
35:39à quelques minutes
35:41de son début ?
35:44Moins que les autres
35:44parce que moi,
35:45je trouve qu'on a trop ouvert
35:46la compétition entre l'équipe.
35:48Du coup, il y a des matchs
35:48qui ne vont servir à rien.
35:49Il y a Curaçao, etc.
35:50On va avoir des 6-0.
35:52Pour moi,
35:53la Coupe du Monde,
35:53c'est quand même l'élite.
35:54Je veux bien qu'on fasse
35:55participer tout le monde
35:56mais là, c'est trop.
35:57Il y a trop d'équipes,
35:58trop de matchs.
35:58Déjà, moi, je trouve
35:59qu'il y a trop de foot
36:00en général.
36:01Et là, ça va commencer
36:03à être intéressant
36:04à partir des quarts de finale,
36:05on va dire.
36:05Sinon, tout le reste,
36:06il y a déjà les 8 meilleurs 3e
36:08donc tout le monde
36:09va pratiquement se qualifier.
36:11Moi, le début de la compétition,
36:12j'ai regardé les groupes,
36:13il n'y a pratiquement aucun match
36:14qui m'intéresse.
36:14Et honnêtement,
36:15si je n'étais pas français,
36:16je ne regardais même pas
36:16le groupe de l'équipe de France.
36:18Mais je me suis fait
36:19la même réaction.
36:20Benoît, vous êtes d'accord
36:21avec Laurent ?
36:22C'est vrai qu'une équipe
36:23comme Curaçao
36:24qui est de la taille
36:24d'une ville moyenne,
36:26ça pose question quand même, non ?
36:28Oui, complètement.
36:29Complètement d'accord
36:30avec Laurent.
36:31Il y a beaucoup trop d'équipes
36:32pour moi sur cette Coupe du Monde.
36:34Normalement,
36:35la Coupe du Monde,
36:35c'est vraiment l'élite
36:36du foot mondial
36:37et on se retrouve
36:38avec des pays
36:39comme la Jordanie,
36:40Curaçao, Haïti.
36:42C'est bien pour ces pays-là
36:43parce que c'est sûr
36:44qu'ils n'auraient jamais l'occasion
36:45de pouvoir le faire.
36:46Alors, Haïti l'avait déjà faite
36:47en 1974.
36:48Ça ne date pas d'aujourd'hui.
36:50Je ne t'ai pas né.
36:51Pardon Philippe,
36:52je ne t'ai pas né.
36:52C'était la première Coupe du Monde
36:54dont je me souviens,
36:54c'est pour ça.
36:56Non, mais oui, oui,
36:57je suis assez d'accord.
36:59Par exemple,
37:00moi, comme Laurent,
37:00j'ai regardé les matchs.
37:02Le premier match
37:03qui peut être intéressant
37:04à partir de ce soir,
37:05c'est dimanche à minuit,
37:06c'est Brésil-Maroc.
37:07Pour moi, en tout cas.
37:08Pour moi, en tout cas,
37:09c'est le premier
37:10qui peut être intéressant.
37:11Mais après,
37:11c'est des matchs
37:14qui sont...
37:14Il y a beaucoup de matchs
37:15de petites équipes.
37:16Je suis complètement d'accord
37:17avec Laurent,
37:17ça va être intéressant.
37:18Allez, peut-être à partir
37:19des huitièmes.
37:19Je suis un peu moins dur que lui,
37:21mais à partir des huitièmes,
37:22ça sera intéressant.
37:22Oui, moi, j'allais dire
37:23les huitièmes
37:23parce que pour peu
37:24qu'une équipe ait eu
37:25un petit accident industriel
37:26et qu'elle se retrouve
37:27troisième alors qu'elle est
37:29une des favorites
37:29et qu'elle se trouve
37:30contre un premier
37:31qui est un des favoris,
37:32ça peut aussi jouer là-dessus.
37:34Laurent, pour vous,
37:35qui sont les favoris ?
37:37C'est toujours les mêmes.
37:38Il y en a 4-5,
37:39on va dire.
37:40Il va y avoir l'Espagne,
37:41le Portugal,
37:41la France.
37:44Mais ouais,
37:44non, je dis 4-5,
37:45mais en fait,
37:46je pense que c'est les trois
37:47que je vois grandissimes favoris.
37:49L'Argentine,
37:49je trouve,
37:50je les trouve dédissants,
37:50donc ils ne conserveront
37:51pas leur trite.
37:52Le Brésil,
37:52ce n'est plus du tout
37:53le Brésil que c'est
37:54depuis au moins 15 ans.
37:57Dernière victoire du Brésil
37:58en Coupe du Monde,
37:59c'était il y a un quart de siècle.
38:01Voilà,
38:01mais ils avaient
38:02des stars devant,
38:04Ronaldinho,
38:04Ronaldo,
38:05Rivaldo.
38:06On en est très,
38:06très, très, très loin.
38:07On a Neymar à 30%
38:09qui n'aime plus
38:09joueur de foot.
38:10C'est triste quand même
38:11pour cette équipe-là
38:12parce que ça fait rêver
38:13tout le monde.
38:13Même les amateurs de foot,
38:15les gens qui n'aiment pas
38:15forcément le foot,
38:16c'est comme les All Blacks
38:17en rugby.
38:19Le Brésil,
38:20ça fait rêver,
38:20mais le Brésil,
38:21ça ne fait plus rêver.
38:22Honnêtement,
38:22le Brésil,
38:23je ne regarderai même pas
38:23leur match.
38:24Peut-être,
38:25oui,
38:25le Brésil-Maroc,
38:25c'est vrai que ça peut
38:26être intéressant,
38:26effectivement,
38:27comme disait l'auditeur.
38:28Ah oui,
38:28je suis bien d'accord
38:29comme disait Benoît,
38:30oui.
38:31Benoît.
38:32Mais sinon,
38:33et en plus,
38:34le problème,
38:34c'est que ce match-là,
38:34je vois à 2h du matin
38:35quelque chose comme ça.
38:37Oui,
38:37c'est ça,
38:37je crois.
38:38C'est pareil,
38:39les horaires,
38:40c'est comme ça.
38:40Aux Etats-Unis,
38:41il y a un décalage énorme,
38:42mais je trouve
38:43qu'il y a des...
38:44Le seul gros match,
38:45on va dire,
38:45est à 2h du matin.
38:46Donc,
38:47je ne vais pas me lever
38:47à 2h du matin,
38:48malheureusement,
38:49pour avoir un match de foot.
38:50Parce que le lendemain,
38:50il faut bien travailler.
38:51Benoît,
38:52pour vous,
38:52les favoris,
38:53c'est qui ?
38:54Moi,
38:55comme Laurent,
38:56je vais faire le Chauvin.
38:57Les favoris,
38:58pour moi,
38:59l'équipe la plus solide,
39:01notamment offensivement,
39:02c'est nous.
39:03C'est la France.
39:04Après,
39:04il y a l'Espagne,
39:05et j'en rajouterai un
39:06que Laurent a pas dit,
39:07c'est l'Angleterre.
39:08Oui.
39:09L'Angleterre,
39:10j'y mettrai une petite pièce,
39:11parce qu'en plus,
39:13l'Angleterre est entraîné
39:14par moi,
39:15celui qui me passionne,
39:17Tourelle.
39:17Et je pense qu'il peut faire
39:20mais je pense qu'il est plus dangereux
39:21pour moi,
39:21après nous,
39:22c'est le Portugal.
39:22Oui,
39:23à moi,
39:23je mets le Portugal.
39:24On a fait une vidéo
39:25sur Sud Radio,
39:26j'ai mis Portugal favori
39:27devant la France
39:28et l'Espagne.
39:29tu peux pas.
39:30Ça,
39:31c'est pas possible.
39:31On ne peut pas,
39:32en tant que Français,
39:33mettre quelqu'un d'autre
39:33que la France.
39:34C'est pas possible,
39:35je ne dis pas.
39:35Mais je pense que le Portugal
39:37a la meilleure équipe du monde
39:38aujourd'hui,
39:38pour un pays de 11 millions
39:40d'habitants,
39:40c'est-à-dire la population
39:42de l'Île-de-France,
39:42ce qui serait un exploit énorme.
39:44Parce qu'un petit pays
39:45a déjà gagné la Coupe du Monde,
39:46c'est l'Uruguay.
39:47Mais c'était en 1930
39:48et 1950,
39:49ça n'avait rien à voir.
39:51Oui,
39:51oui,
39:51c'est sûr.
39:52C'est sûr.
39:52Mais le Portugal,
39:53c'est pour moi
39:53l'équipe la plus dangereuse.
39:55Après,
39:55je suis aussi d'accord
39:56avec Laurent.
39:57Le Brésil,
39:58moi,
39:58je ne les vois pas du tout.
39:59L'Argentine,
40:00j'aimerais bien
40:00qu'on les reprenne
40:01parce que,
40:02comme tout le monde...
40:02On a les tirs au but
40:04de 2022
40:05à travers la gorge.
40:06Oui,
40:06des tirs au but
40:07c'était la dernière action
40:08de Colomboigny aussi.
40:10C'est incroyable.
40:11Pendant les vrais voix,
40:12je suis sorti du studio
40:13à un moment
40:14pour aller chercher à boire
40:15et à la télé,
40:16ils repassaient
40:16France-Argentine
40:17et je suis arrivé
40:18au moment de Colomboigny.
40:19Ça m'a fait un mal
40:20de fou.
40:21C'est horrible.
40:22En dehors de ça,
40:23leur comportement.
40:25Je voudrais vous poser
40:26une question à tous les deux.
40:26Vous avez parlé
40:27de vos favoris.
40:28Pour vous,
40:28quels joueurs vont être
40:29les grandes stars
40:29de ce mondial ?
40:30Allez,
40:31un, deux, trois joueurs chacun.
40:33Tiens, Benoît,
40:33que vous avez toujours parlé
40:34en second.
40:35Moi,
40:36mon poulain,
40:37c'est Olivier.
40:38Je le dis
40:39depuis un petit moment,
40:41depuis que je l'ai vu
40:42jouer au JO.
40:43Et ce garçon,
40:44moi,
40:44je pense qu'il va crever
40:45l'écran.
40:46Il va nous faire
40:47une MBAP de 2018.
40:49Moi,
40:49je l'annonce,
40:50il va être comme ça,
40:51il va crever l'écran.
40:52Et après,
40:53on se retourne forcément
40:55vers les joueurs portugais.
40:57Vitinha,
40:58Neves,
40:59etc.
41:00Je pense qu'ils vont faire
41:00de grosses coupes du monde.
41:02Et j'espère pour nous,
41:05Philippe,
41:05et j'espère pour nous
41:06que notre ballon d'or
41:07jouera son bourse.
41:08Oui,
41:09évidemment d'MB,
41:10oui,
41:10bien sûr,
41:10bien sûr.
41:11Laurent,
41:13je suis entièrement d'accord
41:14parce que moi,
41:14je suis supporteur du PSG,
41:15donc Vitinha Neves,
41:16j'adore.
41:17Pour moi,
41:17ils ont le meilleur milieu
41:18de terrain du monde
41:18avec Fernandez,
41:19qui est un joueur extraordinaire,
41:20qui joue malheureusement
41:21dans un club
41:22qui n'est plus aussi rayonnant,
41:23Manchester United,
41:24mais il leur laisse sa place
41:25n'importe où,
41:25dans n'importe quel grand club
41:27du monde.
41:28Donc pour moi,
41:28ils ont le meilleur milieu
41:29de terrain du monde
41:30et une Coupe du Monde,
41:31pour moi,
41:32et même des grands titres,
41:33ça se gagne sur un milieu
41:34de terrain.
41:35Si je maîtrise le milieu
41:36de terrain,
41:36tu as des grandes chances
41:37de gagner une grande compétition
41:38et je suis entièrement d'accord
41:39parce que comme je suis
41:40supporteur du PSG,
41:41moi,
41:41je suis scandalisé
41:42par le fait
41:43qu'on met Mbappé
41:44dans les meilleures conditions
41:46et que Deschamps
41:47est soumis,
41:47je suis désolé,
41:48mais soumis à Mbappé,
41:50pour moi,
41:50qui n'a rien d'incapitaine
41:51parce qu'il n'est pas un exemple
41:52ni sur le terrain
41:53ni en dehors.
41:54Alors que Dembélé,
41:55c'est quelqu'un de collectif,
41:56on l'a vu avec le PSG,
41:56il a peut-être moins de talent
41:58intrinsèquement,
41:59mais il court partout,
42:00il presse,
42:01c'est un régal
42:01de le voir jouer
42:02avec le PSG
42:03et c'est dommage
42:04que pour un joueur,
42:06on déplace plusieurs joueurs
42:07parce qu'Olizé
42:07n'est pas à son vrai poste,
42:09Dembélé n'est pas à son vrai poste,
42:10doué non plus,
42:11moi, Dembélé,
42:12doué non plus,
42:13moi, je serais déchant
42:14mais il ne le fera jamais,
42:14c'est Mbappé,
42:15tu le vois à gauche ou dehors,
42:16mais il ne le fera jamais
42:17et c'est dommage
42:19parce qu'on fait partie
42:19des favoris
42:20mais à mon avis,
42:21avec quelqu'un comme Mbappé,
42:22quand on va tomber
42:23sur des grosses équipes,
42:24si on tombe même sur l'Allemagne,
42:25j'ai oublié l'Allemagne,
42:26qui peut être un petit peu
42:27en dessous
42:27mais qui est quand même
42:28toujours dangereux
42:29dans les grandes compétitions
42:30parce que c'est quand même
42:31des compétitions en norme,
42:31c'est la manchauffe,
42:32oui, c'est clair.
42:33Si on tombe sur l'Espagne
42:34ou le Portugal,
42:35ça va être très compliqué
42:36avec quelqu'un
42:36qui ne défend jamais,
42:37Mbappé,
42:38il ne défend jamais,
42:39donc il peut marquer 50 buts,
42:40on va me dire oui,
42:41les stats, etc.
42:42Mais on voit bien,
42:43le Real Madrid,
42:43il marque 50 buts
42:44n'y gagne jamais rien,
42:45Rémarie,
42:45ça fait deux saisons blanches.
42:46C'est vrai,
42:47avec Mbappé,
42:48ils ont fait deux saisons blanches,
42:49c'est clair.
42:50Merci beaucoup
42:51à tous les deux,
42:52Laurent et Benoît,
42:52la Coupe du Monde,
42:53ce sera de 20h à 21h,
42:55tous les soirs
42:56sur Sud Radio
42:57à partir de lundi,
42:58Joseph Ruiz,
42:59une joyeuse blande,
43:00les tontons du Mondial.
43:01Du Mondial absolument,
43:03Philippe,
43:03et puis nous,
43:03on se retrouve lundi.
43:04Il y a les bleus.
43:05Ah bah évidemment.
43:0619h, 20h,
43:07c'est le rendez-vous
43:07des Vraies Voix
43:08font parler la France
43:09avec Philippe David.
43:10Demain,
43:10c'est les Vraies Voix
43:11à la normale,
43:1217h, 19h.
43:13Et puis nous,
43:13on se retrouve lundi.
43:14Très bonne soirée à vous.
43:14Et tout de suite,
43:15Magali Berda et ses invités.
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