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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-06-11##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Retour des vraies voix avec Éric Revelle, avec Sébastien Ménard,
00:05présent, bien sûr, avec Sébastien Ménard,
00:08et avec Samuel Botton, tout de suite, la question du soir.
00:12Alexis Michalik dénonce une censure.
00:14Le metteur en scène affirme que sa pièce Passport a été retirée de la programmation du théâtre municipal de Castres.
00:20On a fini par apprendre que la mairie RN, nouvellement élue,
00:23avait déprogrammé ce spectacle quelques heures avant la présentation de saison,
00:27ce qui est un cas, je ne vous le cache pas, extrêmement rare.
00:29Mais il considère aussi que la pièce fait la promotion des clandestins
00:33et un traitement assez particulier des forces de l'ordre.
00:35C'est un signal d'alerte.
00:36Qu'est-ce qui va se passer pour nous, pour notre politique de programmation culturelle,
00:40pour les pièces qu'on voit, pour les films qu'on va voir, qui vont être subventionnés ?
00:44C'est une vraie décision idéologique.
00:49Et avant de laisser débattre les vraies voix, nous avons avec nous Xavier Fruleux,
00:52directeur de cabinet du maire RN de Castres, qui s'appelle Florian Azéma.
00:56Bonsoir Xavier Fruleux.
00:58Bonsoir.
00:59Alors, pourquoi avoir annulé cette représentation ?
01:03Alors, merci d'abord de me donner la parole.
01:06Nous contestons cette formulation d'annulation.
01:10C'est un faux procès qui nous est fait en utilisant ce terme,
01:14parce que rien n'était programmé à proprement parler,
01:18puisque aucun contrat n'était signé.
01:22Cette pièce n'a fait l'objet d'aucune formalisation entre la ville et la troupe de théâtre.
01:28Seul un accord de principe avait été envisagé autour d'une date éventuelle par l'ancienne équipe municipale.
01:35Et donc, voilà, parler de déprogrammation ou d'annulation nous paraît tout à fait abusif.
01:42Dans chaque ville ou collectivité qui met en œuvre une programmation culturelle,
01:48si vous voulez, la décision appartient à l'autorité en place.
01:51Et la nouvelle équipe municipale qui a été élue en mars a décidé tout simplement
01:59de revoir un certain nombre d'événements, de festivités, d'animations.
02:05Et donc, dans la programmation qui avait été envisagée par l'ancienne équipe,
02:10tout simplement d'ajouter et d'enlever certaines choses, en tout cas de ne pas les programmer.
02:16Mais encore une fois, je reviens sur ce terme qui, du coup, est important.
02:21Puisque la polémique n'est pas la même, il ne s'agit pas de censurer ou de déprogrammer
02:27quelque chose qui a été acté, mais simplement de ne pas programmer une pièce
02:31qui avait été envisagée par l'équipe précédente.
02:33Alors, est-ce qu'il y a d'autres événements culturels qui ont été déprogrammés outre cette pièce ?
02:40Alors, on a revu un certain nombre de choses, notamment les formats des événements,
02:45des festivals d'été, oui, il y a des choses qui n'auront pas lieu,
02:48pour certaines pour des raisons économiques, pour d'autres pour des raisons logistiques,
02:54notamment dans les festivals, dans la formation des guinguettes, du feu d'artifice, etc.
03:01Et aussi dans la programmation.
03:03Oui, oui, il y a eu d'autres événements qui ont été modifiés.
03:06Alors, est-ce que vous trouvez...
03:07Est-ce que ce n'est pas contre-productif, cette annulation ?
03:10Parce que beaucoup de gens vous tombent dessus.
03:12Je cite Clémentine Autain, député de l'Après, qui dit
03:15« Partout où l'extrême droite arrive au pouvoir, elle s'attaque directement à la culture. »
03:19Est-ce que vous n'avez pas fait mauvaise pioche en l'annulant ?
03:23Écoutez, non.
03:24D'abord, on est vraiment des farouches défenseurs de la liberté d'expression.
03:29Et puis, il est d'ailleurs assez cocasse que cette polémique soit relayée
03:32et que ces accusations de censure soient faites par les mêmes
03:38qui veulent interdire les banquiers festifs du canon français
03:42ou les interventions d'intellectuels classées trop à droite dans les universités.
03:47C'est quand même assez cocasse.
03:49Et pour le coup, nous n'empêcherons jamais des réunions publiques,
03:52des conférences, etc., sur des thèmes qui ne nous conviendraient pas.
03:56Mais là, il s'agit de faire de la politique et de l'idéologie
04:01sous couvert de culture, avec l'argent public des contribuables.
04:06Eh bien non.
04:07Il arrive un moment où l'argent du contribuable,
04:10et notamment ici, à Castres, où le Rassemblement National
04:12a emporté l'élection municipale,
04:15ne doit pas servir à financer un parti pris idéologique,
04:19encore une fois, qui sous couvert de culture,
04:22promeut des idées politiques.
04:24En tout cas, ce n'est pas le souhait de la municipalité et des électeurs
04:27qui met plutôt en avant, je dirais, une culture populaire,
04:32diversifiée, classique et contemporaine,
04:34mais qui n'a rien à voir avec ce qui nous était proposé en l'espèce.
04:38Merci beaucoup, Xavier Fruleux.
04:40Je rappelle que vous êtes directeur de cabinet du maire RN de Castres,
04:43Florian Azema.
04:44Éric Revelle.
04:45Écoutez, j'ai écouté les explications.
04:47D'abord, ça s'appelle le gramschisme,
04:49c'est-à-dire ensemencer le terrain culturel,
04:52c'est ensuite, évidemment, faire de la politique.
04:55Alors, quand j'entends le directeur de cabinet,
04:56je veux dire, j'en fais un principe,
04:58qui dit qu'on a annulé certaines manifestations pour des raisons économiques,
05:02d'autres pour des raisons logistiques,
05:03en fait, ils l'annulent pour des raisons politiques.
05:06Voilà, ils annulent pour des raisons politiques.
05:08Moi, sur le principe, j'y suis opposé.
05:10Je vais vous dire, j'aurais préféré,
05:12même si je vois l'engagement de ce metteur en scène
05:17qui a un énorme talent,
05:19mais moi, j'aurais préféré cent fois,
05:21dans ces cas-là, que derrière cette pièce de théâtre,
05:24vous ayez un débat
05:25avec les gens qui assistent au spectacle,
05:28avec des contradicteurs,
05:29pour engager la question de l'immigration,
05:32par exemple, dans ce pays qui devient un vrai problème,
05:36plutôt que d'interdire.
05:37Parce que, comme vous l'avez dit très justement, Philippe,
05:39en fait, ça donne beaucoup d'eau au moulin
05:42de ceux qui disent,
05:43le Rassemblement National, c'est le roi de la censure.
05:46Sébastien Ménard.
05:48Complètement aligné sur le fond et sur la forme avec Éric Ravel,
05:51pour terminer l'émission, c'est pas mal.
05:53Non, pourquoi ?
05:54Parce qu'on ne peut pas reprocher à celles et ceux
05:57qui ont censuré notre camarade de jeu,
05:59Steven Gunel, sur Sacré-Cœur.
06:01Ce fameux documentaire, quelque part,
06:03évidemment, pro-catho,
06:05avec une vision très évangélique
06:08de ce qu'est la religion catholique.
06:10Ou historique de Drimitri Casali,
06:12pour qu'il y a des pétitions pour qu'on annule les contrats dans l'émission.
06:14C'est un trécoeur qui a fini par être diffusé, finalement, à Marseille.
06:17Oui, mais tant mieux.
06:17Contre la vie du maire.
06:18Mais tant mieux.
06:19Mais ce que je dis, c'est que, voilà,
06:20on ne peut pas, d'un côté,
06:21quand on a des supports artistiques, culturels,
06:25des manifestations événementielles,
06:27qui nous plaisent les voir annulées,
06:29censurées par une oligarchie d'extrême-gauche
06:33et voir, quelque part, d'autres,
06:35une oligarchie d'extrême-droite censurée.
06:37Voilà, moi, je suis comme vous, Éric.
06:38Il fallait laisser cette programmation se faire
06:41et puis organiser, ouvrir le débat.
06:43Parce qu'effectivement, vous l'avez dit, Éric Revelle,
06:45la problématique de l'immigration, aujourd'hui,
06:47ça a trop été trop longtemps l'apanage de l'extrême-droite.
06:50Ça ne l'est plus aujourd'hui.
06:50La problématique de l'immigration,
06:52elle doit être traitée par la gauche,
06:53par le centre et par la droite.
06:56Samuel Bauton.
06:57Ce monsieur vient de nous montrer
06:59que le RN était...
07:00Le vrai visage du RN.
07:02...était encore et toujours
07:03un danger pour la culture en France.
07:05Un danger aussi pour la liberté d'expression.
07:07Alors, j'ai écouté attentivement
07:09tout ce qui a été dit.
07:10Il y avait beaucoup de bêtises
07:11sur la question du canon français,
07:12culture populaire.
07:14Je lui rappellerai quand même
07:15que les saluts nazis, ces derniers mois,
07:18c'est là-bas qu'on les a vus sur vidéo.
07:20Oui, il y en a eu.
07:22Maintenant, sur la question
07:23de l'immigration dans le cinéma,
07:25je vous enverrai l'histoire de Suleymane
07:27qui a gagné énormément de ses arts
07:29et qui est un film remarquable.
07:30Alors, on pourrait me dire,
07:31ces films ne font pas d'entrée
07:33et sont des fausses Afriques
07:35qu'on ne récupérera jamais.
07:36Pourquoi pas ?
07:37Mais c'est nécessaire pour la culture
07:39et à partir du moment
07:40où ces films sont réalisés,
07:41c'est pour les montrer.
07:42Au même titre que l'histoire de Suleymane,
07:44que cette pièce de théâtre,
07:45que le film Sacré-Cœur
07:46et bien d'autres.
07:47En fait, ça s'appelle
07:47la liberté d'expression
07:48et tant qu'on reste dans un certain cadre,
07:51il n'y a pas lieu.
07:52Quant à la question du
07:53rien n'avait été planifié,
07:54rien n'avait été validé,
07:56si ce n'est un vague accord de principe
07:57avec la municipalité précédente,
07:59ce n'est pas vrai.
08:00Une municipalité,
08:01en matière de politique culturelle,
08:03elle a des impératifs,
08:04elle doit faire des annonces
08:05et elle doit se positionner.
08:07Tout ça avait été fait
08:07par la mairie précédente
08:08et donc,
08:09c'est bien cette nouvelle municipalité
08:11qui arrive
08:11et qui décide de manière
08:13totalement arbitraire
08:14de retirer ce spectacle.
08:17Vous savez,
08:18on parlait foot tout à l'heure,
08:19mon cher Samuel.
08:20Vous voyez la différence
08:21entre la victoire de Lens,
08:23on va le rappeler,
08:24et la victoire du PLG.
08:25Mais je vais vous dire,
08:27vous radotez,
08:27vous radotez,
08:28parce qu'ils parlent du canon français,
08:30vous savez ce que chantaient
08:32les supporters Lenssois,
08:33ils chantaient bien sûr les Corons,
08:35ils chantaient Michel Delpech
08:37et ils chantaient Michel Sardot.
08:39Mais la grande différence,
08:40vous voulez que je vous la donne ?
08:41D'ailleurs,
08:41même Nouniez a admis
08:42que ce n'était pas le même public.
08:44Mais la grande différence,
08:44c'est que vous avez la Nouvelle France
08:45d'un côté
08:46et la France du canon français
08:47de l'autre.
08:48Mais c'est la même France.
08:50Mais c'est la même France.
08:51C'est chacun son tour.
08:52C'est-à-dire,
08:53vous me parlez d'un pays
08:53à l'époque
08:54qui avait des agressions sexuelles
08:55dans tous les sens
08:56et on ne faisait rien ?
08:57Sébastien Ménard.
08:58Je suis désolé,
08:59mais encore une fois,
09:00c'est la même France.
09:02Aujourd'hui,
09:02vous avez C'est la même France.
09:03Bien sûr,
09:04c'est la même France.
09:04Mais elle est face à face,
09:05votre Nouvelle France.
09:06Ça, je suis d'accord.
09:07Elle a toujours été,
09:08c'est juste qu'elle est beaucoup plus
09:08pour la Nouvelle France.
09:09On ne va pas s'en réjouir.
09:10Elle était côte à côte,
09:11je le disais.
09:11Samuel,
09:11Samuel,
09:12on ne va pas s'en réjouir
09:22identitaire,
09:23issu des quartiers
09:24tout autant populaires
09:25et souvent,
09:26quelque part,
09:27avec une frange de la jeunesse
09:29française,
09:30issue de l'immigration.
09:31Premier élément.
09:31Et ensuite,
09:32vous avez un regain,
09:34un regain identitaire.
09:35Ce n'est pas un sale mot identitaire.
09:38Ce n'est pas un gros mot identitaire
09:39de celles et ceux
09:41qui aiment la France,
09:42qui aiment les traditions françaises.
09:43Jusqu'à là,
09:44il n'y a pas de problème.
09:45Donc, vous voyez,
09:45moi, je suis identitaire.
09:46Quand après...
09:47Mais bien sûr,
09:47moi, je suis identitaire.
09:48Moi, j'aime mon pays.
09:49Mais quand j'aime mon pays,
09:50vu d'où je viens,
09:52d'accord ?
09:52Vu d'où je viens,
09:53de ma petite banlieue
09:54du nord de Paris,
09:56en bas de ma cité,
09:57je suis désolé.
09:58Je ne peux pas dire
09:59que cette France métissée,
10:01cette France,
10:02quelque part,
10:02ce qu'on appelle
10:02la nouvelle France,
10:04je ne peux pas dire
10:05que ce n'est pas la France.
10:06C'est la France.
10:06Mais Samuel Bouton,
10:07je dois vous poser une question.
10:08Vous avez dit,
10:08il y a des films
10:09sur les migrants
10:10qui ne font pas d'entrée,
10:11mais il faut les subventionner.
10:12Est-ce que vous avez dit ?
10:13Non, je vous ai dit,
10:14à partir du moment
10:15où il y a une proposition artistique,
10:16les films sont subventionnés,
10:18il faut les projeter.
10:19Mais de la même manière,
10:20sur le film du général de Gaulle
10:21qui a été financé
10:23de manière massive,
10:24c'est quand même
10:25un échec en sable.
10:26Dans les financements du cinéma,
10:27prenons un exemple,
10:28si demain,
10:29un réalisateur veut faire un film
10:30sur la mort de Lola
10:31ou de Philippine,
10:32est-ce que vous croyez
10:32qu'il aura des subventions ?
10:34Oui,
10:34de la même manière
10:35que celui qui a voulu faire un film.
10:36mais sur Samuel Bouton,
10:40regardez les critiques
10:41qui s'est prises,
10:42c'est hallucinant.
10:43Mais totalement justifié.
10:45Totalement justifié ?
10:46Injustifié.
10:46Ah bah oui.
10:47Bah oui ?
10:47Et bien on va pas dire le contraire.
10:49Bah non.
10:50Vous avez...
10:50Non mais vous,
10:51vous êtes messieurs,
10:51vous êtes extrêmement fermés,
10:53vous êtes radicalisés
10:54sur vos fauteuils,
10:55alors que nous,
10:55on est ouvert.
10:57On est ouvert.
10:58Je vous le dis avec vous,
10:59quoi,
11:00Sébastien Minard ?
11:01Mais de manière différente,
11:02et sur les affaires
11:02que vous avez évoquées,
11:04les producteurs se battront
11:05pour le faire.
11:06Les subventions,
11:07elles seront là.
11:07Ah bah je peux vous dire
11:08qu'il n'y a pas eu de film
11:09qui a été fait depuis.
11:10Non mais parce qu'on est
11:11sur des affaires...
11:12Ah sur Liana ?
11:12Sur Liana.
11:13Non, je vous parlais de Lola
11:14ou de Philippines.
11:17Et là,
11:17il n'y a pas eu de film
11:18et pourtant ça s'est passé
11:19il y a des années.
11:19Mais c'est vrai
11:20qu'il y a beaucoup de films
11:21sur ce thème des migrants
11:22qui ne font pas une entrée
11:23et qui coûtent...
11:24Je vais faire du Emmanuel Macron.
11:26Mais on a le droit.
11:27Mais on a le droit.
11:28Oui, mais ça,
11:28moi je supporte
11:29qu'ils tournent un peu
11:30où ils veulent.
11:31J'ai pas de soucis là-dessus.
11:32Mais on peut ne pas vouloir
11:33quelque part produire,
11:35aider,
11:36regarder un film
11:36sur les migrants
11:37et pourtant les migrants
11:38sont là.
11:39Et c'est un sujet de société
11:40et c'est même
11:40un sujet générationnel
11:41et civilisationnel.
11:43Et bien maintenant,
11:43nous allons prendre
11:44les flots
11:45dans quelques instants
11:46puisqu'on va parler
11:47d'un événement,
11:48la Marine Nationale
11:49qui célèbre ses 400 ans.
11:51Ça fait un bel âge quand même.
11:53Nous trouvons
11:53qu'il y a un magnifique événement
11:55à Aix-en-Provence
11:56ce week-end,
11:56enfin à partir de demain.
11:57On sera en compagnie
11:58de David Valero,
11:59lieutenant réservé
12:00de la Marine Nationale
12:01qui est présent dimanche à Aix
12:02et c'est lui
12:02qui est l'organisateur
12:03de ces journées.
12:05Sud Radio.
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