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  • il y a 22 minutes

Le banquier d’affaires et investisseur dans les médias Matthieu Pigasse est auditionné ce jeudi 12 juin par la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques.

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Transcription
00:00Dans votre propos introductif, vous étiez évidemment heureux, rassurez-vous, tous les gens qui sont venus là se sont tous
00:07déclarés heureux et n'étaient que joie,
00:09mais vous vous êtes déclarés surpris. Finalement, en apprenant votre projet de création d'une fondation adossée à votre groupe
00:17commercial,
00:21en fait, on vous a auditionné en avance de phase, parce que c'est exactement ça, notre sujet. La Bretagne
00:29nous guide.
00:30Mais notre sujet, c'est exactement celui-là. Et je maintiens, y compris adossé à l'ensemble de nos travaux
00:40depuis plusieurs semaines,
00:42que le financement de politiques publiques par des organismes de droit privé, vous nous dites monter une fondation,
00:49qui ouvrira donc légitimement, c'est dans le cadre de la loi, un certain nombre de défiscalisations possibles sur les
00:58dons,
00:58et donc un financement indirect de la part de l'État. La frontière entre ce qui est une stratégie d
01:06'influence des politiques publiques
01:07dans un moment de tension sur les financements publics est une question qui est légitime, que ce soit du point
01:15de vue des ressources fiscales,
01:17que ce soit du point de vue de là où on met la frontière en termes d'influence. Et je
01:21ne suis pas sûre qu'on puisse uniquement,
01:24d'abord parce que nous, je le redis, nous ne sommes pas là pour faire de la morale, nous sommes
01:28là pour examiner,
01:29pas uniquement ce qui est légal ou pas, mais examiner là où il y a, pardon pour la trivialité du
01:34propos,
01:34des trous dans la raquette en matière d'observation, de contrôle et de régulation par l'État,
01:39mais aussi d'arriver à appréhender comment on reste sur cette ligne de crête qui consiste dans un pays qui
01:46a besoin de mécénat,
01:47qui a besoin de philanthropie, qui a besoin d'acteurs qui viennent accompagner de l'innovation sociale
01:53et du commun sur l'ensemble de nos territoires, et à quel moment on peut, ou pas, basculer dans une
02:00influence des politiques publiques.
02:01Et voilà, finalement, on vous interroge maintenant, parce qu'on ne pourra pas vous interroger dans quatre mois
02:08quand vous aurez monté votre fondation, si tel est le délai, parce que nous, on ne sera plus en commission
02:11d'enquête.
02:12Mais le sujet, il est bien celui-là, M. Pigasse, c'est comment est-ce que, de là où vous
02:16êtes,
02:16avec un objectif que vous posez de création d'une fondation, comment vous garantissez,
02:23parce que ça a l'air d'être votre combat, c'est en tout cas ce que vous exprimez,
02:27comment vous garantissez le fait que l'indépendance et l'intégrité des projets que vous soutiendrez,
02:36elles soient évidemment garanties ?
02:39Bien, merci de votre question à nouveau. D'abord, je voudrais vous dire, moi, j'ai le bonheur sincère.
02:45Oui, oui, je ne doute pas, et je ne me suis pas permis, mais je dis juste que quand je
02:48suis heureux d'être là,
02:49c'est parce que je suis heureux d'être là. Je suis vraiment heureux de discuter, d'échanger avec vous
02:54sur des sujets que je considère très importants. Tous, d'ailleurs, tous les sujets qu'on a évoqués.
03:00Et donc, oui, j'ai le bonheur sincère. Première chose.
03:03Deuxième chose, moi, je n'ai jamais rien demandé à l'État, au risque de vous étonner. Jamais.
03:11Et d'ailleurs, on n'a aucun soutien public. Aucun. On l'a dit, ça va étonner certains,
03:18mais on n'a aucun soutien. Je n'ai pas vocation demain à en demander.
03:22J'aimerais vous rassurer là-dessus. La raison pour laquelle je pense utile de créer une fondation,
03:27ce n'est pas d'aller chercher du soutien public. C'est simplement de centraliser dans un même lieu.
03:33Je veux bien changer le nom, si vous voulez, mais une même enceinte.
03:38Ces actions que nous allons mener en faveur d'associations, du soutien d'associations,
03:43qui ne sont pas d'ailleurs des associations politiques. Le rôle de la fondation ne sera en rien politique.
03:48Mais c'est simplement, la volonté qui est la nôtre, c'est que nous, on arrive à centraliser chez nous
03:53ce que l'on fait,
03:53d'une part, et que d'autre part, les acteurs associatifs puissent identifier le vecteur que nous allons utiliser,
04:00qui sera cette fondation.
04:04Troisième point que je veux faire, c'est que, j'allais dire, ce qui me rend sympathique, peut-être,
04:10c'est que, moi je ne me cache pas, je reviens là-dessus, on a un groupe de médias engagé.
04:14On l'a dit, redit, je n'y reviens pas, mais je l'assume.
04:19Et je ne fais pas de métapolitique, je ne cache pas ce que je fais, au contraire, on vaut suffisamment
04:26d'ailleurs.
04:27Je ne fais pas du patriotisme, oui, mais à l'étranger, et oui, en méprisant les règles qui sont les
04:33nôtres.
04:33Non, non, moi je dis ce que je fais, je fais ce que je dis, et donc le combat, cette
04:38bataille culturelle,
04:39il continuera à être mené par le groupe combat.
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