Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 24 minutes

Le banquier d’affaires et investisseur dans les médias Matthieu Pigasse est auditionné ce jeudi 12 juin par la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Je démarre par la question sur le mécénat et les différentes activités de dons que nous pouvons avoir.
00:09Je vous remercie de cette question parce que je voulais mentionner ce point au début et je l'ai tout
00:13simplement oublié.
00:14Mais ça me permet de le dire à la fin.
00:17En réalité, nous avons bien évidemment d'ores et déjà des activités d'aide ou de soutien des associations via
00:24des dons, le groupe Combat.
00:27Et je vais vous donner un exemple qui, d'ailleurs, a été mis en place par Wacile Amédas qui est
00:33là, qui sont, par exemple, l'aide et le soutien à une association qui s'appelle Banlieue Climat,
00:39qui est dirigée par quelqu'un, un jeune remarquable qui s'appelle Ferris Barcat et qui a produit, qui produit
00:46un certain nombre d'actions qui mènent des actions sur l'ensemble du territoire français
00:51et notamment d'ouverture d'ailleurs des jeunes des quartiers et pas que à la culture.
00:56Il vient de produire un documentaire remarquable que je vous invite à regarder, qui s'appelle d'ailleurs C'est
01:01plus que du vélo,
01:01qui est le trajet, je trouve magnifique, je le dis, d'un groupe de jeunes de Strasbourg avec leurs mamans
01:07ou des mamans de Paris à Strasbourg.
01:10C'est plus magnifique sur la rencontre entre des jeunes vraiment issus de la diversité, comme on dit, et des
01:16jeunes de villages anciens français.
01:22La conséquence que nous avons tirée de ces actions de soutien, c'est qu'effectivement, nous allons créer une fondation
01:28pour centraliser, regrouper ces actions.
01:32Cette fondation s'appellera la Fondation Combat, elle sera dirigée par aussi Amédas.
01:36Emmanuel va en dire un mot dans quelques instants.
01:39Mais c'est bien l'objet qui est de regrouper l'ensemble de ces missions, de ce que nous faisons
01:44aujourd'hui, à titre non lucratif, dans cette fondation.
01:48Première chose. Je réponds ensuite à vos différentes questions, monsieur le sénateur.
01:53D'abord sur Nova. Moi, ça me fait, je vais essayer d'utiliser un bon terme, sourire, de lire, je
02:02cite, des anciens de Radio Nova,
02:04le plus souvent anonymes, qui en sont partis, déclarer de ci, de là, des choses dans la presse.
02:11C'est peut-être des anciens de Radio Nova, mais dans ce cas-là, moi, je suis un ancien, ancien
02:14de Radio Nova.
02:14J'ai connu Jean-François Bizeau, contrairement à eux.
02:18Une partie de ma famille a travaillé avec Jean-François Bizeau, chez Actuel, chez Nova, et d'ailleurs même encore
02:24avant à Carbone 14.
02:26Et nous avons chez Radio Nova le fils de Jean-François Bizeau, Julien Bizeau, que vous pouvez interroger et qui
02:32va vous dire,
02:33convoquez-le la prochaine fois, à quel point la radio est conforme à l'esprit de Jean-François Bizeau.
02:38Je souriais, et pardon, j'ai la passion de cette radio, donc vous le voyez,
02:43mais je souriais en disant, moi, il y a une expression que j'ai déjà employée, qui est de dire,
02:47vous savez, ces anciens de Radio Nova, ils peuvent se réunir dans une cabine téléphonique.
02:51Ce que je veux dire par là, c'est qu'ils ont la modernité de la cabine téléphonique.
02:54Bon, il n'y en a plus beaucoup en France.
02:56Et ils sont aussi nombreux qu'ils peuvent se réunir dans une cabine, pour citer Coluche.
03:00Bon, je mets donc ce point à part.
03:03Je vais reprendre vos différentes questions après.
03:07Sur les médias, moi, je n'ai pas tout à fait dit, et pardonnez-moi de préciser,
03:11non, non, mais justement de préciser, je n'ai pas dit, il y a soit des médias de droite,
03:14soit des médias de gauche.
03:15Je dis une chose différente.
03:17Je dis, chaque média a une ligne éditoriale.
03:19Et cette ligne, elle peut être très diverse.
03:21Vous avez des journaux que je respecte infiniment, des mensuels,
03:23et qui vont avoir comme ligne la plongée sous-marine, les automobiles, j'en sais rien.
03:27Enfin bon, et chaque média a sa ligne.
03:30Vous venez, vous êtes, monsieur le sénateur de Bretagne,
03:33moi, je suis du département de la Manche, voilà, le département que j'aime.
03:37Et il y a des médias dans lesquels, d'ailleurs, ma famille a travaillé.
03:41Je ne sais pas les classer politiquement.
03:43Je pense, par exemple, à la Manche libre.
03:45Et peu importe, ce n'est pas le sujet.
03:46Effectivement, la ligne, c'est plutôt, et vous avez tout à fait raison de le dire,
03:50c'est l'ancrage régional, local, et je respecte ça par définition, mais infiniment.
03:55C'est la distinction que je voulais faire.
03:59Ensuite, sur les lignes éditoriales de nos festivals.
04:06Ah oui, vous avez raison.
04:08Effectivement, il faut qu'ils soient dans notre ligne.
04:10Mais je vous rassure, je dis ça en souriant.
04:13Ce que je veux dire par là, c'est que je vais désespérer Emmanuel Og.
04:16Je vais désespérer Emmanuel Og.
04:18On ne va pas acheter un festival de musique classique.
04:21Je sais que ça le désole et ça le désespère.
04:25Mais pourquoi ?
04:26Ah oui, oui.
04:28Par ailleurs, je respecte infiniment, je voudrais vous rassurer, la musique classique.
04:30Mais vous voyez, c'est intéressant.
04:31C'est juste pour dire, et je le dis de manière très sérieuse, ce n'est pas une boutade.
04:35C'est juste pour dire, oui, ce n'est pas dans la ligne qui est la nôtre.
04:38Et à nouveau, je dis ça avec beaucoup de respect pour la musique classique.
04:41Ce n'est juste pas ce que nous faisons.
04:43Donc, effectivement, nous achetons ou nous cherchons à développer, à accompagner, à encourager des festivals qui correspondent à ce que
04:51nous faisons et d'ailleurs à ce que nous savons faire, c'est-à-dire du rock ou des musiques
04:55actuelles, que ce soit du rap, de la musique urbaine, que ce soit de l'électro.
05:01Un peu moins de variété française, je dois en convenir.
05:04Mais effectivement, il faut que ça corresponde à cette ligne éditoriale qu'est la nôtre.
05:08Est-ce que j'ai oublié quelque chose ?
05:09Je ne pense pas, mais je vais laisser Emmanuel compléter.
05:11Oui, compléter, monsieur le sénateur.
05:12C'est-à-dire que ce n'est pas l'inverse.
05:13C'est-à-dire que ce sont des festivals dont l'existence correspond à combat.
05:18L'intervention de combat ne fait pas changer la ligne des festivals.
05:22C'est dans un respect de l'identité culturelle des festivals.
05:28Donc, il ne s'agit pas de la question qui était de vouloir demander quelque chose.
05:32On leur demande de rester eux-mêmes, surtout.
05:34On leur demande de rester eux-mêmes.
05:36C'est notre bataille.
Commentaires

Recommandations