- il y a 7 minutes
- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Face à l'info, bonsoir à tous. Au sommaire ce soir, Gérlbert Collard sera l'invité de Face à l
00:05'info.
00:05Comment la justice a-t-elle laissé un prédateur multirécidiviste libre malgré plus de 7 plaintes causant la mort de
00:13Liana ?
00:14Qui est responsable ? Pourquoi aucune sanction ? La justice protège-t-elle les monstres plus que les enfants ?
00:20Quelles sanctions concrètes infligées aux pédocriminels ? La perpétuité réelle ? Y a-t-il de vraies solutions ?
00:26Nous allons nous pencher sur les sanctions des pédocriminels avec Gérlbert Collard, invité de Face à l'info ce soir.
00:33L'émotion autour de Liana continue d'unir aujourd'hui les Français, mais la quête d'un coupable risque d
00:41'éclipser la réflexion sur les défaillances du système.
00:44Entre appel à plus de fermeté et colère collective, le défi est d'éviter l'oubli sans se contenter de
00:51chercher un bouc émissaire, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:54Une nouvelle marche blanche est organisée en ce moment même par les grands-parents de la petite Liana en Charente
01:01-Maritime.
01:02Les Français, qui restent très choqués par les dysfonctionnements de la justice, réclament des réponses et des solutions.
01:08Faut-il éloigner les hommes de toute fonction en lien avec les enfants ?
01:13Les hommes peuvent-ils encore s'occuper des enfants ?
01:16Peut-on oser se poser cette question ? On se la posera avec Marc Menand ce soir.
01:20Les membres du gouvernement ont été sous le feu des critiques cet après-midi à l'Assemblée nationale après la
01:27mort de Liana.
01:28Un peu plus tôt, Gérald Darmanin et Laurent Nunez ont été auditionnés au Sénat.
01:31Ils se sont expliqués sur les 70 000 plaintes, expliquant les mineurs qui devront être traités d'ici le 14
01:38juillet.
01:39Qu'est-ce que cela veut dire concrètement le décryptage de Charlotte Dornelas ?
01:4460 000 Français ont manifesté hier soir après le meurtre de Liana, un peu dans toute la France.
01:51Une indignation légitime, unanime et transpartisane.
01:55Mais pourquoi cette même unité transpartisane n'a-t-elle pas existé pour Lola, pour Philippines ou d'autres victimes
02:02?
02:02Y aurait-il une indignation à géométrie variable derrière l'atrocité des crimes ?
02:08L'analyse de Gabriel Kuzel.
02:11Karim Bouamran rejoint la longue liste des prétendants à l'Élysée.
02:16Cette multiplication des candidatures illustre surtout l'absence de leaders naturels et un paysage politique fragmenté.
02:22En en parle, l'édito de Mathieu Bocoté.
02:25Et puis Michel Fayad publie chez Fayard après la guerre.
02:29Selon lui, la chute du régime iranien ne mettra pas fin à l'islamisme, mais pourrait même le renforcer.
02:35Selon lui, la France pourrait aller vers une certaine libanisation.
02:39Comment l'éviter ?
02:40On en parle avec Michel Fayad, invité de Face à l'Info ce soir.
02:44Une heure pour tout se dire avec nos mousquetaires et sans tapou.
03:01Mathieu Bocoté, la France semble unie en ce moment, unie par la stupeur qui ne s'efface pas suite à
03:08l'horreur qui a frappé Liyana.
03:10Hier, à cette heure-là, c'était plus de 200 rassemblements dans toute la France.
03:15En ce moment même encore, un autre rassemblement, une marche blanche en Charente-Maritime.
03:20Mais Mathieu, est-elle aussi unie qu'on le croit ?
03:24Et surtout, ne risque-t-elle pas de passer de la recherche d'une solution pour que cela n'arrive
03:30plus jamais à la recherche d'un bouc émissaire ?
03:33En fait, nous sommes dans un moment collectif très particulier où l'horreur est telle qu'elle nous hypnotise.
03:40On ne voit, et je reviendrai en fin d'éditaux, on ne voit plus rien d'autre que l'horreur
03:45absolue.
03:46Et cette horreur, je dirais tristement et paradoxalement, nous soude.
03:51C'est-à-dire qu'on soit LFI, reconquête, modem, qu'en sèche le parti.
03:56Eh bien, il y a des moments où nos divergences philosophiques, nos divergences politiques viennent un temps et heureusement s
04:04'abolir devant une communion.
04:06C'est-à-dire la communion devant l'horreur absolue, le sentiment, on pense aux parents, on pense aux uns,
04:11on pense aux autres.
04:12Il y a quelque chose là-dedans qui nous ramène à notre humanité première.
04:16Et ça, je pense que ça vaut la peine d'être dit.
04:18Ce sont des moments trop rares.
04:19J'ajoute que c'est un moment rare dont on se serait passé.
04:21C'est-à-dire qu'on préférait se diviser sur le budget que communier autour de cette horreur.
04:27Ensuite, on cherche à faire quelque chose dans un tel moment.
04:30Donc, c'est le rituel désormais presque.
04:33C'est à la fois, c'est faire quelque chose tout en confessant son impuissance.
04:36C'est le rituel de la marche blanche.
04:38Et on se demande probablement, je me demande à tout le moins, combien de fois marcherons-nous encore?
04:44C'est-à-dire la marche blanche, c'est l'autre nom d'une protestation de la conscience,
04:49une protestation d'indignation sous le signe, bien évidemment, de la plus grande dignité.
04:54Mais en dernière instance, ce n'est rien d'autre qu'une confession d'impuissance.
04:58Combien de marches blanches encore?
05:00À quel moment?
05:00D'ailleurs, j'aurais dû vérifier ça aujourd'hui.
05:02Il faudrait voir à partir de quel moment la marche blanche est devenue un rituel.
05:07Le rituel qu'a le commun des mortels pour dire ce qui se passe est absolument atroce,
05:12communier avec nous dans notre détresse.
05:16Mais ce moment d'unité ne peut être que temporaire.
05:21Parce que bien évidemment, la suite, qu'est-ce que c'est?
05:23C'est la recherche du responsable.
05:25Qu'est-ce qui s'est passé?
05:26La recherche de la faute, la recherche du coupable, l'explication.
05:30Comment en sommes-nous arrivés à cette horreur?
05:33Et on l'a dit depuis plusieurs jours, dans ce cas-là, il aurait été possible d'empêcher la chose.
05:38On est dans une histoire qui n'est pas surgie de nulle part.
05:40On est dans une histoire qui nous radicalise notre sentiment d'horreur
05:45parce qu'elle était prévisible, en quelque sorte.
05:48Donc, qu'est-ce qu'on fait dans ce contexte?
05:50Mais on se dit, qui a fauté?
05:52Qui a fauté?
05:54Le premier réflexe de la bête humaine que nous sommes,
05:56ce n'est pas de chercher une analyse systémique.
05:59L'analyse systémique, c'est trop complexe.
06:01L'analyse systémique, on se dit, bon, c'est une manière de fuir.
06:04Et il est vrai que très souvent, la responsabilité individuelle des uns, des autres,
06:09vient de se dissoudre derrière la théorie du systémique.
06:12Ah, l'individu n'existe pas, c'est le système.
06:15Bon, autrement dit, on veut déresponsabiliser les gens tout le temps.
06:18Il n'en demeure pas moins que là, on est véritablement dans une histoire,
06:21et je crois que Charlotte y reviendra,
06:23on est dans une histoire où on est devant un fait politique à part entière,
06:26un engrenage d'échec en échec jusqu'à la catastrophe que nous avons vécu.
06:33Donc, l'explication systémique serait probablement l'explication nécessaire
06:38pour comprendre le dérèglement généralisé de la justice,
06:41de la répression, de la lutte contre la pédocriminalité.
06:44Mais elle ne nous satisfait pas.
06:46Quand on est dans un moment de colère, on veut voir une tête rouler.
06:49Quand on est dans un moment de colère, on veut savoir qui est responsable,
06:53qui est coupable.
06:55Alors, le premier réflexe, évidemment, c'est le politique.
06:58Qui pourrait bien démissionner ?
06:59Et on comprend, et là, je ne dis pas que je suis pour ou contre,
07:02je dis, je comprends psychologiquement aucun ministre dans les circonstances
07:06de ne vouloir démissionner. Pourquoi ?
07:07Parce qu'un ministre qui démissionnerait dirait, c'est en partie de ma faute.
07:10C'est-à-dire, ce qui s'est passé là, j'en prends la responsabilité.
07:13Qui voudrait prendre la responsabilité, ne serait-ce que de manière indirecte,
07:17de cette tragédie absolue avec le sort de la jeune fille
07:21et qui touche toute une communauté, toute une famille.
07:24Donc, on comprend les politiques de fuir la possibilité de la démission
07:28dans les circonstances, elles seraient moralement intenables.
07:31Alors, on va dire, à la rigueur, il y a les politiques dans leur ensemble.
07:34Les politiques, ça, c'est plus facile.
07:35Mais on va dire qui ?
07:36Et là, c'est civiliste au général Darmanin, démission, démission, démission.
07:39Donc, c'est la volonté de voir une tête tomber pour se soulager.
07:43Il y a l'autre option, évidemment, c'est les magistrats.
07:45Donc, ça, c'est la catégorie 1, les politiques.
07:47Catégorie 2, les magistrats.
07:48C'est la faute au magistrat, nous dit-on.
07:51Et dès lors, c'est une autre manière, encore une fois, de trouver le coupable.
07:56Et là, on veut savoir qui est le magistrat.
07:57On veut trouver celui qui est tellement nul, tellement idiot, tellement ci, tellement ça,
08:03qu'il aurait rendu possible cette catastrophe.
08:06Donc, on est à la recherche, dans les circonstances, encore une fois,
08:09de celui qui pourrait nous permettre de passer à autre chose.
08:12C'est donc sa faute à M. X, à Mme Y, à M. Huttel.
08:16C'est leur faute.
08:17Ce n'est pas un dérèglement collectif.
08:19C'est une faute personnelle.
08:20Dès lors qu'on s'en sera délivré, dès lors que le coupable aura été identifié,
08:24dès lors qu'il aura été symboliquement zigouillé,
08:26il aurait été obligé de démissionner,
08:27on l'aura condamné aux travaux forcés, quand on sache,
08:30eh bien, on pourra passer à autre chose parce que le coupable,
08:32on l'aura identifié.
08:33Mais, encore une fois, si la crise est plus collective,
08:37elle exige de nous une réflexion d'une autre nature,
08:39mais elle ne correspond probablement pas au temps de l'urgence,
08:42au temps de l'indignation.
08:43Je rappelle que les images que nous voyons ici à l'antenne
08:46sont les images de la marche blanche organisée en ce moment même
08:49par les grands-parents de la petite Liana en Charente-Maritime.
08:53Mathieu, certaines questions longtemps refoulées émergent.
08:56On parle de castration chimique ou de peine de mort.
08:58Comment expliquer le retour de ces solutions dans une partie de l'opinion?
09:02Et on en parlera dans un instant avec Gilbert Collard.
09:05Oui. Alors, je pense que j'y vois le signe d'une société désemparée.
09:07C'est-à-dire, nous savons globalement, je pense que tout le monde le sait,
09:11que la philosophie de la justice qui commande nos sociétés,
09:15il n'y a pas que la France, depuis 40, 50 ans, 60 ans peut-être, a échoué.
09:19C'est-à-dire, globalement, cette philosophie qui est fondée
09:21sur une sociologie de la relativisation et de l'excuse,
09:23qui cherche à désindiver, en fait, qui a toujours nié
09:26la responsabilité individuelle, qui croit toujours pouvoir réintégrer
09:30le fautif quel qu'il soit, on comprend que ça a conduit
09:33nos sociétés à perdre le sens de la faute, à perdre le sens de la sanction.
09:38Ça, je fais le détour un instant.
09:40Quand on parle de la justice des mineurs, on se dit,
09:41il serait bien qu'ils connaissent rapidement une première sanction,
09:44une première peine de prison, ne serait-ce que pour savoir
09:45qu'il y a des conséquences, par exemple, à battre un grand-père
09:47ou une grand-mère, qu'on ne va pas tout de suite excuser.
09:50Donc, on sait qu'un système a échoué.
09:53Dès lors qu'on veut sortir d'un système qui a échoué,
09:55dans ce cas-là, une forme de philosophie progressiste
09:57de la justice au sens large qui a fait faillite,
10:00qu'est-ce qu'on fait?
10:00On veut envoyer un signal fort qu'on change d'un système.
10:04Comment on peut sortir de ce signal, envoyer ce signal fort?
10:07Bien là, il y a des solutions auxquelles on peut rapidement
10:10avoir accès mentalement, politiquement.
10:12Encore une fois, je ne dis pas que je suis pour ou contre,
10:13j'essaie de comprendre la fonction.
10:15Donc, la castration chimique des pédophiles.
10:17C'est clair, c'est-à-dire qu'on envoie un signal.
10:20Premièrement, le mot castration a probablement
10:21une charge symbolique particulièrement forte.
10:24Castration chimique des pédophiles, plus jamais...
10:26Et puis, obligatoire, comme le disait Bruno Rotaïos.
10:28Alors voilà, donc plus jamais tu ne pourras faire de mal.
10:32C'est-à-dire, c'est cette idée que...
10:33Et tu souffriras physiquement, physiquement, tu souffriras.
10:37Donc, on comprend cette idée, ce signal envoyé.
10:40Ça ne fait pas forcément mal, il paraît.
10:42Non, mais je ne sais pas que psychologiquement,
10:44si vous m'annoncez la castration chimique éternelle,
10:46je souffrirai jusqu'à la fin, et même mort, je souffrirai.
10:49Mais on en parle avec J'ai bien colère, parce que c'est intéressant,
10:51parce qu'aujourd'hui, on propose...
10:52Voilà, il faut demander pour l'avoir,
10:55donc c'est un consentement.
10:56J'entends bien, mais je pense que dans le jeu
10:59des propositions politiques en ce moment,
11:00parce que le rôle de politique en ce moment, on le comprend,
11:02c'est d'être ferme.
11:03Il faut envoyer un signal de fermeté.
11:05La fermeté, cela dit, c'est difficile.
11:07C'est comment être véritablement ferme.
11:08Donc, on dit castration chimique des pédophiles,
11:10ça touche immédiatement quelque chose dans l'imaginaire.
11:14L'autre option, bien évidemment,
11:15c'est, je crois que notre invité hier le mentionnait,
11:18c'est peut-être le retour à la peine de mort pour certains.
11:22Donc, je ne dis pas qu'elle va revenir.
11:23Quand on est désemparé,
11:25on a l'impression que l'échelle des peines...
11:26En fait, il n'y a plus la peine capitale.
11:29Ça ne plaît pas comme ça pour rien.
11:30Cette idée qu'il y a de l'impardonnable absolu dans nos sociétés.
11:33Il y a un impardonnable tel que cet homme
11:36ne sera plus jamais des nôtres.
11:38Et on ne remet pas en cause, évidemment,
11:39la peine de mort,
11:40mais on entend le cri des Français
11:42qui se disent que pour les pédocriminels,
11:45voilà, c'est ce qu'ils aimeraient.
11:46Mais on ne remet pas en cause...
11:47Moi, je remet rien en cause.
11:48Je pose la question.
11:48Je note que notre invité hier l'a fait.
11:50Donc, le fait est qu'il dit...
11:51Donc, je note que dans l'opinion...
11:53Notre invité hier,
11:54il a effectivement émis le fait
11:56que beaucoup de personnes se posent la question.
11:58Oui, voilà.
11:59Je pense que la moitié de l'opinion,
12:01si ce n'est pas 40%, est favorable.
12:02Donc, je note...
12:03Bien sûr.
12:04Je note l'existence de la chose
12:06sans l'applaudir, sans la maudire.
12:08Je constate que des millions de Français
12:10pensent que l'abolition de la peine de mort
12:12n'était pas une bonne idée
12:12dans certaines circonstances.
12:13Donc, il y a cette idée qu'il y a
12:15la nécessité de réintroduire
12:17dans le système pénal
12:19la peine capitale.
12:20Cette idée, la peine de l'impardonnable.
12:22La peine qui dit ce que vous avez fait
12:23est telle que vous n'avez plus
12:24votre place parmi nous
12:26dans la communauté humaine.
12:28Et normalement, il ne faut pas oublier
12:29que la peine de mort s'accompagnait
12:30de la foi.
12:31C'est-à-dire que Dieu est votre âme.
12:33Que Dieu est pitié de vous.
12:34Globalement...
12:34C'est intéressant, Mathieu.
12:35Pardon.
12:35Après, je ne vous interromps plus.
12:36Mais c'est surtout parce que
12:37la perpétuité réelle n'existe pas.
12:39Oui.
12:39C'est pour ça aussi.
12:40Oui, mais encore là,
12:42la perpétuité réelle serait-elle
12:43à la manière d'une peine compensatoire
12:45que ça ne changerait pas
12:46le fait que la peine de mort
12:47a une fonction symbolique particulière?
12:49Encore une fois, je ne dis pas
12:49que je l'applaudis,
12:50ce n'est pas du tout la question.
12:51J'ai dit pourquoi certaines personnes
12:52sont dans cet état d'esprit.
12:53Ils cherchent la peine
12:54dont on ne peut plus jamais sortir.
12:56La peine qui dit
12:57vous n'êtes plus de notre commune humanité.
12:59Donc, quoi qu'il en soit,
13:00ça fait partie du jeu
13:01des propositions qui traînent
13:03dans l'espace public
13:03pour envoyer un signal de fermeté.
13:05Sur un autre registre,
13:07un tout autre registre politique,
13:08celui-là,
13:08il y a des manifestations.
13:09Des gens qui envoient le signal
13:11qu'ils ne croient plus en la justice.
13:13Et ça, je pense que c'est important
13:14de le noter.
13:15Des gens qui disent
13:16il y a la formule rituelle
13:17je crois en la justice de mon pays.
13:19Des gens disent
13:19je n'y crois plus.
13:20Je n'y crois plus.
13:20Je manifeste contre la justice.
13:22Ça, c'est un signal politique
13:24peut-être moins flamboyant
13:27que les propositions
13:27que je viens d'évoquer,
13:28mais qui envoie un signal fort
13:29à ce pouvoir
13:30qui est censé être fondamental
13:31nous ne croyons plus.
13:32Une société prise d'une telle hypnose
13:35ne risque-t-elle pas
13:36de détourner son regard
13:37d'autres problèmes collectifs majeurs ?
13:39Alors, c'est toujours le problème
13:40quand on est saisi
13:41d'une histoire d'horreur
13:42comme celle-là,
13:43le reste du réel disparaît.
13:45Et là, je le dis
13:46à la manière
13:46d'un observateur
13:47de la vie publique.
13:49Nous sommes tous
13:50dans le même état d'esprit
13:51aujourd'hui,
13:51hier, demain,
13:52mais le reste de la vie publique
13:54continue d'exister.
13:55Donc, je pense que
13:56dans ces moments,
13:57ça nous en dit beaucoup
13:58sur la psychologie démocratique,
13:59c'est-à-dire
14:00qu'on se fixe sur un sujet.
14:01Tout le monde ne parle
14:02que d'un seul sujet
14:03pendant un certain temps
14:04dans les médias,
14:05dans la vie publique,
14:06et on oublie
14:07tous les autres éléments
14:09qui constituent l'actualité.
14:10On pourrait se dire
14:10au moins avec ça,
14:11ça va impliquer
14:12les réformes nécessaires,
14:13les grandes décisions
14:13qui ne feront que plus jamais ça.
14:15Mais pas du tout.
14:16Parce qu'après le moment
14:17de l'hypnose,
14:18il y a le moment de l'oubli.
14:19On passe à autre chose,
14:21on passe à un autre sujet.
14:23C'est une forme
14:23de mécanisme pervers d'oubli
14:25qui fait qu'on a vécu
14:26une très forte émotion
14:27et ensuite,
14:28on passe à autre chose
14:29et ça devient une forme
14:30de fait divers
14:30qui traîne
14:31dans notre conscience.
14:32Alors, j'entendais
14:33un journaliste important
14:34ces derniers jours
14:34dire que cet événement
14:36structurera la présidentielle.
14:38J'en suis pas certain,
14:39franchement.
14:39C'est un élément.
14:40L'insécurité sera
14:41un élément de la présidentielle.
14:43Mais nous ne sommes pas
14:43devant l'événement
14:44qui structurera la présidentielle.
14:46Je le dis avec tristesse
14:46encore une fois.
14:47Si on était à deux semaines
14:48de la présidentielle,
14:49peut-être,
14:50mais on n'est pas à deux semaines,
14:50bien des choses se passeront,
14:52bien des événements
14:53auront lieu
14:54et tôt ou tard,
14:55plus tôt que tard,
14:55nous oublierons
14:56ou à tout le moins,
14:57nous conserverons
14:58le souvenir d'une tristesse.
14:59Mais ce ne sera pas
15:00l'événement qui aura tout bousculé.
15:01Nous connaissons déjà
15:02ce mécanisme mental d'oubli.
15:05Merci Mathieu.
15:06On marque une pause.
15:07On revient toujours
15:08sur ces images
15:09dans un instant.
15:10Charente-Maritime,
15:11cette marche blanche
15:12organisée par les grands-parents
15:14de la petite Liada.
15:16L'émotion ne retombe pas.
15:18Le choc ne retombe pas.
15:20La colère ne retombe pas.
15:22On en parle dans Face à l'info.
15:23A tout de suite.
15:27Retour sur le plateau
15:29de Face à l'info.
15:30Dans un instant,
15:31on parlera avec Marc Menon
15:33notamment de ce sujet.
15:35On le voyait avec Carl Zero
15:36qui disait hier
15:37dans le périsculaire
15:39de ne pas proposer
15:40des hommes
15:41pour s'occuper des enfants.
15:42Est-ce que les hommes
15:43peuvent encore
15:43s'occuper des enfants ?
15:45On se posera directement
15:46la question avec vous,
15:47Marc Menon.
15:48Petite parenthèse,
15:49avec vous,
15:50Michel Fayad.
15:51C'est important pour nous
15:52de vous recevoir ce soir
15:53parce que demain
15:54sort votre livre.
15:55On est un peu hors actualité,
15:57mais c'est important pour nous
15:58de vous recevoir
15:59et de donner un coup de projecteur
16:00sur ce livre
16:00sur lequel vous avez
16:01beaucoup travaillé
16:03après la guerre
16:04qui sort
16:05chez Fayad.
16:06Votre livre
16:07s'ouvre le 28 février
16:092026.
16:10L'attaque contre l'Iran,
16:11cette guerre,
16:12change-t-elle
16:13vraiment la donne
16:14sur le terrain ?
16:16Sur le terrain,
16:17en fait,
16:18le régime est toujours
16:19en place.
16:19Il s'est même renforcé
16:21au niveau des gardiens
16:22de la révolution
16:23qui contrôlent.
16:24Mais plus important que ça,
16:26et c'est ça que je dis
16:27dans le livre,
16:28c'est que quand bien même
16:29le régime venait à tomber,
16:31l'islamisme, lui, reste.
16:33On n'est pas en train...
16:34On peut renverser un régime,
16:36mais cette idéologie
16:36qui existe depuis des années
16:39et des années,
16:40elle, va persister.
16:42Vous dites que la vraie menace
16:44vient après les monas.
16:46C'est ce que vous expliquez
16:47dans votre livre,
16:47c'est-à-dire que la vraie menace
16:48vient après.
16:49Disons que ces dernières années,
16:51on a vu, en fait,
16:51depuis la révolution en Iran
16:53de 1979,
16:54on a vu régulièrement
16:55que l'islamisme sunnite
16:57et l'islamisme shéite
16:58étaient parfois alliés,
16:59par exemple,
17:00pour être contre Israël
17:01ou contre les chrétiens du Liban,
17:02mais que par moments,
17:04ils s'affrontaient.
17:05Donc, on a vu, par exemple,
17:07le Hezbollah
17:09combattre Daesh et Al-Qaïda
17:10en Syrie.
17:11On a vu les Hachal-Sharbi
17:12en Irak également
17:13combattre Daesh,
17:15donc en Irak.
17:16Et là,
17:17s'il n'y a plus
17:18cet islamisme shéite,
17:19on va libérer
17:20cet islamisme sunnite
17:22qui va, lui,
17:22se retourner
17:23pour voir
17:24où est-ce qu'il peut
17:25attaquer ailleurs.
17:26Et donc,
17:27il sera libéré
17:28pour aller attaquer
17:29davantage les Israéliens,
17:31les chrétiens libanais
17:32et plus encore
17:33l'Europe,
17:33la France.
17:34Alors, très intéressant.
17:36Michel Fayad,
17:36merci encore
17:37de nous accorder
17:38l'exclusivité
17:38pour votre livre
17:39qui sort demain,
17:40après la guerre.
17:42Vous dites dans votre livre
17:42que la Turquie d'Erdogan,
17:44c'est une sorte
17:45d'islamiste
17:46en costume démocratique.
17:48Pourquoi vous dites là ?
17:49Qu'est-ce que vous entendez
17:50par la costume démocratique ?
17:52Parce qu'il a été élu.
17:53On ne peut pas nier
17:54le fait qu'il y ait eu
17:54des élections.
17:55Mais en même temps,
17:56il a changé complètement
17:58la Turquie
17:59qui avait été bâtie
17:59par Ataturk.
18:01Et lui,
18:01il a quand même
18:03islamisé son pays
18:04au maximum.
18:05Il gère 82 000 mosquées,
18:07dont 2 000 à l'étranger,
18:08y compris en France.
18:10Et c'est le seul pays,
18:12en fait,
18:12qui occupe un pays
18:13membre de l'Union européenne,
18:15la Chypre,
18:15qui est occupée
18:16à un tiers
18:16par les Turcs.
18:18En 2023,
18:19on l'a oublié,
18:20il a chassé
18:21avec les Azéries
18:22plus de 120 000 Arméniens
18:24du Haut-Karabakh
18:25qui se sont retrouvés
18:26à marcher par terre,
18:27femmes,
18:28vieillards,
18:28enfants,
18:29dans la rue
18:29pour se réfugier
18:30en Arménie.
18:31Donc,
18:32c'est un peu ça
18:33ce qu'a fait
18:33la Turquie d'Erdogan
18:35qui cherche donc
18:35à islamiser
18:36au-delà même
18:37de la Turquie,
18:38y compris sur le sol européen.
18:40Et c'est soi-disant
18:41notre allié
18:41puisqu'elle fait partie
18:42de l'OTAN.
18:43Vous dites que
18:44le Pakistan nucléaire,
18:46aussi dans votre livre,
18:47que c'est le scénario
18:48le plus catastrophique.
18:50Le Pakistan,
18:51c'est 100 à 200
18:53ogives nucléaires.
18:53Pourquoi est-ce que
18:54vous ciblez,
18:54vous soulignez justement
18:56l'importance
18:56de ce Pakistan nucléaire ?
18:57Parce que vous savez,
18:58on nous a dit,
18:59vous voyez...
18:59On regarde beaucoup
19:00l'Iran,
19:00effectivement.
19:01l'Iran,
19:01il pourrait avoir
19:02la bombe atomique,
19:02etc.
19:03Enfin,
19:03le Pakistan,
19:04l'arme.
19:05Et officiellement,
19:06le Pakistan,
19:06on l'appelle également
19:07République islamique
19:08du Pakistan.
19:09Donc,
19:09pourquoi est-ce qu'on se
19:10focalise uniquement
19:11sur l'Iran
19:12alors qu'il y a un Pakistan
19:13qui est extrêmement puissant ?
19:15Vous êtes en train
19:15de défendre l'Iran, là ?
19:16Comment ?
19:16Vous êtes en train
19:17de défendre l'Iran, là ?
19:18Ah non, non, pas du tout.
19:19Au contraire,
19:19ce que je suis en train
19:20de dire,
19:20c'est qu'il y a
19:21les deux islamismes
19:22à combattre.
19:22La seule chose
19:23qu'il ne faut pas oublier,
19:24c'est que l'islamisme
19:25chiite,
19:25c'est 15%.
19:26Enfin,
19:26les chiites sont 15%
19:27des musulmans dans le monde,
19:28les sunnites 85%.
19:30Ce que je dis,
19:31c'est que l'Iran
19:31n'a pas la bombe atomique,
19:33le Pakistan, là.
19:34Ce que je dis,
19:35c'est que l'Iran
19:35est sous sanctions économiques
19:36et souffre économiquement,
19:38alors que de l'autre côté,
19:39ils ont énormément d'argent
19:40capable d'investir
19:42et de financer
19:43à une islamisation forcée.
19:45Je dis qu'en France,
19:46on a peu de musulmans
19:48chiites,
19:48alors que dans notre immigration
19:49et parmi notre population,
19:52et que l'essentiel
19:52est sunnite.
19:53Je dis que la plupart
19:54des attentats
19:55qui ont eu lieu en France
19:55ont été commis
19:56par des sunnites,
19:57des islamistes sunnites,
19:58mais qu'il y en a également
19:59qui ont été commis
20:00par des islamistes chiites.
20:01Et j'aime bien
20:01parce que vous soulignez,
20:02vous osez souligner aussi
20:04dans votre livre
20:05« Après la guerre »
20:05qui sort demain chez Fayyar.
20:07Cette situation de dépendance,
20:08on va dire,
20:09de la France
20:09vis-à-vis de l'Arabie saoudite
20:11et du Qatar,
20:12vous osez ?
20:13Oui, parce que je considère
20:14qu'en réalité...
20:15Il y a une certaine contradiction.
20:17Parce que je pense
20:17qu'en fait, en France,
20:18on a mis le tapis rouge
20:19justement au Qatar,
20:21à l'Arabie saoudite,
20:22même au président
20:22autoproclamé de la Syrie,
20:24Joulani,
20:24qui est un membre d'Al-Qaïda,
20:25et qu'on invite d'ailleurs
20:26au G7 dans quelques jours.
20:28Et en fait,
20:29ces pays-là,
20:30on le dépend d'eux
20:31pour la vente de nos armes.
20:32Aujourd'hui,
20:33plus de 40% de nos armes
20:35sont vendues
20:35en fait
20:36aux pays arabes du Golfe.
20:38Et en contrepartie,
20:39ils exigent des choses.
20:40Ils exigent le changement
20:42de notre politique étrangère.
20:43C'est pour cela
20:43que la France a abandonné
20:45le soutien aux chrétiens du Liban.
20:47La France a abandonné
20:48même le soutien à Israël.
20:49Et de l'autre côté,
20:51eh bien aussi,
20:52ils influencent
20:53sur notre politique intérieure.
20:55Parce que si aujourd'hui,
20:55on construit de plus en plus
20:56de mosquées
20:57sur le sol national,
20:58si on cède de plus en plus
20:59face aux exigences islamistes,
21:01c'est en raison
21:02de cette dépendance
21:03vis-à-vis des pays arabes du Golfe
21:04qui sont à l'origine
21:05du financement
21:06des wahhabites,
21:07des salafistes,
21:08de tous ces réseaux
21:09en fait,
21:09qui pullulent
21:10sur le territoire national
21:12et qui islamisent
21:13en réalité
21:14une grande partie
21:15des musulmans en France
21:16et surtout
21:17la jeunesse.
21:18Et justement,
21:19surtout la jeunesse.
21:19Est-ce que c'est pour ça
21:20dans votre livre,
21:21page 106-108,
21:22vous expliquez
21:22qu'il y a un sondage
21:24IFOP
21:24de 2025
21:25qui dit
21:26qu'en France,
21:2742%
21:28des moins de 25 ans
21:29musulmans
21:30adhèrent
21:30à l'islamisme.
21:32Comment l'expliquer ?
21:33Pour moi,
21:34c'est vraiment
21:35l'échec
21:36justement de l'État
21:37parce que l'État
21:38a laissé
21:38en fait
21:39ces puissances étrangères,
21:40donc l'Arabie saoudite,
21:41le Qatar,
21:42les Émirats arabes unis
21:43surtout,
21:43mais également la Turquie
21:44dont j'ai parlé
21:45et puis même
21:46l'Algérie
21:47et d'autres,
21:48en fait,
21:49investir financièrement
21:51auprès de cette jeunesse,
21:53essayer de
21:54même développer
21:55des outils
21:55qu'elle apprécie,
21:56notamment TikTok
21:57et autres
21:58avec de plus en plus
21:59de podcasts,
21:59de vidéos
22:00et donc on a
22:01cette radicalisation
22:02qui se fait même
22:03d'un point de vue
22:03du côté numérique
22:05et aujourd'hui,
22:06très jeunes,
22:07ils ne sont même pas
22:08majeurs,
22:09ils ont déjà été
22:10radicalisés
22:10sur le numérique
22:11et une fois
22:13à leur vingtaine,
22:14ils sont complètement
22:15islamisés
22:15par les réseaux
22:16tablirs,
22:17c'est-à-dire
22:17ceux qui viennent
22:18faire du porte-à-porte
22:19puis finissent
22:19par une rencontre
22:20en prison
22:21ou une rencontre ailleurs
22:22à devenir des salafistes
22:23voire à passer à l'acte
22:24et devenir des terroristes.
22:25Alors ce qui est intéressant
22:26avec vous Michel Fayad
22:27à travers ce livre
22:28et puis à la fois
22:28vos différentes chroniques
22:29que vous faites avec nous
22:31dans Face à l'Info,
22:32c'est que vous êtes né
22:34au Liban,
22:35votre père a combattu
22:36dès l'âge de 15 ans,
22:38en quoi justement
22:38ça change votre regard,
22:40votre analyse,
22:41votre regard de ce qui se passe
22:42sur cette actualité internationale
22:43et puis ce qui se passe
22:44en France ?
22:45Je pense que
22:46ce qui change
22:46c'est qu'on l'a vécu,
22:48quand on l'a vécu
22:48je pense qu'on a un regard
22:50qui change,
22:51c'est-à-dire qu'on sait
22:52comment ça vient,
22:53d'où ça vient
22:54et...
22:55C'est quoi ça ?
22:56Comment ?
22:56C'est quoi le ça ?
22:57C'est-à-dire que
22:58vous voyez la France
23:00dans laquelle on est arrivés
23:01fin 1990,
23:03c'est plus la France
23:04d'aujourd'hui.
23:05On voit que
23:06les quartiers ont changé,
23:08la mentalité a changé,
23:09quand je dis la mentalité
23:10c'est même
23:11d'un certain point de vue
23:12malheureusement
23:13certains Français
23:14se sont déjà soumis
23:15à l'islamisme.
23:16Donc en fait
23:17il y a déjà une forme
23:18de dimitude,
23:18c'est-à-dire de soumission
23:19parce qu'on est
23:20des non-musulmans
23:22auprès de cette volonté
23:24d'islamiser la France
23:25et donc on voit que
23:28et ce sont les mêmes
23:30pays étrangers,
23:30Arabie Saoudite et autres
23:31qui essayent d'imposer,
23:32de s'imposer
23:34donc dans les idées
23:35et en France
23:35à travers l'argent.
23:36Je reçois des SMS
23:38disant qu'il a l'air
23:38passionnant votre livre,
23:39je ne sais pas comment
23:40est-ce qu'on le voit
23:40à travers l'écran
23:41mais en tout cas
23:41ça a l'air passionnant.
23:43Non mais c'est vrai,
23:43peut-être une dernière question
23:44parce que ça
23:45c'est en tout cas aussi
23:46peut-être très intéressant,
23:48c'est-à-dire que
23:48vous avez le regard
23:49depuis le Liban.
23:50On a vu des témoignages
23:51de femmes libanaises
23:52qui disent au secours
23:53on ne l'a pas vu venir.
23:55Ce qui s'est passé chez nous
23:56c'est en train d'arriver
23:57chez vous.
23:58Faites attention.
23:59C'est ce message aussi
23:59que vous voulez faire passer.
24:01Lorsqu'on croit
24:02qu'on est bien
24:02du jour au lendemain
24:03on est chrétien,
24:04la vie est belle
24:05et puis tout de suite
24:06une guerre,
24:07une guerre qui vous tombe dessus
24:08alors qu'on a été averti.
24:10Que peut faire la France
24:11pour éviter cela ?
24:12Dernière question.
24:13Déjà je pense
24:14qu'on ne doit plus
24:15se mentir dans les débats.
24:16C'est-à-dire qu'on veut nous dire
24:17il faut distinguer
24:18l'islam et l'islamisme
24:19pour ne pas faire de la peine
24:20aux musulmans.
24:21Je pense que
24:22tout en respectant
24:23les musulmans au maximum
24:24on doit dire
24:25qu'il y a un problème
24:25avec les textes islamiques
24:27qui eux posent un problème
24:28sur le sol national
24:29et il faut également
24:31à mon sens
24:32combattre le financement
24:33justement étranger,
24:34le financement saoudien,
24:35le financement qatarie
24:36et autres
24:36parce que c'est l'étranger
24:38qui crée un problème
24:39en France.
24:40C'est-à-dire
24:40le financement étranger
24:41et c'est celui-là
24:42qu'il faut vraiment
24:43combattre au maximum.
24:44Et puis une chose
24:45c'est qu'il faut dire
24:46aux pays du Golfe
24:48que s'ils veulent
24:50acheter nos armes
24:50ils veulent investir
24:51très bien
24:52mais ils n'ont pas
24:52à nous imposer
24:53leur idéologie.
24:54Est-ce que vous avez envie
24:55de rester avec nous
24:56jusqu'à la fin de l'émission ?
24:57Comme d'habitude
24:58vous étiez notre invité
25:00mais merci en tout cas
25:00félicitations pour ce livre
25:02qui sort demain
25:02donc chez Fayard.
25:04On continue sur notre
25:05ligne éditoriale du jour
25:07très dense
25:08très émouvante
25:10qui est celle de Liana.
25:12Écoutez l'avocat
25:13de la famille
25:15qui s'est exprimée
25:16aujourd'hui
25:16de la famille
25:17de Liana.
25:18Il y a une question
25:19comment cela a pu arriver ?
25:21Alors je ne suis ni enquêteur
25:23ni politicien
25:24je suis l'avocat
25:24de la famille
25:25et j'ai eu accès
25:26au dossier
25:27et par ma voix
25:28cette famille endeuillée
25:29souhaite envisager
25:30les véritables responsabilités
25:31celles des moyens
25:33qu'on accorde
25:33à la justice
25:34et à leur efficacité
25:36car oui monsieur le Président
25:37c'est le vrai cœur
25:38du problème.
25:40J'ai vu des gendarmes
25:41des policiers
25:42des magistrats
25:42et des greffiers
25:43crouler sous les piles
25:44de dossiers à traiter
25:46j'ai vu les mêmes
25:46se battre pour des post-it
25:48ou des ramettes
25:48de papiers
25:49on en est là
25:50j'ai vu des décisions
25:51de justice
25:51qui n'étaient pas appliquées
25:53faute d'avoir du personnel
25:54pour pouvoir le faire
25:56j'ai vu des experts
25:57refuser leur mission
25:58car ils avaient
25:59trop de travail
26:00j'ai vu des rapports
26:01d'expertise
26:02être rendus 6 mois après
26:03qu'on les avait demandés
26:04j'ai vu des instructions
26:08judiciaires pour viol
26:09durer des années
26:10car il n'y a pas
26:11assez de juges
26:11pas de place en audience
26:13pas de juges
26:14pas de place en audience
26:15pas de moyens
26:16ce sont les questions
26:17qu'on se pose ce soir
26:18comment est-ce qu'on aurait
26:19pu éviter tout cela
26:21Gérald Darman
26:22a été auditionné
26:23au Sénat ce matin
26:25Laurent Lugnais
26:26également
26:27ils ont été
26:27sous le feu des critiques
26:28au gouvernement
26:30il y a aussi
26:31d'autres questions
26:32qu'on se pose
26:33comment est-ce qu'on peut
26:34limiter le contact
26:35entre les hommes
26:36et les enfants
26:37on avait notre invité
26:38hier
26:38Carl Zero
26:39qui parlait
26:39de limiter
26:40dans le périscolaire
26:41limiter l'accès
26:43aux hommes
26:43est-ce que
26:44et ça c'est une question
26:45peut-être même
26:45presque philosophique
26:46sociale
26:47Marc Menand
26:48est-ce que les hommes
26:49à la lumière
26:50de l'actualité
26:51aujourd'hui
26:51peuvent encore
26:52être en contact
26:53des enfants
26:54est-ce que les hommes
26:54peuvent élever
26:55des enfants
26:56s'occuper des enfants
26:57c'est terrible
26:58de se poser cette question
26:59imaginez qu'on est
27:01l'inverse
27:01on dirait
27:03mais comment ça
27:04vous osez remettre
27:05en cause
27:06la femme
27:07son empathie
27:08pour les enfants
27:10son amour
27:10etc
27:11or
27:11dans les infanticides
27:13des premiers jours
27:15ce sont
27:16que des femmes
27:17pourquoi un homme
27:18ne serait pas capable
27:19qu'il y ait des ordures
27:21qu'il y ait des malades mentaux
27:22qu'il y ait
27:23qu'il y ait
27:23c'est une chose
27:24c'est comment
27:25avoir le tamis
27:26qui permette
27:28de ne pas accéder
27:29aux enfants
27:30mais des pères
27:31qui élèvent
27:32seuls leurs enfants
27:33on n'en parle jamais
27:34on parle des mères
27:35célibataires
27:36mais même
27:38il y a un personnage
27:39de l'histoire
27:39qui est resté mythique
27:40mais qui a été
27:42un père exceptionnel
27:43c'était Henri IV
27:44d'abord avec ses bâtards
27:46et après
27:47qui s'est merveilleusement
27:48bien occupé
27:48du petit Louis XIII
27:50il était roi
27:52des gens
27:53qui ont le désir
27:54de donner à l'enfant
27:55le goût de l'écoute
27:57le goût
27:59du savoir
28:00le plaisir
28:02de la fête
28:03de l'esprit
28:04d'avoir également
28:05cette sensation
28:07d'être celui
28:08qui embrase
28:10l'enthousiasme
28:12du gamin
28:12et qui lui dit
28:14demain
28:15tu ne seras pas
28:16un traîne-savate
28:17tu auras
28:18de l'ambition
28:19sois capable
28:20de te secouer
28:22sois capable
28:23d'avoir
28:23l'audace
28:24et le courage
28:25d'entrer
28:26dans ton existence
28:27mais c'est 80%
28:29d'éducateurs
28:30que l'on trouve
28:31que ce soit
28:32dans les patronages
28:33que l'on trouve
28:34ici ou là
28:35alors oui
28:35on focalise
28:36depuis quelque temps
28:37sur des faits
28:39intolérables
28:40mais ces faits-là
28:41il faut essayer
28:42de comprendre
28:43comment ça a pu
28:45se passer
28:46est-ce que l'on n'a pas
28:47là simplement
28:47une non-sélection
28:49avec des salaires
28:50tellement bas
28:51qu'on prend n'importe
28:52quel gougnafier
28:53qui se présente
28:54et on ne cherche pas
28:54à savoir
28:55s'il a une morale
28:56s'il est même capable
28:57d'instiller un minimum
28:59de désir
29:01de vivre
29:01à un enfant
29:02combien de gamins
29:04aujourd'hui
29:04sont en désespérance
29:06pensent à se scarifier
29:08pensent au suicide
29:10vous vous rendez compte
29:11de la faillite
29:11et ça serait la faute
29:12des hommes
29:13mais quelle est
29:14cette ségrégation
29:15je dirais
29:16négative
29:17qu'est-ce qui fait
29:18que l'on soustrairait
29:19les hommes
29:20il serait donc
29:21l'image du prédateur
29:22mais dans le système
29:24éducatif
29:24vous imaginez
29:26ce que l'on mettrait
29:26dans la tête des enfants
29:28méfie-toi des hommes
29:30méfie-toi de tout adulte
29:32méfie-toi de toute personne
29:33qui t'approche
29:34qui n'a pas le bon geste
29:35mais crois en l'existence
29:37quelle est cette société
29:39où malheureusement
29:40on éteint
29:42chez l'enfant
29:43le désir
29:44d'ouvrir la fenêtre
29:45le désir
29:45de monter aux arbres
29:46mais ça c'est d'ailleurs
29:47ça me vient comme ça
29:48en vous parlant
29:50l'enfant
29:51aujourd'hui
29:51il faut qu'il ait un casque
29:53il faut qu'il ait une ceinture
29:54on lui empêche
29:56de chercher
29:57dans la vie
29:59toutes les potentialités
30:01de ce qui donne
30:02le sel
30:03à savoir
30:04le goût du risque
30:05le goût de l'instruction
30:06le goût du rire
30:08tout simplement
30:09et là
30:09en ayant de tels propos
30:11on les étouffe
30:13on empêche
30:14l'étincelle de vie
30:16de les enflammer
30:18n'oublions-toi
30:19donc
30:19que par exemple
30:21Célestin Freinet
30:23a créé une méthode
30:24que certains peuvent contester
30:25et puis il y a les autres
30:27comme
30:27Marcel Ruffaut
30:28Serge Tisseron
30:29Maurice Berger
30:30Boris Cérulnik
30:31ce sont des hommes
30:33je ne crois pas
30:33qu'ils soient infréquentables
30:35pour les enfants
30:35et que ceux-ci
30:36ont même intérêt
30:38à les rencontrer
30:39Merci pour vos regards
30:41Marc Menand
30:42Charlotte Dornelas
30:43en recevant
30:44les procureurs généraux
30:45Gérald Darmanin
30:46a réclamé
30:47un état des lieux
30:48on l'a dit
30:48des 70 000 plaintes
30:51impliquant des mineurs
30:52d'ici le 14 juillet
30:53il s'est exprimé
30:55ce matin
30:55au Sénat
30:56pour expliquer
30:57en fait
30:57ce que ça veut dire
30:58concrètement
30:58dites-nous tout
30:59Voilà
31:00il faut bien comprendre
31:01on vient d'entendre
31:02l'avocat de la famille
31:02de Liana
31:03il y a également
31:04l'avocat
31:04vous savez
31:04de la famille
31:05de Rosa
31:06donc la petite fille
31:09qui avait porté plainte
31:10l'année dernière
31:11pour viol
31:12et cette plainte
31:12qui est au coeur
31:13de toutes les attentions
31:13les deux ont des discours
31:15qui se retrouvent
31:16sur le manque de moyens
31:16de manière générale
31:17mais vous avez l'avocat
31:18de Rosa
31:19qui annonce
31:20porter plainte
31:20contre l'état
31:21dans son dossier
31:22l'avocat de Liana
31:23qui explique que
31:25reprocher
31:25ce qui s'est passé
31:26à l'institution judiciaire
31:27serait une erreur absolue
31:28je reprends ces mots
31:29donc ils ont les dossiers
31:30nous ne les avons pas
31:31et ils ont plus d'informations
31:33on va dire
31:33sur les enquêtes administratives
31:35en cours
31:35dont nous n'avons pas
31:35évidemment
31:36les conclusions
31:37mais là Gérald Darmanin
31:38il élargit le sujet
31:39en disant
31:40pour que ça n'arrive plus
31:41en effet
31:42je demande
31:43tribunal par tribunal
31:45donc il demande
31:45au procureur généraux
31:46tribunal par tribunal
31:48d'étudier
31:49de faire un recensement
31:50de toutes les plaintes
31:52qui concernent
31:52des violences sexuelles
31:53sur mineurs
31:54d'ici le 14 juillet
31:55donc sur un mois
31:57il a précisé
31:58que
31:58à sa connaissance
31:59il y avait
32:0070 000 plaintes
32:01connues des procureurs
32:02donc le but
32:03est premièrement
32:04de faire un état des lieux
32:06c'est une preuve
32:07absolument évidente
32:08que cet état des lieux
32:10n'est donc pas fait
32:10et il y a actuellement
32:12un aveuglement
32:13des parquets eux-mêmes
32:14sur les procédures
32:15qu'ils ont à traiter
32:16dans leur propre parquet
32:18donc le procureur général
32:19il organise
32:20son métier
32:21c'est d'organiser
32:21son parquet
32:22on comprend bien
32:23bien que là
32:23en l'occurrence
32:24il y a un délai
32:24d'un mois
32:25pour faire
32:25l'état des lieux
32:26tribunal par tribunal
32:27donc
32:29il n'y a pas
32:29de service statistique
32:30au ministère
32:31de l'intérieur
32:31il y a un délai
32:32d'un mois
32:32qui est accordé
32:33pour cela
32:33preuve que ça n'est pas
32:35évident
32:35que ça n'est ni simple
32:36ni rapide
32:36et on ne parle
32:37que de les recenser
32:38pour l'instant
32:39même pas de les traiter
32:41deuxième chose
32:42Gérald Darmanin
32:43explique qu'il veut
32:44recenser ces dossiers
32:45pour ensuite identifier
32:46les dossiers prioritaires
32:48notamment les plaintes
32:49et c'est l'exemple
32:50qu'il a pris
32:50pour lesquels
32:51je cite
32:51les enfants
32:52sont encore des enfants
32:53en clair
32:54les adultes
32:55qui viennent porter plainte
32:56en disant
32:56il m'est arrivé cela
32:57quand j'étais enfant
32:58ça concerne un mineur
32:59parce que les faits
33:00ont été conseillés
33:00sur un mineur
33:01mais lui il dit
33:02vous priorisez
33:02les enfants
33:03qui sont encore des enfants
33:04c'est-à-dire le mineur
33:05qui vient porter plainte
33:05pour un viol
33:06qui a eu lieu
33:07il y a quelques temps
33:07et pas 30 ans après
33:08par exemple
33:09c'est ça
33:09c'est donc le signe
33:11envoyé par Gérald Darmanin
33:13qu'il y a bien
33:14de la part des procureurs
33:15une priorisation
33:16à effectuer
33:17en raison du nombre
33:18de dossiers
33:19de violences sur mineurs
33:20qu'ils ont entre les mains
33:21or même une victime adulte
33:23ou devenue adulte
33:25peut avoir eu affaire
33:26à un prédateur
33:27qui est encore dangereux
33:28c'est encore possible
33:29donc même dans la priorisation
33:31il y a une reconnaissance
33:32du risque possible
33:33des conséquences
33:34de cette priorisation
33:35et ce qu'il en attend
33:36Gérald Darmanin
33:37il a expliqué
33:38j'espère
33:38je le cite
33:39j'espère une accélération
33:40de ces enquêtes
33:41qui sont ensuite
33:42soit classées
33:43donc Gérald Darmanin
33:45reconnaît que l'absence
33:45d'éléments matériels
33:46restera inchangé
33:47même avec l'accélération
33:48on va dire
33:49de ces enquêtes
33:49ou alors confié
33:51au juge du siège
33:52et là quand il y a passage
33:53au juge du siège
33:54ça veut dire
33:55un sujet de délai
33:56d'audiencement
33:57et là aussi
33:58ça peut prendre
33:59énormément de temps
34:00avec toute la problématique
34:01vous le savez
34:02de la détention provisoire
34:03qui est encadrée
34:03et en matière criminelle
34:04Gérald Darmanin
34:05le sait mieux que personne
34:07puisqu'il est en train
34:08actuellement
34:09de faire passer un texte
34:10devant les parlementaires
34:11pour tenter
34:12de désengorger
34:12la justice criminelle
34:14c'est tout le sujet
34:15vous savez
34:15de la reconnaissance
34:19de culpabilité
34:20avec lequel
34:21il se bat
34:22notamment
34:22avec les avocats
34:23donc il sait
34:24que le délai
34:24d'audiencement
34:25en matière criminelle
34:26est un énorme sujet
34:27le risque
34:28c'est de libérer
34:29des criminels
34:30vous le savez
34:30avant même
34:31leur jugement
34:31en raison
34:32de l'encadrement
34:33de la détention provisoire
34:34donc Gérald Darmanin
34:35le sait lui-même
34:36donc le ministère
34:37a conscience
34:37que le seul recensement
34:39des seuls dossiers
34:41qui concernent
34:42les violences sexuelles
34:43sur mineurs
34:43en en faisant
34:44une priorité absolue
34:46va prendre au minimum
34:47un mois
34:48et on ne parle pas encore
34:49de les traiter
34:50c'est un petit aperçu
34:52des délais
34:52que nous peinons
34:53à comprendre
34:53dans cette affaire
34:54comme dans le reste
34:56de la justice
34:56délais qui évidemment
34:57peuvent avoir
34:58des conséquences
34:59absolument dramatiques
35:00alors n'est-il pas
35:02légitime
35:02d'exiger
35:03cet effort
35:04alors que la France
35:05entière
35:06est sous le choc
35:07du drame
35:08qui vient d'arriver
35:08et de la mort
35:09de Liana
35:11la question aujourd'hui
35:12est devant cette annonce-là
35:13c'est moins de savoir
35:14s'il est légitime
35:14de le souhaiter
35:15je crois que
35:16objectivement
35:17on le souhaite tous
35:17que ces affaires
35:18soient traitées
35:19et le plus rapidement possible
35:20mais la question
35:21est de savoir
35:21s'il est réaliste
35:23de le laisser croire
35:24est-ce que réellement
35:25nous avons la capacité
35:26d'ici un mois
35:27de recenser
35:28toutes ces plaintes
35:29d'ici trois mois
35:31comme a dit
35:31Sébastien Lecornu
35:32cette fois-ci
35:33de toutes les traiter
35:34là la question
35:35mérite d'être étudiée
35:36très rapidement
35:37quel est le lien
35:38entre le travail
35:39du parquet
35:39et des enquêteurs
35:40parce que là encore une fois
35:41on peine à comprendre
35:42on se dit
35:42c'est quand même pas compliqué
35:43de passer de l'un à l'autre
35:44les enquêteurs
35:45entendent la victime
35:45le parquet leur demande
35:47d'arrêter la personne
35:47c'est pas si compliqué
35:49parce qu'il y a deux questions
35:50il y a la question
35:51de l'orientation
35:52des enquêtes
35:52ça c'est le parquet
35:53qui gère
35:53et il y a la question
35:54de la capacité d'enquête
35:55qui elle pèse
35:55sur les enquêteurs
35:56raison pour laquelle
35:57on se pose la question
35:57et du parquet
35:58et des gendarmes
35:59en l'occurrence
36:01les forces de l'ordre
36:02quand elles reçoivent la plainte
36:03elles appellent le parquet
36:04vous imaginez
36:05chaque fois quelqu'un
36:06vient porter plainte
36:06donc les parquets
36:07c'est objectivement
36:08des standards de téléphone
36:09il y a des policiers
36:11qui vous montrent
36:13les attentes sur leur téléphone
36:142h58
36:15avant d'avoir le procureur
36:16au téléphone
36:16donc ils appellent le procureur
36:18pour savoir
36:18ce qu'ils doivent faire
36:19entre guillemets
36:20ah oui j'ai déjà vu ça
36:22ensuite
36:22ils auditionnent la victime
36:24ensuite ils l'envoient
36:25aux unités médico-judiciaires
36:27on l'a découvert
36:27ensuite ils réappellent le parquet
36:29ils mettent
36:30la mise en cause
36:31en garde à vue éventuellement
36:32au moment où ils le mettent
36:33en garde à vue
36:34ils doivent attendre l'avocat
36:35désormais pour commencer
36:36la garde à vue
36:37ils doivent l'envoyer
36:38chez le médecin
36:38s'ils le demandent
36:39lui permettre de prévenir
36:41qui il veut
36:41dans le cadre de sa garde à vue
36:43et ensuite
36:43commencent les actes d'enquête
36:44sous l'égide systématique
36:46du procureur
36:46avant
36:47il y a quelques années
36:48les enquêteurs
36:49pouvaient commencer
36:50à poser des actes d'enquête
36:51sans rappeler le procureur
36:53systématiquement
36:54mais désormais
36:55parce que nous voulons
36:55un peu tout
36:56et le contraire de tout
36:56c'est-à-dire
36:57un renforcement permanent
36:58des droits de la défense
36:59et ensuite
37:00on se pose la question
37:00du respect des victimes
37:01mais il faut réussir
37:03à jauger ce curseur-là
37:05désormais
37:05les enquêteurs
37:06doivent systématiquement
37:09appeler
37:10pour avoir
37:10l'avis du procureur
37:11donc vous voulez poser
37:12une balise
37:12vous appelez le procureur
37:13vous voulez une réquisition
37:14téléphonique dans un dossier
37:15vous appelez le procureur
37:16et chaque fois
37:17vous devez motiver
37:19votre demande
37:20d'actes d'enquête
37:21auprès du procureur
37:23tout ça en même temps
37:24et on se pose souvent
37:25la question de la justice
37:25des mineurs
37:26et on dit
37:26les mineurs
37:26il faut les protéger
37:27je rappelle que
37:27dans les violences sexuelles
37:28sur mineurs
37:29il y a 40% des dossiers
37:30dans lesquels
37:30les agresseurs
37:31sont des mineurs
37:32peut-être que
37:33étant donné
37:34l'émotion que ça génère
37:35on peut se reposer
37:36la question de la justice
37:37des mineurs
37:37à cette zone-là
37:38peut-être
37:39notamment
37:40dans la poursuite
37:41de cela
37:41ensuite il y a la question
37:42et là la question politique
37:43de l'administration
37:45des parquets
37:45je vous disais tout à l'heure
37:46le rôle d'un procureur
37:47c'est d'organiser son parquet
37:48justement de savoir
37:49qu'est-ce qui est prioritaire
37:50comment faire
37:51suivre les enquêtes
37:52mais quand vous lui collez
37:53des réunions
37:53toute la journée
37:54quand il a
37:55des circulaires
37:58ou des directives
37:58qui arrivent
37:59de tous les services
37:59du ministère
38:00pour savoir
38:01ici les budgets
38:02ici la surpopulation carcérale
38:03ici les réunions
38:04avec le préfet
38:05ici avec l'éducation nationale
38:06en fonction des priorités diverses
38:08il y a une suradministration
38:10aussi des parquets
38:11au détriment évidemment
38:12de l'organisation
38:12des parquets
38:13eux-mêmes
38:14et vous voyez
38:14avec un travail
38:15qui est concret
38:16or il y a en France
38:17aujourd'hui
38:172200 procureurs
38:18on le disait hier
38:19et tous ne sont évidemment
38:21pas chargés
38:21seulement des enquêtes
38:22qui impliquent des mineurs
38:23il y a évidemment
38:24beaucoup d'autres enquêtes
38:25en cours
38:25donc si on répartissait
38:27imaginons
38:28les dossiers
38:29qui concernent
38:30les violences sexuelles
38:30sur mineurs
38:31entre tous les procureurs
38:32ils en auraient
38:3332 chacun
38:34actuellement
38:35donc pour les recenser
38:36peut-être
38:37en un mois
38:38en en faisant
38:38la priorité absolue
38:39pour les traiter
38:40c'est absolument impossible
38:41ça en ferait quasiment
38:42un par jour
38:42vous imaginez bien
38:43que ça n'est pas possible
38:44à moins
38:45pour simplement
38:47les recenser
38:47et encore
38:48de ne faire plus
38:49du tout le reste
38:50ça veut dire
38:51plus le reste
38:52dans un parquet
38:53ça veut dire
38:53plus d'interpellation
38:54plus de perquisition
38:55plus de commandes
38:56d'actes d'enquête
38:57plus d'examen
38:57de l'application
38:58des peines
38:58vous savez
38:59le procureur
38:59doit faire son réquisitoire
39:01devant le JLD
39:03plus de suivi
39:03des dossiers nouveaux
39:04pour lesquels
39:05appellent les enquêteurs
39:06parce qu'ils continuent
39:07à appeler
39:07parce que les plaintes
39:08continuent à arriver
39:08et évidemment
39:10aucune intervention
39:10pendant la coupe du monde
39:11qui va commencer
39:12au moment du 14 juillet
39:13faire comme si on ne voyait
39:14plus les points de deal
39:15pendant un mois
39:16ni aucune autre infraction
39:17dans le pays
39:17vous imaginez bien
39:19que ça va être compliqué
39:21et encore
39:22je rajoute
39:23encore
39:23et encore
39:24on parle des 70 000 plaintes
39:26et d'ailleurs
39:26Gérald Darmanin
39:26l'a précisé
39:27qui sont déjà
39:28enregistrées au tribunal
39:29donc passées par le parquet
39:30il faut sans doute
39:31au moins doubler ce chiffre
39:33si vous ajoutez
39:34les plaintes
39:34qui dorment
39:35entre guillemets
39:35ou qui attendent
39:36tout simplement
39:37dans les commissariats
39:37et les brigades
39:38en attendant le coup de fil
39:39au procureur
39:40précisément
39:40et d'ailleurs
39:41le ministère de la justice
39:42comme Laurent Nunez
39:44à l'intérieur
39:44ont précisé
39:45qu'ils voulaient identifier
39:46dans un deuxième temps
39:47les dossiers de violence
39:49sexuelle sur mineurs
39:49qui stagnent
39:50dans les stocks
39:51des commissariats
39:51sans compter
39:52celles qui arrivent
39:53encore quotidiennement
39:54pour avoir une idée
39:55parce qu'on manque
39:56de statistiques
39:57sur le ministère
39:57de la justice
39:58Gérald Darmanin
39:58a parfaitement raison
39:59mais nous avons
40:00actuellement
40:00plus de 3 millions
40:023 millions
40:03de procédures judiciaires
40:04en attente
40:05auprès des forces
40:06de l'ordre
40:06dans les commissariats
40:07et les brigades
40:07de gendarmerie
40:073 millions
40:09de plaintes
40:10toutes infractions
40:10confondues
40:11et il y a
40:12forcément parmi elles
40:13des faits
40:15extrêmement graves
40:16parmi ces plaintes
40:19mais le ministre
40:20de la justice
40:20rappelle
40:21et les français
40:21ont l'air de le soutenir
40:22sur ce point
40:23que les atteintes
40:24faites aux enfants
40:25sont une priorité
40:26et que l'avocat
40:27de Rosa
40:28qui avait déposé plainte
40:29en août dernier
40:30évoque des enquêteurs
40:31je cite
40:33paresseux
40:33oui
40:34l'avocat de Rosa
40:35en effet
40:35a chargé
40:37des magistrats
40:37et des enquêteurs
40:38en disant
40:38il y en a énormément
40:39qui font très bien
40:39leur travail
40:40il y en a qui bossent
40:404 fois moins que les autres
40:41et en l'occurrence
40:42c'est pour ça
40:43que je précisais
40:43initialement
40:44les deux avocats
40:45qui ont des discours
40:46relativement contradictoires
40:47sur l'affaire elle-même
40:49ont eux accès au dossier
40:50ça n'est pas mon cas
40:51donc je m'extrais
40:52pour parler des plaintes
40:53en général
40:54et sur la priorisation
40:55je vous disais hier
40:56dans la circulaire
40:57de Gérald Darmanin
40:59il y a beaucoup de priorités
41:00qui sont envoyées au parquet
41:01toutes les violences
41:01faites aux personnes
41:02sont prioritaires
41:03et il faut
41:04que nous soyons conscients
41:06je pense collectivement
41:06de ce que veut dire
41:07prioriser les violences
41:08faites aux enfants
41:09je pense qu'on est tous d'accord
41:10pour se dire
41:10c'est abominable
41:11il faut qu'elles soient
41:12traitées en priorité
41:13le plus rapidement possible
41:13pour que nous n'ayons plus jamais
41:15affaire à ce qui vient
41:16de ce posséde
41:17mais les priorités
41:18nous les accumulons
41:19nous-mêmes collectivement
41:20tout le reste de l'année
41:21c'est-à-dire le narcotrafic
41:23il y a également des morts
41:25et parfois extrêmement jeunes
41:26les atteintes
41:27selon les religions
41:29on en parle beaucoup ici
41:30et on se dit
41:30mais pourquoi est-ce que
41:31la justice ne fait rien
41:32c'est donc aussi une priorité
41:34que nous aimerions avoir
41:35les rodéos urbains
41:36qui exaspèrent
41:37et en cette période de l'année
41:38le sujet ne va pas manquer
41:40d'arriver
41:40et qui parfois d'ailleurs tue
41:41les émeutes urbaines
41:42l'immigration illégale
41:44les violences conjugales
41:45les violences intrafamiliales
41:46les agressions sur les forces
41:47de l'ordre
41:47ce sont au fil de l'année
41:49des atteintes
41:50des agressions
41:51voire parfois des crimes
41:52que nous jugeons
41:54prioritaires
41:54donc là les enquêteurs
41:55ce qui se passe depuis trois jours
41:56c'est qu'ils appellent
41:57les parquets
41:57en voyant toutes les affaires
41:59de violences sexuelles
42:00sur mineurs
42:00qu'ils ont entre les mains
42:01et ils appellent les parquets
42:02tant mieux
42:03ils vont mettre à jour
42:04toutes ces plaintes
42:05tant mieux
42:05on ne peut que l'appeler
42:06de nos voeux
42:07mais il faut se poser
42:08la question du détriment
42:09au détriment
42:10de quoi d'autre
42:11cette priorité
42:13se fera
42:13et surtout
42:14quelle sera
42:14notre prochaine émotion
42:15qui pèsera encore
42:16lourd
42:17sur la justice
42:18Merci beaucoup
42:20Charlotte Dornelas
42:21Gabriel Cluzel
42:23lundi soir
42:24plus de 60 000 manifestants
42:26se sont rassemblés
42:27un peu partout en France
42:28selon le ministre
42:29de l'Intérieur
42:31des rassemblements
42:32qui ont eu
42:33ni tout bord politique
42:34mais une question
42:35ce soir
42:35pourquoi
42:37n'a-t-on pas vu
42:38une telle unité
42:39pour d'autres viols
42:40et meurtres
42:41de petites filles
42:42par le passé
42:43comme Lola
42:43par exemple
42:44faut-il y voir
42:45une raison idéologique
42:47Oui alors
42:48nombreux parmi ceux
42:49qui sont allés manifester
42:51hier
42:51étaient apolitiques
42:52et beaucoup de mères
42:53de famille
42:53de parents
42:54venus exprimer
42:55leur indignation
42:56il y avait aussi
42:56des politiques
42:57des militants
42:58de tous bords
42:58de LFI
42:59à Reconquête
43:00ou RN
43:01et moi j'ai
43:02une dame
43:03mère de famille
43:04très catholique
43:05conservatrice
43:06qui n'est pas du genre
43:06à enlever le haut
43:07en manif
43:07m'a dit
43:08si on m'avait dit
43:09que je manifesterais
43:10un jour avec des fémens
43:11voilà
43:13c'est donc
43:14on peut dire
43:14que c'est la belle surprise
43:15dans ce contexte abominable
43:17c'est une union sacrée
43:18de notre pays
43:19si fracturée
43:20dans l'indignation
43:20alors il y a quelques militantes
43:22d'extrême gauche
43:22qui ont essayé
43:23de barrer le passage
43:24des jeunes femmes
43:25de Némésis
43:26mais ça a fait pchit
43:27globalement
43:29donc il y a une unanimité
43:31dans l'indignation
43:32et c'est d'ailleurs
43:33quand même
43:34disons-le
43:34la présence
43:35de la gauche
43:36pas de la droite
43:37qui a suscité
43:38la réaction du gouvernement
43:39c'est assez évident
43:40alors là c'est branle-bas de combat
43:41on va voir ce qu'on va voir
43:43Gérald Darmanin présente
43:44des excuses
43:45et dit qu'il dort mal
43:46toujours mieux je pense
43:47que les parents de l'INA
43:49mais c'est vrai
43:50que le magistère moral
43:51de la gauche
43:52est encore très puissant
43:54et on voit que
43:54quand il se met en action
43:55le gouvernement tremble
43:56alors pourquoi je vous dis ça
43:58parce que la droite
43:58elle seule n'arrive à rien
44:00c'est preuve de son état
44:01d'infériorité
44:02pas dans l'électorat
44:03mais dans les élites
44:04qui comptent
44:05et finalement font la pluie
44:06et le beau temps
44:07quand elle monte au créneau
44:09on l'accuse
44:09d'instrumentalisation
44:10souvenez-vous
44:11quand Lola
44:1312 ans
44:14violée
44:15et tuée par
44:16Dabia Benkiret
44:17une algérienne
44:18sous OQTF
44:18le ministre de la justice
44:20de l'époque
44:21monsieur Dupond-Moretti
44:23avait accusé
44:24la droite
44:24de démagogie
44:25et dénoncé
44:26je cite
44:26ceux qui se servent
44:27du cercueil
44:28comme marche-pied
44:29quant au ministre
44:30de l'intérieur
44:31tiens justement
44:31c'était Gérald Darmanin
44:32il avait fustigé
44:34l'indécence
44:35de certains politiques
44:36il n'y a que devant
44:37la gauche
44:38qu'il courbe la tête
44:39et fait son mea culpa
44:40pourtant la faillite
44:41de l'état
44:42n'était-elle pas
44:43là aussi patente
44:45bien sûr
44:45parce que si les 100%
44:46d'exécution des OQTF
44:48promis par Emmanuel Macron
44:49n'étaient pas restés
44:50lettre morte évidemment
44:52Lola serait encore en vie
44:53mais cela n'entre pas
44:54dans la bonne grille idéologique
44:55vous ne voudriez pas
44:56quand même
44:56que la gauche dénonce
44:58un immigré
44:59en situation illégale
45:00ou la non-exécution
45:01d'un OQTF
45:02donc dans l'affaire Lola
45:03on ne pouvait même pas
45:04dénoncer l'homme
45:05vous voyez
45:05Marc en parlait tout à l'heure
45:06parce que c'était une femme
45:07preuve que la femme aussi
45:08quand elle s'y met
45:09elle est capable
45:09de commettre
45:10les pires horreurs
45:11alors nombre de ceux
45:13qui étaient là
45:13hier dans la rue
45:14et bien s'étaient rangés
45:15aux côtés du gouvernement
45:16pour faire chorus
45:17et crier à l'instrumentalisation
45:20mais prétendre comme lui
45:21qu'il ne fallait pas
45:22s'indigner de cette façon
45:24du meurtre de Lola
45:25ou qu'en tout cas
45:26le faire
45:26c'était pas bien
45:28alors c'est quand même
45:29très triste
45:29parce que tous les viols
45:31de petites filles
45:32dites-moi si je me trompe
45:33se valent
45:34et comme si
45:36les faillites gouvernementales
45:37qui les ont provoquées
45:38n'étaient pas toutes
45:39à dénoncer
45:41et des ratés mortifères
45:42liés aux OQTF
45:43ayant coûté la vie
45:44à des petites filles
45:45ou des jeunes filles
45:45il y en a
45:45j'en ai plus d'un
45:47en octobre 2017
45:48vous vous souvenez
45:49c'était Laura et Morane
45:50deux cousines
45:51qui avaient été poignardées
45:52avec la gare Saint-Charles
45:53de Marseille
45:55par un islamiste
45:56dont elle n'aurait jamais dû
45:58croiser la route
45:58figurez-vous
45:59qu'il avait été arrêté
46:00la veille
46:01pour un vol
46:03on l'avait mis sous
46:05on l'avait arrêté
46:06donc mis en garde à vue
46:07puis finalement
46:08comme à la préfecture
46:11des Bouches-du-Rhône
46:12il n'y avait personne
46:13pour donner
46:14pour tamponner
46:14le papier ad hoc
46:16personne d'habilité
46:17pour signer
46:18et bien finalement
46:19il avait
46:19la procédure d'expulsion
46:21il avait été relâché
46:23libéré de sa garde à vue
46:24donc la veille
46:25de l'attaque
46:26alors l'enquête
46:27administrative
46:27avait montré
46:28des dysfonctionnements
46:29moi j'ai horreur de ce mot
46:30je ne sais pas si vous êtes
46:30comme moi
46:31mais il était très technique
46:32et euphémisant
46:34qui commence à devenir
46:35extrêmement agaçant
46:37le préfet avait sauté
46:39mais aucun ministre
46:40n'avait présenté
46:40sa démission
46:41l'air du responsable
46:42mais pas coupable
46:43on nous le chante
46:43depuis 1991
46:45les parents
46:46des deux jeunes filles
46:47se sont battus
46:48de cousines
46:48donc pour faire reconnaître
46:50la responsabilité
46:52de l'État
46:52mais elles n'y ont pas réussi
46:54les juges ont peut-être
46:55peur d'ouvrir
46:55la boîte de Pandore
46:57on peut aussi parler
46:58du meurtre de Philippine
47:00Partha Walidat
47:01marocain
47:02déjà condamné pour viol
47:03et sous le coup lui aussi
47:04d'une OQTF
47:05il aurait dû être expulsé
47:07son
47:08comment dire
47:09il était donc retenu
47:12mais ça avait été
47:13prorogé
47:14mais pas suffisamment
47:15pour attendre
47:17la délivrance
47:18du laissé-passer
47:19consulaire par le Maroc
47:20il faut savoir
47:21que la première fois
47:21cette demande
47:22avait été mal adressée
47:24adressée à une mauvaise
47:26adresse
47:27je ne sais pas
47:29ça aussi
47:29ça s'appelle
47:30un dysfonctionnement
47:30par exemple
47:31donc on avait fini
47:32par libérer cet homme
47:33tout en convenant
47:34de sa dangerosité
47:35c'était pas de problème
47:37et à l'époque
47:38on n'avait pas vu
47:39la gauche s'indigner
47:40je ne sais pas
47:41si vous vous souvenez
47:41au conseil de Paris
47:43on a abordé
47:45ce drame de Philippine
47:46Philippine a été tuée
47:47dans la capitale
47:48et Anne Hidalgo
47:49s'était déclarée
47:50vraiment glacée
47:52je cite
47:52par le maître
47:53pensez-vous
47:54elle avait été glacée
47:55par une campagne
47:56d'affichage
47:57sur les murs
47:57de la capitale
47:58avec le portrait
47:59de Philippine
47:59et en dessous
47:59il y avait écrit
48:00des propos
48:01selon elle
48:02d'un racisme avéré
48:04très inquiétant
48:04qu'on ne pouvait pas accepter
48:06tuée par un migrant
48:07marocain
48:07sous OQTF
48:08déjà qu'on a
48:09des pour viol
48:09pourtant c'était factuel
48:10mais certains ont des problèmes
48:11avec les faits
48:13Anne Hidalgo
48:13c'est une tartue féministe
48:14cacher ces faits
48:15que je ne saurais voir
48:16tous les meurtres
48:17des petites filles
48:18et des jeunes filles
48:18ne se valent pas
48:20dans un instant
48:21on aura Gilbert Collard
48:22on lui posera
48:23les questions
48:23dans l'approche
48:24de la chronique
48:26de Mathieu Bocoté
48:26sur les peines
48:27les sanctions
48:28quelles sanctions
48:29concrètes
48:30pour ces pédos criminels
48:32mais Gabriel Cluzel
48:33puisqu'on parle
48:34de la mairie de Paris
48:34on ne peut pas dire
48:35que la gauche
48:35et l'extrême gauche
48:36aient beaucoup dénoncé
48:37le scandale
48:38du périscolaire parisien
48:40toujours en cours
48:41à ce jour
48:42et concernant là aussi
48:43des très jeunes enfants
48:45oui et là vraiment
48:45le biais idéologique
48:46est très très frappant
48:48alors certes
48:48il n'y a pas une meurtre
48:49de merci
48:50mais le parquet de Paris
48:51a ouvert des enquêtes
48:52dans 84 écoles maternelles
48:5320 écoles élémentaires
48:54et 10 crèches
48:55le maire de Paris
48:56lui-même
48:57a dit aujourd'hui
48:58que 132 animateurs
48:59étaient suspendus à Paris
49:00dont 52 pour suspension
49:02de violences sexuelles
49:03alors on n'entend pas
49:04la gauche
49:05pourquoi
49:05ces enfants ne méritent-ils pas
49:07notre protection
49:07comme les autres
49:08ou aux yeux de certains
49:10ces enfants valent-ils moins
49:11que la préservation
49:12de la mairie de gauche
49:14alors hier
49:14sur une chaîne concurrente
49:16il y a une conseillère
49:16du parti socialiste
49:17Gabrielle Syriouari
49:18qui a fait beaucoup parler d'elle
49:20parce que
49:22alors qu'elle dénonçait
49:23le gouvernement
49:23sur l'affaire
49:26le drame
49:26qui nous occupe
49:27elle a été interpellée
49:28par un journaliste
49:29qui a dit
49:29pardon vous parlez
49:30de responsabilité politique
49:31mais vous êtes au PS
49:32qui dirige
49:33depuis Paris
49:34depuis quelque temps
49:35alors elle a pris
49:36un air excédé
49:36elle l'a interrompu
49:37elle a dit
49:38vous allez me sortir
49:39les
49:39et alors le journaliste
49:41a terminé sa phrase
49:42le périscolaire parisien
49:44voilà tout le cas
49:45vous voyez
49:45vous allez me sortir
49:46tout le cas
49:46qu'elle fait
49:47de ce drame
49:48intime
49:48pour beaucoup de familles
49:49alors moi je veux bien
49:50que la gauche
49:51monte au créneau
49:51et tant mieux
49:52pour dénoncer
49:53tous ces pédocriminels
49:54tous les bonnes volontés
49:55sont bienvenus
49:56et tout péché miséricorde
49:57mais à deux conditions
49:57ne pas faire le tri
49:59entre les victimes
50:00la deuxième
50:01de balayer devant sa porte
50:02et de faire monte
50:03d'humilité
50:03il y a le périscolaire parisien
50:05la poutre dans l'oeil
50:06bien sûr
50:06mais rappelons aussi
50:07que c'est dans
50:08deux journaux de gauche
50:08que dans les années 70
50:10étaient sorties
50:11des pétitions
50:12dans la promotion
50:13de la pédophilie
50:14avec des égéries
50:15de la gauche
50:16toujours en vigueur
50:18et cette ultime
50:20barrière morale
50:20qui n'est pas tombée
50:21elle a quand même
50:22semé le trouble
50:23dans beaucoup d'esprits
50:25rappelons aussi
50:25que le laxisme
50:27judiciaire ambuliant
50:28que tout le monde
50:29dénonce aujourd'hui
50:30et bien lui aussi
50:31il est l'oeuvre
50:31de la gauche
50:32donc avis aux personnalités
50:33de gauche
50:34et d'extrême gauche
50:35manifestez votre indignation
50:36c'est bien
50:36mais faites-vous petit
50:37humble
50:38conscient de vos torts
50:39c'est mieux
50:40merci Gabrielle Cluziel
50:42Gilbert Collard
50:43vous êtes avec nous
50:44en ce moment
50:45d'indignation
50:46ce moment de colère
50:47ce moment d'émotion
50:49ce moment d'interrogation
50:50ce moment
50:51où on veut des réponses
50:52et ce moment
50:53où on veut des sanctions
50:55Mathieu Bocoté
50:56nous disait
50:57tout à l'heure
50:57dans son premier édito
50:58il parlait
50:59de peine de mort
51:00ce sont les français
51:02qui se posent
51:03cette question
51:04on ne la remet pas en cause
51:04pas du tout
51:05mais on écoute
51:06ces français
51:07qui demandent
51:07la perpétuité réelle
51:09surtout
51:09ces français
51:10qui demandent
51:11véritablement des sanctions
51:12Mathieu Bocoté
51:13vous pose la première question
51:14en fait je prends
51:15un peu le relais
51:16de cette inquiétude
51:16certains disent
51:17dans les circonstances actuelles
51:19devant un tel crime
51:20il manque des peines
51:22à l'intérieur
51:22de l'échelle des peines
51:24disponibles
51:24pour sanctionner
51:25le criminel
51:26est-ce qu'il manque
51:27aujourd'hui
51:28soit la peine de mort
51:29dans le système
51:30certains le croient
51:31je ne dis pas que je le pense
51:32mais certains le pensent
51:32en France
51:33quelques millions de français
51:34ou la perpétuité réelle
51:36est-ce qu'il manque
51:37quelque chose
51:37comme l'équivalent
51:38d'une peine capitale
51:39dans le système
51:40des peines en France
51:42les peines existent
51:44la sanction
51:45peut aller jusqu'à
51:46la réclusion criminelle
51:47à perpétuité
51:48l'échelle des peines
51:50va de 5 ans
51:51pour la pédocornographie
51:54jusqu'à perpétuité
51:57en passant par 15 ans
51:5820 ans
51:59bon
51:59les peines existent
52:00mais la réalité
52:01c'est qu'elles ne sont pas
52:03appliquées
52:03et quand elles sont
52:04appliquées
52:05il y a
52:06à un moment donné
52:07le principe
52:08de la
52:11libération conditionnelle
52:12qui fait que
52:15le pédocrimine
52:16à un moment donné
52:17est remis
52:18dans la nature
52:19prédatrice
52:20qui est la sienne
52:21parce que
52:22le problème
52:23de la pédocriminalité
52:24c'est que
52:25le délinquant
52:26n'est pas guérissable
52:29il est
52:29atteint
52:30d'une pathologie
52:31criminelle
52:32irréversible
52:33Gilbert Collard
52:34c'est là
52:35tout le problème
52:36et c'est là
52:37toute la question
52:38qui se pose ce soir
52:39vous êtes avocat
52:40vous avez vu
52:41de nombreux dossiers
52:43et comme disait
52:43Mathieu Bocoté
52:44quelles sanctions
52:45lorsqu'on voit
52:46effectivement
52:47qu'un pédocriminel
52:48n'est pas guérissable
52:49lorsqu'on voit
52:50qu'effectivement
52:51que vous dites
52:52qu'il y a une perpétuité
52:53effectivement
52:54dans les textes
52:55mais qui n'est pas
52:56réellement appliquée
52:57concrètement
52:57on va où ?
52:59on n'a pas
53:00malheureusement
53:01on livre nos enfants
53:03à la jungle
53:04prédatrice
53:05des pédophiles
53:06ça c'est une
53:07réalité
53:08effrayante
53:09parce que
53:10il n'y a pas de suivi
53:11quand vous pensez
53:12qu'à l'heure actuelle
53:12on n'est même pas capable
53:13d'organiser un suivi
53:15du contrôle judiciaire
53:17les commissariats
53:18les gendarmeries
53:19sont débordés
53:20et il n'y a même pas
53:21le suivi
53:22des contrôles judiciaires
53:23comment voulez-vous
53:24qu'on puisse
53:25sérieusement
53:27suivre le chemin
53:28d'un pédocriminel
53:29au moment où
53:30il sort de prison
53:31c'est se moquer du monde
53:32que de prétendre
53:33qu'on peut le faire
53:34ce n'est pas vrai
53:35ils sont lâchés
53:36dans la nature
53:37et au bout d'un moment
53:38ils échappent
53:39ils échappent
53:39complètement
53:40à toutes sortes
53:41de contrôles
53:42et cela étant dit
53:43dans le drame
53:44qui nous déchire
53:47aujourd'hui
53:47c'est la négligence
53:49qui est coupable
53:49c'est le fait
53:50que des services
53:51de l'État
53:53parquet
53:54gendarmerie
53:54n'ont pas diligenté
53:56les mesures
53:57qu'on leur ordonne
53:58de faire
53:58alors on dit
54:00on va renforcer
54:01les sanctions
54:01déjà on ne les applique pas
54:03on va renforcer
54:04les contrôles
54:04déjà on ne les applique pas
54:05mais la réalité
54:07c'est que si le boulot
54:08avait été fait
54:10le pédocriminel
54:11signalé
54:11on doit immédiatement
54:13le mettre
54:13sous surveillance
54:14et là vous vous rendez compte
54:15il y avait une plainte
54:16il y avait une maman
54:17qui était allée déposer plainte
54:19il y avait un constat
54:20qui avait été fait
54:21par des médecins légistes
54:22et le parquet
54:24et la gendarmerie
54:25n'ont pas diligenté
54:27le garde à vue
54:28donc c'est de la foudre
54:30aux yeux
54:30ce qu'on nous annonce
54:31vous comprenez
54:31la réalité
54:31c'est qu'il faudrait
54:33sanctionner sévèrement
54:34les gendarmes
54:35ou les parquetiers
54:36qui n'auraient pas
54:38accompli
54:38les mesures
54:39qu'on leur en donne
54:40accomplies
54:40voilà la réalité
54:41elle est quand même là
54:42on voit effectivement
54:43Gilbert Collard
54:43qu'on n'a pas les moyens
54:45on n'a pas les moyens
54:45de suivre les pédocriminels
54:47on n'a pas les moyens
54:48de soigner
54:48les pédocriminels
54:50de soigner
54:51de vérifier leurs soins
54:52de les suivre
54:53on a vu qu'il y a un jeune
54:54Yanis
54:55qui est très connu
54:56qui s'est suicidé
54:57lorsqu'il a vu
54:57que le pédocriminel
54:59est sorti de prison
55:00après avoir été condamné
55:02plus rapidement
55:03que prévu
55:04et effectivement
55:05là le problème
55:06de la sanction
55:07c'est-à-dire que
55:07on est tous sous le coup
55:08de l'émotion du choc
55:09mais on ne voit pas
55:10poindre de réelles
55:12sanctions
55:13qui peuvent apaiser
55:14et donner un peu
55:15d'espoir
55:16Marc Menand
55:19il y a un point
55:21quand on dit
55:22pour guérir
55:23on ne peut pas guérir
55:24un malade
55:24et vous pouvez le mettre
55:26sous médicament
55:28il aura toujours
55:30les fantasmes
55:30et ces fantasmes
55:31le conduiront
55:32aux gestes
55:33les plus odieux
55:34malheureusement
55:35même s'il est impuissant
55:36il est une ordure
55:38dans sa tête
55:38entre guillemets
55:39mais moi
55:40ce qui me paraît aussi
55:41parce que là
55:41on n'arrête pas
55:42de mettre en avant
55:44et on a raison
55:46les conséquences
55:47et comment punir
55:48mais est-ce qu'il ne faudrait pas
55:50aujourd'hui
55:50faire en sorte
55:51qu'il y ait un grand
55:52battage médiatique
55:53de dire
55:53si vous-même
55:54là
55:55aujourd'hui
55:56dans votre recoin
55:57vous êtes sujet
55:59à des pulsions
56:00il y a
56:01une ou deux associations
56:03qui peuvent vous accueillir
56:04faire en sorte
56:05que ces gens
56:06qui sont sans doute
56:07je ne suis pas en train
56:08de les plaindre
56:08non mais c'est idéaliste
56:09Marc Menon
56:10classique
56:11non non
56:11ce n'est pas idéaliste
56:13Gilbert Collard
56:14n'est-ce pas qu'il est
56:14non mais il est idéaliste
56:15mais non non
56:16il est beau dans son rêve
56:18mais malheureusement
56:19le rêve
56:20il ne rencontre pas
56:21la réalité
56:21c'est ça
56:22parce que
56:22non mais un P2 criminel
56:23il va frapper à la porte
56:24de sa association
56:25ça arrive
56:25mais ils sont rares
56:26mais il faut les aider
56:28à cela
56:28ce que je veux dire
56:29parce qu'on n'aura pas
56:30vous pouvez faire
56:32tout ce que vous voulez
56:33les gens
56:34qui ont des pulsions
56:36destructrices
56:36les salopards
56:38seront toujours vivants
56:39mais il y a un autre
56:40il y a un autre problème
56:41tout d'un qu'il faut soulever
56:42c'est que le pédocriminel
56:43on ne le repère
56:45qu'une fois
56:46le passage à l'acte
56:46accompli
56:47avant
56:48c'est pour ça
56:49que des signes
56:49de dangerosité
56:51c'est un terme
56:52de criminologie
56:52dont on ne veut pas
56:54entendre parler
56:55aujourd'hui
56:55la dangerosité
56:56or l'individu en question
56:58le fameux
56:59Jérôme Barrella
57:00il avait quand même
57:01donné des signes
57:02cliniques
57:03de dangerosité
57:04dont on n'a pas
57:05tenu compte
57:06or au nom des libertés
57:07au nom des droits
57:08de l'homme
57:08qui méprisent
57:09les droits de l'enfant
57:10finalement
57:11on ne tient pas compte
57:12des signes de dangerosité
57:13tout à fait
57:14Charlotte Dornelas
57:15oui
57:17justement au-delà
57:18vous avez été avocat
57:19vous connaissez bien
57:20la justice pénale
57:20et depuis de très longues années
57:22quelle serait justement
57:23la première chose à faire
57:25même si elle ne règle pas
57:26évidemment tous les problèmes
57:28immédiatement
57:29mais pour commencer
57:30à refonder cette justice
57:31qui objectivement
57:32ne passe pas correctement
57:34quelles que soient
57:34les sanctions nécessaires
57:38dans cette affaire
57:39en particulier
57:39d'abord moi je suis partisan
57:42de créer
57:42parce que c'est un scandale
57:43que ça n'existe pas
57:44une responsabilité civile
57:46personnelle des magistrats
57:47ce n'est pas à l'état
57:49de payer
57:50quand un magistrat
57:51commet une faute
57:52quand un avocat
57:53commet une faute
57:53il est engagé personnellement
57:56un journaliste
57:57un architecte
57:58pourquoi les magistrats
57:59échappent à la responsabilité
58:01personnelle
58:01ensuite
58:03magistrats
58:03ou gendarmes
58:04peu importe
58:05un fonctionnaire d'état
58:06ensuite
58:07il faudrait que
58:08dès l'instant
58:09où un pédocriminel
58:10est remis en liberté
58:11il y ait
58:12je vais employer un terme
58:14volontairement
58:15provoquant
58:15il y ait une tyrannie
58:17de surveillance
58:18qu'on ne le lâche pas
58:20et qu'à la moindre défaillance
58:22il y ait la clause
58:23de retour en prison
58:24absolument d'accord
58:25avec vous
58:26Gilbert Collard
58:26si vous permettez
58:27là aussi
58:27vous êtes un petit peu
58:28idéaliste
58:29par rapport aux moyens
58:30qu'on a
58:31et qu'on n'a pas
58:32surtout
58:32mais j'entends bien
58:33ce que vous dites
58:34dernière question
58:34Gabrielle Cluzel
58:35oui moi je me pose
58:37la question
58:37naïvement
58:38pourquoi doit-on parler
58:38de perpétuité réelle
58:40et en plus nous dire
58:41ensuite que la perpétuité
58:42réelle n'existe pas
58:43c'est quand même
58:45incompréhensible
58:45pour les français
58:46quelqu'un est condamné
58:47à la perpétuité
58:48on est obligé
58:48de rajouter réelle
58:49et puis d'expliquer
58:50ensuite que ce ne sera pas
58:50le cas
58:51pourquoi ça serait impossible
58:52oui
58:53alors parce que
58:54la cour européenne
58:55des droits de l'homme
58:56ne veut pas
58:56que la perpétuité
58:57soit réelle
58:58elle a décidé
58:59que tout homme
59:01devait avoir
59:01l'espérance
59:02d'être un jour libéré
59:03et ça nous empêche
59:05d'avoir une perpétuité réelle
59:06sauf dans des cas
59:07extraordinaires
59:08comme Réco par exemple
59:10dont je représentais
59:11les victimes
59:12qui n'a pas été libérée
59:13parce que le mari
59:14d'une des victimes
59:15avait dit
59:15moi si ça me le tue
59:16et c'est ce qui a bloqué
59:17complètement sa remise
59:19en liberté
59:19mais il n'y a pas
59:21de perpétuité réelle
59:22il faut arrêter
59:22de mentir aux français
59:24sauf dans des cas
59:25exceptionnels
59:27merci infiniment
59:28Gilbert Collard
59:29d'avoir été notre invité
59:30ce soir
59:31avec votre expérience
59:32et vous qui connaissez bien
59:34tous ces dossiers
59:35merci infiniment
59:35pour votre regard
59:36merci à tous
59:37excellente suite
59:38de programme l'heure
59:39des pro de Pascal
59:40merci Michel Fayad
59:41d'avoir été avec nous
59:42merci
Commentaires