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Pierre de Vilno reçoit Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national et maire RN de Perpignan, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Échos.

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00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles au Grand Rendez-vous Europe 1 C News, les échos.
00:03Bonjour Louis Alliot et merci d'être là ce dimanche.
00:05Vous êtes le maire RN de Perpignan, mais c'est un peu court pour vous présenter Louis Alliot.
00:11Vous êtes surtout une figure historique du Front National devenu Rassemblement National.
00:16Vous êtes d'ailleurs de ceux qui ont participé à ce qu'on a appelé la dédiabolisation du parti aux
00:20côtés de Marine Le Pen.
00:21Vous êtes un mariniste de départ, vous aviez affronté Jordan Bardella lors de l'élection du RN il y a
00:27quatre ans.
00:27Et aujourd'hui, comme tous les membres du parti, vous vous retrouvez face à un dilemme.
00:32Quel candidat pour 2027 ? Une décision judiciaire le déterminera le 7 juillet prochain.
00:38Et dans les deux cas, il faut noter que le candidat RN est loin devant tous les autres dans les
00:43sondages, les intentions de vote pour le premier tour.
00:46Ces éléments de contexte sont importants pour commenter l'actualité de ce dimanche.
00:50Nous célébrons en Normandie, vous l'aurez remarqué, comme chaque année ce week-end l'anniversaire du débarquement.
00:54Et parfois, on se demande si on n'a pas besoin d'un débarquement aujourd'hui à tout point de
00:58vue pour sauver la France en 2026.
01:00Tandis qu'à l'autre bout de la France, dans le Gers, que vous connaissez bien, une marche blanche a
01:05lieu pour l'IANA,
01:06dont le corps a été retrouvé et authentifié avec à la clé des failles judiciaires énormes et incompréhensibles
01:13que même le ministre de la Justice reconnaît.
01:16Pour vous interroger sur le régalien, l'économie, la vie des Français, Stéphane Dupont, des Echos.
01:21Bonjour Stéphane.
01:22Bonjour.
01:22Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
01:24Bonjour.
01:24Mais commençons ce grand rendez-vous par une disparition.
01:28François-Olivier Gisbert, dans un livre, disait que Bernadette pour Jacques Chirac,
01:32c'était son point fixe, à l'instar de Joséphine pour l'empereur Napoléon.
01:36Bernadette Chirac est morte à l'âge de 93 ans.
01:38Elle s'était retirée, voilà, bien longtemps de la vie publique.
01:40Elle demeure un personnage truculent de la vie politique française.
01:43Que retenez-vous de cette grande dame, Louis Alliot ?
01:46Écoutez, je retiendrai qu'elle était une élue locale, d'abord, enracinée dans son terroir,
01:54et qu'elle est, grâce à ça, elle a souvent dit des choses au président Chirac qu'il aurait dû
02:01l'écouter un certain nombre.
02:02Je pense à la dissolution, par exemple, en 97, qui était due à M. Villepin.
02:10Je pense qu'il aurait dû écouter, pour le coup, Mme Chirac, et puis d'autres choses comme cela,
02:15comme l'arrivée d'ailleurs de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour en 2002,
02:18où elle avait prédit que Jean-Marie Le Pen serait au deuxième tour.
02:21Évidemment, personne ne l'écoutait, personne ne l'entendait.
02:23Pourtant, celles et ceux qui sont sur le terrain, même à l'époque, je m'en souviens,
02:26on voyait bien que ça relevait de la possibilité, mais il y a un système politique très parisien
02:32qui n'écoute pas beaucoup ce que veulent les élus de province.
02:37Mme Chirac et son mari ne vous ont pas beaucoup ménagé, vous, au Front National et Jean-Marie Le Pen,
02:42vous avez vu des affrontements des fois très durs.
02:45Aujourd'hui, c'est du passé, c'est une vieille histoire ?
02:49Je crois que, moi, je m'incline devant, évidemment, la mort de Mme Chirac,
02:53mais après, on pourrait faire le droit d'inventaire sur la politique de Jacques Chirac,
02:58et là, je serais évidemment beaucoup plus sévère.
03:00Mais cela dit, je reviens quand même au jeu politique,
03:03on présente quelquefois le RN d'aujourd'hui comme l'héritier du RPR d'hier,
03:08donc l'RPR qui était le parti de Chirac.
03:10Est-ce que ça vous dit quelque chose ?
03:11Est-ce que, d'une certaine manière, il y a un peu de vérité pour vous là-dedans ?
03:14Êtes-vous l'héritier sans le savoir ?
03:15On disait même de Jordan Bardella, je ne sais plus quel point de politique disait qu'il lui voyait du
03:19Chirac.
03:20Alors, c'est un peu vrai, mais c'était le RPR sans Chirac, finalement.
03:24Parce que dans le RPR, il y avait plusieurs familles.
03:27Et c'est vrai qu'une partie des RPR voulait, dès l'origine, une alliance avec le Front National de
03:33l'époque.
03:34Et d'ailleurs, ça a été vrai à Dreux, à l'élection municipale,
03:37où Jean-Pierre Sirbois avait bâti un accord avec le RPR.
03:40Et à ce moment-là, personne n'avait trop rien dit.
03:43Et c'est après que les choses se sont avenimées,
03:45sous, il faut bien le dire, la volonté de Jacques Chirac de nous écarter du système démocratique, en quelque sorte.
03:51Il y a Jean-Claude Godin, aussi, qui, à Marseille, avait bénéficié du voie du RN en 1984.
03:55Alors, il y a plus que Jean-Claude Godin, parce que Godin était UDF.
03:58Donc, à l'UDF, il y avait aussi une tendance qui était favorable au rapprochement avec nous.
04:03Et là, vous avez Alain Griotteret, qui a été un résistant de la première heure,
04:06et qui souhaitait des accords avec le Front National.
04:09Donc, il y avait une forme d'union des droites qui, aujourd'hui, est difficile à rebâtir.
04:13Mais d'ailleurs, je crois que c'est Jacques Chirac qui a empêché cette union des droites pendant très longtemps.
04:17Quand je dis Jacques Chirac, c'est Alain Juppé, c'est tous ces gens-là.
04:21Vous diriez que c'est lui qui est à l'origine de ce qu'on appelle aujourd'hui l'arc
04:23républicain ?
04:25C'est lui qui est à l'origine du fameux cordon sanitaire.
04:28C'est ça.
04:28Quand on a mis au banc de la démocratie 14% des voix à l'époque.
04:33D'ailleurs, ce qui a pénalisé la droite pendant 30 ans.
04:36Parce qu'après 1984 et les premiers déboires de M. Mitterrand à la présidence,
04:42si la droite joue le jeu en 1986 d'une alliance avec le Front National,
04:47d'abord, je pense que le Front National peut-être aurait disparu,
04:51un peu comme le Parti communiste avec le Parti socialiste.
04:54Et ensuite, la gauche ne serait jamais revenue au pouvoir.
04:57Et on aurait pu appliquer le code de la nationalité,
05:00une politique d'immigration plus ferme, etc.
05:03Mais c'est la droite qui a passé un accord avec la gauche
05:05en empêchant une partie du peuple français de s'exprimer,
05:08notamment sur la question migratoire.
05:10Ça va changer ça ?
05:11Vous pensez que c'est toujours le cas avec LR aujourd'hui ?
05:16Mais le peuple veut que ça change.
05:17Moi, je ne me préoccupe plus des histoires d'appareils.
05:20Je regarde ce que dit M. Retailleau, M. Bertrand, etc.
05:23Mais en fait, les gens sur le terrain, excusez-moi du terme, ça moque.
05:26Donc, les gens, ils veulent une autre politique,
05:29ils veulent une alternative, ils veulent, on disait tout à l'heure,
05:32un débarquement de cette classe politique.
05:35Donc, le débarquement, il se fera par de nouveaux politiques à la tête de l'État.
05:40Et très certainement, la vieille classe politique
05:43que représentent aujourd'hui les hiérarques des LR,
05:46n'y seront pas, tout simplement.
05:47Alors, ce dimanche, a lieu une marche blanche pour Liana.
05:51Jérôme Barrella, 41 ans, père de famille lui-même,
05:54est le principal suspect dans la cerquestration et le meurtre de cette petite fille.
05:59S'il est présumé une sang, il est visé par six incriminations depuis 2017,
06:04deux affaires classées sans suite,
06:06une toujours en cours qui dure depuis bien longtemps,
06:08la plainte datant de l'été dernier.
06:10Qu'est-ce qu'elle dit, cette affaire, pour vous, Louis Allureux ?
06:13Elle dit qu'il y a au sommet de l'État un dysfonctionnement majeur
06:17qui touche la justice,
06:19mais là où je ne suis pas d'accord avec un certain nombre de choses que j'ai entendues,
06:22qui touche la politique.
06:24Car les dysfonctionnements judiciaires aujourd'hui
06:29sont le résultat de prises de décisions politiques.
06:32Si un certain nombre de procureurs en France
06:35ou de services de gendarmerie ou de police
06:38orientent leurs enquêtes vers des sujets bien précis,
06:43c'est que la plupart du temps,
06:44ils ont reçu une feuille de route du ministre de la Justice.
06:48Le ministre de la Justice a dit qu'il fallait prioriser les enfants,
06:51surtout la protection des enfants,
06:52depuis qu'il est arrivé à la chancellerie.
06:54Il a envoyé plein de circulaires et qui n'ont pas été suivis.
06:57Donc il faudrait s'intéresser à ce qu'ont fait les autres ministres de la Justice jusque-là
07:01et de savoir ce qu'ils ont priorisé.
07:03Parce que c'est sûr que quand ils envoient leurs priorités,
07:07si dans la priorité il y a un catalogue de 20 priorités,
07:10c'est comme s'il n'y avait aucune priorité.
07:11– Mais est-ce que ces priorités sont automatiquement entendues, Louis Allure ?
07:14– J'espère que oui.
07:17– C'est la question.
07:18– Non mais il peut arriver qu'il y ait une faute professionnelle.
07:21Les magistrats n'échappent pas à des décisions d'erreur judiciaire
07:25ou de manquement judiciaire.
07:27Et là on en est très certainement devant une.
07:29Mais il n'en demeure pas moins que partout.
07:31Si on veut savoir, c'est simple, demander ou demandons au ministre de la Justice
07:37combien d'affaires, de viols qui touchent les enfants
07:41sont en ce moment même dans les tiroirs des enquêteurs et du système judiciaire.
07:47– Il l'a dit l'autre jour, 1%.
07:49– Mais on se sait comprendre quelque chose.
07:51J'ai l'impression, vous me corrigerez peut-être,
07:53que l'État au sens large est particulièrement efficace
07:57quand vient le temps, par exemple, de trouver tel agriculteur,
08:00telle organisation d'une conférence
08:02où le propos serait apparemment scandaleux.
08:03Mais quand vient le temps d'avoir des sujets comme celui-là,
08:07l'État est plus lent, plus procédurier,
08:09plus, je ne dirais pas paresseux, mais plus maladroit.
08:11Comprenez-vous ce paradoxe ?
08:13– Non mais voilà, pour le coup, la coordination rurale
08:15était beaucoup plus dans le viseur de la justice
08:19dans ce département et dans les départements voisins
08:21que ne l'était manifestement une affaire aussi grave
08:23que celle qui a eu lieu.
08:25– Mais très efficace, la justice devant la coordination rurale.
08:26– Oui, très efficace, très rapide quelquefois,
08:28les condamnations tombent.
08:30Mais vous savez, moi, tous les jours à Perpignan
08:31et dans mon département, je vois des faits graves
08:35de gens qui sont pris pour violences,
08:39pour des squats, pour du narcotrafic, etc.
08:42et qui sont systématiquement remis en liberté
08:45malgré la sévérité du parquet,
08:48tout simplement parce que le système judiciaire,
08:50je vous le dis franchement, n'a pas les moyens
08:52d'assumer le degré de violence
08:54qu'ils exercent dans notre pays.
08:55Ils sont noyés, et ils sont noyés sur tous les sujets
08:58et malheureusement, dans tous ces sujets,
09:01eh bien, il y a ces sujets dramatiques
09:02contre ceux des gens qui s'en font.
09:03– Est-ce qu'il faut sanctionner les magistrats ?
09:05Et d'ailleurs, Bruno Retailleau propose
09:06une cour disciplinaire de la magistrature.
09:09– Oui, mais dès qu'il y a un problème,
09:10on va créer une cour.
09:12Voilà, je pense qu'effectivement,
09:13s'il y a un manquement,
09:14elle sera sanctionnée par son ministre
09:15ou par son syndicat.
09:17– Vous voulez dire qu'il n'y a pas besoin de cour
09:18parce qu'il y a un ministre, c'est ça ?
09:20– Mais le ministre ne donne que des recommandations
09:22au conseil de la magistrature.
09:23– Si à chaque fois qu'il y a un problème,
09:24on crée des cours spéciales pour juger,
09:27ça crée…
09:27– On a bien créé un parquet national antiterroriste
09:29qui porte ses fruits.
09:30– Moi, j'aimerais surtout que les politiques
09:33qui arrivent aux responsabilités dans les ministères
09:35s'occupent des choses réellement
09:37et les fassent appliquer.
09:38Et que s'ils sont incapables de les faire appliquer,
09:40c'est valable pour la justice,
09:42c'est valable pour l'intérieur ou le reste,
09:44ils en démissionnent pour laisser la place à d'autres.
09:45C'est la seule chose que les Français attendent.
09:47– Oui, à l'heure, vous dites qu'il y a un problème de moyens.
09:49Président Macron, vendredi, dit non,
09:52dans l'affaire Liana, ce n'est pas un problème de moyens,
09:54c'est un problème de dysfonctionnement.
09:55Alors, est-ce qu'il y a un problème de moyens ou pas de la justice ?
09:57Est-ce qu'il y a un problème de moyens
09:58ou est-ce qu'on trouve l'argent ?
10:00– Il y a les deux.
10:01Il y a un problème de justice et un problème de moyens.
10:03Tous les magistrats vous le diront.
10:05Et encore, ils ont beaucoup rattrapé,
10:06pour être tout à fait honnête.
10:07Il y a eu beaucoup de postes de créés dans la magistrature.
10:10Mais il n'en demeure pas moins que le niveau de violence dans notre pays
10:14est tel que finalement, on ne peut pas absorber toutes ces affaires-là.
10:18Et c'est bien le problème que nous avons.
10:20Donc, on est en faillite au niveau de l'État,
10:22un endettement colossal.
10:24Et nous avons des problèmes d'insécurité majeurs.
10:26Nous avons des problèmes de justice majeurs.
10:29Et nous avons des problèmes dans notre pays,
10:31sur tous les sujets, qui dépassent l'entendement.
10:34Il n'y a qu'une solution à ça,
10:35c'est mettre ces gens-là dehors.
10:37Et quant à M. Macron, lui, quand il parle...
10:39Vous êtes un affoiriste ?
10:40Plus personne n'écoute M. Macron.
10:43Il faut, tout simplement, renverser la table
10:45et remettre le système sur, j'allais dire,
10:48un ordre républicain un peu rigide.
10:52Et je pense que nous y arriverons.
10:54Mais encore faut-il que le peuple ait le courage de voter
10:57pour les gens qui veulent renverser la table.
10:59On va en parler dans un instant.
11:00Louis Allot est l'invité du Grand Rendez-vous.
11:01A tout de suite sur CNews et sur Europe.
11:05Suite du Grand Rendez-vous avec Louis Allot sur CNews
11:08et sur Europe 1, on parlait de la magistrature des magistrats.
11:12Louis Allot, juste avant la publicité,
11:13vous nous disiez qu'il fallait renverser la table.
11:16Et à ce propos, Stéphane Dupont, vous posez la question.
11:18Oui, vous disiez tout à l'heure que c'était un problème politique.
11:22Ce n'est pas qu'un dysfonctionnement de la justice,
11:25mais un problème plus large, politique.
11:27Donc la conséquence, c'est qu'il y ait des responsabilités politiques.
11:31Est-ce que vous appelez une démission, par exemple, de Gérald Darmanin
11:36ou une démission des responsables politiques qui sont responsables ?
11:39Je crois que Gérald Darmanin, lui, s'est justifié en disant
11:41qu'il avait fait les orientations en question.
11:46Et c'est suffisant pour vous ?
11:47Sur la jeunesse.
11:47Au moins, il l'a fait.
11:48D'autres, peut-être, ne l'ont pas fait avant lui.
11:50Il faudrait regarder ça et qu'il y ait au sein des magistrats même
11:53un principe de responsabilité qui soit efficient.
11:57Mais moi, je regarde toutes les lois qu'on a votées.
12:00Quand on a votées, j'ai été député, donc j'en sais quelque chose.
12:02On s'aperçoit que derrière, elles sont appliquées par les magistrats.
12:05Mais ce sont les politiques qui les ont votées.
12:07Si ces lois sont mauvaises, il faut les changer, il faut les refaire.
12:11Et donc là, en général, les politiques, eux, votent des lois,
12:14mais ne veulent jamais reconnaître qu'ils ont eu tort ou imprécis.
12:18Et ils ne reviennent jamais sur ce qu'ils ont voté.
12:21Et on voit le résultat dans un certain nombre de domaines.
12:23Sur le péris scolaire, sur le scandale du péris scolaire,
12:25idem, la justice est questionnée.
12:27Au-delà de l'affaire qui peut-être a été étouffée par la mairie de Paris,
12:30les deux premiers procès ont terriblement déçu les familles.
12:32Les peines requises contre les animateurs scolaires
12:34qui s'en sont prises à des enfants sont très en dessous des barèmes
12:38et de ce qu'on espérait.
12:39Agnès Sévren, qui est sénatrice LR,
12:41a demandé la mise en place d'une commission parlementaire sur le sujet.
12:44Elle a obtenu gain de cause puisque le Sénat va enquêter.
12:47Elle l'a dit.
12:47La maire de Paris, Anne Hidalgo,
12:50et l'ancienne maire et le maire actuel, Emmanuel Grégoire,
12:53vont être entendus.
12:54Est-ce que les sénateurs RN vont suivre
12:56dans cette commission d'enquête parlementaire ?
12:58J'espère qu'ils suivront en tout cas ce qui va se dire
13:00et qu'ils proposeront un système
13:03qui permettra d'être sévère avec ces choses-là.
13:05Mais encore une fois, je veux dire,
13:07dans l'échelle des peines,
13:08peut-être que sur ces sujets-là,
13:09il faut avoir, j'allais dire,
13:12une hauteur de vue
13:15qui soit, j'allais dire,
13:17en adéquation avec la gravité des faits.
13:20Et donc ne pas mégoter,
13:21ne pas donner au juge peut-être la liberté de choisir une peine.
13:23– Mais vous, vous feriez quoi ?
13:24Parce que vous parlez en métaphore.
13:27– On peut remettre des peines planchées avec ces choses-là.
13:29J'allais dire, dès que ça touche un enfant
13:31et dès que ça touche ce genre d'abus pédophiles,
13:34eh bien avoir des sanctions très très fortes
13:36et mettre évidemment hors d'état de nuire
13:38tous ces gens-là qui sont dans le parascolaire
13:41ou dans le périscolaire
13:42et qui sont, j'allais dire,
13:43au contact de jeunes, tout simplement.
13:45– Mais quand on parle des tensions
13:46entre la justice, la politique,
13:47est-ce que vous avez l'impression
13:48que certains juges mènent leur propre politique, finalement,
13:50sans passer par la case électorale,
13:52mais ont leur vision du monde
13:53et l'appliquent avec une forme d'indifférence
13:55à un droit des consignes données par le politique ?
13:57– Oui, ça paraît évident.
13:59Et ça, on le vit tous les jours, vous savez.
14:00Il y a des faits précis, moi, dans ma ville
14:04où les gens sont arrêtés
14:05et ils sont remis en liberté
14:07contre l'avis du parquet lui-même.
14:10C'est donc qu'il y a des juges
14:11qui ont une vision beaucoup plus large,
14:13beaucoup plus laxiste,
14:14j'allais dire, des faits qu'ils jugent.
14:16Et là, ça pose le problème de la justice.
14:18– Mais au même moment,
14:18parce que les citoyens…
14:19– Mais quand on critiquait la justice comme ça,
14:20on dit, voire, vous critiquez la justice,
14:22vous n'expectez pas l'état de droit.
14:23– Oui, exactement.
14:24Et c'est un problème
14:25parce que la justice,
14:25c'est un des trois pouvoirs.
14:26Il ne peut être critiqué,
14:28il doit être critiqué
14:29quand il y a des manquements.
14:30Mais c'est vrai,
14:31il y a ce travers en France
14:32où on dit, d'abord,
14:38tout le monde puisse le dire.
14:39– Vous le diriez, vous ?
14:40– Non, je ne le dirai plus.
14:42Je vous le dis franchement,
14:43je ne le dirai plus.
14:43– Donc, vous diriez,
14:45vous n'avez pas confiance
14:45dans la justice de votre pays ?
14:46– Parce que dans beaucoup de faits
14:47que je vois, moi, sur le terrain,
14:49on s'aperçoit qu'il y a des décisions
14:51qui ne sont pas à la hauteur
14:52de ce que les citoyens attendent.
14:54Et là, ça pose le problème, effectivement,
14:55du rendu de la justice.
14:56Mais après, sur la justice elle-même
14:59et votre question,
15:00c'est vrai que tout de suite,
15:01on est mis en accusation
15:02en disant, vous êtes contre l'état de droit.
15:03Non, on n'est pas contre l'état de droit,
15:07équitable et qu'elle soit égalitaire pour tous.
15:10Ce qui, à mon avis, aujourd'hui,
15:11dans le pays, n'est pas.
15:12– Y compris sur les casseurs,
15:15890 interpellations, 572 gardes à vue
15:17et finalement, trois personnes
15:19qui écopent de peine de prison ferme,
15:21ça vous inspire quoi ?
15:22– Pareil, c'est le révélateur
15:24de ce que je vous dis,
15:24de ce que nous vivons,
15:25avec une explication sur ça.
15:29Les prisons sont pleines.
15:32Chaque mois ou chaque semaine,
15:35les magistrats reçoivent un état
15:37des écrous dans les prisons
15:39et la plupart du temps,
15:40les prisons sont pleines.
15:41– Donc vous dites qu'ils font
15:42en fonction de ça ?
15:43– Oui.
15:44Et d'ailleurs, avant l'été,
15:46si j'ai bien compris
15:47et si j'ai bien lu
15:48dans un certain nombre de journaux,
15:51les procureurs et les magistrats
15:52ont reçu comme consigne
15:55d'avoir une vigilance
15:58du ministre, du ministère,
15:59sur les prisons avant l'été.
16:02– Vous êtes en train de dire
16:03que Gérald Darmanin dit aux magistrats
16:05de ne pas mettre les gens en prison ?
16:06– Non, et de ne pas les mettre
16:07quand c'est des peines légères
16:09et surtout de les vider
16:10avant l'été,
16:12comme ça a toujours été fait d'ailleurs.
16:13Et ça, c'est un vrai sujet.
16:15– Oui.
16:15– Et si vous étiez au pouvoir demain,
16:16qu'est-ce que vous feriez
16:17pour les prisons ?
16:18On parle depuis des années
16:19de construction de nouvelles prisons.
16:21– Y compris Emmanuel Macron.
16:22– Il y a eu plein de plans
16:23qui ont été annoncés
16:24et aujourd'hui,
16:25on se retrouve
16:26avec une surpopulation
16:28cassée à l'énorme.
16:29– Un, construire des prisons
16:30et deux, renvoyer
16:32dans leur pays d'origine
16:32les étrangers
16:34qui surpeuplent nos prisons.
16:35Peut-être que déjà,
16:36si on commençait par ça,
16:37on libérerait
16:38des plans supplémentaires.
16:39Voilà.
16:40– Donc vous,
16:40vous parlez là
16:41de l'immigration illégale,
16:42mais qu'est-ce que vous pensez
16:43de Gérald Darmanin
16:43qui élue un moratoire
16:45sur l'immigration légale ?
16:47– Pas seulement.
16:48Vous avez dans notre pays
16:49des détenus européens
16:53qu'ils aillent purger
16:54leurs peines
16:55dans leurs pays d'origine
16:58à l'échelle de l'Europe
16:59puisque manifestement
17:01les autres pays européens
17:02n'ont pas les mêmes problèmes
17:05de surpopulation carcérale
17:06que nous avons.
17:07Si on a des Italiens,
17:08des Espagnols,
17:09des Allemands,
17:09des choses comme ça,
17:10renvoyons-les,
17:11purger leurs peines
17:12dans leurs pays d'origine.
17:13Ça me paraît être une évidence
17:14mais ce n'est pas fait.
17:15– On en revient à la question
17:16des moyens qu'on évoquait
17:17tout à l'heure.
17:18Est-ce qu'il y a des moyens
17:18aujourd'hui en France
17:19pour mener une politique
17:21de justice ambitieuse
17:22pour mener une politique
17:23pour le pénitentiaire ambitieux ?
17:26Si vous arrivez au pouvoir
17:27dans un an,
17:28est-ce que vous dégagerez
17:28des moyens supplémentaires ?
17:30– Mais on n'a pas le choix
17:31et on ira chercher
17:33dans les économies
17:34que personne ne veut aller chercher,
17:36en l'occurrence
17:37sur l'immigration
17:38qui est un sujet tabou,
17:40sur la fraude sociale.
17:41– Il n'est plus tabou
17:41au niveau européen.
17:42– Tabou, on en parle
17:43à l'heure de journée,
17:44c'est pas tabou.
17:46– Si vous me parlez
17:47du fameux hub
17:48qu'ils viennent de voter,
17:49on en reparlera.
17:50– Ben, parlons-en.
17:51– Parce que l'exemple italien
17:53a prouvé que finalement,
17:55il intéresse très peu
17:57de sujets
17:58et d'immigrés clandestins
18:00pour une raison simple,
18:01c'est que la législation européenne
18:02est tellement draconienne
18:03qu'elle trouve toujours
18:05un moyen de les libérer
18:06avant qu'ils entrent
18:07dans les hubs.
18:07Alors ça pose,
18:08là, pour le coup,
18:09il faut un changement
18:10de législation drastique
18:11et donner la priorité
18:13du droit français
18:14sur le droit européen
18:14en la matière.
18:15– Donc vous voulez dire
18:15que le règlement retour,
18:16c'est pas réglé ?
18:17– Mais non,
18:18mais ce sera jamais réglé avec…
18:19– Parce qu'il y a eu
18:20une alliance des droites,
18:21y compris du RN,
18:22pour faire voter ce règlement retour.
18:23– Oui, parce que c'est
18:24à minima.
18:25– Mais ce à minima…
18:26– Mieux vaut ça que rien,
18:27c'est ça que vous dites.
18:27– Exactement,
18:28mais il faut aller
18:28beaucoup plus loin,
18:29notamment dans la législation
18:30elle-même,
18:31pour que les gens
18:33qui n'ont rien à faire
18:34chez nous
18:34soient expulsés,
18:36tout simplement.
18:36– Permettez-moi
18:37de vous transformer
18:38en instant sociologue.
18:39Toujours plus de prison,
18:41toujours plus de vidéosurveillance,
18:42toujours plus de policiers,
18:43demain peut-être
18:44la reconnaissance faciale.
18:45Est-ce que…
18:46Je comprends la réponse,
18:47mais est-ce que le vrai problème,
18:48c'est pas une société
18:49qui se désagrège comme possible ?
18:51C'est-à-dire qu'on cherche
18:52une forme de réponse sécuritaire majeure
18:55à une société
18:56où la violence devient la norme,
18:57où l'agression devient la norme,
18:59où les femmes,
18:59selon leur distance de chez elles,
19:01changent de tenue,
19:02ne prendront pas tel transport.
19:04Est-ce que le problème de base,
19:05c'est pas une société qui est
19:07objectivement beaucoup plus violente
19:08qu'elle ne l'a jamais été ?
19:09– Oui, mais première priorité
19:10de l'État, la sécurité.
19:12Donc il faut l'urgence
19:13de la sécurité.
19:14Donc il faut bien pallier
19:15à ces choses-là.
19:16Deuxième priorité,
19:17remettre les choses à leur place
19:19et remettre de l'ordre
19:20dans le pays.
19:20Et plus nous remettrons
19:22de l'ordre dans le pays
19:23et moins nous aurons
19:24ces effets pervers
19:25et induits
19:26de l'insécurité généralisée
19:28et nous retrouverons,
19:29j'allais dire,
19:30un cercle vertueux,
19:32non seulement dans la gestion
19:33des affaires courantes,
19:34mais dans la vie,
19:34en société.
19:36– Vous trouvez que c'est normal
19:37que dans un pays comme la France,
19:39on ait besoin de voir
19:40un policier près de soi
19:41pour se sentir en sécurité ?
19:42– C'est pour ça que je vous dis
19:43qu'il faut remettre
19:44les lois à leur place
19:45et un État
19:46qui maintient
19:47l'ordre républicain
19:49sur le terrain
19:49parce qu'en maintenant
19:50cet ordre-là,
19:51nous retrouverons
19:52une qualité de vie
19:53que nous avons perdue.
19:54Ça, c'est une réalité.
19:55Et nous aurons,
19:56à l'avenir,
19:57avec les lois
19:58que nous entendons prendre
19:59sur la sécurité,
20:00très certainement,
20:02moins de voyous
20:05à incarcérer,
20:06etc.
20:07C'est une diminution
20:08parce que l'insécurité,
20:08ce n'est pas que la police,
20:10ce n'est pas que la justice.
20:11Derrière, vous avez tout le problème
20:12des assurances
20:12et du coût.
20:14Ça, on n'en parle jamais
20:15mais je peux vous dire
20:16qu'au fur et à mesure
20:17que l'insécurité progresse,
20:19les primes d'assurance
20:20elles-mêmes progressent
20:21et c'est systématiquement
20:22l'honnête citoyen
20:23qui paie pour les voyous
20:25et pour le système.
20:26– Et c'est le cas
20:26post-PSG,
20:28la finale,
20:28les casseurs,
20:29qu'est-ce que vous pensez
20:29de cette idée
20:30de Sébastien Lecornu
20:31de faire payer les casseurs
20:33quitte à aller chercher
20:34dans les allocations familiales
20:35en laissant un reste à vivre ?
20:36– Je ne sais pas,
20:36si on faisait payer le Qatar ?
20:38– Le Qatar ?
20:39– Oui, pourquoi
20:39on ne pourrait pas payer
20:40le club après tout ?
20:42– Mais est-ce que vous croyez
20:43qu'il y a une majorité
20:44de supporters du PSG
20:46dans les casseurs ?
20:46– Non, mais il y en a.
20:48– Ah oui, mais enfin,
20:48on fait quoi ?
20:49On fait au doigt mouillé ?
20:50– Non, pas au doigt mouillé,
20:50on en arrête sur le terrain quand même.
20:52– Les émeutes,
20:52c'est la responsable.
20:53– Et comment ça se fait
20:53que ça se passe tout ?
20:54Que avec ce club notamment ?
20:57Pourquoi l'Anse à la Coupe de France
20:58et il n'y a pas eu ce genre de chose ?
20:59– J'entends bien avec vous,
21:00mais…
21:00– C'est le Qatar qui est responsable
21:02des émeutes de l'Ontario ?
21:03– Ce n'est pas le Qatar
21:04qui est responsable,
21:05mais peut-être,
21:06peut-être,
21:06que le Qatar,
21:07en tout cas le PSG,
21:08je ne veux pas dire le Qatar,
21:09aurait peut-être son mot à dire
21:11dans la pédagogie
21:12des clubs de football
21:14pour justement éviter ce chose-là.
21:16– La question n'est pas là,
21:16la question c'est
21:17est-ce qu'on prend
21:17dans les allocations sociales,
21:19oui ou non ?
21:20– Mais bien sûr,
21:20il faut tout faire
21:21pour éviter cela
21:22et évidemment,
21:23il faut prendre
21:23dans les allocations sociales,
21:25évidemment,
21:25pour responsabiliser les parents,
21:27mais tout ça,
21:28ça devrait être fait
21:29depuis longtemps.
21:30– Le ministre de l'Intérieur,
21:32M. Nunez,
21:32a dit l'autre jour,
21:34les gens qui ont cassé,
21:35ce n'est pas du supporter du PSG,
21:37ce sont des gens
21:37qui viennent s'agréger,
21:38qui viennent exprès pour casser,
21:39qui ne regardent pas le match,
21:40et vous,
21:41vous dites que ce n'est pas ça.
21:42– M. Nunez,
21:43il a quand même un côté
21:44très,
21:45je pourrais dire,
21:46je ne vais pas dire laxiste,
21:47mais en tout cas,
21:48très mesuré,
21:49et on voit que
21:50au fur et à mesure
21:51que les ministres de l'Intérieur
21:52sont nommés,
21:53vous pouvez tomber
21:54sur un ministre de l'Intérieur,
21:55on va le dire,
21:56comme M. Retailleau,
21:57qui parle bien,
21:59même s'il n'agit pas,
21:59mais il le dit,
22:00il dit les choses,
22:01et un M. Nunez,
22:02qui lui,
22:02ni ne parle,
22:04ni ne fait finalement.
22:04– Il veut démissionner,
22:05Laurent Nunez ?
22:06– Voilà,
22:07je crois que c'est
22:08un très bon professionnel,
22:10mais qu'il n'ait pas sa place
22:11à la tête du ministère de l'Intérieur.
22:12– C'est dit, c'est fait,
22:13Louis Alliot est avec nous
22:14pour le grand rendez-vous,
22:15on se retrouve dans un instant.
22:16– C'est notre invité
22:19sur CNews et sur Europe,
22:20Louis Alliot,
22:21vice-président du Rassemblement
22:22national et maire ARN
22:23de Perpignan le 7 juillet,
22:24la justice décidera
22:25si Marine Le Pen
22:25peut concourir
22:26à la prochaine présidentielle.
22:28La Cour d'appel
22:28statuera sur votre sort aussi.
22:30D'ailleurs, Louis Alliot,
22:32dans quel état d'esprit
22:33êtes-vous à un mois,
22:35jour pour jour,
22:35de cette échéance ?
22:37– Écoutez,
22:37quand on ne maîtrise pas la chose,
22:39on attend la décision.
22:42Je pense qu'on s'est défendu
22:43comme il le fallait,
22:44je pense qu'on a dit
22:46les choses à la Cour d'appel
22:47telles qu'elles se sont passées,
22:49c'est maintenant à la Cour
22:51de juger de la responsabilité
22:54ou pas,
22:54qui est la nôtre.
22:55Mais très honnêtement,
22:56pour une affaire
22:56d'assistants parlementaires
22:58qui ont fait de la politique
23:00et qui est partagée,
23:02je vais dire,
23:02par l'ensemble des partis
23:03depuis des décennies
23:04et des décennies,
23:05je trouve que le jugement
23:07qui a frappé Marine Le Pen
23:08et qui nous a frappés
23:10en première instance
23:11est totalement démesuré
23:15par rapport aux faits,
23:16tout simplement.
23:17– Mais je vous reposerai
23:18la question dont on parlait
23:19juste avant,
23:19par rapport à ce procès.
23:21Faites-vous confiance
23:21à la justice de votre pays ?
23:23– Je ne peux pas
23:24vous répondre à ça,
23:25je vous le dirai
23:26après le 7 juillet.
23:27– Vous prenez confiance
23:28à la justice
23:28en fonction de la décision
23:29du 7 juillet ?
23:30– J'espère que la décision
23:32du 7 juillet
23:33sera beaucoup plus équilibrée
23:34et même qu'elle tienne à compte
23:36des arguments majeurs
23:40que nos avocats
23:41ont défendus
23:41à cette cour d'appel.
23:44Et après,
23:45on verra bien
23:46comment les choses se passent.
23:47Mais moi,
23:47ce qui m'intéresse aussi,
23:48c'est de voir
23:49comment ce jugement
23:50de première instance
23:51a été validé
23:53en quelque sorte.
23:54Et là,
23:55même les magistrats,
23:56en tout cas le parquet
23:57à la cour d'appel,
23:58ont critiqué
23:59l'exécution provisoire.
24:01– Votre ligne de défense
24:02dans le procès en appel
24:03n'était pas du tout
24:03la même que celle
24:04en première instance
24:06où vous aviez parlé
24:06d'un procès politique.
24:07Là,
24:08ce n'était pas du tout
24:08la même chose.
24:09Vous avez changé
24:09aussi de discours.
24:10– Oui,
24:10mais les choses évoluent.
24:12Ce ne sont pas
24:12les mêmes magistrats.
24:14Nous sommes en cour d'appel
24:15et les choses,
24:16j'allais dire,
24:16sont beaucoup plus calibrées,
24:18j'allais dire,
24:19beaucoup plus sérieuses.
24:20Il n'en demeure pas moins
24:21qu'en première instance.
24:22C'est le jugement
24:23qui nous a frappés
24:24et d'une sévérité
24:25qui, j'allais presque vous dire,
24:27est suspecte.
24:27– Mais vous ne croyez pas
24:28qu'une partie des juges
24:29aujourd'hui,
24:29au-delà de l'orientation
24:30idéologique,
24:31veulent tout simplement
24:31se faire des politiques ?
24:32C'est-à-dire,
24:33à certains égards,
24:34c'est un pouvoir nouveau
24:35qui s'affirme
24:35contre le politique
24:36qui est un pouvoir plus ancien
24:38et de ce point de vue,
24:39derrière la très grande rigueur,
24:40il y a l'ivresse
24:41de nouvelles justices
24:42un peu militantes.
24:42– Je pense qu'il y a
24:43chez les magistrats
24:44cette volonté-là.
24:45Mais ce n'est pas
24:46tous les magistrats.
24:47– Bien sûr, bien sûr.
24:48– Et ce ne sont pas
24:48toutes les juridictions.
24:50Mais manifestement,
24:51il y a sur une partie
24:52de chez les magistrats-là,
24:53on va caricaturer,
24:55mais autour du syndicat
24:56de la magistrature
24:57en particulier,
24:59des juges
24:59qui ont une vision
25:01idéologique
25:02des affaires
25:02qu'elles traitent
25:03et ça pose là
25:04un problème de fond
25:05concernant le rendu
25:06de la justice.
25:06– Le 7 juillet,
25:07si Marine Le Pen
25:08est invalidée,
25:09vous qui êtes
25:10un fidèle
25:11de Marine Le Pen
25:12qui avez combattu
25:13Jordan Bardella
25:13pour la prise
25:14de la présidence
25:15du RN.
25:16– Combattu est un grand mot.
25:17– Vous étiez son adversaire
25:19si vous préférez.
25:20Qu'est-ce qui se passe
25:20si elle est invalidée ?
25:22– Si elle est invalidée,
25:24Jordan Bardella
25:24sera candidat
25:25à l'élection présidentielle.
25:26Je crois que les choses
25:27sont chez nous actées.
25:29Le Congrès se tiendra,
25:31il désignera le candidat
25:32et nous entamerons
25:33l'élection présidentielle.
25:34– Et vous soutiendrez
25:35Jordan Bardella ?
25:35– Évidemment, vous savez,
25:36moi je me suis présenté
25:37à cette élection interne
25:38du Rassemblement national
25:39parce que je trouvais
25:40que sans compétition interne,
25:44le président
25:44qui allait succéder
25:46à Marine Le Pen
25:48manquerait de légitimité.
25:49Il fallait que
25:49les longutions militantes,
25:51il l'a eue.
25:52Je me suis rangé,
25:53évidemment,
25:54à la décision des militants
25:55et aujourd'hui,
25:56je l'accompagne,
25:56je travaille avec lui
25:57sans aucun problème.
25:58– Entre Marine Le Pen
25:59et Jordan Bardella,
26:00il y a quand même,
26:01il semble-t-il,
26:02une différence de ligne
26:03ou de sensibilité.
26:05elle, elle est plus sociale,
26:07plus étatiste,
26:08lui, plus libérale apparemment.
26:11Ça ne vous pose pas de problème ?
26:12– Non, parce que pour marcher,
26:13il faut deux jambes.
26:14Et pour avoir l'équilibre,
26:16on marche sur ses deux jambes.
26:18– Est-ce que vous n'allez pas
26:18marcher un peu en cas…
26:19– On a tous un pied un peu plus long,
26:21vous savez.
26:21– On a l'impression,
26:22on ne sait plus trop
26:23où ça va.
26:24– Non, c'est pas vrai.
26:25– C'est un genre libéral.
26:25– Honnêtement,
26:26ce n'est pas vrai,
26:28mais notre électorat,
26:29il faut quand même tenir compte aussi
26:30des gens qui votent pour nous,
26:31ont des préoccupations sociales
26:33et pas seulement au nord,
26:34comme je l'entends.
26:35Moi, je vis à Perpignan
26:36avec une extrême pauvreté
26:37de gens qui ne sont pas
26:38d'anciens socialistes,
26:40qui sont des gens
26:40qui ont voté à droite
26:41toute leur vie
26:42ou qui votent à droite.
26:43Et puis, il y a l'économie.
26:45Et là, sur l'économie,
26:47les petits commerçants,
26:49les artisans,
26:50les PME,
26:50qui parlent à ces gens-là.
26:52On est toujours en train
26:53de parler du Cap 40
26:54et des grandes sociétés.
26:55Et moi, je m'intéresse surtout
26:56à ceux qui font
26:57l'économie locale.
26:58Et ceux-là,
26:59il faut s'intéresser
26:59à leur charge,
27:00il faut s'intéresser
27:01à leur marge,
27:02il faut s'intéresser
27:03à leur marché,
27:03à la concurrence déloyale.
27:05Et tout cela,
27:06nous le faisons ensemble.
27:07– Une entreprise,
27:07c'est une entreprise.
27:08– Non, non.
27:08– Vous faites la cédure
27:10entre les petites entreprises
27:11et les grands groupes ?
27:12– Bien sûr,
27:12vous ne pouvez pas comparer
27:13Total au boucher du coin.
27:15Je veux dire,
27:16ce n'est pas pareil,
27:17ce n'est pas les mêmes sujets
27:20qui se posent à eux.
27:21Il y a un problème aujourd'hui
27:22avec le petit commerce,
27:23l'artisanat
27:24et les marchés locaux
27:25qui sont dans une extrême difficulté.
27:27Les gens n'arrivent pas
27:28à payer leurs charges.
27:29Les gens sont en manque
27:30de clients,
27:30de carnets de commandes.
27:32Et face à cela,
27:33moi, je n'entends pas
27:33un politique,
27:34à part au Rassemblement national,
27:36qui parle de leur situation.
27:37Et en tant que maire de Perpignan,
27:39je peux vous dire,
27:39notamment au niveau du commerce,
27:41moi, j'ai été saisi
27:42il n'y a pas très longtemps
27:43par une association
27:44de commerçants,
27:45et même plusieurs,
27:45ils sont dans une situation
27:47dramatique.
27:48Mais qui répond à cela ?
27:49Très bien.
27:50Le ministre de l'économie ?
27:51J'entends votre argument,
27:53mais que dites-vous
27:54aux grands capitales,
27:55comme vous l'appelez,
27:55le CAC 40,
27:56les grands groupes
27:57qui portent la croissance
27:58de la France ?
27:59Vous avez quelque chose
28:00à rapprocher
28:01à M. Pouyanné,
28:01par exemple ?
28:02Je n'ai rien à rapprocher
28:03à M. Pouyanné,
28:04mais moi,
28:04j'aimerais qu'on s'intéresse
28:05à ceux qui portent
28:06la croissance,
28:07mais qui portent l'emploi
28:08en France ?
28:09Ce ne sont pas les grands groupes,
28:10c'est les petits en bas.
28:13Premier employeur !
28:15Ils font travailler
28:16beaucoup l'entreprise.
28:17Premier employeur en France,
28:20artisanat,
28:21commerçant,
28:22TPE.
28:23Alors oui,
28:23il y a des sous-traitants,
28:24oui, c'est vrai.
28:24Mais il y a des grands groupes
28:25qui emploient...
28:27Qui vous a dit ça ?
28:29Je ne vous dis pas ça.
28:30Je vous dis moi
28:30qu'il faut s'intéresser
28:32aux grands groupes
28:32et maintenir les fleurons
28:34de l'industrie française
28:35à l'échelle internationale.
28:36En les surtaxant.
28:37Oui, parce que dans le dernier budget,
28:39vous les avez surtaxés.
28:40Vous avez voté
28:40la surtaxation
28:41des grands groupes.
28:42Non, ce n'est pas vrai.
28:42Pour des bénéfices
28:43qu'elles font
28:44sur la misère
28:45d'un certain nombre
28:46de gens aujourd'hui.
28:48Ça s'appelle surtaxés.
28:49Oui, d'accord.
28:50Mais pour une situation
28:50bien précise
28:51comme ceux qui ont fait
28:52des super profits
28:53pendant le Covid.
28:54Le Covid,
28:55s'ils n'avaient pas été là,
28:56ils n'auraient pas fait
28:56ces super profits.
28:57Ils ont donc profité
28:58d'une situation de faiblesse.
29:00Ils ont profité
29:01d'une situation
29:02de faiblesse
29:03momentanée
29:04alors qu'ils n'auraient pas dû.
29:05Et là, c'est l'histoire
29:06de la guerre
29:07et de l'augmentation
29:08de l'essence.
29:09Vous faites une forme
29:09de justice économique
29:10en prenant au grand groupe
29:12et en redonnant aux petits.
29:13Oui, une forme
29:13de redistribution,
29:14en tout cas de péréquation.
29:16Vous n'étiez pas socialiste,
29:18M. Alliot.
29:18Mais ce n'est pas être socialiste.
29:19Ça fait moins...
29:20Je suis contre le fait
29:22de dire que c'est socialiste.
29:23Margaret Thatcher,
29:24c'est ce qu'elle disait.
29:25Elle disait,
29:25le socialisme,
29:26le problème du socialisme,
29:27c'est quand on a dépensé
29:28tout l'argent des autres.
29:28Si je revenais un peu
29:29dans l'histoire du socialisme,
29:31vous aviez aussi
29:32des catholiques sociaux
29:33qui étaient des patrons
29:34et qui avaient comme préoccupation
29:36le bien-être
29:39de leurs employés.
29:40Et je trouve qu'aujourd'hui,
29:41l'actualité est faite
29:43de l'actualité des grands groupes,
29:45mais qu'on ne va pas souvent voir
29:46à l'échelle du terrain
29:48les difficultés
29:49qu'on rencontre nos entreprises.
29:49M. Total,
29:50vous avez un million
29:50de petits actionnaires.
29:52Justement,
29:52les petites entreprises,
29:54les petits commerçants,
29:55les artisans commerçants
29:56comme on aurait dit autrefois,
29:57est-ce que leur premier souci,
29:59ce n'est pas l'écrasement
30:00réglementaire,
30:01les normes ?
30:01Et ça,
30:02de ce point de vue,
30:02vous appelez ça libéral ou non,
30:04j'en sais rien,
30:04mais est-ce que le soulagement
30:05du poids réglementaire
30:07des uns et des autres
30:07n'est pas la première tâche
30:09pour relancer
30:09l'activité économique ?
30:10C'est pour ça
30:10que nous avons mandaté
30:11d'ailleurs
30:13avec Alexandre Loubet
30:14qui est député
30:15à l'Assemblée nationale,
30:17une mission
30:17pour aller rencontrer
30:18les organisations patronales
30:20et leur demander
30:21quelles étaient
30:22les normes immédiates
30:24à abolir
30:25pour permettre
30:25de relancer un peu
30:26la croissance
30:27et la consommation.
30:29Et quand nous arriverons,
30:31nous ferons une loi
30:32pour mettre à plat
30:33tout de suite
30:34ces choses-là.
30:34Mais vous avez
30:35d'autres choses aujourd'hui.
30:36Vous avez le secteur
30:37du bâtiment,
30:38de l'immobilier,
30:38du logement
30:39qui est à plat
30:39parce qu'il y a
30:40des normes
30:41notamment liées aux ânes,
30:42le zéro artificialisation
30:44des sols,
30:45les lois SRU,
30:47toutes ces choses-là
30:48qui empêchent
30:49aujourd'hui
30:50tout simplement
30:51les entreprises
30:52dans ce secteur
30:53d'activité
30:53de se développer,
30:55d'embaucher
30:55et d'avoir des marchés.
30:57Et ça,
30:58quand nous arriverons
30:58aux affaires,
30:59là aussi,
31:01nous accélérerons
31:02leur disparition.
31:03Vous étiez au front national
31:04de Jean-Marie Le Pen,
31:05très libéral.
31:06Avec Marine Le Pen,
31:07on peut dire
31:07que la ligne
31:08est plus sociale.
31:09Est-ce que demain,
31:10quelle sera la prochaine ligne
31:11du RN sur ces questions ?
31:12La ligne sera
31:13la défense
31:14de l'intérêt national
31:16et de l'économie française.
31:20Vous avez deux heures
31:21pour faire un courant
31:22de votre copie.
31:23Sous toutes ces formes,
31:25je viens de vous donner
31:26une priorité
31:26parce que nous la vivons
31:27au quotidien.
31:29Vous,
31:29vous êtes intéressé
31:30par les grands groupes,
31:31il faut s'y intéresser.
31:32Moi,
31:32je suis intéressé
31:33parce que je vois
31:34immédiatement
31:35quand j'ouvre
31:35la porte de chez moi,
31:36c'est les gens
31:37qui vous servent
31:38du pain,
31:38de la viande
31:39et un certain nombre
31:41d'autres commerçants
31:41et qui aujourd'hui
31:42sont dans un état
31:44désastreux.
31:45Voilà la priorité.
31:46Et ça,
31:46quand nous arriverons,
31:47nous occuperons
31:48de ces gens-là.
31:49Les grands groupes
31:49font travailler aussi
31:50des artisans.
31:51Monsieur Dupont
31:52travaille pour le groupe
31:53LVMH
31:54qui fait travailler
31:55aussi des petits artisans
31:56et qui emploie
31:57200 000 personnes
31:58rien qu'en France.
31:59Donc,
32:00c'est aussi,
32:02il faut composer avec ça.
32:03Mais qui vous dit
32:03le contraire ?
32:04Bon,
32:04alors,
32:05sur la retraite,
32:06sur la retraite,
32:07quelle est la ligne
32:07de Louis Alliot ?
32:08Parce qu'il y a
32:08plusieurs lignes,
32:09j'ai l'impression,
32:09aussi.
32:10Il n'y a qu'une ligne,
32:10elle a été validée
32:11en 2022,
32:13c'est les 40 annuités
32:15ou les 42 annuités
32:17en fonction
32:18de l'âge d'entrée
32:19sur le marché du travail
32:20et un départ
32:22à proportion
32:23de ce que l'on a cotisé
32:24pour la suite.
32:25C'est-à-dire que
32:26si vous commencez
32:27votre activité...
32:28Et l'âge de départ.
32:28si vous commencez
32:30à travailler
32:32à l'âge de 25 ans,
32:34eh bien,
32:35vous partirez
32:35avec 42 annuités
32:37à 67 ans.
32:38Si vous commencez
32:39avant 20 ans,
32:40parce qu'avant 20 ans,
32:41ça veut dire
32:42que vous êtes
32:42dans des travaux pénibles,
32:45eh bien,
32:45vous aurez 40 ans
32:47de cotisation
32:49et vous partirez
32:50à 60 ans.
32:51Moi,
32:52je n'imagine pas,
32:53je suis fils d'artisan,
32:54je n'imagine pas
32:55aujourd'hui
32:56sur des chantiers
32:58des gens de 67 ans.
32:59Voilà,
32:59je ne l'imagine pas.
33:00Mais peut-être que
33:01certains sont d'accord
33:01avec ça.
33:02La suite,
33:02dans un instant,
33:03au Grand Rendez-vous.
33:04A tout de suite.
33:07Dernière partie
33:07du Grand Rendez-vous
33:08Europe 1 CNews
33:09Les Echos
33:09avec Louis Alliot,
33:11vice-président du RN,
33:12maire RN de Perpignan.
33:13On en était au chapitre
33:14des retraites.
33:14Stéphane Dupont.
33:15Oui,
33:16vous nous avez rappelé
33:17quelle était la position
33:18du Rassemblement national,
33:19celle de la présidentielle
33:20de 2022,
33:21des législatives de 2024.
33:23Il y a un petit hic,
33:25c'est que le président
33:25de votre parti,
33:26Jordan Bardella,
33:27il y a quelques jours
33:28à la télévision,
33:29nous a expliqué que,
33:30non,
33:30lui,
33:30pour lui,
33:31ça serait plutôt
33:31la suppression
33:32de l'âge légal,
33:33la même proposition
33:34que Gabriel Attal,
33:36et qu'il fallait introduire
33:37une forme de capitalisation.
33:40Il n'est pas du tout
33:41sur la même ligne que vous,
33:42manifestement.
33:42Il a évoqué des hypothèses,
33:44mais il n'a pas parlé
33:45de cela d'une manière rigide.
33:48Ce qui est vrai,
33:48c'est ce que je vais vous dire.
33:49Plus vous rentrez tard
33:50sur le marché du travail,
33:51et plus vous partez tard
33:52à la retraite.
33:53Le président de votre parti,
33:54il a tort.
33:54Donc cet âge-là,
33:55cet âge-là fluctue
33:57en fonction de l'entrée
34:01sur le marché du travail.
34:02Quant à la capitalisation,
34:04elle est effective déjà
34:05pour un certain nombre
34:06de personnes,
34:07et notamment pour les fonctionnaires
34:08et même les organismes privés
34:10et ceux qui peuvent
34:12se faire une retraite
34:13par capitalisation.
34:14Parce que je doute
34:15qu'aujourd'hui,
34:16les employés,
34:17les ouvriers,
34:18ont un certain nombre
34:19de retraites
34:19qui ont comme salaire
34:211 400-1 500,
34:23puissent se constituer
34:24des retraites
34:24même par capitalisation.
34:26Donc il vaut mieux
34:27quand même
34:27que l'État
34:27soit garant
34:28d'un système de retraite
34:30qui permet à ces gens-là,
34:31une fois la retraite,
34:32de pouvoir vivre.
34:33Ce qui n'est pas,
34:34à mon avis,
34:35avec le système de capitalisation,
34:36une assurance vie.
34:37Est-ce qu'il faut conserver
34:38un âge légal ou pas ?
34:41Il faut la double entrée.
34:44Il faut non seulement
34:46la durée de cotisation,
34:47mais il faut un âge de départ.
34:49Ce qui ne veut pas dire
34:49qu'une fois que vous êtes parti,
34:51vous ne pouvez pas travailler
34:52et vous pouvez continuer
34:53à travailler.
34:54Et à ce moment-là,
34:55ce sont d'autres mécanismes
34:57qui se mettent en place.
34:58Le cumul emploi retraite
34:59que le gouvernement,
35:00semble-t-il,
35:00a décidé de raboter
35:02parce qu'il y a des effets d'aubaine.
35:03Oui,
35:04et parce que vous avez
35:04beaucoup de gens
35:05qui partent aujourd'hui
35:06très tôt à la retraite,
35:07mais qui continuent à travailler
35:08ou qui veulent travailler
35:09et qui sont limités
35:10par les règles quelquefois rigides
35:12qui sont celles du marché français.
35:13Et donc sur ça,
35:14je pense qu'il faut effectivement évoluer.
35:15Mais justement,
35:16est-ce qu'il n'y a pas
35:16une forme de deux étapes
35:17à travers cela ?
35:18D'un côté,
35:18il faut sauver à court et moyen terme
35:20le système présent
35:21pour qu'il ne s'effondre pas.
35:22Mais à moyen terme
35:23et long terme,
35:24est-ce qu'il n'y a pas
35:24de la nécessité
35:25de maximiser l'espace de liberté,
35:27la capitalisation,
35:28la possibilité pour les individus
35:29de construire eux-mêmes
35:30leur propre retraite,
35:31de durer plus longtemps
35:32sur le marché du travail ?
35:33Vous êtes un libéral,
35:34vous dites ça.
35:36Et les nord-américains.
35:37Les nord-américains.
35:38Ou l'occident
35:39en termes instruits.
35:40Je vous dis que ça arrive
35:41ça petit à petit,
35:42en tout cas pour cette catégorie,
35:43c'est le cas.
35:44Mais est-ce que ce n'est pas
35:45inévitable surtout ?
35:45Non, parce que
35:46pourquoi le système de retraite
35:47est en faillite ?
35:48Parce qu'il n'y a pas assez
35:49de gens qui cotisent aujourd'hui.
35:50Allons créer les conditions
35:52de la croissance et de l'emploi.
35:53Plus vous aurez des gens
35:54sur le marché du travail,
35:56plus vous aurez de la croissance
35:57et moins il y aura de pression
35:58sur le système de retraite.
36:00À ce compte-là,
36:04ou alors la réponse
36:05des immigrationnistes,
36:07c'est faire venir de l'extérieur
36:08les gens qui paieront
36:08les retraites de demain.
36:09C'est pour ça que nous
36:09nous prononçons, nous,
36:10sur des mesures
36:11qui favorisent la natalité
36:12et pas sur l'importation
36:14d'immigrations
36:14qui pèseront à coup sûr
36:16à la fois sur le marché
36:17du travail
36:18mais aussi sur les comptes
36:19de la nation.
36:20Mais vous ne croyez pas
36:20plus simple
36:22à moyen terme
36:23de réformer
36:24le système de retraite
36:25que de pousser les gens
36:26à faire des bébés,
36:27des bébés, des bébés
36:27pour sauver les retraites ?
36:28Non, parce que...
36:29Les politiques natalistes
36:29fonctionnent comme ci,
36:30comme ça en général.
36:30Oui, mais là,
36:31on tient compte finalement
36:32de la pénurie des choses.
36:33Si on se satisfait
36:34d'un marché du travail
36:35à tonnes
36:36et de gens qui travaillent
36:37de moins en moins
36:38avec peu de croissance,
36:39eh bien à ce moment-là,
36:40oui, le système va diminuer
36:41et il sera même plus finançable
36:43et on arrivera
36:44à des dérives.
36:45Mais si on s'occupe
36:46de l'économie,
36:47qu'on crée les conditions
36:48de la croissance
36:48et de l'emploi,
36:49à ce moment-là,
36:50le système des retraites
36:51par répartition à la française
36:54redeviendra un système
36:56équilibré
36:56et plutôt vertueux.
36:57Donc pas de capitalisation ?
36:59Mais un petit peu,
37:00mais ça existe déjà.
37:01Je ne vais pas vous dire pas
37:01que ça existe déjà.
37:02Ça existe si on souhaite
37:03le faire.
37:04Dans la fonction publique.
37:05Ça s'appelle
37:05la liberté de le faire.
37:07C'est ça.
37:08Vous disiez que la réforme
37:09des retraites
37:10que vous proposez,
37:10vous reconnaissez
37:11qu'elle va coûter
37:12de l'argent.
37:13Au moment de la dernière
37:14campagne présidentielle,
37:15on parlait de 10 milliards
37:16ou plus de 10 milliards.
37:1710 milliards à peu près.
37:18La première année,
37:19non.
37:19La première année,
37:201,5 milliard
37:21et ça monte crescendo
37:22jusqu'à 10 milliards.
37:23Vu l'évolution de la natalité,
37:24ça risque de coûter
37:25beaucoup plus cher.
37:26Où est-ce que vous allez
37:27trouver l'argent
37:27pour financer
37:29cette réforme ?
37:29On ne peut pas continuer
37:30à avoir comme réponse
37:32où allez-vous trouver
37:33l'argent ?
37:34On vous pose quand même
37:35la question.
37:36L'État est en faillite
37:37et vous nous proposez
37:3810 milliards de plus.
37:39Mais l'État est en faillite
37:40parce qu'il ne veut pas
37:41aller chercher l'argent
37:41là où il est.
37:42Quand on vous dit
37:43que l'immigration
37:44coûte 40 milliards,
37:46on nous dit
37:47non, ce n'est pas possible.
37:48On verra quand nous
37:49serons aux enfers
37:49si on n'ira pas chercher
37:50de l'argent dans l'immigration.
37:52On ne va pas tout régler ?
37:53Non, pas tout.
37:54On ira sur la fraude sociale
37:55et le développement
37:58de l'économie
37:59fera que,
38:00précisément,
38:01par les rentrées fiscales,
38:02on se désendettera
38:03et on aura
38:04le système
38:05qui redeviendra
38:06petit à petit
38:07équilibré.
38:08Mais si, c'est sûr,
38:09on regarde les choses
38:10assis sur sa chaise
38:11en disant
38:11mais où allez-vous
38:12trouver l'argent
38:13systématiquement ?
38:14Ce sera une bonne question
38:15effectivement.
38:16Mais dans un système,
38:16j'allais dire,
38:17dynamique
38:18où on entreprend
38:19d'aller chercher l'argent
38:20là où il est
38:20et notamment
38:21dans les dépenses
38:22qui sont celles
38:23que nous ne devrions pas avoir,
38:24nous y arriverons.
38:25Voilà.
38:26Moi, je suis plutôt
38:27optimiste
38:27sur notre capacité
38:29à l'échelle de l'État
38:30à aller chercher l'argent
38:31là où il est.
38:31Oui, sur les agences,
38:33sur les...
38:34Oui, tout ça fait partie.
38:35Parce que vous ne trouverez pas
38:36que l'argent de l'immigration,
38:38ça ne suffira pas
38:38pour combler les chiffres.
38:39Non, mais je dis...
38:40Je rappelle,
38:403 500 milliards de dettes.
38:42Je pointe...
38:42On est à 78 milliards
38:44chaque année
38:44de remordsement de la dette
38:45et ça va augmenter.
38:47Je pointe...
38:47Et les dépenses sociales,
38:48monsieur Alliou,
38:49parce que le gros,
38:49c'est quand même...
38:50On est 1 000 milliards
38:51de dépenses sociales
38:51sur les 1 700
38:52de dépenses publiques.
38:53C'est la dépense sociale.
38:54Je pointe sciemment
38:56l'immigration
38:57parce qu'il est en France
38:59pour les autres partis politiques
39:00un sujet tabou.
39:02Et sur les prestations sociales,
39:04eh bien déjà,
39:04réservons-les aux Français.
39:06Voilà.
39:06Une préférence nationale.
39:08C'est une préférence nationale,
39:09évidemment.
39:10Il n'y a pas d'économie à faire
39:11sur les dépenses d'assurance maladie,
39:12sur les dépenses de retraite.
39:14Évidemment qu'il faut aller chercher
39:15partout.
39:16Mais vous croyez
39:16que c'est dans le déremboursement
39:18des médicaments
39:18que vous allez trouver les moyens
39:20de refinancer le reste ?
39:21Parce que si c'est ça,
39:22je peux vous dire,
39:23on risque d'avoir
39:24des surprises.
39:25Parce qu'aujourd'hui,
39:26déjà,
39:29nos compatriotes
39:29ne peuvent plus se soigner
39:31ou sont en très grande difficulté
39:32pour se soigner,
39:33que ce soit à l'hôpital
39:34ou par la médecine libérale.
39:36Alors si en plus,
39:37on leur demande
39:38de payer plus
39:39par les cotisations
39:40et d'être moins remboursés,
39:41je pense que ça n'ira pas
39:42très loin.
39:42Est-ce qu'il faut travailler plus ?
39:43Les Français travaillent
39:441 664 heures par an.
39:46C'est loin des 1 800 heures
39:48travaillées en Allemagne.
39:49Bruno Retailleau
39:50veut remettre
39:50les Français au travail.
39:51Oui,
39:52il n'a pas été capable
39:53déjà de maintenir l'ordre
39:54en France,
39:54il ne remettra rien au travail,
39:55j'en suis persuadé.
39:56Il y a des gens qui parlent
39:57et il y a des gens qui font.
39:58Les Français travaillent,
39:59alors travaillent-ils moins
40:00que les autres ?
40:01Ça,
40:01c'est les statistiques
40:02que l'on donne systématiquement.
40:04Moi,
40:04je vois surtout des gens
40:05qui travaillent,
40:05dont le salaire,
40:07malheureusement,
40:07n'est pas assez élevé
40:08et qui n'arrivent pas à vivre.
40:09Ça,
40:09il le dit aussi.
40:09Peut-être que le jour
40:10où les salaires
40:11seront plus confortables,
40:13les gens auront plus de facilité
40:15et de volonté
40:16sur le chômage.
40:17Est-ce qu'on aide trop ?
40:18Est-ce qu'on aide trop ?
40:19Monsieur Dupont,
40:20pardonnez-moi.
40:20Ça dépend si vous baissez leurs charges
40:22ou si vous les aidez
40:23à augmenter les salaires,
40:24ce qui avait été
40:24notre projet en 2022.
40:25On est à 8% de chômage.
40:27On est à 8% de chômage.
40:28Certaines personnes se disent
40:29en fait,
40:30ça ne vaut pas le coup
40:30que j'aille chercher un travail.
40:318% officiel,
40:32parce qu'on a modifié les critères.
40:34Oui, d'accord,
40:35c'est important.
40:358% officiel,
40:37certaines personnes se disent
40:38si je travaille,
40:39un petit peu au moins,
40:41ça ne couvrira pas
40:41l'allocation que j'ai.
40:42Est-ce que vous voulez agir
40:43sur les allocations chômage ?
40:45Est-ce qu'il faut les baisser ?
40:46Est-ce qu'il faut réduire
40:47les délais, par exemple ?
40:48Ce ne sont même pas
40:48les allocations chômage.
40:49Certains,
40:49parce qu'ils vont travailler,
40:55parce qu'ils bénéficient
40:56de tout un aéropage
40:57d'adoles sociales,
40:58plutôt que d'aller travailler.
41:00Mais il n'y a pas que
41:00l'allocation chômage.
41:01Il y a tout le reste.
41:02Les aides, si vous préférez.
41:03Sur ça, effectivement,
41:04il faudra, j'allais dire,
41:05discerner les choses
41:06en fonction des situations.
41:07Mais il y a très certainement...
41:08Il faudra vous parler au futur.
41:10Vous ne l'avez pas encore fait ?
41:11Le gouvernement a voulu baisser...
41:12Écoutez, excusez-moi,
41:13je ne suis pas aux affaires
41:14et nous ne sommes pas aux affaires.
41:14Vous avez un programme présidentiel
41:16pour 2027, je vous espérais.
41:18Le jour où nous y serons,
41:19ces mesures-là font partie
41:20du catalogue que nous avons mis en place
41:23pour aller chercher de l'argent
41:25là où il est,
41:27notamment sur la fraude sociale,
41:29sur des aides qui sont octroyées
41:32alors qu'elles ne devraient pas l'être.
41:33Et ça, ça s'appelle...
41:34Vous avez voté contre, monsieur.
41:36Et ça, ça s'appelle
41:36la préférence nationale.
41:37Quand le gouvernement a réduit
41:39les conditions d'adémisation du chômage,
41:41vous avez voté contre...
41:42Mais non, mais c'est trop caricatural, ça.
41:44Ah, mais si, c'est...
41:44Et est-ce que ça a réglé le problème,
41:45le fait d'avoir voté cette loi ?
41:48Non, non.
41:49Les comptes sont toujours dans le rouge.
41:51Et même aujourd'hui,
41:52ils sont hors contrôle.
41:55Donc, plus on vote...
41:56Les comptes de l'assurance chômage ?
41:58Plus... Non, les comptes de la nation.
42:00Et plus on vote des lois,
42:02et plus on dérembourse,
42:04et on s'attaque toujours au même,
42:06et plus les comptes sont dans le rouge.
42:07Il faudra peut-être qu'un jour,
42:09on s'intéresse de savoir...
42:10Mais est-ce qu'il n'y a pas de quoi ?
42:11Est-ce qu'il n'y a pas une dimension structurelle,
42:12surtout une forme de lien
42:13entre socialisme et immigrationnisme ?
42:14C'est-à-dire, globalement,
42:15il y a un État social
42:16auquel tous ont accès,
42:17il y a un effet de pompe aspirante.
42:19Vous regardez le logement social,
42:20ce n'est pas exactement les Français
42:21qui en profitent pour l'essentiel,
42:22les prestations qui se multiplient.
42:24Donc, dès lors,
42:25est-ce qu'on ne sous-estime pas structurellement...
42:27Le système de santé ?
42:27Bien sûr.
42:28Le poids de l'immigration
42:29dans les dépenses sociales,
42:31dans les dépenses de sécurité,
42:32dans tout allemand...
42:33Est-ce qu'on ne sous-estime pas
42:34ce facteur-là
42:35qui oriente l'ensemble de la société ?
42:36C'est pour ça que je le mets
42:37en haut de la pile,
42:38parce que le jour où on aura démontré
42:40qu'en matière de logement,
42:42de prestations sociales,
42:44de santé,
42:45d'éducation,
42:47l'immigration est un poids
42:48très important
42:49pour les comptes de la nation,
42:51eh bien, vous verrez
42:51que l'opinion...
42:53Le français paye,
42:53le français prend son épau,
42:55ensuite, on finance
42:56le logement social
42:56qui va préférer
42:57à celui qui vient d'arriver.
42:58C'est évident.
42:58De toute façon, c'est simple.
43:0015% des gens
43:01qui viennent sur notre territoire
43:02occupent un emploi.
43:03Donc, pour ces 15%,
43:05ils cotisent,
43:06ça ne pose pas de problème.
43:07Mais pour tous les autres,
43:08qui paient le fait
43:09qu'ils soient chez nous,
43:10qu'ils se soignent,
43:12qu'on éduque leurs enfants,
43:13qu'ils se logent, etc.,
43:15eh bien, c'est ceux qui travaillent.
43:16C'est ça.
43:16Oui, Aluo, une dernière question.
43:18Le pape Léon XIV
43:19donne une messe
43:20aujourd'hui à Madrid.
43:21Plus d'un million de personnes
43:22sont dans les rues de Madrid
43:23pour assister
43:24à la venue du pape,
43:25alors que le pape
43:26est menacé par l'État islamique.
43:27Ça vous inspire quoi ?
43:29Ça veut dire que
43:30l'État islamique
43:31n'a pas des armées
43:32et qu'il est capable,
43:33en tout cas, aujourd'hui,
43:34de parler, mais quelquefois,
43:35d'agir.
43:35On le voit dans un certain nombre
43:36de pays.
43:37J'espère que le pape,
43:38mais je sais qu'il l'est,
43:39est ultra protégé.
43:42Est-ce que ça veut dire
43:43que c'est une forme
43:43de guerre de religion moderne ?
43:45Vous savez,
43:46l'État islamique, oui,
43:48vise à imposer le califat
43:49partout,
43:50y compris en Europe.
43:51Ils ne sont pas les seuls,
43:52d'ailleurs.
43:52Les frères musulmans aussi.
43:54Mais eux,
43:54il y a une dimension violente
43:57et revendicative
43:58qui, malheureusement,
43:59peut créer quelquefois
44:02fait des attentats
44:02et des morts.
44:03Donc, il faut faire attention
44:04à ne pas prendre ça
44:04à la légère.
44:05Merci beaucoup,
44:06Louis Alliot,
44:06d'avoir été l'invité
44:07du Grand Rendez-vous
44:08ce dimanche.
44:08Très bonne journée
44:09sur nos deux antennes.
44:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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