00:00Vous parlez justement, Gilbert Collard, et on va ensuite parler dans un instant de ce qui selon vous n'a
00:05pas fonctionné,
00:06mais vous parlez de la nécessité de trouver les mots justes, précisément lorsque le garde des Sceaux dit ce soir
00:12qu'il s'en veut,
00:14qu'il présente ses excuses à la famille de Liana au nom de la justice, que l'institution judiciaire n
00:20'a pas su la protéger,
00:21et qu'il pense aussi comme un père de famille, est-ce que ça, c'est trouver les mots justes
00:28dans un tel moment ?
00:30Non, franchement non. C'est chercher à les trouver, c'est respectable bien sûr, mais c'est au procureur de
00:38s'excuser,
00:40c'est au chef de la brigade de gendarmerie de s'excuser. C'est ça, celles et ceux qui, dans
00:46le travail qu'ils auraient dû faire
00:48et qui n'ont pas fait, de s'excuser. Ça, ça serait un pas. Alors j'attends, moi, les excuses
00:55de la procureure de la République,
00:57j'attends les excuses des responsables de l'enquête. Voilà. Ça, oui. Ça, ça aurait du sens.
01:03– Donc pour vous, c'est une responsabilité en chaîne, en fait, plus que finalement un problème de moyens,
01:09un problème de système ?
01:11– Écoutez, les enquêteurs ont à leur disposition deux instruments d'une banalité incroyable.
01:19C'est le TAJ, le TAJ, et le registre Cassiopée. Le TAJ, c'est ce qui permet de regrouper toutes
01:27les informations
01:27avant condamnation qu'on peut avoir sur un individu. Le registre Cassiopée, c'est toutes les informations
01:34concernant les comportements, pardon, même pas les infractions, à caractère d'atteinte sexuelle.
01:40Ils n'ont même pas consulté ces registres. Même pas, vous vous rendez compte ? Même pas.
01:47Sinon, ils auraient immédiatement localisé la psychologie de l'individu.
01:51– Sous-titrage ST' 501
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