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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:04Les GG ce matin sur RMC, l'Etat a-t-il une responsabilité dans la mort de la petite Liana
00:09?
00:09Une semaine après la disparition de la jeune fille, un corps a été retrouvé hier dans le Gers.
00:13Le principal suspect, Jérôme Barrella, avait déjà été visé par plusieurs signalements et plaintes pour viol,
00:18mais n'avait jamais été auditionné.
00:21Emmanuel Macron a ce matin déploré des dysfonctionnements de la justice.
00:25Et pour Antoine Diers, le consultant juridique des GG, ceux qui ont fauté doivent payer.
00:30Dans notre pays, il n'y a rien qui fonctionne, mais personne n'est jamais responsable.
00:34C'est un dysfonctionnement, c'est notre mauvaise organisation, l'enquête, etc.
00:38Tu l'as dit.
00:39Eh bien, moi je crois que rien ne changera dans notre pays, rien ne s'améliorera malgré les drames
00:45si nous n'exigeons pas des responsables politiques, une responsabilité.
00:49Ils sont responsables politiques.
00:51Eh bien, ils doivent démissionner.
00:52Ils doivent sanctionner le cadre de la justice ou le juge.
00:57Oui, il va falloir sanctionner les juges un jour.
01:00Ça doit être possible.
01:01Ils ne sont pas irresponsables.
01:02Ils ne sont pas au-dessus des lois.
01:04Eh bien, si on ne bascule pas dans la logique de responsabilité,
01:08celui qui a fauté paye, au sens, pas financier, mais au sens où il est viré, etc.
01:15Eh bien, tant qu'on ne basculera pas là-dedans,
01:17on continuera à avoir ces mots de dysfonctionnement général.
01:21On ne sait pas quoi faire, mais on a des phrases, on lance des enquêtes, etc.
01:25Non, il est venu le temps des responsabilités, des démissions, des licenciements,
01:29de tous ceux qui ne font pas le travail pour protéger les Français.
01:33Jérôme Lavrieux, est-ce qu'il faut taper fort dans cette affaire ?
01:35On le voit, il y a eu des dysfonctionnements.
01:37Donc, est-ce qu'à un moment, il faut, trivialement parlant, mais virer des gens, quoi ?
01:41Moi, je conteste l'idée que l'État est fautif.
01:45Non, parce que l'État, c'est tout le monde et c'est personne, d'accord ?
01:49Et à force de dire que c'est l'État, on ne désigne jamais les personnes responsables.
01:54Est-ce qu'il y a plus de moyens maintenant qu'il y en avait avant ?
01:57Oui, pour la justice, pour la police, pour la gendarmerie.
02:00Il y en a beaucoup plus qu'il y en a eu avant.
02:02Les conneries de Nicolas Sarkozy, qui avaient décidé de supprimer un poste de fonctionnaire sur deux
02:07qui par la retraite de manière uniforme et indiscriminée,
02:11on en a payé les pots cassés pendant suffisamment longtemps.
02:15Là, il n'y a jamais eu autant de moyens.
02:16Là, il y avait un procureur, il n'y avait pas de procureur malade,
02:20il y avait un procureur, il y avait eu des gendarmes,
02:23chacun envoie ses papiers par la poste, etc.
02:25Enfin, on marche sur la tête, par pigeon voyageur,
02:28bientôt on va nous expliquer, parce que ça respectera le secret de la correspondance, sans doute.
02:32Il y a quelqu'un qui a fauté, qui n'a pas fait son boulot.
02:34Donc, ce n'est pas l'État qui n'a pas fait son boulot, il y a quelqu'un qui
02:36n'a pas fait.
02:37Il n'y a peut-être pas qu'une seule personne.
02:38Il y a juste une chose, c'est que le domaine de la justice, contrairement à la police et à
02:42la gendarmerie,
02:43c'est le dernier domaine où, en fait, on ne se juge qu'entre soi,
02:46et où il n'y a jamais de sanctions.
02:49Dans le pire des cas, il y a une petite mutation,
02:51mais il n'y a jamais de sanctions, c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre, etc.
02:55Donc là, il y a quelque chose qui, manifestement, a gravement déconné.
03:00Et ce n'est pas sans conséquence, parce que c'est un drame qui aurait pu être évité.
03:04Il y a plein de drames qu'on n'a pas pu éviter, il y en aura toujours.
03:09Il faut les sanctionner, il faut les poursuivre.
03:10Mais quand ça peut être évité, c'est encore pire.
03:13Et en fait, il y a une circulaire qui existe, elle doit être respectée.
03:17Le procureur, il ne décide pas de faire en fonction de son humeur du jour.
03:20Il doit respecter les décisions qui lui sont données par le politique,
03:23qui, en l'occurrence, a fait son boulot,
03:25puisqu'il y a une circulaire qui accorde une priorité
03:28sur les problèmes liés à l'enfance.
03:31Et ça n'a pas été respecté.
03:32Donc il faut dire qui, et dire au revoir.
03:35Et pas muter, pas te nommer dans je ne sais pas quel organisme, etc.
03:39Tu iras faire un autre métier,
03:40puisque tu n'es visiblement pas fait pour faire celui-là.
03:43– Emmanuel Nancourt, est-ce que vous êtes écoeuré par tout ça ?
03:45Et est-ce que, comme Jérôme Lavrieux, vous dites,
03:47des têtes doivent tomber, tout simplement ?
03:49– Eh bien, au-delà de ce que dit Jérôme,
03:51et qui est juste, moi je pense quand même,
03:53tout en étant d'accord avec ce que tu dis,
03:55que l'État, malgré tout, est responsable.
03:57Est responsable pourquoi ?
03:58Parce que ça fait des années que l'on parle
04:01de faire enfin passer en France une loi intégrale
04:05qui aurait empêché cette chaîne de dysfonctionnement.
04:08Parce que c'est bien ça,
04:09c'est peut-être pas une seule personne, comme tu l'as dit.
04:10C'est peut-être toute une chaîne de dysfonctionnement
04:12où tout le monde est resté dans son couloir.
04:14Peut-être qu'il y en a un qui n'a pas appliqué,
04:15puis le deuxième n'a pas appliqué non plus.
04:16Et résultat, on en arrive à la mort d'une fillette de 11 ans
04:19qui n'a pas été protégée.
04:20La République a abandonné l'IANA.
04:23Très clairement.
04:24Et si on passait cette proposition de loi intégrale
04:27qui a été travaillée, qui est écrite en 140 points,
04:29on est le seul.
04:30C'est pas une loi intégrale.
04:31Une loi intégrale, c'est une loi qui a été d'ailleurs passée
04:33dans tous les autres pays d'Europe de l'Ouest,
04:34il n'y a que la France qui ne le fait pas,
04:36qui, en 140 points, remet en cause la façon de faire du droit.
04:40Par exemple, si je devais donner un point,
04:41des tribunaux spécialisés, par exemple,
04:43sur les traitements des violences sexistes et sexuelles,
04:45parce que les magistrats ne sont pas très formés là-dessus aussi,
04:47il faut aussi le dire.
04:48Et malgré tout, la police, la justice,
04:50manquent encore de moyens.
04:52Je le dis, si le drame de l'IANA
04:54et de sa famille vous bouleverse,
04:56il y a un rassemblement lundi prochain,
04:588 mai à 19h devant tous les tribunaux de France,
05:00il faut absolument venir pour qu'enfin ça change,
05:03pour qu'enfin l'État se saisisse de ces sujets-là.
05:06On va attendre combien de l'IANA encore ?
05:08Combien ?
05:09C'est lamentable, c'est écœurant.
05:12C'est peut-être malheureusement des erreurs individuelles,
05:14c'est peut-être l'erreur de quelqu'un de la justice,
05:16c'est peut-être manifestement l'erreur aussi
05:19des gendarmes, voilà.
05:20Mais est-ce que c'est des erreurs d'une institution
05:21ou des erreurs individuelles ?
05:23Individuelles et d'une institution.
05:25Et si cette loi intégrale, elle passait,
05:26ce genre d'erreur ne serait plus possible.
05:29Je ne peux pas vous détailler les 140 points,
05:30allez voir et votez, signer la pétition.
05:33D'accord ou pas avec cette proposition,
05:35en tout cas je ne l'ai pas lu,
05:35donc je ne vais pas commencer à juger,
05:36mais le problème, c'est qu'à trop attendre de l'État
05:38et trop attendre de décisions de justice
05:40ou législatives, donc de réformes et de votes,
05:44c'est mettre de côté finalement
05:45la responsabilité individuelle
05:46de gens qui ont fauté dans la chaîne de conduction.
05:50Oui, je comprends l'idée,
05:52mais ça serait trop facile de dire,
05:53c'est parce que l'État n'a pas encore voté
05:55cette loi intégrale.
05:56Ils qu'ont fauté aussi parce que le classement sans suite,
05:57en France, c'est quasiment la...
05:59Mais il n'a même pas été entendu.
06:03Il n'a même pas eu de...
06:03Il n'a pas eu d'investigation.
06:05C'est fait comme ça.
06:06C'est aussi la part de responsabilité individuelle,
06:08donc quand on dit l'État a une responsabilité,
06:11d'une certaine manière, oui,
06:12mais le plus important,
06:13c'est la responsabilité individuelle.
06:15Parce qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestement,
06:18mais là, quand Emmanuel Macron prend la parole,
06:20Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu a pris la parole,
06:22on peut imaginer que quand même,
06:23il va se passer des choses dans ce dossier.
06:28Évidemment, les GG ce matin sur RMC,
06:30les milliardaires vont-ils orienter la présidentielle de 2027 ?
06:33Autrefois muets et discrets.
06:35Les milliardaires d'aujourd'hui sont beaucoup plus présents
06:37avec des positionnements très différents,
06:39très à droite pour Vincent Bolloré
06:40ou encore Pierre-Édouard Sterrin,
06:41très à gauche pour Mathieu Pigasse.
06:44Une mainmise des milliardaires
06:45qui n'étonne pas Bruno Poncet,
06:47le cheminot des GG écouté.
06:49J'ai vu, moi, les Bouygues, les Dassault,
06:52les Bolloré déjà avant.
06:53J'ai même vu Berger qui était plus soupeuse.
06:55Berger qui a porté pas mal de mecs à gauche.
06:58Notamment le magazine Globe.
07:00Voilà.
07:00Donc, en fait, c'est pas d'aujourd'hui qu'on les voit derrière.
07:02T'as raison, c'est la première fois qu'on les voit parler.
07:04Mais au moins, ça évite l'hypocrisie.
07:06C'est plus clair.
07:07Et puis, d'un autre côté, un truc qui est sûr,
07:08c'est qu'à partir du moment que t'achètes les médias,
07:10et le premier à avoir théorisé ça, c'était Murdoch,
07:12t'achètes les médias, c'est pas pour rien.
07:14T'achètes des médias, c'est à un moment donné,
07:15les médias sont à toi.
07:16T'achètes de l'influence.
07:17T'achètes de l'influence.
07:18Moi, je trouve qu'aujourd'hui, c'est clair, c'est carré.
07:22Jérôme Lavrieux, est-ce qu'on entend trop
07:24les milliardaires à un an de la présidentielle ?
07:27Moi, je trouve qu'on les entend trop.
07:31Je pense qu'ils imaginent qu'ils ont plus d'influence
07:35qu'ils n'en ont en réalité, en fait.
07:37On n'est pas aux Etats-Unis.
07:38Aux Etats-Unis, pourquoi les milliardaires s'en mêlent ?
07:40C'est parce qu'ils font du business, certes,
07:42mais parce qu'aux Etats-Unis, tu peux acheter du ton d'antenne.
07:46Tu peux acheter des pages de publicité, ça coûte des milliards.
07:49Donc, il n'y a que les milliardaires qui peuvent dépenser
07:51des milliards, par essence.
07:52En France, ce n'est pas possible.
07:54Je pense qu'en fait, on est dans l'année,
07:57on n'est pas encore dans les six mois qui précèdent la présidentielle.
08:00Il y a plein de gens qui se tripotent un petit peu
08:01pour surestimer leur propre influence.
08:04Et celui qui bénéficiera de ce soutien,
08:06ça va se retourner contre lui.
08:08Parce que les Français, à la fin, n'aiment pas du tout
08:10ce genre de choses.
08:11On n'est pas aux Etats-Unis.
08:11On a vu Elon Musk, comment ça s'est retourné contre lui
08:14aux Etats-Unis, avec son soutien à Donald Trump.
08:16Et en Angleterre, quand il s'est mis à soutenir des gens en Angleterre.
08:19Exactement.
08:20Pierre Rondeau, ça vous gêne, vous, que des milliardaires,
08:22justement, fassent entendre leur voix
08:25et montrent leur positionnement politique ?
08:27Je préfère que ça soit le cas.
08:29Je préfère que ça soit transparent
08:31et qu'on sache précisément qui va défendre sa paroisse
08:34et qui défend quelqu'un en politique.
08:36Je préfère que ce soit sûr en amont
08:37et qu'on sache pertinemment qu'écouter Nova
08:39ou qu'écouter Europe 1, on connaît le positionnement.
08:42Alors, Europe 1, c'est Vincent Bolloré
08:44et Nova, c'est Mathieu Pigasse.
08:45Voilà, donc le savoir en amont,
08:46je préfère ça que plutôt autrefois
08:50deviner, subodorer, supposer
08:51que des bouillies, que des bergers
08:52allaient vers tel ou tel candidat politique.
08:54Là, c'est assumé.
08:55Là, c'est acquis.
08:55Là, c'est su.
08:56De la même manière, dans les médias,
08:58c'est un vrai débat,
08:59notamment sur les fréquences de la TNT.
09:00Je sais que Mathieu Pigasse souhaiterait
09:02acheter une chaîne, une fréquence de la TNT.
09:04Je trouve ça assez dommageable, déplorable
09:06pour le débat politique franco-français
09:09qu'une chaîne comme CNews ait accès et droit
09:11à une fréquence TNT et se positionne clairement
09:13à droite, voire à l'extrême droite,
09:15mais que dans le même temps,
09:16on ait refusé une fréquence aux médias,
09:18le média, qui est ouvertement de gauche
09:20et extrême gauche,
09:21et qu'on ait refusé d'acter l'idée
09:23que la presse pouvait être idéologique,
09:27en tout cas partisane.
09:29Dans le cahier des charges
09:30des chaînes de la TNT,
09:32il est indiqué qu'elles doivent apporter
09:33une information objective,
09:36ce qui n'est pas le cas de CNews.
09:37Donc moi, je déplore un peu l'hypocrisie
09:39de dire que CNews a droit à sa fréquence TNT
09:41qui est payée par nos impôts,
09:43et de la même manière, on a refusé...
09:45Il n'empêche à Mathieu Pigasse
09:46de déposer un dossier.
09:47Et c'est pour ça que moi, en totale transparence,
09:48je ne serais pas du tout choqué
09:50de savoir qu'il y a une chaîne de la TNT
09:51de gauche ou d'extrême gauche,
09:53et savoir que CNews existe
09:55pour une chaîne que je ne supporte pas,
09:56mais qui a droit d'exister.
09:57Qu'il soit ouvertement et pas objectivement
10:00d'information, mais subjectivement
10:02et profondément partisane
10:03à droite ou à l'extrême droite,
10:05si on a un contre-coup.
10:06Si on a juste d'un côté CNews et Pigasse
10:08qui a juste une radio comme Neura...
10:09Mais il n'y avait qu'à monter un dossier
10:09en temps et en heure.
10:10Mais le Média a monté un dossier.
10:12Oui, mais le Média, ce n'est pas Mathieu Pigasse.
10:13Soit, mais dans l'idée
10:15de la représentation politique médiatique,
10:17il faut qu'il y ait de tous les côtés
10:18de la droite et de la gauche.
10:19Et le Média, ce n'était pas forcément
10:20une chaîne d'infos.
10:21Donc c'était...
10:22Il s'est présenté tel quel.
10:28des syndicats de journalistes,
10:29du SNJ notamment, du SNJ-CGT.
10:31Sophie Binet en a parlé,
10:33justement, pour dénoncer
10:34la bolorisation des médias.
10:36On dit bolorisation,
10:38mais parce que c'est, quelque part,
10:39on pourrait dire la stérilisation
10:41pour Sterin.
10:42Tu as parlé chacun défend sa paroisse.
10:43Celui, c'est totalement ça.
10:44C'est vraiment...
10:45Et la pigacisation, non ?
10:46La pigacisation, on peut le dire aussi.
10:49Mais c'est surtout la bolorisation
10:50qui est très, très, très inquiétante
10:52puisqu'il est en train de s'acheter
10:53un immense pouvoir
10:55avec le rachat du GC.
10:56Vous savez, à Cannes,
10:56ça a beaucoup bougé.
10:57Il y avait des pins
10:58se zappaient bolorés absolument partout.
11:00Ça a été très politique, Cannes, cette année.
11:03Et donc, les journalistes
11:04sont en train de prendre ça en charge
11:06pour cette grande grève d'Isses-du-Juins
11:07pour dénoncer ça.
11:08Alors, effectivement,
11:09il y a le mérite d'être transparent,
11:10mais c'est quand même très inquiétant
11:11parce que c'est très affiché,
11:13c'est très volontariste
11:14et que c'est...
11:14Parce que ce n'est pas mieux
11:15que ce soit affiché.
11:16Oui, mais là, c'est déterminé.
11:18C'est terrain, il ne cache pas
11:19qu'il a un projet catholique
11:21plus à droite que l'extrême droite.
11:23Les trois ne cachent rien.
11:24Et Mathieu Pigasse,
11:25il ne met pas la religion là-dedans.
11:26Non, mais dans le sens,
11:27il a un combat politique.
11:28Il a un combat politique,
11:29mais pas idéologique.
11:31Idéologique, c'est un secret
11:32qui révèle une forme d'athéisme politique.
11:34Bolloré et ce terrain,
11:35c'est quand même très, très entré
11:36chez les cathos de droite.
11:38Mais comme Mathieu Pigasse,
11:38c'est de l'athéisme.
11:39Moi, je trouve que ça change quelque chose.
11:41Moi, je trouve que ça ne change rien.
11:43Ça me choque dans les deux cas de figure.
11:44Autant la presse écrite en France,
11:46elle a le droit
11:46d'être une presse d'opinion.
11:47L'humanité, tu achètes l'humanité.
11:49Figaro, tu sais que ce n'est pas la même chose.
11:51Je rappelle juste que la radio
11:53et la TMT,
11:55c'est un bien public.
11:57D'ailleurs, tu disais,
11:58il veut acheter une fréquence.
12:00On n'achète pas une fréquence.
12:01Elle est donnée gratuitement.
12:03Ils candidatent pour la récupération.
12:04Elle est donnée gratuitement
12:05parce que tu n'as pas le droit de la céder.
12:06C'est un bien public.
12:07Et ils l'ont pour une certaine période.
12:09Mais ils doivent respecter
12:11une certaine forme de neutralité.
12:13Là, ni Pigasse,
12:14ni Bolloré,
12:15ni je ne sais pas qui.
12:16Moi, je m'en fous que ce soit un milliardaire.
12:18Le propriétaire de la chaîne ici,
12:20c'est un milliardaire.
12:21Je n'ai jamais eu une consigne
12:22pour me dire
12:23tu dois dire ceci ou pas dire cela.
12:25Il n'y a pas de consigne éditoriale
12:26pour défendre une ligne politique.
12:28Là, il y a des consignes éditoriales
12:29pour défendre une ligne politique.
12:30C'est interdit par la loi, normalement.
12:32Je ne comprends pas pourquoi l'ARCOM,
12:34comme pour l'extrême gauche,
12:36comme pour l'extrême droite,
12:36comme pour le centre,
12:37comme pour ce que vous voulez,
12:39n'interdit pas en disant
12:40vous n'avez pas le droit
12:41parce que vous n'êtes pas propriétaire
12:42de votre fréquence.
12:44C'est moi, en tant qu'État,
12:45qui suis propriétaire de la fréquence.
12:47Apolline Matin, ce matin sur RMC.
12:49Allez-vous faire des arbitrages
12:51sur vos loisirs
12:52à cause d'une baisse du pouvoir d'achat
12:54à les dépenses consacrées
12:55aux abonnements numériques
12:55comme Netflix
12:56où Disney Plus diminue
12:588 euros de moins en moyenne
13:00cette année par Français ?
13:01Écoutez le témoignage de Céline et Morgane
13:03qui ont décidé de faire attention
13:04justement à leur budget.
13:07J'ai supprimé Netflix
13:08parce que maintenant,
13:09on a trop d'abonnements
13:11et tout mis bout à bout.
13:12Ça fait trop de charges
13:13à la fin du mois.
13:14J'étais à 40 euros
13:16et là, je suis à 29 euros.
13:18Anna, Netflix, Disney, Prime.
13:22Vous étiez à 80, 90 euros par mois quand même
13:24et on a arrêté tout ça.
13:27Alors, est-ce que vous avez commencé
13:28déjà à faire des arbitrages
13:30sur vos abonnements numériques ?
13:31Jérôme Lavrieux,
13:32vous avez Netflix,
13:33vous avez Disney Plus ?
13:33Non, j'ai juste Netflix
13:35et Prime Vidéo.
13:37Oui, Amazon.
13:38Mais je suis en train de regarder
13:39parce qu'en fait,
13:40comme je ne regarde jamais,
13:41je pense que le jour où il y a une série
13:42qui me plait,
13:43qui me plaira,
13:44je préférerais la louer
13:45ou l'acheter à ce moment-là.
13:46Le problème, c'est que vous oubliez
13:47toujours de vous désabonner.
13:48Moi, j'ai été avec Warner
13:49et je crois que j'y avais
13:50mais je n'ai jamais rien regardé.
13:51Mais c'est aussi le sentiment
13:52de baisse de pouvoir d'achat des gens
13:53par rapport à avant
13:54où c'était sans doute mieux,
13:56c'est qu'on a des espèces
13:57de dépenses contraintes
13:58qui n'existaient pas auparavant.
14:00Oui, vous n'êtes pas obligés.
14:02En fait, ça finit par être contraint
14:06d'avoir une box,
14:07d'avoir tel ou tel abonnement
14:08pour les enfants, etc.
14:09On finit par même plus se rendre compte.
14:11C'est là où ils sont vachement balèzes.
14:12C'est que ce n'est pas grand-chose au départ.
14:15Netflix, ce n'était pas grand-chose au départ.
14:16Oui, et maintenant, c'est 16 euros.
14:18C'est de plus en plus.
14:21Oui, bon.
14:21Oui, d'accord.
14:22Mais enfin, 16 euros à la fin de l'année,
14:23ça fait quand même pas mal.
14:24Oui, mais si on a quatre écans,
14:25ça veut dire qu'on peut aussi,
14:26moi, c'est ce que je fais,
14:26on peut aussi diviser.
14:27Moi, j'ai un abonnement,
14:28j'ai un bouquet canal avec HBO,
14:32Netflix, Paramount,
14:32toutes les chaînes du monde.
14:33On a eu une promotion spéciale Noël
14:35à 40 euros par mois.
14:37Quatre écrans divisés par quatre.
14:38Quatre écrans séparés.
14:39Je paye 10 euros.
14:40Oui, mais on ne peut pas payer.
14:41Je ne vais pas faire payer mes enfants.
14:43Non, mais attendez,
14:44c'est quatre écrans séparés.
14:46Ce n'est pas la même adresse IP.
14:48Je ne vais pas faire payer mes enfants.
14:49J'ai trois amis, on est quatre,
14:51et on divise l'abonnement par quatre.
14:53C'est un ami qui habite dans le 15e,
14:55un ami qui habite dans le 6e, etc.
14:56Mais enfin, au sens large,
14:57avec des étudiants
14:58qui n'habitent pas forcément dans la même.
14:59Oui, ce n'est pas la même adresse IP.
15:01Mais est-ce que vous regardez ?
15:02Est-ce que vous regardez ?
15:03Franchement, avant de prendre un abonnement,
15:05avant où on cliquait,
15:07on mettait 2 euros,
15:08est-ce qu'aujourd'hui, vous regardez ?
15:09Non, mais je vous avoue que là,
15:10si je vous donne mon anecdote,
15:12vous allez vous foutre deux mois.
15:13Non, mais allez-y, Pierre.
15:15Je peux même balancer avec...
15:18Non, je n'ai pas balancé le nom.
15:19Bon, allez-y, Pierre.
15:21On est allé visiter avec une autre personne d'RMC,
15:23une salle de sport assez chère,
15:24et j'ai fait effectivement un arbitrage
15:25pour ne pas la payer
15:26parce qu'elle était assez chère.
15:27Elle était à 210 euros par mois.
15:29Et qu'est-ce que vous avez fait ?
15:30On allait la visiter
15:31et on a dit ok.
15:32Je suis rentré chez moi,
15:33j'ai dit non, je vais faire un arbitrage,
15:34je ne vais pas payer.
15:35210 euros par mois quand même.
15:36C'est courageux.
15:37Donc je suis resté à Basique Fit
15:38à 35 euros.
15:39Ah oui.
15:39Bravo.
15:40Oui, mais écoutez, Pierre...
15:41J'ai fait un arbitrage.
15:42C'est un arbitrage, oui, c'est sûr.
15:45Emmanuel Dancourt ?
15:45Moi, j'ai la chance
15:46de bénéficier de l'abonnement
15:47de quelqu'un d'autre,
15:49mais je n'aurais pas arbitré là-dessus.
15:50Le gros arbitrage que j'ai fait,
15:52c'est clairement sur le gasoil,
15:54très clairement,
15:55à expliquer aux enfants
15:56que le trajet de 30 kilomètres
15:57entre Mont-Patelin et Dijon,
15:59non, on ne va pas le faire.
16:00Ils vont aller prendre le bus,
16:01les quelques bus qu'il y a,
16:02ou alors on va mutualiser
16:03et non, on ne va pas y aller.
16:04C'est vraiment sur l'essence
16:05que j'ai fait l'arbitrage.
16:07Mais sur les loisirs,
16:08pour l'instant,
16:09j'essaye de ne pas...
16:10Bon, on trouve des solutions.
16:11On mutualise des trajets
16:12avec d'autres,
16:13on trouve des solutions.
16:14Mais sur les loisirs,
16:15je ne l'ai pas encore fait.
16:16En plus, je ne le paye pas.
16:17Ah oui, d'accord.
16:18Et en plus, je ne le paye pas
16:19et je le regarde.
16:20Je regarde.
16:21Voilà, je regarde.
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