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  • il y a 3 semaines

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00:00Et maintenant l'invité de la matinale.
00:02Il y a quelques mois, le ministère des Affaires étrangères français
00:04a ouvert un compte X baptisé French Response
00:08pour contre-attaquer face à la désinformation
00:12pratiquée par les ennemis de la France dans le monde entier.
00:15Le quai d'Orsay est ainsi passé du langage diplomatique
00:17à celui des réseaux sociaux, des bonnes manières,
00:20à la bataille informationnelle.
00:22Son porte-parole est l'invité de la matinale de Radio Classique.
00:29Pascal Confavreux, bonjour.
00:31Bonjour.
00:31Merci de venir parler au micro de Radio Classique et à nos auditeurs.
00:34Vous êtes donc porte-parole du quai d'Orsay.
00:36Depuis quelques mois, la France a décidé de riposter face à la désinformation.
00:40Vous avez écouté attentivement l'éditorial de Guillaume Tabard.
00:44Les images de ces émeutes, de cette casse de samedi soir,
00:47elles font évidemment le tour du monde.
00:49Et les ennemis de la France sont tentés de les utiliser sur les réseaux sociaux
00:53pour en rajouter, s'il en fallait.
00:56Alors, qu'est-ce que vous faites dans ce cas-là ?
00:58Eh bien, évidemment, ceux qui nous veulent du bien peuvent utiliser tout ça
01:01et ils n'ont pas manqué de le faire.
01:03Je dirais à l'est comme à l'ouest comme au sud.
01:05Eh bien, le compte French Response a été utilisé, par exemple,
01:10pour répondre et mettre en avant les grosses ficelles
01:13ou les gros mensonges ou les grosses mises en avant de ça
01:18pour pouvoir à la fois porter dans certaines bulles informationnelles
01:23qui n'avaient que cette information-là une information corrigée.
01:26Et puis, deuxièmement, parfois aussi créer une forme de dissuasion
01:29et un peu en mettant en avant le ridicule de ce qui était mis en avant.
01:33C'est-à-dire que les ennemis de la France peuvent utiliser ces images de samedi soir
01:36en disant voilà, la France est à feu et à sang, une révolution se prépare.
01:40Ce n'est pas tout à fait ça, même si ce qui s'est passé est très grave
01:43et n'est pas à sous-évaluer.
01:46Quel est l'événement qui a déclenché la mise en place d'une cellule de réponse
01:50sur les réseaux sociaux au Quai d'Orsay ?
01:53Alors, il n'y a pas eu d'événement en tant que tel.
01:55Mais si je dézoome un peu, rappelez-vous,
01:57après l'attentat de l'assassinat de Samuel Paty,
02:01on pensait avoir une forme de solidarité internationale totale.
02:06pour nous, un enseignant de la République, assassiné, etc.
02:10Et qu'est-ce qui s'est passé ?
02:11On était attaqués par des groupes en Turquie, au Pakistan,
02:14y compris par la frange libérale notamment des démocrates américains
02:18qui reprochaient pêle-mêle plein de choses,
02:19notamment probablement notre conception de la laïcité.
02:21On ne savait pas d'où venaient les balles,
02:24quels étaient les récits contre nous,
02:25pourquoi ces groupes qui n'avaient aucun lien entre eux
02:28et aucun intérêt forcément commun
02:31se retrouvaient finalement sur cet argument-là, etc.
02:33C'est vrai que sur Paty, pour ouvrir une parenthèse,
02:36mais sur Paty, vous vous retrouvez coincé
02:38entre des groupuscules américains qui disent
02:41« Regardez, la France est à feu et à sang à cause de l'immigration »
02:43et puis de l'autre côté, des islamistes qui disent
02:46« Regardez, la France avec sa laïcité, elle est raciste. »
02:49Donc on n'était pas dans la vérité.
02:50Dans les deux cas, c'était des arguments très très différents.
02:52Mais en 2022, on a mis, nous, au cas d'Orsay,
02:56au ministère des Armées et au SGDSN,
02:58au secrétariat général de la Défense et la Sécurité Nationale,
03:01un organisme qui s'appelait Viginum,
03:02on a mis en place des organismes de veille.
03:04Et donc depuis 2022, au cas d'Orsay,
03:06on a des outils très puissants
03:09et la mobilisation du réseau diplomatique,
03:10donc différents services de presse,
03:12disons, du réseau diplomatique, des ambassades,
03:14pour pouvoir détecter les finiaux faibles,
03:17les caractériser, voir le côté grave
03:19et le côté potentiellement virable.
03:20Ça, c'est la première étape.
03:21La deuxième étape, ça a été 25,
03:23qui a été la mise en place de la riposte
03:24et donc avec l'ouverture de ce compte French Response,
03:27qui était donc une capacité d'ouvrir,
03:28d'avoir une corde supplémentaire à notre arc,
03:32d'ouvrir un canal de réaction rapide
03:34pour répondre à toutes les attaques de ce qu'elles viennent.
03:37Et puis là, maintenant, il y a quelques semaines,
03:38Jean-Noël Barraud a annoncé un peu
03:40le troisième étage de la fusée,
03:42qui est la bataille des récits.
03:44C'est-à-dire, quand on est en riposte,
03:46c'est déjà très très bien de le faire,
03:47et on va y revenir,
03:48mais on est quand même déjà en défensif.
03:50On est toujours en défensif
03:50et on estime que l'information manipulée
03:53va six fois plus vite que l'information corrigée,
03:55et donc ça veut dire qu'il y a six fois plus de personnes
03:58qui auront entendu la première information
04:00plutôt par rapport au nombre de personnes
04:03qui auront entendu l'information corrigée.
04:04Et donc c'est pour ça qu'il faut aussi
04:06qu'on détermine quel est notre récit,
04:07quel est offensivement ce qu'on veut défendre.
04:08Ça veut dire qu'il faut tirer les premiers ?
04:11Il faut, sans être, disons,
04:14attaquant ou négatif,
04:16mais il faut être effectivement en capacité
04:18d'être ceux qui déployons.
04:20Vous allez nous donner des exemples,
04:21un des cas pratiques de ripostes françaises
04:25face aux intox et aux infox
04:28de nos ennemis.
04:29Justement, qui sont les ennemis de la France ?
04:30Je me souviens qu'il y a dix ans,
04:32on n'osait pas les nommer.
04:33Le quai d'Orsay ne disait pas
04:34c'est la Russie, c'est la Chine, etc.
04:36Aujourd'hui, vous arrivez à nommer les ennemis
04:38ou en tout cas ceux qui distillent
04:40et qui alimentent des fausses informations.
04:42Je vous invite et vos auditeurs
04:44à suivre du coup French Response
04:45et de voir les différents posts qu'on fait.
04:49Si vous voulez, sur les deux dernières semaines,
04:50on a répondu à la sphère MAGA aux Etats-Unis,
04:54on a répondu à des locuteurs russes,
04:57à l'AES en Afrique.
04:59Donc, on répond dans une logique
05:01strictement d'impact
05:02à tous ceux qui nous attaquent
05:03et attaquent nos intérêts
05:04et qui sont à l'étranger.
05:05On est le ministère des Affaires étrangères.
05:06Notre but, c'est de protéger la France
05:07et les Français
05:08et de défendre nos intérêts
05:09et notre image.
05:10Pascal Confavreux est le porte-parole
05:12du Quai d'Orsay
05:13et il a un double langage aujourd'hui,
05:15celui de la diplomatie bien élevée,
05:17parfois langue de bois,
05:18et puis, plus offensif,
05:20celui des réseaux sociaux
05:21avec son équipe
05:22et il protège la France
05:24du mensonge,
05:24de la calomnie de ses ennemis
05:26puisqu'aujourd'hui,
05:27la guerre,
05:27elle est physique
05:28et elle est aussi informationnelle.
05:30Est-ce que Trump a changé,
05:31Pascal Confavreux,
05:32le langage diplomatique
05:33et la manière
05:34dont la France riposte ?
05:35Trump, il a sa propre grammaire
05:38mais c'est une grammaire
05:39qu'on retrouve sur les réseaux sociaux
05:41et nous, notre but,
05:42c'est d'aller là
05:43où la France est attaquée.
05:44Il y avait une forme
05:45de pudeur par le passé
05:47qui était de dire
05:48ce qui se passe sur les réseaux sociaux,
05:49c'est fou,
05:50c'est des tarés
05:51mais au fond,
05:52cela n'a pas de sens.
05:52On méprise.
05:53Voilà, on méprise.
05:54Mais en fait,
05:54ça peut être insidieux.
05:56Ça touche,
05:57ça attaque nos intérêts,
05:59nos personnalités,
06:00nos autorités
06:00et ça a de l'impact
06:01en réalité.
06:02Et en réalité,
06:03quand on riposte,
06:05quand on répond,
06:07eh bien,
06:07on est beaucoup plus fort
06:07que souvent nous,
06:08Français et Européens,
06:11avons parfois
06:11le sentiment d'être.
06:12Et on s'aperçoit
06:13que quand on a fait
06:14cette riposte,
06:15on a eu des réactions
06:16qui étaient de plein de gens
06:18qui nous disaient
06:18ah mais merci,
06:19merci de faire ça.
06:20Ça nous fait plaisir
06:21de voir que c'est possible.
06:22On ne sait pas
06:22si vous allez gagner
06:23mais en tout cas,
06:24merci.
06:24Vous avez des alliés
06:25sur la toile.
06:26Il y a des influenceurs
06:27qui vous suivent,
06:28il y a des patriotes,
06:29appelons ça comme ça,
06:30des patriotes 2.0.
06:31Est-ce que les ambassadeurs,
06:33est-ce que les personnels
06:33du Quai d'Orsay
06:34qui ne sont pas nécessairement
06:35dans la cellule riposte,
06:36est-ce que des militaires
06:37engagés ou pas,
06:38est-ce qu'une forme
06:39de réserve citoyenne
06:40vous soutient ?
06:41Et puis la deuxième réponse
06:43c'était effectivement
06:43un aspect plus communautaire
06:45et qui est hyper important
06:46parce que le jour
06:47où il y aura
06:47une grande attaque,
06:48etc.,
06:48ça ne va être pas
06:50quelques comptes
06:51d'autorités politiques
06:52ou de French Response
06:53qui vont suffire.
06:54C'est d'avoir
06:54une forme de masse critique
06:56et ce n'est pas du tout
06:57des bots ou des robots
06:59qui seraient agités.
06:59On n'est pas du tout
07:00dans l'inauthentique.
07:01C'est vraiment
07:01une ligne rouge pour nous.
07:02Mais c'est des gens
07:03qui auront cet éveil,
07:05qui savent que ce qui se passe
07:06dans le champ informationnel,
07:08ce n'est pas anodin.
07:08Ce n'est pas une question
07:09de comme,
07:10c'est une question de guerre
07:11qui se poursuit
07:12sur d'autres moyens
07:13qui sont là
07:14dans le champ informationnel
07:14mais comme ça peut se faire
07:15dans le champ cyber
07:16ou dans le champ physique.
07:17Donc vous le dites
07:17à ceux qui nous écoutent,
07:19si le Quai d'Orsay
07:20corrige une ânerie
07:21sur Facebook,
07:22sur Twitter,
07:23j'en passe,
07:24eh bien,
07:25si on veut défendre son pays,
07:26on peut la partager
07:27à son tour.
07:28On peut la partager,
07:29on peut le faire
07:29selon ses propres envies
07:30et en propres moyens.
07:31Ce qui est extrêmement important
07:32et je crois que ce n'était pas le cas
07:33forcément il y a 3 ou 4 ans,
07:34c'est que les Françaises
07:35et les Français
07:36sont de plus en plus
07:37défilés sur ce qui se passe
07:38dans le champ informationnel.
07:39Rappelez-vous
07:42les étoiles de David
07:43peintes au pochoir bleu
07:44dans les rues de Paris,
07:46je m'en rappelle.
07:47Au début de la guerre en Ukraine.
07:48Au début de la guerre en Ukraine,
07:49personne ne comprenait
07:50ce qui était derrière.
07:51Et je crois que c'était le but.
07:53Et ensuite,
07:53il y a eu des enquêtes
07:54faites par Viginium,
07:55notamment pour démontrer
07:56que tout ça était lié
07:57à des intérêts russes
07:58qui avaient soit pour but
07:59de diminuer le soutien
08:00de la population
08:01vis-à-vis de l'Ukraine,
08:02soit de créer des tensions
08:03au sein de la communauté.
08:04Donc tout ça
08:05est quelque chose
08:06qui n'était pas forcément connu
08:07il y a 5, 6, 7 ans
08:08et qui maintenant
08:09rentre de plus en plus dans les...
08:10Petit à petit,
08:10ça rentre dans la culture numérique
08:11des Français.
08:12Vous parliez d'éthique.
08:14Est-ce que vous vous autorisez
08:16le mensonge,
08:17la calomnie
08:17comme le font nos ennemis ?
08:19Ah ben non.
08:19Non.
08:20On ne va pas dans l'inauthentique.
08:22Et d'ailleurs,
08:23je pense que c'est aussi
08:23une des forces des démocraties,
08:25une force d'attractivité.
08:26Si l'Europe est aussi attaquée
08:27à l'Est comme à l'Ouest,
08:29c'est parce qu'elle a aussi
08:30une force d'attractivité.
08:31C'est une institution
08:32où il y a 10 pays
08:33qui sont candidats
08:34pour entrer.
08:34C'est une institution
08:35où le taux de pauvreté
08:37est beaucoup plus faible
08:38que dans beaucoup d'autres pays,
08:40où l'espérance de vie
08:41est bien plus forte,
08:41etc.
08:42Donc il ne faut pas sous-estimer
08:45aussi ce pouvoir d'attraction
08:46et donc le fait
08:47que nous sommes attaqués.
08:48Et si nous sommes attaqués,
08:49c'est aussi en lien
08:49avec notre position diplomatique.
08:51La Russie attaque en premier
08:55l'Ukraine et en deux la France.
08:57Nous sommes les deuxièmes
08:58cibles de la Russie
08:59du fait probablement
09:00dans le champ informationnel,
09:01alors j'entends,
09:02du fait probablement
09:02de notre position
09:03en soutien à l'Ukraine.
09:04Est-ce que Zelensky,
09:05qui est un as de la communication,
09:07vous a inspiré
09:08à la fois dans son humour
09:09et dans son agilité
09:11puisque les Ukrainiens,
09:12aujourd'hui,
09:12ils font la guerre
09:13aussi informationnelle,
09:14ils la font évidemment
09:15aussi sur le terrain ?
09:16Ils représentent surtout
09:18une nation qui a un courage
09:19et une résilience
09:20absolument fantastique.
09:22Si on se rappelle,
09:22il y a quatre ans,
09:24Zelensky et l'Ukraine
09:26devaient s'effondrer
09:27en quatre semaines,
09:28on est quatre ans plus tard
09:29et en réalité,
09:30là c'est plutôt la Russie
09:31qui est sur la défensive
09:32et qui est une impasse
09:33militaire sur le terrain.
09:33Vous avez dit tout à l'heure,
09:35Pascal Confavreux,
09:36que derrière les comptes
09:38qui vous soutiennent
09:38et qui relaient les informations,
09:40les corrigés,
09:41les vidéos que vous pouvez poster,
09:42vous,
09:43en tant que ministère
09:44des Affaires étrangères,
09:46qu'il y a des vraies personnes.
09:47Vous savez qu'il y a
09:48une industrialisation
09:49de la fake news
09:50fabriquée par des robots,
09:52par des intelligences artificielles,
09:53par des faux comptes.
09:56C'est produit
09:56en quantité industrielle.
09:58Est-ce que vous avez
09:58assez de moyens
09:59face aux Etats-Unis,
10:00face à la Russie,
10:01face à la Chine
10:02dont les budgets
10:03de cellules comme la vôtre
10:05dépassent le milliard ?
10:06Alors nous,
10:07on n'a pas de cellules.
10:08C'est en fait l'ensemble
10:09de la direction
10:09de la communication
10:10et de la presse
10:10qui participent
10:12de French Response.
10:14On n'a pas créé,
10:14disons,
10:15une cellule là-dessus,
10:17mais il y a ensuite
10:18qui diffuse
10:19avec le reste
10:19du cas d'Orsay
10:21en centrale,
10:21comme on dit,
10:22et puis après
10:22avec le réseau diplomatique.
10:24Non.
10:25Ce qu'on voit
10:26sur l'international,
10:28c'est que vous avez
10:29des budgets
10:30effectivement supérieurs
10:31à 1,5 milliard,
10:31disons,
10:32de dollars,
10:33par exemple en Russie,
10:34bien au-delà,
10:36en Chine,
10:37par exemple,
10:37dans le champ,
10:38ce qu'on dit cognitif.
10:39Je ne vous cacherai pas
10:40que ce n'est pas exactement
10:40les budgets qu'on a chez nous.
10:42Surtout en ce moment
10:42avec la compression budgétaire.
10:44Mais ça ne veut pas dire
10:45qu'on n'a pas d'impact.
10:46Un compte comme French Response,
10:47il est gratuit,
10:48il utilise les armes
10:49de l'esprit,
10:50il met,
10:51en utilisant parfois
10:54cette grammaire
10:54des réseaux sociaux,
10:55les rieurs de notre côté
10:57le ridiculent
10:57et ça a de l'impact.
10:58Ça peut empêcher,
11:00disons,
11:01ça peut obliger d'autres
11:02à réfléchir avec deux fois
11:03avant de faire
11:03un prochain poste.
11:05Parfois,
11:05certains retirent
11:06leur poste.
11:07Parfois,
11:07on a des notes
11:08de communautés
11:08comme vous savez sur X.
11:09Donc tout ça
11:10marque un petit peu
11:11les esprits.
11:11Exemple avec Elon Musk
11:13quand il traite
11:14de fasciste
11:14Kirstarmer
11:15et que le Quai d'Orsay
11:17vient au secours
11:18de son homologue anglais
11:20en publiant la photo
11:22de Elon Musk
11:24bras tendus.
11:25Quand sur une antenne française
11:27vous voyez se déployer
11:28les arguments
11:28d'un intervenant pro-russe
11:30distillant la propagande
11:31de Vladimir Poutine,
11:32ce qui est d'ailleurs
11:33reproché actuellement
11:34à Xenia Fedorova,
11:36chroniqueuse sur CNews
11:37à 16h,
11:38comment vous réagissez ?
11:39Et elle n'est pas la seule.
11:40Il y a des pro-russes,
11:41ils ont le droit de l'être,
11:43mais qu'est-ce que vous faites
11:43dans ces cas-là ?
11:44Déjà,
11:45la première chose,
11:46c'est qu'on est dans
11:47un état de droit,
11:48on est dans une démocratie,
11:49et donc,
11:51évidemment,
11:51que je ne suis pas là
11:54pour dire
11:55quelques commentaires que soient
11:56sur la ligne éditoriale
11:57suivie par différentes
11:59chaînes.
12:00En revanche,
12:01on est lucide.
12:02et on constate
12:03effectivement
12:04que Mme Fedorova
12:05a des lignes narratives
12:07qui sont strictement
12:09les mêmes
12:10que celles
12:10du Kremlin.
12:11Quand elle va
12:12minimiser
12:13ou même nier
12:14les enlèvements
12:15d'enfants
12:15ukrainiens,
12:16quand elle va
12:18nier
12:18le fait que c'est
12:19une agression
12:21disons
12:22russe
12:23de l'Ukraine.
12:24Et donc,
12:24vous avez
12:25tout un tas
12:25d'arguments
12:26qu'on retrouve là.
12:28évidemment,
12:29nous sommes
12:29préoccupés,
12:30mais nous y répondons.
12:30Nous y répondons
12:31sur le fond.
12:32Et nous y répondons
12:33aussi sur le fait
12:34de dire que
12:35c'est
12:39un élément
12:40qui pour nous
12:40est central.
12:41Et vous connaissez
12:42notre position
12:42évidemment sur
12:43l'Ukraine et la Russie.
12:44Un dernier mot,
12:45Pascal Confavreux,
12:46très rapidement.
12:47Il y a une élection
12:48présidentielle.
12:49Vous avez été soutenu,
12:50encouragé par Emmanuel Macron
12:51et Jean-Noël Barrault
12:52qui ont été
12:53à l'initiative
12:54de ces
12:55offensives numériques
12:56et qui les ont soutenues.
12:57Si l'an prochain,
12:58un candidat pro-russe
12:59arrive à l'Elysée,
13:01serez-vous tous
13:01au chômage ?
13:02On défend les lignes
13:04diplomatiques françaises
13:05et donc,
13:06on continuera
13:07à les défendre.
13:09Pascal Confavreux,
13:10porte-parole du Quai d'Orsay.
13:12Pour en savoir plus
13:12sur la cellule
13:13Riposte du Quai d'Orsay,
13:14vous pouvez suivre
13:14le compte French Response
13:16sur X,
13:16mais également
13:17le ministère des Affaires
13:18étrangères sur TikTok
13:19et bien sûr
13:20les comptes de la diplomatie
13:21française.
13:22Pascal Confavreux,
13:23merci.
13:23Merci.
13:24Et bravo pour ce que vous faites.
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