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  • il y a 2 semaines
Le gouvernement annonce que Météo-France va étendre la vigilance rouge à 49 départements pour la journée de demain, lundi 22 juin. 54 départements seront en vigilance orange.

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Transcription
00:00Notre invité ce soir, Stéphane Iris. Bonsoir, merci beaucoup Madame la Ministre d'être là.
00:04Vous êtes ministre de la Santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
00:08On a beaucoup de questions à vous poser évidemment dans ce contexte de canicule extrême
00:12qui va durer toute la semaine prochaine.
00:15Vous avez déclaré que les fêtes de la musique étaient toujours au fond un moment de tension.
00:20Est-ce que vous êtes inquiète ce soir, à la fois pour la situation fête de la musique ?
00:24On voit tout se passe bien, on l'a vu avec Alizé à l'instant du côté de la place
00:28de la Bastille.
00:28Mais il est encore tôt, il n'est pas encore 21h, il y a de l'alcool, il y a
00:32une interdiction de boire de l'alcool
00:34mais elle n'est pas forcément toujours respectée.
00:35Est-ce que vous êtes inquiète ce soir, à la fois pour ce soir et pour les jours qui viennent
00:39?
00:39Écoutez, j'espère qu'il y aura une responsabilité collective, individuelle et que la fête se passera bien.
00:45C'est vraiment tout ce que je souhaite.
00:46Je serai vers 22h au SAMU de Paris pour déjà remercier les équipes de leur engagement
00:53mais aussi pour voir la situation et essayer de noter dans quel état se trouvent nos services de SAMU, d
01:04'urgence pour cette nuit.
01:06On sait que la fête de la musique, vous l'avez dit, est un moment un peu de tension dans
01:09les services d'urgence
01:10et c'est la raison d'autant plus pour laquelle on demande qu'il n'y ait pas d'alcool
01:16sur la voie publique,
01:17de limiter en fait la consommation et aussi parce qu'individuellement, quand vous consommez de l'alcool et qu'il
01:24fait très chaud,
01:25vous savez, ça bloque une hormone qui d'habitude fait que vous êtes hydraté et donc vous vous déshydratez beaucoup
01:31plus vite,
01:32vous faites beaucoup plus de malaise qui vous emmène aux urgences.
01:35On a besoin de ne pas gonfler l'activité de ces urgences parce qu'on est à presque 5 jours
01:40du début de la canicule
01:42et donc il y a aussi des personnes âgées qui commencent tout doucement d'arriver aux urgences
01:47et il faut qu'on puisse s'occuper de l'ensemble des patients et notamment des plus fragiles.
01:51Quand on voit ces images du canal Saint-Martin, alors c'est très festif, c'est le premier jour de
01:55l'été,
01:55c'est la fête de la musique bien sûr mais on voit quand même 49 départements qui seront en vigilance
01:59canicule demain.
02:00Est-ce que les Français, de votre point de vue, ont pris au fond la mesure des risques sanitaires qui
02:06sont importants ?
02:08Même si on a déjà eu des canicules par le passé, elles sont de plus en plus violentes et de
02:12plus en plus difficiles à vivre,
02:13notamment pour les personnes les plus fragiles.
02:14Oui, je crois que c'est important de comprendre ce que fait la chaleur sur notre corps en fait
02:19et notamment dans les températures très hautes comme on a sur la moitié de la France et presque la totalité
02:26si on prend les zones en vigilance orange.
02:29En fait, c'est cette accumulation de la chaleur tout au long de la semaine qui va arriver,
02:36qui va faire que le corps, petit à petit, va de moins en moins se réguler.
02:41Et alors vous rajoutez de l'alcool dessus, ça casse le thermostat que vous avez,
02:44qui permet à votre transpiration de se faire et à réguler votre hydratation.
02:50Donc en rajoutant de l'alcool, ce soir à la fête de la musique,
02:53mais pour les jours qui viennent aussi, votre corps n'arrive plus à maintenir une température
02:59qui doit être maintenue de façon très homogène,
03:03parce que sinon il peut y avoir des répercussions de malaise sur le cerveau,
03:07mais aussi sur le cœur et les personnes qui sont fragiles du cœur.
03:11Mais les jeunes aussi, en bonne santé, peuvent avoir un retentissement
03:15et du coup des malaises, voire arrêts cardiaques.
03:18Donc c'est très important.
03:18Priorité au direct, je vous interromps en écouter Emmanuel Macron à l'Elysée.
03:21... ce soir, toutes celles et ceux qui nous protègent et qui vous protègent,
03:26en particulier dans ce moment un peu particulier de canicule,
03:30évidemment les forces de l'ordre, mais aussi les soignants.
03:35Applaudissements.
03:41Nos soignants, nos forces de sécurité civile, nos sapeurs-pompiers,
03:45nos bénévoles, les élus qui sont mobilisés.
03:49Il y a beaucoup d'activités en plus et ils sont tous mobilisés, y compris aujourd'hui.
03:55Et donc je leur suis très reconnaissant.
03:58J'étais à l'instant avec le Premier ministre et il a tenu hier une cellule interministérielle de crise.
04:04Une autre se tiendra évidemment demain.
04:06On va tous être très vigilants.
04:08Et en étant vigilants vous-mêmes, pour vous, pour vos plus proches, pour les plus vulnérables, on les aide.
04:16Et donc c'est très important de suivre toutes les recommandations, de faire la fête et d'être heureux dans
04:21ce moment-là,
04:22mais de l'être, voilà, en étant vigilants par rapport à la température qu'il fait, en prenant soin de
04:27chacun et en faisant attention à tous.
04:29Très belle fête de la musique, mesdames et messieurs, à toutes et tous.
04:33Soyez les bienvenus à l'Elysée.
04:35Et avec Brigitte, on vous souhaite une très belle, une très belle fête de la musique.
04:42Applaudissements.
04:51Voilà, donc on vient d'écouter l'intervention du Président de la République traditionnelle fête de la musique.
04:57Tous les ans, ça se passe aussi à l'Elysée.
05:01Léopold Hotebert nous a rejoint sur ce plateau du service politique de BFMTV,
05:05avec des messages de prévention et de solidarité répétés à plusieurs reprises.
05:09Aujourd'hui, on vient de l'entendre, mais ce n'est pas la première fois aujourd'hui que le Président
05:12s'exprime dans ce sens-là.
05:13Absolument, il l'a déjà dit dans plusieurs interventions télévisées,
05:16lorsque cette canicule commençait à pointer le bout de son nez.
05:20Il a reposté pendant la journée, d'ailleurs, un message de prévention à destination du grand public.
05:25Et puis, c'est vrai qu'il y a cette information qu'il nous redonne,
05:29même qu'il nous donne tout court précisément dans cette prise de parole.
05:32Il a échangé avec le Premier ministre quelques minutes avant cette montée sur scène,
05:37donc dans le cadre de cette fête de la musique à l'Elysée.
05:39Et je vous voyais acquiescer, Madame la ministre de la Santé,
05:43donc demain, nouvelle cellule interministérielle de crise consacrée à la canicule.
05:49On va rappeler pour les personnes qui nous regardent,
05:50c'est cet endroit au ministère de l'Intérieur où on se réunit lorsqu'il y a un sujet majeur
05:56à traiter
05:57pour se coordonner avec les différents services de l'État.
06:00Hier, il y a eu cette première réunion autour du Premier ministre
06:03avec l'ensemble des ministres concernés, dont Stéphanie Riste, ministre de la Santé.
06:07Et aujourd'hui, même type de réunion, mais à l'échelle des directeurs de cabinet,
06:11ce sont les bras droits, finalement, des ministres qui se sont réunis pour une réunion de suivi.
06:16Donc on est vraiment, là, on s'en rend compte, dans cette déclaration du chef de l'État,
06:19dans un processus qui va durer, avec des réunions qui vont se poursuivre.
06:25L'objectif, c'est se coordonner.
06:26Peut-être que vous pouvez nous expliquer un peu ce qui se passe, justement,
06:29Madame la ministre, dans ce type de réunion,
06:30et à quoi s'attendre demain, suivi encore de cette canicule, donc ?
06:33Oui, c'est très important, parce que notre travail, c'est vraiment d'anticiper.
06:38Et on sait qu'on est face à un événement qui est très intense et qui va durer.
06:42Et donc, on doit anticiper, alors, pour ma partie, sur la tension sur le système de santé,
06:47mais chacun des ministères, on était 14 ministères représentés hier à la réunion autour du Premier ministre,
06:55abordent ces sujets, que ce soit l'éducation, les transports, etc.
07:00Donc c'est vraiment des moments très importants, parce que, alors pour moi, en tant que ministre de la Santé,
07:05il peut y avoir des répercussions sur l'ensemble aussi des autres ministères.
07:09Donc c'est un moment de coordination, d'émettre une doctrine globale,
07:13ce qui a été fait hier par le Premier ministre, c'est-à-dire à cadre,
07:17tout en laissant localement, puisqu'il faut s'adapter aux situations locales,
07:22les préfets, les agences régionales de santé agir.
07:25C'est aussi un moment de remontée d'informations auprès du Premier ministre.
07:30C'est une crise à l'échelle départementale dans chaque département.
07:33C'est ce qu'il faut expliquer aussi aux personnes qui nous regardent ce soir.
07:36– Oui, il y a ce qu'on appelle les COD, enfin c'est des cellules départementales,
07:41où l'ensemble des acteurs de sécurité civile, de santé, autour du préfet,
07:46des agences régionales de santé sont réunis.
07:48– Vous parliez de coordination entre les ministres.
07:50Vous avez eu cette formule concernant les écoles.
07:52On rappelle que demain, 845 établissements seront fermés.
07:57Vous avez dit, il ne faut pas avoir la main qui trempe pour fermer les écoles.
08:01Vous visiez qui au fond ? Votre collègue de l'éducation ?
08:04Vous pensez qu'il y aurait fallu un mouvement plus vaste de fermeture,
08:08vu les conditions météo attendues ?
08:10– Non, non, pardon si je me suis mal exprimée,
08:13mais l'idée est de dire que chacun doit être en responsabilité.
08:17Les mères ont la responsabilité des écoles, les écoles primaires.
08:21Les mères connaissent leurs écoles.
08:23Vous avez des écoles qui sont dans des algécos,
08:25parce qu'elles sont en travaux par exemple,
08:27et dedans, il fait des températures à plus de 50 degrés.
08:31Donc évidemment, il ne faut pas avoir la main qui tremble,
08:33il faut fermer, on ne peut pas laisser des enfants dans ces températures.
08:35– C'est votre crainte au fond, qu'il y ait des mains qui tremblent
08:37et qu'à certains échelons, il n'y ait pas de mesure peut-être radicale, impopulaire.
08:41– J'avais eu ce mot-là en anticipation il y a plusieurs jours déjà,
08:45et ce que je peux constater, des retours et des chiffres
08:48que vous avez donnés de fermeture d'établissements,
08:50on voit bien que chacun est face à ses responsabilités
08:53de façon tout à fait évidente,
08:55puisqu'il y a des établissements qui sont fermés.
08:58Et encore une fois, je crois qu'il faut faire confiance,
09:00moi je serai au SAMU avec le maire de Paris tout à l'heure,
09:03les maires connaissent leur ville
09:06et savent les établissements où il y a des difficultés ou pas.
09:09– Moins de 1 000 écoles fermées demain,
09:11il y a 60 000 établissements en France,
09:13c'est une goutte d'eau au fond.
09:15Vous êtes médecin de formation,
09:17est-ce qu'accueillir des enfants fragiles dans des classes à plus de 40 degrés,
09:21il n'y a pas un problème, un risque sanitaire demain pour les enfants ?
09:24– Alors encore une fois, moi je maintiens que c'est très important
09:27que ce soit fait localement.
09:29Il y a aussi des enfants qui habitent dans des appartements
09:31où il fait plus de 40 degrés aussi,
09:36et où il n'y a pas forcément les parents,
09:38les parents sont au travail,
09:39et où évidemment il faut faire la sécurité
09:43sur la continuité du service public.
09:45C'est tous ces enjeux qu'il faut prendre en compte
09:47et qui sont connus du terrain,
09:49et c'est pour ça que les discussions entre le recteur,
09:52le préfet, le maire, les directeurs d'établissements me paraissent très très…
09:56– Pardon, est-ce que ce n'est pas aussi une façon
09:58de passer la patate chaude finalement aux collectivités ?
10:01Voyez localement, la réponse sera territoriale
10:03et ne pas prendre de mesures peut-être radicales,
10:05peut-être impopulaires encore une fois,
10:07parce que ça demande une organisation pour tous les parents,
10:09mais peut-être des mesures qui seraient malgré tout nécessaires
10:11dans les prochains jours.
10:12On rappelle, et on va le voir avec Loïc Rivière dans un instant,
10:14la France n'a jamais connu une telle situation,
10:17et ça va durer au moins une semaine.
10:18– En fait, depuis la canicule de 2003,
10:21notre État est très très bien organisé,
10:23ce qui n'était pas le cas en 2003.
10:25J'étais médecin à l'époque,
10:26on ne comprenait pas trop ce qui se passait,
10:29il n'y avait pas d'interministériel, etc.
10:32Maintenant, l'organisation, elle est très claire,
10:35il y a l'alerte de météo,
10:36Santé publique France analyse l'impact sanitaire,
10:40ensuite il y a le centre de crise au ministère de la Santé
10:42qui se met en route et qui coordonne l'ensemble des ministères,
10:47et puis ensuite il y a des informations,
10:50des sensibilisations, des doctrines
10:52qui sont adressées aux acteurs locaux,
10:55que ce soit les agences régionales de santé,
10:56les rectorats, ce qu'a fait le ministre de l'Éducation
10:59dès le début, en envoyant une doctrine
11:03à ces rectorats pour discuter.
11:06Mais je rappelle vraiment que les compétences des écoles,
11:10elles sont des maires,
11:12c'est les maires qui ont la compétence des écoles élémentaires,
11:15donc c'est évident qu'il faut, en plus parce qu'ils connaissent bien
11:18leurs établissements, voir avec eux ce qu'il faut fermer.
11:21C'est ensemble que ça se fait.
11:23On l'a dit, les comités sont départementaux
11:28avec l'ensemble des acteurs.
11:29Honnêtement, sur le terrain,
11:30c'est vraiment des discussions qui se font
11:33entre les services de sécurité,
11:35de sécurité civile,
11:37des fois les actions sociales, etc.
11:40On a des témoignages de centaines de parents
11:42qui ne savent pas ce soir, au fond,
11:43s'ils vont emmener leurs enfants demain à l'école.
11:47Et le sentiment qu'on a, c'est qu'ils ne sont un peu
11:49pas livrés à eux-mêmes, mais en tout cas,
11:51c'est à eux qu'incombre font la responsabilité
11:53de prendre cette responsabilité pour leurs propres enfants.
11:55Alors, pour les collèges et lycées,
11:57l'information est sur ce qu'on appelle le pronote ou l'ENT,
12:01c'est-à-dire le carnet de notes
12:04de l'Éducation nationale numérique.
12:06Et pour les écoles élémentaires,
12:08les informations ont dû être faites par les mères
12:11si les écoles sont fermées.
12:13Vous, par exemple, vous emmèneriez votre enfant
12:16à l'école demain, vu les conditions,
12:18et s'ils étaient dans une école qui n'est pas climatisée ?
12:22J'ai malheureusement des enfants trop grands.
12:24Je ne me suis pas posé cette question.
12:27Qu'est-ce que vous feriez de type personnel, peut-être ?
12:28Honnêtement, je pense qu'une école...
12:30On ne peut pas raisonner comme ça.
12:31Vous avez des écoles qui sont rafraîchies,
12:33qui ont des cours oasis,
12:36où on sait que les enseignants, évidemment,
12:39vont faire attention de laisser les enfants à l'ombre
12:41pendant la récré,
12:42vont faire attention de leur apporter de l'eau.
12:45Ça me paraît tout à fait faisable.
12:47Et puis, vous avez des écoles,
12:49comme je le disais tout à l'heure,
12:50où on sait que ce n'est pas la même condition.
12:53Donc, c'est une histoire de sécurité.
12:56Soit il y a une sécurité à l'école,
12:59et cette décision, elle se fait préfet,
13:03maire, pour une école donnée,
13:05soit il n'y a pas de sujet de sécurité,
13:07il n'y a pas de raison de la fermer.
13:08Donc, ce que vous nous dites ce soir,
13:09c'est fermer les écoles,
13:10en tout cas ceux qui ont cette responsabilité,
13:12ce pouvoir-là,
13:13si besoin demain,
13:15et si on sent qu'à la fois...
13:16Si, il y a un sujet de sécurité, oui.
13:17...de sécurité, à la fois pour les enfants
13:18et aussi pour le personnel enseignant.
13:21Exactement.
13:21C'est le sentiment que vous avez.
13:24Léopold Odebert,
13:25peut-être une question à la minutie.
13:27C'est vrai qu'il y a malgré tout,
13:28au sein du gouvernement,
13:29et j'imagine qu'il y a eu un débat, peut-être,
13:31pendant ces fameuses cellules de crise,
13:34ces dernières heures.
13:36Alors, il y a des débats,
13:37mais honnêtement, à La Réunion hier,
13:40on était à peu près tous d'accord.
13:44Et ce qui était important,
13:45c'est qu'il y ait un cadre clair du gouvernement,
13:48qu'on ne parte pas chacun dans nos décisions
13:52sans que ce soit coordonné.
13:54C'est ce qu'a fait le Premier ministre.
13:55On en parle beaucoup,
13:56mais cette canicule,
13:57ce spectre de la canicule de 2003,
14:00vous, vous constatez vraiment un avant et un après colossal,
14:04et on le répète aussi, nous, à longueur de temps,
14:06c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de choses
14:07qui ont été mises en place depuis cette canicule.
14:09Le recensement des personnes vulnérables,
14:11notamment par les mairies, personnes âgées,
14:13juste également ce niveau,
14:15cette échelle de niveau vert, jaune, orange, rouge.
14:18Est-ce qu'on doit encore aller plus loin aujourd'hui ?
14:20Est-ce qu'il y a des marges de manœuvre supplémentaires
14:22que vous, vous avez ciblées en tant que ministre de la Santé ?
14:24Je crois qu'on a encore, collectivement,
14:30repéré les personnes isolées.
14:32Les personnes âgées, isolées.
14:35Il y a un énorme travail des collectivités.
14:37Moi, j'avais fait, dans ma circonscription,
14:40quand j'étais députée, le tour des mairies
14:43pour voir, dans l'épisode de canicule,
14:45comment elles agissaient.
14:46Vraiment, c'est un travail énorme qui est fait par les mairies.
14:49Mais les mairies ne peuvent pas tout,
14:51parce que si on ne leur signale pas,
14:53parfois, elles n'ont pas la connaissance.
14:55Donc, je crois que vraiment,
14:57ce sujet de la personne isolée,
14:59du fait de se dire,
15:00est-ce que mon voisin,
15:01il a de la famille qui est venu le voir
15:03ou qui l'appelle,
15:04ou est-ce que c'est moi qui y vais ?
15:05Je pense qu'on a, individuellement,
15:07chacun à se poser cette question.
15:09On a une marge de progression.
15:11Les personnes fragiles,
15:14donc celles qui sont, évidemment, âgées,
15:18celles qui ont des maladies chroniques,
15:19sont celles qui vont arriver
15:21dans les services d'urgence,
15:23malgré toute l'organisation,
15:25l'anticipation.
15:26Alors, j'espère beaucoup moins
15:27qu'en 2003.
15:29Maintenant, en plus,
15:29les professionnels de santé
15:31que j'ai réunis samedi,
15:33d'ailleurs, je tiens à les remercier,
15:35parce qu'ils ont réaffirmé
15:37le fait qu'ils seront bien
15:39cette semaine sur le terrain
15:41pour aussi, par exemple,
15:43certains ont pris des initiatives
15:44pour se déplacer au domicile
15:46de ces personnes-là,
15:47pour aller vérifier,
15:49voir si ça allait.
15:50Donc, tous les professionnels de santé
15:52ont maintenant une connaissance,
15:53je dirais, scientifique
15:54de la canicule,
15:55qu'on n'avait pas en 2003.
15:57On ne savait pas
15:57que certains traitements,
15:58par exemple,
15:59étaient dangereux
16:00avec la chaleur,
16:01ce qu'on a appris depuis.
16:02Vous restez avec nous,
16:03madame la ministre.
16:04On retourne un instant sur le terrain.
16:05On retrouve Julie Roser.
16:06Vous êtes à Nantes.
16:07Julie, au côté, je crois,
16:09de la sécurité civile
16:10qui est évidemment sur le pont
16:11ce soir de fête de la musique.
16:15Tout à fait.
16:16On est ici avec Chloé Berthaud
16:17dans un des trois postes
16:19de secours avancés
16:20qui a été mis en place
16:21par la mairie de Nantes.
16:22Et je suis avec Anthony Lariche.
16:24Vous êtes responsable
16:24de ce poste de secours.
16:26Expliquez-moi,
16:26quelles sont vos missions ici ?
16:27Alors, nos missions aujourd'hui,
16:28c'est d'assurer la sécurité
16:29des spectateurs
16:31et des festivités.
16:34Actuellement, on est du coup
16:35sur un poste de secours
16:36qui est pris en charge
16:37par l'UNAS,
16:39Association Agrée
16:40des Sécurités Civiles.
16:41On est autour de 16 secouristes
16:43et un médecin.
16:44L'objectif, c'est de prendre en charge
16:46les victimes au maximum du possible
16:48pour éviter de saturer les urgences
16:50et de faire le boulot
16:51pour pouvoir les soigner
16:52et qu'ils repartent saines et sauves
16:54chez eux.
16:55C'est quoi l'idée ?
16:55Là, vous avez du matériel
16:56pour soigner les petits bobos
16:58et éviter que les gens
16:59se retrouvent aux urgences, c'est ça ?
17:00Alors là, aujourd'hui,
17:01on a du matériel pour la bobologie
17:03mais aussi pour des prises en charge
17:05plus graves
17:05et c'est pour ça qu'on a un médecin.
17:06On a tout le matériel urgentiste
17:08pour prendre en charge une victime
17:09en termes de détresse respiratoire,
17:11arrêt cardiaque,
17:13grosses plaies
17:14comme une ouverture du pied ou autre.
17:16Voilà.
17:16Donc l'objectif, c'est de prendre en charge
17:17un maximum d'interventions
17:18pour après, derrière,
17:21soigner les personnes
17:21et qu'elles repartent
17:23en bonne et due forme.
17:24C'est quoi le plus gros risque
17:25sur une soirée comme ça,
17:26très festive
17:26où il fait très chaud ?
17:28Alors là, il fait très chaud,
17:29c'est le mélange
17:30qu'on connaît tous,
17:31alcool et chaleur.
17:32L'objectif, c'est que
17:33l'alcool déshydrate
17:34et si on ne boit pas d'eau,
17:36le corps se déshydrate aussi
17:37et puis derrière,
17:37on devient fatigué,
17:38on a des malaises,
17:39des vertiges
17:39et on peut faire
17:40de pertes de connaissances.
17:41Donc la chose la plus grave
17:43aujourd'hui,
17:43c'est le mélange
17:44alcool et chaleur
17:45et c'est pour ça
17:46que toutes les autorités,
17:47on est au pied de guerre
17:48pour veiller à ce que
17:49tout se passe bien
17:50dans un événement de feste
17:52qui est aujourd'hui.
17:53Merci beaucoup, Anthony.
17:54Et donc, vous le savez,
17:55on est dans un des départements
17:56en vigilance rouge
17:57donc l'alcool est interdit
17:59sur la voie publique
18:00mais évidemment, dans les bars,
18:01il est toujours possible
18:02de consommer de l'alcool
18:04et puis, n'oubliez surtout pas
18:06de consommer de l'eau
18:07parce qu'il fait encore
18:0835 degrés ici,
18:09ressenti 39 à Nantes.
18:11Merci, Julie Roser
18:12avec Chloé Berthaud
18:13à Nantes pour BFM TV.
18:15Madame la ministre,
18:16vous êtes en première ligne
18:17évidemment dans cet épisode
18:19caniculaire
18:20en tant que responsable
18:20et ministre de la Santé.
18:22Est-ce que des premières informations
18:23que vous avez,
18:24il y a déjà une tension
18:25accrue sur le système hospitalier,
18:28sur les services des urgences
18:29selon les premiers éléments
18:31dont vous avez à disposition ?
18:33Sur les premiers éléments
18:35que j'ai,
18:35il n'y a pas de tension
18:36sur les services d'urgence
18:38aujourd'hui.
18:38Il y a une augmentation
18:40des appels au SAMU
18:41de l'ordre de 20 à 30%,
18:44ce qui est normal,
18:45donc c'est des signaux
18:46faibles d'augmentation
18:48liés à la chaleur.
18:50Mais là,
18:50ce que je voudrais,
18:52moi,
18:52ce qui me marque beaucoup
18:53et je voudrais vraiment
18:54appeler une grande vigilance,
18:56c'est sur les décès
18:57liée aux baignades.
18:59On est en temps de chaleur,
19:00alors évidemment,
19:01avec l'alcool en plus,
19:02mais même sans alcool,
19:04rappelez,
19:04si vous êtes des grands-parents,
19:05des parents
19:06ou des jeunes
19:07qui nous écoutez,
19:09n'allez pas vous baigner
19:10dans des endroits interdits.
19:12Beaucoup se baignent
19:13dans des fleuves,
19:13dans des rivières,
19:15à des endroits
19:15qui ne sont pas autorisés.
19:17Parfois,
19:18c'est dangereux
19:19et si c'est interdit,
19:20c'est que c'est dangereux.
19:21Et la chaleur,
19:22on peut faire des chocs thermiques
19:24en allant dans l'eau,
19:25vous savez,
19:26la différence de température
19:28entre l'eau
19:29et l'extérieur
19:30et surtout,
19:31si vous avez pris
19:31un peu d'alcool,
19:32en plus,
19:32ça aggrave ça
19:33et malheureusement,
19:35on a déjà
19:36trop de décès
19:37à ce jour
19:38pour des baignades.
19:40J'en appelle vraiment
19:41à la vigilance.
19:42Je sais que
19:42quand on est jeune,
19:43c'est difficile
19:45de se dire
19:45j'ai chaud,
19:46je ne vais pas aller me baigner.
19:47Peut-être se décaler
19:48à l'endroit
19:49où c'est autorisé.
19:50Est-ce qu'on a
19:51des messages,
19:52notamment d'urgentistes
19:53qui sont inquiets
19:53pour la semaine prochaine ?
19:55Quelles consignes
19:55vous avez données ?
19:56Est-ce qu'il y a
19:57des moyens supplémentaires
19:58qui vont être mis en place ?
19:59Très concrètement,
20:00comment vous gérez ça
20:01et comment vous allez faire face
20:02à l'afflux attendu,
20:03encore une fois,
20:05de passage aux urgences
20:06dans les prochains jours ?
20:07On avait déjà
20:08eu des réunions
20:09pour préparer
20:10la période estivale,
20:12même si on n'est pas encore
20:12tout à fait rentré dedans,
20:13mais on s'en approche.
20:16J'ai pu revoir hier
20:17les professionnels de santé.
20:18Alors, on a des organisations,
20:20des plans,
20:21le plan Orsan,
20:23plein de plans
20:24qui permettent
20:24de graduer
20:25la réponse
20:26de l'hôpital
20:27à un afflux
20:29massif
20:30de personnes
20:31ou des mesures
20:32à prendre
20:32de renforcement
20:33d'équipe.
20:34Là encore,
20:35c'est établissement
20:36par établissement
20:37avec les agences régionales
20:39de santé
20:39que se dérouleront
20:41ces plans.
20:42Ça peut être
20:42du renfort,
20:43mais là aussi,
20:44c'est très localement,
20:46c'est pas moi
20:46où je suis
20:47qui va dire
20:48dans tous les hôpitaux,
20:49on va augmenter.
20:50C'est local
20:51en fonction des besoins.
20:52Donc, on suit
20:53de très très près.
20:54On est très en lien,
20:55évidemment,
20:55avec les acteurs de terrain
20:56parce que sinon,
20:57on n'est pas efficace.
20:59Le Écrivier,
20:59je crois que vous aviez
20:59une question pour la ministre.
21:00Oui, je me permets
21:01de rappeler le contexte
21:02rapidement.
21:02Cette année 2026
21:03est véritablement exceptionnelle.
21:05Ce n'est pas pour cela
21:06d'ailleurs que ce type
21:06d'événement
21:07n'était pas attendu
21:08depuis des années.
21:09La carte
21:10qu'on diffuse
21:11depuis cet après-midi
21:12est inédite,
21:14du jamais vu.
21:1449 départements
21:15en vigilance rouge,
21:1740 départements
21:17en vigilance orange.
21:18Le contexte,
21:20c'est un printemps
21:21le plus chaud
21:21jamais enregistré
21:22et c'est surtout
21:23cette canicule
21:24inédite
21:25au mois de mai
21:26avec une occurrence
21:27millénaire
21:28en réalité
21:29en ce qui concerne
21:30les records battus.
21:32Je me demandais
21:33finalement
21:33quels ont été
21:34les enseignements
21:35de cette canicule
21:36qui a eu lieu
21:37il y a moins d'un mois
21:38pour cette canicule
21:40maintenant
21:40qui est précoce
21:41elle aussi
21:42et qui a débuté
21:43avant le seul 6 d'été.
21:45Typiquement,
21:46en termes très concrets,
21:47nous avons laissé
21:48le centre de crise
21:49activé
21:50depuis le mois de mai
21:51puisque
21:53ça nous permet
21:54cette coordination
21:56interministérielle
21:57et ces mesures
21:58de prévention,
21:58vous avez pu voir
21:59qu'on augmente aussi
22:00en graduation
22:01sur la communication,
22:03sur la prévention
22:04qu'on peut faire
22:05depuis quelques heures.
22:07Vous voyez
22:07des spots publicitaires,
22:09il y a des messages
22:10sur l'autoroute.
22:13Vraiment,
22:13on peut éviter,
22:14on le sait,
22:15des décès
22:16avec la prévention
22:17et c'est pour ça
22:18que je le dis
22:19et les gens me disent
22:20il ne faut pas infantiliser
22:22mais ce n'est pas infantiliser,
22:23c'est qu'on sait
22:24que la prévention
22:25évite des décès.
22:26Donc oui,
22:26il faut boire de l'eau
22:27et je le redirai
22:28parce qu'on a vite fait
22:29d'oublier de temps en temps.
22:30Donc oui,
22:31il faut boire de l'eau,
22:32beaucoup,
22:33évidemment,
22:34il ne faut pas faire de sport
22:35quand on est en vigilance rouge.
22:38Le corps va accumuler
22:40cette chaleur
22:41au fur et à mesure des jours
22:42donc même si vous êtes
22:43en bonne santé,
22:43vous vous dites
22:44c'est le matin,
22:45ça va aller
22:45mais sauf que ça fait
22:46quelques jours déjà
22:47que votre corps
22:48a accumulé de la chaleur
22:49donc vous pouvez aussi
22:50faire des arrêts cardiaques
22:51alors que vous êtes jeune.
22:53Donc je pense que
22:54c'est très important
22:55de redire les mesures
22:56de prévention
22:57parce qu'on est dans
22:58cette anticipation
22:59pour éviter
23:00le maximum
23:01de décès
23:02liés à cette canicule.
23:03On voit Madame la ministre
23:04la question
23:04qui se pose
23:05sur l'écran
23:06nos hôpitaux
23:07sont-ils prêts ?
23:08Ce soir vous nous dites
23:08les hôpitaux français
23:09sont prêts
23:10à faire face
23:11à la canicule
23:12extrême
23:13record
23:14jamais vue
23:14qui s'abat sur le pays.
23:16Je dis que
23:17les professionnels
23:19sont formés
23:20sont sensibilisés
23:21et sont engagés
23:22nous avons des bons
23:25professionnels de santé
23:26dans notre pays
23:27nous avons un nombre
23:29d'établissements
23:30importants
23:31nous allons
23:32faire face
23:33comme nous le faisons
23:35il est important
23:37que chacun comprenne aussi
23:38que son comportement
23:39individuel
23:39notamment ce soir
23:40dans la fête de la musique
23:41peut entraîner
23:42des difficultés
23:44pour notre système
23:44de santé.
23:45On a une responsabilité
23:46chacun
23:47à faire aussi
23:48que nos soignants
23:49puissent travailler
23:49dans de bonnes conditions.
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