00:00Stéphane Manigol, attendez sur l'idée de Laura qui dit ces jeunes-là qui seraient condamnés, on les prend et
00:05on les oblige à aller par exemple chez vous dans vos boîtes, vous avez 8 restaurants dans Paris.
00:10Ce qui est parfaitement insupportable c'est que dans ce pays tout ce qui est événement populaire, manifestation, on le
00:16transforme en cauchemar.
00:17Et le problème c'est que le con qui paye, c'est le con qui paye des impôts, c'est
00:21lui qui paye.
00:22Et il n'a rien commis si ce n'est que de travailler, de respecter la République, de respecter la
00:26loi.
00:27Et finalement, celui qui est dans le schéma que je vous décris, c'est lui qui va payer, c'est
00:33-à-dire c'est nous.
00:34Et ça ce n'est pas possible. Pourquoi ? Parce que demain si vous avez un accident avec votre voiture,
00:38volontaire ou pas, vous avez un malus, c'est comme ça.
00:41Et j'ai regardé finalement ce qui se passe en Europe parce que j'entends, c'est pas possible, on
00:45ne peut pas changer la loi, l'impuissance politique qui considère toujours qu'on ne peut rien faire.
00:49Aujourd'hui l'arsenal pénal c'est une chimère, c'est une tartufferie.
00:52On le voit bien, que dit le texte en cas d'agression sur un fonctionnaire de police, y compris sans
00:58ITT ?
00:59C'est 5 ans d'emprisonnement, c'est une chimère pénale, ça ne l'effraie pas.
01:02Par contre, je regarde ce qui se passe en Allemagne.
01:03Pourquoi c'est une chimère pénale, ça ne l'effraie pas ?
01:065 ans, moi ça ne l'effraierait.
01:07Oui, mais vous et moi, oui, parce que nous on pense qu'on va prendre cher si on est dans
01:10cette situation, 4 mois exerci, moi je ne dors pas pendant 12 ans.
01:14Donc on n'a pas le même ratio à la peur.
01:17Et je regarde ce qui se passe ailleurs.
01:19Ailleurs, moi j'aime bien par exemple l'Allemagne.
01:21L'Allemagne, il y a ce qu'on appelle la dette civile qui est valable 30 ans.
01:25La dette civile, parce qu'on parle du volet pénal.
01:27La dette civile c'est quoi ? C'est tu casses, tu payes.
01:29Et pendant 30 ans, l'État allemand va te chercher.
01:32C'est ce que vous disiez aussi.
01:33Et pendant 30 ans, tu vas casquer et tu vas réparer.
01:36Pendant 30 ans, on va te chercher.
01:37Et vous, parlez-vous, monsieur l'avocat, qui trouve des excuses, y compris là où...
01:43C'est pas une question d'excuses, je ne trouve d'excuses à personne.
01:46Non mais je termine, je ne l'ai pas coupé.
01:47Vous avez une autre excuse à personne.
01:49J'aimerais juste...
01:50L'Allemagne, pourquoi ils ont un taux de récidive beaucoup plus bas, de plus de 10% inférieur à la
01:55France ?
01:56Parce que justement, là-bas, ce n'est pas des sanctions pour faire peur et faire plaisir finalement aux citoyens.
02:02Ce sont des sanctions qui s'appliquent.
02:03Et pendant 30 ans, ils vont vous poursuivre.
02:05En Suisse, c'est pareil. Facturation directe des frais de police aux casseurs.
02:09Ils ne s'embêtent pas là-bas.
02:11En Angleterre, la responsabilité financière parentale, on parlait des enfants,
02:15elle est engagée, elle est ultra stricte.
02:17Donc en fait, à un moment, j'aimerais juste que les politiques arrêtent de faire la politique,
02:21que nous, on arrête de faire du populisme en disant finalement les juges, ils sont responsables de tout.
02:25Non, les juges, ils appliquent ce que les politiques mettent dans la loi.
02:28C'est comme ça que fonctionne ce pays.
02:30Donc à un moment, je vous le dis, les politiques, arrêtez de faire du populisme,
02:33changer la loi, responsabiliser financièrement comme nous les commerçants.
02:36On en a, pardon, plein de cul de payer pour ceux qui, pardon, en plus, on les finance avec les
02:41aides, etc.
02:41À un moment, ça va, on en aura le bol.
02:43Les 30 millions d'actifs de ce pays qui portent ce pays, à un moment, on a juste envie de
02:48faire la fête
02:48et de profiter et de se dire tiens, il y a un match de foot, c'est cool, on va
02:51pouvoir faire la fête.
02:52Tiens, dans 10 jours, c'est la fête de la musique, on va tous sortir, on va s'amuser.
02:57Sans avoir, comme monsieur, la peur au ventre, en se disant, je ne vais peut-être pas se sortir avec
03:01ma fiche.
03:01Stop, ça suffit, il faut que celui qui casse, il paye.
03:04Ce n'est pas ce qu'il disait juste.
03:06En fait, casse, tu payes, tu payes.
03:07Pardon.
03:08Tu casses, tu répares.
03:11On t'apprend à faire respecter.
03:12Un coup, alors, c'est où dans la loi ?
03:14En fait, ce qui est extraordinaire...
03:16Attendez, maître méchant, à chaque fois, on vous interpelle.
03:18Donc je vous laissez répondre et ensuite, Wamed.
03:20Il ne faut pas m'interpeller, sinon.
03:22C'est un avis à la population que je lance.
03:24Arrêtez d'interpeller, maître méchant.
03:26Il y a une chose extraordinaire.
03:27C'est que les propositions de Laura, c'est ça, je crois ?
03:30Oui.
03:31En fait, ça existe déjà.
03:32C'est-à-dire que c'est les dommages d'intérêt.
03:33C'est-à-dire qu'à chaque audience pénale, il y a une audience civile.
03:37Ben si, les dommages d'intérêt, c'est pécunier, bien sûr.
03:40Ben si, pardon.
03:41Alors, je vous explique...
03:43En fait, on se fiche de la théorie, on peut peut-être rentrer dans le détail.
03:45Quel cas sera payé ?
03:46On peut-être rentrer dans le détail.
03:48Quand quelqu'un est condamné pour avoir détruit, incendier une voiture,
03:53eh bien, il peut être condamné à des dommages d'intérêt.
03:56Il peut.
03:57Oui, c'est le principe.
03:58Il n'y a pas de condamnation automatique.
03:59Il n'y a pas de condamnation automatique.
04:03Si vous cassez un arrêt de bus et vous êtes condamné pour ça,
04:06si, alors je ne sais pas à qui appartient l'arrêt de bus,
04:08si c'est la ville de Paris,
04:09si la ville de Paris se constitue partie civile
04:12ou Decaux se constitue partie civile,
04:14il demande des dommages d'intérêt.
04:15Et c'est extraordinaire.
04:16Le tribunal décide de condamner la personne à payer des dommages d'intérêt.
04:22Ça, c'est la première chose.
04:23Et puis, la deuxième chose qui est extraordinaire,
04:24qui a été proposée par Laura,
04:25et qui existe aussi...
04:26Attends, je réponds juste à quelque chose.
04:29C'est, pardon, mais en général,
04:31là où moi, je voudrais faire changer les choses,
04:32c'est que si la personne n'est pas solvable,
04:34elle ne payera jamais.
04:34Or, moi, je l'oblige à payer avec un crédit à la Banque de France.
04:37Ce que fait l'Allemagne pendant 30 ans,
04:39c'est une dette civile.
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