Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Vous m'exprimez, moi je voudrais déjà, parce qu'on est là pour ça, exprimer sincèrement ma solidarité et mon
00:04soutien pour l'ensemble des victimes.
00:05A la fois les commerces, qui étaient là que pour travailler, les personnes physiques, vous avez parlé de 220 personnes
00:09qui ont été blessées,
00:10qui étaient juste sorties pour faire la fête, vos collègues, cher monsieur, qui étaient sortis pour protéger les supporters et
00:15les supportrices.
00:16Et je voudrais leur apporter sincèrement mon soutien, parce que c'est inadmissible.
00:20Et moi, je n'ai pas entendu ce soir des gens qui cherchaient des excuses, mais on peut essayer de
00:23chercher des explications.
00:24J'entendais tout à l'heure parler de phénomène de foule.
00:26Je vous signale que si on est une dizaine à sortir en courant de la salle, vous allez tous sortir
00:29en courant de la salle.
00:30Parce que c'est un phénomène naturel, ça s'appelle des phénomènes de foule.
00:33Et effectivement, on a vu des phénomènes de foule se passer.
00:36Moi, je voudrais aussi répondre à monsieur, vous m'interpellez directement en disant que les socialistes, la sécurité, on ne
00:41connaît pas.
00:42Pourquoi est-ce que votre fille, cher monsieur, si vous l'aviez lâchée à Paris, n'aurait pas brûlé une
00:47poubelle ou cassé un abribus ?
00:48Est-ce que c'est parce qu'elle résistait deux ans de prison ferme, trois ans, quatre ans de prison
00:51ferme ?
00:52Est-ce que c'est parce qu'il y aurait eu 10, 15, 20 ou 30 policiers ? Ou c
00:55'est parce que vous l'avez bien élevé, vous l'avez éduqué, vous l'avez donné des valeurs ?
00:58Mais c'est parce que comme tout le monde ici, je m'emmerde à l'éduquer.
01:01Voilà, très bien.
01:02Donc vous avez éduqué.
01:02Donc c'est bien, cher monsieur, que l'éducation finalement, elle est même au cœur de la réponse qu'il
01:08faut apporter.
01:08Si on veut régler ce problème durablement, c'est que c'est un problème fondamentalement d'éducation.
01:13Parce que si vous et moi, on ne fait pas ça, c'est parce qu'on a une réponse éducative.
01:17Donc nous, on considère que pour assurer la sécurité, il y a un triptyque.
01:20D'abord, effectivement, la prévention et l'éducation.
01:22Moi, j'habite dans une ville où, effectivement, il y a un quartier où les deux associations de soutien scolaire,
01:27d'animation sociale de proximité, qui prenaient les gamins qui les donnaient à la campagne, ont fermé.
01:31Les éducateurs spécialisés, les éducateurs de rue ont disparu.
01:33La salle de communication associative a fermé.
01:35Il n'y a plus rien.
01:36Effectivement, quand il n'y a plus de cadre, quand il y a parfois une défaillance parentale,
01:39parfois, c'est de la faute des parents, c'est des mauvais parents.
01:42Parfois, malheureusement, les parents, ils sont malades, ils sont dépressifs, ils sont alcooliques, ils sont morts, ils sont partis.
01:46Et donc, vous avez des enfants qui ne bénéficient pas d'un père comme vous ou d'un père comme
01:50moi
01:50pour pouvoir leur donner le cadre éducatif.
01:52Et à ce moment-là, il faut que la puissance publique prenne le relais.
01:55La deuxième chose, c'est évidemment la répression et c'est ensuite la préparation.
01:58Au-delà du mot de soutien que j'ai passé, je voudrais quand même prendre un tout petit peu de
02:02distance
02:02par rapport aux spectateurs qui nous regardent, parce qu'il y a eu des centaines de milliers de personnes dans
02:07la rue.
02:07Et il y a eu des dizaines, des centaines d'endroits en France où ça s'est bien passé.
02:11Où ces jeunes des quartiers populaires, justement, qu'on stigmatise un petit peu, et c'est ça qui me dérange,
02:15eh bien, ils sont sortis pour faire la fête, à la gloire de la capitale française qui a gagné sa
02:19deuxième Ligue des Champions.
02:20Dans une démarche totalement intégrée, avec des gens de toute confession, de tout âge, de toute religion.
02:26Donc, ce n'est pas juste de ne pas traiter la minorité qui fout le bordel dans ce pays.
02:28Ce n'est pas juste pour la majorité qui la respecte.
02:31Moi, ce qui me dérange, cher monsieur, et notamment, c'est déjà, effectivement, la généralisation.
02:35Non, ce n'est pas un phénomène récent.
02:37Oui, en 1998, il y avait des voitures qui ont brûlé.
02:39C'était le cas également en 2006.
02:41C'était le cas également dans d'autres pays du monde.
02:42Donc, non, ce n'est pas un phénomène franco-français qui est lié à l'actualité,
02:46et encore moins ce que j'ai entendu de votre président, cher monsieur, à l'immigration.
02:49Lié à ce qui s'est passé hier à l'immigration, excuse-moi, c'est totalement stupide.
02:54C'est totalement... ça n'a aucun lien avec la réalité.
02:57On sait très bien que, moi, j'ai vu dans les images que vous avez montrées tout à l'heure,
02:59et même que vous avez diffusées, la mamie Mireille.
03:02On peut voir les images de Mireille, si vous voulez.
03:04Voilà, Mireille qui est entourée de jeunes, des quartiers populaires qui l'aident, qui l'apportent, qui la déplacent.
03:09Et j'ai vu un jeune homme qui n'était manifestement pas du tout issu de l'immigration
03:12fracasser un abribus avec ses copains abrutis.
03:15Donc, le fait de fracturer la société en parlant de l'immigration ici,
03:18ça prouve bien que le Rassemblement national a une très, très mauvaise analyse de ce qui se passe dans la
03:23société.
Commentaires

Recommandations