Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 minutes
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Non mais alors je suis d'accord sur le fait qu'il y a l'expression d'une colère, ça
00:03c'est une certitude.
00:04J'entendais tout à l'heure le premier intervenant qui parlait de jeunes qui ne savent pas quoi faire.
00:08Donc c'est sûr qu'il y a une notion de désœuvrement aussi.
00:11Maintenant, ce qui m'interpelle dans ce qui est dit depuis tout à l'heure,
00:15c'est notamment quand on dit qu'à cause, alors je ne sais plus quel est le terme qui a
00:19été utilisé,
00:20mais des guignols du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel,
00:23la justice ne pourrait plus agir ou les lois ne seraient plus appliquées.
00:28Alors évidemment, je suis complètement d'accord avec mon confrère.
00:30Il suffit d'aller en comparution immédiate tous les jours et pour n'importe quel sujet
00:33pour se rendre compte que la loi, elle est appliquée, elle est appliquée très sévèrement.
00:37De très nombreuses personnes sont incarcérées, alors peut-être pas sur ces comparutions immédiates depuis hier et aujourd'hui.
00:42Effectivement, hier, il n'y a pas eu d'incarcération.
00:44Aujourd'hui, jusqu'à maintenant, à ma connaissance, il n'y en a pas eu,
00:47mais il faut comprendre aussi pourquoi il n'y a pas eu d'incarcération.
00:50Il y a eu des relax, il y a eu des personnes qui étaient poursuivies pour des faits d'une
00:55gravité somme toute relative.
00:57Et effectivement, on n'envoie pas en prison des gens qui n'ont pas de casier judiciaire,
01:02qui n'ont pas d'antécédent, parce que la réalité, c'est que la plupart des prévenus
01:05qui comparaissaient hier et aujourd'hui en comparution immédiate sont des gens qui n'ont pas d'antécédent.
01:10Certains sont étudiants, certains ont même un travail.
01:13Et il faut comprendre que la réponse n'est pas la prison.
01:17En fait, vous envoyez des gens en prison, il y a deux choses.
01:21C'est que la première chose, c'est un facteur de réitération et de récidive.
01:24Et la deuxième chose, c'est que les courtes peines de prison n'ont jamais été dissuasives.
01:29C'est-à-dire que ça n'est pas parce que vous allez condamner des gens
01:32et incarcérer trois jeunes à l'issue de débordements dans une ville
01:36que l'année d'après ou quelques mois après, les jeunes vont se dire...
01:40Je vois Daniel Riolo qui tout de suite veut prendre la parole, enfin veut réagir.
01:45S'il a des informations sur la récidive, la réitération et la dissuasion des peines de prison, ça m'intéresse.
01:51Ah non, ça, il n'y a que les avocats qui les ont ces informations.
01:54Et depuis 10, 20 ans, j'entends toujours ces mêmes propos.
01:58Et à l'arrivée, la seule conclusion qui s'impose quand je vous entends, c'est ne faisons rien, ne
02:02faisons rien.
02:03Donc les services de renseignement savaient ce qui allait se passer.
02:06C'est vrai.
02:08Les violences urbaines, elles existent depuis longtemps maintenant, mais ils ne font que s'accentuer.
02:12On le sait tous.
02:13On est tous d'accord ici, pour la plupart, vous, je ne sais pas, maître,
02:17pour condamner ce qui s'est passé samedi soir, l'année dernière, à chaque fois qu'il y a une
02:22fête.
02:23Parce qu'on a bien compris que l'agenda, c'était tout ce qui est festif.
02:26Et vous avez raison, autre maître, ça n'a rien à voir avec le foot,
02:30parce qu'en fait, c'est juste les victoires du PSG, c'est une nouvelle festivité dans le calendrier.
02:35Donc c'est un nouvel événement que les policiers, malheureusement, doivent gérer.
02:37C'est un nouvel Halloween, en même temps, si c'est un à tous les ans pour le PSG, c
02:39'est bien.
02:40C'est un événement où il y a une foule, tout simplement, en fait.
02:42Et il faut comprendre que la notion de foule, que ce soit un événement festif, un événement de colère,
02:46ou quoi que ce soit, non, mais tout ne va pas bien, mais il faut juste comprendre pourquoi les choses
02:49se passent.
02:50Il faut comprendre pourquoi les choses se passent.
02:52Et dans un événement où il y a des rassemblements avec des milliers de personnes,
02:57évidemment qu'il peut y avoir des débordements.
02:58Je ne dis pas que c'est bien, je ne dis pas qu'on doit s'en satisfait.
03:01Moi, je préfère comprendre, monsieur le coiffeur, si on peut s'exprimer, s'il vous plaît, deux secondes.
03:08La prison n'est pas une réponse évidente.
03:09Oui, bien sûr, pas tout le temps, je vous rends la parole dans un instant, Daniel.
03:12On doit comprendre la colère de ceux qui cassent,
03:14mais moi, je préfère comprendre la colère de monsieur le coiffeur qui voit son salon détruit du jour au lendemain,
03:19ou les restaurateurs, représentés ici par Stéphane Manigold, qui n'ont rien demandé à personne,
03:22et qui voient leur vitrine foutue par terre.
03:24Vous, vous préférez comprendre le casseur, moi, je préfère comprendre ceux qui ont leur travail anéanti en deux heures,
03:29parce que des débiles mentaux dégénérés, qui n'ont rien dans le cerveau, comme l'a dit votre voisin,
03:32viennent pour tout casser.
03:33Parce que moi, ça fait 30 ans que j'entends les explications sociologiques sur pourquoi on casse.
03:38Mais en fait, on en fait quoi de ces explications, au final ?
03:40On en fait quoi ?
03:41Alors, la prison n'est pas une solution.
03:43Ok, alors on ne va pas demander à la police de rentrer dans le tas,
03:45parce que je pense que ce serait encore pire.
03:47Alors, quelles sont les solutions ?
Commentaires

Recommandations