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  • il y a 4 mois
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

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Transcription
00:00Brahim d'abord pour réagir à ce qui vient d'être dit.
00:02Merci, moi je représente donc du coup des travailleurs qui travaillent avec les plateformes numériques, Uber et j'en passe.
00:06Les VTC.
00:07C'est hyper important de dire certaines choses.
00:08Déjà la première chose, c'est la responsabilité de l'État.
00:11Il y a un échec total. Pourquoi ?
00:13Parce qu'en fait il y a eu différents événements.
00:15Il y a eu donc du coup les JO, la Coupe du monde de rugby, j'en passe.
00:20Nous à chaque fois on reçoit donc vous savez des éléments de la préfecture en me disant
00:23il y a des fanzones, il y a des zones de dépose réception.
00:26Pour cet événement on n'a rien reçu.
00:27C'est-à-dire que finalement aucune consigne, les travailleurs sont partis,
00:31on travaille comme si c'était un jour normal, ne vous inquiétez pas.
00:34Donc déjà on a sous-estimé clairement l'événement.
00:37Alors qu'on sait très bien, c'est limite comme un match de Coupe du monde.
00:40Clairement, d'accord ?
00:41Et ce n'est pas la première fois.
00:43Non mais attendez, excusez-moi, ce n'est pas la première fois qu'ils gagnent.
00:45C'est la deuxième fois.
00:47Je le dis encore, les syndicalistes, nous n'avons pas reçu de consigne.
00:50Vous êtes force ouvrière.
00:51Oui, encore.
00:52Et ça en plus on est chez force ouvrière, donc on a toujours les consignes, on n'a rien reçu.
00:56On s'est dit mais qu'est-ce qui se passe ?
00:57Bon ben apparemment, ça va être un événement où il n'y aura rien.
01:01Les travailleurs sont arrivés, déjà ils sont très mal payés,
01:04je ne vous raconte même pas avec les plateformes numériques.
01:05On les envoie là-bas, limite on dirait qu'en fait c'est des, excusez-moi,
01:09mais ils sont là avec une charrue et on doit ramasser un maximum de personnes
01:12pour les évacuer à l'extérieur, on est qui nous en fait ?
01:13On devient quoi ? Des ambulanciers, finalement ?
01:15Mais c'est du n'importe quoi, clairement.
01:17C'est le sentiment que vous avez ces soirs-là ?
01:19Parce que c'est des soirs de foot, on l'isait.
01:20C'est la vérité déjà, ils sont très mal payés, on les a envoyés là-bas,
01:24on leur dit « ben vous inquiétez pas, commandez un gogo, c'est pas cher et tout,
01:27donc évacuez un maximum ».
01:28Vous imaginez, vous, à travers, qu'ils arrivent dans une rue,
01:30ils se retrouvent avec 50 personnes.
01:31Il n'y a aucune notification, aucun avertissement.
01:34Alors que nous, les syndicalistes, la première des choses,
01:36c'est qu'on fait des remontées à chaque fois, comme pour tous les événements.
01:39Donc ça déjà premièrement.
01:40La deuxième, c'est que j'entends, on stigmatise à chaque fois,
01:43voilà, c'est une population de personnes.
01:45Il faut arrêter la violence, elle n'a pas, encore une fois, de religion,
01:48elle n'a pas de couleur de peau, elle n'a pas d'origine.
01:51Donc déjà, dès qu'on stigmatise une population, déjà ça ne va pas.
01:55Parce que, quand on regarde les personnes qui se sont fait attraper,
01:57il y a des Léo, des Jean-Luc, des Mohamed, il y a un peu de tout.
01:59Ce sont des Français, pour certains, qui malheureusement ont été endoctrinés,
02:04je le redis, par les réseaux sociaux.
02:05Quand vous avez des TikTok, j'étais là-bas, j'ai brûlé une poubelle.
02:08Vous avez des jeunes qui sont là, qui se disent quoi, je vais y aller.
02:10Finalement, il n'y a rien, il n'y a pas de police, il n'y a rien, je vais
02:12y aller.
02:13Donc les réseaux sociaux sont aussi responsables.
02:14Parce que le gouvernement aurait dû avertir justement, on a des solutions,
02:18on a tout ce qu'il faut.
02:18Et aujourd'hui, on laisse les gars-femmes faire ce qu'elles veulent dans tous les domaines.
02:22Il y a aussi la violence politique.
02:24À chaque fois, on dit, voilà, les jeunes de quartier, les banlieusards, ok.
02:28Mais quelle image on donne à chaque fois,
02:30quand on voit les cols blancs se faire condamner à ma thématique reprise ?
02:33Mais quelle image qu'on donne à chaque fois,
02:35quand on voit de multiples condamnations,
02:37déjà dans ce gouvernement, et d'autres bords politiques,
02:40et j'entends bien qu'on est toujours en train de se tagmiter.
02:42Mais je vais vous dire, moi je gère des jeunes.
02:44Quand des jeunes, on parle avec eux, parce qu'il faut comprendre le rapport,
02:46vous dites le rapport, nous on gère, on a une association,
02:48nous déjà, on gère avec des gens, on discute avec des jeunes.
02:50Ils nous disent, mais ça ne nous donne pas envie.
02:51On voit des politiciens qui se goinfrent, qui prennent dans les caisses.
02:55Et aujourd'hui, on nous tape dessus.
02:56Nous, on ne vit pas, on vit la misère, il n'y a rien du tout.
02:58Alors que, je rappelle, attendez, excusez-moi,
03:00bien sûr, mais bien sûr,
03:02dans des quartiers, moi j'habite à Roubaix, je vais vous dire,
03:05pendant des années, on n'a rien eu.
03:07Non mais attendez, excusez-moi, à Roubaix,
03:09mais attendez, 83,
03:11j'ai 43 ans, je peux vous dire,
03:12laissez-nous parler, parce que vous avez parlé pendant un moment.
03:14J'habite à Roubaix, l'une des villes les plus pauvres de France.
03:18On n'a jamais rien eu.
03:19Clairement, jamais, c'est-à-dire que,
03:21quand il y a des événements, d'accord ?
03:22Vous ne pouvez pas dire que Roubaix n'a pas changé, que Tourkhan n'a pas changé,
03:25que Villeneuve n'a pas changé, je suis là-bas.
03:26Ça a changé que récemment, depuis l'élection de David Guéraud.
03:29C'est pas vrai, Brahim.
03:30S'il vous plaît, disons-le, depuis que David Guéraud est là, ça a changé.
03:33Attendez, Brahim, je ne dis pas que tout est réglé,
03:35que c'est formidable.
03:36Je ne dis pas que tout est réglé, que c'est formidable.
03:39À la Courneuve, qu'est-ce qu'il a fait ?
03:40Il a été élu maire, il a mis un écran, il l'a géré,
03:42de manière formidable, l'événement.
03:44Les jeunes de la Courneuve se sont retrouvés avec un écran,
03:47ils ont pu festoyer.
03:48Vous, vous n'avez pas impliqué, les politiciens.
03:50Il y a des maires qu'on doit impliquer dans ces événements,
03:52on doit dire, voilà, essayez de faire des choses à l'échelle locale.
03:55On n'a rien impliqué, on a laissé faire.
03:57Pourquoi ? Parce que dans ce pays-là, je vais vous dire un truc,
04:00et justement, il l'a géré.
04:01Il y a eu des violences à Roubaix ?
04:02Je vous invite à regarder.
04:03Il y a-t-il lui, des violences à Roubaix ?
04:05Non, rien, ni à la Courneuve.
04:06Ben, voilà.

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