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  • il y a 5 minutes
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

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Transcription
00:00Bonsoir Maxime.
00:00Merci d'être là. Je suis ravi de vous avoir.
00:02On vous avait eu l'année dernière.
00:07Même circonstance, vous vous êtes coiffeur à Paris.
00:09Salon de coiffure au niveau des Champs-Elysées.
00:12Est-ce qu'on peut voir les images de ce qui vous était arrivé l'année dernière ?
00:15L'année dernière, avec un salon de coiffure qui avait été entièrement ravagé.
00:22Voilà les dégâts.
00:23Et vous nous avez confié d'ailleurs qu'un an après, en réalité,
00:26il y a une partie des dégâts que vous cachez encore avec des pots de fleurs
00:28parce que tout le monde n'a pas été réparé.
00:30La bonne nouvelle, c'est que samedi soir, il n'est rien arrivé dans votre salon de coiffure.
00:35Exactement.
00:35Mais pourquoi n'est-il rien arrivé samedi soir dans votre salon de coiffure ?
00:39Eh bien parce que j'étais devant, à l'intérieur, et que je surveillais de près.
00:45Pour en revenir à l'introduction de l'émission, vous parliez de colère.
00:48Cette fois-ci, malgré tout, par rapport aux autres fois où c'est arrivé,
00:52j'étais vraiment très en colère.
00:54D'abord parce que les gens de la mairie sont passés avec des circulaires
00:58pour prévenir ce qui allait se passer.
01:00Donc déjà, ça fait monter un petit peu l'ambiance.
01:06Et j'ai annulé une soirée que j'avais à Fontainebleau.
01:08Je me suis préparé.
01:10On a tout camouflé.
01:11On a tout protégé.
01:12Et j'ai décidé donc de ne pas aller à cette soirée et puis de rester là pour protéger.
01:16Je l'appelle mon bébé maintenant parce qu'il a tellement été massacré.
01:20Mais vous avez dormi dans votre salon de coiffure samedi soir ?
01:22Je n'ai pas dormi parce que je n'étais pas là pour dormir.
01:26Vous avez passé la soirée la nuit là ?
01:28Exactement.
01:29Et je n'étais pas fier parce que quand on sort dans la rue et qu'il n'y a
01:33plus de voiture,
01:34que l'avenue Marseille est quand même très large et qu'il y a des gens qui courent partout,
01:38qui crient, avaient déjà les abribus qui étaient envahis.
01:42Alors on a aussi un peu des inquiétudes parce qu'on se dit qu'il va y avoir des blessés.
01:47Ils vont tomber de ces abribus.
01:48Ils vont se casser des membres.
01:51C'est une vraie panique dans la tête et le temps passe, les heures passent
01:56et on finit par arriver au petit matin et on est intact cette fois-ci.
02:00Cette fois-ci ?
02:01Oui.
02:02L'année dernière vous lui disiez je veux déménager, je veux m'en aller ?
02:04Oui je veux m'en aller.
02:05Alors c'est sûr qu'on est dans une période économique un peu compliquée,
02:08qu'il y a souvent des événements où on se sent un peu quand même en danger.
02:14Et donc c'est moins facile à vendre, c'est sûr.
02:17Oui, forcément.
02:17Mais ça va se faire.
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