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  • il y a 2 mois
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

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Transcription
00:00On a vu ces mots-là. Un maintien de l'ordre remarquable. Voilà ce que disait Laurent Nunez. Est-ce
00:05que vous comprenez, Prisca Thévenot, je vous vois faire la grimace ?
00:08Ben oui ! Qu'on a du mal à comprendre cette remarque-là. Le ministre lui-même donne le chiffre
00:13de 890 interpellations, 178 policiers et gendarmes blessés, etc.
00:18Un maintien de l'ordre remarquable.
00:20Non mais bien sûr, je l'entends tout à fait. Je ne vais pas commencer à vous expliquer pourquoi, dans
00:24quel ordre ces mots sont importants et sont bien évidemment légitimes au regard de ce qui s'est passé ce
00:29week-end.
00:30Je le dis aussi, moi j'ai deux fans du PSG à la maison alors qu'ils sont beaucoup plus
00:33petits de toute façon.
00:34Mais bien évidemment que je ne les aurais jamais fait sortir. Ce qu'on est en train de se dire
00:38depuis tout à l'heure, j'entends et je n'ai pas compris très vite comment ça a glissé sur
00:40l'immigration.
00:41Mais ok, pourquoi pas ? On peut en parler et je n'ai pas de soucis sur ça.
00:45L'intégration, je n'ai pas parlé de l'immigration.
00:47Je vous ai écouté, M. Tréa.
00:48Non mais Ibrahim en a parlé aussi.
00:49Vous écoutez, M. Tréa, le sujet ce n'est pas de savoir qui sont ces gens.
00:54Le sujet c'est de savoir qu'est-ce qu'on en fait, qu'est-ce qu'on répond aujourd
00:57'hui.
00:57Et oui, il y a un sujet de glissement de l'autorité qui n'est pas nouveau, mais auquel on
01:01doit pouvoir répondre.
01:02Et quand j'entendais tout à l'heure remettre en cause les juges, moi je ne remets pas en cause
01:06les juges, je remets en cause la règle que les juges appliquent.
01:08Et c'est ça qu'il faut changer.
01:09On ne peut pas demander aujourd'hui aux juges d'appliquer une règle qui n'existe pas.
01:13Et c'est exactement ce qu'on a voulu faire, nous il y a deux ans, changer la règle.
01:16Et notamment d'un sujet dont on n'a pas parlé ici, c'est les mineurs.
01:20Parce qu'il y a un fait quand même dans tout ce qu'on voit depuis tout à l'heure.
01:22Alors oui, il y a les réseaux sociaux, je suis complètement d'accord.
01:24Il y a une course aux réseaux sociaux, alors dans l'image qu'on voyait, ils étaient tous avec un
01:27téléphone en train de filmer pour diffuser.
01:29Mais il y a un phénomène, c'est qu'ils sont quand même globalement tous majeurs.
01:32Et c'est ce que rappelle aussi ce qui a été fait.
01:34Et par rapport à ça, notre droit...
01:36Mineurs, pardon.
01:36Ils sont globalement tous mineurs.
01:37Tout à fait.
01:37Non, non, il y a un tiers, dans ceux qui ont été interpellés, il y a un tiers de mineurs.
01:40Un tiers de mineurs.
01:41Il faut y répondre parce que c'est aussi la jeunesse, cette jeunesse.
01:43Moi qui étais sur le champ, je peux vous dire qu'il y avait beaucoup de pères de famille aussi.
01:47Monsieur Traher, je me permets, je vais juste finir parce que c'est important aussi qu'on puisse être entendus.
01:50Et donc il faut y répondre parce que ces mineurs-là, si on ne répond pas tout de suite, ça
01:54va continuer.
01:54Si la sanction n'est pas adaptée, elle n'est pas comprise, ça va continuer.
01:57Ça va aussi envoyer un message délétère aux générations qui suivent.
02:00Et donc il faut revoir aujourd'hui le code pénal de la justice des mineurs, avec revoir le sujet de
02:05la comparution immédiate,
02:06revoir aussi l'excuse de minorité.
02:08On a essayé de le faire.
02:09Attendez, attendez.
02:10Non mais vous avez raison.
02:11Il y a déjà eu une réforme.
02:12On a essayé de le faire, on a été retoqué, je regarde le monsieur là.
02:15Vous avez été 10 ans au pouvoir, madame.
02:16On a été retoqué par le Conseil constitutionnel.
02:18Je sais, c'est pour ça que je disais rien.
02:19Et c'est pour ça que je dis très justement, moi je ne suis pas en train de pointer du
02:22doigt les juges,
02:23je suis en train de dire, si aujourd'hui la constitution ne nous le permet pas, alors que la société
02:26a évolué,
02:27alors il faut une révision de la constitution.
02:29Ah, merci de le dire.
02:31Mais pour imaginer que les comparutions immédiates des mineurs permettraient de changer quoi que ce soit,
02:36c'est ne pas connaître le droit pénal des mineurs en réalité.
02:39Parce qu'il existe des procédures qui permettent, à l'issue d'une garde à vue,
02:42de déférer des mineurs devant le tribunal.
02:44Et il y a des procédures qui permettent, à l'issue d'une garde à vue,
02:47de placer en détention provisoire des mineurs avant qu'ils soient jugés.
02:50Donc en fait, je vais même vous dire, les procédures qui s'appliquent aux mineurs sont même plus sévères
02:54que les procédures pour les majeurs.
02:55Pourquoi ? Non mais juste laissez-moi terminer.
02:58Parce qu'en réalité, les majeurs, ils peuvent choisir d'être jugés le jour même.
03:03Et souvent, quand on est jugé le jour même, on a plus de chances de sortir,
03:07d'être remis en liberté, avec une condamnation, mais une remise en liberté.
03:11En revanche, les mineurs n'ont pas cette possibilité.
03:14Et quand le parquet décide de les déférer et de les présenter au JLD,
03:18il n'y a pas l'option du jugement.
03:20Il n'y a que l'option de la détention ou du placement sous contrôle judiciaire.
03:23Monsieur, vous ne voulez pas nous dire ce qu'il faut faire pour les violences ?
03:25Franchement, je suis fasciné par votre discours.
03:27Moi, je suis avocat.
03:27Je ne suis pas un homme politique.
03:30Dieu m'en garde.
03:32Et je ne risque pas de me présenter une calme en collection.
03:34Vous n'avez pas une demi-idée pour nous, s'il vous plaît ?
03:36Je parle de ce qui se passe devant les tribunaux.
03:41Je parle, je suis invité parce que je sais ce qui se passe devant les tribunaux.
03:44Je parle de ce qui se passe devant les tribunaux,
03:46de même que vous pouvez me parler de ce qui se passe dans les stades.
03:49Il n'y a pas de problème.
03:49Vous êtes journaliste sportif, parlez-moi des stades.
03:51Laura, Laura, Laura, Laura.
03:52Moi, je suis avocat, je vous parle des tribunaux.
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