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  • il y a 6 minutes
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

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Transcription
00:00Qu'est-ce que vous avez vécu samedi soir ?
00:01Moi j'ai vécu sur la soirée sur Rambouillet, aux alentours de Rambouillet.
00:07Moi j'ai vu un moment de festivité, un moment de fête populaire.
00:11Tout le monde avait les maillots du PSG, j'ai vu des enfants, j'ai vu des personnes âgées.
00:15Donc j'ai vécu vraiment un bon moment de festivité.
00:18Les images après que j'ai vues le lendemain, je m'y attendais un peu.
00:23Je me dis oui forcément, quand il y a des moments de soirée,
00:27généralement il y a souvent ces images de casse.
00:29Et moi le problème c'est, à chaque fois c'est, si nous on le sait, là-haut ils le
00:34savent aussi.
00:35Donc pour moi j'ai l'impression qu'à chaque fois en France c'est un échec du maintien de
00:38l'ordre totalement.
00:40Pour vous c'est d'abord ça ?
00:41Pour moi c'est ça, oui oui.
00:42Pour moi c'est ça, c'est d'abord un échec.
00:45C'est-à-dire qu'il va se passer quelque chose, on le sait, on le pressent, mais on n
00:49'arrive pas à l'empêcher.
00:50Oui, comme la dernière fois où j'étais venu sur Quentin de Ranc, c'était pareil sur Lyon.
00:54On le savait qu'il allait avoir des choses.
00:55Et après d'ailleurs on a su qu'il y avait des renseignements géros qui savaient.
00:58Là on le sait.
00:59Donc qu'est-ce qui est mis en place, qu'est-ce qui est mis en amont ?
01:01Pour moi, la France est toujours en échec là-dessus.
01:04Et sur, j'explique pas, j'ai du mal à expliquer cette violence, c'est souvent par rapport à la
01:11jeunesse.
01:11Moi j'avais sermonné des jeunes de ma ville de Beauvais, je suis originaire de Beauvais à la base, à
01:15l'époque de Naël.
01:17Et il y avait des jeunes que je connaissais qui ont participé à casser des commissarats, des abribus.
01:21Et quand je parlais avec eux, il n'y a rien dans le cerveau.
01:25Je leur expliquais, mais faites pas ça, c'est inutile, ça va te retomber dessus, tes parents, ta mère, ton
01:29père.
01:30Fais pas ces choses-là.
01:31Mais dans le cerveau, il n'y a rien.
01:32Et le profil que j'avais cerné, en règle générale, c'est des gamins déscolarisés, qui n'ont pas été
01:38loin à l'école.
01:40C'est la première des choses.
01:42Et après, pour en revenir un peu à la France, quand on se demande pourquoi en France il y a
01:47ça et pas dans le reste du monde.
01:49Je l'explique pas, mais la France, dans son ADN, dans sa culture, on est comme un pays où on
01:53a guillotiné un roi.
01:54On est un pays de violence.
01:55La République a été fondée sur la violence, on a eu le mai 68, on a eu la Commune de
01:59Paris.
01:59C'est ça qui s'exprime aussi ?
02:00Pour moi, c'est une certaine forme de colère, un message des jeunes pas scolarisés qui s'exprime par la
02:07violence.
02:07Parce qu'ils ne savent pas pourquoi ils cassent.
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