Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
L'émission présentée par Maxime Switek est consacrée ce soir aux violences urbaines liées au sacre du PSG après la finale de la Ligue des champions. Les premières condamnations ont été rendues après plusieurs comparutions immédiates en ce début de semaine.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Mathéo, bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes avocat ?
00:03Avocat au barreau de Paris.
00:04Et supporter du Paris Saint-Germain ?
00:05Et supporter du Paris Saint-Germain.
00:06Vous, vous étiez où samedi soir ?
00:07Moi j'étais à Budapest.
00:08Ah, pour le match à Budapest ?
00:09J'étais à Budapest, j'étais à Paris dimanche soir.
00:11Tout s'est très bien passé et pour moi le samedi soir à Budapest,
00:14excellemment bien passé, même tant sportivement que...
00:16Oui, évidemment, il y a la victoire au bout.
00:17Nous ne l'oublions pas.
00:18Et le dimanche au Parc des Princes hier, sans heure, sans problème,
00:21ça me paraît quand même important au préambule de rappeler que
00:23je ne suis pas l'avocat de tous les supporters de foot.
00:26Ça me ferait une grosse clientèle.
00:26Mais enfin, je veux quand même rappeler que l'essentiel des supporters,
00:30les supporters du Paris Saint-Germain, ne sont pas des gens
00:31qu'on a vus sur ces images à la 60ème minute...
00:34Pour vous, ça, ça n'a rien à voir avec le foot ?
00:35Non mais à un moment donné, il faut être sérieux.
00:37À la 60ème minute d'un match de football où il y a 1-1 en finale de Ligue des
00:39Champions,
00:40vous n'êtes pas sur les champs, vous êtes devant votre télé.
00:41Donc, ou au moins au stade.
00:43La réalité, c'est que c'est un amalgame qui ne peut pas exister.
00:45Mais on l'a dit tout à l'heure, il y a le 14 juillet, il y a la fête
00:48de la musique,
00:48ça arrive régulièrement, c'est à chaque fois regrettable.
00:51Mais enfin, le lien avec le foot, le foot est un révélateur
00:53et ce n'est certainement pas la cause.
00:55Maintenant, j'aimerais rebondir, peut-être plus comme avocat que comme supporter cette fois,
01:00entendre que l'alternance politique, quelle qu'elle soit, va régler les...
01:04Demain, si M. Vallée me dit, j'arrive au pouvoir, il n'y a plus de casseurs,
01:06il n'y a plus de problèmes, très bien.
01:08Mais enfin, les promesses engagent ceux qui y croient.
01:09Mais moi, je suis régulièrement au tribunal et encore récemment,
01:11j'ai pu voir en comparaison immédiate, il faut se rendre compte de ce qu'on appelle des casseurs.
01:15Il y a en effet des gens qui ont fait le choix de tirer au mortier d'artifice sur des
01:18policiers
01:18et ceux-là, ils prennent, quand on les a identifiés, des peines fermes.
01:21C'est la réalité.
01:22Et puis après, il y a des gens qu'on a vus tout à l'heure
01:24qui en effet ont été arrêtés parce qu'ils ont tiré un feu d'artifice dans le ciel.
01:27Alors, ils n'avaient pas le droit de le faire, ils ont été interpellés.
01:29Mais enfin, on ne va pas les envoyer en prison.
01:30Enfin, vous voyez, il faut quand même rester modéré.
01:31Mais personne n'est en prison.
01:33Personne n'est en prison.
01:34Mais monsieur, allez voir les comparaisons immédiates.
01:36Les gens qui ont fait ça ce week-end, personne n'est en prison.
01:38Mais monsieur, on ne peut pas, si vous voulez, on parle de fait...
01:42Il y a un monsieur du syndicat de policiers, il a des collègues qui se sont fait tabasser.
01:45Je ne sais pas si...
01:46Il n'y a pas de prison.
01:47On ne fera le point sur les comparaisons immédiates,
01:49mais on peut dire, pour l'instant, en tout cas, il y a eu de la prison ferme,
01:51mais il y a eu plein de mandats de dépôt.
01:52C'est-à-dire que même si vous avez été condamné à la prison ferme,
01:54le juge ne dit pas, ce soir, vous êtes en prison.
01:56Ça, il n'y a pas eu pour l'instant.
01:59Les réquisitions sont assez sévères, jusqu'à présent.
02:02Vraiment, les réquisitions sont plutôt sévères.
02:05Mais les juges du siège n'ont pas suivi les réquisitions pour la plupart.
02:09Et on peut considérer que c'est quand même assez léger.
02:12Bon, ça fait partie du débat, évidemment.
02:13On commence à poser des choses.
02:14On a la parole, mais on évoquait tout à l'heure d'autres violences urbaines.
02:16À l'inverse, je peux vous assurer, quand il y avait eu les violences
02:18pendant les émeutes à l'époque de la mort de Naël,
02:20il y a eu énormément de mandats de dépôt qui avaient été prononcés.
02:22Et qu'on n'a pas des juges qui, quand on avait vraiment attaqué
02:24violemment des forces de l'ordre dans ce pays,
02:25les gens vont en prison. C'est une réalité. Après,
02:28ne dire l'inverse, c'est nier ce qui se passe en comparution immédiate.
02:30Maintenant, sur le reste, évidemment,
02:31on ne peut que déplorer ce qui se passe. Et moi, je regrette l'image que ça donne
02:33des fans de foot.
Commentaires

Recommandations