00:00Mathéo, bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes avocat ?
00:03Avocat au barreau de Paris.
00:04Et supporter du Paris Saint-Germain ?
00:05Et supporter du Paris Saint-Germain.
00:06Vous, vous étiez où samedi soir ?
00:07Moi j'étais à Budapest.
00:08Ah, pour le match à Budapest ?
00:09J'étais à Budapest, j'étais à Paris dimanche soir.
00:11Tout s'est très bien passé et pour moi le samedi soir à Budapest,
00:14excellemment bien passé, même tant sportivement que...
00:16Oui, évidemment, il y a la victoire au bout.
00:17Nous ne l'oublions pas.
00:18Et le dimanche au Parc des Princes hier, sans heure, sans problème,
00:21ça me paraît quand même important au préambule de rappeler que
00:23je ne suis pas l'avocat de tous les supporters de foot.
00:26Ça me ferait une grosse clientèle.
00:26Mais enfin, je veux quand même rappeler que l'essentiel des supporters,
00:30les supporters du Paris Saint-Germain, ne sont pas des gens
00:31qu'on a vus sur ces images à la 60ème minute...
00:34Pour vous, ça, ça n'a rien à voir avec le foot ?
00:35Non mais à un moment donné, il faut être sérieux.
00:37À la 60ème minute d'un match de football où il y a 1-1 en finale de Ligue des
00:39Champions,
00:40vous n'êtes pas sur les champs, vous êtes devant votre télé.
00:41Donc, ou au moins au stade.
00:43La réalité, c'est que c'est un amalgame qui ne peut pas exister.
00:45Mais on l'a dit tout à l'heure, il y a le 14 juillet, il y a la fête
00:48de la musique,
00:48ça arrive régulièrement, c'est à chaque fois regrettable.
00:51Mais enfin, le lien avec le foot, le foot est un révélateur
00:53et ce n'est certainement pas la cause.
00:55Maintenant, j'aimerais rebondir, peut-être plus comme avocat que comme supporter cette fois,
01:00entendre que l'alternance politique, quelle qu'elle soit, va régler les...
01:04Demain, si M. Vallée me dit, j'arrive au pouvoir, il n'y a plus de casseurs,
01:06il n'y a plus de problèmes, très bien.
01:08Mais enfin, les promesses engagent ceux qui y croient.
01:09Mais moi, je suis régulièrement au tribunal et encore récemment,
01:11j'ai pu voir en comparaison immédiate, il faut se rendre compte de ce qu'on appelle des casseurs.
01:15Il y a en effet des gens qui ont fait le choix de tirer au mortier d'artifice sur des
01:18policiers
01:18et ceux-là, ils prennent, quand on les a identifiés, des peines fermes.
01:21C'est la réalité.
01:22Et puis après, il y a des gens qu'on a vus tout à l'heure
01:24qui en effet ont été arrêtés parce qu'ils ont tiré un feu d'artifice dans le ciel.
01:27Alors, ils n'avaient pas le droit de le faire, ils ont été interpellés.
01:29Mais enfin, on ne va pas les envoyer en prison.
01:30Enfin, vous voyez, il faut quand même rester modéré.
01:31Mais personne n'est en prison.
01:33Personne n'est en prison.
01:34Mais monsieur, allez voir les comparaisons immédiates.
01:36Les gens qui ont fait ça ce week-end, personne n'est en prison.
01:38Mais monsieur, on ne peut pas, si vous voulez, on parle de fait...
01:42Il y a un monsieur du syndicat de policiers, il a des collègues qui se sont fait tabasser.
01:45Je ne sais pas si...
01:46Il n'y a pas de prison.
01:47On ne fera le point sur les comparaisons immédiates,
01:49mais on peut dire, pour l'instant, en tout cas, il y a eu de la prison ferme,
01:51mais il y a eu plein de mandats de dépôt.
01:52C'est-à-dire que même si vous avez été condamné à la prison ferme,
01:54le juge ne dit pas, ce soir, vous êtes en prison.
01:56Ça, il n'y a pas eu pour l'instant.
01:59Les réquisitions sont assez sévères, jusqu'à présent.
02:02Vraiment, les réquisitions sont plutôt sévères.
02:05Mais les juges du siège n'ont pas suivi les réquisitions pour la plupart.
02:09Et on peut considérer que c'est quand même assez léger.
02:12Bon, ça fait partie du débat, évidemment.
02:13On commence à poser des choses.
02:14On a la parole, mais on évoquait tout à l'heure d'autres violences urbaines.
02:16À l'inverse, je peux vous assurer, quand il y avait eu les violences
02:18pendant les émeutes à l'époque de la mort de Naël,
02:20il y a eu énormément de mandats de dépôt qui avaient été prononcés.
02:22Et qu'on n'a pas des juges qui, quand on avait vraiment attaqué
02:24violemment des forces de l'ordre dans ce pays,
02:25les gens vont en prison. C'est une réalité. Après,
02:28ne dire l'inverse, c'est nier ce qui se passe en comparution immédiate.
02:30Maintenant, sur le reste, évidemment,
02:31on ne peut que déplorer ce qui se passe. Et moi, je regrette l'image que ça donne
02:33des fans de foot.
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