00:00J'ai même été sur le terrain. Hier soir, j'ai été voir mon ancienne unité, la BAC 94N, qui
00:04était à nouveau engagée parce qu'il y avait des risques de troubles à l'ordre public après la présentation
00:09du trophée au sein du Parc des Princes.
00:12Ils ont tenu, beaucoup de policiers de gendarmes que j'ai rencontrés sur le terrain ont montré l'ensemble de
00:15leurs véhicules caillassés, dégradés.
00:17178 policiers de gendarmes, c'est une boucherie. Enfin, il faut appeler un chat un chat.
00:20La réalité, c'est que Gauthier Lebrecht vient de le dire. Une policière qui élève seule son enfant se retrouve
00:26criblée de morceaux de verre de métal, d'une bombe agricole comme son frère d'âme de la BAC 92N,
00:31cette BAC départementale de Nuit de Haute-Seine qui est mes homologues quand je dirigeais la BAC 94N.
00:36Vous avez pareil, le policier de la BAC 75N, 32 ans, avec qui j'ai eu l'heure de travailler
00:41quand j'étais officier à Barbès qui était à la brigade de Nuit du Détain-Arrendissement.
00:44Alors lui, il a essayé de choper un voyou qui venait de tirer des mortiers. Il se fait littéralement percuter
00:48par une bagnole qui se barre.
00:49Enfin, c'est hallucinant. Il s'est dit, mais où on est ? Et après, vous avez tous ces femmes
00:54et ces hommes qui portent l'uniforme qui, en fait, venaient protéger une rencontre sportive.
00:58Parce qu'il faut rappeler que ces violences, elles interviennent pour la victoire d'un club.
01:01On n'a même pas une rencontre, elle n'était même pas sur notre salle d'un rencontre.
01:04Et 4000 policiers à Budapest, ça se passe bien. 22 000 policiers et gendarmes en France, et ça ne se
01:09passe pas bien.
01:09Non pas parce qu'on a des forces de l'ordre qui ne travaillent pas bien, elles ont excellemment travaillé.
01:12Mais je vous le dis, Laurence Ferrari, sur la doctrine des violences urbaines, les brigades d'anticriminalité, les brigades spécialisées
01:18de terrain,
01:19les braves, les brigades de répression d'action violente à moto qui font si peur à l'extrême gauche, à
01:23tel point qu'elles le dissoutent comme les BAC,
01:24ont fait un travail remarquable, les CRS, les gendarmes mobiles.
01:27Et vous savez que ça n'a pas été beaucoup dit. Moi, j'ai des camarades, une quarantaine qui ont
01:32été rappelés, par exemple, dans le Val-de-Marne.
01:33Ils n'ont pas été engagés sur Paris, ils ont été libérés à 2h du matin.
01:36Donc, moi, je ne comprends pas que sur des violences urbaines, on n'ait toujours pas compris qu'il fallait
01:40de la réactivité, de l'adaptabilité et de la mobilité.
01:43Comme Gauthier Le Brette le précise, on a des racailles, des casseurs professionnels en face.
01:47Ils bougent, ils sont adaptables, ils cassent un magasin au niveau de l'Arc de Triomphe, au niveau de l
01:52'avenue de Wagram.
01:52Ils vont ensuite à l'avenue d'Éternes, ensuite à l'avenue de la Grande Armée.
01:55Pour ceux qui connaissent la Paris...
01:56C'est ça où ils veulent aller.
01:57Exactement. Donc, ils baladent les forces de l'ordre et ils font donc de la souplesse, de la sportivité, si
02:01j'ose dire, pardon l'expression nouvelle.
02:03Et c'est comme ça qu'on arrive à faire des violences urbaines.
02:05Ce n'est pas des manifestations traditionnelles.
02:07Ce sont des jeunes qui, dès le début, étaient là.
02:09Moi, les policiers qui faisaient les contrôles de l'identité m'ont dit, les profils, ils ont le sens policier.
02:13C'est pour ça qu'on avait j'arrêté.
02:14Ils étaient là dès le milieu de la police.
02:15Exactement. Et puis, ils ont le visage masqué.
02:16Et vous l'avez vu par le son indice, à Porte de Saint-Cloud, ils ont déjà commencé avant que
02:20le match ait eu lieu.
02:21Et ils ne regardaient pas le match sur le téléphone ou dans des bars.
02:24Ça n'avait rien d'avoir avec le football.
02:25Exactement.
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