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  • il y a 4 minutes
Lors de l'émission La France en face du 1er juin, le candidat des Républicains à la présidentielle Bruno Retailleau a déclaré : «J'ai été rassuré quand j'ai vu le meeting de Gabriel Attal. C'était la saison 3 du macronisme».

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Transcription
00:00J'ai été rassuré quand j'ai vu le meeting de Gabriel Attal.
00:05Vous n'êtes pas dans les adhérents ?
00:07Non, je ne peux pas vous dire que j'ai tout regardé,
00:08mais ce que j'ai regardé, en tout cas, ce que j'ai entendu,
00:12les comptes rendus qu'on a faits,
00:14c'est qu'en réalité, il marche dans les pas d'Emmanuel Macron.
00:17J'ai pensé qu'il allait conclure...
00:19En disant « c'est notre projet ».
00:21En disant « voilà », et en disant « pensez printemps ».
00:24C'était exactement la saison 3 du macronisme.
00:28Il a raison d'ailleurs.
00:29Ça le disqualifie ?
00:31Je pense qu'en tout cas, les Français portent un jugement sévère
00:37quand ils sont interrogés dans les sondages.
00:40À peu près 8 sur 10 considèrent qu'Emmanuel Macron,
00:43son projet et son double mandat, c'est un échec.
00:46Et je pense que ces Français-là s'en rappelleront le moment venu.
00:50Donc moi, je ne propose pas la continuité du macronisme
00:55sous d'autres traits, vous voyez.
00:57Vous avez été un ministre.
01:01Justement, j'étais un ministre de l'Intérieur de cohabitation.
01:05Je suis rentré au gouvernement, vous le savez, pour empêcher Mme Lucie Castet
01:09et la gauche mélenchonisée de prendre le pouvoir en France.
01:12Je suis sorti du gouvernement alors que j'étais passionné par ce mandat,
01:16cette mission de ministre de l'Intérieur.
01:19Je suis sorti quand j'ai vu que M. Lecornu était en train de traiter avec Olivier Faure
01:24sur les retraites, etc.
01:25Et que ce serait une politique de gauche.
01:27Et j'ai bien fait d'en sortir.
01:28Donc vous ne regrettez pas, ce choix ?
01:30Je ne regrette pas que je regrette, ça a été une période extraordinaire pour moi,
01:36pour plein de raisons.
01:37Mais il faut, dans la vie politique, penser à accorder, à aligner ses convictions et ses actes.
01:46Et à partir du moment où je pensais que le Premier ministre et ce gouvernement allaient pratiquer,
01:51et on l'a vu d'ailleurs pour le budget, la pluie d'impôts, etc., pas de réduction notamment de
01:57la dépense publique,
01:57et sur tant d'autres choses.
01:59Tant d'autres choses.
02:00Je n'avais pas obtenu, on parlait des visas sur l'immigration.
02:02Il n'y a pas une vraie volonté de réduire l'immigration.
02:05Au contraire, le gouvernement est en train d'essayer de détricoter la circulaire que j'avais prise
02:09sur la régularisation des travailleurs clandestins.
02:12Voilà.
02:13Donc il y a un moment donné, la vie politique nécessite parfois quelques sacrifices
02:17et en tout cas de faire prévaloir, pour sa famille politique,
02:20pour avoir une ligne, de faire prévaloir ses convictions.
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