00:00Il faut des peines de prison, et c'est une des propositions que je ferai, j'en ferai de nombreuses,
00:05mais il faut, un, abolir la loi Belloubet qui dispose que quand vous écopez de moins de un an de
00:14prison ferme, eh bien, elle est aménageable.
00:17Non. En plus, je pense qu'il faudra une peine planchée pour les violences commises vis-à-vis de ceux
00:22qui détiennent l'autorité publique.
00:24Ensuite, il faut supprimer les JAP, les juges d'application des peines. Vous savez qu'en Europe, avec l'Italie,
00:32on a cette spécificité d'avoir un juge qui réaminage, il y a un premier juge, vous êtes au tribunal,
00:38vous êtes condamné.
00:39Et puis ensuite, il y a un autre magistrat qui va réformer la décision du tribunal. Et du coup, il
00:46ne faut pas s'étonner si, en France, on a un tel écart entre les peines qui sont encourues dans
00:52le code pénal,
00:53les peines qui sont prononcées par la justice, par le tribunal, et les peines qui sont réellement exécutées.
00:59Je pense que la question de l'ordre public, elle concerne bien entendu les forces de sécurité intérieure que je
01:05veux saluer.
01:06Ils ont un courage incroyable. Beaucoup se décourageraient à leur place. Je les connais bien.
01:11Ce sont vraiment de grands professionnels. Mais tant qu'on ne changera pas la justice, je pense qu'on aura
01:17un problème.
01:17Je pense, je crois qu'il faudra recourir aussi aux technologies modernes, par exemple de reconnaissance faciale, pour pouvoir déterminer
01:25qui était là, qui, voilà, je pense que ça, c'est important.
01:27Ils sont masqués et cagoulés, on fait quoi ?
01:29C'est plus difficile. Mais c'est moi qui avais porté le texte de loi sur les black blocs.
01:34Vous savez, pour dire que quand on vient masquer, il y a un petit problème, c'est qu'on veut
01:39cacher.
01:39Il avait été repris par le gouvernement. Il avait été en partie censuré par le Conseil constitutionnel.
01:45Mais c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, nous parvenons beaucoup mieux depuis à endiguer les violences,
01:50notamment pour les grandes manifestations.
01:52Ça avait été un point décisif.
01:55Et j'irai encore plus loin. Je pense qu'il faut taper le portefeuille de ces individus, eux-mêmes ou
02:01lorsqu'ils sont mineurs, de leur famille.
02:03Les familles perçoivent un certain nombre d'allocations, par exemple familiales, de droits sociaux.
02:09Tout ça n'est pas un dû. C'est pour correctement élever leurs enfants.
02:14Voilà. Et quand il y a une défaillance, eh bien, on doit payer.
02:17S'ils sont solvables et si les familles sont solvables, évidemment, et si la justice s'autorise, c'est saisie.
02:22Mais on échelonne. On échelonne, croyez-moi, pour beaucoup de jeunes, notamment mineurs, mais y compris pour des majeurs,
02:29il faut les taper au portefeuille.
02:30Ce n'est pas à l'État et aux contribuables, ou alors à la municipalité, de financer la restauration d
02:37'un abribus ou d'un mobilier.
02:39La taxe casseur.
02:41Voilà. Mais vous savez, il y avait une disposition qui était très bien dans la loi Perfit.
02:46C'était la responsabilité solidaire.
02:48Aujourd'hui, pour pouvoir convaincre et confondre un individu, il faut vraiment prouver que c'est lui qui a lancé
02:54la pierre.
02:55Mais la responsabilité solidaire, c'est que si vous êtes dans le groupe qui fait ça, on peut vous condamner.
03:00Je pense que désormais, il faut réhabiliter aussi cette mesure.
03:04Donc, voyez, les solutions, il y en a.
03:06Ce qui manque souvent, c'est le courage pour les faire voter et ensuite les appliquer.
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