00:00Vous remarquerez que ceux qui cherchent des poux dans la tête du canon français en scrutant d'éventuels bras levés,
00:06je pense que les participants vont devoir avancer les bras collés comme le papa pingouin,
00:11alors que le canon français, très objectivement, n'a jamais laissé un seul papier gras,
00:15se moquent comme d'une guigne.
00:17Est-ce que vous avez vu ces images d'une ovation faite à un émeutier qui portait un masque de
00:22Ben Laden ?
00:23Il scandait Ben Laden, Ben Laden, Ben Laden.
00:26C'est quand même pas rien.
00:27De même, une vidéo a circulé sur laquelle un émeutier dit, enfin mime, avoir un lance-roquette,
00:33et il explique le destiné aux Juifs.
00:35Ça aussi, ça ne dérange visiblement personne, vous voyez, c'est le canon français.
00:40Pour l'extrême-gauche, c'est beaucoup plus grave que ça.
00:42Alors, Marc va y revenir, mais s'agissant des trois candidats putatifs de la gauche,
00:47Aurélefi, Raphaël Glucksmann, François Ruffin et Marine Tondelier, pas un mot sur leur compte X.
00:51Il ne s'est rien passé, samedi soir.
00:52Bon, c'est le grand déni.
00:54Mais évidemment, le déni le plus grave, c'est quand même celui du gouvernement,
00:57parce que ce sont eux qui ont les manettes et ce sont eux qui ont le renseignement.
01:01On ne peut pas dire qu'ils ne savaient pas.
01:04Oui, on ne peut pas dire qu'ils ne savaient pas ce déni.
01:06S'exprime-t-il de la même façon du côté de l'État, justement ?
01:09Alors, c'est un peu différent, c'est plus subtil.
01:12C'est une fusée à deux étages.
01:13Le premier, c'est le déni de gravité.
01:15On commence à nous dire, c'est pas grave.
01:17Et le président, durant la soirée, a fait comme s'il ne s'était rien passé.
01:21À 21h01, j'ai regardé l'heure sur son quantique, s'il a posté une nouvelle étoile,
01:26brille sur Paris, bravo au PSG qui fait rêver toute l'Europe.
01:29La France est fière.
01:31Alors, le problème, c'est que les incidents, pour reprendre la terminologie de LFI,
01:34avaient déjà largement commencé.
01:35Donc, les commentaires vont bon train sur son poste.
01:38Et les gens lui disent, des internautes lui disent,
01:40tout ce qui brille à Paris, ce sont les voitures, les feux sur la chaussée,
01:44les tirs de mortiers.
01:45Et c'est vrai que la France n'est pas fière du tout,
01:48sortie du match de foot,
01:50et même la risée du monde entier.
01:53Alors, je vous rappelle quand même qu'en juin 2023,
01:55il y a eu les émeutes pour Naël.
01:56En juin 2025, il y a eu la première victoire du PSG.
02:00En 2026, la seconde.
02:01Alors avant, en juin, la France, c'était les feux de la Saint-Jean.
02:04C'était gentil, c'était bon enfant.
02:05Maintenant, c'est d'autres feux, c'est beaucoup moins gentil.
02:07Et beaucoup moins bon enfant.
02:10Alors, il y a de quoi dissuader les touristes de venir à cette saison.
02:14Déjà, le 31 décembre, c'était compliqué.
02:16Et c'est un fiasco coûteux.
02:18Je m'étonne qu'on en parle par plus sur tous les plans.
02:22Financiers, commerces pillés, détruits,
02:24manquent à gagner quand ils ont fermé.
02:26Policiers qu'il faut rémunérer, évidemment.
02:28Primes d'assurance qui vont augmenter.
02:29Mais aussi sécuritaires.
02:31Il n'y a pas seulement ces scènes-là.
02:33C'est-à-dire que les forces de l'ordre n'ayant pas le don d'ubiquité,
02:36quand elles sont là, elles ne sont pas ailleurs, par définition.
02:38Donc, ça veut dire qu'elles sont manquantes partout
02:40où les Français avaient besoin d'aide.
02:43Je pense notamment aux pompiers,
02:44même s'ils ont assumé, on s'en doute.
02:46Mais néanmoins, c'est une réalité.
02:48Et puis, international, ça affaiblit l'image de la France.
02:51Donc, encore une fois, ça dissuade les touristes.
02:53C'est judiciaire.
02:54On dit toujours, la justice n'a pas de moyens.
02:56Ça encombre, une fois de plus, les tribunaux.
02:59Comment peut-on dire que la France est fière ?
03:01La France a honte.
03:04Alors, du côté du ministère de l'Intérieur,
03:06c'est vrai qu'il y a un mot qui a beaucoup frappé.
03:07Laurent Nunez a dit,
03:08la situation a été globalement sous contrôle.
03:13Alors, qu'est-ce que ça aurait été
03:14si ça n'avait pas été globalement sous contrôle ?
03:16Tout va globalement très bien, Madame la Marquise.
03:19Tout est dans le globalement.
03:20Et je pense que ce globalement
03:21va un peu lui coller à la peau, à l'avenir,
03:23comme les supporters anglais.
03:25Et Mathéo et Kevin pour Gérald Darmanin.
03:30Alors, pourquoi l'État ne veut-il pas voir
03:32cette réalité extérieure ?
03:34Parce que ça le catapulterait de plein fouet
03:38avec le récit à l'eau de rose
03:39qui est finalement imposé du vivre ensemble.
03:41C'est pour lui impossible à assumer.
03:43Il préfère fermer les yeux.
03:44Et puis, ça donnerait raison à tous ceux
03:46qui ont tenté depuis des dizaines d'années
03:48de tirer la sonnette d'alarme.
03:49Donc, ça, évidemment, c'est impossible.
03:51Et puis, dernier point, moins glorieux.
03:53Enfin, je ne sais pas si les deux autres sont glorieux,
03:55mais plus secrets, en tout cas,
03:56parce que c'est un constat flagrant d'échec.
03:58Et si certains avaient une once d'honneur,
04:00il y aurait déjà des démissions
04:02sur le bureau du président de la République.
04:06Mais le deuxième échelon de la fusée,
04:09qui est pas mal intéressant,
04:09c'est le déni de responsabilité.
04:12Parce qu'au bout d'un moment,
04:13face à l'indignation générale,
04:14on est obligé de reconnaître.
04:15Donc, c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron,
04:18quand même, le lendemain.
04:20Il recevait les joueurs
04:21et il a parlé de scènes de violence
04:24inacceptables et inqualifiables.
04:26Alors, il a rajouté
04:27qu'on serait intraitables
04:29avec ceux qui ont fait ça
04:30et qu'on ne veut plus revoir ça.
04:32Le problème, c'est qu'il avait peu ou prou
04:33dit la même chose l'an dernier.
04:35Et puis, inacceptables, certes,
04:37mais il trouve qu'on les a quand même acceptés.
04:39Et inqualifiables, c'est pas faux,
04:41parce que, de fait,
04:42et c'est là le cœur du sujet,
04:43personne ne veut les qualifier.
04:44C'est le sujet tabou entre tous.
04:46L'éléphant au milieu du couloir.
04:49Et ce deuxième déni est surtout illustré
04:51par la sortie de Maude Brejon,
04:53porte-parole du gouvernement,
04:54qui sait à l'occasion être courageuse,
04:56pourtant,
04:57sur une chaîne concurrente.
04:58Elle a déclaré
04:59« Nous avons un problème culturel. »
05:03Là, on se dit « Ah, un peu d'espérance.
05:04On va avoir une parole de vérité. »
05:06On avance.
05:07Et elle rajoute
05:08« Nous avons un problème d'éducation
05:10avec une partie de nos fils. »
05:12Le « nos fils ? »
05:14Le « nos fils » a fait tiquer
05:15sur les réseaux sociaux.
05:16Pourquoi une partie de nos fils ?
05:17Oui, pardon, parce que,
05:19comme beaucoup de personnes,
05:20quand je lis ça,
05:20j'ai eu envie de lui dire
05:21« Tes fils, pas les miens, pardon. »
05:25Cela sous-entend, j'imagine,
05:27les fils de la mère patrie France.
05:29Mais ses fils supposés lui disent
05:32« Ni que la France ? »
05:33Visiblement,
05:34ils ne se reconnaissent pas
05:35comme fils de France.
05:37Est-ce qu'un fils de France
05:38glorifie Ben Laden ?
05:39Non, bien sûr.
05:40Mais le vrai sujet,
05:41c'est celui de l'immigration.
05:43Mais comme on ne veut pas le dire,
05:44on parle de nos fils
05:45qu'on aurait mal éduqués.
05:47Alors, je vous accorde
05:48qu'il n'y avait pas beaucoup de filles.
05:49Moi, j'en ai vu qu'une seule
05:50sur les vidéos,
05:51enfin que deux,
05:51dans une voiture
05:52et elles ne se sentaient pas très fières
05:53quand elles étaient au milieu de la foule.
05:56Des bras commençaient à passer
05:57à travers les vitres.
05:59Mais réduire ça
06:00à une affaire de testostérone
06:01qui toucherait nos fils,
06:02c'est quand même un peu gonflé.
06:05Et dès qu'on évoque
06:05le sujet de l'immigration,
06:07on voit aussitôt
06:08un hypocrite se draper
06:10dans sa bonne conscience.
06:11Vous savez ce qu'il nous dit
06:12tout de suite là ?
06:13Tout de suite,
06:13il y en a toujours un.
06:14Mais enfin,
06:15beaucoup de ces jeunes
06:16sont français,
06:17c'est la deuxième
06:18ou troisième génération.
06:19Donc, comme de façon
06:20totalement irresponsable,
06:22nos gouvernants
06:23ont fait tourner
06:24la planche à papier
06:25comme certains l'ont fait
06:26avec la planche à billets,
06:27c'était l'inflation
06:28des naturalisations.
06:29C'est pratique
06:30pour l'extrême-gauche
06:31parce que ça fabrique
06:32de l'électorat.
06:33Et puis,
06:33c'est pratique aussi
06:34pour ceux qui ont gouverné
06:35parce que ça permet
06:36de cacher sous le manteau
06:37de Noé
06:38de la naturalisation
06:39tout problème migratoire.
06:40Puisqu'on vous dit
06:41qu'ils sont français,
06:41ce n'est pas un problème migratoire.
06:43Donc,
06:44on a donné à beaucoup
06:46la nationalité française
06:47sans qu'il n'ait rien demandé
06:48pour la plupart
06:49dans une pochette
06:50de surprises administratives.
06:52Elle est aussi dévaluée,
06:54elle a autant de prix
06:54à leurs yeux
06:55qu'un assignat de l'enquatre.
06:56et on nous explique
06:59qu'ils sont de la troisième
07:00ou quatrième génération,
07:01mais c'est encore pire.
07:02Ça veut dire
07:03que 50 ans après,
07:05il n'y a toujours pas eu
07:08d'assimilation,
07:09ça ne fonctionne toujours pas.
07:11Alors oui,
07:12si on prend cette donnée en compte,
07:14c'est aussi,
07:14comme le dit Maude Bréjean,
07:15un problème d'éducation
07:17et de culture,
07:18c'est même un problème
07:19de mœurs
07:20parce qu'il y a un point
07:21que je trouve
07:22peu souligné.
07:23On dit souvent
07:23que notre justice
07:24est laxiste.
07:25C'est vrai.
07:27On nous dit aussi
07:27que dans les pays d'origine,
07:28la justice est moins laxiste.
07:31Pourquoi ?
07:31Parce qu'il faut lire
07:32la dynamique de l'Occident
07:33de Normaire Elias.
07:34Notre justice,
07:35elle s'est modelée
07:36sur la pacification progressive
07:38des mœurs,
07:39cette pacification progressive
07:40qui a permis d'ailleurs
07:41l'essor économique
07:42et que viennent chercher
07:44une partie de l'immigration
07:45que nous accueillons chez nous
07:47parce que chez eux,
07:48les rapports sociaux,
07:49pour certains,
07:50sont plus violents
07:51et donc la justice
07:52est plus dure,
07:54plus sévère.
07:55Sauf qu'à la faveur
07:56d'une immigration massive,
07:57nous avons désormais
07:57des mœurs plus violentes
07:59mais la justice française
08:00n'en a pas pris la mesure
08:01et ne s'est pas adaptée.
08:03Donc vous rejetez à ça
08:04la rancœur instillée
08:05par la gauche décoloniale
08:07et l'islam conquérant.
08:08Le cocktail est explosif.
08:10Alors pour terminer,
08:10je dirais qu'il en va
08:11du déni de réalité
08:12dans ce domaine
08:12comme du déni de grossesse.
08:14On peut faire illusion
08:15et s'illusionner soi-même
08:17quelque temps
08:17en cachant les symptômes.
08:19Mais un jour,
08:19ça ressort.
08:20Ce que l'on a couvé
08:20est clos
08:21quand son heure est venue,
08:22vous voyez.
08:23Donc la société française
08:25finira par accoucher
08:26au bout de sa gestation.
08:27Personne ne sait
08:28tout à fait quand
08:31et par quelle forme
08:33cela se traduira.
08:35Et de fait,
08:36il est à craindre
08:37qu'il y ait une forme
08:38de ce que l'on ne peut pas
08:39appeler guerre civile.
08:40De fait,
08:41je rejoins le point de vue
08:41de Mathieu
08:42parce que certains
08:43ne se sentent pas français.
08:45et puisque
08:46Maud Bréjean,
08:47moi j'aime bien terminer
08:47par une note positive
08:48parce que des gens
08:49ce week-end m'ont dit
08:50il ne faut pas nous désespérer.
08:52Alors,
08:52tout n'est pas désespérant
08:54puisque Maud Bréjean
08:55parle de nos fils,
08:56de fils de France.
08:57J'aurais bien aimé
08:58montrer quelques images
09:00presque concomitantes
09:01aux émeutes.
09:02Vous voyez,
09:02à Villeneuve-Loubet,
09:03dans les Alpes-Maritimes,
09:04la montée de la croix
09:05par le collectif
09:06ainsi soit-il 06.
09:08heureusement
09:09quand certains
09:09travaillent à la décivilisation,
09:12d'autres résistent
09:13et travaillent
09:13à la recivilisation.
09:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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