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  • il y a 6 heures
Lors de l'émission Punchline du 1er juin, le journaliste Éric Revel raconte son calvaire pour rentrer chez lui la nuit du sacre du PSG.

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Transcription
00:00Il y a une haine de la police. Pour une partie des voyous, il y a une haine du pays
00:04aussi, il faut le dire.
00:04Parce que quand vous attaquez à la police comme ils sont attaqués, en fait, c'est le pays que vous
00:09essayez de toucher.
00:10Mais moi, les chiffres que vous avez rappelés, Laurence, me laissent penser que la situation, en réalité, est hors de
00:15contrôle.
00:16La situation est hors de contrôle.
00:17C'est-à-dire que quand vous avez un ministre de l'Intérieur qui dit, bon, on s'y attendait,
00:21on a fait ce qu'il faut,
00:21mais plus 45%, 178 blessés, 900 interpellations, 71 villes touchées en France.
00:28– À Angers. – Voilà, on a le sentiment que tout…
00:31Et alors moi, pour la première fois, je me suis trouvé au milieu de la mêlée.
00:34Et je peux vous dire que oui, parce que je rentrais d'Europe 1, en fait, je passe, j'habite
00:41pas très loin du Parc des Princes,
00:43et là, j'ai assisté à des scènes absolument incroyables.
00:45C'est-à-dire que des rues entières envahies, avec des gens qui tirent des mortiers, vous êtes en voiture.
00:51Vous essayez de passer parce que le feu est vert.
00:53Alors, il y en a qui applaudissent, qui vous disent, allez le PSG, mais en fait, vous avez la trouille.
00:58Ensuite, vous arrivez presque à domicile, et là, vous avez un tir de lacrymogène,
01:03où je ne savais pas si je devais passer au travers du rideau de fumée,
01:08et j'arrive à un feu rouge, et là, les CRS me demandent de griller le feu rouge,
01:11de ne pas rester là, parce qu'il y a des tirs de mortier, vous voyez.
01:14Quand vous êtes pris dans ce genre de situation, je peux vous dire que là, c'est concret,
01:18et vous voyez la violence de la rue.
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