00:00Olivier, très intéressant, on entendait le témoignage de Geoffroy Lejeune qui nous disait
00:03« Mais ce qui est exceptionnel à Budapest, c'est que vous êtes dans une atmosphère de sérénité,
00:08vous n'avez absolument pas peur, même en tant que journaliste, en tant que touriste.
00:12Est-ce que vous confirmez, c'est ce que vous ressentez là sur place ? »
00:18Écoutez, c'est exactement ça. Alors quand vous dites « Il y a 4000 policiers »,
00:22il faut vraiment préciser une chose, c'est ce qu'a dit le chef de la police,
00:26jamais en une journée, on a eu autant de policiers déployés.
00:304000 policiers, c'est du jamais vu parce qu'il faut que la fête soit réussie.
00:35Je vais vous donner deux exemples. D'abord, les autorités ont annoncé que ça sera tolérance zéro.
00:40Il n'y aura pas de casseurs, il n'y aura pas d'agressivité, tolérance zéro.
00:44Deuxième chose, si vous allez d'un endroit jusqu'au stade de manière masquée,
00:48si vous masquez votre visage, là aussi vous serez complètement arrêté.
00:52Ça, c'est ce qui a été annoncé.
00:54Alors, évidemment, on va éviter les incidents.
00:58Moi, je suis avec Charles Baget à l'endroit où il y a la fanzone mixte, on va dire.
01:04Il y a à la fois des supporters du PSZ, il y a des supporters d'Arsenal, ils se croisent.
01:09Tout ça est sympathique. Il y a beaucoup de familles qui viennent d'ici, de Budapest.
01:15Il y a un festival de musique, on peut se faire prendre en photo, il y a des activités, etc.
01:19Donc tout ça est très bon enfant, effectivement.
01:21Mais ce qu'on a remarqué, c'est que ce matin, au terminal, dès le terminal de l'aéroport déjà,
01:28les arrivées des charters anglais, ce n'étaient pas les mêmes arrivées que les charters français.
01:32Ce n'étaient pas dans le même terminal.
01:33Donc on va faire en sorte, en fait, les autorités ont fait en sorte que les supporters essayent de ne
01:38pas se croiser
01:39pour éviter justement la violence.
01:41Mais ce qu'on constate, là, pour l'instant, c'est que tout se passe bien.
01:45Et encore une fois, on est dans un pays où on n'a pas l'habitude d'émeute,
01:48on n'a pas l'habitude d'avoir des affrontements entre des jeunes et la police.
01:54Et puis on est dans un pays encore un peu particulier, il faut le dire.
01:57On a changé, Victor Orban a dirigé ce pays pendant 16 années.
02:00Il y a un nouveau Premier ministre qui est en place depuis quelques semaines.
02:03Je vous rappelle que la Hongrie ne fait toujours pas partie de la zone euro, par exemple.
02:07Donc il y a une manière, il y a une identité hongroise, il y a quelque chose qui est assez
02:12unique encore ici.
02:13On peut le critiquer, on peut ne pas le critiquer, mais il faut s'en rendre compte.
02:17C'est un pays particulier, avec un ADN particulier, qui a une protection de sa population,
02:23de son identité, de son unité, qui est tout à fait particulière.
02:26Et très franchement, je pense qu'on ne supporterait pas ici qu'il y ait des incidents.
02:30On attend demain matin l'arrivée d'un certain nombre de supporters un peu plus ultra du PSG qui vont
02:35arriver.
02:36Ils sont très encadrés, d'ailleurs la police a dit, nous on travaille à la fois avec les polices françaises
02:41et britanniques
02:42et on sera avertis s'il y a des éléments dont on ne veut pas qu'ils arrivent ici.
02:47Merci beaucoup Olivier Ben-Témoun.
02:49On n'est pas sans se revoir, comme on dit, avant demain, jour de la finale, mon cher Olivier.
02:55Profitez bien avec Charles Baget.
02:57Enfin, profitez bien, non, puisque vous êtes là pour travailler aussi, avant tout.
03:00Donc on se retrouve demain, mon cher Olivier.
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