- il y a 3 mois
À l’occasion de la sortie de Tout va super le 27 mai, Mehdi Maïzi Hakim Jemili : ancien du Woop, humoriste, acteur et ex-espoir du foot alsacien devenu l’un des visages les plus attachants du cinéma français actuel.
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00:00Bonsoir Lucille, on vous retrouve dans une heure.
00:13Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans la régulière, l'émission de Toutes les cultures.
00:17Ce soir, je reçois un type super, un type qui sait tout faire.
00:21Hakim Jiméli aurait pu devenir footballeur, mais aujourd'hui il est humoriste, acteur, auteur, ancien membre du Whoop
00:26et a réussi quelque chose de rare, passer du web au comédie club, puis du stand-up au cinéma.
00:30Il est à l'affiche dès demain du film Tout va super, une comédie dramatique où il joue un fils
00:34dépassé par la maladie de sa mère.
00:36Et puis il sera aussi sur scène les 5 et 6 juin à la Scala avec son spectacle Fatigué, son
00:40dernier seul en scène en date.
00:42On va parler de tout ça ce soir.
00:43Hakim Jiméli est avec nous à la régulière.
00:46France Inter
00:49À la régulière
00:54Medimizing
00:55Je cherche Sylvaine Gemoul, je suis son aide à domicile.
00:59Elle est décédée.
01:01Ah oui, c'est elle votre maman ?
01:02Ouais, ouais, vous vous connaissez ?
01:04Ouais, elle m'a fait une petite blague.
01:05Ah, je vous explique, ma mère a eu un cancer.
01:08Ah, mince !
01:09Qu'on a traité, hein ?
01:10Ah, bah trop bien !
01:11Mais elle a fait une brochure.
01:12Ah, d'accord, mince.
01:13Vous avez déjà accompagné des maladins ?
01:15Euh, non.
01:17Mais vous êtes bien aide à domicile ?
01:19Ouais, ouais, mais vous serez ma première cliente.
01:21Euh, patiente.
01:23Bonsoir.
01:24Bonsoir.
01:24Non, dites-moi, on va où les amoureux, là ?
01:26On va chez toi ?
01:26Non, chez moi, c'est pas possible.
01:27On va chez toi, sinon.
01:28Je viens avec ma mère ?
01:29Ah, putain.
01:31Quoi ?
01:31Donc, sur 200 mecs dans une boîte, je tombe sur le seul mec qui vit chez sa mère.
01:35Bingo.
01:37Ça, c'est un extrait de la bande-annonce, donc, tout va super, le film dont tu as l'affiche
01:41demain.
01:41Comment ça va, Hakim ?
01:42Eh bien, écoute, frérot, très, très content, très content d'avoir écouté l'intro, là.
01:45J'ai oublié à quel point t'étais chaud en présentation.
01:48C'est plus longtemps qu'on ne s'est pas vus.
01:49On a fait quelques émissions dans le passé, mais jamais ici.
01:53On va d'abord, évidemment, on va parler de plein de choses avec toi, mais l'actualité, c'est ce
01:56film, un nouveau film.
01:57Ce qui est intéressant aussi, c'est que nous, tu sais, enfin nous, en tout cas, les personnes qui te
02:01suivons depuis longtemps,
02:02qui t'ont découvert sur Internet avec le Whoop, on t'a vu devenir aussi un comédien.
02:07Enfin, tu l'étais peut-être déjà, en tout cas, mais on t'a vu, tu sais, passer ce cap
02:11-là et enchaîner les films et devenir crédible.
02:14Et tu sais, même avoir des films, des rôles, en tout cas, qui étaient loin du personnage pour lequel on
02:19a commencé à t'identifier au début.
02:21Est-ce qu'aujourd'hui, ça fait quand même, je crois qu'en premier film, c'est 2019, est-ce
02:24qu'aujourd'hui, ça y est, tu dis que t'es comédien ?
02:28Est-ce que c'est ton métier ou est-ce qu'il y a encore un truc de j'en
02:31fais mais je sais pas ? Comment tu te sens par rapport à ça ?
02:33C'est vrai qu'on en avait déjà parlé en plus, je m'en rappelle très bien. Je pense qu
02:36'aujourd'hui, je suis capable de dire ouais, je pense que ça y est, je suis comédien.
02:40Ça y est, maintenant, tu as cette confiance en toi, quand on t'appelle, tu sais que c'est ton
02:45métier.
02:46Ouais, là, c'est devenu mon métier, ça reste du plaisir à 300%, mais c'est devenu mon métier dans
02:50le sens où maintenant, je sais ce que j'ai envie de faire, je sais comment ça fonctionne, je sais
02:55comment ça marche.
02:56Et c'est devenu très professionnel.
02:58Et puis, il y a aussi quelque chose qui a changé par rapport au début, c'est que maintenant, tu
03:01m'arrêtes si je me trompe, mais j'ai l'impression que des films aussi se montent sur ton nom,
03:04pas uniquement le tien.
03:06Aujourd'hui, tes rôles principales, d'ailleurs, tu l'as été assez tôt dans ta carrière, c'est fréquent maintenant,
03:11t'es à l'affiche de plusieurs films, c'est un nouveau statut aussi.
03:14Je trouve que t'as, en tant que comédien, dans le paysage cinématographique français.
03:18Ouais, ça fait plaisir. C'est tout ce que j'ai à dire là-dessus. C'est vrai que je
03:23suis très heureux de pouvoir être à l'affiche de certains films français, français.
03:33Et de choisir aussi.
03:34Et de choisir, d'être avec des grandes actrices, c'est extraordinaire, je suis très très heureux de cette situation.
03:38Dans ce film, justement, tu parles de grandes actrices, il y a Noémie Lofsky, qui est une grande actrice.
03:43Très très grande.
03:43Comment ça s'est passé la collaboration avec elle ? Et puis t'as eu l'occasion, toi, de travailler
03:47avec des...
03:48Évidemment, Michel Blanc, Péa Sonam, des Christian Clavier. J'imagine que c'est aussi des rencontres qui doivent te nourrir,
03:53toi, en tant que comédien.
03:54À fond. Tu travailles avec... Mais en fait, tous les grands comédiens, d'autre façon, ils ont un truc en
03:59commun, c'est qu'ils sont très humbles.
04:01Tu vois, que ce soit... On parle de Noémie et Michel, par exemple, c'est des gens, ils sont pas
04:05très au courant, qu'ils sont très forts.
04:05Je pense qu'ils le savent, mais ils s'en foutent.
04:09Ils sont pas là, ils le répètent pas ?
04:11Non, ça se la raconte pas du tout, ils sont très humbles, ils jouent avec... En fait, tu sais, c
04:14'est comme des grands joueurs de foot.
04:16Tu vois, un très grand joueur de foot qu'on va retenir énormément, c'est un mec... C'est un
04:20Iniesta, tu vois.
04:22En fait, tu lui fais la passe, tu sais qu'il va te la renvoyer.
04:24Tu vois, il va pas la perdre seul dans son coin, là-bas, dribler un poteau de corner et tout.
04:28Il va te la renvoyer. Et quand tu joues avec Noémie Lofsky ou des Michel Blanc ou autre,
04:31en fait, t'es heureux parce que tu donnes la réplique, tu sais qu'on va te la renvoyer et
04:34c'est plus facile.
04:35Quand tu vas... Comment ce film, tu vois, super, comment il arrive à toi ?
04:38On te le propose, comment... Est-ce que directement, tu te dis que t'as envie d'incarner ce rôle
04:44-là ?
04:44Est-ce que c'était une évidence ?
04:45Tu sais quoi, le film, en vérité, ça a même été écrit pour moi, en vérité.
04:49Donc là, c'est encore un autre statut.
04:52C'est qu'on a écrit des films pour toi, là.
04:54Ça devait être une série de base.
04:56Une série, et je me rappelle, elle m'avait été présentée au bois de Vincennes.
05:03On a marché avec le Réal pendant un petit moment, il me présentait un petit peu les séquences, les scènes.
05:07Il m'a dit, écoute, j'ai ça en tête, je vais t'écrire deux, trois vannes et puis tu
05:10me dis ce que t'en penses.
05:10Et effectivement, il a écrit des choses qui étaient très, très drôles.
05:13Et j'ai dit oui tout de suite.
05:14Ça, c'est monté deux, trois ans après parce qu'après, c'est devenu un film.
05:16Ok, il y a aussi un ton dans le film qui est entre la comédie et le drame, c'est
05:22-à-dire qu'on rigole.
05:23Il y a des moments, effectivement, qui sont plus émouvants.
05:26Est-ce que ça, sur le plateau, est-ce que c'est un équilibre qui est compliqué à trouver quand
05:30on est dans la comédie ?
05:31Parce qu'on te connaît dans le rire, sur scène, dans des vidéos.
05:35Au cinéma, effectivement, c'est plus nuancé.
05:38Est-ce que ça, c'est compliqué à trouver, cet équilibre-là, entre rire et larmes, quelque part ?
05:43Écoute, la vérité, c'est là où je m'éclate le plus.
05:45C'est là où je prends le plus de plaisir.
05:47Parce que là, j'arrive à osciller entre différentes émotions et je trouve ça incroyable.
05:53C'est pour ça que j'aime ce métier d'acteur, de comédien.
05:57Parce que tu peux varier toute ta journée.
06:00Une journée de tournage, sur ce genre de film, elle n'est pas banale.
06:03Tu passes des très bons moments, tu passes des moments intenses.
06:06Franchement, en tant que comédien, c'est vraiment énervé.
06:08Tu parlais de...
06:09Tu comparais ça des grands acteurs à des grands joueurs de foot.
06:12Un joueur de foot aussi, il progresse techniquement, physiquement.
06:16Pas tous.
06:17Pas tous.
06:18Mais je pense que c'est un grand comédien aussi.
06:19Est-ce que toi, tu sens que tu n'es pas le même comédien qu'il y a quelques années
06:22?
06:22Est-ce que tu sens que tu as progressé ?
06:23Sur quel plan, si c'est le cas ?
06:25Bien sûr, j'ai progressé techniquement déjà.
06:28Mais de toute façon, tu es obligé.
06:29Quand tu tournes, tu es obligé de capter ce qui se passe.
06:32Parce que nous, on a tendance à croire que le progrès se fait uniquement à l'écran.
06:36Mais en réalité, c'est tout ce qu'il y a autour aussi.
06:38Parce que tu passes la majeure partie de ton temps à attendre.
06:40C'est ça la réalité du progrès ?
06:41La réalité du bail, c'est que tu passes la majeure partie de ton temps à attendre.
06:44Et tu tournes deux minutes.
06:45Après, tu attends, changement de décor, changement de plan, changement de...
06:49Tu attends une heure et demie, puis tu retournes deux minutes.
06:52Et ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite.
06:54Donc, techniquement, j'ai progressé.
06:55J'ai appris à économiser mon temps.
06:57J'ai appris à ne pas me rendre ouf.
06:58J'ai appris à rester concentré.
07:01Parce que tu sais, tu as des moments qui sont difficiles.
07:03Parce que tu as un chant contre chant.
07:05Tu dois, par exemple, pleurer.
07:08Mais il faut pleurer dans les deux chants.
07:10Parce qu'il faut tout donner pour le comédien ou la comédienne.
07:13Donc deux fois de suite.
07:14Ou trois fois si vous reprenez.
07:16Je ne sais pas ce que je veux dire.
07:16J'ai appris maintenant à faire tout ça.
07:19Mais ça prend du temps.
07:21Donc tu apprends à économiser ton énergie.
07:22Mais après, en termes de jeu,
07:25je pense que plus tu grandis, plus tu vieillis en tout cas.
07:28Plus tu deviens meilleur.
07:30C'est ce que je pense dans le métier de la comédie et de l'artistique.
07:33Je reviens.
07:34Je reste dernière fois pour qu'on parle de foot.
07:36Après, c'est fini.
07:36Mais je crois que toi, justement,
07:38tu me l'avais dit il y a des années,
07:39tu aurais pu avoir une carrière de footballeur.
07:42Il y a eu la fameuse blessure,
07:44évidemment,
07:45qui a brisé tant de carrières.
07:47Mais ça a été un vrai projet, en réalité.
07:49Est-ce que c'était ton rêve ?
07:50C'est ton rêve de gosse, ça ?
07:51Oui, ça a été mon rêve de gosse.
07:53Je ne vais pas te mentir,
07:54mais je te l'ai déjà dit, tu le sais.
07:55C'était mon rêve de gosse.
07:57Après, la vérité,
07:58c'est que passer footballeur professionnel,
08:00c'est encore plus compliqué de devenir acteur.
08:02Tu penses ?
08:02Il y a moins de place ?
08:04Je ne sais pas, je ne sais pas.
08:04C'est sûr et certain.
08:07Surtout quand tu es rebeux,
08:08c'est encore plus complexe.
08:10Parce que tous les meilleurs joueurs de Ligue 1
08:13que tu vois là,
08:14qui sont rebeux,
08:14c'est parce que c'était les meilleurs
08:15de leur centre de formation.
08:16Tu vois ?
08:17Oui, oui.
08:19Sinon, ils ne seraient pas passés pros.
08:20Tous les meilleurs rebeux que tu vois
08:21dans n'importe quel club en Ligue 1,
08:23c'est parce que c'était les meilleurs
08:23de leur centre de formation.
08:25Donc, le football,
08:26c'est encore plus intense,
08:27c'est plus complexe.
08:29Il n'y a pas un moment de répit.
08:30Tu n'as pas le droit
08:31de mentalement être faible
08:32à un moment donné.
08:33Tu n'as pas le droit.
08:33À quel moment tu as compris
08:34que tu ne pourrais pas ?
08:35C'est quand tu t'es blessé
08:36ou il y a un moment
08:36en termes de niveau,
08:38peut-être que tu t'es dit
08:39que tu avais moins de niveau ?
08:40Non, c'est vraiment une...
08:41À quel moment le destin
08:43a été dur avec toi là-dessus ?
08:45Non, honnêtement,
08:45avant ma blessure,
08:46j'y croyais encore.
08:48Tu vois ?
08:48Je me suis disé.
08:50Mais après,
08:50je suis revenu de ma blessure
08:51et puis après,
08:53je ne sais pas en fait,
08:54psychologiquement et tout,
08:54qui s'est effondré.
08:55Je n'arrivais pas
08:55à revenir au niveau.
08:56Je voyais que tout le monde
08:57avait progressé.
09:00J'étais...
09:01Et après,
09:02j'ai flanché à 19 ans,
09:03j'ai compris que c'était mort.
09:04Avant 19 ans,
09:04j'ai 18 ans,
09:05j'ai su que c'était cuit.
09:06Si je reviens sur la comédie,
09:09tu sais,
09:09je trouve que là,
09:10dans ce film,
09:11tout va super,
09:11c'est aussi un rôle
09:13qui te correspond bien,
09:14qui correspond bien aussi
09:15à l'image qu'on a de toi.
09:16C'est-à-dire que,
09:17tu vois,
09:17le personnage qu'on connaît de toi,
09:20aussi bien dans les émissions
09:21que sur les réseaux.
09:22Parfois,
09:22tu as joué des rôles
09:22un peu plus sombres.
09:23Je pense notamment,
09:24alors c'était un second rôle,
09:24mais qui était important
09:25d'en valider.
09:26Par exemple,
09:27ça,
09:27est-ce que souvent,
09:27beaucoup de comédiens
09:28nous disent que
09:28jouer les méchants,
09:29c'est souvent ce qui est
09:30le plus excitant
09:31parce que tout est permis.
09:34Est-ce que tu prends du plaisir
09:34aussi à jouer
09:35des mauvaises personnes
09:37comme c'est le cas
09:37dans Valider ?
09:38En fait,
09:38j'aimerais trop,
09:39moi,
09:39qu'on me propose des rôles
09:40comme ça.
09:40Parce que,
09:40je t'ai dit,
09:41je suis acteur,
09:42l'objectif,
09:42c'est de jouer un maximum
09:43de rôles divers et variés,
09:45tu vois.
09:46Et Valider,
09:46c'était,
09:47je crois...
09:47La seule fois,
09:48peut-être.
09:49Je crois que c'est
09:49la seule fois
09:50où je joue un...
09:51Et puis,
09:52c'était assez crédible
09:52d'après ce qu'on m'a dit.
09:54Bon,
09:54il y a quand même
09:54des gens qui se marient,
09:55tu t'en doutes.
09:56C'est parce que c'est toi
09:57et qui te connaissent.
09:58C'est parce que c'est moi,
09:58voilà.
09:59C'est tout qu'à l'époque,
10:00je n'étais pas encore
10:01ancré grave dans le truc
10:01comme aujourd'hui.
10:02C'était le début.
10:03C'était le début.
10:03Voilà.
10:04Donc,
10:05moi,
10:05c'est mon rêve
10:05de pouvoir jouer des...
10:06Et ouais,
10:07je trouve ça excitant,
10:08mais je pense qu'il va falloir
10:09que je travaille de ouf.
10:10Parce que t'as l'impression
10:11qu'aujourd'hui,
10:11on te propose des rôles
10:13souvent de good guy,
10:15de mec assez gentil,
10:16même parfois un peu naïf.
10:17Je pense à l'amour
10:18C'est sur Côté
10:18que j'avais beaucoup aimé.
10:19Qui est un peu,
10:20pour moi,
10:21un de tes grands rôles
10:21en tout cas dans ta carrière.
10:23C'est vrai qu'on te propose
10:24souvent ce genre de rôle
10:25aujourd'hui.
10:26De plus en plus, ouais.
10:27De plus en plus,
10:28ils me mettent
10:29dans la catégorie
10:29un peu, tu sais,
10:31au rebeu romantique
10:32un peu, tu vois.
10:33On dirait un nom d'album
10:34de R&B.
10:36J'ai envie
10:40rebeu romantique.
10:41Ouais, un délire un peu.
10:42Mais écoute, moi,
10:42je kiffe.
10:42Je kiffe le délire.
10:43Je suis prêt à tout jouer, moi.
10:45De toute façon,
10:46j'ai déjà plus ou moins
10:47tout joué, tu vois.
10:48J'ai joué des blasses différents,
10:50des blancs,
10:52pas encore jouer de renom
10:53parce que je le ferais pas,
10:54mais tu vois,
10:56c'est extraordinaire.
10:57En tout cas,
10:58c'est aussi ça,
10:58ton rôle de comédien.
11:00Je pense qu'on écoute un morceau
11:01et je voulais
11:02te faire plaisir.
11:02Je crois
11:03que quand tu étais jeune,
11:04tu écoutais beaucoup R&B.
11:05Ouais.
11:05Je crois que tu écoutais
11:06beaucoup R&B.
11:07R&B, il a beaucoup de classiques
11:09et je sais aussi
11:10que tu supportes
11:10le Paris Saint-Germain.
11:11Ouais.
11:12Le Paris Saint-Germain
11:12joue en finale
11:13de Ligue des Champions.
11:13Donc, on va écouter
11:14Paris de R&B.
11:15J'ai bien compris.
11:16Voilà, je sais que t'as compris.
11:17On écoute ça.
11:18Paris de R&B
11:20pour accueillir
11:20Hakim Jemilé aujourd'hui.
11:22Paris.
11:24Paris.
11:25Paris.
11:33J'irai nocturne sur du roc
11:35au monde sûr.
11:36Paris.
11:36La province
11:37vient me plimer
11:37sa live sûr.
11:39Paris.
11:39Tu prendis d'hymolent
11:40tu peux pas tester.
11:42Paris.
11:42Tu sais que c'est
11:43Paris.
11:44Ici c'est
11:44Paris.
11:45J'irai nocturne sur du roc
11:47au monde sûr.
11:47Paris.
11:48La province
11:49vient me plimer
11:50sa live sûr.
11:50Paris.
11:51Paris.
11:51Banditisme au rap, tu peux pas tester
11:54Tu sais que c'est
11:55Ici c'est
11:57J'ai les clés des portes en Paris
11:58J'me fais guide de ton safari
12:00Enfoiré, reste enfoiré et ne joue pas l'parrain sur Paris
12:03Ici t'es personne, handbag où tu mets les pieds, le terrain est miné
12:07Le feu est toujours vert pour traquer tes fumes et terminer
12:10T'es terminé, le milieu inspire le ciné
12:12Dernier des gangs à Montag, Troy en rail, la haine est inné
12:15Tous dans la lignée, du gang des postiches, mes srines
12:18Clins des manouches, cabine, la dream team
12:20Tous incriminés, les écrivains ont chancoulé le sang d'encre
12:24Tous en aiment pas ton lâche délancre
12:26Mais les voix, tu reviens en manque
12:27La blague ton langue du hardcore, mise à l'amende dans le champ
12:30C'est la Rourof, c'est la chante
12:33Représente l'APS, trafic en stress d'armes, de cannabis
12:36Cesse, crasse, sexe, rentre ses caisses, sous le charme, nos hôtesses
12:40Pariront loin du business
12:41Le capitalisme en hausse, la joie de vivre en baisse
12:44Plus split que Midnight, exprès
12:45Les nocturnes sur Turof, on monte sur
12:48La province vient primer sa live sur
12:51Tu prend des tis morables, tu peux pas tester
12:53Tu sais que c'est
12:55Ici c'est
12:57Il y a rien au coeur, sur Turof, on monte sur
12:59La province vient primer sa live sur
13:02Tu prend des tis morables, tu peux pas tester
13:05Tu sais que c'est
13:07Ici c'est
13:09Laissez ce putain m'passe, c'est ici que ça se passe
13:11Paris c'est tout passe, mélange de traces de classe
13:13La plus belle avenue, les soirs est strass
13:15Paris, un extase, ils sont coeur sous anesthésie
13:18La ville, des fantaisies qui est au couche avec la bourgeoisie
13:21Peut de tourtois, si on te sourit, on te regarde en travers
13:24On t'enseigne, point à droite, le feu à gauche et va niquer ta mère
13:28On fraude le train de vie comme le météore ou RER
13:31Vu du ciel Paris une fourmilière
13:34Terre promise des bronxos, cité carter des torsos
13:37Virez nos cuillons en vaisseaux sur ce morceau de vague et son
13:40Lagué, braille, dosagué, les microbes, les jeans, les skins et les gays
13:43On supportera le PSG, même relégué
13:46Point à fuite, on fait libre, c'est moi, Rodaf
13:48Paris-Plage, la scène remplie de calibres et de cadavres
13:51Le mal-être en développement, la grand-père sorti d'un pot d'échappement
13:54On pisse sur les monuments, y'a plus d'histoire, on bat nos pattes
13:57Il y a une nocturne sur Turoff, on monte sur
13:59Paris
14:00La province vient m'impliquer sa live sur
14:03Paris
14:03Tu prend des tismorables, tu peux pas tester
14:06Paris
14:06Tu sais que c'est
14:07Paris
14:07Il y a une nocturne sur Turoff, on monte sur
14:12Paris
14:12La province vient m'impliquer sa live sur
14:15Paris
14:15Tu prend des tismorables, tu peux pas tester
14:18Paris
14:18Tu sais que c'est
14:19Paris
14:20Il y a une nocturne sur Turoff, on monte sur
14:23Paris
14:33C'était donc Paris de Roff parce que je sais que Hakim Jimignot, notre invité, aime beaucoup, Roff aime beaucoup
14:38ce morceau
14:38et aussi parce que le Paris Saint-Germain sera en finie à la Ligue des Champions donc ce samedi à
14:4218h
14:42et qu'on sera en direct sur France Inter pour commenter, pour couvrir ce match.
14:53Ça c'était un morceau de vrai supporter du Paris Saint-Germain.
14:57Toi ton amour pour le club, t'arrives à le dater à une époque ?
15:00Comment tu tombes amoureux de cette équipe ?
15:03Moi elle est datée...
15:05Ronaldinho ?
15:06Non, Okocha.
15:07Ah DJ.
15:081999.
15:09Absolument, son entrée, tu te rappelles de son premier match ?
15:11Contre Bordeaux.
15:11Contre Bordeaux.
15:12Dribble, crochet, plein de frappes.
15:14Frappe de quasiment le milieu de terrain, un Uri Jaramé dans les fraises.
15:1635 mètres.
15:17Légendaire.
15:18On a cru que la saison allait être folle, un peu moins bien et après la saison d'après.
15:23Mais tu vois c'est là que je suis rentré dans le love, moi j'étais tombé amoureux de Kocha
15:26en 98.
15:27Avec le Nigeria bien sûr.
15:28Le Nigeria, t'es la coupe verte et tout, c'est tout doux.
15:30Il arrive au PSG donc c'était une dinguerie pour moi.
15:33Et depuis ce jour-là, PSG à fond.
15:35Ok.
15:35Est-ce que toi t'arrives à donner une légende ?
15:39Quand tu penses au PSG, est-ce qu'il y a un joueur qui te vit en tête plus que
15:42les autres ?
15:43Qui représente ce club-là à tes yeux ?
15:46Bah je vais te dire une chose, de toute manière, en fait il y en a deux.
15:49Ok.
15:50En fait, t'es obligé de dire Amara Dianney.
15:53Ah ouais !
15:54T'es obligé.
15:54Parce qu'il sauve le club, c'est vrai.
15:55Il sauve le club, tu dois le mettre dans le top 3.
15:59C'est incroyable quand même.
16:00Ouais.
16:00Alors je pense qu'il y a énormément de gens qui aiment le football, qui ne connaissent pas Amara Dianney.
16:03Mais à Paris, c'est...
16:05C'est légende.
16:06Pour moi, il nous sauve, c'est grâce à lui qu'on en est là.
16:09Exactement, parce qu'en fait le PSG allait descendre en Ligue 2, Amara Dianney marque un but salvateur.
16:14Contre Sochaux.
16:15Exactement, contre Sochaux.
16:16Extraordinaire, Amara Dianney, qu'on salue et que j'applaudis personnellement.
16:19Merci Fros, c'est grâce à toi la chapelle de six cousins.
16:21Mais oui, quelque part, c'est lui.
16:24Et franchement, je te dirais, là ça va se taper, ça va se taper.
16:28Parce qu'on est obligé de citer l'équipe d'aujourd'hui.
16:30Bien sûr.
16:30Il y a un chapelle de six, t'es obligé.
16:32Et un genre comme Marquinhos, qui est évidemment iconique.
16:35Ouais, en fait, c'est quoi pour l'histoire, je vais dire Marquinhos.
16:38Ok.
16:38Je dis ça aussi parce que toi, quand on te suit sur les réseaux, parce que c'est vrai qu
16:42'on peut te suivre au cinéma,
16:43on peut te suivre sur scène, on peut te suivre aussi sur les réseaux.
16:44Je pense qu'il y a des gens qui te suivent sur les réseaux, peut-être qu'ils ne sont
16:46pas encore allés te voir sur scène.
16:47Et tu réagis souvent à chaud, pas que sur le foot, mais sur plein de choses.
16:52Sur plein de choses.
16:52Et c'est intéressant parce que tu le fais vraiment avec ton téléphone.
16:56Je sens que t'as couché le gamin un peu avant, t'as dix minutes, deux livres.
17:00C'est ça.
17:01Je vois le contexte.
17:02Je jure que c'est vrai.
17:02Je vois le contexte.
17:03Et parfois, ça fait des millions de vues.
17:05Est-ce que ça, c'est aussi important pour toi de partager ça, d'avoir cette liberté-là ?
17:10Tous les comédiens ne le font pas, par exemple.
17:11Ouais, non, c'est important pour moi ça.
17:13C'est ce qui te permet de rester encore humain dans ce métier-là, tu vois.
17:18J'ai pas envie de devenir un mec robotique, mystique, qui calcule tous ses faits et gènes.
17:22C'était pas du tout mon objectif.
17:23Tu veux pas être mystérieux ?
17:24Non, non, non, c'est pas mon délire ça.
17:26On est transparents, nous, les gars.
17:28Et puis même on s'amuse, on rigole.
17:29J'ai pas envie de...
17:30Je t'ai dit, il y a plein de gens qui calculent tout, deux semaines, trois semaines à l'avance.
17:34Si ça vient, ça vient.
17:36Mais je vais pas me prendre la tête plus que ça, tu vois.
17:37T'es pas du genre à réfléchir, tu sais, à ce qu'il faut que je fasse.
17:40Tu sais, j'en parlais avec Nasa, il y a pas longtemps, qui était à ta place et qui disait
17:42la même chose.
17:43Il disait, il y a parfois des artistes qui ont peur de trop partager leur propre album ou leur propre
17:48film.
17:49On dirait, j'ai mis trop de stories, etc.
17:50Ils disaient, moi, si je veux partager, je partage, en fait.
17:52Toi, t'es un peu pareil, tu te poses pas 10 000 questions sur, il faut que je fasse attention
17:56à si, à comment j'organise ma communication.
17:58Tu le fais quand t'as envie de le faire.
18:00Ouais, franchement, ça prend pas trop la tête.
18:01Alors, franchement, en plus, je suis bien entouré, justement pas, je suis bien entouré.
18:04J'ai une bonne équipe de com autour de moi, donc tout est assez carré.
18:08Mais moi, dans mon contenu, on va dire, artistique, humoristique, je me prends pas la tête.
18:12Si j'ai envie de le faire, je le fais.
18:14Et par contre, si je trouve plus ça marrant, j'enlève.
18:16Est-ce que, si on revient sur le cinéma, est-ce qu'il y a un rôle, tu sais, depuis
18:192019, t'as beaucoup joué au cinéma.
18:21Est-ce qu'il y a, c'est quoi pour toi le rôle le plus marquant, en tout cas celui
18:25qui te semble le plus important à tes yeux ?
18:28Où il s'est passé quelque chose ?
18:29En vrai, le plus important, c'est, je suis obligé de dire que c'est Docteur.
18:33Docteur, 2019, film de Tristan Seguéla, avec Art Suisse, Fadidi Kamara, Franck Gaston Bid et, évidemment, Michel Blanc.
18:40Là, t'as senti que tu passais dans une autre dimension, à ce moment-là ?
18:43Ouais, ouais, parce que mes darons, ils ont commencé à capter qu'il se passait quelque chose.
18:48Eux, c'est eux qui ont commencé à capter.
18:50Moi, je savais, plus ou moins.
18:51Mais en fait, quand ils m'ont vu, je t'ai dit, porter Michel Blanc sur mon dos, dans l
18:57'affiche, là, ils ont dit,
18:58« Ouais, en fait, qu'est-ce qu'il se passe ? »
18:59Il tourne avec le mec des bronzés, là, qu'est-ce qu'il fait ?
19:01Avec une légende du cinéma français.
19:02Avec une légende du cinéma français, bien sûr, évidemment.
19:05Et ça, c'est un rôle, pardon, qui a été dur à décrocher ?
19:08Ou là aussi, on est venu te chercher, parce que c'est ton premier film, encore une fois,
19:12donc c'est pas commun, quand même ?
19:14Eh bien, écoute, tu sais quoi, je vais te dire une chose.
19:16C'était dur dans le sens où il y a tous les acteurs de Paname qui ont passé ce casting.
19:21Il y a tout le monde qui a passé ce casting.
19:23Et il y a même des mecs qui ont demandé à avoir le rôle sans passer le casting, etc.
19:28Il y avait eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens qui voulaient ce rôle.
19:32Et en fait, au final, Tristan, qui est venu me voir à l'époque, je jouais au Paname,
19:37il a accroché, il m'a dit « viens passer l'essai ».
19:39Je vais passer l'essai, puis…
19:40Et j'imagine que même toi, ça doit donner de la confiance de se dire « t'as eu le
19:44rôle »,
19:44tu sais, alors que plein de gens voulaient l'avoir, tu l'as eu, sur la base de ton talent.
19:48Enfin, j'imagine que ça donne aussi de la force, ce genre de choses.
19:50C'était assez incroyable, c'était assez incroyable, surtout qu'il me semble que c'était soit Artus, soit moi.
19:56Ok.
19:57À l'époque, c'était ça, et Artus, il a été très très bon délire.
20:01Il a même accepté de faire un rôle dans le film et tout, et puis aujourd'hui, il te voit
20:04très bien pour lui.
20:05Bien sûr, oui.
20:05Donc, big up Artus.
20:07Mais c'était une aventure assez extraordinaire, et c'est celle que je n'oublierai jamais,
20:10parce que c'est là où j'ai tout appris, c'est là où j'ai pris vraiment mon kiff.
20:13En plus, le film avait marché, il y avait tout qui était réuni pour ça.
20:15Oui, les planètes étaient alignées avec ce film.
20:17Hakim Gemmeli est notre invité jusqu'à 23h.
20:27Alors évidemment, avec ma femme, comme tous les couples, je suppose, on se dispute, on s'embrouille,
20:32sauf que nous, on arrive toujours à se réconcilier dans la même journée,
20:35voilà, parce qu'on a trouvé une technique qui nous correspond très bien à tous les deux,
20:39que je vais vous donner tout de suite.
20:41Cette technique, elle consiste en fait à ce que je m'excuse.
20:47Ça, c'est un extrait de ton dernier one-man show, en date, c'est Fatigué,
20:52donc que tu joues, je le rappelle, le 5 et 6 juin à la Scala.
20:56Je crois que c'est un spectacle que tu n'as pas tant joué que ça.
20:58Non.
21:00Est-ce que c'est parce que tu as manqué de temps, parce que tu étais beaucoup sur les tournages,
21:03parce que c'était une volonté, toi, de prendre un peu de distance avec la scène
21:06et d'y aller un peu à ton rythme, maintenant ?
21:08Écoute, c'était une volonté de ma part d'y aller à mon rythme.
21:11Mais là, je vais te dire une chose, par contre, là, j'ai la dalle sur scène.
21:14Et là, là, là, là, là, j'ai jamais été aussi bouillant et je pense que je vais reprendre la
21:18scène.
21:19En fait, j'ai déjà commencé l'écriture du 3e et donc j'ai envie de revenir fort, fort sur
21:23scène
21:23parce qu'en vérité, ça me manque, ça me manque.
21:25Est-ce que tu as l'impression aussi que là, tu dois reprendre ton terrain, quelque chose comme ça ?
21:31Parce qu'il y a beaucoup d'humoristes aussi en ce moment, des gens très talentueux
21:33et puis on en voit beaucoup sur les réseaux, etc.
21:37Est-ce qu'il y a aussi quelque chose comme ça, de dire
21:38« Ah, moi, là, j'ai aussi envie de jouer avec vous. Là, vous jouez sans moi, il faut que
21:43j'en sois. »
21:43Est-ce qu'il y a un peu ça ?
21:44En vérité, même pas. Je ne suis même pas dans ce délire-là.
21:48Parce que moi, je m'entends bien avec la majeure partie des gens dans ce métier.
21:51C'est des mecs, des meufs que j'apprécie énormément et je trouve qu'il y a énormément de talent.
21:55En fait, c'est plus la volonté de partager, on va dire.
21:58Ce n'est pas que j'ai envie d'être joué avec vous, genre vous allez voir.
22:01Non, ce n'est pas ça.
22:02On fait des passes, on rigole, on va s'amuser, on va taper des barres et on va trouver d
22:05'autres choses.
22:06Et j'ai surtout envie d'être sur scène et de voir les gens.
22:08Et peut-être plus parce que tu disais que tu écrivais le troisième spectacle.
22:10Est-ce que toi, il n'y a pas aussi, plus que le spectacle, c'est le comédie club aussi,
22:13qui t'amuse, qui te manque ?
22:15Est-ce que c'est aussi ça ?
22:16Parce que tu as beaucoup traîné dans les comédie club.
22:19J'ai trop traîné dans les comédie club.
22:20Et justement, ça m'amuse peut-être un peu moins qu'avant, ça.
22:26Moi, j'aime bien aller jouer, rester un petit peu, et puis traîner peut-être un petit peu à côté.
22:32Mais c'est vrai que j'ai beaucoup trop fait ça dans ma vie, moi.
22:35Je passais du matin à 3h du matin, tous les jours dans les comédie club.
22:40Au bout d'un mois, ça y est, j'ai un enfant.
22:43Oui, tu ne peux plus avoir la même vie.
22:45Je ne peux plus avoir la même live qu'avant et il faut l'accepter.
22:47Mais ce n'est pas que je n'ai pas forcément envie de le faire.
22:49Mais c'est que maintenant, ça y est, je suis habitué à autre chose.
22:53Mais là, je vais souvent, en ce moment, j'ai joué au sacré un petit peu chez Noam.
22:57Magnifique, je kiffe le comédie club.
22:58Est-ce que c'était dur de revenir sur scène avec fatigué ?
23:01Sachant que tu étais déjà passé dans un autre moment de ta vie,
23:03est-ce que ça a été compliqué de te remettre à l'écriture et d'y retourner pour fatiguer ?
23:07Oui, un petit peu quand même.
23:08Pourquoi ?
23:09Ce n'était pas évident.
23:10En fait, je ne sais pas parce que j'étais en hésitation.
23:12Est-ce que j'y retourne, est-ce que je n'y retourne pas ?
23:14Je n'avais pas une volonté précise.
23:17Et là, je l'ai.
23:19Et ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
23:20C'est-à-dire que là, maintenant, j'ai une réelle envie de venir avec d'autres sujets,
23:25des sujets un peu différents, des trucs un peu plus fards, un peu plus profonds.
23:29Et surtout, j'ai envie de mettre de la patate, de la vanne à mort.
23:31Est-ce que tu as l'impression qu'au-delà de la vanne,
23:33toi, parfois, si tu prends la parole, même sur Instagram,
23:36tu t'exprimes sur des sujets qui peuvent arriver.
23:38Est-ce que tu as l'impression aussi que...
23:40C'est parce qu'on en parle beaucoup avec des humoristes ici dans cette émission.
23:43Aujourd'hui, c'est aussi compliqué parce que tu as la scène,
23:47qui est un endroit où, en fait, j'ai l'impression qu'il y a une forme de complicité
23:49entre toi et ton public et que tu peux te permettre des choses.
23:52Mais s'il y a un moment de la scène qui est filmé, qui est sorti du contexte,
23:57directement, c'est autre chose parce que ça ne vous appartient plus à toi et à ton public.
24:00Donc, je pense qu'il y a aussi beaucoup d'humoristes aujourd'hui qui ont peur.
24:04parce que ça peut aller tellement vite.
24:06Est-ce qu'aujourd'hui, tu sais, tu dis que c'est aussi important d'aller d'aborder certains sujets
24:10parce que moi, j'ai le sentiment qu'on est vraiment sur une période un peu particulière dans l'humour
24:15où je ne dis pas que personne ne se positionne, mais ça fait peur.
24:19Et je peux comprendre que ça fasse peur parce que le moment, il est incandescent,
24:22parce que très vite, les propos peuvent te dépasser.
24:27Est-ce que tu te poses cette question-là aujourd'hui dans l'écriture,
24:30dans même la manière, les choses que tu vas montrer ?
24:32Je comprends à 100% ce que tu viens de dire.
24:34Et je pense qu'il y a des gens qui se posent cette question-là.
24:36Mais je te jure, je m'en tape un frérot.
24:38C'est-à-dire que tu n'as pas vu mon spectacle encore ?
24:40Non, pas encore.
24:41Frérot, je suis positionné de A à Z.
24:42Le positionnement, il est clair, net et précis.
24:46Et moi, je me garde une limite, c'est celle de ne jamais blesser les gens.
24:49Tu vois ? C'est tout.
24:51C'est ce qui m'apporte les blesses.
24:52Parce que ça reste un spectacle comique.
24:53Les gens doivent comprendre là où je vais.
24:55Mais ils viennent passer un bon moment.
24:57C'est très clair, là où je vais.
24:58C'est très clair.
24:58Mon positionnement, il est clair, net, précis et limpide.
25:02Et tu me connais.
25:03Je n'ai jamais eu honte de le dire.
25:04Et je ne suis jamais passé à côté de ça.
25:06En revanche, mon objectif, ce n'est pas de blesser les gens, de leur faire du mal, etc.
25:10Ce n'est pas ça, c'est un spectacle d'humour pour moi.
25:12Mais par contre, je ne m'interdis rien.
25:14Et je m'autorise tout.
25:17Dans la mesure où les...
25:20En ayant pour maximum de ne pas blesser les gens.
25:22C'est juste à mon truc.
25:23Et comment on arrive à ne pas blesser les gens ?
25:24Il faut que la vanne soit forte.
25:27Si la vanne est bonne, tu acceptes.
25:29C'est vraiment ça ?
25:31En fait, mec, c'est une histoire de dosage.
25:34Si ta vanne est dosée...
25:36Il y a des vannes qui sont rares, qui sont vraiment piquantes de ouf.
25:40Mais tu as compris qu'elle va contre toi, cette vanne.
25:42Mais si elle est drôle.
25:44Si elle est drôle.
25:45Si elle est extraordinaire.
25:46Elle marche.
25:48On le sait, toi, tu es aussi en couple avec Fadil Kamara,
25:51qui a une carrière un peu...
25:53Vous avez des carrières similaires.
25:54C'est-à-dire qu'entre la scène et le cinéma,
25:57est-ce que le fait d'avoir quelqu'un qui fait aussi le même job que toi,
26:00est-ce que ça te...
26:02Évidemment, pas une compétition, mais est-ce qu'il y a une forme d'émulation ?
26:05Est-ce que même vous testez des vannes ?
26:07Ou au contraire, c'est comme les couples qui rentrent à la maison.
26:10On ne parle pas de boulot à la maison.
26:12Est-ce que vous vous en parlez ?
26:13Et est-ce que ça vous fait progresser ?
26:16Bien sûr.
26:17Alors là, c'est trop marrant.
26:18Mais en ce moment, à la maison, on est une baraque remplie de doutes, là.
26:21Parce qu'elle est en train de finir son spectacle, son deuxième spectacle.
26:25Et moi, je suis en train d'essayer de commencer le troisième.
26:27Donc là, on est dans un truc, on se pose plein de questions.
26:30Elle n'est pas sûre de ce qu'elle dit, elle n'est pas sûre de ce qu'elle fait.
26:32Donc là, les débuts de spectacle, comme ça, ou les fins de spectacle,
26:36on s'interroge beaucoup et on essaie de travailler un peu ensemble.
26:39Mais sinon, globalement, on ne mélange jamais nos affaires.
26:42À part sur le stand-up,
26:44temps en temps, quand même, on arrive à écrire ensemble.
26:46Tu mets un petit peu de grain de sel et inversement.
26:47Et inversement, évidemment, tu vois.
26:49Mais sinon, on ne mélange rien.
26:51Chacun sa base.
26:53Est-ce que la paternité, ça change quelque chose dans ton rapport à l'humour, au van ?
26:58Est-ce qu'il y a des choses que tu fais moins, au contraire que tu fais plus,
27:01où ça n'a pas forcément d'impact sur ton écriture ou ton inspiration ?
27:04Il a beaucoup d'impact sur l'inspiration.
27:06Il a trop d'impact.
27:09Au début, je pensais que c'était que le mien qui était ouf.
27:12En réalité, c'est tous les gosses qui sont...
27:14Et en fait, plus je suis dans l'univers des enfants,
27:16parce qu'il y a, tu sais, les anniversaires des uns et des autres,
27:18donc tu rencontres les darons, tu rencontres d'autres enfants,
27:20plus tu te rends compte que c'est tous des ouf,
27:21et que leur univers, il est extraordinaire.
27:24En vrai, il m'inspire énormément.
27:25Il m'inspire énormément.
27:26Et puis c'est une nouvelle vie que même toi, t'as.
27:28Donc forcément, c'est aussi d'autres sujets que tu veux aborder.
27:30Parce que la vie de papa, c'est pas la même que celle que tu avais avant, forcément.
27:33Mais toi aussi, me dis-donc.
27:34Oui, bien sûr, mais je crois que nos enfants sont nés à peu près au même moment,
27:37si je ne dis pas de bêtises.
27:38Cinq piges.
27:38Elle va avoir cinq ans demain.
27:40Ah, cinq ans demain ?
27:41Oui, exactement, cinq ans demain.
27:42Non.
27:43Oui, le 27 mai.
27:44Extraordinaire.
27:44Oui, je t'assure.
27:45Le jour de l'Aïd.
27:45Exactement, voilà.
27:46Et toi, tu dois dire la naissance du coup.
27:49Moi, c'était le 22 février.
27:51Ah oui, donc c'est un peu avant, toi.
27:52Oui, c'est pareil.
27:53Oui, c'est la même 2021.
27:552021, incroyable.
27:56Très bien.
27:57Je propose qu'on écouter un morceau, un morceau d'un artiste.
27:59Je ne sais pas si tu connais Jeune Morty.
28:00Bien sûr.
28:01C'est vrai ?
28:01Oui, oui, oui.
28:01Eh bien, j'adore.
28:02C'est vrai ou pas ?
28:03Oui, je te jure que je ne sais jamais si c'était ça.
28:07Eh bien, il y a un morceau que j'adore.
28:09C'est un morceau qui s'appelle Ivoire Feeling.
28:10Je propose qu'on l'écoute tous.
28:11C'est un morceau extraordinaire.
28:13Et juste après, on retrouve Hakim Gemili.
28:21Sous-titrage Société Radio-Canada
29:12Sous-titrage Société Radio-Canada
29:30Sous-titrage Société Radio-Canada
29:59Sous-titrage Société Radio-Canada
30:23Sous-titrage Société Radio-Canada
31:13Sous-titrage Société Radio-Canada
31:14Jeune Morty avec le morceau Ivoire Feeling.
31:17Morceau extraordinaire.
31:19France Inter
31:21Médie Maïzi
31:23À la régulière
31:27Ne pas être à la barre.
31:29J'appelle les maîtres Stéphane et Aymeric à la barre.
31:32De votre capo même, s'il vous plaît.
31:35Parce que le bar, le bar du bon...
31:45Je m'accoude à la barre, je me barre à coude à...
31:50Tu vois, c'est une cravate, ça.
31:51Regarde, tu vois.
31:52Barre-cravate.
31:55Non, non, ça marche pas, t'es con, toi.
31:58Arrête, toi, t'es con, toi.
32:00Ça, c'est un extrait.
32:02C'est un extrait qui s'appelle la notice.
32:03J'étais volé au supermarché, ça, je crois, non ?
32:05Je crois que c'est la notice, si je ne dis pas de bêtises.
32:06Je crois que c'est ça.
32:08Donc, c'est la notice, exactement.
32:10Et c'est donc le Whoop collectif dont tu faisais partie
32:12qui a fait les grandes heures de YouTube,
32:14on va dire entre, je crois, 2013, 2014 et...
32:182017.
32:19Ça a été court, mais ça a été important.
32:21Vous êtes même monté sur scène.
32:22Vous avez fait une tournée.
32:24À cette époque-là, tu sais, parce qu'il y a toi, bien sûr,
32:27il y a Évic, il y a Hugo tout seul,
32:30il y a Jérémy Détlou, il y a beaucoup de talent.
32:32Je ne les cite pas tous, je m'en excuse.
32:34Est-ce qu'à l'époque, vous avez conscience
32:37que vous changez un peu quelque chose,
32:38même, tu sais, dans l'humour français,
32:41en tout cas, dans la manière d'en faire,
32:42sur ces petits sketchs, sur YouTube,
32:44il y a un nouveau ton que votre génération amène
32:46qui n'existait pas, en tout cas, à cette époque-là.
32:49Est-ce que vous avez ce sentiment-là
32:50où vous êtes juste des potes en train de faire des blagues ?
32:53La seule chose que j'avais captée, moi, à l'époque,
32:55c'est que c'était la première fois
32:57qu'on voyait pas forcément que des Blancs sur YouTube.
33:01Tu vois ?
33:01Il y avait de la diversité.
33:02Voilà, c'était diversifié,
33:04c'était nous qui l'avons emmené,
33:05et ça, j'étais très fier de ça.
33:06Et c'est vrai que c'était un délit.
33:08Et je pense que c'est pour ça que ça a autant marché.
33:10Parce que les gens n'étaient pas pris
33:11à avoir une déflagration comme ça,
33:13de gens d'horizons complètement différents,
33:16avec un humour plus tranché
33:17que ce qu'on avait l'habitude d'entendre,
33:19sur YouTube, notamment.
33:20Tout à fait.
33:20Donc, je savais qu'on apportait quelque chose de nouveau,
33:24mais je savais pas si ça allait...
33:26En fait, quelque part, socialement,
33:28YouTube, ça a permis aussi
33:29de permettre à plus de gens de prendre la parole.
33:31C'est ça aussi, parce qu'en fait,
33:32c'était peut-être plus compliqué pour certains
33:33d'avoir accès, tu sais, au plateau télé, etc.
33:36Au moins sur YouTube,
33:37toi, tu pouvais...
33:38Si t'étais drôle, t'étais drôle, en fait.
33:40C'est ça aussi que ça a permis.
33:41C'est extraordinaire.
33:41Après, il y a Jamel aussi qui avait...
33:43Bien sûr.
33:44Qui avait arrangé nos histoires,
33:45déjà avec...
33:46Tout à fait, à la fin du 90, bien sûr.
33:47Tu vois, qui a ouvert déjà de très grandes portes.
33:50En fait, nous, on a bénéficié
33:51de sa porte ouverte aussi, tu vois.
33:52C'est juste qu'on est venu
33:54à ajouter une pierre à l'édifice
33:55qui a fait qu'on a pu ouvrir,
33:58on va dire,
33:59à un peu plus de gens comme nous, quoi.
34:01Ça, ça m'a fait vraiment plaisir, quand même.
34:02Je suis très content de ça.
34:03C'est que c'est mythique,
34:03pour beaucoup de personnes.
34:05Ouais, en vrai.
34:05Mais tu sais que des fois,
34:07je me rends pas compte.
34:09Je croise des gens dans la rue
34:10qui me disent
34:10« Kim, j'ai grandi avec toi ».
34:11Mais j'ai dit « Comment ça,
34:12t'as grandi avec moi ? »
34:13Je suis pas si vieux de ça.
34:14J'ai 36 piges, cousin, doucement.
34:16Ben ouais, mais c'est ça.
34:17C'est fou.
34:17Est-ce qu'un jour,
34:19on peut revoir le whoop
34:20ou non ?
34:23Ou c'est du passé ?
34:26Tu sais quoi ?
34:27Des fois, je me dis,
34:29on s'est dit aussi,
34:32on a tellement laissé
34:34une belle image artistique, tu vois,
34:36que ce serait peut-être
34:37du gâcher de revenir
34:38et tout foutre en l'air, tu vois.
34:40Là, je pense que c'est
34:43c'est une oeuvre
34:44à laquelle je tiens énormément.
34:46T'as pas envie de l'abîmer ?
34:47Voilà, j'ai pas envie de l'abîmer.
34:48Toutes les personnes qui y sont,
34:49j'ai eu, j'ai encore
34:50de l'affection pour ces gens-là
34:53et j'ai envie de laisser ça
34:55tel quel, quoi, tu vois.
34:56Je trouve que ce serait du gâchis.
34:57T'imagines, si on vient,
34:58on fait de la merde.
34:59Ouais, ouais.
34:59Et puis, il y a peut-être
35:00aussi une question de
35:01peut-être que l'humour
35:02n'est plus le même.
35:03En tout cas, l'humour du whoop,
35:04il était particulier.
35:05Ouais, ouais, ouais.
35:06Est-ce que c'est même
35:07plus complètement le vôtre
35:08aujourd'hui ?
35:09C'est peut-être plus
35:09exactement ce que vous faites.
35:10Il y a peut-être aussi ça.
35:10C'est plus du tout la même chose,
35:11il faut dire la vérité.
35:12Moi, je regarde des vidéos,
35:13je trouve que ça a très bien vie.
35:14Il y a encore des vannes
35:15qui me font gollerie.
35:15Ouais, ouais.
35:16Mais j'ai plus forcément
35:18le même humour,
35:18la même manière de voir les choses.
35:20Et puis, c'est normal.
35:21On est grandis,
35:22on évolue heureusement d'ailleurs.
35:23Putain, si j'avais encore
35:24même humour qu'en 2013-2014,
35:26ça serait un peu triste.
35:28Triste tout nez.
35:29Tu sens que,
35:30tu sais, même dans tes,
35:31on parait tout à l'heure
35:32de positionnement extérieur,
35:34est-ce que tu sens
35:34qu'il y a des vannes
35:36que tu ne fais plus ?
35:36En tout cas, des sujets
35:38qui semblent plus compliqués
35:39en tout cas à aborder ?
35:40Je n'ai pas le sentiment
35:41que dans ton humour,
35:41toi, il y a des choses
35:42que tu t'interdises.
35:43Non, non, non.
35:44Ouais.
35:44Non, non, non, franchement, non.
35:46Non, non, je n'ai pas de...
35:47C'est plus ton écriture
35:47qui a évolué, en fait.
35:48Ouais, l'écriture a évolué,
35:50mais franchement,
35:50je ne m'interdis aucun sujet, moi.
35:52Je ne m'interdis aucun sujet,
35:53je n'ai absolument aucun tabou.
35:56Franchement,
35:57mais viens voir le spectacle, moi.
35:58Je vais venir.
35:59Il y a quelqu'un aussi
35:59que tu cites souvent
36:00et on vous voit aussi ensemble
36:02au cinéma, notamment
36:02dans l'Amour, c'est sur Côté.
36:03Je crois aussi dans le prochain film
36:05de Mourad Mütter,
36:05c'est Laura Felpin.
36:06J'ai l'impression que c'est aussi
36:07quelqu'un qui...
36:08Vous vous nourrissez aussi,
36:10mutuellement.
36:11Quelle relation vous avez
36:12et dans quelle mesure
36:13elle a pu...
36:14Vous pouvez vous-même
36:14vous influencer mutuellement ?
36:17Laura, en fait,
36:19comment t'expliquer ?
36:20Franchement, je pense que c'est
36:21une des personnes,
36:22hommes, femmes, concondues,
36:24qui me fait le plus gauderie.
36:25Parce qu'en plus,
36:26elle aussi, elle monte sur scène.
36:27Pareil, c'est aussi un profil
36:28similaire à toi, Fadjili,
36:30vous êtes vraiment...
36:31On a tous les mêmes délires.
36:32Mais c'est que Laura,
36:34elle a un humour...
36:34En plus, elle est chez moi,
36:35elle est alsacienne.
36:36Elle a un humour
36:38qui, moi, me percute,
36:41mais direct.
36:42C'est très dangereux.
36:44Tu mets Laura à tes côtés,
36:45je sais que je suis foutu
36:46que je n'ai calculé
36:47personne d'autre
36:48parce qu'elle va me tuer
36:49à chaque fois
36:49et elle sait où viser, en fait.
36:52Donc, Laura,
36:53c'est ça ma relation avec elle.
36:54C'est que c'est vraiment...
36:55C'est la famille.
36:56D'ailleurs, tu avais fait
36:56un sketch show
36:57à l'époque sur Canal+,
36:58et je crois qu'un des sketchs
36:59qui avait le plus tourné...
37:01Avec Laura, ouais.
37:01Ouais, c'était avec Laura.
37:02Vraiment, ça avait marqué aussi...
37:03Laura, c'est une chose.
37:05Hakim, Jemili est avec nous
37:06jusqu'à 23h.
37:17Hakim, tu aimes le foot,
37:19tu aimes le cinéma,
37:19t'aurais pu être footballeur,
37:21t'es acteur.
37:21Je te fais un petit quiz.
37:22tu mises ce que tu préfères
37:23entre quelque chose
37:24qui vient du football
37:25et quelque chose
37:25qui vient du cinéma.
37:26Vas-y.
37:28Zidane ou De Niro ?
37:30Non, mais Zidane.
37:33Non, mais d'accord.
37:34En fait, t'aurais juste...
37:35Ça ne me fait pas la peine
37:35de poser cette question.
37:38Mbappé ou Timothée Chalamet ?
37:40Mbappé.
37:41Mais pour moi,
37:42il y a un truc à passer,
37:42c'est les jeunes
37:43qui veulent dominer le monde.
37:46Il n'y a pas un truc comme ça.
37:47Je suis d'accord avec toi,
37:47c'est pour ça,
37:48mais Mbappé quand même
37:49parce que je suis
37:50plus proche de ce côté-là.
37:52Carrière mise à part,
37:53est-ce que toi,
37:53tu préfères jouer
37:54une finale de Coupe du Monde
37:55ou remporter une Palme d'Or à Cannes ?
37:57Oh putain.
37:59C'est une question de fou.
38:01En vrai.
38:04Si je n'avais pas eu les croisés.
38:07En vrai, je crois que
38:08là, maintenant,
38:09aujourd'hui,
38:10je préfère jouer
38:11une finale de Coupe du Monde.
38:11En vrai.
38:12Oui, bien sûr.
38:13C'est vraiment
38:14ce qu'on aurait rêvé
38:15d'être des footballeurs professionnels.
38:17Bien sûr.
38:18Qu'est-ce qu'on fout ici ?
38:20À un moment,
38:21il y a la réalité du terrain.
38:23Enfin, toi, non.
38:24Moi, oui.
38:24Moi, très tôt,
38:25j'ai compris.
38:26Non, mais ouais,
38:27ça aurait été mon rêve, ça.
38:28Tu sais que parfois,
38:29je m'endors la nuit
38:30ou même en voiture,
38:32en Uber ou quoi.
38:34Je m'imagine
38:34en train de marquer
38:35un final de Coupe du Monde
38:35avec la Tunisie et tout.
38:36Ouais.
38:37Toi, ça aurait été
38:39évidemment Tunisie.
38:40C'est ton rêve idéal.
38:41Ah, ça aurait été la Tunisie, bien sûr.
38:43Ouais, ouais.
38:43Mais tu sais que moi,
38:44des fois, je m'endors
38:45et en fait, je joue au foot.
38:47Tu sais, genre,
38:47j'ai les gestes et tout.
38:48Ouais, ouais.
38:48Et ouais.
38:49Ça m'arrive aussi.
38:49Ça t'arrive aussi.
38:50Tu sais, j'ai vraiment ça, en fait.
38:53Et après, bon, voilà,
38:54je comprends que...
38:55Ouais, ouais, laisse tomber, frère.
38:56Est-ce que c'est pire ?
38:57Une blessure au croisé
38:58ou un énorme bide sur scène ?
39:01Ça dépend quel bide.
39:02Ça dépend quel bide.
39:03Ça dépend et où, et tout, tu vois.
39:05Parce que faire un bide...
39:07Après, un bide, en vrai,
39:08ça fait aussi partie de votre vie.
39:10Ouais, mais ça dépend où.
39:11Si tu fais un bide au César
39:11devant tout le monde, là,
39:12c'est relou.
39:13C'est terrible.
39:14Tu vois, ça peut durer longtemps.
39:15Oui.
39:16C'est associé à ton image.
39:18C'est relou, tu vois.
39:19Mais croiser,
39:20ça dure toute ta vie de quoi ?
39:21En réalité, je préférais un bide.
39:22Et des bides, en réalité,
39:23est-ce que c'est...
39:24Quand tu vas sur les Comédie Club,
39:26alors tu te fais moins maintenant
39:26ce que tu nous disais,
39:27mais je me disais aussi
39:28pour tester des vannes.
39:29Ouais, ouais.
39:29Est-ce que ça, c'est fréquent
39:31de prendre des...
39:32Est-ce que c'est normal,
39:33ça fait partie de la vie maintenant
39:34d'un humoriste,
39:35de se prendre des bides
39:35ou pas trop ?
39:37Eh bien, tu sais quoi ?
39:37Je veux dire une chose
39:38qui est très, très marrante
39:39et que j'ai constaté là
39:40très récemment.
39:41Moi, quand j'ai commencé le stand-up,
39:42donc c'était en 2013, je pense,
39:44dans ces eaux-là,
39:45on prenait tous des bides
39:46parce qu'en fait,
39:47on ne savait pas comment ça marchait.
39:48On n'était pas beaucoup
39:50à faire du stand-up.
39:50Donc, on prenait des bides,
39:52mais incroyable,
39:53on n'avait pas les bonnes techniques.
39:54Moi, je venais,
39:55j'ai raconté des blagues au hasard.
39:57Je prenais des histoires,
39:59j'écrivais un truc,
40:00c'était de la merde en vrai.
40:01Et j'ai appris sur le tas.
40:02Et là, maintenant,
40:03ceux qui arrivent maintenant,
40:03ils ne bitent plus.
40:04Parce qu'en vérité,
40:06ils ont déjà les techniques
40:07que nous, on n'a jamais eues
40:08et ils sont déjà...
40:09En fait, nous, à l'époque,
40:10pour être bon au stand-up,
40:11tu devais passer 7-8 ans sur scène.
40:13Aujourd'hui, au bout de 2-3 ans,
40:14tu peux déjà avoir
40:15un niveau très correct.
40:16Oui, à l'époque,
40:17tu penses qu'il fallait...
40:17Toi, à partir de combien de temps
40:19tu t'es senti fort
40:20et à l'aise sur scène ?
40:21Ça t'as pris combien d'années ?
40:22Ça me précipige minimum.
40:23Tu sais, une fois,
40:24je parlais avec un humour
40:25qui s'appelle Urbain,
40:26que tu connais peut-être,
40:27qui disait que c'est 10 ans.
40:29Généralement,
40:29on dit que c'est 10 ans
40:32pour être bon.
40:33Je ne sais pas si toi,
40:34j'ai renversé de l'eau partout.
40:35Urbain, il lui fait encore 5 ans,
40:36je pense.
40:40C'est méchant,
40:40il est fort en plus.
40:42Il est super chaud, Urbain.
40:43Mais tu sais,
40:44il m'aurait fait la même vague.
40:45Oui, bien sûr.
40:46Mais toi, 6 ans,
40:47il t'a fallu 6 ans pour être...
40:48Oui, 6-7 ans,
40:49mais Urbain,
40:50on a commencé pareil.
40:52Non, non, Urbain,
40:54très très beau,
40:54mais c'est des mecs,
40:55on a tous commencé comme ça un peu,
40:56on était nuls,
40:57mais on est devenus bons après.
40:59Toi, tes influences,
41:00c'était des Français,
41:02des Américains ?
41:03J'avais l'impression
41:04que tu n'avais peut-être pas
41:0410 000 influences du Maurice.
41:06Est-ce que tu en as beaucoup regardé
41:07quand tu étais plus jeune ?
41:08Oui, c'est ça.
41:09Ce n'était pas ça ton ADN, toi ?
41:10Non, non, non,
41:10moi, je ne regardais que du foot.
41:12Mais si,
41:13je ne sais pas ce que je fous la roue.
41:14C'est un miracle.
41:17Non, je n'ai jamais été influencé.
41:18Évidemment que j'ai eu
41:20beaucoup de kiff pour Eric Ramsey,
41:21Jamal et tout,
41:22mais ce ne sont pas des gens
41:22qui m'ont, entre guillemets,
41:23inspiré.
41:24Ce ne sont pas eux
41:24qui m'ont donné envie
41:24de faire ce métier,
41:25comme beaucoup de mecs
41:26de ma génération.
41:27C'est vrai qu'ils sont souvent cités,
41:28comme les personnes qui te donnent envie.
41:29Oui, c'est vrai,
41:30ce sont des tueurs.
41:31Moi qui les connais personnellement aujourd'hui,
41:32ce sont des mecs
41:33que j'aime énormément.
41:34Mais ce ne sont pas eux
41:35qui m'ont donné envie
41:35de faire ce taf,
41:36ni un autre,
41:37ni une autre.
41:38C'est vraiment la vie
41:39qui t'a amené.
41:39Je te jure,
41:40c'est la vie qui m'a fait faire ça.
41:41Mais j'ai du respect
41:42pour tout le monde, évidemment.
41:43Bien sûr, bien sûr.
41:44Quand, tu sais,
41:45quand vous montez sur scène
41:45à l'époque avec le Whoop,
41:47est-ce que c'est aussi...
41:49Tu avais déjà commencé
41:50à monter sur scène ?
41:51J'avais commencé, oui.
41:52Est-ce qu'à ce moment-là...
41:53J'étais nul,
41:53mais j'avais commencé.
41:54Est-ce que,
41:55comment dire,
41:55c'est une étape en tout cas
41:56qui t'a appris aussi
41:58ce qu'il ne fallait pas faire,
41:59ce qu'il fallait faire
41:59avec le Whoop ?
42:00Est-ce que tu te souviens
42:01un peu de ça
42:01ou est-ce que c'est
42:02trop lointain ?
42:02Si, si, je m'en rappelle très bien.
42:03Mais en fait,
42:04c'est des progrès monstres
42:05qu'on a eu avec le Whoop.
42:06Parce qu'on faisait des salles
42:07de 2000, 2500 personnes.
42:08C'est énorme.
42:08Alors qu'on était débutants.
42:10Tu vois ce que je veux dire ?
42:11On était bons en vidéo,
42:12mais on n'était pas bons sur scène.
42:13C'est un autre exercice.
42:14C'est un autre exercice.
42:14C'est complètement différent.
42:16Donc,
42:17on a progressé énormément.
42:18Au bout de 2, 3 ans de tournée,
42:19on avait...
42:20Heureusement qu'il y a eu ça, en fait.
42:21Sinon,
42:22on aurait perdu du temps
42:22dans les comedic labs
42:23où on aurait moins perdu
42:24ce que là.
42:25Donc là,
42:25on a pris l'expérience,
42:26on a pris du progrès.
42:27C'était incroyable.
42:28L'aventure Whoop,
42:28c'est une des plus belles expériences
42:29de ma vie personnelle.
42:30Oui.
42:30Mais j'ai aussi le sentiment
42:31que tu aimes bien
42:32les aventures collectives.
42:34J'adore ça.
42:35On vient du football, nous.
42:36Oui, c'est ça.
42:37Donc, on monte.
42:37On monte à plusieurs, tu vois.
42:39J'aime bien, moi,
42:39faire des trucs à plusieurs.
42:40C'est un truc que je kiffe.
42:42Même quand tu fais...
42:43J'en reparle,
42:44parce qu'en plus,
42:44tu m'avais invité,
42:45mais quand tu fais ton sketch show
42:46à l'époque sur Canal+.
42:47C'est aussi ça.
42:48C'est toi qui joues
42:49le rôle principal,
42:50mais qui appellent un peu
42:50toutes les personnes
42:51avec qui tu as envie de jouer
42:52à ce moment-là.
42:53Tu avais un peu ce rôle de...
42:54Mais t'étais dedans,
42:54mais oui, avec Sofine Gerab.
42:56Exactement.
42:57Tout à fait.
42:57Tu sais que cet acteur-là,
42:59des fois, en vacances,
43:00il y a des gens qui m'ont confondu
43:01avec lui.
43:01Avec Sofine ?
43:02Oui, je ne comprends pas pourquoi.
43:03Incroyable.
43:03Je suis remedi.
43:05Il y a des gens qui me parlent
43:05et me disent
43:06c'est toi l'acteur dans Lupin.
43:07Parce qu'il joue dedans.
43:07Oui, il joue dans Lupin.
43:16Tu pourrais avoir cette envie-là
43:17sur un film au cinéma,
43:19soit écrire, soit réaliser un film
43:21ou ce n'est pas le moment ?
43:22En vrai, j'ai de plus en plus
43:23l'envie de le faire.
43:24J'espère que ça va arriver un jour,
43:26en vrai, tu vois,
43:26parce que c'est un métier
43:28complètement différent ça aussi.
43:29T'as vu, t'as le stand-up,
43:30t'as le métier d'acteur,
43:31t'as le métier de réalisateur,
43:32c'est encore autre chose.
43:33Je ne pense pas que je sois prêt aujourd'hui,
43:35donc je ne me lancerai pas tout de suite là.
43:36J'espère dans les années à venir,
43:38pourquoi pas ?
43:38Oui, et puis maintenant
43:38que tu connais mieux ce milieu aussi.
43:41Très bien.
43:41Or, je propose qu'on écoute un morceau.
43:42L'année dernière,
43:43il y a un album événement,
43:44c'est le album de Rosalia
43:45qui est sorti,
43:46je ne sais pas si tu l'avais écouté,
43:46qui s'appelle Lux.
43:47Je n'ai pas écouté.
43:48Eh bien, écoute, Rose,
43:48qu'on écoute un morceau.
43:49C'est un morceau qui a un titre français
43:50qui s'appelle Sauvignon Blanc.
43:51On écoute Rosalia
43:52et on se retrouve juste après
43:53avec Hakim Gemili.
44:23Sous-titrage Société Radio-Canada
44:35Sous-titrage Société Radio-Canada
44:38Sous-titrage Société Radio-Canada
44:42Sous-titrage Société Radio-Canada
44:47Sous-titrage Société Radio-Canada
45:16Sous-titrage Société Radio-Canada
45:49Sous-titrage Société Radio-Canada
46:08Sous-titrage Société Radio-Canada
46:37Sous-titrage Société Radio-Canada
46:41C'est l'heure des recommandations
46:43et tu m'envoyais des recommandations
46:45Hakim et tu m'envoyais notamment
46:47un artiste qui est souvent cité ici
46:48parce que tout le monde l'aime,
46:50c'est Hino Casablanca.
46:52Il est souvent cité ?
46:53Il est souvent cité.
47:05Il a été pas mal cité parce qu'en fait,
47:09tu te rends compte que cette année,
47:10il a mis beaucoup de gens d'accord.
47:11C'est le morceau « Kitley » que j'aime bien jouer ici
47:14et qui est extrait de son projet Ecstasia.
47:16Qu'est-ce qui t'a plu chez Hino ?
47:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
47:21Déjà, mon fils, il est archi fan.
47:22Ok.
47:22Ton fils a bon goût.
47:23Mon fils, il kiffe de fou.
47:25Il me dit à chaque fois « Papa, mais moi,
47:27l'ami fado ».
47:28Ah ouais, pas mettre à l'œil.
47:30Moi, c'est Dima Rave que ma fille aime bien.
47:31Ah ouais ?
47:31Parce que c'était le morceau,
47:32il va vite et tout.
47:33Ouais, ouais, ouais, c'est speed.
47:35Et bien, j'ai aimé moi les sonorités.
47:37Je trouve ça, voilà,
47:37c'est dans l'air du temps,
47:39ça nous ressemble un petit peu.
47:40Ouais, ouais.
47:41Donc...
47:41T'écoutes beaucoup de musique, toi, même,
47:43tu sais, pour te préparer.
47:44Comment tu te prépares
47:46justement sur un tournage,
47:47quand on s'ennuie ?
47:48Qu'est-ce que tu fais ?
47:50Est-ce que tu vas faire autre chose ?
47:51T'as le temps de faire du...
47:53Comment ça se passe, un tournage ?
47:54Quand je m'ennuie ?
47:55Ouais.
47:55Quand je m'ennuie.
47:56On t'attend, là, pendant une heure et demie.
47:58Franchement, j'essaie de m'occuper un maximum.
48:00J'essaie de faire avancer mes affaires.
48:01Ok.
48:02Parce que je sais ce que j'ai réglé
48:03avec ma femme par écrit.
48:05J'essaie d'écrire des conneries
48:06à droite, à gauche.
48:08J'essaie que tout soit stable.
48:09Le plus stable possible.
48:10J'aime bien que ce soit stable.
48:11Ok.
48:11Pas forcément carré,
48:12parce que ça l'est pas tout le temps,
48:13mais le plus stable possible.
48:14Donc, j'essaie d'avancer un maximum
48:15sur les autres trucs.
48:16Quand je dis que j'aimerais que ce soit stable,
48:17est-ce que t'as l'impression
48:17que ta vie, elle est pas chaotique,
48:19mais t'as tellement de choses
48:20que t'es un peu débordée
48:21ou justement, t'arrives, toi,
48:23à organiser ta vie
48:23et à faire en sorte que
48:25les choses soient assez claires ?
48:26Ou est-ce que tu te sens parfois dépassé
48:27par les événements ?
48:28J'ai toujours été dépassé
48:29par les événements.
48:31Même avant que je fasse ça.
48:32Même avant qu'il y ait des choses.
48:33Avant qu'il y ait des événements.
48:38Ouais.
48:38J'ai toujours été un peu dépassé partout.
48:40Donc, j'essaie de soigner ce truc-là,
48:43on va dire.
48:43Mais bon, je n'arrive pas.
48:46Une série que t'as citée.
48:47T'es la deuxième personne
48:48qui a cité ça.
48:48Je crois que la première,
48:49c'était Nasa.
48:50Nasa, il a regardé ça ?
48:51La série From.
48:52Exactement.
48:53Il m'en a parlé
48:53comme d'une série incroyable.
48:55Je crois qu'en France,
48:56elle est disponible
48:56sur Via Paramount+,
48:57et je ne dis pas de bêtises.
48:58Moi, je ne l'ai pas encore regardé.
49:00Qu'est-ce qui te plaît ?
49:02Je t'explique.
49:03C'est la meilleure chose
49:04que j'ai jamais vue de ma vie.
49:05À ce point-là ?
49:06À ce point-là.
49:06Parce qu'il y a quatre saisons
49:07en plus, je crois.
49:08Il y en a beaucoup.
49:08Là, il y a la dernière épisode
49:10qui va de sortir dimanche.
49:11C'est la top série ?
49:13Mais c'est le meilleur truc
49:14que j'ai jamais vu de ma vie.
49:16Ok.
49:17Moi, c'est mon goût.
49:19Bien sûr, mais c'est intéressant.
49:21Moi, je trouve ça incroyable.
49:23Pour l'instant, c'est incroyable.
49:24Quand Nasa m'en avait parlé,
49:24ça m'avait donné très envie de regarder.
49:26Je n'ai pas encore pu le faire.
49:26Là, tu me...
49:28Je suis choqué
49:30que Nasa t'en parle.
49:31Pourquoi tu es choqué ?
49:32Parce qu'en vérité,
49:33quand j'en parle aux gens,
49:33personne ne connaît.
49:35Nasa, je l'ai croisé la semaine dernière.
49:37On a fait un événement ensemble.
49:39Mais on n'a pas eu tant de...
49:40C'est une série qui fait peur, c'est ça ?
49:41Il y a un côté un peu horrifique.
49:43Oui, oui, oui.
49:44Mais ce n'est pas le truc
49:45le plus important de la série.
49:46C'est ça qui est fou là-dedans.
49:47Ok.
49:48Parce que les gens disent
49:49« Je ne vais pas regarder,
49:49c'est une série qui fait peur. »
49:50Mais tu n'as pas compris.
49:51Si tu ne regardes pas,
49:51tu n'as pas compris.
49:52Ok.
49:52Ce n'est pas ça le...
49:53Ce n'est pas ça le délire.
49:54Mais c'est incroyable.
49:55Franchement, mec.
49:56Et ma femme, pareil.
49:56Ok, vous êtes dedans, là.
49:58On est à fond, gros.
49:59On attend carrément
50:00que les dimanches passent
50:01pour les regarder en meute.
50:02Ah oui, ok.
50:03Toutes les semaines.
50:04Toutes les semaines, oui.
50:05Et un auteur, c'est Yasmina Kadra.
50:07Tu lis beaucoup son œuvre.
50:10Est-ce que ça t'arrive justement
50:10à te dégager du temps aussi pour ça ?
50:13Yasmina Kadra, en vérité,
50:14je crois que c'est le seul auteur
50:16que je lis.
50:16Ok.
50:17Depuis quelques années, là, tu vois.
50:19Oui, j'ai quasiment lu tous ses bouquins.
50:21Quasiment.
50:22Oui, oui.
50:22Plus de la moitié.
50:23J'ai lu 60 à 80 % de son œuvre.
50:25Ok.
50:26Mais c'est le mec
50:27qui m'a donné goût de la lecture.
50:28Mais parfois, là,
50:31c'est un peu technique.
50:32Parce que, là, le dernier, surtout, là,
50:35il faut aller sur Google en même temps
50:36et tout pour le dictionnaire.
50:38Il y a des mots que tu ne captais pas.
50:39Mais par contre,
50:40c'est extraordinairement bien écrit
50:41à chaque fois.
50:41Il t'explique des choses
50:43que tu ne comprends pas forcément avant.
50:47Notamment, les sirènes de Bagdad.
50:49C'est incroyable.
50:51Il t'explique ce qu'un terroriste
50:53peut ressentir.
50:54Pourquoi il devient un terroriste.
50:55Donc, c'est un délire, en vrai.
50:57C'est un délire.
50:57Et ça a été créé longtemps, en plus.
50:59Je trouve ça assez fou.
51:01C'est un auteur de fou.
51:01C'est intéressant parce que
51:02j'ai aussi le sentiment,
51:03tu sais, on dit beaucoup
51:04que les nouvelles générations
51:06n'élisent pas, etc.
51:07Et moi, je vois plein de jeunes,
51:08même sur les réseaux,
51:09qui parlent aussi, justement,
51:10de lecture,
51:11qui ont une forme de nouveau goût
51:13aussi pour la lecture.
51:14Comme si, tu sais,
51:14il y avait un besoin,
51:15comme on est tous
51:17très présents
51:18et très, comment dire,
51:19très connectés.
51:20Comme s'il y avait aussi
51:20un moment, un besoin
51:21de revenir à ce genre
51:22d'activités
51:23qui nous ont semblé désuées
51:24à un moment où on se disait
51:25j'ai pas envie de lire.
51:26Et en fait,
51:26comme s'il y avait aussi
51:27un besoin un peu
51:28de calmer de concentration.
51:29Je sais pas si tu ressens ça
51:30dans cette vie très frénétique.
51:33En fait, je suis d'accord avec toi,
51:35mais pas pour les mêmes arguments.
51:37Parce que moi,
51:37je pense que les gens,
51:38aujourd'hui,
51:39ils ont capté
51:39que tout passe par la culture.
51:41Tout passe par
51:44l'amélioration de soi-même
51:45et pour s'améliorer,
51:46pour avoir du vocabulaire,
51:47pour avoir des choses à raconter,
51:48des choses à dire,
51:48de l'inspiration,
51:49il faut lire.
51:52Et scultiver,
51:54et les mecs comme
51:55Yasmina Kadra,
51:57c'est des gens
51:58qui contribuent à ça
51:58et qu'il faut absolument lire.
52:00Les mecs de ma génération,
52:01les mecs d'en-dessous,
52:01c'est un petit peu,
52:02les meufs, tout le monde.
52:03C'est des gens qu'on doit lire,
52:04absolument lire.
52:05C'est des exemples pour nous,
52:06en vérité.
52:07Hakim,
52:07c'est l'heure
52:09de la question qui tue.
52:10Allez !
52:11Allez !
52:15Pour toi,
52:16t'es un expert en humour.
52:18Tu fais rire la France,
52:19Hakim.
52:21Quelle est pour toi
52:23la plus grande comédie
52:25de tous les temps ?
52:27Française,
52:28américaine,
52:28tout ce que tu veux.
52:30Le film,
52:31pour toi,
52:31c'est parfait,
52:33de A à Z.
52:34C'est extraordinaire.
52:37Ouais,
52:38c'est chaud.
52:39Ah, c'est chaud !
52:40T'as dit quoi, toi ?
52:42Moi,
52:42j'ai posé la question,
52:43je ne réponds pas, moi.
52:44Mais on a répondu,
52:45par exemple,
52:45Fabien Antaneta a répondu
52:46Le Dîner de Con,
52:47il n'y a pas longtemps.
52:48José de Balasco avait répondu
52:50Certains Lameshaut,
52:50si je ne dis pas de bêtises.
52:52Thomas Ndiol avait répondu
52:53Casse Départ,
52:54qui a donné son film.
52:57Je crois que c'est les réponses
52:57qu'on a eues,
52:58jusqu'à présent.
52:59Ah ouais.
53:00Bah ouais,
53:01c'est assez...
53:02Moi, j'aurais tendance
53:03à dire un Dîner de Con,
53:04c'est ce que j'allais dire.
53:05Moi aussi, tu vois.
53:06Le film est assez parfait,
53:07je trouve.
53:08Et il est sorti en 98,
53:10et en fait,
53:11tu le mets aujourd'hui,
53:12toutes les vannes fonctionnent.
53:14C'est incroyable ce film,
53:15il est incroyable.
53:16Ça ou la soupe au chou, quoi.
53:18Ok.
53:19Donc Jacques Villerey
53:19dans les deux.
53:20Ouais,
53:20Jacques Villerey,
53:21pour moi,
53:21c'est...
53:22Lui,
53:23Louis de Funès,
53:24il n'y a jamais eu mieux.
53:25Ouais.
53:25T'as beaucoup...
53:26Tu sais,
53:26les films de Louis de Funès,
53:27je suis un peu plus éjectome,
53:28on est quand même
53:29d'une génération assez proche,
53:30il passait beaucoup
53:30à la télévision.
53:31Je ne sais pas,
53:31moi,
53:32mes parents adoraient
53:33Louis de Funès,
53:34ma grand-mère adoraient...
53:35Tu sais,
53:35c'était important.
53:36Est-ce que t'as grandi aussi
53:38avec cet humour-là
53:38qui est différent du tien,
53:39mais qui a pu aussi
53:40peut-être te nourrir
53:41aussi inconsciemment ?
53:42Non,
53:42mais dis-moi
53:42si c'était pareil pour toi,
53:43parce que moi,
53:43c'était Louis de Funès,
53:44évidemment,
53:45Jacques Villerey
53:45et Elie Kaku.
53:47Très important,
53:48Elie Kaku.
53:49Le premier spectacle d'Elie Kaku,
53:50très très important.
53:51Très très...
53:52Tu sais que dans ma famille,
53:52ça a pleuré
53:53quand il est décédé.
53:53Ouais,
53:54mais moi,
53:54c'était important,
53:55complètement.
54:02Tu racontes justement
54:02le fait de partir
54:03du Maroc au Canada.
54:05Même,
54:06il parle,
54:06tu sais,
54:07des parents,
54:07des grands-parents marocains.
54:09ma mère avait l'impression
54:10de voir
54:11ses grands-parents algériens.
54:13Il y avait vraiment
54:13quelque chose
54:14de très très proche aussi.
54:15C'était exceptionnel.
54:17Nous,
54:17on a plus été marqués
54:18par Elie Kaku,
54:19mais c'est vrai que
54:19Gad,
54:20quand ça est arrivé
54:20un peu plus tard,
54:22il a bossé avec Elie Kaku en plus,
54:23il me semble.
54:24Oui,
54:24je crois qu'il avait raconté ça.
54:26Mais c'est vrai
54:27que c'était assez inspiré
54:29d'Elie Kaku,
54:30mais pour moi,
54:30Elie Kaku,
54:31dans ce domaine-là,
54:32c'était très important.
54:33Il a gagné,
54:34ce sera...
54:35Même dans la vérité,
54:36si je mens,
54:36il a des scènes.
54:38Incroyable.
54:38Il est mort trop tôt.
54:40Tout à fait.
54:41Hakim,
54:41c'était un plaisir
54:42de te recevoir aujourd'hui.
54:43On rappelle donc
54:44que le film
54:45Tout va super sort
54:46demain partout en France.
54:47Merci beaucoup.
54:48Le spectacle Fatigue Alaska
54:495 et 6 juin,
54:51en attendant la suite,
54:52évidemment.
54:53Merci beaucoup Hakim,
54:53merci à toutes les personnes
54:54qui ont participé
54:55à la fabrication
54:56de cette émission
54:56préparée par Alessia Dacour
54:57et Don Tella,
54:58réalisée par Gaëtan Koui,
54:59la programmation musicale
55:00est signée
55:00Jean-Baptiste Odibert
55:01et la technique.
55:02Ce soir,
55:02c'était l'incroyable
55:03Loïs Moreau
55:04et le non moins excellent
55:05Gaspard Guy Bourget.
55:06Merci aux équipes web
55:07et vidéos
55:08et demain,
55:09on recevra
55:09la génialissime
55:11Lin-Lin.
55:11A demain.
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