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  • il y a 3 heures
Elijah Wood est de retour à l’affiche de "Wedding Nightmare : deuxième partie", la suite d’un film d’horreur qui avait rencontré un vrai succès en salles. L’occasion de revenir sur son goût pour le cinéma de genre, loin de l’image de Frodon Saquet qui lui colle encore à la peau.

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Transcription
00:00Bonjour les déjà, très heureux de te rencontrer, merci d'être là aujourd'hui.
00:03Ravie de te rencontrer aussi, merci de m'inviter.
00:05Qu'est-ce que tu as aimé quand tu as lu le scénario de le film pour lequel tu es
00:09aujourd'hui,
00:09Wedding Nightmare 2 ?
00:11J'étais un vrai fan du premier film.
00:17Je l'ai vu au cinéma, il m'a vraiment surpris, j'ai trouvé ça tellement drôle.
00:22Et oui, surprenant, avec plein de rebondissements.
00:27Samara Weaving est vraiment incroyable en ce film.
00:30Ses corps qui explosent à la fin, c'était juste un énorme kiff.
00:36Et puis après j'ai appris à connaître un peu Matt et Tyler, les réalisateurs, au fil des années qui
00:41ont suivi.
00:42J'ai une boîte de prod qui s'appelle SpectreVision, donc on essaie peut-être de faire quelque chose avec
00:46eux.
00:46Puis ils m'ont envoyé un mail, je crois que l'objet du mail était peut-être même « avocat
00:52».
00:52Et ils m'ont proposé cette idée que je vienne jouer l'avocat dans une suite de ce film.
00:57Je n'avais aucune idée qu'ils prévoyaient de faire une suite.
01:00J'ai lu le scénario et j'ai immédiatement adoré.
01:03Ça capture l'esprit de ce premier film, le ton de ce premier film.
01:07Ça se déroule littéralement quelques secondes après la fin du premier film.
01:11Et je trouvais ça une idée brillante.
01:14Ça fait exactement ce qu'on attend d'une suite.
01:16Ça élargit le récit de ce qu'ils avaient mis en place dans le premier film.
01:20Ce film est tellement contenu.
01:23C'est un film sur une famille qui a fait un pacte direct avec le diable.
01:28Mais on ne sait pas ce qu'il y a derrière cette façade.
01:31Ce film dit « D'accord, en fait, c'est beaucoup plus gros que vous ne le pensiez ».
01:36Moi, j'adore ça.
01:37J'ai trouvé que c'était une manière brillante d'étoffer cette histoire originale.
01:40Tu viens de dire que tu as aimé le premier film.
01:42Qu'est-ce qui fait que tu aimes autant les films d'horreur ?
01:45Parce que finalement, tu en as joué et tu as joué dans plusieurs films d'horreur.
01:47Ce qui peut être assez surprenant par rapport à l'image ou à toi.
01:50Oui, je pense que...
01:54Écoute, mon rapport avec les films d'horreur a commencé quand j'étais jeune.
01:58J'ai un grand frère qui a 7 ans plus que moi.
02:01Il me montrait ces films alors que je n'étais même pas censé les voir.
02:04Des trucs comme Freddy 3, des films d'horreur sortis directement au VHS,
02:08qu'il louait avec ses amis quand il était adolescent.
02:12J'ai été exposé aux films d'horreur assez tôt.
02:14Et plutôt que d'en être dégoûté ou traumatisé, j'ai vraiment adoré ça.
02:21Et en grandissant, j'ai découvert davantage de films.
02:28Mon expérience du cinéma s'est élargie.
02:31J'ai vu des films du monde entier, de tous les gens.
02:34Et je suis tout simplement tombé amoureux du cinéma en général.
02:36Le film d'horreur a toujours gardé sa place.
02:39Il y a plein de raisons pour ça.
02:40C'est un espace vraiment créatif pour faire du cinéma.
02:45Les règles ne s'appliquent pas forcément de la même manière.
02:47On peut faire des choix vraiment audacieux.
02:50Des idées complètement folles sont possibles dans le cadre du genre en général.
02:56Et en tant que fan, j'ai toujours adoré ça.
03:00Je pense qu'on est encore dans ce qui ressemble à...
03:03Peut-être pas à une renaissance des films d'horreur, parce que ça, ça s'est déploadé il y a
03:07une dizaine d'années.
03:08Mais on est à un moment où l'horreur et le genre occupent une place respectée,
03:14dans le sens qu'ils ne sont plus relégués à...
03:17Comme des films de série B, ils sont considérés comme du grand art.
03:21Et quant à un film comme Sinner, sélectionné pour l'Oscar du meilleur film,
03:25qu'il aurait très bien pu remporter, c'est un film de vampires.
03:28Amy Madigan, qui remporte l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Weapons.
03:33Ça change complètement la donne.
03:34On est vraiment à un moment magnifique où le genre fait partie de la conversation globale.
03:39Et ça, c'est juste génial.
03:41Et je pense qu'il y a la plus d'opportunités aujourd'hui dans le genre.
03:45Chacune de mes expériences dans cet espace a été vraiment individuelle.
03:48L'opportunité de travailler sur Maniac, un remake avec Alex Aja comme producteur.
03:54Je suis un grand fan de son travail aussi.
03:57Il fait également partie de cette nouvelle vague de l'horreur ici en France.
04:01Avoir la chance de travailler avec lui comme producteur, il a produit Maniac.
04:05Je crois qu'il a aussi participé à l'écriture du scénario.
04:08C'était un vrai plaisir.
04:09L'approche était tellement différente de l'original.
04:12Chaque projet existe vraiment pour lui-même.
04:16Je ne cherche pas spécialement des films d'horreur ou de genre.
04:19Tout est juste...
04:23Oui, oui, j'aime ça.
04:25Et chaque projet dans lequel je m'engage, c'est simplement celui avec lequel je suis en train de m
04:30'engager à ce moment-là.
04:31Ce n'est pas que je recherche spécifiquement ces choses-là.
04:33Après, bien sûr, on va revenir sur le film dont on est censé parler aujourd'hui.
04:37Mais puisqu'on parle de toi et de ta carrière, j'imagine aussi que ça a dû surprendre des gens
04:42quand, après les rôles que tu as joué, je pense bien sûr au Seigneur des Anneaux, tu es allé sur
04:46des personnages comme ça.
04:47Est-ce qu'il y avait une volonté de prendre des gens à contre-pied ?
04:49Je crois qu'un principe, ça a toujours été de chercher des choses différentes de ce qui s'est fait
04:58précédemment.
04:59Je ne sais pas si des choix ont été faits avec l'intention claire de contourner ou de jouer avec
05:08la perception des gens,
05:11mais plutôt avec l'envie constante de trouver quelque chose de très différent.
05:15Parce que pour moi, la longévité a toujours été importante.
05:21Je veux travailler, travailler longtemps et ne pas être coincé dans un genre ou dans un type de personnage précis.
05:30En tant qu'acteur, on cherche toujours un nouveau défi, des rôles très différents de ce qu'on vient de
05:36faire.
05:37C'est tout. Je pense que ce n'est pas tellement pour être subversif.
05:42Avec un rôle comme Kevin, par exemple, dans Sinsety, j'étais fan du roman graphique et je voulais vraiment retravailler
05:49avec Robert Rodriguez.
05:51Et ça représentait une opportunité tellement fun.
05:54Bien sûr, je savais que ce personnage allait complètement bousculer la perception que les gens ont de moi.
05:59Mais ça permet aussi de repousser toutes les limites qui peuvent se présenter.
06:05En tant qu'acteur, on n'a pas envie d'être captif. On veut avoir la liberté de se balader.
06:10Alors, on revient au film Wedding at Mar 2. Dans ton personnage, justement, il y a une dimension un peu
06:14presque religieuse.
06:15Est-ce que tu l'as abordé comme un personnage spirituel ?
06:18Ah oui, c'est marrant.
06:21On était en interview récemment avec Matt et Tyler, parce qu'on a présenté le film au South by Southwest
06:27à Austin.
06:28Ils disaient que la première fois qu'ils ont vu ça, c'était à la caméra, pendant une prise.
06:35Je ne sais pas. Beaucoup de ces choix apparaissent simplement sur le moment.
06:39Parce que, quand on dit « Salut, Satan », il y a forcément une sorte de religiosité, j'imagine.
06:46C'est une forme de révérence.
06:48Je ne sais pas. Ce geste est apparu dans cet espace-là.
06:52Je pense que le personnage de l'avocat a une relation directe avec le diable.
06:57Donc ça, c'est quelque chose dont on est conscient.
06:59Mais au-delà, il est assez mystérieux.
07:01On ne sait pas grand-chose de lui.
07:02Il n'y avait rien dans le scénario qui développait son passé ou qui donnait beaucoup d'informations sur le
07:08personnage.
07:09Donc, une grande partie de ce que j'avais, c'était de travailler dans cet espace limité.
07:14C'était amusant de trouver des façons d'exprimer quelque chose qui puisse suggérer un peu plus largement qui cette
07:19personne pourrait être.
07:21Des petites entrées, des petits indices.
07:23Certaines de ces choses sont juste des moyens de donner plus d'expression à un personnage qui est, je pense,
07:29assez mystérieux sur la page.
07:30Apparaît de la relation du personnage avec le diable.
07:32Et dans le cinéma, le diable a été mis en scène.
07:35Je pense notamment, et des gens m'ont interprété.
07:37Je pense à Robert De Niro dans Angel Heart, à Al Pacino notamment dans La société du diable.
07:42Est-ce que tu t'es inspiré peut-être aussi de grands méchants comme ça qui ont pu apparaître dans
07:48le cinéma ?
07:50Pas vraiment.
07:54C'est un personnage tellement neutre.
07:58Et au final, il remplit une fonction.
08:00Il arrive, il a une série de règles qu'il doit énoncer à ses familles pour les maintenir dans le
08:08cap.
08:10On pourrait presque enlever le diable de l'équation et tout le côté mystique.
08:16Et ça reste juste un avocat qui arrive, qui explique à un groupe de famille,
08:21voilà les règles, le jeu nous a menés jusqu'ici.
08:24À partir de maintenant, voilà ce que vous devez faire et suivez ces règles.
08:28Il y a quelque chose de très pratique, de très pragmatique.
08:32Oui, c'est ça, c'est ça le truc.
08:34Je pense qu'il est moralement ambigu.
08:36Parce qu'il fait juste son boulot.
08:38On n'a jamais vraiment accès à ce qu'il ressent réellement.
08:43Moi, je crois que...
08:44Parce qu'il y a des moments dans le film où il semble s'amuser de ce qui se passe.
08:51Moi, j'ai l'impression qu'il regarde depuis longtemps ces idiots friqués se marcher dessus pour le pouvoir.
09:00Et ça ne le concerne pas vraiment.
09:02Il n'est pas dans ce jeu-là.
09:04Donc, il les juge probablement un peu.
09:06C'est là où j'en étais.
09:08D'une certaine manière, l'avocat a un peu le point de vue du public.
09:13Parce que c'est un observateur.
09:15Il observe simplement les événements et il donne aux gens les règles selon lesquelles ils peuvent participer.
09:21Le film aussi est intéressant parce qu'il montre une élite mondiale qui joue avec la vie des gens.
09:25Est-ce que tu vois ça aussi comme quelque chose qui pourrait même se référer à ce qu'on raconte
09:29beaucoup de l'actualité à l'heure actuelle ?
09:30J'ai l'impression qu'il y a aussi quelque chose qui peut avoir une vraie prise avec la réalité.
09:35Oui, bien sûr.
09:38On a vu à travers l'histoire des gens avec beaucoup d'argent et de pouvoir.
09:43Et utiliser ce pouvoir de manière complètement folle.
09:46Oui, ces deux choses vont de pair.
09:54Oui, clairement on voit ça se jouer à l'échelle mondiale d'une manière assez marquée en ce moment.
10:01Et ce que fait ce film, et c'est quelque chose que le genre fait très bien,
10:06c'est commenter ces choses-là depuis un angle un peu farcesque dans les limites du genre et avec son
10:12côté un peu absurde.
10:15Et le film se moque vraiment de ces gens et du ridicule de leurs ambitions de pouvoir.
10:23Le film aborde ça de front.
10:25C'est comme David Cronenberg qui joue le chef de la famille Danforth, Chester Danforth.
10:30Il y a un moment où il déclare un cessez-le-feu.
10:33Et là, tu vois vraiment que cette famille contrôle les événements du monde.
10:38Ça parle un peu des Illuminati.
10:42Est-ce qu'il y a littéralement quelqu'un qui tire les ficelles ?
10:45Le film aborde ça de front d'une manière vraiment drôle.
10:50C'est ça qui est génial avec le genre.
10:52C'est un espace sûr pour traiter des choses qui se passent dans la réalité.
10:56Et ça nous permet de nous en moquer.
10:59Alors que la réalité, parfois, est plus difficile à regarder ou à affronter.
11:03Tu disais aussi que tu avais un studio de production, bien sûr, tu produis plusieurs films.
11:06Est-ce que c'est aussi une manière de prendre de la liberté par rapport à l'industrie
11:10et de produire aussi les films que tu as vraiment envie de voir à l'écran ?
11:15Je pense que la motivation, c'est certainement en tant que spectateur, en tant que fan,
11:21l'envie de produire des choses que tu as envie de voir.
11:23C'est assez naturel.
11:24Quand tu lis un projet ou qu'il y a un réalisateur avec qui tu as envie de travailler,
11:28que tu veux soutenir, il y a aussi cette part de « j'ai envie de voir ce film ».
11:32C'est aussi soutenir des voix qui sont enthousiasmantes et uniques.
11:37Beaucoup de ce qui nous a motivés, surtout au début, et qui reste un principe directeur,
11:42c'est essayer de faire des films qui autrement ne se feraient pas.
11:45Faire partie de ceux qui soutiennent des réalisateurs,
11:49et dans certains cas, des films qui ont un parcours beaucoup plus difficile
11:55ou qui sont un peu à côté des normes et ne rentrent pas dans une case évidente,
11:59ces films-là peuvent être plus compliqués à monter parfois.
12:02Et souvent, ce sont justement ces films qu'on a envie de soutenir pour qu'ils aient une place.
12:07Oui, ça fait clairement partie de la démarche.
12:12Je pense qu'on a créé la boîte en étant des amoureux du genre
12:15et de ce que le genre permet, avec l'envie de soutenir des réalisateurs.
12:20Et je pense aussi leur offrir un espace pour faire les films qu'ils veulent
12:22et protéger ces films.
12:24Tu parlais justement de ton amour du genre
12:27et le fait que le genre, justement, le genre horreur
12:29est plus respecté aujourd'hui que dans le passé.
12:32Le cinéma a énormément changé depuis que tu as commencé,
12:34on va dire, à la fin des années 90.
12:35Est-ce que tu as le sentiment que les plateformes, par exemple, de streaming,
12:38ont contribué aussi à aider ces genres à être davantage respectés ?
12:45Oui, je pense que tu touches quelque chose
12:46qui a changé ces 20 dernières années.
12:52Moi, je me souviens, dans les années 90,
12:54si tu voulais voir un film indépendant,
12:56ou même un film étranger,
12:58tu devais aller dans un cinéma d'art et d'essai pour les voir.
13:02Oui, oui, quelque chose de niche, oui, tu as raison.
13:04Il y a quelque chose dans le streaming
13:07qui a rendu ça plus démocratique,
13:10qui a permis à ces films d'être vus par des publics
13:14qui, autrement, n'auraient peut-être pas eu accès à ces films.
13:17Évidemment, à Paris, il y a plein d'endroits pour voir ces films.
13:21Mais si tu vis dans une petite ville quelque part,
13:23et puis surtout aux États-Unis,
13:25si tu n'es pas dans une grande ville,
13:28tu n'aurais pas forcément un moyen d'y accéder.
13:33Sauf peut-être si tu avais un super vidéoclub
13:36avec des intellos qui te recommandaient des films.
13:39Alors, les plateformes de streaming,
13:41et ça a commencé avant les plateformes de streaming,
13:44il y avait les VOD en location,
13:46comme iTunes et compagnie.
13:48Ça a permis aux gens d'avoir accès à des films
13:50qu'ils n'auraient jamais vus autrement.
13:52Je pense que ça élargit le paysage,
13:55au point que maintenant,
13:57même les films étrangers ne sont plus considérés
13:59comme étant à part.
14:02Quant à un film comme Parasite,
14:03qui remporte l'Oscar du meilleur film,
14:06et pas seulement celui du meilleur film étranger,
14:08le terrain de jeu est beaucoup plus vaste aujourd'hui.
14:11Et c'est génial !
14:13Les possibilités pour les films
14:15qui autrement seraient passées inaperçues,
14:18il y a maintenant des espaces pour eux.
14:21Évidemment, c'est un peu écrasant.
14:24Il y a énormément de plateformes
14:26et de circuits de distribution.
14:28Mais ça veut dire aussi
14:29qu'il y a beaucoup plus d'opportunités,
14:30et je pense que c'est une bonne chose.
14:32Dans l'industrie,
14:33il y a souvent des discours catastrophistes,
14:35et ça arrive à chaque fois
14:36qu'une nouvelle technologie apparaît.
14:40Ah, ça a été le cas avec les DVD,
14:42et ça arrive tout le temps.
14:44Mais au final,
14:46l'industrie évolue et s'adapte
14:48à chaque changement.
14:49Je ne sais pas.
14:50Mais moi, je reste toujours positif,
14:51parce que même si l'aspect économique
14:54est compliqué,
14:55et que l'industrie a du mal
14:56à sortir avec les sorties en salle,
14:58et à trouver des modèles de rentabilité
15:01qui fonctionnent pour tout le monde,
15:04malgré tout, chaque année,
15:05je vois des films incroyables se faire,
15:09des exemples incroyables
15:10d'idées originales
15:11qui sont soutenues.
15:12Donc voilà, moi je reste positif.
15:14Ça paraît de Parasite justement
15:15qui remporte l'Oscar
15:17juste du meilleur film.
15:19Je suis né en 1986,
15:20et pour moi justement
15:21la pop culture
15:22et les blockbusters
15:24c'était américain.
15:26Aujourd'hui, j'ai le sentiment
15:26que les grands films
15:27viennent d'un peu partout
15:28et qui sont vus par tout le monde.
15:30Je pense notamment aux films coréens,
15:31aux films sud-américains,
15:32peu importe.
15:32Est-ce que tu as l'impression
15:33que les Etats-Unis
15:33sont moins le centre de gravité,
15:35du cinéma que dans le passé ?
15:40Ça s'équilibre, clairement.
15:42Cette domination
15:43n'a plus autant de poids
15:45qu'avant.
15:47Et je trouve ça enthousiasmant.
15:49Ça permet à des nouvelles voies
15:51d'émerger.
15:53Et puis il y a aussi des exemples
15:54de grands réalisateurs étrangers
15:56qui travaillent à Hollywood.
15:59Évidemment,
15:59Yorgos Lantimos
16:00en est un très bon exemple.
16:02Denis Villeneuve
16:03aussi est un bon exemple.
16:05Et ça,
16:06c'est super intéressant
16:08parce que faire venir
16:09des gens de l'extérieur
16:10dans ce système
16:11pour qu'ils y apportent
16:13leur perspective unique,
16:14ce qui est d'ailleurs
16:15une tradition ancienne
16:16à Hollywood
16:16qui remonte loin,
16:19celle de aller chercher
16:21des voix fortes
16:22un peu partout.
16:24Mais oui, oui,
16:24je pense que tu soulèves
16:25une idée vraiment intéressante
16:27et c'est aussi très simple.
16:32Le fait que le terrain
16:33de jeu soit beaucoup
16:34plus équilibré
16:35et qu'on intègre
16:36des voix venant
16:37d'autres parties du monde,
16:38c'est vraiment
16:38une excellente chose.
16:39Et c'est enthousiasmant.
16:41Un de mes réalisateurs
16:41préférés travaille ici,
16:43en France,
16:44Quentin Dupieux.
16:45Tu connais ?
16:46Ah, mec,
16:47je suis obsédé
16:48par les films de ce type.
16:50Je crois que son prochain film
16:51sera peut-être en anglais.
16:52Je crois que si.
16:54Bref,
16:54il est génial.
16:58C'est une voix unique.
17:02C'est bientôt la fin
17:02de l'interview,
17:03je crois que tu as
17:03d'autres choses à faire.
17:05C'est l'heure des anneaux,
17:06c'est une saga
17:06qui est classique,
17:07évidemment.
17:08Aujourd'hui,
17:08presque 30 ans
17:09après le début de la saga,
17:12Frodo,
17:12est-ce que tu l'aimes
17:13ou est-ce que tu en as marre
17:14de ce personnage ?
17:16Oh, je l'aime Frodo.
17:17J'adore Frodo.
17:19Non, je ne m'en suis pas lassé.
17:22Ça serait vraiment
17:23tellement bête
17:24si c'était le cas.
17:26Ces films représentent
17:27une expérience,
17:28une période tellement
17:28extraordinaire de ma vie.
17:31Et l'une des expériences
17:32de tournage
17:33les plus incroyables
17:33que j'ai jamais vécues,
17:34ce lien avec la Nouvelle-Zélande
17:36que je garde encore très fort.
17:37Et un personnage
17:38que j'aime sincèrement.
17:40Oh,
17:41tout ça représente
17:42quelque chose
17:42qui est uniquement
17:44un cadeau pour moi.
17:45et je suis fan
17:47de ces films.
17:48Donc,
17:49je comprends le fait
17:50de rencontrer des gens
17:51et d'en parler avec eux.
17:52J'ai la même forme
17:53de respect.
17:54Puis aussi,
17:54ce qui est intéressant
17:55avec Seigneur Zélande,
17:56c'est que ce n'est pas une saga
17:57qui est uniquement générationnelle.
17:58C'est une saga
17:59qui est aussi
18:00considérée comme
18:02étant vraiment
18:02du grand cinéma.
18:03Les trois films
18:04sont vus comme des classiques.
18:05Donc,
18:05je pense qu'avoir été
18:06le personnage principal
18:08d'une saga comme ça,
18:09c'est aussi particulier
18:10parce que ce n'est pas juste
18:11une saga
18:11qui a marqué
18:12une génération.
18:13C'est vraiment une saga
18:14qui a marqué
18:15l'histoire du cinéma.
18:18Ça l'est.
18:19C'est vraiment spécial.
18:20Ça a été clairement
18:21été adopté
18:22dans la culture populaire
18:24et ses films sont tenus
18:25en très haute estime,
18:26ce qui est magnifique.
18:27Thank you very much.
18:28Thank you for your time.
18:29Ouais, merci.
18:29C'était super sympa.
18:31Merci.
18:32Thank you.
18:33Thank you.
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