00:00On entre dans la Data Room.
00:10Bienvenue dans la Data Room.
00:12Chaque chiffre que nos experts vont nous livrer dans un instant,
00:14chaque chiffre vaut l'infini.
00:16Jean-François et David, êtes-vous prêts à tronçonner l'infini en data ?
00:19Oui.
00:21C'est donc un morceau d'infini qu'ils vont nous livrer en une minute chacun.
00:24Vous n'avez qu'une minute.
00:25On démarre avec vous, Jean-François.
00:26Votre chiffre, 1 milliard d'euros.
00:28Oui, on en a beaucoup parlé, donc j'ai un peu effleuré le sujet.
00:31C'est 1 milliard, c'est l'investissement de Stellantis annoncé en France,
00:34à Mulhouse, pour des voitures made in France.
00:36Et donc pas, ce coup-ci, un investissement, co-investissement
00:39avec une entreprise chinoise.
00:42Je trouve ça intéressant parce que, finalement,
00:451, ça veut dire qu'il y a encore des boîtes qui investissent en France,
00:48en particulier Stellantis qui était un peu pointé du doigt là-dedans.
00:522, ça montre quand même que Stellantis,
00:54qui était un de ceux qui étaient un peu réticents à passer à l'électrique
00:57en disant qu'il faut repousser l'objectif de 2035,
00:59en fait, on voit bien que ce qui porte le résultat,
01:01les prises de commandes chez Stellantis le mois dernier
01:04sur le full électrique, c'est x6.
01:06Ce mois-ci, on parle du x7.
01:08Donc, il voit bien quand même que la dynamique,
01:09et je pense que je parlais du pivot tout à l'heure,
01:11quand vous avez une voiture sur trois dans le monde
01:13qui est vendue, qui est électrique,
01:14quand vous voyez les progrès des performances des batteries
01:16et quand vous voyez le prix qui baisse,
01:18bon, il ne faut absolument pas conduire avec le rétroviseur.
01:22Peut-être que Stellantis est en train de faire ça
01:24en investissant dans l'électrique
01:25et aussi un petit geste politique, je pense, là-dedans,
01:27quand ils investissent en France.
01:291 milliard, donc, qui seront investis par Stellantis
01:30pour produire des véhicules électriques à Mulhouse.
01:32Votre data, à vous, David, votre chiffre, 20%.
01:3620%, c'est les projections de croissance,
01:39des profits des sociétés du S&P aux États-Unis
01:43sur chaque trimestre à venir.
01:45C'est donc croissance annuelle pour le deuxième trimestre,
01:47troisième trimestre et quatrième trimestre.
01:48C'est un chiffre absolument phénoménal
01:51et de voir, en fait, un tel alignement.
01:54Ce qui veut dire, en gros, c'est que si vous achetez le marché,
01:57ou si vous êtes satisfait d'acheter le marché aujourd'hui,
02:00dans 12 mois, dans 9 à 12 mois, en fait,
02:02on est potentiellement 20% plus bas en termes de valorisation.
02:06Donc, c'est absolument phénoménal.
02:09Et d'où, je pense, le fait que Goldman Sachs,
02:12entre autres, revoit à la hausse son objectif de cours
02:14sur le S&P.
02:17Il vise 8 000 points dans les 12 mois, Goldman Sachs.
02:20Donc, il y a une mécanique, là, qui est,
02:22et encore une fois, une mécanique micro,
02:24qui est extrêmement solide et extrêmement forte.
02:27Il faudra beaucoup de macro négatives pour en venir à bout.
02:31Oui, mais quand même, l'effet de comparaison
02:33l'an prochain sera plus compliqué.
02:34Mais 2027 va être très, beaucoup plus compliqué,
02:37une fois qu'on aura...
02:39Surtout qu'entre-temps, les marchés peuvent encore prendre 30%
02:42et donc aller beaucoup plus haut
02:44que ce que nous livrent véritablement les sociétés.
02:46Oui, c'est passionnant.
02:47Et en Europe, on n'a vraiment pas à rougir non plus
02:49sur nos entreprises, parce qu'aux États-Unis,
02:50c'est trastosphérique, mais c'est porté par la tech.
02:52Mais en Europe, on attend plus de 15%, je crois,
02:55de hausse des bénéfices pour cette année aussi.
02:56C'est bien, quand même.
02:57Mais ce qui est plus intéressant d'Europe,
02:58c'est que c'est plus diffusé,
02:59parce que ce chiffre, comme toutes les moyennes,
03:01masque une réalité qui est, en fait,
03:03les 20%, il est porté par, encore une fois,
03:05un tout petit nom d'entreprise
03:06qui a des profits stratosphériques.
03:08L'Europe, c'est un peu plus diffusé.
03:10Merci beaucoup à tous les deux
03:11de nous avoir accompagnés.
03:12David Gau, partner,
03:13directeur des investissements de Bédurand Capital Partners
03:15et Jean-François Robin,
03:16directeur de la recherche de Natixis.
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