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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 27 mai, Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis, et David Gaud, partner et CIO de B.Durand Capital Partners, se sont penchés sur l'investissement annoncé par Stellantis pour produire des véhicules électriques à Mulhouse, estimé à 1 milliard d'euros, ainsi que sur la croissance minimale des profits des valeurs du S&P pour chaque trimestre de 2026, évaluée à 20 %, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On entre dans la Data Room.
00:10Bienvenue dans la Data Room.
00:12Chaque chiffre que nos experts vont nous livrer dans un instant,
00:14chaque chiffre vaut l'infini.
00:16Jean-François et David, êtes-vous prêts à tronçonner l'infini en data ?
00:19Oui.
00:21C'est donc un morceau d'infini qu'ils vont nous livrer en une minute chacun.
00:24Vous n'avez qu'une minute.
00:25On démarre avec vous, Jean-François.
00:26Votre chiffre, 1 milliard d'euros.
00:28Oui, on en a beaucoup parlé, donc j'ai un peu effleuré le sujet.
00:31C'est 1 milliard, c'est l'investissement de Stellantis annoncé en France,
00:34à Mulhouse, pour des voitures made in France.
00:36Et donc pas, ce coup-ci, un investissement, co-investissement
00:39avec une entreprise chinoise.
00:42Je trouve ça intéressant parce que, finalement,
00:451, ça veut dire qu'il y a encore des boîtes qui investissent en France,
00:48en particulier Stellantis qui était un peu pointé du doigt là-dedans.
00:522, ça montre quand même que Stellantis,
00:54qui était un de ceux qui étaient un peu réticents à passer à l'électrique
00:57en disant qu'il faut repousser l'objectif de 2035,
00:59en fait, on voit bien que ce qui porte le résultat,
01:01les prises de commandes chez Stellantis le mois dernier
01:04sur le full électrique, c'est x6.
01:06Ce mois-ci, on parle du x7.
01:08Donc, il voit bien quand même que la dynamique,
01:09et je pense que je parlais du pivot tout à l'heure,
01:11quand vous avez une voiture sur trois dans le monde
01:13qui est vendue, qui est électrique,
01:14quand vous voyez les progrès des performances des batteries
01:16et quand vous voyez le prix qui baisse,
01:18bon, il ne faut absolument pas conduire avec le rétroviseur.
01:22Peut-être que Stellantis est en train de faire ça
01:24en investissant dans l'électrique
01:25et aussi un petit geste politique, je pense, là-dedans,
01:27quand ils investissent en France.
01:291 milliard, donc, qui seront investis par Stellantis
01:30pour produire des véhicules électriques à Mulhouse.
01:32Votre data, à vous, David, votre chiffre, 20%.
01:3620%, c'est les projections de croissance,
01:39des profits des sociétés du S&P aux États-Unis
01:43sur chaque trimestre à venir.
01:45C'est donc croissance annuelle pour le deuxième trimestre,
01:47troisième trimestre et quatrième trimestre.
01:48C'est un chiffre absolument phénoménal
01:51et de voir, en fait, un tel alignement.
01:54Ce qui veut dire, en gros, c'est que si vous achetez le marché,
01:57ou si vous êtes satisfait d'acheter le marché aujourd'hui,
02:00dans 12 mois, dans 9 à 12 mois, en fait,
02:02on est potentiellement 20% plus bas en termes de valorisation.
02:06Donc, c'est absolument phénoménal.
02:09Et d'où, je pense, le fait que Goldman Sachs,
02:12entre autres, revoit à la hausse son objectif de cours
02:14sur le S&P.
02:17Il vise 8 000 points dans les 12 mois, Goldman Sachs.
02:20Donc, il y a une mécanique, là, qui est,
02:22et encore une fois, une mécanique micro,
02:24qui est extrêmement solide et extrêmement forte.
02:27Il faudra beaucoup de macro négatives pour en venir à bout.
02:31Oui, mais quand même, l'effet de comparaison
02:33l'an prochain sera plus compliqué.
02:34Mais 2027 va être très, beaucoup plus compliqué,
02:37une fois qu'on aura...
02:39Surtout qu'entre-temps, les marchés peuvent encore prendre 30%
02:42et donc aller beaucoup plus haut
02:44que ce que nous livrent véritablement les sociétés.
02:46Oui, c'est passionnant.
02:47Et en Europe, on n'a vraiment pas à rougir non plus
02:49sur nos entreprises, parce qu'aux États-Unis,
02:50c'est trastosphérique, mais c'est porté par la tech.
02:52Mais en Europe, on attend plus de 15%, je crois,
02:55de hausse des bénéfices pour cette année aussi.
02:56C'est bien, quand même.
02:57Mais ce qui est plus intéressant d'Europe,
02:58c'est que c'est plus diffusé,
02:59parce que ce chiffre, comme toutes les moyennes,
03:01masque une réalité qui est, en fait,
03:03les 20%, il est porté par, encore une fois,
03:05un tout petit nom d'entreprise
03:06qui a des profits stratosphériques.
03:08L'Europe, c'est un peu plus diffusé.
03:10Merci beaucoup à tous les deux
03:11de nous avoir accompagnés.
03:12David Gau, partner,
03:13directeur des investissements de Bédurand Capital Partners
03:15et Jean-François Robin,
03:16directeur de la recherche de Natixis.
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