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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, face à l'info, ravie de vous retrouver ce soir au sommaire au Moyen-Orient.
00:07Le cessez-le-feu vacille, les Etats-Unis ont frappé des sites de missiles et des navires iraniens dans le
00:12sud de l'Iran.
00:14En autodéfense, je cite, malgré les négociations en cours.
00:19Téhéran dénonce une violation et un accord fragile, donc ce profil sur Hormuz.
00:26Mais la tension reste explosive alors que certains gardent les yeux rivés sur le rendez-vous annuel.
00:32Le rendez-vous médical annuel de Donald Trump, l'édito de Michel Fayad ce soir.
00:36Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, affirme que la France blanche et chrétienne n'est qu'un
00:43fantasme d'extrême droite.
00:45Et célèbre de son côté, je cite, la Nouvelle France.
00:48En ayant l'existence historique évidente d'une France millénaire, église, calvaire, saint, prénom, héritage culturel,
00:56tout en reconnaissant le changement démographique massif.
00:59Elle franchit sans doute une étape non plus critiquée, l'ancienne France, mais l'a déclarée inexistante.
01:05En quoi cet effacement symbolique bouleverse-t-il l'héritage commun ?
01:09Pourquoi la France se laisse-t-elle ainsi effacer ?
01:13L'analyse de Gabriel Cluzet.
01:14Pour la première fois depuis qu'il est maire de Châlons-sur-Saône, Gilles Platré a reçu un avertissement surprenant.
01:22Juste avant de célébrer un mariage ce week-end, le futur époux lui demandait expressément de ne pas serrer la
01:29main de sa future femme pendant la cérémonie.
01:32Comment auriez-vous réagi ?
01:33Gilles Platré a fermement rejeté cette injonction, refusant de cautionner cette rupture culturelle qui s'impose.
01:40Le regard de Marc Monod.
01:41Édouard Philippe chute lourdement dans les sondages pour 2027.
01:46La droite classique vacille, l'heure de la recomposition a sonné.
01:50Dans son livre qui vient de paraître « La cendre et le feu », Tuguel Denis signe une enquête intime
01:58et vibrante au cœur de cette droite française.
02:00Ses blessures, ses grandeurs, ses fidélités secrètes et ses contradictions générationnelles.
02:08Un roman vrai d'un camp qui brûle et renaît de ses cendres.
02:12Tuguel Denis en exclusivité, l'invité de Charlotte Dornela ce soir.
02:16Aujourd'hui s'est ouvert à Paris le procès de David Gé, 36 ans, ancien animateur de l'école maternelle
02:22de Paris 11.
02:23Il est accusé d'agression sexuelle sur 8 enfants de 3 à 5 ans notamment, ainsi que de harcèlement et
02:30agression sur des collègues.
02:31Un dossier glaçant, emblématique d'un scandale trop longtemps étouffé.
02:36Il révèle les failles graves de la protection de l'enfance à l'école.
02:40Justice doit enfin être rendue, sans silence ni complaisance.
02:43La présidente de Innocence en danger et notre invitée ce soir, Oméra Célier.
02:50Nous aurons en exclusivité également un chasseur international de pédocriminels
02:55qui de façon anonyme nous expliquera comment il agit.
02:58C'est sur Face à l'Info.
03:00Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
03:02C'est parti.
03:1613 départements en vigilance orange demain jusqu'à 38-39 degrés attendus par endroits ces prochains jours.
03:23Hydratez-vous.
03:24Un petit challenge peut-être pendant Face à l'Info ce soir.
03:27Trois verres d'eau au cours de l'émission.
03:29C'est parti.
03:31C'est interdit sur le plateau.
03:33C'est interdit sur le plateau.
03:35On boit avant et après.
03:39Tout d'abord, pour commencer cette image, un drapeau français a été hissé hier au sommet de la flèche de
03:47la cathédrale de Rouen.
03:48Probablement dans la nuit.
03:50Les pompiers ont dû la retirer.
03:53La préfecture porte plainte pour cette intrusion, je cite, illégale et dangereuse.
03:58La cathédrale de Rouen est la plus haute de France.
04:01151 mètres.
04:02Elle reste un lieu chargé de mémoire nationale autour de Jeanne d'Arc qui incarne la résistance française.
04:09Est-ce que vous êtes choquée par le retrait du drapeau français sur la cathédrale de Rouen ?
04:14Certains oui.
04:15Qu'en pensez-vous, Charlotte Dornelas ?
04:16En fait, j'étais en train de regarder, puisqu'on va tout dire, vous m'avez...
04:20À l'instant, on a donné l'info.
04:22À l'instant.
04:24Je suis désolée.
04:25Non, non, non, pas du tout.
04:26Mais la préfecture réagit en fait en expliquant que ce n'est pas la présence du drapeau français qui est
04:30dangereux,
04:30mais le fait que des gens escaladent, parce qu'il a été placé à 150 mètres de haut,
04:35et que le lendemain de la première découverte de ce drapeau,
04:39quelqu'un a voulu monter sur la cathédrale et a fait une chute de 8 mètres.
04:42Et que donc, je pense qu'ils ne veulent pas lancer un concours de...
04:47Oui, de hissage de drapeau, on va dire.
04:49Oui, de hissage, voilà.
04:49Je ne savais pas si ça existait.
04:51Au sommet de la cathédrale.
04:54Donc voilà, au moins la préfecture n'expliquait pas que c'est la présence du drapeau français qui est gênante
04:58ou qui est dangereuse.
04:59Beaucoup d'internautes ont été choqués parce qu'il y a des drapeaux un peu étrangers, hissés un peu partout.
05:05Il faut rappeler que Sylvain Tesson s'était fait le spécialiste de grimper comme ça, ici et là-bas.
05:11Ne pas reproduire chez vous.
05:13Voilà.
05:14Alors, Michel Fayad, après des semaines de menaces et de discussions,
05:19les États-Unis et l'Iran semblent proches d'un accord
05:22qui mettrait durablement fin à une guerre au Moyen-Orient.
05:25Alors, on a l'habitude d'entendre ça.
05:27J'espère que vous nous direz des choses qu'on ne sait pas ce soir.
05:29Et pour faire l'économie de milliers de morts, voilà, et secouer cette guerre qui a déjà secoué l'économie
05:36mondiale.
05:37Concernant la situation au Liban, Benjamin Netanyahou a affirmé qu'Israël allait intensifier l'offensive sur le pays pour écraser
05:46le Hezbollah pro-Iranien.
05:47Oui, tout à fait. En fait, on négocie sous les bombes, en réalité,
05:51puisque, en fait, ça dit tout de se cesser le feu, puisque ce matin, les Iraniens ont vu Pandarabas,
05:58qui est le plus grand port de leur pays, bombarder.
06:00Ils ont eu sept morts, mais les médias iraniens n'en parlent pas.
06:03Mais ce qui est assez intéressant de voir, c'est ce qui se dit dans certains médias,
06:06où certains regrettent le JCPOA, c'est-à-dire l'accord sur le nucléaire de 2015,
06:11qui avait été signé par les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et l'Allemagne,
06:15avec l'Iran, qui consistait justement à ce que l'Iran suspende en partie son programme nucléaire.
06:21Mais depuis, en fait, il y a eu des révélations qui ont été faites,
06:25notamment par l'Agence internationale de l'énergie atomique,
06:29qui avait révélé à chaque fois lors de ces rapports
06:31qu'elle ne constatait que ce que l'Iran voulait bien lui montrer.
06:35Donc, en fait, on ne savait pas si l'Iran montrait tout.
06:39Et finalement, en 2019, un an après que Trump se soit retiré de cet accord,
06:45un des conseillers de Khomeini, qui s'appelait Salehi, avait avoué en 2019
06:50qu'au moment même où les Iraniens étaient en train de négocier avec les Français,
06:54les Américains, les Britanniques, les Chinois, les Russes, les Allemands sur cet accord,
06:59ils étaient en train d'acheter des turbines, des tubes de remplacement pour leurs réacteurs d'Arak.
07:04Et donc, en fait, ils montraient bien qu'ils n'avaient jamais en réalité respecté ces accords.
07:10Et puis, juste avant la guerre des 12 jours, on nous avait révélé dans un rapport de l'AIEA toujours
07:15que les Iraniens avaient enrichi leur uranium à plus de 60 %,
07:19ce qui signifie que ce n'est pas un programme nucléaire civil qui était poursuivi,
07:23mais bien à terme, un programme nucléaire militaire,
07:26puisque pour un programme nucléaire militaire, il faut enrichir à plus de 90 %.
07:30Mais passer de 60 à 90, c'est assez simple, mais un programme civil, c'est moins de 10 %,
07:35donc 5 % peut-être.
07:37Il y a deux jours... Oui, pardon ?
07:39Oui, juste une chose sur également le fait que l'Iran ne peut pas vraiment se permettre
07:44de faire un accord sur le nucléaire, parce qu'un accord sur le nucléaire aujourd'hui,
07:48ça signifierait sa perte à lui.
07:51Donc, il y a deux possibilités.
07:52C'est tout l'objectif de la guerre en même temps.
07:54Exactement. Soit il va refuser l'accord sur le nucléaire et donc il va aller vers la guerre,
07:59soit il va continuer le nucléaire en faisant semblant de le suspendre et tout ça,
08:03donc il va mentir. Il n'y a pas d'autre possibilité.
08:05Il ne peut pas renoncer complètement, parce que ce serait en réalité la fin du régime lui-même
08:10qui a promis ce nucléaire.
08:13Alors, je disais qu'il y a deux jours, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem,
08:16appelait les Libanais à renverser leur gouvernement.
08:19L'Iran parle de succès diplomatique à Doha. C'est une victoire ou bien de la propagande ?
08:24Écoutez, les Iraniens se sont déplacés à deux personnalités importantes,
08:28le ministre iranien des Affaires étrangères, Raqchi, et le président du Parlement, donc Galibaf.
08:34Ils ont réclamé au Qatar 12 milliards de dollars d'actifs gelés.
08:38S'ils les obtiennent, effectivement, ce sera une sorte de victoire.
08:41Mais en même temps, qu'est-ce que c'est que 12 milliards lorsque l'Iran a perdu,
08:45durant cette guerre, 240 milliards ?
08:47Lorsque leur PIB a chuté de 80 %, lorsque leurs infrastructures sont détruites.
08:54Et en réalité, c'est une économie en faillite.
08:57On l'a vu lors du JCPOA, quand ils ont...
08:59Donc l'accord sur le nucléaire de 2015, lorsqu'ils ont récupéré de l'argent,
09:02ils l'ont utilisé pour armer et refinancer le Hezbollah,
09:06les Hachel-Sharbi en Irak, donc leur proxy en Irak, etc.
09:09Et là, ils referaient la même chose.
09:10Ils donneraient cet argent aux gardiens et aux proxys.
09:14Et sur Naïm Qassem, c'est très important, parce que Naïm Qassem, en fait,
09:18s'est réjoui que l'Iran négocie à la place du Liban, donc avec les Américains.
09:25C'est un aveu incroyable.
09:26C'est-à-dire que le Hezbollah se réjouit de la perte de souveraineté du Liban,
09:30alors qu'il prétend défendre la souveraineté du Liban.
09:32Donc ça, c'est une première chose.
09:33La deuxième chose, il a menacé de renverser le gouvernement libanais.
09:37Donc aujourd'hui, non seulement il a déclaré la guerre sans l'accord du gouvernement libanais,
09:41qui est lui, celui qui devrait avoir le contrôle de cette déclaration de guerre,
09:45mais maintenant, il s'octroie le droit de le...
09:47Enfin, il annonce qu'il allait appeler le peuple à le renverser,
09:51si jamais le gouvernement libanais décidait de négocier avec Israël.
09:55En réalité, donc, l'Iran a gagné d'une certaine manière,
09:59puisqu'on négocie avec lui.
10:01Et le Hezbollah pense qu'il n'a pas à désarmer
10:04et que si tout désarmement n'aura lieu que lorsque, soi-disant,
10:07l'État sera fort, l'État libanais sera fort,
10:09mais cet État n'est pas fort parce que lui-même, justement,
10:11le maintient en situation de faiblesse.
10:14Et mais en même temps, vous savez, un régime qui n'a plus d'argent,
10:19un régime qui a mis ses opposants en prison,
10:21un régime qui a, en fait, sa population contre lui,
10:25est-ce qu'on peut parler réellement de victoire ?
10:26Il a perdu sa légitimité.
10:28Alors, dix secondes, peut-être, avant de parler aussi de Donald Trump,
10:32qui a eu sa visite médicale annuelle aujourd'hui.
10:35On apprend à l'instant qu'il a déclaré que ça s'est parfaitement bien passé,
10:38vous nous direz.
10:39Mais si on nous veut, alors.
10:42Joe Biden n'est dit de pas ça, je crois, je n'en sais rien.
10:44On va voir avec vous.
10:47Mohsen Rezae, figure centrale de la recomposition militaire,
10:51Michel Fayad, après la décapitation du commandement iranien,
10:55dit que le temps joue pour lui.
10:58Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il a raison ?
10:59Déjà, c'est lui, aujourd'hui, le vrai chef en Iran.
11:02Parce qu'il est le conseiller militaire d'un guide qu'on ne voit pas,
11:06qu'on n'entend pas, à part qu'on lit ses tweets.
11:09Mais en réalité, c'est lui qui a les commandes.
11:12Il a dirigé les Gardiens de la Révolution pendant 16 ans.
11:15Il s'est entouré aujourd'hui de ses anciens camarades.
11:18Donc, son successeur, Mohamed Ali Jaffari,
11:20qui est l'inventeur de ce qu'on a entendu souvent dans les médias,
11:23c'est-à-dire la défense mosaïque,
11:25cette capacité pour les Iraniens de défendre province par province,
11:28indépendamment du pouvoir central, contre les Américains,
11:31contre les Israéliens.
11:32Et en même temps, il a nommé Zolkader à la place de la Réjani
11:37à la tête du Conseil supérieur de défense.
11:39Et lui était son numéro 2 à l'époque.
11:42Et il est également le beau-frère de Jaffari.
11:45Et il a également nommé d'autres personnes importantes
11:50qui étaient à ses côtés pour diriger le pays.
11:53Donc, c'est vraiment lui qui a la main.
11:54Sauf qu'aujourd'hui, il y a une impasse.
11:58C'est-à-dire qu'on demande aux Iraniens d'accepter...
12:01Enfin, les Américains leur demandent d'accepter la paix.
12:04Mais lui, c'est très bien qu'il ne peut pas renoncer
12:06à ce que fait réellement le régime.
12:09C'est-à-dire, lorsqu'il chante « Mort à l'Amérique, mort à Israël »,
12:12comment est-ce que vous voulez qu'il accepte un accord
12:14avec ces mêmes Américains ?
12:16Et là, il y a quelques tweets qui ont été faits
12:19par le guide suprême actuel,
12:21donc Moshlapa Khamenei, qui viennent de sortir.
12:23Voilà, ils sont à l'écran.
12:25Et dans lesquels, donc, ils promettent justement
12:27la fin d'Israël, la fin des bases américaines
12:30dans l'Asie centrale, « Mort à l'Amérique, mort à Israël ».
12:33Enfin, tout le langage, en fait, anti-paix et pro-guerre
12:39ont été dit encore ce soir.
12:41Quant à la visite de Donald Trump, la visite annuelle,
12:43beaucoup de personnes avaient les regards
12:46sur cette visite annuelle
12:47et viennent déclarer que ça s'est bien passé
12:49et qu'il est en pleine forme.
12:50Oui, justement, parce qu'en fait, aux États-Unis,
12:52le président a le droit de décider lui-même
12:54du contenu de sa communication suite à sa visite médicale.
12:59Donc, l'année dernière, par exemple,
13:01juste pour vous rappeler, il avait été diagnostiqué
13:04d'une insuffisance veineuse chronique.
13:06Il est responsable d'un gonflement visible des chevilles,
13:10tandis que les échymoses répétées sur sa main droite
13:12avaient été attribuées par son médecin, selon lui,
13:15à la fréquence des poignées de main
13:16et à sa prise d'espérine à visée cardiovasculaire.
13:19Je plaisante pas, c'est vraiment ce qu'il avait dit.
13:23Non, mais pour son âge, il se porte bien, quand même.
13:24Oui, mais il y avait quand même
13:26une certaine discussion autour de cette visite médicale
13:29parce que ça arrive trois semaines avant ses 80 ans
13:31et lui-même s'était moqué de Biden
13:33à la même époque pour ces faits-là
13:35de sa santé physique et mentale.
13:37D'accord, merci beaucoup.
13:39Ça va, quand même.
13:40Il se porte mieux avec ça.
13:41Ça, c'était l'année dernière.
13:42Il y a quelques académiciens en France
13:45qui ont plus de 100 ans et qui se portent beaucoup mieux.
13:47Ils sont agiles, ils sont vifs d'esprit,
13:49ils ne se contredisent pas en permanence.
13:51On marque une pause, on revient d'en face à l'info.
13:53Beaucoup de sujets ce soir à vous montrer
13:55que vous ne verrez pas ailleurs.
13:56A tout de suite.
14:01Marc Menon, pour la première fois
14:03depuis qu'il est maire, pas vous, maire de Chalors-Syrson,
14:07Gilles Platré a reçu un avertissement surprenant
14:10juste avant de célébrer un mariage ce week-end.
14:14Le futur époux lui a demandé expressément
14:17de ne pas serrer la main de sa future épouse
14:20lors de la cérémonie.
14:22Comment vous auriez réagi ?
14:24Et comment a réagi le maire ?
14:26Comment vous a réagi, Charlotte ?
14:27Je ne sais pas, mais comment Marc aurait réagi ?
14:31On a une petite idée.
14:32Je ne suis pas le conseiller de Gilles Platré,
14:35mais j'avoue qu'il a réagi comme il devait le faire.
14:38Qu'a-t-il donc fait ?
14:39Il a dit, vous êtes en France,
14:42nous avons des mœurs
14:44et je vous demande de vous conformer
14:46à notre façon de vivre.
14:49C'est d'un élémentaire.
14:51Et il a serré la main de la future.
14:52Il a fini par obtenir
14:54de pouvoir serrer la main des deux
14:57sans que le mari fasse un esclandre.
15:00Ça, c'est une sorte de victoire.
15:03Mais je dis une sorte de victoire
15:04parce qu'on est dans le factuel.
15:06Ça n'éluge pas tout ce qui se passe partout en France.
15:10Et à quelques kilomètres de là,
15:13dans un petit village
15:14qui s'appelle Châtenoy-le-Royal,
15:17ce même samedi,
15:18on a vu des gens qui ont bloqué la route,
15:22qui sont sortis en lançant des fumigènes
15:25qui se comportaient de façon totalement extravagante
15:29et inciviles.
15:31Et il a fallu que les forces de l'ordre interviennent
15:35pour rétablir un minimum, je dirais,
15:40de communautés entre les personnes.
15:44Et ça, je ne sais pas si vous l'avez vu,
15:46combien de fois, moi,
15:47il m'est arrivé de prendre le périphérique.
15:49Alors vous êtes habitué à parler très vite sur le périphérique.
15:52Mais là, soudain, tout s'arrête
15:53et ça dure je ne sais trop combien de temps.
15:55Et vous découvrez que ce sont des gens
15:58qui sont accaparés une des voix
16:02et qui ont tout bloqué pour célébrer
16:05l'union d'un membre de leur famille.
16:08Nous sommes aujourd'hui dans cette situation
16:12où il n'y a plus la conscience de l'autre
16:15et on veut à tout prix faire valoir
16:17notre façon de nous comporter
16:20selon nos origines.
16:22C'est-à-dire, c'est contraire
16:24et c'est là où Gilles Platret a raison.
16:27Mais ce qui est terrifiant,
16:28c'est que Châlons-sur-Saône
16:30est à 70 km d'une autre ville connue, Dijon.
16:35Que s'est-il passé à Dijon ?
16:37Il y a eu des échauffourées entre communautés.
16:40On a vu aussi des jeunes turcs
16:43qui, même chose,
16:44chantaient à l'Akbar.
16:46Et à l'époque, celui...
16:47On était en 2020,
16:48le maire de l'époque qui était socialiste,
16:50Robert Repsalem,
16:52avait trouvé odieux
16:54le tweet que Gilles Platret avait rédigé
16:58où il disait,
16:59mais voilà,
17:00vous vous rendez compte
17:01où nous en sommes ?
17:03Aujourd'hui,
17:04eh bien,
17:05il n'y a plus le respect
17:07de notre manière de vivre.
17:10Et là,
17:10quand on a lu
17:12ce qu'il a ajouté
17:14après avoir obtenu
17:15cette correction
17:17de la part,
17:18il y a quand même une chose
17:19qui est formidable.
17:20Au-delà de l'incivisme,
17:22vous avez un homme
17:23qui dit
17:24« Ma femme n'a pas
17:25à vous donner la main ».
17:27C'est-à-dire qu'il se l'accapare,
17:29on est au-delà du propriétaire,
17:32on est avec son petit toutou.
17:33Et ça ne fusque personne.
17:35Je dis et exige de ma femme
17:39qui elle doit saluer
17:41ou ne pas saluer.
17:42Et là,
17:42on est face à quoi ?
17:44Eh bien,
17:44on est face
17:45à cet entrisme
17:46qui est dénoncé
17:49depuis si longtemps
17:50par les uns et les autres.
17:51J'en ai été un,
17:52mais la référence
17:53en la matière,
17:54c'est Florence Bergeau-Blaclaire
17:56qui dit
17:57« Partout,
17:58il y a cette incidence
18:00et cette incapacité
18:02à faire valoir
18:03notre désir d'assimilation ».
18:06Parce qu'au départ,
18:07arrêtons de dire
18:08« On est raciste en quoi ? »
18:09en se comportant comme ça.
18:11Alors là,
18:12sur les réseaux sociaux,
18:13ça fleurit « Raciste,
18:14c'est intolérable,
18:16quelle est cette laïcité ? »
18:17Mais quoi ?
18:18Vous vous rendez compte
18:19que l'on n'est même plus déjà,
18:21c'est ce que j'ai essayé de faire
18:22dans le petit aparté,
18:23capable de distinguer
18:25l'attitude d'un homme
18:27face à sa femme.
18:28On trouve ça normal
18:30que selon sa religion,
18:32il puisse avoir
18:34un tel autoritarisme,
18:36une telle servilité
18:37de celle avec laquelle
18:39il est en train de s'unir.
18:41Que ça,
18:41personne ne dit
18:42quoi que ce soit
18:43contre ça.
18:44Et puis après,
18:45quand le maire
18:46rappelle donc
18:47à cette attitude
18:50qui est celle
18:51qui a permis
18:52à cette France
18:53de sortir,
18:54je ne le rappellerai
18:55jamais assez,
18:56sortir de quoi ?
18:58Bien d'une sorte
18:59de guerre civile larvée
19:00qui a existé
19:01du début de la Révolution
19:02jusqu'à la loi de 1905
19:04où il y avait
19:06d'un côté
19:07les royalistes,
19:08les catholiques,
19:09les laïcars comme moi,
19:11etc.
19:11Et c'était à qui
19:12il voulait imposer
19:13la loi à l'autre.
19:15Et cette loi,
19:16elle a fini par naître,
19:18c'est la loi de 1905
19:19où chacun vit
19:20dans son fort intérieur.
19:21Mais ça se justifie
19:24d'autant plus
19:25qu'aujourd'hui,
19:26on peut rappeler
19:27les quatre piscines,
19:28ce qui se passe
19:29sur les terrains
19:30de sport,
19:30etc.
19:31C'est tantrisme
19:33que personne ne veut voir,
19:34bon sang de bon sang.
19:35Alors quand même,
19:37l'année dernière,
19:38on a Bruno Rotaillot,
19:40moi je ne suis pas
19:40un militant
19:41de Bruno Rotaillot,
19:42mais qui avait fait sortir
19:43ce dossier
19:44en montrant
19:45ce qui se passait.
19:46Eh bien,
19:47cette rédaction
19:49d'un constat
19:50d'une situation
19:51en France
19:52a vu,
19:54cette semaine,
19:55la responsable
19:57du contre-terrorisme
19:58américain
19:59se présenter
20:00chez les LR
20:02pour dire
20:02mais que se passe-t-il
20:04parce que nous,
20:05on voit bien
20:05qu'il y a
20:06une incidence
20:07qui commence
20:08à se faire,
20:08à se répandre
20:10et donc
20:10à être tangible
20:12chez nous.
20:13Dites-nous
20:13ce qui se passe.
20:14Peut-être
20:15que certains
20:16commencent
20:17à ouvrir les yeux
20:17mais globalement,
20:19la classe politique
20:20française
20:22regarde ailleurs
20:23et ne veut surtout
20:23pas voir
20:24cette réalité.
20:25C'est tellement facile
20:26de dire
20:27raciste,
20:28raciste.
20:29Michel Fayad,
20:30vous avez envie
20:31de réagir peut-être
20:31sur ce sujet ?
20:32Je voulais juste dire
20:33une chose,
20:33c'est qu'en fait,
20:34dans l'islam,
20:35il y a la notion
20:36du mahram,
20:37c'est-à-dire que
20:37l'homme qui serre
20:38la main d'une femme
20:39et qui n'est pas
20:40sa mère ou sa femme
20:41ou sa cousine,
20:43c'est une femme
20:43avec laquelle il peut
20:44avoir des rapports
20:44sexuels.
20:46Et donc,
20:46lui,
20:46il a eu cette vision
20:47islamiste,
20:48il a considéré
20:49que si Gilles Plâtré
20:50venait à lui serrer
20:51la main,
20:52il aurait le droit
20:53de coucher avec elle.
20:54Oui,
20:55non mais vous vous rendez compte ?
20:56Non mais je crois
20:58qu'on avait des doutes.
20:59Non mais on est
21:00en plein obscurantisme.
21:02On n'aide pas les gens
21:03et alors ce qui est dramatique,
21:05c'est pour les musulmans
21:06qui eux se sont assimilés
21:07et qui se retrouvent
21:09dans les quartiers
21:09où ils sont,
21:10otages de ce radicalisme
21:13de certains.
21:14Et ce qui est dramatique,
21:14ce sont les maires
21:15parce que lui,
21:16Gilles Plâtré,
21:17il a dénoncé.
21:18Oui ?
21:18Mais certains maires
21:19ne le dénoncent pas.
21:20Mais personne ne le dénonce.
21:22de la France,
21:22de la République.
21:22Et là,
21:23vous pourriez avoir
21:23l'association des maires
21:24qui se mettent derrière lui.
21:26Silence radio.
21:27Merci beaucoup.
21:29Nous allons accueillir
21:29maintenant notre invité
21:31au Mérace.
21:31Il est présidente
21:32d'Innocence en danger.
21:34C'est un honneur
21:35de la recevoir
21:36sur le plateau.
21:37Merci beaucoup
21:37d'être avec nous ce soir.
21:38D'abord,
21:39vous êtes née en Iran
21:40et vous avez fait
21:41vos études en France.
21:42Vous êtes française
21:43et d'abord,
21:45avant de parler
21:45d'Innocence en danger,
21:47installez-vous ma belle.
21:48C'est un plaisir
21:49de vous recevoir.
21:50Merci.
21:50On a déjà reçu
21:51beaucoup de personnes
21:52dans vos équipes,
21:53beaucoup d'avocats
21:53puisque votre association
21:54est exceptionnelle.
21:56Merci.
21:56D'abord,
21:57je disais que vous êtes née
21:58en Iran,
21:58Mérace Elie,
21:59et vous avez fait
22:00vos études en France.
22:00Vous êtes française.
22:01Comment vivez-vous
22:02d'abord
22:03cette guerre en Iran ?
22:05Terriblement mal
22:07parce que je suis
22:08en exil forcé
22:10depuis 47 ans
22:12et j'espère
22:13tous les ans
22:13comme les Russes blancs
22:15rentrer chez moi
22:16l'année prochaine
22:17et cette année prochaine
22:18dure depuis 47 ans.
22:20Donc,
22:20je le vis
22:22je le vis mal
22:23mais aussi
22:24j'ai peur
22:25pour le peuple iranien
22:26parce qu'ils sont
22:27de nouveau
22:29l'enjeu
22:29entre les pouvoirs
22:31beaucoup plus grands
22:32qu'eux
22:32et j'espérais
22:34que l'Iran
22:36aurait un autre
22:38tournant.
22:39Vous vous dites
22:40qu'il était temps
22:41de faire cette guerre
22:42ou bien vous dites
22:43que cette guerre
22:43n'était pas nécessaire ?
22:46Vous dites
22:46la guerre
22:47ce qu'est l'Amérique.
22:49C'est ça.
22:50Écoutez,
22:50je ne sais pas
22:51si la forme
22:52devait être la guerre.
22:54Je pense
22:55qu'il était temps
22:58que l'Iran
22:59change
22:59de régime
23:01parce que
23:01la liberté
23:02est qu'un monde
23:03que les femmes
23:04n'ont...
23:05Bref,
23:05il y a beaucoup
23:06de problèmes
23:06notamment aussi
23:07économiques.
23:08Mais est-ce que ça
23:09devait être
23:10sous forme
23:11d'une guerre ?
23:11Je ne sais pas.
23:12Je pense que
23:14la guerre
23:15a été une erreur
23:17dans la mesure
23:17où,
23:18à mon sens,
23:19à mon avis,
23:20le peuple
23:21était très uni
23:22contre
23:24ce régime
23:26qui est autoritaire.
23:27mais le fait
23:28d'avoir bombardé
23:29une école,
23:30le fait
23:31de détruire
23:32des hôpitaux,
23:32ça a réunifié
23:34les gens.
23:35Et donc,
23:35je ne sais pas
23:36si la réponse
23:37pour la situation
23:39aurait dû être
23:39une guerre.
23:40Et puis,
23:41je n'aime pas savoir
23:41que les Iraniens
23:42meurent.
23:43Non.
23:44Vous êtes partie
23:45en exil
23:46il y a 47 ans.
23:47Dans quelles conditions ?
23:48Je suis partie
23:49en exil
23:50il y a 47 ans
23:51parce que
23:53mes parents
23:53m'ont dit
23:54qu'il allait
23:56y avoir
23:57des problèmes
23:57en Iran
23:58et que
23:59j'allais
24:01rentrer
24:03très vite.
24:04Voilà.
24:05Ça fait 47 ans.
24:06Ils ont sauvé
24:06votre vie,
24:07peut-être ?
24:09Oui.
24:10Oui.
24:10Peut-être.
24:11C'est vrai.
24:11J'ai beaucoup de questions
24:12à vous poser
24:13en Méracili.
24:13C'est une chance
24:14de vous avoir
24:14parce que
24:15vous n'êtes pas
24:15toujours en France
24:17d'ailleurs
24:17parce que
24:18vous voyagez beaucoup
24:18avec votre association
24:20Innocence en danger
24:21une association
24:22qui a près de 30 ans
24:23qui aide
24:24à la prévention
24:25à la sensibilisation
24:26du public
24:27sur les violences
24:27sexuelles
24:28et les dangers
24:28d'Internet.
24:29Dans un instant
24:29on aura en exclusivité
24:30Deep Quest
24:31qui est un chasseur
24:32de pédocriminels
24:34qui avec vous
24:35a déjà interpellé
24:36plusieurs milliers
24:37de pédocriminels
24:38dans le monde.
24:39On va la voir en ligne
24:40dans un instant
24:41pour savoir comment
24:41il travaille
24:42notamment avec vous.
24:43Ça sera vraiment
24:44une exclusivité
24:45pour Face à l'Info.
24:46D'abord,
24:47comment vous voyez
24:47l'ouverture
24:48de ce procès
24:49de cet animateur
24:50de 36 ans
24:50David Gé
24:51accusé d'agression
24:52sexuelle
24:53sur des enfants
24:53de 3 ans
24:54au Méracelier ?
24:55Écoutez,
24:56comment je vois
24:56le procès ?
24:57Je pense que le problème
24:58est beaucoup plus grand
24:59que ce procès
25:00parce qu'on est face
25:01à un scandale.
25:01Le périscolaire
25:02pour moi
25:03est un scandale
25:04institutionnel
25:06qui malheureusement
25:07a mis 11 ans
25:08à avoir une réaction.
25:10Il y a beaucoup
25:11de responsables.
25:13J'aimerais penser
25:14qu'en dehors
25:15des cas individuels
25:16des personnes
25:17qui vont être mis
25:18en prison et jugés,
25:19les personnes
25:20qui étaient au courant
25:21de ces faits
25:22pendant 10,
25:2311 ans
25:24soient également
25:26entendues par la justice
25:27parce que c'est
25:27inacceptable.
25:29Tout ce que
25:30Emmanuel Grégoire
25:31annonce aujourd'hui
25:33avait déjà été annoncé
25:34il y a 10 ans
25:35à peu près
25:36et rien n'a été fait.
25:39La question,
25:39c'est pourquoi
25:4010 ans après
25:41des centaines
25:42d'enfants violés ?
25:45C'est...
25:46Omeracelier,
25:46vous êtes au cœur
25:47de ces sujets.
25:49Ça fait près de 30 ans
25:50que j'en ai des frissons
25:51parce que vous vivez ça
25:53tout le temps.
25:54Oui.
25:55Comment vous pouvez
25:56comprendre et expliquer ça
25:57que pendant 10 ans
25:58rien n'a été fait ?
26:00Écoutez,
26:01je vais vous dire,
26:02Christine,
26:03vous savez que je travaille
26:03dans plusieurs pays.
26:05La France est le premier pays
26:06où j'ai ouvert
26:07les bureaux d'innocence
26:08sans danger.
26:09Je travaille dans
26:10plusieurs pays
26:10et la situation française
26:13est très particulière.
26:14C'est-à-dire ?
26:15C'est-à-dire qu'en France,
26:16on ne condamne pas.
26:18En France,
26:18on ne croit pas les enfants.
26:19En France,
26:20on voit les associations
26:22de protection des enfants
26:23comme des ennemis.
26:25On n'a pas ça
26:26dans d'autres pays.
26:27Dans d'autres pays,
26:29nous avons des relations...
26:31Je veux dire,
26:31on veut la même chose.
26:32Qui peut aujourd'hui
26:33oser dire
26:35qu'il est contre
26:36la protection des mineurs
26:37contre les violences sexuelles ?
26:39Je ne sais pas qui.
26:41Mais ici,
26:42en France,
26:43j'ai l'impression
26:44qu'on doit tout le temps
26:46se battre
26:47pour avancer
26:47d'un millimètre
26:48et rien ne justifie ça.
26:50Parce qu'il ne faut pas
26:52oublier,
26:53Christine,
26:53quand on dit
26:54qu'il y a chaque année
26:56166 000 victimes nouvelles
26:58mineures
26:58de violences sexuelles,
26:59qu'est-ce que ça veut dire ?
27:01Ça veut dire
27:01qu'il y a aussi
27:02166 000 prédateurs.
27:04Parce que les enfants
27:05ne sont pas agressés
27:06sexuellement
27:07ou violés
27:07par des extraterrestres.
27:08c'est des hommes
27:09la plupart du temps.
27:12Parfois,
27:12il y a aussi des femmes.
27:14Donc ça veut dire
27:14que c'est une société
27:16qui a un problème
27:17de santé mentale.
27:18Et quand on ne condamne pas,
27:20quand on classe
27:2184 % des affaires
27:23de violences sexuelles
27:24sans suite,
27:25quand on ne croit pas
27:26les enfants,
27:27quand on condamne
27:28les médecins
27:29qui signalent,
27:30qu'est-ce que vous voulez
27:30que je vous dise ?
27:31Partout,
27:32partout,
27:32on se tourne
27:33autour de moi,
27:35dans mon domaine,
27:36il faut se battre
27:37pour chaque millimètre
27:38qu'on gagne.
27:39Mais ça vaut la peine
27:40de le faire.
27:41L'année dernière,
27:42il y a 122 prédateurs
27:43qui sont derrière
27:45les barreaux
27:46pour ce que ça vaut.
27:47Parce que la prison
27:48n'est pas la seule réponse,
27:49mais c'est la seule
27:50qu'on a
27:51où Innocence en danger
27:52était partie civile.
27:53Donc notre travail
27:54est très précieux
27:55et j'adore
27:56ce que je fais
27:57et je me sens quand même,
28:00après être iranienne
28:01et kurde,
28:02je me sens française
28:03puisque j'ai vraiment
28:04fait mes études ici.
28:05donc je suis très heureuse,
28:07je le ferai
28:08tant que je le pourrai,
28:09même si la réponse
28:10en face
28:11est très insatisfaisante.
28:13Alors,
28:13selon mes informations,
28:15j'espère ne trahir
28:16aucun secret,
28:17il semblerait
28:18que vous étiez
28:19au Sénat
28:20cet après-midi
28:21pour peut-être
28:22parler
28:23d'une éventuelle commission
28:25d'enquête
28:25sur l'affaire Epstein.
28:27Oui.
28:27Vrai ou faux ?
28:28Non, c'est vrai,
28:29mais j'en ai parlé
28:31avec personne,
28:32mais c'est très bien
28:34que vous le sachiez.
28:35Elle sait tout,
28:36Christophe.
28:37Elle sait tout,
28:38Christophe.
28:39Non, mais vous savez,
28:40Omer Asseli,
28:41c'est parce que ce sont
28:42des dossiers
28:42dont personne ne parle
28:43et vous savez...
28:44Je ne comprends pas
28:45pourquoi.
28:46Qu'est-ce qui a été dit ?
28:46Est-ce que vous pouvez nous dire
28:47ce qui s'est dit
28:48entre nous au Sénat ?
28:50Nous avons été...
28:51J'ai été au Sénat
28:52avec deux des avocats
28:53d'Innocence sans danger
28:54que j'ai mandatés moi-même
28:56dans cette affaire
28:57parce que j'ai su
28:59que des sénateurs,
29:00à peu près 15 ou 17 sénateurs,
29:02étaient en faveur
29:04de l'ouverture
29:05d'une commission d'enquête,
29:07ce que je pense
29:08très nécessaire
29:09parce qu'il y a
29:11des tas de zones d'ombre,
29:14notamment dans l'enquête
29:15de 2019
29:16qui a été classée sans suite
29:17en 2022
29:18à la mort de Jean-Luc Brunel.
29:20C'est comme si on enquêtait
29:21sur un réseau de drogue,
29:24de distribution de drogue,
29:25et puis qu'un d'entre eux
29:27mourait
29:27et qu'on fermait l'enquête.
29:29C'est ce qui s'est passé,
29:30ce qui est inadmissible,
29:32enfin c'est comme ça.
29:33Mais vous savez,
29:34cette affaire
29:35concerne 1200 victimes.
29:36C'est bon, tu l'as ?
29:37Donc, pour moi,
29:39ce n'est pas envisageable
29:41qu'un pays,
29:41quel qu'il soit,
29:43maintenant il y a
29:44dix enquêtes
29:44dans dix pays au monde,
29:46quels qu'ils soient,
29:47y compris la France.
29:48Non mais c'est intéressant
29:49de voir, Roméra Célier,
29:50que l'Assemblée nationale
29:52a refusé d'ouvrir
29:52une commission d'enquête,
29:53mais que le PNF,
29:55effectivement,
29:55a ouvert des enquêtes,
29:56le PNF ici en France
29:57a même ouvert des enquêtes,
29:58donc c'est intéressant
29:59de savoir effectivement
30:00si le Sénat
30:01ouvre une commission d'enquête,
30:02j'espère que vous
30:02l'êtes au courant.
30:03J'aimerais bien,
30:04mais bien sûr.
30:05Alors, vous travaillez donc
30:06avec un chasseur
30:07de pédocriminels
30:09qui, au niveau international,
30:10que nous avons,
30:12grâce à vous,
30:13on va le surnommer
30:13Deep Quest,
30:14il va rester de façon anonyme,
30:16il a cofondé
30:20Antichideporn.org,
30:21ACPO,
30:21il y a 28 ans,
30:22avec une équipe de hackers,
30:24dites-moi si je me trompe,
30:25qui trop souvent finissaient
30:26en prison
30:26pour avoir piraté
30:27des sites gouvernementaux.
30:29Et vous avez donc,
30:30il a créé des groupes
30:32cloisonnés
30:33en fonction
30:34des compétences techniques,
30:35tout ça pour chasser
30:36les pédocriminels.
30:37Bonsoir Deep Quest,
30:39nous vous avons...
30:40Ah, on ne l'a pas encore en ligne ?
30:41Bon, on ne l'a pas encore en ligne.
30:42Dès qu'on est en ligne,
30:42vous nous dites,
30:43alors on passe à autre chose
30:46et on attend.
30:47Restez avec nous,
30:48ma chère Omira,
30:48dès que nous l'avons,
30:49parce que ce n'est pas facile
30:50de la voir,
30:51il est au niveau international,
30:52on revient sur le sujet.
30:54Comme les minutes sont comptées
30:56dans cette émission,
30:57on a beaucoup de sujets,
30:58on continue,
30:58et puis on revient
30:59dès qu'on a Deep Quest.
31:00D'abord,
31:03regardez un sujet
31:05dont personne ne parle,
31:06des militaires
31:08qui étaient
31:09au plus grand rassemblement
31:11de militaires
31:11après le 14 juillet,
31:13c'était ce week-end
31:15de la Pentecôte à Lourdes.
31:1717 000 participants,
31:19militaires et familles,
31:19qui ressemblaient
31:20plus de 40 pays
31:22comme chaque année.
31:23C'est le pèlerinage
31:25militaire international.
31:26Personne n'en parle
31:27des soldats qui viennent
31:28du monde entier
31:29pour prier,
31:30recevoir les sacrements,
31:31se ressourcer
31:32et demander réconfort
31:34aux guérisons,
31:34surtout après les épreuves
31:36du métier,
31:37opérations,
31:38blessures et stress.
31:39On voulait vous en parler
31:41puisque personne n'en parle.
31:42Personne ne parle non plus
31:43de ce rassemblement
31:43aux Pays-Bas.
31:44Un grand rassemblement
31:45chrétien annuel,
31:4660 à 100 000 personnes
31:47qui se sont rassemblées
31:48pour le week-end
31:49de la Pentecôte.
31:50Les organisateurs
31:50et les participants
31:51y voient un message fort,
31:53je cite,
31:53que l'Europe a été
31:55et restera chrétienne.
31:57Ça a été leur message
31:58ce week-end
31:58en réaction au sécularisme
32:00et au déclin apparent
32:01de la pratique religieuse
32:03en Europe occidentale.
32:05En France,
32:06des policiers
32:08ont encadré
32:09la manifestation,
32:10le rassemblement
32:11du pèlerinage
32:12de Chartres
32:13et figurez-vous
32:13qu'ils ont reçu
32:14des fleurs
32:15de la part des pèlerins,
32:17ce qui est un phénomène
32:18très rare.
32:19En général,
32:19c'est plutôt
32:20des tirs de mortiers.
32:23On voulait quand même
32:24vous montrer
32:24cette image
32:24de Boulevard Voltaire
32:25où les policiers
32:26ont été fleuris
32:27par les pèlerins.
32:29Les pèlerins
32:30ont également
32:31ramassé leurs déchets,
32:32chose rare.
32:33On l'a vu
32:33avec votre site
32:35Boulevard Voltaire,
32:36Gabriel Cusiel,
32:37qui ont ramassé.
32:38C'est incroyable,
32:39c'est juste de la civilité,
32:40c'est un geste civil,
32:42mais on est obligé
32:43de montrer ces images
32:44parce qu'en général,
32:45ce ne sont pas des images
32:46qu'on a l'habitude
32:47de voir.
32:49Justement,
32:49Gabriel Cusiel,
32:50par rapport à tout cela,
32:51il n'y a qu'un pas.
32:52Il n'y a qu'un pas
32:53puisque dans un entretien
32:54accordé à la chaîne
32:55YouTube d'Extrême-Gouche,
32:56le Média,
32:57Mathilde Panot
32:58qualifie la France
32:59blanche et chrétienne
33:01de, je cite,
33:01« fantasme d'extrême-droite ».
33:03Elle promeut,
33:05quant à elle,
33:05je cite,
33:06« la nouvelle France ».
33:07Oméra Célier,
33:08restez avec nous,
33:09restez avec nous.
33:09Dès qu'on a du quest,
33:10restez avec nous.
33:11Écoutez bien,
33:12pour participer avec nous.
33:13En quoi ces propos,
33:15Gabriel Cusiel,
33:15marque-t-il
33:16le franchissement
33:17d'une nouvelle étape
33:18dans les discours de LFI ?
33:20Oui,
33:20alors c'est important
33:21d'entendre précisément
33:23ce qu'elle a dit.
33:24On va l'écouter.
33:24Voilà.
33:25On l'écoute.
33:27Le fait de ne jamais
33:28rien céder
33:28à l'extrême-droite,
33:29ça c'est la première chose.
33:31Et la deuxième chose,
33:32du coup,
33:32la nouvelle France,
33:33c'est pour ça que pour nous
33:33c'est un concept
33:34qui est très puissant.
33:36Pourquoi ?
33:36Parce que vous avez
33:37d'un côté l'extrême-droite
33:38qui fantasme une France
33:39qui n'existe pas
33:40et n'a jamais existé.
33:41Une France qui serait
33:42une France blanche,
33:44une France chrétienne,
33:46une France qui serait envahie
33:47de je ne sais qui.
33:48Enfin, bon, bref.
33:49Donc ils sont dans
33:50un fantasme complet
33:51sur ce qu'est le pays.
33:53Et le concept
33:54de la nouvelle France,
33:55c'est tout simplement
33:55dire que c'est la France
33:57qui assume son peuple
33:58dans son entièreté.
34:00Voilà.
34:00Deux concepts différents.
34:02Gabrielle Cluzet.
34:02Oui.
34:03Alors il faut donc
34:04écouter précisément
34:04ce qu'elle a dit.
34:06Elle commence par dire,
34:07peut-être que c'est juste
34:07avant le passage,
34:08les fantasmes
34:08avec l'extrême-droite
34:09ne sont pas la réalité
34:10de ce que les gens vivent.
34:12Plus loin,
34:13la nouvelle France
34:14est pour nous
34:14un concept très puissant.
34:16Et donc plus loin encore,
34:17l'extrême-droite fantasme,
34:19ce qui n'existe pas
34:20et qui n'a jamais existé.
34:21Elle ne dit pas
34:22ce qui n'existe plus.
34:23Elle dit ce qui n'existe pas
34:24et n'a jamais existé.
34:26Une France qui serait
34:27une France blanche,
34:28une France chrétienne,
34:28une France qui serait
34:29envahie par je ne sais qui.
34:31Bref,
34:31un fantasme complet
34:32sur ce qu'est le pays.
34:34Puis enfin,
34:34sans crainte de se contredire,
34:36alors ça aussi,
34:36c'est assez frappant.
34:37Elle dit,
34:37on a un peuple
34:38qui a profondément changé
34:39depuis 1958.
34:41Et notamment,
34:42dit-elle,
34:42celle qui nous l'explique,
34:43un Français sur dix
34:45avait un grand-parent étranger
34:47contre un Français sur trois
34:49aujourd'hui.
34:49C'est ça,
34:50la France telle qu'elle est
34:50aujourd'hui.
34:51Alors pourquoi je voulais
34:52vous dire tout ça ?
34:52Parce que c'est quand même
34:53un peu,
34:55en préambule déjà,
34:56c'est quand même un peu
34:57agaçant de voir un discours
34:58complètement contradictoire.
34:59Quand je dis agaçant,
35:00c'est presque dramatique.
35:01Vous voyez,
35:02les dernières assertions
35:04contredisent les premières.
35:06Moi, je veux dire,
35:06au-delà du fond,
35:07il y a quand même la forme.
35:07Je ne sais pas,
35:08il faut essayer d'être
35:09un petit peu cohérent
35:10dans ce que l'on raconte.
35:12C'est un peu de rigueur
35:13intellectuelle parce que
35:14parler de l'avènement
35:14d'une nouvelle France,
35:15ça suppose qu'il y en avait
35:16une ancienne,
35:17donc il y a eu
35:18une transformation.
35:19Une ancienne France,
35:20avec les tout blancs,
35:21tout moches,
35:22comme dit son patron.
35:24Et si le fait d'avoir
35:26des grands-parents étrangers
35:27était rare autrefois
35:28et qu'aujourd'hui,
35:29c'est courant,
35:30c'est donc que là aussi,
35:31un grand changement,
35:32appelons-nous ainsi,
35:33a eu lieu.
35:34Donc ce n'est pas un fantasme.
35:36Autre point que l'on peut noter,
35:37c'est qu'aujourd'hui,
35:40un responsable à l'FI
35:41ne peut pas accorder
35:42un entretien
35:42sans parler de couleur de peau.
35:44Mais c'est incontournable.
35:46Tout est rapporté
35:47à un moment de l'entretien
35:48à une couleur de peau.
35:49D'ailleurs,
35:49cinq minutes avant de rentrer
35:50dans l'émission,
35:50j'ai vu un extrait
35:52de Jean-Luc Mélenchon
35:52qui parlait des musées,
35:53de l'art, etc.
35:54Et il s'extasiait
35:56sur un tableau
35:57parce qu'il y avait
35:57un roi mage
35:58qui était noir sur le tableau.
35:59Oui, oui,
36:00c'est pas un truc.
36:01Vous voyez,
36:02je me dis,
36:02mais ça tourne vraiment
36:03à l'obsession.
36:05Et puis,
36:05on notera la dialectique
36:07qui est toujours
36:08rapproche blanc
36:09de chrétien.
36:10Et finalement,
36:11c'est assez troublant
36:12parce qu'en Afrique subsaharienne
36:14comme au Moyen-Orient,
36:14il y a toujours
36:15ce même raisonnement.
36:16C'est-à-dire que
36:17les chrétiens sont assimilés
36:18à des blancs
36:19ou à des complices de blancs,
36:20à des occidentaux,
36:22à des bountis.
36:23Vous connaissez l'expression
36:24sur les réseaux sociaux
36:25jusqu'en France.
36:26Noir à l'extérieur,
36:26blanc à l'intérieur.
36:27Et je peux citer
36:28l'exemple du Nigeria
36:29où continuent à se perpétrer
36:30des massacres
36:31dans l'indifférence générale.
36:32Le jour où
36:34un matin panneau
36:35s'y intéresse,
36:36vous me prévenez,
36:37ce serait bien.
36:39Et bien là-bas,
36:40un prêtre m'expliquait
36:41que les victimes
36:43sont suspectes
36:43d'enlèvement de massacres
36:45parce que
36:47présuppésés
36:47proches de la culture occidentale.
36:48Vous voyez,
36:49c'est toujours ce raisonnement-là.
36:51Donc il faut dire
36:52à Mathilde Panneau
36:53que la religion
36:54n'est pas une couleur de peau.
36:55Ce qui est vrai dans un sens,
36:56l'est vrai dans l'autre.
36:57Ce n'est pas en crachant
36:59sur la France chrétienne
37:00et blanche
37:01et en montant au pinacle
37:03une nouvelle France
37:04qu'elle se verra dotée
37:05des quartiers de diversité
37:06qui lui manquent.
37:07Il faut lui expliquer.
37:08l'appropriation culturelle,
37:10c'est mal
37:11parce qu'on se demande
37:12si elle ne conjure pas
37:13le spectre,
37:14vous savez,
37:15de cette parole
37:16prophétisée par Rima Hassan
37:17en sa présence.
37:18Je me souviens très bien
37:19de la mine de Mathilde Panneau
37:20ce jour-là
37:20qui avait dit
37:21le temps du porte-parole
37:23est révolu.
37:24Alors vous savez
37:25qu'on s'en menaçait,
37:25on en fait des tonnes.
37:28Alors je ne sais pas
37:28si elle va choisir,
37:29vous vous souvenez
37:29de la défense,
37:30moi je m'en suis toujours parmise,
37:31d'Alma Dufour.
37:32On lui avait demandé,
37:32elle est un peu dans le même cas
37:33que Mathilde Panneau,
37:34pas beaucoup de quartiers
37:35de diversité.
37:35On lui avait demandé
37:36mais si elle faisait partie
37:37de la Nouvelle-France,
37:38elle avait dit
37:39je pense que oui
37:40parce que je suis jeune,
37:41que je suis une femme,
37:42que j'écoute de la techno
37:43et du rap.
37:44Je ne suis pas sûre
37:44que ça suffise.
37:47Mais Gabrielle,
37:48en quoi ces propos
37:50sont-ils nouveaux ?
37:51C'est nouveau
37:51parce qu'avant,
37:52l'extrême-gauche
37:53construit ce qu'elle appelle
37:54la France-Rance.
37:55Vous avez des colonnes entières
37:57dans Libération
37:58sur la France-Rance.
37:59Mais elle n'en niait pas
38:00l'existence.
38:01Et c'est quand même
38:02assez frappant.
38:03Pendant des dizaines d'années,
38:04on vous a dit
38:04que le grand remplacement
38:05c'était un fantasme.
38:06Le fantasme,
38:07c'était le grand remplacement.
38:08On dit mais non,
38:09vous vous l'imaginez,
38:10vous ne voyez pas
38:10ce que vous voyez.
38:12Et là, tout d'un coup,
38:13sans transition,
38:13on franchit une étape.
38:14On dit en français,
38:15c'est vous le fantasme.
38:16En réalité,
38:17vous n'avez jamais existé.
38:20Vos ancêtres,
38:21vos photos de famille,
38:22vos tableaux,
38:23vos livres d'histoire,
38:24même les livres,
38:25je dirais,
38:26venus de l'étranger
38:27et qui portaient un regard
38:28sur la France
38:28et qui la décrivait
38:30telle qu'elle était.
38:31Tout ça, c'est annulé.
38:32On n'est rien, en somme.
38:34Et à écouter,
38:34vous voyez Mathilde Panot,
38:35les calvaires à tous les coins de rue,
38:37les églises dans chaque village,
38:38parfois plusieurs églises
38:39dans un village,
38:40sont une illusion d'optique.
38:43Mais d'ailleurs,
38:45comment dirais-je,
38:46pour l'extrême-gauche,
38:47tout cela ne serait pas
38:48très compliqué à effacer
38:49parce que la cancel culture,
38:51le wokisme,
38:51c'est finalement effacer
38:53la culture précédente,
38:55faire du passé tableurage.
38:56Je vous rappelle
38:56que c'est une parole
38:57historiquement d'extrême-gauche,
38:58c'est dans l'international.
39:00C'était des pratiques
39:01connues en Union soviétique,
39:02en Chine populaire,
39:03en Turquie,
39:04à l'endroit des Arméniens
39:05et on pourrait en citer
39:06encore d'autres.
39:08Effacer une mémoire historique,
39:09la voir disparaître
39:10d'Emmanuel,
39:10c'est quelque chose
39:11de finalement
39:13assez courant.
39:15Alors,
39:16il faut comprendre
39:16quand même la violence
39:17de ces propos.
39:18Ce n'est pas seulement dire
39:19la France de vos ancêtres
39:20est détestable.
39:21Ils pourraient dire
39:22nous sommes heureux
39:22qu'elle change,
39:23ça ne serait pas un scoop.
39:27mais là,
39:27c'est autre chose.
39:29Pourquoi vous dites
39:29que ces propos
39:30sont violents ?
39:30En quoi ils sont violents ?
39:31C'est parce qu'effacer
39:32l'histoire de France
39:33dans ce qu'elle a
39:33de plus communément admis.
39:35C'est comme vauteler
39:36l'héritage commun
39:37des Français
39:38pour le jeter
39:39dans la benne aux ordures,
39:40c'est effacer
39:40d'un trait de plume
39:41tous leurs aïeux
39:42et dont ceux
39:43qui se piquent
39:44de généalogie
39:45savent bien
39:45que pour en retrouver
39:47la trace,
39:47vous savez où il faut aller ?
39:49Pour remonter
39:49dans les siècles,
39:50il faut aller voir
39:51les fonds,
39:52les registres baptismaux
39:53parce que c'était
39:54le seul état civil
39:55qui existait.
39:56Ensuite,
39:57Mathilde Paronot
39:57va nous expliquer
39:58que la France chrétienne
39:59c'est un fantasme.
40:01Celle qui n'aime pas
40:02beaucoup la géographie,
40:03vous vous souvenez,
40:03elle avait eu du mal
40:04à placer la Palestine,
40:05pourtant qu'elle aime bien,
40:07visiblement déteste aussi
40:08l'histoire.
40:09Je veux bien
40:10que la France chrétienne
40:11soit un fantasme.
40:11Il y a quand même
40:1250 000 lieux
40:13de culte chrétien,
40:14essentiellement catholiques.
40:154 500 communes
40:17portent un nom de saint.
40:18Je ne sais pas
40:18trouver le nombre exact
40:19de croix et de calvaire
40:20mais j'ai vu
40:21que pour la Bretagne,
40:22il y en avait déjà 20 000
40:23dont beaucoup remontent
40:24à plus de 500 ans.
40:26Le moine Glaber avait écrit
40:27qu'en l'an 1000,
40:28la France était couverte
40:28d'un blanc manteau d'église.
40:30Alors moi,
40:30je veux bien
40:30que la France
40:31ne soit pas chrétienne
40:31mais il y a encore
40:32un siècle,
40:33la quasi-totalité
40:34des nouveaux-nés
40:35recevait un prénom
40:35de saint catholique
40:36et même Mathilde Panot,
40:37vous voyez,
40:38elle n'a pas 100 ans,
40:39elle est placée
40:40sous le patronage
40:40de Sainte-Mathilde,
40:41je suis allée regarder,
40:42Sainte-Mathilde
40:43de Riegelheim,
40:449e siècle,
40:45épouse d'un roi
40:46de Francie orientale
40:47et mère du fondateur
40:49du Saint-Empire
40:50romain germanique,
40:51la patronne
40:51des familles nombreuses
40:52d'ailleurs.
40:53Bientôt,
40:54c'est Mathilde Panot
40:54qui va s'auto-effacer,
40:58elle aussi peut-être
40:59est un fantasme.
41:01Quand je parle
41:02de violence du propos,
41:03je n'exagère pas,
41:05sous des airs patelins,
41:06il ne faut pas tomber,
41:07je vais oser
41:08un jeu de mots
41:09un peu idiot,
41:09dans le panneau.
41:12Mathilde Panot
41:13est très violente
41:14dans ses propos.
41:15Souvenez-vous,
41:16en février dernier,
41:16moi ça m'avait marqué,
41:17elle avait dit
41:18s'agissant de Némédis
41:19sur LCP,
41:20nous demandons
41:20à ce que Némédis
41:21soit tenu
41:22à l'écart
41:22de nos meetings,
41:24sinon cela va mal finir.
41:26C'était quand même
41:27un curieux avertissement,
41:28ça veut dire quoi
41:29au juste,
41:30cela va mal finir.
41:32Et puis,
41:33pour terminer,
41:34je montre les images
41:35du pèlerinage de chat.
41:36Non mais c'est tellement absurde,
41:38il ne faut pas
41:38y accorder d'importance,
41:39un peu comme
41:40les déclarations
41:40de Sandrine Rousseau,
41:41tout ce qui est excessif
41:42et insignifiant.
41:43Mais ce n'est pas n'importe qui,
41:44Mathilde Panot,
41:45c'est une cofondatrice
41:46de LFI,
41:47elle est présidente
41:47des 71 députés
41:49à l'Assemblée,
41:50le récent sondage
41:51Edoxa pour les présidentielles,
41:53je pense que Charlotte
41:54va en parler,
41:55montre que Jean-Luc Mélenchon
41:56talonne Édouard Philippe
41:57pour le deuxième tour.
41:59Donc il faut prendre,
42:00au contraire,
42:01ces propos très au sérieux,
42:03il faut que tout le monde
42:04en ait connaissance
42:05pour savoir ce qui se passera.
42:06Et prenons aussi
42:07ces images au sérieux,
42:08les images du pèlerinage
42:09de Chartres
42:10qui a rassemblé
42:1020 000 jeunes
42:11qui ont marché
42:12100 km en 3 jours
42:14de Paris à Chartres.
42:16Pas de voiture brûlée,
42:17pas de casse,
42:18pas de drogue,
42:19pas d'insulte,
42:21pas de couteau,
42:25pas d'agression,
42:26pas de violence.
42:27Quelle est cette France
42:28qu'on montre si peu
42:30dans les médias ?
42:31On pourrait même croire
42:32qu'elle n'existe pas
42:33à force de ne pas la montrer.
42:35Est-ce la France éternelle ?
42:37Je vous laisse répondre.
42:39Hashtag face à l'info.
42:41Charlotte Donnellas,
42:42dans un instant,
42:43on parle avec vous
42:44de la présidentielle,
42:46d'Édouard Philippe
42:47qui chute dans les sondages
42:48avec votre invité,
42:49Tiguel de Nippon-Solivre
42:50qui nous donne
42:51cette exclusivité,
42:52sa toute première interview
42:54avec nous
42:55sur CNews.
42:56Mais d'abord,
42:57on a réussi,
42:58Homéra Célier,
42:59finalement,
42:59à voir notre chasseur
43:01de pédocriminels.
43:02C'était important
43:03pour nous de l'avoir.
43:03C'est très difficile
43:04de l'avoir.
43:05Duquest,
43:05vous êtes en ligne
43:06avec nous.
43:07Je disais que vous êtes
43:07un chasseur
43:08de pédocriminels.
43:10Vous avez déjà interpellé,
43:12grâce à vos techniques
43:13exceptionnelles,
43:14plusieurs milliers
43:15de pédocriminels
43:16dans le monde.
43:16Vous travaillez
43:17avec Homéra Célier,
43:19présidente d'Innocence en danger.
43:21Vous avez fondé
43:22Antichideporn.org
43:24il y a 28 ans
43:25avec une équipe
43:25de hackers.
43:26Je disais
43:27qu'ils finissaient
43:29d'ailleurs trop souvent
43:30en prison
43:30pour avoir
43:32pirité
43:32des sites
43:34gouvernementaux.
43:35Première question,
43:36quelle est l'ampleur réelle
43:37de la pédopornographie
43:39en ligne
43:39aujourd'hui ?
43:40Dibquist,
43:41qui reste anonyme,
43:42bien évidemment.
43:43En premier,
43:44bonsoir à tous
43:44et merci de l'invitation.
43:47Pour répondre
43:48à vos questions
43:49sur l'ampleur,
43:52je vais être assez direct,
43:52la France est devenue
43:53les cinquièmes pays
43:55hébergeurs
43:56de contenus
43:57pédocriminels
43:58à travers le monde.
43:59L'Europe représente
44:0163%
44:03des fichiers
44:04échangés
44:05et hébergés
44:07en Europe.
44:08C'est colossal
44:09et c'est
44:11entre guillemets
44:12une industrie
44:13qui prospère
44:14parce que grâce
44:14à l'inaction
44:15criminelle
44:16des plateformes
44:17et puis surtout
44:18au silence
44:18des politiques.
44:19Donc nous,
44:20on ne se contente plus
44:20de constater
44:21depuis 28 ans
44:23mais de dénoncer
44:24et de traquer.
44:26Les services
44:27de police font
44:28ce qu'ils peuvent
44:29avec les moyens
44:30qui leur sont donnés.
44:32Il faut savoir
44:32que les chiffres
44:34ont explosé
44:36le nombre
44:37de violences sexuelles
44:38d'une part
44:38et les échanges
44:39des fichiers
44:40sur Internet
44:40ont explosé
44:41pour différentes raisons.
44:42Les violences sexuelles
44:44parce que
44:45la prise en compte
44:46des dépôts de plaintes
44:48se fait de façon
44:49beaucoup plus simple
44:50aujourd'hui.
44:51Donc il y a plus
44:51de personnes
44:52qui vont déposer
44:53des plaintes.
44:54Et puis les différentes
44:55plateformes
44:55qui sont mises
44:56à disposition
44:57qui permettent
44:58d'échanger
44:58vidéos et fichiers
45:01font que ces chiffres
45:03s'envolent
45:03de jour en jour.
45:05La gendarmerie,
45:06pour vous donner
45:07un chiffre
45:08à traiter
45:112958K,
45:12c'est le chiffre
45:13de 2003,
45:14sur l'exploitation
45:15de la sexuelle
45:16des millions en ligne.
45:16Donc ça,
45:17il y a différents niveaux,
45:20mais on est sur
45:21des chiffres
45:21qui augmentent
45:23de chaque année
45:24grâce,
45:25malheureusement,
45:26à l'essor
45:26d'Internet
45:26et des réseaux sociaux.
45:28Et bien sûr,
45:29maintenant,
45:29grâce à l'init,
45:30à cause
45:31de l'intelligence artificielle.
45:33Alors avant
45:34de vous poser
45:34une question
45:35sur l'intelligence artificielle,
45:36beaucoup de questions
45:37à vous poser,
45:37mais peu de temps,
45:38comment on attrape,
45:39si vous permettez,
45:40l'expression
45:41un pédocriminel
45:43sur le net ?
45:44Et puis,
45:44quel est le profil type
45:45d'un pédocriminel ?
45:48Alors,
45:48sur le profil type,
45:50on a un petit peu
45:51tout le temps,
45:52on a très souvent
45:53l'image
45:53d'un papy
45:55qui a les mains
45:56un petit peu baladeuses,
45:57mais la réalité,
45:58on est vraiment
45:59loin de ça.
46:00C'est donc 99%
46:02ce sont des hommes
46:02à un âge moyen
46:04de 35 à 45 ans
46:05qui ont plutôt
46:06un niveau
46:06socio-éducatif
46:07ou professionnel
46:08moyen à supérieur
46:10par rapport
46:11aux autres
46:11délinquants sexuels
46:13et plus souvent
46:14en emploi
46:15des profils
46:16sont variés,
46:16y compris
46:17des cadres
46:17professionnels
46:18ou des gens
46:18qui sont au contact.
46:21On l'a vu
46:22tristement
46:23avec ce qui s'est passé
46:24sur les écoles
46:26et les maternelles
46:27à Paris.
46:28C'est typiquement
46:29des gens
46:30qui sont au contact
46:31d'enfants
46:31ou qui peuvent aussi
46:34représenter l'autorité
46:37au niveau
46:37de ces personnes.
46:40Et comment vous y prenez
46:41puisque vous avez
46:41déjà interpellé,
46:43aidé à interpeller
46:44plusieurs milliers
46:45de pédocriminels
46:46dans le monde ?
46:47Alors,
46:48on a une technique
46:48qui est un petit peu
46:49rodée,
46:50qu'on a pu mettre
46:51en place
46:52et a cofiné
46:54en plus de 30 ans
46:55qui est en 5 étapes.
46:57Donc,
46:58la première étape,
46:59c'est qu'on reçoit
46:59un signalement
47:00sur notre site.
47:01On a un formulaire
47:02où on peut dénoncer
47:03et nous faire passer
47:05les informations
47:05de site
47:06ou d'email
47:07ou de contenu.
47:09Ensuite,
47:10on a un triage
47:10qui est fait
47:12manuellement,
47:13qui était fait
47:14de façon manuelle
47:16avant
47:16et on arrive
47:17automatisé.
47:18troisième étape,
47:19c'est une reconnaissance
47:19passive,
47:20c'est-à-dire qu'on regarde,
47:21on essaie de rassembler
47:22un maximum d'informations,
47:23notamment avec
47:24ce qu'on appelle
47:25de l'OS SYNC,
47:25c'est-à-dire qu'on regroupe
47:26des sources d'informations
47:27qui sont publiques.
47:29Et puis,
47:30dans cette troisième étape,
47:31la dernière sous-étape,
47:33c'est l'acquisition
47:33de cibles.
47:34Une acquisition
47:35de cibles,
47:35c'est des profils.
47:36L'acquisition de ?
47:38L'acquisition de ?
47:39J'ai pas compris,
47:39Deep Quest.
47:40De cibles.
47:40Ah,
47:41de cibles.
47:42D'accord.
47:44C'est-à-dire ?
47:44C'est-à-dire ?
47:45Pardon,
47:45j'ai pas compris.
47:46La cible,
47:47c'est la personne
47:47qui a été repérée ?
47:49Ça va.
47:49Voilà,
47:50tout à fait.
47:50Alors,
47:50la cible,
47:51c'est des profils.
47:51Ça va,
47:51ça va.
47:51Ça peut être un utilisateur,
47:53ça peut être un site web,
47:55etc., etc.
47:56Très bien.
47:57Sur la quatrième et avant-dernière étape,
47:59on fait l'explication de données
48:01pour constituer des preuves.
48:02Et la cinquième étape,
48:03c'est des rapports
48:04qu'on transfère aux forces de l'ordre
48:06où parfois on arrive même
48:08à faire une mise en omeur
48:10auprès des fournisseurs.
48:11Il faut savoir
48:11qu'on a un gros problème en Europe
48:13au niveau d'un pays
48:14qui sont les Pays-Bas,
48:16qui hébergent des volumes colossaux
48:21de cibles pédophiles
48:22et qui ne font rien
48:22sous couverture
48:23de protection de la vie privée,
48:26et de liberté d'expression.
48:28Alors,
48:28du coup,
48:28tu nous aurais 30 secondes
48:30et deux questions.
48:31L'intelligence artificielle
48:33aggrave-t-elle vraiment le problème ?
48:35Et puis,
48:35quel message
48:36vous voulez adresser
48:37aux responsables politiques
48:38et aux parents,
48:39notamment en France,
48:40puisqu'on a vu que la France,
48:41comme nous disait
48:42Homéra Célier,
48:43a un problème particulier
48:44avec la pédocriminalité ?
48:47Il n'a pas aggravé le problème.
48:50Elle l'a industrialisé
48:51et démocratisé.
48:52Aujourd'hui,
48:53n'importe quel pervers
48:54peut générer en quelques clics.
48:56Des vidéos ultra-réalistes
48:57d'enfants de 5 ans
48:58en train de se faire violer.
49:00Et donc,
49:01on n'a pas besoin
49:02de kidnapper des enfants,
49:03de les tortures, etc.
49:04Aujourd'hui,
49:04on peut le faire
49:04avec l'intelligence artificielle.
49:06Donc,
49:06on est passé de quelques milliers
49:07ou même de centaines
49:08de milliers de contenus
49:10créés par l'intelligence artificielle,
49:12que ce soit des images
49:13ou des vidéos,
49:15à des centaines de milliers
49:16en à peu près deux ans.
49:17Donc,
49:18c'est vraiment,
49:19malheureusement,
49:19une révolution industrielle
49:21de la pédocriminalité
49:23où les big tech
49:24sont les principaux actionnaires.
49:27Donc,
49:27nous,
49:27on appelle ça
49:28une arme de destruction massive
49:30contre l'enfance
49:30parce qu'il n'y a pas grand-chose
49:31qui est fait aujourd'hui.
49:33Il y a certains filtres
49:34qui permettent
49:35de bloquer
49:36la génération,
49:37la création d'images
49:38ou de photos
49:40qui posent problème.
49:41Mais il y a toujours des moyens.
49:42Il y a des gens
49:43qui s'amusent
49:44à contourner ces barrières.
49:46Donc,
49:46oui,
49:46aujourd'hui,
49:47l'intelligence artificielle,
49:48malheureusement,
49:50amplifie ce problème
49:51parce qu'on n'est plus capable
49:52de faire la différence
49:53entre une véritable image
49:55et une image créée
49:57par la télévision.
49:57Bien sûr.
49:58Merci infiniment.
49:59Deep Quest
50:00de nous avoir appelés
50:01de quelque part dans le monde
50:02puisque vous restez anonymes.
50:04Pardonnez-nous
50:04pour nos petits problèmes techniques
50:05mais on a réussi
50:06à vous avoir heureusement.
50:07C'est une exclusivité
50:09pour Face à l'info
50:10d'avoir ce chasseur
50:11de pédocriminelles
50:12grâce à vous,
50:13Mérat Selyer.
50:13Merci infiniment
50:14pour votre patience aussi.
50:15Merci pour votre témoin.
50:16Merci pour votre combat
50:17pour ces enfants,
50:19ce combat que vous menez
50:19dans le monde entier.
50:21Merci pour ce que vous avez révélé
50:22ce soir,
50:22que le Sénat pourrait
50:23peut-être ouvrir
50:25une commission d'enquête
50:26sur la pédocrimine.
50:27On espère.
50:28Merci infiniment.
50:29Oui,
50:30vous êtes complètement libre,
50:31Mérat Selyer.
50:31Merci infiniment.
50:32Je vous aurais encore interrogé
50:34pendant des heures
50:35mais je sais que vous avez
50:36beaucoup de responsabilités.
50:38Encore merci.
50:39Charlotte Dornelas,
50:41maintenant,
50:41on va accueillir
50:42votre invité,
50:43Tugual Denis.
50:45merci infiniment
50:46d'être avec nous ce soir.
50:48On va parler politique
50:49avec vous
50:50pour les minutes qui restent
50:51parce que c'est une grosse actualité.
50:54Édouard Philippe
50:54chute dans les sondages
50:55et vous sortez votre livre.
50:56Alors votre livre,
50:57merci infiniment
50:58de nous donner
50:58cette exclusivité
50:59pour pouvoir
51:00à cette interview
51:02pour la sortie
51:02de votre livre
51:03très très très récent.
51:04A vous la parole,
51:05ma belle.
51:06Oui, alors vous sortez
51:06un livre qui s'appelle
51:07La cendre et le feu.
51:08On va y venir
51:08mais vous avez sorti
51:09un ouvrage sur Édouard Philippe
51:11avant que ça devienne
51:12un sujet quotidien
51:13de nos débats.
51:15Moi, ce qui m'intéressait
51:16c'est que dans ce livre-là,
51:17La cendre et le feu,
51:17vous parlez de l'imprécision
51:18positionnelle
51:19d'Édouard Philippe.
51:21Alors vous alliez en longueur
51:23sur Édouard Philippe
51:24dans le précédent livre.
51:25Quelle est cette imprécision
51:26positionnelle ?
51:27Qui est-il politiquement ?
51:29Et surtout,
51:29quelles sont les qualités
51:30qu'il pourrait avoir
51:31demain pour y parvenir ?
51:32Gérald Darmanin
51:33ayant dit ce week-end encore
51:34qu'il était le mieux placé
51:35pour y arriver.
51:37Je crois que la phrase
51:38la plus éclairante
51:38sur le positionnement politique
51:40dans ce livre d'Édouard Philippe
51:42qu'il dit lui-même
51:43et pour le situer
51:44par rapport à la droite
51:46parce que moi,
51:46c'est ça qui m'intéressait
51:47c'est de savoir
51:48est-ce qu'Édouard Philippe
51:49est de droite ?
51:50Une vieille question
51:50qu'on se pose.
51:50Il a du mal à répondre.
51:51C'est déjà une question.
51:53Si on se la pose
51:53depuis si longtemps,
51:54c'est effectivement
51:55que doit y avoir un hiatus
51:57mais il a une phrase
51:58en même temps très sincère
51:59et éclairante je trouve.
52:00Il dit
52:01il y a tellement de gens de droite
52:01qui pensent
52:02que je ne suis pas de droite
52:03que je ne vais pas faire leur plaisir
52:04de me déclarer de droite
52:05et de le revendiquer.
52:08Ce qui est éclairant aussi
52:09c'est que c'est quelqu'un
52:10qui essaye de se détacher
52:11un peu de son atavisme
52:13et de son héritage.
52:15Il dit dans le livre
52:16sauf à vouloir m'humilier
52:17plus personne ne me qualifie
52:20de jupéiste aujourd'hui.
52:22Alors j'ai bien conscience
52:22de ne pas du tout
52:23faire partie de la même droite
52:24qu'Edouard Philippe
52:25et je pense que lui
52:27ne revendiquerait pas
52:29de droite conservatrice.
52:31Mais en revanche
52:31comme dans ce livre
52:32j'ai essayé
52:33de restituer une sorte
52:34de roman de la droite française
52:35avec différents personnages
52:36différents paysages
52:37et qui ont un peu
52:39tous en commun
52:39en revanche
52:40une forme d'éthos
52:41de représentation du monde
52:42de certains codes sociaux.
52:44J'ai quand même
52:45voulu y adjoindre
52:45Edouard Philippe
52:47dont la première scène
52:48de ce livre
52:49le concernant
52:49commence par une messe
52:50aux Invalides
52:51pour l'enterrement
52:52de mon grand-père maternel
52:53qui était un héros
52:54de Dien Bien Phu
52:55et c'est pour ça
52:55qu'il a été enterré là-bas.
52:57C'est une messe traditionnelle
52:58célébrée par un de mes frères
53:00qui est Chanoine
53:01de l'Institut
53:02du Christ-Roi
53:04souverain-prêtre
53:04avec beaucoup
53:05d'enfants de chœur
53:06avec de l'encens
53:07avec une homélie
53:08pas vraiment progressiste
53:10et j'avais Edouard Philippe
53:11qui était à 20 centimètres
53:13devant moi
53:13dans le bise
53:14ou 10 centimètres
53:16et pendant toute la messe
53:17je me suis dit
53:17mais qu'est-ce que lui
53:18le centriste
53:19est en train de ressentir
53:20avec toute cette liturgie
53:23et en réalité
53:24on en a reparlé
53:24quelques mois plus tard
53:26il m'a dit
53:26non mais moi
53:27les messes
53:27avec la guitare électrique
53:28c'est pas ma gamme
53:29alors que pourtant
53:29c'est pas un catholique
53:31pratiquant
53:31donc cette dichotomie-là
53:33m'intéressait.
53:34Justement
53:34dans ce livre-là
53:35c'est un récit
53:37en fait
53:38des droites
53:40par rapport à vous
53:41dans votre vie
53:41donc on voit votre enfance
53:42dans une droite
53:43très hors les murs
53:45Très pèlerinage de Chartres
53:46Voilà
53:46très pèlerinage de Chartres
53:48exactement
53:48et plus
53:49parce que très très politique
53:50également
53:51et ensuite
53:52votre propre cheminement
53:54à travers la droite
53:55hors de la droite
53:55loin de la droite
53:56puis revers la droite
53:57et pourquoi est-ce que
53:59vous avez décidé
53:59d'écrire l'histoire
54:00des droites
54:00à travers justement
54:01votre histoire
54:02par rapport à la droite
54:03c'est le paradoxe
54:05des témoignages
54:06c'est qu'ils sont
54:06parfois universels
54:08moi j'ai essayé
54:10au travers de quelques pages
54:11sur mon itinéraire personnel
54:13de à la fois
54:14permettre à mes amis
54:16ou à ceux
54:16qui ont vécu
54:17la même enfance que moi
54:17de se reconnaître
54:18parce que
54:19la gauche
54:20sait très bien
54:20se mettre en scène
54:21la droite
54:22parfois oublie
54:23son propre roman
54:24ses propres grandeurs
54:25et j'ai l'impression
54:26d'avoir vécu
54:26des choses extraordinaires
54:27en tant qu'anomalie
54:28c'est-à-dire que
54:29on est quand même
54:30parfois
54:32c'est une évidence
54:34une espèce
54:35en voie de disparition
54:36je suis issu
54:37d'une famille
54:37de six enfants
54:38je vous voyais
54:38mes parents
54:39je servais la messe
54:40en latin
54:41on faisait du scoutisme
54:42marin
54:43quasiment paramilitaire
54:44je vous l'avoue
54:46et ce qui est décrit
54:48de cette droite-là
54:49habituellement
54:50dans la littérature
54:52médiatique
54:52c'est des caricatures
54:53des archétypes
54:54et surtout
54:55une sorte de rabaissement
54:56donc moi
54:56j'avais envie
54:57de redonner
54:57ces lettres de noblesse
54:58à ma droite
55:00mais aussi
55:00de l'élargir
55:02à tous les personnages
55:03publics que j'ai pu
55:04côtoyer en tant que
55:04journaliste politique
55:05donc c'est pour ça
55:05qu'on retrouve
55:06Thierry Ardisson
55:07qui parle de son
55:08amour pour la liturgie
55:10sulpicienne
55:10François Fillon
55:11de l'éducation
55:12de ses enfants
55:13Stéphane Berne
55:15et bien d'autres
55:16personnages
55:17dans ce livre
55:17il y a en effet
55:18une histoire de rate
55:19par beaucoup de rencontres
55:20que vous racontez
55:21et donc par des personnages
55:22très différents
55:23il y a deux émotions
55:24pour moi
55:25qui dominent dans votre livre
55:26c'est à la fois
55:27une espèce de
55:29nostalgie
55:29au sens très noble
55:30du terme
55:31une nostalgie
55:32justement celle
55:32que vous venez de décrire
55:33et à la fois la gêne
55:34c'est d'ailleurs le titre
55:35d'un de vos chapitres
55:37d'un de vos chapitres
55:38et justement
55:38cette gêne là
55:39et moi à la fin
55:41c'est votre positionnement
55:42à vous
55:42que je me pose aujourd'hui
55:43qu'est-ce que vous retenez
55:44de positif
55:45et pourquoi est-ce que
55:46vous avez choisi
55:47de vous en éloigner
55:48à un moment
55:49alors la gêne
55:50que je raconte
55:50ça peut être
55:51la gêne de l'enfance
55:51parce que quand vous
55:52vous prenez le train de banlieue
55:53avec une culotte de peau tyrolienne
55:55honnêtement
55:55ça m'a beaucoup fait rire
55:57les gens vous regardent
55:59un peu bizarrement
56:00on arrivait dans les restos
56:02on était six enfants
56:03tous blonds
56:04tous habillés pareil
56:05donc ça faisait
56:06tout de suite
56:07un choc
56:08quand ma mère venait
56:08me chercher
56:09à la sortie du lycée
56:11dans un combi Volkswagen
56:12avec tous les autocollants
56:13des millésimes
56:14du pèlerinage de Chartres
56:15c'était pas toujours
56:16la meilleure manière
56:18d'être à la mode
56:18au collège
56:19ou au lycée
56:21et puis il y a des gênes
56:22encore plus profondes
56:24et plus contemporaines
56:26une anecdote parmi d'autres
56:27que je cite dans le livre
56:28mais le patron de ma femme
56:30se rend à un mariage
56:31l'été dernier
56:32assis à sa table
56:33il y a des gens
56:34et il en vient à dire
56:36qu'il est le patron
56:36de la femme
56:37du directeur de valeur actuelle
56:38il y a quand même quelqu'un
56:38qui a quitté la table du mariage
56:40et cette intolérance
56:41ce sectarisme de la gauche
56:43je voulais quand même
56:44appuyer dessus
56:44quitte à
56:46insister sur des éléments
56:48qui font mal
56:48mais je suis désolé
56:50alors moi c'est pas un livre de combat
56:51mais en revanche
56:51c'est un livre de réparation
56:52j'ai quand même envie de dire
56:53que ce que l'on vit déjà
56:54c'est pas ce qu'on dit
56:56on est bien autre chose
56:57que ce qu'on dit de nous
56:58et que on mérite
57:00que notre honneur mérite
57:01d'être établi
57:02et ensuite
57:03je pense que ce cheminement
57:04que vous décrivez
57:05Charlotte
57:06permet à la fin
57:07de comprendre
57:08que j'espère avoir retrouvé
57:10une forme
57:10d'épanouissement
57:12d'apaisement
57:14grâce à
57:15des rencontres
57:17un peu politiques
57:18un peu médiatiques
57:19que j'ai pu faire
57:20au sein de ma carrière
57:21on a notamment travaillé ensemble
57:22quelques années
57:24mais aussi
57:24au travers de la foi
57:26alors je ne me revendique pas du tout
57:27le meilleur catholique
57:28qui soit
57:28il reste 30 secondes
57:30pour terminer
57:30je pense que c'est une belle façon
57:31de terminer
57:32la foi peut-être
57:33c'est quand même honnêtement
57:33ce qui domine aussi dans ce livre
57:34en termes de récurrence
57:36c'est qu'à la fin
57:36c'est
57:38comment dire
57:39nos élans
57:39spirituels
57:40et notre
57:41notre passion
57:42pour la métaphysique
57:43et ce que nous donne
57:45aussi
57:45le pardon chrétien
57:48comme joie
57:49qui nous permet
57:50de nous retrouver
57:51et d'être nous-mêmes
57:52merci
57:53Charlotte Arnalas
57:54merci beaucoup
57:54Thuguel Denis
57:55d'avoir osé
57:56tout simplement
57:57dans ce livre
57:58parler de cette France
57:59peut-être effectivement
58:00cette France
58:01que peut-être Mathilde Panot
58:03ne voit plus
58:03qui n'existait
58:04c'est sûr que ce n'est pas
58:05exactement la même
58:06Mathilde Panot explique
58:07que Thuguel Denis
58:08n'existe pas
58:09c'est bien de dire
58:12que vous existez
58:13merci infiniment
58:15merveilleux livre
58:16à lire
58:17votre livre
58:18merci beaucoup
58:18Thuguel Denis
58:19excellent
58:19merci Charlotte
58:20merci à tous
58:21pas face à la foule
58:22on est pour deux
58:24merci
58:24bonne soirée
58:25merci à tous
58:26merci à tous
58:28merci à tous
58:28merci à tous
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