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Youssouf Bakary Sissoko, délégué du foyer 5 rue du Centenaire, ancien foyer Nouvelle France, ancien foyer Léon Gaumont, et aujourd'hui logé à 45 avenue Pasteur, Montreuil, raconte l'histoire et les ouvrages de son association de "lutte contre la désertification du Diafounou", région d'origine de lui-même et de beaucoup de ses collègues au Mali, près de Yelimané. Des tournages faits par Youssouf lui-même sont commentés et expliqués et le film se termine dans un appel au soutien et à la compréhension de son mouvement.

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00:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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01:35Sous-titrage Société Radio-Canada
02:03Sous-titrage Société Radio-Canada
02:07Est-ce que vous avez une idée de combien de personnes ça représente ?
02:10Quelle population est représentée ?
02:11Dans tous ces canaux-là, il y a presque 30 000 populations qui se représentent.
02:17Et en France, comment vous êtes structuré en France ?
02:20Il y a beaucoup d'immigrés qui sont ici en France ?
02:22Oui, il y a beaucoup d'immigrés qui sont ici en France qui ont sollicité aussi, qui ont vu ce
02:28travail-là, qui sont satisfait de ce travail-là qui nous vient de commencer et qui sont engagés à rentrer
02:36dans cette association-là pour qu'on puisse travailler ensemble contre cette désertification et pour soutenir notre terre.
02:44Parce que ce que nous essayons de faire, c'est comme je l'avais dit auparavant, c'est comme je
02:50l'avais dit auparavant, de planter les arbres et de faire les jardins un peu partout.
02:56Et puis, il y a des gens qui ont décidé ça commencer d'ailleurs, de faire les jardins un peu
03:00partout et de planter les arbres.
03:02Parce qu'il y a 30 ans passés, un kilomètre, on ne pouvait pas accéder tout seul sans être accompagné
03:09avec quelqu'un.
03:10Mais au jour d'aujourd'hui, tu peux marcher 1000 kilomètres, tu n'as aucun arbre.
03:19L'association existe depuis quand ?
03:22Depuis le mois de juillet 2010.
03:25Donc c'est tout récent.
03:26C'est tout récent.
03:27Et vous avez combien d'adhérents ?
03:29Au niveau du Mali, on a 40 adhérents là-bas, au niveau du Mali, qui sont dans l'Akiterien pour
03:37l'instant.
03:38Et ici, on a presque une centaine d'adhérents.
03:43D'accord.
03:44Voilà.
03:44Bon, alors parlons un tout petit peu de ce qu'on voit dans le film.
03:48On commence avec le village de Tambakara.
03:51Tambakara, ceux qui sont dans le film, il y a M. Dukure Sekoubiya, Dukure, qui est le président de notre
03:58association et qui parle en français, qui s'exprime en français d'ailleurs.
04:04Il y a aussi Mme Dukure Dalla, qu'on dit de la Sende.
04:10Il y a aussi Madasa Gassama, qui est jardiné aussi.
04:16Et il y a aussi M. Djadja Dekte, qui est dans le film, qui s'exprime dans le film.
04:22Et il y a aussi M. Sekoubiya, qui est vice-président de l'association, qui s'exprime aussi à Tambakara.
04:34Voilà, toutes ces personnes.
04:35Il y a aussi M. Koulibaly, qui s'exprime dans le film, qui est au sein du bureau, qui est
04:46le poste de communication.
04:49D'accord. Et qu'est-ce qu'ils font tous ces gens-là ? Chacun a un projet différent ?
04:53Chacun, tous ces gens-là, ils ont des projets de contre-déjétification et marissage.
05:00Tous ces gens-là.
05:01Ils sont tous dans le marissage ?
05:02Ils sont tous dans le marissage.
05:03Ok. Et quels sont les problèmes qu'ils rencontrent ?
05:07Ils rencontrent problème d'eau. Parce que même s'il y a de l'eau, pour pénétrer l'eau, il
05:12faut avoir les moyens pour crecer le puits, pour trouver l'eau, et avec le groupe électrogène pour arranger les
05:20jardins.
05:21Voilà.
05:22Donc c'est l'accès à l'eau ?
05:23L'accès à l'eau. C'est l'accès à l'eau, vraiment.
05:25Ils n'ont pas de problème pour vendre leurs produits ?
05:27Non, non, non. C'est uniquement l'accès à l'eau.
05:30D'accord. Alors comment est-ce que l'association peut les aider ?
05:33Bon, l'association, nous, on cherche des finances pour les aider à trouver, s'occuper de l'eau, créer le
05:40puits, acheter le groupe électrogène, donner sa quête pour qu'ils puissent pouvoir roger bien son jardin, recolter les fruits,
05:50et évidemment, les vendre.
05:53D'accord. Donc c'est essentiellement un appui au marissage.
05:56Au marissage, voilà.
05:56D'accord.
05:58Le village après, c'est Diakadromou.
06:00Oui, Diakadromou.
06:02Vous pouvez nous raconter ce qu'on voit là-dedans ?
06:03C'est M. Sidi Kébé.
06:06Kébé Sidi, qui a commencé son marissage depuis qu'il a quitté ici, en 1980, après la lutte de Nouvelle
06:15-France, quand on est arrivé ici, en 1997.
06:18Depuis là, il faut que le marissage, il est courageux, il a consacré beaucoup d'argent dedans, pour trouver l
06:26'eau.
06:26Mais toujours, il n'a pas l'eau suffisante pour ronger son jardin.
06:30Et il y a aussi les femmes qui sont là-bas aussi, et qui font les jardins pendant qu'il
06:37y a de l'eau encore dans les barrages, parce que nous, on a une barrage là-bas.
06:41Avant que les barrages sèchent, les femmes rochent leur jardin.
06:45Et on a filmé d'ailleurs une femme là-bas qui s'appelle Diakadromou, qui est en train de cultiver
06:50dans ce jardin-là, un jardin de femmes.
06:54Voilà. Et aussi, surtout les femmes, il faut les aider, parce que les femmes sont très courageuses.
06:58Et est-ce que les gens arrivent à gagner suffisamment pour pouvoir acheter les semences et continuer ?
07:03Oui, oui. Parce que les femmes, elles m'en ont parlé. Et parce que quand ils font les jardins, ils
07:10gagnent leur vie.
07:12Ils gagnent pas mal de l'argent pour rendre leurs besoins.
07:18Voilà. Et pendant que d'autres saisons, ils viennent. Et surtout, M. Kébé s'est dit aussi.
07:25Moi, j'étais là-bas, il nous a même donné les fruits. Et souvent, ils les vendent les bananiers, les
07:31pépinières.
07:32Ils font les pépinières aussi, ils les vendent. Et aussi, il y a d'autres fruits qu'ils les vendent
07:36aussi.
07:37Voilà. Avec l'air moyen qu'ils les trouvent. Les femmes, ils les vendent l'oignon, le gombo.
07:44Et ils cultivent tout ça là-bas, quoi. Ils trouvent beaucoup, beaucoup, beaucoup même.
07:47D'accord. Voilà.
07:49Alors, après, on a passé au village de Gaufry.
07:54De Gaufry, oui.
07:55Alors, qu'est-ce qu'on voit dans le village de Gaufry ?
07:56De Gaufry, il y a Sekou Bambidira, qui est jardinier aussi.
08:07Il y a Frères Dramé, qui sont jardiniers aussi.
08:11Il y a M. Mahamur Tako Kébé, qui est jardinier aussi.
08:18Il y a M. Sibi, qui est là-bas, qui s'appelle Sekou Le Sibi, et qui est jardinier aussi.
08:27Ils sont tous des gens couragés.
08:31Il y a des femmes aussi qui font les jardins là-bas, qui sont couragées aussi.
08:34Parce que je me suis arrangé dans chaque jardin que j'ai en train de citer maintenant.
08:39J'ai pris mon mouton, je suis allé dans chaque jardin, un par un.
08:43J'ai visité dans mon propre juillet.
08:45Et j'ai vu aussi un jardin qui m'a plu beaucoup.
08:49Le vieux est décédé maintenant, qui s'appelle Djarambeli et Djarra.
08:59Il a 38 pieds de mangué.
09:05Ils sont tous sur frottier maintenant.
09:08Ils les vont.
09:09Il y a ces enfants qui s'en équipent maintenant.
09:12Donc ça fait une activité sur place ?
09:14Oui, sur place.
09:17Après, on va dans le village de Diabougou.
09:21Oui.
09:21Diabougou, ici, il y a des jarans de femmes, des margeages et des associations,
09:26qui sont en train de travailler là-bas.
09:28Il y a M. Ducouré, qui est adjoint des maires de la commune,
09:34qui est lui-même dans cette activité-là, qui est renforcée.
09:40Il s'appelle Mohamed Ducouré, qui a renforcé cette activité.
09:45Et quand on était là-bas, il nous a expliqué qu'ils ont commencé avec leurs moyens.
09:51Mais tous ces gens-là, ils ont le manque de moyens pour accès à l'eau.
09:57C'est ça, les grandes difficultés aujourd'hui.
10:01Et aussi, ils récoltent, tous ces gens les récoltent,
10:06de vendre les fruits qu'ils étaient, je trouve.
10:08Et ils refaient encore pour renforcer leur margeage.
10:12Et après, on va à Djongaga.
10:15Djongaga est, comme je l'ai dit tout à l'heure,
10:19le monsieur est décédé ce matin,
10:22Mahamur Khat Matandja.
10:23C'est un vieux qui travaillait ici avant.
10:26Et qui est retraité, qui est parti,
10:29et qui a commencé tout de suite les désertifications.
10:33Il a fait même un stage à Mauritanie, à Kahéde.
10:36Il a fait six mois de stage là-bas.
10:39Après son retour, il a commencé à travailler
10:42contre les désertifications.
10:43Le gouvernement malien lui a autorisé de planter
10:4710 000 arbres, pierres d'arbres, chaque année.
10:50Il a des gens qui travaillent avec lui.
10:53Et lui-même, il a fait beaucoup dans sa propre liée.
10:57Et quand on entre là-bas aujourd'hui,
10:59on ne voit pas le soleil.
11:01Et il fait aussi le marissage avec sa femme.
11:04Ils étaient les premiers à vendre les fruits au marché.
11:09Et jusqu'au jour d'aujourd'hui,
11:11sa femme est de courageuse.
11:13Elle récolte ses fruits.
11:15Ils ont fait les puits dans leur propre maison.
11:18Ils ont trouvé un grand terrain.
11:22Ils cultivent le manguer, l'oignon, le gombo.
11:28Tout quoi.
11:29Toutes sortes de fruits qui servent le condiment.
11:33Et qui est un peu mojé aussi.
11:35Ils ont tout cultivé là-bas.
11:37Et donc, ils vendent dans le marché.
11:39Donc, c'est une perte pour la commune ?
11:41Voilà, c'est une perte pour la commune.
11:42Vraiment.
11:43Est-ce que cet homme était résident ici à Nouvelle-France ?
11:45Non, il n'était pas résident ici.
11:46Il était à...
11:47Comment ça s'appelle ?
11:49À Riffraville.
11:50À Riffraville.
11:51Oui, à Riffraville.
11:52Il était à Riffraville.
11:55Bon, et enfin, le dernier village qu'on voit, c'est Komodindi.
11:59Komodindi, bien sûr.
12:01Comment ça s'appelle ?
12:02Il y a un jeune frère ici qui a commencé à faire le marissage là-bas.
12:07À un moment donné, comme il n'avait pas de papiers, il est parti là-bas.
12:09Il a créé son propre marissage.
12:12Et il a pris les ouvriers.
12:14Il travaillait.
12:15Il a fait le marissage.
12:18Il a gagné bien sa vie.
12:20Après, il y a son frère qui a souvi.
12:23Lui aussi, il travaille là-bas.
12:25qui s'appelle Salmo Kumba Magraga.
12:29Et qui est sur place, qui travaille beaucoup, qui n'a jamais venu ici.
12:33Et lui, il vit avec ce marissage-là.
12:36Il a quand même mis le pied ici.
12:38Il n'a pas l'intention de venir aussi.
12:39Donc, il arrive à s'en sortir.
12:42Concrètement, c'est quoi le prochain investissement de l'association ?
12:46Notre prochain investissement de l'association, c'est planter les arbres dans tous les villages
12:54qui ont été cités dans le film.
13:00Il y a aussi d'autres villages qu'on va retoucher après cela.
13:06Et les arbres, ils vont être soignés par les gens qui sont sur place ?
13:09Oui, ils vont être soignés par les gens qui sont sur place pour arroger.
13:13Parce qu'il faut protéger les arbres.
13:14Ah oui, ah oui.
13:15Ils sont fabriques.
13:16Oui, oui, tout à fait.
13:17Mais moi, j'ai planté quelques arbres.
13:19Il y a des gens qui sont là-bas, qui sont en train de s'en équiper.
13:22Et est-ce que vous avez un mot à dire aux Français qui nous entourent là ?
13:26Bien sûr, j'ai un grand mot à dire aux Français qui nous entourent là.
13:29Les Français, nous demandons, les Français, les Françaises.
13:32Et de nous rejoindre.
13:36Nous avons besoin de tout le monde.
13:37Tout le monde, tous les partenariens.
13:39Nous avons besoin de vous.
13:40Et de nous aider.
13:42Et de sauver notre continent.
14:02Merci.
14:08Merci.
14:09Merci.
14:09Merci.
14:11Merci.
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