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  • il y a 19 heures
Fodié Kébé, résident du foyer Adoma 59-63 rue du Chevaleret, Moussa Sangaré, résident du même foyer Adoma, et Geneviève Petauton du Copaf offrent leurs analyses de pourquoi la situation est si mauvaise, et pourquoi les changements si lents à venir.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Vous êtes quelqu'un à la maison blanche ?
00:06Oui, attendez.
00:10Monsieur Kébé, c'est ça, monsieur Valère.
00:20Bonjour tout le monde.
00:23Je salue tout le monde sans oublier personne.
00:28Monsieur le député et monsieur le maire et tous qui vous accompagnez, on vous remercie infiniment.
00:39Le problème du foyer, ce n'est pas un secret pour personne.
00:53Moi, personnellement, j'ai eu mon premier résidence dans le foyer 3, 5, avenue Porte de la Villette.
01:07C'était 1982.
01:10A l'époque, c'était le bureau d'aide sociale qui gérait le foyer.
01:16C'était le foyer en bras.
01:17Ils l'ont cassé.
01:19Ils nous ont amené ici, 63 lignes de soirée.
01:23Tous dans la section de 1012 lignes de Belleville,
01:28le bureau d'aide sociale.
01:30C'est après que son contrat est arrivé.
01:34Après son contrat, ils sont censés à demain.
01:40Depuis ce temps-là, jusqu'après ça,
01:43nous, on est dans le foyer, on paye nos loyers.
01:47correctement.
01:48On travaille jusqu'à la retraite.
01:51Mais le premier problème, les jeunes ne sont pas là.
01:56Mais les jeunes,
01:58ils sont exclis par la direction du foyer même.
02:03Parce que tous les retraiteurs aujourd'hui
02:07qui veulent partir dans leur pays,
02:10ils ont besoin de transmettre leur logement à un jeune.
02:15à leur place.
02:17Soit son fils,
02:19son frère,
02:20son cousin
02:22ou quelqu'un de l'autre
02:24qui a eu confiance de lui,
02:27qui peut prendre leur place.
02:29Mais ils ont refusé ça.
02:32Moi, je suis un parti maintenant.
02:35J'ai dit, il y a mon frère,
02:37il travaille, il a tout.
02:39Il travaille.
02:42Le soir, je voulais le mettre à son nom.
02:44Il dit non.
02:47Bon.
02:48Si je mette quelqu'un derrière moi,
02:50il le fait sur moi.
02:52Mais où on va tomber ?
02:54Avec ce système-là.
02:57On ne peut pas rester là
03:00définitivement sans partir voir nos familles.
03:03parce qu'on n'est pas ici.
03:05Parce qu'on n'est pas ici.
03:05On est arrivé en sous.
03:07Donc, on va partir en sous.
03:11Ça, c'est le monde qui a demandé ça.
03:14L'homme est né.
03:17C'est le monde où l'homme partira.
03:21Sortira de ce monde.
03:23L'immigration, c'est comme ça.
03:25Tu es arrivé et en sous, tu vas partir.
03:29Donc, le problème, c'est ça.
03:32Il ne faut pas faire ça.
03:34Donc, nous, qu'à demain, nous sommes éversés.
03:40Nous, qui ont plus de progrès
03:43que ceux que la mairie a éversés
03:46ou préfectures de police.
03:49eux, ils sont tous dans leur liberté,
03:54dans leurs droits.
03:57Ils font comme ils veulent,
03:59sans aucune crainte.
04:01Mais nous, qu'à demain, nous sommes éversés,
04:06c'est nous qu'on a des problèmes dans nos sables.
04:11C'est nous qu'on est éversés.
04:14Pourquoi on a éversé quelqu'un d'autre ?
04:16Mais ce que la mairie a amené
04:20et la personne que la traficure a amené,
04:22ils doivent faire tout ce qu'ils veulent.
04:25Personne ne dit rien de tout.
04:27Ça fait deux fois, deux mesures.
04:29Ça, c'est une ségrégation totale.
04:35C'est clair que la France,
04:37depuis autant de temps,
04:39les Français combattent la ségrégation.
04:42Mais nous, on vit dans la ségrégation.
04:45On les parle partout, personne ne les écoute.
04:50On a les problèmes.
04:52Trouver une solution.
04:54Quelqu'un qui veut partir,
04:55il a sa perte de confiance,
04:58on lui transmise la chambre.
05:00Ça aussi, ça va régler un peu de problèmes.
05:03Parce que si la personne n'a pas trouvé un chambre,
05:06il devient toujours un SDF dans le foyer.
05:10Ça va créer des problèmes.
05:11Donc, ils vont prendre quelqu'un.
05:13Ailleurs, ils l'amènent.
05:16Celui qui fait n'importe quoi.
05:19C'est nous, c'est les témoins, ici, dans le foyer.
05:24Les personnes qui sont amenées,
05:26c'est n'importe quoi.
05:28Finalement, il y a certaines OEMM,
05:30ils viennent le chercher avant, le mettre dehors,
05:33qu'on ne peut pas les garder.
05:35Pourquoi ?
05:36Et tandis qu'il y a quelqu'un qui peut occuper leur logement,
05:40correctement.
05:41mais on ne donne pas à ces personnes-là.
05:44Je vous dis merci à votre présence.
05:48Merci infiniment.
05:52Nous passerons la parole à M. Sangaré,
05:56après à Mme Geneviève.
05:59Sangaré.
06:07Bonsoir, M. Dalm.
06:09Bonsoir.
06:11On est très heureux de vous voir ici, aujourd'hui.
06:15Par rapport à Adoma.
06:18Chaque personne qui parle d'Adoma,
06:21c'est la même prologue qu'elle nous touche.
06:25Je me présente.
06:26Je m'appelle M. Sangaré Buna.
06:31Je suis un homme délégué du 14e foyer.
06:35J'ai copié.
06:36Ça fait 35 ans que j'appelle cet endroit.
06:40Quand j'arrivais à Gergovi, j'ai trouvé que les parents qui sont là,
06:46ils paient l'air noyés et même.
06:52est-ce que les gens qui habitent, c'est Adoma ?
06:56Je suis prêt à débattre avec Adoma.
07:00Parce que tout ce qu'on est en train de dire, tout le monde comprend ses problèmes.
07:05Déjà, avec les jeunes qui habitent avec nous, même la clé du foyer, tu ne peux pas marcher avec.
07:11Tu habites au foyer, je n'habite pas au foyer.
07:13Nous-mêmes, on a dégradé le foyer déjà.
07:16On n'arrive pas à s'entendre entre nous.
07:19Ce monsieur qui est là, est-ce qu'il habite au foyer ?
07:23Madame qui est à la caméra, est-ce qu'il habite au foyer ?
07:26Monsieur qui est au milieu, est-ce qu'il habite au foyer ?
07:29Il est arrivé à nous donner un coup, mais nous-mêmes, on n'arrive pas à nous donner entre nous.
07:34Quand il dit, on a la réunion en bas, personne qui descend.
07:38Si vous voulez bagarre avec quelqu'un, vous n'avez pas nombré, et ils sont nombrés leur bureau.
07:42Et vous êtes votre chambre.
07:44Quand tu toques la porte, et je travaille demain,
07:46tu travailles demain, il faut dormir, il faut se laver.
07:52Et même, chaque personne qui travaille pour Adoma,
07:55leurs enfants, ils ne vont pas dormir dehors.
07:58L'heure neveille, ils ne vont pas dormir dehors.
08:00Ils vous avaient engagé qu'il ne faut pas prendre à ton frère qui dorme avec toi là.
08:05Va voir ton délégué, respecter ton délégué d'abord,
08:07parce que c'est toi-même qui as choisi ton délégué, tu dis que tu seras mon délégué.
08:12Soutenez !
08:14Si tu soutiens ton délégué, ton délégué, vous arrivez à se serrer à la main,
08:18dans le même bâtiment.
08:21Dans le même bâtiment.
08:25Adoma, il ne peut rien faire.
08:27Tout ce qui habite au foyer.
08:28Moi, j'habite à un endroit,
08:30306 personnes,
08:33Quand on est réunion, c'est les vieux ceux qui descendent.
08:36Les jeunes que vous parlez là,
08:38ils n'ont rien à foutre.
08:39Si on n'est plus là, personne ne sera là-bas.
08:43Et les vieux, ce que je voulais vous dire,
08:45chaque personne qui est au foyer,
08:47les deux personnes qui arrivent à accrocher les bras,
08:50vous continuent à accrocher les bras.
08:51Mais les gens qui préfèrent venir au rayon ici, ils ne viennent pas.
08:56Mais vous êtes français, vous-même, vous-même,
08:58ou tout ce qui est maghrébin ou en Sénégal ou en Malais, vous êtes tous les français.
09:02Les français, ils ne sont pas construits la France derrière nous.
09:06Adoma même, il y a trop d'étrangers là-bas.
09:08Mais ils sont arrivés à gérer leurs bureaux, leurs lois.
09:12Alors, nous aussi, on a géré notre loyer ou notre foyer.
09:17Pourquoi on est là ?
09:18C'est eux qui vont nous donner un coup de main.
09:20Ils sont nombreux plus que nous-mêmes.
09:23Et même, ils sont nombreux plus que nous.
09:25On est là, chaque personne qui parle à son foyer,
09:28c'est la meilleure parole.
09:30L'ascenseur, les douces, les sofas,
09:34et comment on appelle, les loyers.
09:36Toutes les années, ils montent nos loyers.
09:40Tu ne perds pas assez.
09:43Maintenant, qu'est-ce qu'on devait faire ?
09:44Jésus, il vient de parler tout à l'heure.
09:46Il a dit, il faut qu'on trouve les solutions.
09:48Les solutions, il n'y a pas mille solutions.
09:50Il y a une seule solution.
09:52On se donne la main, main, main.
09:54Quand on dit à manifestation pour Adoma, tout le monde sort.
09:57Quand tu dis à ton patron, l'emploi qui se donne,
09:59on a un problème, on va faire la manifestation.
10:02Même le patron, comme moi là, il met l'argent.
10:04Il va vous laisser partir.
10:06Mais quand on dit, on y va à manifestation pour Adoma,
10:09personne ne pousse.
10:11Moi, je m'en vais aujourd'hui.
10:12Demain, tu ne viens pas.
10:13Après demain, moi aussi, je vais me reposer.
10:15Je vais battre pour nous tous.
10:17Toi, tu dors.
10:17Moi, je vais battre pour moi.
10:19Je vais battre pour moi seul.
10:20Je vais battre pour tout le monde.
10:22Il faut qu'on soit unis.
10:23Maintenant, on va parler ici.
10:25Dès qu'on sort ici, personne ne va rencontrer au foyer.
10:28Nous, quand on arrive à notre foyer,
10:29on voit que tout le monde va descendre dans la salle.
10:31On voit peut-être tout ce qui se passe ici.
10:33Les autres aussi, vous allez dire.
10:35Qu'avent-vous, les délégués s'entendent?
10:37On vous l'église.
10:38Un jour, on va manifester Adoma.
10:41Nous, on est partis à manifestation jusqu'à le bureau d'Adoma.
10:4414e seulement.
10:45Il y a 15e seulement.
10:47Quelques gens qui sont venus nous aider en coup de main.
10:50Votre part, ils sont faits à 14, 13, 14.
10:53Vous êtes peur de quoi ici?
10:55Les Français, ils ont la même loi comme vous.
10:57Adoma, ils ont la même loi comme vous.
10:59Il faut que l'on comprenne une personne qui est mort une fois, pas deux fois.
11:03Merci.
11:04Excusez-moi.
11:05Alors, nous passons la parole à madame Geneviève.
11:14Geneviève Patateau.
11:28Bon, voilà.
11:30Bonjour.
11:31Bon, alors, moi je veux dire trois ou quatre petites choses.
11:34La première, les foyers de travailleurs immigrés, ils sont en train de les faire disparaître.
11:43C'est clair.
11:45Maintenant, c'est des résidences sociales.
11:48Mais vous avez vu le petit dessin sur le tract d'appel.
11:52La résidence sociale, c'est quoi?
11:56C'est, poussez-vous travailleurs immigrés, j'ai besoin de vos studios,
12:00j'ai besoin de vos places pour loger mes pauvres.
12:04D'accord?
12:05Donc, maintenant, dans les résidences sociales qui sont un peu vieilles,
12:09depuis 2006, il y a des endroits où vous avez presque la moitié des résidents
12:17qui sont des gens qui viennent par la préfecture ou par le 1% ou par la ville.
12:27Les travailleurs immigrés, c'est poussez-vous, les gars.
12:30J'ai d'autres personnes à mettre à votre place.
12:33Alors, quand vous parlez de vos jeunes,
12:35eh bien, vos jeunes...
12:37Bon, déjà, un premier point qu'il faudrait dire à tout le monde,
12:42Gérard, tu te rappelles, la lutte pour les papiers,
12:45depuis Gérard aussi,
12:48Mickaël et tout le monde.
12:49Bon, on a accompagné les luttes pour la régularisation des sans-papiers.
12:54Aujourd'hui, dans un foyer,
12:56tout le monde est venu sans-papiers.
13:02Depuis 1974, il n'y a plus de livrance de papiers.
13:06Donc, tout le monde est venu sans-papiers.
13:08Donc, effectivement, les jeunes vont aux jeunes,
13:12ils luttent pour les papiers,
13:14mais la lutte dans les foyers et la lutte pour les papiers,
13:18ça ne marche pas trop ensemble.
13:20C'est un peu chacun dans sa lutte.
13:23Donc, ça, c'est le premier problème avec vos jeunes.
13:25Le deuxième problème, c'est que maintenant,
13:27pour avoir une chambre, un studio dans la résidence sociale,
13:31ça n'est pas possible pour vos jeunes.
13:34C'est pour ça qu'ils sont dégoûtés, les jeunes,
13:37et qu'ils n'ont pas d'avenir dans les foyers.
13:39Donc, effectivement, il faut qu'on trouve un moyen
13:41de mobiliser les résidents.
13:43Donc, il faut qu'on discute de ça.
13:44Il faut qu'on fasse une réunion spéciale
13:46sur comment on mobilise les résidents.
13:49Ça, je suis d'accord avec vous.
13:50Le deuxième point, l'augmentation.
13:53Aujourd'hui, 3,6%.
13:57Alors, dans les foyers à Doma, ils ont tout multiplié par 3,6%,
14:03enfin, 103,6%, y compris les prestations, y compris ce qu'ils ne vous donnent pas.
14:09Dans les foyers, ce qu'il faut bien expliquer aux gens qui ne sont pas dans les foyers,
14:14dans les foyers, vous avez un loyer, plus les charges, comme partout, plus des prestations.
14:22Alors, les prestations, ce n'est pas ce que c'est.
14:24On n'a jamais de facture, on n'a jamais de justificatif.
14:28Ils font ce qu'ils veulent, et alors, ils vous font payer le mobilier.
14:33Alors, le mobilier, il est amorti sur...
14:35Il y a des foyers qui ont été reconstruits en 2003,
14:39ils payent toujours l'amortissement du mobilier, ça fait 20 ans.
14:43Il n'y a rien qui justifie que vous payiez l'amortissement du mobilier pendant 20 ans.
14:49A Doma, ce sont des voleurs.
14:52Ils ne cherchent qu'une chose, à ramasser de l'argent dans leur fond propre
14:56pour devenir une grosse, très grosse structure du logement pour les pauvres.
15:03Et d'ailleurs, ils font leur publicité là-dessus.
15:06On est les meilleurs, on est les meilleurs, on a plein d'argent.
15:08Et ils sont filiales de CDC Habitat.
15:14CDC Habitat, c'est pareil, c'est filiales de CDC.
15:17Mais attention, c'est du privé.
15:18On n'est pas dans le public, on est dans le privé.
15:21Et d'ailleurs, la direction de CDC Habitat, comme la direction d'Adoma,
15:25quand on leur demande, c'est qu'on cherche de l'argent.
15:29Voilà. Et donc, pour ça, qu'est-ce qu'ils ont besoin ?
15:31Ils ont besoin de dégoûter les gens.
15:33Ils ne veulent pas des travailleurs. Pourquoi ?
15:35Parce que les travailleurs, ça s'organise.
15:38Vous vous organisez, vous avez des délégués.
15:40Et bien, ça, ils n'en veulent pas.
15:42Donc, il faut, deuxième chose, il faut qu'on fasse savoir à tout le monde
15:46qu'il faut soutenir les délégués, y compris à vos résidents.
15:50Il faut qu'ils comprennent bien que sans délégués, ça sera encore pire.
15:55Donc là, il faut aussi qu'on fasse des actions en direction des résidents
15:59pour bien leur faire comprendre.
16:02Moi, je propose que dans le bureau des délégués,
16:05vous fassiez une permanence, une fois par semaine, un soir.
16:09Vous affichez ça partout et vous dites aux résidents,
16:12venez dans votre permanence, un soir par semaine,
16:16pour nous dire tous vos problèmes.
16:18Troisièmement, l'augmentation, il faut refuser l'augmentation.
16:21Il ne faut pas payer l'augmentation.
16:23En tous les cas, l'augmentation, vous vérifiez.
16:26Surtout dans les foyers coaliens, je sais qu'il y a des foyers coaliens
16:29où ils n'ont pas d'augmentation des prestations.
16:34Mais dans les foyers Adoma, les prestations sont augmentées.
16:37Il faut refuser ça.
16:38Faites la grève des augmentations.
16:42Après, sur la question des salles collectives.
16:44Mais c'est une horreur.
16:45La loi dit que les salles collectives, elles sont pour vous.
16:51Voilà.
16:52Et Adoma dit non, la salle collective, elle est pour moi.
16:55Vous n'en aurez pas.
16:56Donc là aussi, peut-être qu'il faut qu'on aille au tribunal.
17:00Donc il faut qu'on discute, y compris avec des résidents.
17:03Parce que pour aller au tribunal, il faut qu'un résident soit volontaire.
17:07Voilà.
17:08Donc il faut trouver des résidents volontaires pour aller au tribunal,
17:12pour faire céder Adoma là-dessus.
17:14Et dernier point, dans le 93 où je vis souvent, il me dit,
17:18c'est le point le plus important, Geneviève,
17:20c'est le droit à la vie privée.
17:23Bon, je sais que vous êtes plusieurs en avoir parlé.
17:26Que les gestionnaires se permettent de rentrer chez vous sans votre autorisation,
17:33ces violations de domicile.
17:36Eh bien, il faut qu'on leur dise au gestionnaire.
17:39Et il faut là aussi que les résidents soient plus vigilants.
17:43Ils ne sont pas assez vigilants.
17:46Il faut être plus de vigilance.
17:48Il faut leur dire, le gestionnaire doit prendre un rendez-vous.
17:53L'ouvrier de maintenance, il doit prendre un rendez-vous avec vous
17:57pour venir réparer quelque chose dans le studio.
18:01Adoma, on leur a posé la question,
18:03et à un moment donné, on répond,
18:05ah mais à partir du moment où un résident va dire au gérant
18:11que telle chose ne marche pas dans son studio,
18:15ça veut dire qu'on a le droit de rentrer quand on veut.
18:18On leur a dit non.
18:20Ça, c'est violation de domicile.
18:22Un, vous donnez un reçu de la réclamation.
18:26Il faut qu'à chaque fois que vous alliez faire une réclamation,
18:29vous ayez un reçu.
18:32Alors, on nous dit, ah oui, mais maintenant, les papiers, on fait des économies.
18:36On s'en fiche.
18:37Ils ne font pas d'économies sur plein de choses.
18:41Ils inondent le monde avec toute leur publicité.
18:44Donc là, ils doivent donner un reçu de votre réclamation.
18:48Pourquoi ?
18:49Parce que, vous l'avez dit, l'ascenseur ne marche pas pendant trois mois.
18:53Alors, le volet qui est cassé, il est cassé depuis six mois.
18:57Bon.
18:58Mais si vous allez dire au juge,
19:00attention, moi, je ne paye pas mon loyer parce que le gestionnaire,
19:05il ne fait rien, il ne fait aucun travail chez moi.
19:07Le juge, il va vous dire, vous avez des preuves ?
19:11Ah ben non, il n'y a que votre parole.
19:13Attention, face à la justice, que vous soyez en Afrique ou en France ou n'importe où,
19:17la justice, elle juge avec des preuves et des témoignages.
19:23Donc, quand on va chez le gérant, on y va toujours à deux personnes.
19:27Vous faites des déclarations sur l'honneur, des témoignages.
19:31Et puis, surtout, on doit bien se mettre d'accord tous ensemble,
19:38qu'on change les clés dans les studios.
19:42Soit disant que vous n'avez pas le droit.
19:44Eh ben, on va le prendre.
19:45Il faut le prendre, ce droit.
19:47À Fort-de-Veaux, la porte d'Anière, ils ont changé leur clé.
19:51Ils ont fait ça en assemblée générale.
19:53120 personnes qui changent la clé.
19:55120 !
19:56À Thomas, qu'est-ce qu'ils font ?
19:57Ils envoient un huissier.
19:58Alors, l'huissier, il ouvre toutes les portes.
20:00Et à la fin, il compte 120 gars qui ont changé la serrure.
20:04Bon ben, alors du coup, il n'y a rien de nul.
20:06Pourtant, c'est les premiers qui ont changé en grande masse.
20:09Donc, changé en nombre, pas une personne de ci, de l'un, tous ensemble en assemblée,
20:15vous décidez de changer les clés.
20:18Et puis, on se bat.
20:19Et on continue à se battre avec le COPAF, les coordinations, avec les députés,
20:24pour essayer de faire changer la loi.
20:25Mais pour faire changer la loi, il faut qu'on commence à bien mobiliser les résidents.
20:30Là-dessus, vous avez raison.
20:31Mais il faut qu'on discute comment on fait.
20:34Et deuxièmement, il faut qu'on fasse une vraie campagne dans l'opinion publique.
20:39Donc, on fait signer une pétition là-dessus, avec tous les points,
20:42sur la reconnaissance des comités de résidents, leur rôle, les réparations,
20:46le droit des délégués à contrôler toutes les charges,
20:50tout ce qu'on nous fait payer, le droit à la vie privée, le droit à la vie collective.
20:54Et bien, cette pétition, il faut la faire signer.
20:56Il faut même sortir des foyers pour la faire signer à plein de gens en dehors.
21:00Voilà, tous ces points.
21:02Merci.
21:05Est-ce que...
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