- il y a 2 jours
Mamadou Youssouf DIAGANA, poursuit son récit suite à sa "permission libératoire", autrement dit exclusion, de l'armée en avril 1990. A Nouakchott il a participé à un groupe qui a tenté de regrouper les nombreux exclus de l'armée pour pouvoir réclamer justice. Face à une situation bouchée de tous les côtés, il a choisi comme de nombreux autres l'exil. En France, il a continué à militer d'abord dans l'AVOMM, puis la OCVIDH et enfin par un regroupement de militaires, le CAMME. Il a participé activement au procès en 2005 de l'officier tortionnaire Ely Ould DAH qui a été condamné par la justice française en son absence, puisque le justiciable avait été renvoyé en Mauritanie - et à l'impunité - par l’État français et le gouvernement de PS de Lionel Jospin. Les « droits de l'homme" ont peu de poids face aux enjeux d'avantage économique.
Catégorie
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ÉducationTranscription
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00:00:42Bon, on est resté à Mbeika jusqu'au 16 avril 1991, où on a été libérés. On a été libérés
00:00:53à l'arrivée du chef d'état-major adjoint au nom du colonel Sidiya.
00:00:59Mohamed Yahya avec son équipe, ils sont venus en nous disant que bon voilà, nous sommes libres. C'était juste
00:01:06à la veille de la fête. Ils ont profité de l'occasion pour dire que nous avons été amnistiés, que
00:01:11nous sommes désormais libres.
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00:21:58et des orphelins que nous avons laissés sur place.
00:22:01Donc je l'ai intitulé « Aide et Veuve aux orphelins des militaires mauritaniens ».
00:22:08D'ailleurs, je n'avais pas mis le mauritanien,
00:22:11mais c'est un ami, celui qui avait l'ordinateur,
00:22:14qui a jugé qu'il faut au moins spécifier.
00:22:17J'avais mis un seul M avant.
00:22:19Est-ce que vous voyez ?
00:22:22Nihilisou, lorsqu'il le faisait avec les amis,
00:22:25les amis, notamment lorsque j'ai donné les copies à Mohamedou,
00:22:29Mohamedou aussi, et qu'il est parti chez ce cousin-là pour réécrire,
00:22:33il a estimé effectivement qu'il fallait apporter cette correction,
00:22:36que ce soit des militaires mauritaniens.
00:22:39Donc on a mis le deuxième M qui consistait à dire
00:22:42« Aide aux veuves aux orphelins des militaires mauritaniens ».
00:22:46Qui est aujourd'hui ce qu'elle veut.
00:22:47Je suis heureux qu'elle soit, qu'elle a prospéré
00:22:50et que ça veut continuer à travailler.
00:22:53Donc, comme je l'ai dit,
00:22:55ensuite est venue la création de la VOM.
00:22:58Le premier mandat, on l'a effectué.
00:23:00Après le deuxième mandat,
00:23:02les gens ont exigé que je sois dans le bureau
00:23:04pour donner un nouveau souffle.
00:23:07Donc...
00:23:07Et quel est le travail que vous avez fait à la VOM ?
00:23:09Vous étiez déjà dans l'idée de monter des cross-ex.
00:23:11Je veux vous dire,
00:23:14« Aide aux veuves aux orphelins des militaires mauritaniens »,
00:23:17c'était large pour nous.
00:23:18D'abord, il y avait les conditions matérielles.
00:23:21Parce qu'il y avait beaucoup de gens sur le calme.
00:23:24Oui.
00:23:24« Aide aux veuves aux orphelins des militaires mauritaniens »,
00:23:27on s'adresse surtout à nos camarades
00:23:29qui étaient avec nous,
00:23:31qui sont morts,
00:23:32qui ont laissé des enfants,
00:23:33qui ont laissé des veuves.
00:23:34Ça fait mal au cœur.
00:23:35Ça fait mal.
00:23:36C'est une honte pour nous.
00:23:38Quand on regarde droit dans les yeux les femmes,
00:23:43des gens qui étaient avec nous en prison,
00:23:45qui sont morts et que nous nous sommes restés là,
00:23:47en train de prendre nos jus, nos oranges,
00:23:49nos yaourts tranquilles,
00:23:51sans penser à faire quelque chose,
00:23:53c'était honteux pour moi.
00:23:55Deux, continuer le combat des injustices.
00:23:59Parce qu'il faut rétablir la justice.
00:24:01Il faut rétablir,
00:24:02à travers les plaintes,
00:24:04à travers beaucoup de choses.
00:24:06Est-ce que vous voyez ?
00:24:06Donc, rétablir la justice.
00:24:09Il était même dans notre...
00:24:13dans nos objectifs
00:24:14de créer ce qu'on appelle un orphelinat,
00:24:17de créer des classes
00:24:18pour pouvoir s'occuper
00:24:22de l'alphabétisation de ces gens-là.
00:24:24Mais c'était des projets ambitieux.
00:24:25À la création d'une association,
00:24:28on projette des choses,
00:24:29mais si les moyens ne les permettent pas,
00:24:33vous ne pouvez pas les réaliser.
00:24:34Mais néanmoins,
00:24:35il était mieux de les projeter.
00:24:36Je veux vous en citer quelques-unes.
00:24:39Il est arrivé où nous avons fait
00:24:41ce qu'on appelle
00:24:42le ramassage des médicaments
00:24:44en les envoyant,
00:24:45les médicaments,
00:24:46les médicaments utiles,
00:24:48et qui sont utiles
00:24:50pour ces populations-là,
00:24:52en les envoyant aux médecins,
00:24:54notamment à Dr Dja,
00:24:56Dja, celui qui s'est occupé
00:24:57de ces veuves-là,
00:24:58de ces rescapés militaires,
00:25:00etc.,
00:25:00qui ne se soignent pas,
00:25:01qui ont des problèmes
00:25:01de joindre le debout.
00:25:04Donc, en regroupant
00:25:05ces médicaments,
00:25:07la VOM,
00:25:09à la première version,
00:25:10ou la deuxième version,
00:25:13je veux dire le deuxième mandat,
00:25:14a pu quand même
00:25:16recolter ce matériel,
00:25:17y compris le matériel
00:25:19de restauration,
00:25:20parce qu'il était dans notre idée
00:25:21d'ouvrir,
00:25:22de permettre à ces femmes
00:25:23d'ouvrir un restaurant
00:25:25pour essayer de pouvoir
00:25:27fructifier à travers
00:25:28les cuisinières,
00:25:29les frigos et autres,
00:25:31ou d'ouvrir un restaurant
00:25:33pour essayer de pouvoir
00:25:35nourrir leurs enfants.
00:25:36Mais c'est pas un moment
00:25:38où vous parlez,
00:25:38c'est ici en France ?
00:25:39Non, non, non,
00:25:40en Afrique.
00:25:41Non, non, non,
00:25:42en Ouakchott,
00:25:43en Ouakchott,
00:25:43parce qu'on s'est rendu compte
00:25:45de la difficulté,
00:25:46justement,
00:25:47parce qu'on s'est rendu compte
00:25:49de la difficulté
00:25:49d'envoyer ce genre de matériel
00:25:51où quand nous les envoyons,
00:25:53ça amène beaucoup plus
00:25:55de problèmes
00:25:55que ça ne résolve,
00:25:57parce que celles qui sont
00:25:58sur la vallée
00:26:00réclameront leur part
00:26:01et celles qui sont en Ouakchott
00:26:02réclameront leur part,
00:26:04etc.
00:26:04alors qu'on s'est rendu compte
00:26:06de la difficulté
00:26:06de ce genre de choses,
00:26:09d'opérations.
00:26:10On s'est rendu compte
00:26:11de la difficulté
00:26:12de ce genre d'opérations.
00:26:13Donc, ce qui est sûr
00:26:14que ce qui a été
00:26:15le plus rentable
00:26:16et le plus formidable,
00:26:17ça a été
00:26:19le matériel médical
00:26:20où le docteur Dja
00:26:23pouvait consulter les gens,
00:26:24les rescaper
00:26:25ou autres,
00:26:25en tout cas,
00:26:26pour pouvoir faire.
00:26:27Dans tout cas,
00:26:28la VOM était faite
00:26:29pour ce genre d'ambition,
00:26:30pour essayer d'améliorer
00:26:31les conditions matérielles,
00:26:34réduire ces injustices-là
00:26:35et essayer de rétablir
00:26:37ces injustices
00:26:37à travers
00:26:39un jugement exemplaire
00:26:40de ceux qui ont commis
00:26:41ces genres de bêtises,
00:26:43c'est-à-dire
00:26:44les tueries extrajudiciaires,
00:26:45etc., etc.,
00:26:46les tortures et autres,
00:26:48pour essayer d'engager
00:26:49des procédures
00:26:49qu'il fallait ici en France
00:26:50pour essayer d'arriver
00:26:52en tout cas
00:26:52à abattre le système
00:26:54par les droits de l'homme,
00:26:56par les droits de l'homme
00:26:57en disant
00:26:58un certain nombre de choses.
00:26:59Bon,
00:27:00nous ne dirons pas
00:27:01que les objectifs
00:27:02sont atteints,
00:27:04nous ne dirons pas
00:27:05que l'homme
00:27:06n'a pas fait grand-chose,
00:27:09mais il est arrivé
00:27:10à un moment donné
00:27:11où il y a eu
00:27:12des dissensions
00:27:12parce que dans le mandat
00:27:14de Dja Ousmane,
00:27:18où j'étais secrétaire général,
00:27:21moi-même,
00:27:22on m'a exigé
00:27:22d'être dans le bureau,
00:27:23je ne voulais pas,
00:27:24j'ai toujours dit
00:27:25que je préfère être
00:27:26un conseiller,
00:27:27un guide,
00:27:28un tri.
00:27:30Dja Ousmane,
00:27:30lorsqu'il est revenu,
00:27:33on a exigé
00:27:34à ce que je sois
00:27:35le secrétaire général
00:27:36de l'homme.
00:27:38Bon,
00:27:38je l'ai accepté volontiers.
00:27:40La première des choses
00:27:41que j'ai faites,
00:27:42c'est de dire,
00:27:43bon,
00:27:44nous allons faire
00:27:44des ateliers
00:27:45parce que le dossier
00:27:46judiciaire traîne.
00:27:50Faldemba peut en témoigner
00:27:51parce que Faldemba,
00:27:53j'avais fait des formulaires
00:27:55sur les plaintes
00:27:55contre Thaya
00:27:58où il a photocopié
00:28:00au niveau de son boulot
00:28:01en plusieurs exemplaires
00:28:04de telle sorte
00:28:04que chacun
00:28:05on puisse faire
00:28:06des ateliers.
00:28:08Même ceux
00:28:09qui ne peuvent pas écrire,
00:28:10qu'on écrive,
00:28:11que chacun écrive
00:28:12son vécu.
00:28:13Qu'est-ce qu'il a vécu
00:28:13en Mauritanie ?
00:28:14Pourquoi nous en sommes là ?
00:28:16Etc.
00:28:16De telle sorte qu'on...
00:28:17le jour où on peut
00:28:19engager une plainte
00:28:20qu'on puisse le faire.
00:28:21Bon.
00:28:22Il s'est avéré
00:28:23qu'en ce moment,
00:28:24il y a eu un colonel
00:28:25qui était
00:28:27dans la commission
00:28:30d'enquête
00:28:30qu'on appelle
00:28:31Babi Goussinou
00:28:32qui était venu en stage.
00:28:35Disons en stage,
00:28:36je m'excuse,
00:28:37qui était attaché militaire,
00:28:38pardon.
00:28:39Bon,
00:28:39il avait des problèmes
00:28:40avec le colonel Bougrès,
00:28:42le chef d'état-major
00:28:45national
00:28:46de l'Algérie
00:28:48de l'Algérie,
00:28:49je pense que là,
00:28:50de là-bas,
00:28:51ils l'ont enlevé,
00:28:51il est venu là,
00:28:53ils l'ont mis
00:28:53comme attaché militaire.
00:28:55Bon,
00:28:55comme attaché militaire,
00:28:56lorsqu'il est venu,
00:28:58finalement,
00:28:59il a eu des problèmes
00:28:59avec eux.
00:29:01Lorsqu'il a eu des problèmes
00:29:02avec eux,
00:29:02il ne voulait pas
00:29:03rentrer au pays
00:29:03parce qu'il se disait
00:29:05qu'on allait le tuer.
00:29:06on l'accuse de quoi ?
00:29:07Parce que nous,
00:29:08on avait porté plainte
00:29:09contre
00:29:12Eli Hulda,
00:29:13on l'accusait
00:29:14d'avoir peut-être,
00:29:15qu'il était d'intelligence
00:29:17avec l'opposition.
00:29:20Bon,
00:29:21qu'il était accusé
00:29:22comme quoi
00:29:22qu'il était en intelligence
00:29:24avec l'opposition.
00:29:27Donc,
00:29:27les gens ont voulu
00:29:28le ramener
00:29:29en Mauritanie,
00:29:31mais il n'a pas voulu
00:29:32parce qu'il a compris
00:29:33le jeu
00:29:33qu'en revenant
00:29:34en Mauritanie,
00:29:35c'est peut-être
00:29:35sa peau congoulée.
00:29:38Bon,
00:29:39ce dernier
00:29:39a contacté
00:29:40un bon nombre
00:29:42de nos amis
00:29:43en leur disant
00:29:44bon,
00:29:44voilà,
00:29:44moi,
00:29:45je ne veux pas
00:29:47rentrer,
00:29:47je veux demander
00:29:48peut-être
00:29:48l'asile politique,
00:29:49etc.
00:29:50Bon,
00:29:52personnellement,
00:29:53il ne m'a pas contacté,
00:29:54mais
00:29:57en apprenant
00:29:58à la faire
00:29:59effectivement
00:29:59au niveau
00:30:00de la FDIH,
00:30:03comme c'est
00:30:04un élément
00:30:04clé
00:30:06qui connaissait
00:30:07la commission
00:30:09d'enquête,
00:30:10qui connaissait,
00:30:11qui était dans
00:30:11les rouages
00:30:12de l'État,
00:30:13qui savait
00:30:13ce qui nous est arrivé.
00:30:15C'était un élément
00:30:16qu'il faut
00:30:17aller effectivement
00:30:17contacter
00:30:18pour faire avancer
00:30:20la cause.
00:30:21Il était peut-être
00:30:23dans les rouages,
00:30:24mais personne
00:30:24ne l'a vu torturé,
00:30:26il n'a jamais torturé.
00:30:27C'est comme moi,
00:30:29lorsque j'étais lieutenant,
00:30:30qu'on m'envoyait
00:30:30à mission,
00:30:32ça ne veut pas dire
00:30:33que j'ai tué
00:30:34quelqu'un,
00:30:34que j'ai triqué
00:30:35quelqu'un,
00:30:35j'étais lieutenant,
00:30:37j'étais officier
00:30:37de l'armée,
00:30:38si on m'envoyait
00:30:38à mission,
00:30:39on m'envoyait
00:30:39à mission.
00:30:40Bon, lui,
00:30:40c'était pareil.
00:30:42Bon,
00:30:42mais quelques-uns
00:30:43de nos collègues
00:30:44disaient,
00:30:44ah non,
00:30:45bon,
00:30:45il était dans les rouages,
00:30:46il a fait ceci,
00:30:47il a fait ceci,
00:30:47c'est seulement
00:30:47qu'il ne va pas,
00:30:49je vous dis,
00:30:49c'est textuellement
00:30:50comment la bombe
00:30:52s'est scindé,
00:30:53quoi.
00:30:53Oui, oui, oui.
00:30:53Comment ce VDH
00:30:55a été créé.
00:31:01C'est quelqu'un
00:31:01qui était dans les rouages,
00:31:02il était dans la commission
00:31:04d'enquête,
00:31:04il a fait ceci,
00:31:05il a fait cela.
00:31:06Bon, en fait,
00:31:07il y a eu des polémiques
00:31:09stériles autour
00:31:10de cet individu.
00:31:12Bon,
00:31:12il s'est avéré
00:31:13que cet individu
00:31:14avait quand même
00:31:15des choses à donner.
00:31:17Il avait des choses
00:31:18à donner.
00:31:18Il était directeur
00:31:19de l'intendance,
00:31:20il était dans
00:31:21des commissions
00:31:22d'enquête,
00:31:25donc il était proche,
00:31:27certes,
00:31:28de Taya.
00:31:29Donc là,
00:31:32tout d'un coup,
00:31:34il est dans l'opposition,
00:31:36il rentre dans l'opposition,
00:31:37il est mécontent,
00:31:38il avait des choses
00:31:39à dire,
00:31:40ben,
00:31:40laissons-nous dire
00:31:41ce qu'il avait à dire.
00:31:43Je pense que c'était
00:31:43opportun de savoir
00:31:46ce qu'il avait à dire.
00:31:47Il était opportun
00:31:48de l'écouter,
00:31:49de l'approcher,
00:31:49de savoir
00:31:50ce qu'il avait à dire.
00:31:52Tout en sachant.
00:31:53Si les gens avaient
00:31:54quelque chose
00:31:55à lui reprocher,
00:31:56pourquoi pas porter plainte ?
00:31:57C'est l'ultime solution.
00:31:58Nous sommes dans
00:31:59un pays de droit.
00:31:59si les gens avaient
00:32:01quelque chose
00:32:01à leur reprocher,
00:32:03que vous avez
00:32:04des preuves tangibles.
00:32:06Mais mon propre papa
00:32:09en porterait plainte,
00:32:10ça ne me cause pas
00:32:11de problème.
00:32:11Dans le cadre
00:32:12de mon militantisme,
00:32:13je ne marchande pas
00:32:14là-dessus,
00:32:15je ne tricherai pas
00:32:16là-dessus.
00:32:17Mais malheureusement,
00:32:18ce n'était pas le cas.
00:32:18c'était des insinuations,
00:32:22c'était des calomnies
00:32:24à l'endroit du gars,
00:32:25sans preuve.
00:32:26Bon,
00:32:28le gars demandait
00:32:29en tout cas
00:32:29de l'aide
00:32:30pour sa protection.
00:32:31Moi, je suis ce que
00:32:32tout être humain
00:32:33dans ces conditions-là
00:32:36est à protéger
00:32:38face au régime
00:32:39que nous combattons.
00:32:40donc je n'y voyais
00:32:42pas d'inconvénient
00:32:43qu'au niveau
00:32:43de la FDIH
00:32:44que les gens
00:32:45puissent
00:32:47le rencontrer,
00:32:49que les gens
00:32:49puissent
00:32:50l'aider
00:32:51à retrouver
00:32:52en tout cas
00:32:53sa dignité d'homme
00:32:54et de le protéger
00:32:55face à un régime
00:32:56qui veut
00:32:58le tuer.
00:33:00Donc voilà,
00:33:02une fois que
00:33:02Dja Ousmane
00:33:04en tant que président,
00:33:05effectivement,
00:33:06il a
00:33:06le contacté,
00:33:09certainement
00:33:09à le guider
00:33:12et à donner
00:33:12des conseils utiles
00:33:14mais en contrepartie
00:33:15en disant
00:33:16bon voilà,
00:33:16nous sommes dans
00:33:17des phases judiciaires,
00:33:18qu'est-ce que
00:33:19vous pouvez apporter ?
00:33:20Donc ce n'est pas
00:33:21bon de dire
00:33:22maintenant
00:33:23ce que cet individu
00:33:24a apporté
00:33:26ou ce qu'il n'a pas
00:33:27apporté,
00:33:28ce n'est pas bon
00:33:29dans la mesure
00:33:30où les tailles
00:33:31n'est pas encore jugées.
00:33:34Mais
00:33:35toujours est-il
00:33:36que c'était
00:33:37en tout cas intéressant
00:33:38d'avoir
00:33:40des genres
00:33:40de témoignages
00:33:41qui sont utiles
00:33:42pour la cause,
00:33:43qui sont extrêmement
00:33:45importants.
00:33:46Des témoignages
00:33:47extrêmement importants
00:33:48en tout cas
00:33:48pour faire avancer
00:33:49la lutte
00:33:50parce qu'il y a
00:33:50des choses
00:33:51que nous ne savons pas
00:33:52jusqu'à preuve
00:33:52de contraintes.
00:33:53Pourquoi ces tueries
00:33:54extrajudiciaires ?
00:33:55Pourquoi ces déportations
00:33:56des populations
00:33:57vers le Sénégal
00:33:58et le Mali ?
00:33:59Pourquoi tout d'un coup
00:34:00ce pays est en ébullition
00:34:02ou c'est la chasse
00:34:03à la forcière ?
00:34:04Il y avait quand même
00:34:06des interrogations.
00:34:08Il y avait des choses
00:34:09où on a besoin
00:34:10de savoir
00:34:11pourquoi tout cela ?
00:34:13Pourquoi ?
00:34:13Pourquoi jusqu'au sein
00:34:15de l'armée
00:34:15qu'on se débarrasse
00:34:17en tout cas
00:34:17de ses propres enfants ?
00:34:19On avait des interrogations.
00:34:21Qu'on dise
00:34:21que c'est le racisme.
00:34:22Il y avait plus fort
00:34:23que le racisme.
00:34:24Il fallait le comprendre.
00:34:26Et lui,
00:34:27il avait des réponses
00:34:27à ces questions-là ?
00:34:28Certainement.
00:34:29C'est inéluctable.
00:34:31C'est irrefutable.
00:34:33Pourquoi un mec comme ça
00:34:35on voudrait bien
00:34:36qu'on le faire taire
00:34:39dans la mesure
00:34:40où il a balancé
00:34:41dans le camp
00:34:41de l'opposition
00:34:43ou qu'il est lui-même
00:34:46aujourd'hui victime
00:34:47de ce régime-là ?
00:34:50Si réellement
00:34:50on n'a rien
00:34:51à lui reprocher,
00:34:53il faudrait mieux
00:34:54en tout cas
00:34:55tirer le bon côté,
00:34:57essayer de positiver
00:34:58dans le cadre
00:34:59de l'opposition,
00:34:59essayer de positiver
00:35:00pour avancer,
00:35:01pour faire avancer
00:35:02la lutte.
00:35:03Et surtout,
00:35:04si on n'a pas
00:35:04les mis ensanglantés,
00:35:06nous aujourd'hui,
00:35:07les gens,
00:35:07ce dont on poursuit
00:35:08aujourd'hui,
00:35:09c'est cette racaille
00:35:13d'officiers
00:35:14qui sont en Mauritanie.
00:35:16L'exemple
00:35:17d'un individu
00:35:18qui se permet
00:35:19de pendre 28
00:35:20à la veille
00:35:21dans le 28 novembre
00:35:2280 à 10.
00:35:26Cet officier,
00:35:27on ne peut pas,
00:35:27on ne peut pas,
00:35:28on ne peut pas
00:35:29l'accepter
00:35:29dans une armée.
00:35:31Est-ce que vous voyez ?
00:35:33Mais dire
00:35:34qu'un officier
00:35:35était dans une commission
00:35:35d'enquête,
00:35:37qu'a-t-il fait,
00:35:38qu'a-t-il dit,
00:35:39qu'a-t-il diligenté,
00:35:40a-t-il permis
00:35:40l'exécution
00:35:41de quelqu'un ?
00:35:42On ne l'en a pas vu.
00:35:44Et d'autant plus
00:35:45qu'il n'était
00:35:46qu'assesseur.
00:35:47Il était assesseur.
00:35:49Bon.
00:35:50Le débat,
00:35:50juste parce qu'on ne va pas
00:35:52passer beaucoup de temps
00:35:52là-dessus,
00:35:53mais le débat
00:35:54avec vos camarades
00:35:55de la VOM,
00:35:56Ousmane et compagnie,
00:35:57c'était sur la fond
00:35:58ou c'était sur la forme ?
00:36:00C'était sur le fait
00:36:00que vous n'avez pas consulté ?
00:36:02Non, non, non, non.
00:36:03Il y a eu une discussion
00:36:04un peu large
00:36:04et démocratique là-dessus.
00:36:05Non, c'est...
00:36:06Simplement qu'ils n'étaient
00:36:07vraiment pas d'accord,
00:36:08y compris sur le fond
00:36:09de l'affaire.
00:36:10Non, ça n'a même pas été
00:36:12l'objet
00:36:12dans le débat.
00:36:16Ils ont reproché
00:36:16au président
00:36:17d'avoir pris contact
00:36:18avec Babi,
00:36:19de l'avoir aidé
00:36:20à avoir ses papiers.
00:36:22C'est tout.
00:36:23D'avoir aidé
00:36:24à avoir ses papiers
00:36:25au niveau de l'opéra.
00:36:28Ils disent,
00:36:29d'abord,
00:36:30c'est fou
00:36:31parce que
00:36:31au niveau individuel,
00:36:33moi je suis Diagana,
00:36:35n'importe quel Mauritainien
00:36:36peut venir me voir
00:36:38au niveau individuel.
00:36:39Si j'ai
00:36:41mes amis d'antan
00:36:42à l'opéra,
00:36:43si je sais son problème
00:36:44et que c'est réel,
00:36:47je le donnerai
00:36:48à avoir ses papiers.
00:36:49Je ne demande pas
00:36:50l'avis de l'Ocevidéage
00:36:51ou de l'Avom
00:36:52en tant qu'individu,
00:36:53en tant qu'humain.
00:36:55Donc,
00:36:55ce qu'on a reproché
00:36:56à Ousmane,
00:36:58Dia Ousmane,
00:36:59c'est que Dia Ousmane
00:37:01n'a pas fait d'abord
00:37:02au nouveau nom de l'Avom,
00:37:03elle l'a fait
00:37:04en tant qu'ancien officier,
00:37:05en tant qu'humain,
00:37:07face à un individu
00:37:08qui est en détresse
00:37:09qui,
00:37:09une fois rentré
00:37:10en Mauritanie,
00:37:10on peut le tuer.
00:37:12Est-ce que vous voyez ?
00:37:13Parce qu'on suppose
00:37:14que les gens
00:37:14de la commission d'enquête
00:37:16sont d'eux
00:37:16à avoir peut-être
00:37:17une copie
00:37:18de cette commission d'enquête.
00:37:22Ça,
00:37:23c'est la création
00:37:24de l'Ocevidéage.
00:37:28L'Ocevidéage
00:37:29issu
00:37:29de cette scission
00:37:31entre nous.
00:37:33C'est-à-dire
00:37:34qu'en étant
00:37:35à l'époque
00:37:35secrétaire générale
00:37:37de l'Avom,
00:37:38et que
00:37:39Babi
00:37:40avait sollicité
00:37:41peut-être
00:37:42le président
00:37:45pour X raisons,
00:37:47pour son asile
00:37:48politique,
00:37:49comme ils disent
00:37:50les gens,
00:37:51que l'intéressé
00:37:52avait été aidé
00:37:53pour avoir
00:37:54ses papiers.
00:37:55Donc,
00:37:55venir à l'Assemblée
00:37:56générale,
00:37:58d'abord,
00:37:59ça a fait
00:37:59des insinuations,
00:38:00des remous,
00:38:01des calomnies,
00:38:04beaucoup de choses.
00:38:05Donc,
00:38:06c'était insupportable,
00:38:07c'était internable.
00:38:08Et il y a quelques ans
00:38:10qui insuniaient
00:38:11comme quoi
00:38:11que même
00:38:11Babi a eu
00:38:12à donner de l'argent
00:38:15pour acquérir
00:38:16l'asile politique
00:38:17alors que
00:38:17n'importe quel
00:38:18Mauritainien,
00:38:19même les paysans
00:38:20de chez nous
00:38:21aujourd'hui,
00:38:21sont demandeurs
00:38:22d'asile en France,
00:38:23à plus forte raison
00:38:24qu'un colonel
00:38:25qui risquait sa vie
00:38:27au cas où
00:38:27il est rentré
00:38:28au pays
00:38:28pour avoir
00:38:29peut-être
00:38:30fait un bras
00:38:31de fer
00:38:31avec un colonel
00:38:32de l'armée.
00:38:33Bon,
00:38:34quel que soit
00:38:34de son passé,
00:38:35quel que soit
00:38:36de ce qu'il a fait,
00:38:36en tout cas,
00:38:37cette histoire
00:38:38récente
00:38:39prouve que
00:38:40c'était son droit
00:38:42de demander
00:38:43l'asile politique.
00:38:44Donc,
00:38:45bon,
00:38:45voilà,
00:38:45cette scission.
00:38:47Bon,
00:38:47pour en venir
00:38:47au problème réellement,
00:38:49cette dispute
00:38:52au niveau
00:38:53d'aider Babi,
00:38:54ne pas aider Babi,
00:38:55ceci,
00:38:56etc.,
00:38:56a conduit
00:38:57à faire
00:38:57des assemblées
00:38:59générales
00:38:59où on s'est
00:39:00retrouvés
00:39:00complètement
00:39:03en dissension,
00:39:05en opposition.
00:39:06Il y avait
00:39:06un camp
00:39:06qui jugeait
00:39:08qu'il ne fallait
00:39:09pas le faire.
00:39:09Il y avait
00:39:09un camp
00:39:10qui jugeait
00:39:10qu'on n'avait
00:39:12rien à nous reprocher.
00:39:14Moi,
00:39:14personnellement,
00:39:15j'avais démissionné
00:39:15et le président
00:39:16a suivi.
00:39:18Bon,
00:39:18vu cela
00:39:19et que
00:39:19réellement
00:39:20que nous nous sommes
00:39:22obstinés
00:39:22de continuer
00:39:23le travail,
00:39:23de continuer
00:39:24ce combat
00:39:24des droits de l'homme,
00:39:26des violations
00:39:26des droits de l'homme,
00:39:27on ne s'est pas
00:39:28laissé faire.
00:39:29On avait convoqué
00:39:30des réunions
00:39:31pour essayer
00:39:31de pouvoir
00:39:33continuer
00:39:34ce qu'on a
00:39:35à faire.
00:39:36Le 21 septembre,
00:39:37ici même,
00:39:38dans ce salon-là,
00:39:39chez moi ici,
00:39:41moi avec mes
00:39:42trois autres collègues,
00:39:44Soumari,
00:39:46Si,
00:39:47Edja,
00:39:47nous avons décidé
00:39:48tout simplement
00:39:49la création
00:39:50de l'OCDH.
00:39:52Bon,
00:39:53j'ai encore imaginé
00:39:54un nom
00:39:55que j'ai appelé
00:39:56Organisation
00:39:56contre les violations
00:39:57des droits humains.
00:39:58Entre parenthèses,
00:39:59nous avons rajouté
00:40:00Mauritanie
00:40:01parce qu'il fallait
00:40:02continuer d'abord
00:40:03sur la Mauritanie
00:40:03et quand on aura
00:40:05fini sur la Mauritanie,
00:40:06pourquoi pas
00:40:07au niveau mondial,
00:40:08on continuera
00:40:09tous les autres combats,
00:40:10c'est pourquoi
00:40:11on s'est arrêté
00:40:11au H.
00:40:15Donc,
00:40:15voilà,
00:40:16on a intitulé
00:40:17l'association
00:40:18au CVDH
00:40:19qui a été reconnue
00:40:21et donc
00:40:22la création
00:40:23de l'association
00:40:24officiellement
00:40:25le 3 octobre
00:40:272000.
00:40:31Mais tout le travail,
00:40:32parce qu'il y avait
00:40:33un travail considérable
00:40:34fait avant le procès
00:40:36d'Eli Hulda,
00:40:38c'était fait par vous
00:40:39dans le cadre de la Vomme
00:40:40avec d'autres.
00:40:42Disons,
00:40:43à l'époque des faits,
00:40:43le problème,
00:40:44à l'époque des faits,
00:40:45chacun veut se tirer
00:40:46la couverture
00:40:47parce que
00:40:47c'est la seule affaire
00:40:49qui a abouti,
00:40:51mais la plainte
00:40:52n'a été déposée
00:40:53que par
00:40:53Dja Ousmane
00:40:54et Djaganah
00:40:54Mamedou Yusuf.
00:40:55Quand vous voyez,
00:40:56je pourrais vous amener
00:40:57tous les documents
00:40:58de la plainte.
00:41:01La plainte est faite
00:41:02par Dja Ousmane
00:41:04et Djaganah
00:41:05Mamedou Yusuf
00:41:05parce que
00:41:06tout simplement
00:41:06dans cette affaire
00:41:07nous avons voulu
00:41:08la discrétion.
00:41:10Tout ce qui avait été fait
00:41:11par le passé
00:41:12en essayant
00:41:14de l'élargir,
00:41:15en essayant
00:41:15de le mettre
00:41:17à la disposition
00:41:18d'une association
00:41:19ou à la disposition
00:41:20d'un bon nombre
00:41:20de gens
00:41:21a échoué.
00:41:23Donc nous avons estimé
00:41:25bon,
00:41:25il y a eu d'autres gens
00:41:26qui sont passés là.
00:41:27Il y a les Bouilil,
00:41:29il y a
00:41:31Sidamelou Ljidane
00:41:32qui est passé là.
00:41:33Est-ce que vous voyez,
00:41:34il y a
00:41:35les Kébirou
00:41:36et autres
00:41:36qui sont passés là,
00:41:37qui sont partis.
00:41:39Donc toutes les tentatives
00:41:40que nous avons menées
00:41:42sur le plan judiciaire
00:41:45avaient mené
00:41:45à l'échec.
00:41:47D'où
00:41:47dans l'affaire
00:41:48Eli Hulda
00:41:49nous avons estimé
00:41:50qu'il fallait gérer,
00:41:51qu'il fallait gérer
00:41:53et qu'il fallait
00:41:53aller jusqu'au bout.
00:41:55En ayant appris
00:41:56la présence
00:41:57de cet individu
00:41:58sur le territoire français,
00:42:00nous avons estimé
00:42:01d'aller à la FDIH
00:42:02et de porter plainte
00:42:02en tant que victime directe.
00:42:05Naturellement,
00:42:05nous appartenons
00:42:06à une association,
00:42:07c'est vrai,
00:42:08qui est une association
00:42:09d'ailleurs
00:42:10de droits de l'homme,
00:42:11la VOM à l'époque.
00:42:13Est-ce que vous voyez ?
00:42:14Nous appartenons
00:42:16à celle-là.
00:42:17Mais en mettant
00:42:18au profit
00:42:19des associations
00:42:20et en mettant
00:42:21au profit
00:42:22de quelques individus
00:42:24que nous connaissons,
00:42:25nous savions
00:42:26que nous allons
00:42:27droit à l'échec.
00:42:28D'où la gestion
00:42:30de cette affaire.
00:42:33D'où la gestion
00:42:34de cette affaire
00:42:35jusqu'à son aboutissement.
00:42:37Mais tout en sachant
00:42:39que c'est une victoire
00:42:40des victimes,
00:42:41tout en sachant
00:42:41qu'il y a un problème
00:42:42de l'ensemble des victimes.
00:42:43la preuve en est
00:42:45que dès
00:42:45l'enclenchement
00:42:46de l'affaire,
00:42:48au-delà même
00:42:48de la diaspora
00:42:51mauritanienne
00:42:51en France,
00:42:52au-delà de cette diaspora,
00:42:53nous avons fait appel
00:42:54à tous les mauritaniens
00:42:56qui sont victimes
00:42:57de cet officier-là,
00:42:59tous les orphelins,
00:43:00toutes les veuves
00:43:02et tous les rescapés
00:43:03qui ont eu affaire
00:43:04à cet officier-là,
00:43:06pour demander
00:43:07leur témoignage,
00:43:08pour renforcer
00:43:08en tout cas
00:43:09cette plainte
00:43:09au niveau
00:43:09de la Fédération internationale
00:43:12et pour essayer
00:43:13en tout cas
00:43:13de la rendre
00:43:15pour l'ensemble
00:43:16des associations,
00:43:17pour l'ensemble
00:43:17des militants.
00:43:18C'est une victoire
00:43:19et c'est une plainte
00:43:20qui appartient à tout le monde
00:43:21pour la simple raison
00:43:22qu'elle a eu
00:43:24un écho
00:43:25qui a permis
00:43:26en tout cas
00:43:26à l'ensemble
00:43:27des mauritaniens
00:43:27de répondre
00:43:30à cela
00:43:31et la preuve en est
00:43:32qu'en allant
00:43:33à Nîmes,
00:43:34on n'a pas choisi
00:43:35qui est de l'Océvirillage,
00:43:37qui est de l'Avome,
00:43:37qui est d'Iflamme,
00:43:39on a été de manière
00:43:40groupée.
00:43:41La EFDIH
00:43:42nous avait aidé
00:43:44avec 1500 euros
00:43:45que j'ai pu remettre
00:43:46en main propre
00:43:47à Bamamadou Bokar
00:43:48pour organiser
00:43:48parce qu'à l'époque
00:43:49il était le président
00:43:51en tout cas
00:43:52du forum
00:43:53de l'opposition
00:43:54pour organiser
00:43:55le départ
00:43:56de l'ensemble
00:43:56de l'opposition
00:43:57sur Nîmes.
00:43:59Donc c'était louable
00:44:00ce qui montre
00:44:01que nous nageons
00:44:03dans le même fleuve,
00:44:04nous baignons
00:44:05dans les mêmes démarches
00:44:08et si réellement
00:44:09que tel ou tel,
00:44:11que ce soit tel ou tel
00:44:12qui soit initiateur,
00:44:13ça n'a aucune importance.
00:44:14L'essentiel en est
00:44:15que l'impunité
00:44:17au moins
00:44:17a pu être
00:44:19combattue
00:44:20dans cette affaire
00:44:21Eli Hulda.
00:44:27Oui, parce que c'est
00:44:28la première fois
00:44:29que le combat
00:44:30des Mauritaniens
00:44:31de l'extérieur
00:44:32pour la justice
00:44:33a quand même
00:44:34reçu une reconnaissance
00:44:36un peu nationale,
00:44:36c'est-à-dire
00:44:37c'est sorti un peu
00:44:38du cercle
00:44:39des droits de l'homme,
00:44:40des droits de l'hommiste
00:44:41comme dirait Sarkozy,
00:44:42ça a sorti un peu
00:44:43du cercle étroit
00:44:45et c'est devenu
00:44:45une information
00:44:47internationale.
00:44:48Bien sûr,
00:44:49bien sûr que oui
00:44:49parce que tout simplement
00:44:50je pense que la démarche
00:44:52initialement,
00:44:53même si c'est des démarches
00:44:54de deux individus,
00:44:56ce n'est pas
00:44:58le plus important.
00:44:59Pour nous,
00:44:59c'est de montrer
00:45:00effectivement,
00:45:01l'objet de la démarche
00:45:02c'est de montrer
00:45:03effectivement qu'il y a
00:45:03des choses extrêmement
00:45:04graves qui sont passées
00:45:05dans ce pays-là
00:45:06et que c'est l'ensemble
00:45:09de la communauté
00:45:09qui en a souffert
00:45:10et que ce bourreau-là
00:45:12en a
00:45:12et que ce torsionnaire-là
00:45:15a fait mal
00:45:16à beaucoup
00:45:17d'entre nous
00:45:18qui sont là
00:45:19et qui sont au pays
00:45:22et qu'il fallait
00:45:23montrer à l'opinion
00:45:23que ce que nous disons
00:45:24à travers les écrits
00:45:26et à travers le témoignage
00:45:27que c'est une réalité
00:45:28et que la justice
00:45:29puisse faire son pays
00:45:31du moment
00:45:31qu'il n'y avait pas
00:45:32eu de justice nationale.
00:45:33Comme vous le dites,
00:45:34ça y est,
00:45:35on est qu'au favorable
00:45:35du fait de l'ampleur,
00:45:38du fait
00:45:38des témoignages
00:45:39accablants,
00:45:40du fait
00:45:41des confrontations
00:45:41que nous avons eues
00:45:42à Montpellier
00:45:43avec ce torsionnaire
00:45:44qui n'a pas nié
00:45:46les faits,
00:45:46qui confirmait
00:45:47tout simplement
00:45:48qu'il était sous les ordres.
00:45:50Donc la justice française
00:45:52ne pouvait qu'aller
00:45:56jusqu'au bout
00:45:57pour la simple raison
00:45:59que c'était
00:46:01la belle occasion
00:46:02en tout cas
00:46:03de montrer
00:46:04à l'opinion nationale
00:46:06et internationale
00:46:06comme quoi
00:46:07il y avait des choses
00:46:07qui se sont passées
00:46:08en Mauritanie.
00:46:09L'intéressé ne niait pas
00:46:11en tant qu'officier
00:46:12qu'il était
00:46:12tout simplement
00:46:14sous les ordres.
00:46:14Il était contraint
00:46:15de faire
00:46:15ce qu'il avait à faire.
00:46:18Donc,
00:46:20dire que ça y est
00:46:21en écho national
00:46:21et international,
00:46:22oui,
00:46:23parce qu'il y a
00:46:24des choses
00:46:24extrêmement graves.
00:46:26513
00:46:28tués
00:46:29militaires
00:46:29assassinés
00:46:30de sang-froid,
00:46:33c'est ignoble.
00:46:35Je vous,
00:46:36c'est ignoble.
00:46:36nous pouvons prendre
00:46:37les pendaisons d'Inal,
00:46:39pendre un individu
00:46:40ce que ça vaut,
00:46:42même
00:46:43face à un pseudo
00:46:44et une pseudo-justice
00:46:46comme on puisse le dire,
00:46:48parce que le cas
00:46:49de Saddam Hussein,
00:46:50tout le monde
00:46:50l'a vu aujourd'hui.
00:46:52On dit que c'est
00:46:53une parodie de justice.
00:46:54Au moins,
00:46:55il a été confronté
00:46:56à la justice,
00:46:57même si c'est une parodie.
00:46:58Mais ces gens
00:46:59qu'on a tués
00:46:59le 28 novembre
00:47:011990,
00:47:03quelle est la justice
00:47:05qui a été mise en place
00:47:06pour les juger,
00:47:08quel était leur tort,
00:47:11rien du tout.
00:47:12Donc,
00:47:12voilà,
00:47:13avoir un cas
00:47:15qui ratisse large
00:47:17pour informer
00:47:18l'opinion internationale
00:47:19sur ces pratiques-là,
00:47:20je pense que c'était nécessaire.
00:47:22C'était nécessaire
00:47:23vu une quinzaine
00:47:24d'années
00:47:24de militantisme
00:47:25de Mauritanie
00:47:26à l'étranger.
00:47:27c'était bon
00:47:28pour redorer
00:47:30un peu
00:47:31le blason
00:47:31de l'opposition
00:47:33de dire
00:47:33qu'il y a eu
00:47:34des choses
00:47:34qui se sont passées.
00:47:35Écoutez-nous
00:47:36enfin
00:47:38pour éviter
00:47:39qu'il y ait
00:47:40en tout cas
00:47:40d'autres
00:47:42drames
00:47:43humains
00:47:44en Mauritanie.
00:47:51Mais si je me souviens bien,
00:47:52parce que
00:47:52vous m'excuserez
00:47:54si mes détails
00:47:55ne sont pas très clairs,
00:47:56mais quand même,
00:47:57le gouvernement français
00:47:57l'a aidé
00:47:58à sortir de ce campas,
00:47:59non ?
00:47:59Quelle était
00:48:00votre réaction ?
00:48:01Oui,
00:48:01bon,
00:48:02vous savez,
00:48:03en toute sincérité,
00:48:05nous avons eu
00:48:05six bonnes années
00:48:07de militantisme
00:48:08de lutte acharnée
00:48:09pour que cette affaire
00:48:10aboutisse.
00:48:11Il y a eu des moments
00:48:12où nous avons désespéré.
00:48:14Il y a eu des moments
00:48:15où nous avons espéré.
00:48:18Parce que tout simplement,
00:48:19c'est parti,
00:48:20il y a eu un big bang judiciaire.
00:48:23Il y a eu ce qu'on appelle
00:48:27des fluctuations.
00:48:28Il y a eu des temps
00:48:29d'hésitation
00:48:30de la part
00:48:30du gouvernement français.
00:48:32Pour la simple raison
00:48:34qu'en 80,
00:48:35le 1er juillet,
00:48:37lorsqu'il avait été arrêté,
00:48:40l'intéressé a été expulteré
00:48:42à Mani Militarie
00:48:43en avril.
00:48:45En avril.
00:48:47Est-ce que vous voyez ?
00:48:48En avril 2000,
00:48:50il avait été expulteré
00:48:52sous un pseudo-passeport,
00:48:54sous un pseudo-nom.
00:48:57La complicité
00:48:59française
00:49:00était avérée
00:49:01dans la mesure
00:49:02où l'intéressé
00:49:03était dans une caserne
00:49:04militaire à Montpellier,
00:49:06à l'école d'administration,
00:49:07dans une caserne militaire
00:49:10sous la protection
00:49:11des gendarmes
00:49:12où l'intéressé
00:49:13était contraint
00:49:13de se rendre
00:49:14à la gendarmerie
00:49:15sous contrôle judiciaire.
00:49:18on ne peut que déplorer
00:49:20cette situation.
00:49:23Pourquoi j'ai dit
00:49:23qu'il y a eu du bang-bang ?
00:49:24Nous avons protesté,
00:49:26nous avons manifesté
00:49:27devant le ministère
00:49:27de la Justice.
00:49:29Si on avait un moment,
00:49:31j'avais tous ces tracs-là
00:49:32de toutes les manifestations
00:49:34que nous avons eu à faire
00:49:36pour montrer notre mécontentement.
00:49:39je pense que c'était
00:49:42à l'époque
00:49:42de la...
00:49:45quel ministre encore ?
00:49:47Je ne me rappelle plus du nom.
00:49:48De la Justice,
00:49:49on a demandé même
00:49:50à l'audience
00:49:51pour essayer
00:49:51de remettre
00:49:54nos courriers,
00:49:54mais nous n'avons pas été...
00:49:56Mme Guigou,
00:49:57voilà,
00:49:58Elisabeth Guigou.
00:49:59Voilà,
00:49:59effectivement,
00:50:00c'était Elisabeth Guigou.
00:50:01Bon,
00:50:02nous n'avons pas été reçus
00:50:03à l'époque des faits,
00:50:03mais nous avons déposé
00:50:05quand même
00:50:05les courriers.
00:50:08Toujours est-il
00:50:08que les socialistes
00:50:10avaient été
00:50:11en un moment
00:50:11compréhensifs
00:50:12à notre égard,
00:50:14mais à notre
00:50:14grande connaissance
00:50:16du dossier Elisoulda,
00:50:18c'est qu'il y a une note,
00:50:19ça c'est officiel,
00:50:20ça a été démontré
00:50:21lors de la justice à Nîmes,
00:50:23une note du 4 d'Orsay
00:50:25qui disait
00:50:30au tribunal
00:50:31de Montpellier
00:50:34de bien
00:50:35prendre conscience
00:50:37des relations,
00:50:38des bonnes relations
00:50:38qui existent
00:50:39entre le gouvernement français
00:50:40et le gouvernement mauritanien.
00:50:44Donc,
00:50:45c'est une ingérence
00:50:46du politique
00:50:47dans le judiciaire,
00:50:48inéluctablement.
00:50:50Donc,
00:50:50ce qui veut dire
00:50:51que le Quai d'Orsay
00:50:52a glissé cette note
00:50:53dans un dossier
00:50:55judiciaire,
00:50:56ça prouve
00:50:56l'implication
00:50:57déjà
00:50:58et l'hésitation
00:50:59du gouvernement français
00:51:00face à ce dossier
00:51:02Elisoulda.
00:51:03Ça,
00:51:03nous avons la certitude
00:51:04et la note
00:51:05et encore
00:51:05a été dans le dossier
00:51:07d'instruction
00:51:08jusqu'à la fin
00:51:09et que
00:51:10Maître Patrick Baudouin,
00:51:12notre avocat,
00:51:13président de la Fédération
00:51:15internationale
00:51:15de droits de l'homme
00:51:16a démontré
00:51:17à Nîmes
00:51:17en disant
00:51:18voilà
00:51:20ce que
00:51:21le gouvernement français
00:51:22a fait
00:51:22ou voilà
00:51:23l'ingérence
00:51:25dans le judiciaire
00:51:26comment ça a été glissé.
00:51:28Donc nous avons eu
00:51:29pendant ces six années
00:51:30des temps d'hésitation
00:51:31en Big Bang
00:51:32de bras de fer
00:51:33d'appel en appel
00:51:35d'appel en appel
00:51:36mais nous n'avons pas lâché
00:51:37il fallait vraiment
00:51:38s'accrocher à cela
00:51:39parce que
00:51:40c'est cela
00:51:41qui nous a permis
00:51:42au moins
00:51:43de faire connaître
00:51:44à l'opinion
00:51:44qu'il y a eu des choses
00:51:45qui se sont passées
00:51:46à Mauritanie.
00:51:47Les autres
00:51:47par quel miracle
00:51:49ils se sont
00:51:50ils ont fui également
00:51:51ils ont quitté
00:51:51dans des conditions
00:51:53extraordinaires
00:51:54en France
00:51:55je me rappelle
00:51:56du cas
00:51:57notamment
00:51:57de El Arbi
00:51:58ou le Jidane
00:51:59ou tout simplement
00:52:00au temps
00:52:01de Léotard
00:52:01qui était
00:52:03ministre de la défense
00:52:04parce que
00:52:05tout simplement
00:52:06nous avons mis
00:52:07El Arbi
00:52:07ou le Jidane
00:52:09en petit nom
00:52:11au lieu de
00:52:12El Arbi
00:52:12ou le Sidi Ali
00:52:14il a dit
00:52:14que l'intéressé
00:52:15n'existait pas
00:52:16dans ces écoles
00:52:19malgré les photos
00:52:20malgré les photos
00:52:20malgré les trucs
00:52:21etc
00:52:21en portant plainte
00:52:24lorsque cet officier
00:52:25qui était
00:52:25chef d'état-major
00:52:27pendant qu'on descendait
00:52:28Thaya du pouvoir
00:52:29il a été mis
00:52:30à la retraite
00:52:31d'office actuellement
00:52:32le même
00:52:33El Arbi
00:52:33ou le Jidane
00:52:34mais dans ses papiers
00:52:35c'est marqué
00:52:36El Arbi
00:52:36ou le Sidi Ali
00:52:38alors
00:52:38François Léotard
00:52:40a refusé
00:52:42notre plainte
00:52:43a refusé
00:52:43de déligenter
00:52:44l'enquête
00:52:45à l'école de guerre
00:52:46ici à Paris
00:52:48pour la simple raison
00:52:49que l'intéressé
00:52:50ne répondait pas
00:52:51à son nom
00:52:52donc
00:52:52c'est pour vous dire
00:52:53tout simplement
00:52:54que les politiques
00:52:56ils ont tout fait
00:52:57pour torpiller
00:52:58de temps à autre
00:52:59je ne dis pas tous
00:53:00parce que
00:53:01parmi eux
00:53:01nous ne comptons
00:53:02quand même des amis
00:53:02il faut un peu
00:53:04mitiger quand même
00:53:05les propos
00:53:05parce que parmi eux
00:53:06il y a quand même
00:53:07des gens
00:53:07qui sont sensibles
00:53:09aux droits humains
00:53:10qui sont sensibles
00:53:11à nos démarches
00:53:12qui nous entendent
00:53:14qui nous écoutent
00:53:15qui font des signaux
00:53:17très forts
00:53:18il faut aussi
00:53:20saluer
00:53:20ces genres d'individus
00:53:21parce que c'est
00:53:21extrêmement important
00:53:22de ne dire
00:53:23que le mauvais côté
00:53:24donc il y a eu
00:53:26un Big Bang
00:53:26pendant les 6 années
00:53:27mais finalement
00:53:27ça a fini à aboutir
00:53:29du 30 au 1er juillet 2005
00:53:33nous avons pu
00:53:35obtenir la condamnation
00:53:37du capitaine
00:53:38Eli Hulda
00:53:39à 10 ans
00:53:39d'emprisonnement
00:53:41avec des amants
00:53:42par continence
00:53:43oui
00:53:43parce que l'intéressé
00:53:44avait fui
00:53:45il est dans son pays
00:53:46en toute impunité
00:53:47il occupe des fonctions
00:53:48qui sont les siennes
00:53:49et puis voilà
00:53:56mais est-ce qu'une partie
00:53:57du problème
00:53:57dans toute cette affaire
00:53:58c'est que vous étiez
00:53:59en train de
00:54:00vous étiez en face
00:54:00à la France-Afrique
00:54:01comme on dit
00:54:02face à la complicité
00:54:05corrompue
00:54:05on peut dire
00:54:06entre l'état français
00:54:07et les états africains
00:54:09la France-Afrique
00:54:11dénoncée Versace
00:54:12c'est un grand ami
00:54:13à nous
00:54:14parce que
00:54:15nous l'avons beaucoup soutenu
00:54:16dans sa lutte
00:54:17et dans sa dénonciation
00:54:19parce que nous avons
00:54:20assisté à beaucoup
00:54:21de réunions de survie
00:54:22je me rappelle encore
00:54:23de ces témoignages
00:54:25à la Sorbonne
00:54:27ce témoignage
00:54:27à la Sorbonne
00:54:28lorsque
00:54:30Airgrige
00:54:30l'association
00:54:32contre les crimes
00:54:33de Catherine Coquio
00:54:35avait fait
00:54:36une conférence
00:54:37avec nous
00:54:38sur l'esclavage
00:54:39et le racisme
00:54:42d'état
00:54:42en Mauritanie
00:54:45c'est une réalité
00:54:47cette France-Afrique
00:54:48ce problème
00:54:50de profit
00:54:53pour la simple raison
00:54:54dans cette affaire
00:54:55Eli Hulda
00:54:55ça nous a ouvert
00:54:56les yeux
00:54:57ça nous a permis
00:54:58de savoir
00:54:58que les relations
00:54:59économiques
00:55:01sont au-dessus
00:55:02des relations
00:55:03humaines
00:55:04c'est-à-dire que
00:55:05les gens mettent
00:55:05à profit
00:55:06beaucoup plus
00:55:07le profit
00:55:09que l'épanouissement
00:55:10de l'être humain
00:55:11parce que
00:55:12c'est les droits humains
00:55:14c'est ça
00:55:16le plus important
00:55:16parce que
00:55:17tous les états
00:55:18aujourd'hui
00:55:21sont soucieux
00:55:22de privilégier
00:55:24leurs relations
00:55:24économiques
00:55:25que
00:55:27que de
00:55:28d'exiger
00:55:29de ces états
00:55:30le rétablissement
00:55:31du droit
00:55:33bon
00:55:33que ce soit
00:55:34de la Mauritanie
00:55:34que ce soit
00:55:35d'autres pays
00:55:35producteurs
00:55:36du cacao
00:55:37ou du pétrole
00:55:38ou autre
00:55:39c'est partout pareil
00:55:40mais ça
00:55:41ça nous a ouvert
00:55:42les yeux
00:55:42nous avons compris
00:55:44beaucoup de choses
00:55:50nous on vous a rencontré
00:55:52vous étiez président
00:55:53de l'OCB IDH
00:55:54oui
00:55:55vous êtes maintenant
00:55:56le secrétaire général
00:55:57oui
00:55:57le secrétaire général
00:55:58oui
00:55:58et entre temps
00:55:59vous avez formé
00:56:00une autre association
00:56:01la CAM
00:56:02oui
00:56:02on peut y venir
00:56:04on peut y venir
00:56:06bon
00:56:06la CAM
00:56:07d'ailleurs
00:56:07c'est l'esprit
00:56:10unitaire
00:56:12l'esprit
00:56:13unitaire
00:56:13de
00:56:14de
00:56:15de Nîmes
00:56:16qui est à l'origine
00:56:18de la CAM
00:56:20malheureusement
00:56:20la CAM
00:56:21a traîné les pattes
00:56:22en étant unis
00:56:23entre nous
00:56:23les anciens militaires
00:56:24à Nîmes
00:56:26en allant au procès
00:56:28on a voulu créer
00:56:30un cadre
00:56:31qui nous permette
00:56:31de
00:56:32de gérer
00:56:33les plaintes
00:56:33de nous entendre
00:56:36de
00:56:36de
00:56:37de
00:56:37de
00:56:38de
00:56:38de
00:56:38de
00:56:38de
00:56:38de
00:56:38de
00:56:38de
00:56:39de
00:56:39de
00:56:39de
00:56:39de
00:56:39de
00:56:39de
00:56:39de
00:56:39les autres
00:56:43organisations
00:56:43qui nous
00:56:44qui sont
00:56:45le
00:56:45CVDH
00:56:46la VOM
00:56:47ou autres
00:56:49pourquoi
00:56:51pour la simple raison
00:56:52que nous avons vécu
00:56:53les moments les plus durs
00:56:54ensemble
00:56:55il est arrivé en un moment
00:56:58où
00:56:59ni les gens de la VOM
00:57:00ne quitteront la VOM
00:57:01pour venir à l'OCBDH
00:57:03ni les gens de l'OCBDH
00:57:04ne quitteront l'OCBDH
00:57:06pour aller à la VOM
00:57:07mais il faut trouver
00:57:09d'une manière intelligente
00:57:11un cadre
00:57:11qui nous permettait
00:57:13de nous voir
00:57:14de discuter
00:57:15de conjuguer nos efforts
00:57:17et d'aller dans l'action
00:57:20Nîmes
00:57:21c'était jusqu'au 1er juillet 2005
00:57:24juste un mois après
00:57:25il y a eu un coup d'état
00:57:26à Mauritanie
00:57:28juste un mois après
00:57:29le 3 août
00:57:30après Nîmes
00:57:30le 3 août 2005
00:57:32il y a eu un coup d'état
00:57:33à Mauritanie
00:57:34oui
00:57:35dès qu'il y a eu le coup d'état
00:57:37c'était un peu l'euphorie
00:57:38par naïveté
00:57:39il faut le dire
00:57:40par naïveté
00:57:42pour la simple raison
00:57:43que
00:57:44avoir le kilo
00:57:47de chasser taille
00:57:49dans l'esprit
00:57:50de l'ensemble
00:57:51des Mauritaniens
00:57:53c'était à l'époque
00:57:54des faits
00:57:55irréalisables
00:57:56disait-il
00:57:57disait quelques-uns
00:57:59ou bien
00:58:00impossible
00:58:00du fait
00:58:01que l'intéressé
00:58:02s'est entouré
00:58:04d'une armée tribale
00:58:05s'est entouré
00:58:05d'une police politique
00:58:09redoutable
00:58:09etc.
00:58:11dès qu'il y a eu
00:58:12le coup d'état
00:58:12effectivement
00:58:13bon
00:58:13c'était normal
00:58:14de la part des Mauritaniens
00:58:16qui ont été tués
00:58:16qui ont été chassés
00:58:17de ces oeufs
00:58:18l'espoir était permis
00:58:19l'espoir était permis
00:58:21parce que
00:58:22beaucoup de gens
00:58:22disaient que
00:58:23bon
00:58:23certainement
00:58:24quelle que soit
00:58:25la personne
00:58:25qui devrait venir
00:58:26quel que soit
00:58:28son passé
00:58:28aller pouvoir
00:58:30résoudre le pacif
00:58:31humanitaire
00:58:31de ce pays
00:58:32reconcilier
00:58:33les Mauritaniens
00:58:34permettre la cohésion
00:58:35nationale
00:58:36permettre une
00:58:37réconciliation nationale
00:58:38et
00:58:39essayer
00:58:40de rétablir
00:58:41les gens
00:58:42dans leurs droits
00:58:43les réintégrer
00:58:44dans leurs droits
00:58:44mais malheureusement
00:58:45hélas
00:58:46ça a été
00:58:47une déception
00:58:48parce que
00:58:49tout simplement
00:58:50les gens
00:58:51qui sont venus au pouvoir
00:58:52ont commencé par
00:58:54des problèmes
00:58:57pas les moindres
00:58:59je ne dis pas
00:59:00qu'ils ne sont pas
00:59:00importants
00:59:01l'instauration
00:59:02de la démocratisation
00:59:03les élections
00:59:03etc
00:59:04mais ils ont commencé
00:59:05par
00:59:06je disais
00:59:07que
00:59:08les moins importants
00:59:10comment tu vois
00:59:10l'avenir immédiat
00:59:12la période des élections
00:59:13et après
00:59:14est-ce que
00:59:14d'abord
00:59:15ces élections
00:59:16je n'y crois pas
00:59:17je n'y crois pas
00:59:18pour la simple raison
00:59:19que
00:59:20bien que je suis
00:59:21un démocrate
00:59:22sincère
00:59:23je crois que
00:59:24les élections
00:59:24ont été biaisées
00:59:25du fait
00:59:26de n'avoir
00:59:27pas réglé
00:59:28au préalable
00:59:29le pacif humanitaire
00:59:30et la question
00:59:32des déportes
00:59:33pour la simple raison
00:59:34on ne peut pas
00:59:35faire la démocratie
00:59:36sans les mauritaniens
00:59:37sans l'ensemble
00:59:38des mauritaniens
00:59:38c'est ma conviction
00:59:40profonde
00:59:41toujours est-il
00:59:41qu'il y a eu
00:59:42des pas
00:59:42à mauritaniens
00:59:43il ne faut pas
00:59:43les négliger
00:59:44il y a eu
00:59:45des pas
00:59:46certes
00:59:47il y a eu
00:59:47certes
00:59:49une piste
00:59:50qui est en train
00:59:51de se dessiner
00:59:52pour essayer
00:59:53de permettre
00:59:53aux mauritaniens
00:59:54de se parler
00:59:55il y a eu
00:59:56des reconnaissances
00:59:57de dire
00:59:58que bon
00:59:58voilà
00:59:58il y a eu
00:59:59des bêtises
01:00:00avant
01:00:00on le refusait
01:00:01on refusait
01:00:02de reconnaître
01:00:02qu'il y a eu
01:00:03des tueries
01:00:03on refusait
01:00:04de reconnaître
01:00:05qu'il y a
01:00:05l'esclavage
01:00:06aujourd'hui
01:00:08on peut dire
01:00:09au moins
01:00:09que les gens
01:00:09acceptent
01:00:10qu'il y a
01:00:10de l'esclavage
01:00:11qu'il y a
01:00:12le racisme
01:00:13mais maintenant
01:00:14comment le combattre
01:00:15ces gens sont
01:00:16obligés d'abord
01:00:17comment le combattre
01:00:18et le combattre
01:00:19efficacement
01:00:20et sérieusement
01:00:20qu'on commence
01:00:21par des choses
01:00:22beaucoup plus
01:00:23concrètes
01:00:23donc pourquoi
01:00:25je dis que
01:00:25l'avenir
01:00:26c'est mitigé
01:00:29et que
01:00:31je ne vois pas
01:00:32clair dans la démarche
01:00:33qui nous mène
01:00:35en Mauritanie
01:00:36à une paix
01:00:37paisible
01:00:38à Mauritanie
01:00:38c'est que
01:00:39un
01:00:40on a voulu faire
01:00:41les élections
01:00:41sans l'ensemble
01:00:42des Mauritaniens
01:00:43ce qui n'est pas
01:00:44du goût
01:00:44de tout le monde
01:00:45on ne peut pas
01:00:46parler de démocratie
01:00:47sans les déporter
01:00:48on ne peut pas
01:00:49parler de démocratie
01:00:50sans les exiler
01:00:50on ne peut pas
01:00:51parler de démocratie
01:00:54pendant qu'il y en a
01:00:54des gens
01:00:55qui veulent encore
01:00:56le corps de leurs enfants
01:00:57qui sont enterrés
01:00:59et disséminés
01:00:59un peu partout
01:01:00dans le désert
01:01:00Mauritanie
01:01:01il faut d'abord
01:01:02la réconciliation
01:01:03de cœur
01:01:03avant la démocratisation
01:01:05on ne peut
01:01:06parler de démocratie
01:01:07que quand on est gay
01:01:08quand on est fier
01:01:10de ses gouvernants
01:01:10quand on est
01:01:11dans la peau
01:01:12d'un véritable Mauritanie
01:01:14quand on n'est pas
01:01:15exclu
01:01:16de tout
01:01:18première observation
01:01:20deuxième observation
01:01:22la constitution
01:01:23en elle-même
01:01:23c'est la même constitution
01:01:24que celle de Thaya
01:01:27en faire
01:01:27une ou deux amendements
01:01:31cela ne veut pas dire
01:01:32que la constitution
01:01:33a été changée
01:01:34la constitution
01:01:35n'est pas changée
01:01:36il y a des choses
01:01:37extrêmement importantes
01:01:38à insérer
01:01:39dans cette constitution
01:01:40qui nous est chère
01:01:42c'est bien
01:01:44cette coexistence
01:01:46cette cohabitation
01:01:47entre nos communautés nationales
01:01:49un
01:01:49deux
01:01:50ce problème
01:01:51de l'esclavage
01:01:52trois
01:01:54ce problème
01:01:55de langue
01:01:55comment les inscrire
01:01:56dans la réalité
01:01:57est-ce que vous voyez
01:01:59parce qu'on ne peut pas
01:02:00gérer ce pays là
01:02:02en favorisant
01:02:04telle communauté
01:02:05telle culture
01:02:06par rapport
01:02:07aux autres cultures
01:02:08ce n'est pas possible
01:02:09ça sera ingérable
01:02:10ça s'appelle
01:02:12de l'explosif
01:02:14un jour ou l'autre
01:02:15qui va
01:02:17détonner
01:02:17donc je pense
01:02:18que c'est souhaitable
01:02:19qu'on règle
01:02:20ces problèmes là
01:02:22tertio
01:02:23quand on
01:02:24on arrive dans une élection
01:02:26où
01:02:27on a parlé de démocratisation
01:02:29où il y a des favoris
01:02:31alors qu'on est supposé être
01:02:34neutre
01:02:35qu'il y ait
01:02:36des candidatures indépendantes
01:02:38qui sont
01:02:41alors que
01:02:41dans notre pays
01:02:42avec 3 millions d'habitants
01:02:44le nombre de partis politiques
01:02:45qu'il y a
01:02:46et qu'on favorise encore
01:02:48des candidatures tribales
01:02:51cela ne peut pas
01:02:52me rassurer
01:02:53monsieur
01:02:54Michael
01:02:54ça ne peut pas me rassurer
01:02:56parce que
01:02:56c'est des candidatures tribales
01:02:58chaque campement
01:02:58à son candidat
01:02:59chaque campement
01:03:00à son sénateur
01:03:01chaque campement
01:03:03à son député
01:03:03chaque campement
01:03:04à son maire
01:03:06alors que
01:03:07ce n'est pas
01:03:07une cohésion nationale
01:03:08qui permet
01:03:09un village
01:03:09cohérent
01:03:10et
01:03:12réconcilié
01:03:12avec elle-même
01:03:13qui choisit
01:03:14un candidat
01:03:14pour du temps
01:03:15je pense
01:03:16qu'il aurait fallu
01:03:17travailler
01:03:18ce côté là
01:03:18et qu'il n'y ait
01:03:19pas
01:03:20de candidatures tribales
01:03:21régionales
01:03:23de candidatures
01:03:24ethnétisées
01:03:25est-ce que
01:03:27vous voyez
01:03:28ça
01:03:29ça aurait évité
01:03:31demain
01:03:32une assemblée
01:03:33nationale
01:03:34où il y aurait
01:03:35un cocktail
01:03:35de partis
01:03:37de tribus
01:03:39de ceci
01:03:39de cela
01:03:40qui vont
01:03:40en tout cas
01:03:41faire exploser
01:03:42une démocratie
01:03:44si balbutiante
01:03:46ça c'est
01:03:47une autre observation
01:03:49que j'avais
01:03:49à donner
01:03:51carte
01:03:52la quatrième
01:03:53observation
01:03:53j'espère que
01:03:54j'en suis
01:03:54à la quatrième
01:03:55je ne me suis
01:03:55plus
01:03:57l'élection
01:03:58présidentielle
01:04:00est dévalorisée
01:04:01ça se voit
01:04:02aujourd'hui
01:04:03que les
01:04:03Mauritaniens
01:04:06veulent se servir
01:04:07de la démocratie
01:04:10pour essayer
01:04:11de se valoriser
01:04:12tout en chacun
01:04:13comment peut-on
01:04:14expliquer
01:04:15un petit pays
01:04:15comme la Mauritanie
01:04:16ce que les Etats-Unis
01:04:18la France
01:04:18ne se permet pas
01:04:20la Mauritanie
01:04:21petit pays
01:04:22ils en ont
01:04:23à plus de 20 candidats
01:04:24avec 3 millions
01:04:25d'habitants
01:04:26avec peu de moyens
01:04:27donc environ
01:04:28chaque kilomètre
01:04:30à son candidat
01:04:30comment peut-on
01:04:32dévaloriser
01:04:34les présidentielles
01:04:35dans un petit pays
01:04:36ce qui démontre
01:04:38tout simplement
01:04:39mon pays
01:04:40que le citoyen
01:04:42au lieu de
01:04:42se servir
01:04:44de la politique
01:04:45et de la démocratie
01:04:46pour le développement
01:04:46économique
01:04:47social
01:04:47de son pays
01:04:48veut se servir
01:04:49de la démocratie
01:04:52pour se promouvoir
01:04:53pour se prévaloir
01:04:55alors que nous
01:04:56en tant qu'hommes politiques
01:04:57en tant que droit
01:04:58de l'homiste
01:04:59en tant que militants
01:05:00de droit de l'homme
01:05:00nous devrons
01:05:01nous préparer
01:05:03plutôt
01:05:03à servir nos populations
01:05:05à se dire
01:05:06que ce pays là
01:05:07est pauvre
01:05:08à se dire
01:05:08qu'il y a eu
01:05:09trop de malheurs
01:05:10et que la politique
01:05:11devrait nous permettre
01:05:13moi en tant que candidat
01:05:15j'en fardeau
01:05:17ce n'est pas pour
01:05:18essayer d'avoir le bonheur
01:05:19dire que
01:05:20si je le fais
01:05:21c'est pour être
01:05:22Richard
01:05:22c'est pour avoir
01:05:23les 4x4
01:05:24c'est pour avoir
01:05:24les avions
01:05:25non
01:05:25c'est pour se dire
01:05:26d'abord
01:05:26c'est de penser
01:05:27d'avoir à ceux
01:05:28qui souffrent
01:05:28quand on se met
01:05:29dans la peau de cela
01:05:30on aura beaucoup
01:05:31moins de candidats
01:05:32j'en suis persuadé
01:05:33mais tel n'est pas le cas
01:05:34ce que tous les candidats
01:05:36qui se présentent aujourd'hui
01:05:37je ne dis pas tous
01:05:38j'aurais
01:05:38j'aurais de respect
01:05:39en tout cas
01:05:40pour quelques-uns
01:05:40d'entre eux
01:05:42mais majoritairement
01:05:42ces candidats
01:05:44ils pensent d'avoir à soi
01:05:46il y a des doutes
01:05:48il y a beaucoup
01:05:49d'interrogations
01:05:51sur le futur
01:05:52de la Mauritanie
01:05:52en matière démocratique
01:05:54il y a du plomb
01:05:55dans l'aile
01:05:56j'ai peur
01:05:57pour mon pays
01:05:58j'ai peur
01:05:59que ce processus
01:06:01électoral
01:06:01ne soit
01:06:03que
01:06:04du trempe-l'oeil
01:06:05que ça ne soit
01:06:06que pour
01:06:07permettre aux investisseurs
01:06:09étrangers
01:06:09d'être à Mauritanie
01:06:11et que ça ne soit
01:06:13encore qu'une élection
01:06:14pour la gestion
01:06:16du pétrole
01:06:16que nous avons
01:06:17pour s'enrichir
01:06:18encore
01:06:19plein les poches
01:06:20mais en réalité
01:06:21c'est une démocratie
01:06:23trempe-l'oeil
01:06:23je n'ai pas
01:06:24beaucoup d'espoir
01:06:26je n'ai pas
01:06:26beaucoup d'espoir
01:06:27tant que ces problèmes
01:06:28fondamentaux
01:06:29que j'ai précités
01:06:30ne sont pas réglés
01:06:31à Mauritanie
01:06:31attendons-nous
01:06:32au pire
01:06:53à Mauritanie
01:07:25Sous-titrage MFP.
01:07:35Sous-titrage MFP.
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