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  • il y a 18 heures
Des résidents anonymes, des gens qui s'identifient pas, un homme habitant du foyer Péan, ancien Masséna, décrit sa détresse à la multiplication des expulsions, un habitant du foyer Coallia, rue Terres au Curé, explique les problèmes de voisinage et d'insécurité qu'ils n'arrivent pas à maitriser, Samba Diako revient sur la situation précise au foyer 53 rue Clisson.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00La parole est à Marcène, Daniel Mitterrand, M. Cécila, c'est qui le représentant ?
00:17Il y a deux personnes. Ok, merci.
00:27Bonjour tout le monde. Là, on ne va pas raconter les problèmes, parce que si on raconte les problèmes, on
00:33termine demain matin.
00:35Tu vois, tellement il y a beaucoup de charges. Donc, on est juste venu ici pour dire à messieurs les
00:43députés, on doit les remettre à une convention, député maire.
00:50On doit les remettre à une convention depuis huit mois. Elle n'est pas adoptée avec un domaine.
00:56Ça, c'est la dernière des choses. Parce que si on va raconter, demain, on ne termine pas.
01:01Moi, je vous dis merci beaucoup et à remettre au député maire, là, la feuille, la convention. Voilà, c'est
01:09tout.
01:09Et autre chose, on ne peut pas terminer parce qu'on a beaucoup de problèmes.
01:12La dernière fois, ils m'ont dit devant les députés, là, si vous avez un problème, vous appelez, comment ça
01:19s'appelle ? L'astreinte.
01:22Eh bien, on avait un malade.
01:24Un peu plus, plutôt, on avait une coupure de bourreau sur le rue de Chausset qui appelait l'astreinte.
01:28On m'a mis la musique 1h44. On dirait que je suis dans un bar ou je ne sais pas
01:32quoi.
01:331h44 pour me répondre l'astreinte.
01:36Et après, quand il m'a répondu, après 1h44 pour me passer le représentant de Adoma, il a mis 56
01:44minutes.
01:4656 minutes pour me passer.
01:48Et après, pour envoyer un jeune, là, je ne sais pas, pour faire le dépannage parce qu'on a un
01:54disjoncteur dans leur bureau.
01:56Ça veut dire qu'ils n'ont pas le droit de rentrer une ouf.
01:59Donc, on a demandé qu'ils vont le changer dans les armoires électriques, là, et ils ont dit, on va
02:04voir.
02:05On va voir, ça fait trois mois.
02:08Voilà.
02:12Donc, après 1h30, il est venu l'intervenant.
02:15Avec son matériel, sa voiture, son camion, ses pompiers, n'importe quoi, là.
02:19C'est pour faire quoi ?
02:21Pour faire une disjonction, juste à monter un petit bouton, comme ça.
02:25Et il m'a dit, je vais rester encore une demi-heure pour voir si ça déjante pas.
02:30Moi, je suis électricien.
02:32Et je connais le système.
02:34Donc, ce n'est pas la fin de me dire.
02:35Si pour appeler, il y a des malades, quand il y a une coupure, une coupure, comment ça s'appelle,
02:40une coupure de courant au réchaussé.
02:43Il y a des vieux, là, qui ont des médicaments et tout ça dans les frigos.
02:47Comment on fait ?
02:49Si c'est légal, eh bien, si c'est légal, c'est tout.
02:52Et après, on a pas mal de problèmes.
02:56Si on va raconter l'histoire, on ne termine pas.
02:59Comment ?
03:01Voilà, c'est tout.
03:03L'autre question, c'est après.
03:09Bonjour à tous, bonjour à tout le monde.
03:12Je m'appelle Bati Lissiamakam.
03:14J'habite D12 et RIPA dans le 13e.
03:18Comme mon collègue vient de dire, on a beaucoup de problèmes.
03:23C'est tous les foyers à Paris.
03:26Tous les foyers ont des problèmes.
03:28Le premier problème, c'est le problème de sécurité.
03:31On l'a tous.
03:33Le deuxième problème qu'on a, RIPA, ça, c'est l'explication.
03:40Tu n'as pas le droit d'être avec ton frère.
03:44Tu n'as pas le droit d'être avec ton fils.
03:49L'explication qui est là-bas, c'est tout ça.
03:52Ce n'est pas parce qu'ils ne payent pas leur sang.
03:54Parce qu'ils hébergent un frère ou un fils.
03:59Ils les expliquent.
04:02Il n'y a que ça là-bas.
04:04On est rentrés, ça fait 3-4 ans qu'on est là-bas.
04:08On est minoritaires.
04:10Aujourd'hui, on est minoritaires.
04:12La mairie envoie ses gens là-bas.
04:15La préfecture envoie ses gens.
04:17Les immigrés, on est sortis.
04:21Les immigrés, c'est quelques-unes qui sont là-bas.
04:25Parce que c'est un foyer pour les valants.
04:27Il y a tout le monde, il y a des femmes, il y a des messieurs.
04:29Tout le monde est là-bas.
04:31Maintenant, il n'y a plus d'immigrés là-bas.
04:32Il explique tous les immigrés.
04:36Si tu habites avec ton fils, il t'explicit.
04:38Tu habites avec ton frère, on t'explicit.
04:42Il y a ça.
04:43Le deuxième problème, ça c'est les salles pour le valant.
04:48Comme mon collègue vient de le dire.
04:50Avant d'entrer, on a signé une convention avec Adema.
04:54On a droit à des salles pour le valant.
04:57On doit faire nos réunions en samedi dimanche.
05:02Nos condoléances.
05:04Il y a un mois, il nous a retiré les clés.
05:07On n'a pas droit.
05:09Si on veut utiliser les salles, il faut qu'on les fasse dans la semaine.
05:14Quand le gérant est là.
05:15Il nous ouvre, on rentre.
05:18On finit, il ferme.
05:22Il y a ces problèmes-là.
05:25Dans le foyer, le problème, ça ne finit pas.
05:27Ça ne finit pas.
05:28Je vous remercie.
05:33Voilà, nous passons la parole à la...
05:36Vous voyez, terre recurée, s'ils sont là.
05:39Terre recurée.
05:43Vous êtes...
05:46On est dans des difficultés.
05:48Il y a des inondations à 5 mois.
05:50Et ils sont courants.
05:52On a fait des plaintes.
05:53On a parlé beaucoup de choses pour Amulot.
05:56Il n'y a rien qui a changé.
05:58Et puis encore, il nous a donné les salles polyvales pour les cuisines.
06:05Et tout se fermait.
06:07Ce port ouvert.
06:09Nous sommes dans la difficulté avec notre voisin.
06:12Parce que la façon dont le foyer était construit,
06:15il y a une partie qui était ouverte avec les voisinages.
06:18Ils nous ont soutenu tous les soirs.
06:20Ils nous balançaient avec les balles.
06:22Et les caoutchoules.
06:24Ça risque même de blesser avec l'oeuf.
06:26Ils jettent nous.
06:28Parce qu'ils disent qu'il y a du bruit.
06:30On ne fait pas le bruit.
06:31La porte, c'était pas sécurisée.
06:33C'est ouvert.
06:35Il n'y a pas la porte.
06:37Tout le monde rentre comme tu veux.
06:39Tout le monde sort comme il veut.
06:41Le bruit, ça vient de l'extérieur.
06:43Les gens qui viennent d'extérieur, qui rentrent dans les bâtiments,
06:45qui font le bruit.
06:46Les voisinages, ils ont posé beaucoup de plaintes autour de nous.
06:52À cause des masques de construction,
06:53ils ont posé les bâtiments sans nous demander.
06:56Même pendant la construction,
06:57nous avons demandé pour venir visiter, pour voir.
07:02Ils ont réfugié.
07:04Quand ils ont fini, ils nous demandaient de déménager.
07:06Si on avait révisé,
07:08ça va passer autrement.
07:10On a accepté de rentrer dans les bâtiments,
07:13mais c'est une catastrophe.
07:15Celle-ci, c'est la façon dont on parle.
07:18Parce que le français, ce n'est pas facile.
07:20C'est la langue du risque.
07:23Je crois que vous comprenez ce que j'entends de parler.
07:26C'est très important que vous venez nous voir.
07:29Nous sommes trop contents.
07:30On aimerait bien que vous venez nous voir là où on vit.
07:34La façon dont on vit, c'est difficile.
07:36Parce qu'on est migrant, on respecte le français.
07:40On respecte la loi, le français.
07:42On travaille migré, on respecte partout.
07:45On connaît, même on ne connaît pas toutes les lois,
07:47mais on respecte le français.
07:48Parce qu'on est là, on vit avec vous.
07:50Ça, c'est très important.
07:51On aimerait bien que vous venez nous voir
07:53la façon dont on vit dans le foyer
07:54et les difficultés qu'on s'est dedans.
07:57C'est très important que vous déplacez,
07:59vous venez nous voir comme la façon dont on vit.
08:03Quand on vit dans le foyer, c'est comme si on est prisonné.
08:07On n'est pas de liberté.
08:09Le foyer, Indraël, il ne s'agissait pas en France.
08:12C'est comme un pays qui est dans le pays.
08:15C'est comme un pays qui est dans le pays.
08:18Il faut voir.
08:21On n'est pas respecté.
08:23On paye notre loyer.
08:25On paye les impôts.
08:27On paye tout.
08:27Même si on sort dans la banque
08:29pour aller déposer un papier
08:30qui regarde ton adresse,
08:32ils vont dire que ta petite loi est faillée.
08:33C'est comme si le foyer, ce n'est pas en France.
08:37Ils nous demandaient de sélectionner l'adresse.
08:40Vous avez dit que ce n'est plus le foyer,
08:42c'est un logement social.
08:44C'est ça qui s'écrit dans le papier,
08:46mais c'est le contraire.
08:48C'est le contraire du maintien.
08:50Si on parle à l'administratif,
08:51dès qu'il t'ouvre à ton adresse,
08:53allons, t'habiter le foyer.
08:54T'es considéré même pas.
08:57Vous voyez ?
08:58On est obligé à cause de ça.
09:00Monsieur le député,
09:01comme vous étiez là,
09:02vous étiez témoigné de ça,
09:03vous avez entendu ce qu'on est en train de dire.
09:07On est vivres dans le foyer
09:08comme des prisonniers,
09:09mais les prisonniers se livrent
09:10parce que les prisonniers,
09:12dès qu'ils sortent dans la prison,
09:13ils ont son liberté.
09:14Mais nous, on est dans le foyer,
09:16on n'est pas de liberté.
09:19Voilà.
09:20Donc, on n'est pas respecté.
09:21Merci.
09:24C'est Clisson.
09:27Bon, bonjour,
09:29chers collègues,
09:30chers députés,
09:31chers maires adjoints,
09:33on vous remercie
09:33de votre participation
09:35à cette réunion.
09:37On vous remercie.
09:39Moi, je me présente,
09:40c'est monsieur Diaco Samba,
09:42du foyer de Clisson,
09:43résidence Clisson.
09:44C'est un foyer
09:45qui vient de se renouveler.
09:47Ça fait moyenne
09:48depuis 2017,
09:49mais jusqu'à maintenant,
09:50qu'on est renouvelé.
09:51Mais le seul problème
09:52qui est dans notre foyer,
09:54c'est le problème
09:55de canalisation,
09:56de la tuyau,
09:57de la tuyaurie, quoi.
09:58Et parfois,
09:59il y a les essences
10:00qui se bloquent,
10:01mais le problème,
10:02c'est les inondations.
10:03Chaque semaine,
10:06le Red Socé,
10:08tous les champs
10:08qui sont au Red Socé,
10:10et au premier étage,
10:12il y a des inondations
10:13dans les chambres.
10:14Mais comme je résume,
10:16moi, mon problème,
10:17c'est ce côté-là.
10:18Mais le problème,
10:19je vais résumer
10:20tout le contenu
10:21de la réunion
10:22des autres foyers.
10:24Ça veut dire
10:24tout ce que les collègues
10:25ont dit,
10:26on a tous les mêmes problèmes.
10:28Les problèmes
10:28des censures,
10:29les problèmes
10:30d'inondations,
10:31les problèmes
10:33de dégradation
10:34des chambres.
10:34On a tous ces problèmes-là.
10:36On a le même combat.
10:37Parce que si on fait
10:39cette association
10:40par ici,
10:41ça veut dire
10:42qu'on a tous
10:42le même combat
10:44et combattons ensemble.
10:46Ça veut dire,
10:46les vieux,
10:47ils viennent de le dire
10:48qu'il n'y a que
10:49les vieux
10:50qui sont dans la salle.
10:53Ça,
10:53ce n'est pas normal.
10:55Ça,
10:55c'est la bataille
10:56de la jeunesse
10:57et que les jeunes
10:59ne sont pas là.
11:00Et ce n'est pas grave.
11:01Mais merci
11:02de ceux qui...
11:02Merci les vieux.
11:04Quand vous êtes venus
11:05assister à cette réunion,
11:06on vous remercie.
11:08Parce que le combat,
11:09c'est nous qui devons
11:10le combattre
11:10derrière vous.
11:11On vous remercie.
11:13mais le combat,
11:14c'est le combat
11:16de tout le monde.
11:17Tous les foyers
11:18qui sont en France,
11:19on a les mêmes soucis.
11:22C'est-à-dire qu'un seul foyer
11:24parle de son foyer,
11:26les autres foyers,
11:26ils ont le même problème.
11:29Disons pas que
11:30cet foyer,
11:31il a ce problème-là,
11:33l'autre foyer
11:33n'a pas ce problème-là.
11:34Non, c'est faux.
11:35On a les mêmes problèmes,
11:36on a les mêmes contacts,
11:38on vit les mêmes...
11:38les mêmes problèmes,
11:41on les vit ensemble.
11:43Combattons ensemble
11:44et continuons le combat.
11:46Et on a des soutiens
11:47qui nous soutiennent
11:48depuis très longtemps.
11:50On les remercie aussi.
11:52À chaque fois qu'on se lève,
11:53ils sont derrière nous.
11:55On les remercie
11:56pour le combat.
11:58Ils nous soutiennent
11:59et à chaque fois,
12:00nous les remercions.
12:01Le COPAF,
12:02la Ligue des droits de l'homme,
12:05le soutien du 13e,
12:07tous les soutiens,
12:08tous les soutiens
12:08qu'on ne connaît pas.
12:11Merci,
12:11M. le maire,
12:12merci,
12:13M. le député,
12:14et merci,
12:15chers collègues.
12:15Nous continuons le débat.
12:17Il y aura un débat.
12:19Chacun va s'exprimer
12:20comme il veut.
12:21Merci beaucoup.
12:23La réunion continue.
12:28Ok,
12:29on va ouvrir
12:30effectivement
12:30la discussion
12:31plus généralement,
12:33surtout autour
12:34de la question
12:34de qu'est-ce qu'on fait,
12:35comment on avance.
12:38Juste avant,
12:39je vais quand même
12:40lire un message
12:41de l'Union locale
12:42solidaire,
12:44Paris 513 Ivry,
12:46qui nous,
12:47qui s'est excusé,
12:48qui ne peut pas être
12:49là cet après-midi,
12:50mais qui envoie
12:51un petit texte
12:52qui soutient qu'on lit.
12:53Alors,
12:53j'essaie de le lire
12:54le plus rapidement possible.
12:56J'espère que ça ne dure
12:58pas trop longtemps.
12:59L'Union locale solidaire
13:00des 5e et 13e arrondissements
13:02de Paris d'Ivry-sur-Seine
13:03ne peut pas être
13:04à présent cet après-midi
13:05à la réunion publique
13:06sur la situation
13:07et les problèmes
13:07des foyers de travail
13:08immigrants du sud de Paris,
13:09ce que nous regrettons.
13:10Nous sommes en effet
13:11pris par la manifestation
13:13qui a lieu en même temps
13:14contre le projet
13:15de loi Casbarian
13:16de criminalisation
13:18des loxologies
13:20des locataires
13:20des squatteurs
13:21et qui remet aussi
13:22en cause
13:23le droit au logement,
13:23toujours plus attaqué.
13:25Nous sommes,
13:26et c'est la même chose
13:27pour l'association
13:29droit au logement,
13:30la DAL qui a organisé
13:31cette manifestation.
13:33Nous sommes aussi
13:34très occupés
13:35par la lutte
13:35pour défendre
13:36notre système
13:37de retraite solidaire
13:38par répétition,
13:39lutte qui concerne
13:39d'ailleurs tout le monde,
13:40y compris bien sûr
13:41les travailleurs migrants
13:42des foyers.
13:43Mais nous tenons
13:44à redire tout notre soutien
13:45à la mobilisation
13:46des habitants
13:46des foyers
13:47à l'action
13:47des délégués
13:48des foyers
13:49et au COPAF.
13:50Cela fait de nombreuses
13:51années que nous soutenons
13:52ces mobilisations
13:53à l'échelle de nos moyens,
13:55que ce soit lors des rassemblements
13:56devant la mairie du 13e arrondissement,
13:58lors des mobilisations
13:59sur des foyers particuliers
14:00ou en soutenant
14:01des appels plus larges.
14:02Nous avons été aux côtés
14:03des habitants des foyers,
14:05nous le sommes toujours
14:05et nous le serons à l'avenir.
14:07Nous dénonçons avec eux
14:09et avec le COPAF
14:10les résultats désastreux
14:12du plan de transformation
14:13des foyers
14:14en soi-disant
14:15résidence sociale
14:16qui entraînent
14:17une réduction des capacités,
14:19l'expulsion
14:19ou les menaces d'expulsion
14:20d'un certain nombre
14:21d'habitants,
14:22la réduction
14:23avec un contrôle tâtillon
14:24ou la fermeture
14:25des espaces de vie collectives
14:26qui sont un des éléments
14:28essentiels des foyers,
14:29le manque récurrent
14:30d'investissements
14:31pour entretenir les bâtiments,
14:33faire les réparations
14:34nécessaires
14:34et garantir
14:35de bonnes conditions
14:36aux habitants.
14:37Enfin,
14:37le mépris complet
14:39des gestionnaires
14:39mais aussi de l'État
14:40pour les habitants
14:41des foyers
14:42et pour les délégués,
14:43ce qui est inacceptable.
14:45Nous savons que depuis longtemps,
14:46l'État
14:47et les organismes gestionnaires
14:48veulent réduire
14:49les espaces démocratiques
14:50et d'auto-organisation
14:51dans les foyers
14:52et exercer un contrôle
14:54complet sur les habitants
14:55avec toutes les menaces
14:56que cela implique.
14:57Cela rejoint
14:58le projet de loi
14:59réactionnaire
14:59voire zénophobe
15:00et autoritaire
15:01sur l'immigration
15:02que tente d'imposer
15:03le ministre de l'Intérieur
15:04dans la suite
15:05de tous les précédents gouvernements
15:06afin d'aggraver
15:07la traque policière
15:09contre les émigrés
15:10avec la menace
15:11d'expulsion du territoire.
15:12Le but du gouvernement
15:13n'est clairement pas
15:14de résorber
15:15le chômage,
15:16la précarité,
15:17le mal-logement,
15:17mais d'accroître
15:18les inégalités sociales
15:19et économiques
15:20au profit
15:21de quelques-uns
15:22et n'hésitant pas
15:23à créer
15:23des violences racistes
15:24et à alimenter
15:25la montée
15:26de l'extrême droite.
15:27Ce projet de loi
15:28d'Armanin
15:28est à combattre.
15:30Pourtant,
15:30nous savons
15:31que les habitants
15:31des foyers
15:32sont des travailleurs
15:33qui, souvent,
15:34ont été en première ligne
15:35lors des confinements
15:36et dans la crise pandémique
15:37dans des conditions
15:38très difficiles.
15:39Nous savons aussi
15:40que les habitants
15:41des foyers
15:41sont des travailleurs
15:42qui participent
15:43à la production
15:43de richesses collectives
15:44dans ce pays
15:45mais qui n'en brestent pas
15:46de droits
15:48et qui ne reçoivent
15:50pas que des salaires
15:51de misère
15:51comme nos camarades
15:52travailleurs
15:53sont à pied
15:53de chronopostes
15:54DPD
15:55qui sont révolués
15:5614 mois
15:56avec le CTSPV
15:58solidaire
15:59et su-cité.
16:00Nous soutenons donc
16:01les initiatives
16:03qui sont prises
16:04pour défendre
16:04les droits
16:04des habitants
16:05des foyers
16:05qui appartiennent
16:06à notre base sociale
16:07et nous ferons
16:08notre possible
16:09pour faire converger
16:10les luttes
16:11des habitants
16:11des foyers
16:12les luttes
16:12des centrappiers
16:13pour la régularisation
16:14la lutte contre
16:15le projet de loi
16:15de la Réunion
16:16la lutte pour défendre
16:17le droit au logement
16:18et le combat
16:19pour nos retraites.
16:20Ensemble,
16:21faisons des foyers
16:21de travail
16:22à migrants
16:22des lieux
16:23d'habitation de qualité
16:24avec les espaces
16:25collectifs suffisants
16:27gérés par les habitants
16:29et avec les habitants
16:30et pouvons accueillir
16:31ceux qui en ont besoin.
16:32Merci.
16:35Applaudissements
17:06qui vont être proposés
17:07au Sénat
17:09pour les expulsions.
17:11Sachez bien
17:13qu'il faut une représentation.
17:14Il y a quelques jours,
17:15nous étions,
17:15on s'est vus
17:16il y a trois,
17:17monsieur,
17:18on s'est vus mercredi,
17:19je crois,
17:19avec le Secours 4.
17:20nous étions présents
17:22devant le Sénat.
17:23On était une poignée,
17:24on était nombreux,
17:25on était une poignée.
17:26Il faut tout le monde,
17:28quand il y a des représentations,
17:30non pas des manifestations
17:31parce qu'on n'est pas là
17:32pour casser les vitres,
17:33il faut que les gens
17:34soient présents.
17:35Donc il faut venir nombreux.
17:36Dès que vous savez
17:37qu'il y a des manifestations,
17:40il faut vous montrer,
17:43il ne faut pas rester invisible.
17:44On peut être une quinzaine,
17:46il faut qu'on soit 150,
17:47250,
17:48ça c'est le deuxième point.
17:49Les jeunes qui habitent
17:53dans les résidences,
17:55il faut les inviter
17:56à venir à des réunions,
17:57même s'ils ont
17:58d'autres choses à faire,
17:59WhatsApp,
18:00Toc Toc,
18:00non,
18:01c'est ici,
18:02c'est le monde réel.
18:03Troisième point,
18:04dans le cadre
18:05de la représentation,
18:08moi je prends
18:08dans mon adoma,
18:10je me suis proposé,
18:11il y a donc du recensement
18:12sur le 13ème.
18:14Ne jetez pas
18:15ou ne faites pas
18:15des cornets à frites
18:16avec les formulaires,
18:17il faut les remplir
18:18et les envoyer.
18:19Le recensement,
18:20c'est important
18:21parce que c'est
18:22une représentation
18:24de votre existence.
18:26Donc,
18:26demandez à vos gestionnaires
18:28qu'il y ait des gens,
18:29des écrivains publics,
18:30comme moi je vais me proposer
18:32pour mon foyer,
18:34il faut qu'il y ait des gens
18:34qui viennent remplir
18:35les petites casses
18:36pour vous.
18:36Mais il faut le faire,
18:37si vous mettez
18:38chaque document
18:39à la poubelle,
18:40vous n'existez pas.
18:41Pour que les mairies,
18:43pour que le gouvernement
18:44crée du logement social,
18:46il faut des documents
18:47en démontrant
18:48que vous êtes
18:50en résidence précaire.
18:51Il faut de la création
18:52du logement social.
18:54Je vais te dire.
18:54Merci.
18:55Merci.
18:56Merci beaucoup.
18:57Merci à vous.
18:58Merci.
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