- il y a 3 mois
- #agribusinesstv
- #agripub
- #papea
- #burkinafaso
Après un premier numéro consacré à l'accès à la terre et à la sécurisation foncière, le cycle se poursuit avec une émission tout aussi stratégique.
Pendant 52 minutes, focus sur l'accès des producteurs et transformateurs agricoles aux marchés institutionnels, un véritable levier pour la souveraineté alimentaire et la promotion du « consommons local ».
Reportages et débats en plateau révèlent les opportunités de ces achats publics, mais aussi les freins : exigences des marchés, lenteurs administratives, retards de paiement et difficultés à rivaliser face aux importations.
#AgribusinessTV #AgriPub #PAPEA #BurkinaFaso
Pendant 52 minutes, focus sur l'accès des producteurs et transformateurs agricoles aux marchés institutionnels, un véritable levier pour la souveraineté alimentaire et la promotion du « consommons local ».
Reportages et débats en plateau révèlent les opportunités de ces achats publics, mais aussi les freins : exigences des marchés, lenteurs administratives, retards de paiement et difficultés à rivaliser face aux importations.
#AgribusinessTV #AgriPub #PAPEA #BurkinaFaso
Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00Musique
00:04Musique
00:14Musique
00:24Il constitue un levier stratégique
00:27pour l'écoulement des produits agricoles
00:30se chiffrant à des dizaines
00:32de milliards de francs CFA par an.
00:34Il s'agit d'un marché institutionnel
00:36dans un pays comme le Burkina Faso
00:38en pleine offensive agricole
00:40et aléatique et qui vient de réaliser
00:42une production céréalière record
00:44et excédentaire de 7 millions
00:46de tonnes. Il convient de questionner
00:48les mécanismes d'écoulement
00:50des produits issus de cette politique
00:52agricole. L'une des réponses pourrait
00:54venir des marchés institutionnels
00:56fois du consortium des acteurs
00:58non étatiques actifs dans le secteur
01:00agricole COS Agri.
01:02Quel est le potentiel existant ?
01:04Quel état des lieux de l'accès
01:05des entreprises agricoles aux marchés
01:07institutionnels ? Quels sont les
01:10défis en la matière ?
01:11Éléments de réponse à travers cette émission
01:13pour débattre donc de l'accès
01:15des entreprises agricoles aux marchés
01:18institutionnels. Deuxième numéro
01:20de la série d'émissions voulues par
01:22COS Agri. J'ai avec moi sur ce plateau
01:24M. Si Adama Traoré, directeur du commerce
01:27intérieur de la promotion des produits
01:30locaux. Bonsoir.
01:31Bonsoir madame.
01:32Nous avons également avec nous
01:34Modeste Ouedraogo, secrétaire exécutif
01:36de la Fédération nationale des industries
01:38de l'agroalimentaire de la transformation
01:40de Burkina. Soyez les bienvenus.
01:43Merci bien madame.
01:43Également avec nous Laurent Domwe, président
01:46de la Confédération paysanne du Faso
01:48producteur agricole. Soyez les bienvenus.
01:51Merci.
01:52Et enfin Abaka Diallo, représentant du
01:54Collège des acteurs privés du secteur
01:56rural. Nous avons également avec nous
02:00sur ce plateau un public composé d'acteurs
02:03intervenants dans le monde rural et qui
02:06pourrait par moment prendre la parole pour
02:08enrichir ce débat. Alors pour camper le
02:11décor, nous allons nous accorder sur
02:13certaines terminologies à savoir marché
02:16institutionnel. Alors monsieur Traoré,
02:18qu'attendons par marché institutionnel ?
02:22Merci bien madame. En tout cas, merci
02:25d'avoir associé, j'allais dire, le
02:29ministère en charge du commerce, en tout
02:30cas à cette émission. C'est une occasion
02:33pour nous de partager en tout cas un
02:36certain nombre d'informations en lien
02:38avec ce thème. Alors les marchés
02:41institutionnels, en fait ce sont des
02:43achats qui sont effectués sous certaines
02:46réglementations. Ce sont des achats qui
02:49sont effectués en général par les
02:51structures de l'État, les projets
02:53et programmes, qui sont en tout cas qui
02:56suivent certaines procédures qui sont un
03:00peu différentes, déjà à l'air dit
03:02différentes de ce qui se passe sur le
03:03marché ordinaire. Donc de façon
03:06résumée, ce sont des achats qui sont un
03:08peu encadrés et qui sont en tout cas, qui
03:12visent à garantir un accès aux produits
03:15producteurs. Alors producteurs, vous l'êtes
03:19monsieur Domwe et qu'entendons par
03:21entreprise agricole ?
03:23Merci madame. Alors tout d'abord, je remercie
03:28PAPEA2 et le consortium, nous faisons
03:35partie, nous les organisations paysannes. Les
03:39coopératives agricoles, c'est l'ensemble d'un
03:45nombre de producteurs qui se sont regroupés,
03:48formant une coopérative, une société
03:49coopérative. Alors qui font la production,
03:53eux aussi, font aussi des ventes groupées. Alors
03:57et qui vend en groupe, cherche également
04:01aussi qui peut mieux acheter. Et je sais bien
04:06que c'est le sujet d'aujourd'hui qui a
04:10aujourd'hui les défis auprès des non-
04:14coopératives agricoles. Parce que souvent,
04:18il n'y a pas un marché rémunérateur. Je sais bien
04:21qu'on va parler de ça plus tard. Merci.
04:24Non, vous gardez la parole pour dire
04:26pourquoi est-ce que les marchés
04:28institutionnels sont stratégiques pour vous,
04:30les organisations paysannes ?
04:32Alors, les marchés institutionnels, comme
04:35l'a dit mon prédécesseur tout à l'heure,
04:37c'est un marché assuré. Ça, c'est un premier
04:41point qu'il faut noter. Et c'est un marché
04:43aussi rémunérateur. Parce qu'il prend en
04:45compte certaines rigueurs où d'abord, il faut
04:52la qualité du produit. Et sachant bien que la
04:56qualité a également un prix. Ou aussi certains
04:59marchés institutionnels, là, cette qualité est prise en
05:03compte. Et aussi, les marchés institutionnels
05:08sont plus bénéfiques aux producteurs. Parce que là, on peut
05:14vendre un volume important. Ça aussi, il faut le noter.
05:19Donc, c'est le souhait même de nous, les
05:22sociétés coopératifs, pensant vraiment avoir notre
05:27production, vendre avec les marchés institutionnels.
05:31Alors, M. Diallo, vous qui intervenez également dans le
05:34secteur rural. Alors, dites-nous pourquoi est-ce que
05:36ces types de marchés sont importants pour vous, les
05:39acteurs du monorural ?
05:41Merci, madame. C'est vrai que M. Dombou a déjà donné
05:45l'idée pour maîtresse. C'est vrai que les marchés
05:47institutionnels, au regard de leur volume, au regard des
05:50exigences en matière, en termes de qualité, c'est des
05:54marchés qui mettent en compétition des producteurs locaux qui
05:57sont obligés de faire du bon travail. Ça va créer, par
06:01d'ailleurs, des emplois. Ça va créer des sources réunies
06:04durables. Au profit de toutes les couches, hein, les jeunes,
06:07les vieux, tout le monde. Et puis ensuite, vous savez,
06:10le marché institutionnel, c'est pas 5 millions, 10 millions,
06:14c'est des centaines de millions qui nécessitent souvent que
06:17des gens fassent des regroupements conséquents pour
06:19pouvoir faire face à la demande exprimée par l'institution
06:23en question, qui peut être, comme l'a dit l'autre, l'État,
06:27c'est des membrements, les projets, les programmes. Donc,
06:30c'est vraiment digne d'intérêt. C'est même le souhait des
06:33producteurs. Alors, quels sont les secteurs ou quels sont les
06:35produits issus de l'agriculture qui sont beaucoup plus
06:38intéressés ou pris en compte dans ces marchés institutionnels?
06:42Alors, c'est essentiellement les produits que nous appelons
06:45des produits qui font l'objet de l'offensive actuelle.
06:49Vous savez, le ministère est en train vraiment de mettre le
06:52maximum pour encourager les gens à produire. Et là, il y a des
06:55produits phares. Vous savez, on importe trop de riz jusqu'à présent.
07:00Bon. Il y a le maïs qui est fortement demandé aussi bien par les
07:04hommes que par l'alimentation, volaille, etc., etc.
07:08Il y a des produits ciblés pour lesquels on ne ménage aucun effort
07:13du côté de l'État pour encourager la production à grande échelle en
07:17termes de tracteurs, de semences, même d'irrigation, de cultures, de
07:22contre-saisons. Il y a beaucoup d'efforts qui sont faits en amont.
07:26Donc, en aval, nous, nous devons de nous mettre au niveau.
07:31Sinon, on va être accusé de laxiste.
07:34Alors, M. Ouedrago, quand on parle de mise à niveau, vous, les acteurs
07:38de la transformation, vous êtes interpellés. Alors, jusqu'à quel point
07:41est-ce que vous êtes impliqué dans ces marchés institutionnels-là?
07:43Ok. Merci bien, Madame. Il faudrait également aussi rappeler que
07:48durant ces deux années, avec les efforts consentis par le gouvernement
07:54à travers l'offensive agro-pastorale et halieutique, aujourd'hui, les
07:59entreprises agroalimentaires disposent d'importantes quantités de matières
08:03premières pour transformer. Et c'est à travers ces matières premières
08:07produits au niveau du pays que les acteurs produisent des produits qui
08:13peuvent aller vers, maintenant, les marchés institutionnels.
08:17Quand vous prenez au niveau des cantines scolaires, aujourd'hui, il y a un
08:21dispositif, donc, qui permet de mettre la kéké sur, au niveau des écoles.
08:28Et cela renforce, donc, les différents arrêtés qui ont été pris, donc, au niveau
08:33du Premier Ministère pour faire en sorte que les structures étatiques puissent
08:38prendre les produits locaux dans leur commande. Et ça, aujourd'hui, il y a beaucoup
08:43d'efforts qui sont faits au niveau de la transformation pour mettre à la
08:46disposition, donc, des structures étatiques, des produits de qualité made in Burkina Faso.
08:52Et ça, c'est grâce, donc, à cette fibre patriotique et c'est grâce, également,
08:57aussi, à la vision du gouvernement qui met l'accent, aujourd'hui, sur le consommant local.
09:01Et il y a plusieurs initiatives qui ont été développées au niveau, donc, du ministère
09:05du Commerce, également, aussi, au ministère de l'Agriculture, pour, à travers, donc,
09:10des synergies d'action qui permettent, aujourd'hui, de mettre à la disposition
09:13de nos structures, au niveau national, des produits made in Burkina.
09:18Alors, M. Traoré, quelle est la place des produits locaux, il en parlait tantôt,
09:22dans les marchés institutionnels ?
09:25Ok, merci bien. Je pense que ce qu'il dit, c'est ça, parce qu'au niveau du ministère,
09:30effectivement, depuis 2017, il y a eu la lettre circulaire de son Excellence,
09:36c'est le Premier ministre, en tout cas, qui demande aux structures publiques,
09:39dans le cadre de leurs approvisionnements, de prioriser les produits locaux.
09:44Alors, cette lettre a été suivie par un arrêté qui a défini un certain nombre de produits.
09:49Donc, quand on regarde vraiment, ce sont essentiellement des produits locaux,
09:53pour dire que, en tout cas, au niveau des marchés institutionnels,
09:56les produits locaux occupent une place très importante.
09:59Et quand on regarde les chiffres, effectivement, les chiffres en disent beaucoup.
10:04Donc, les produits locaux sont vraiment très, très importants au niveau des achats.
10:08Alors, puisque vous parlez de chiffres, quels sont les chiffres en termes de volume,
10:13de marchés institutionnels et la part accordée aux produits locaux ?
10:19Ce que nous faisons, nous suivons, en fait, les mesures d'incitation.
10:24Voilà. Nous ne sommes pas un acteur direct de la commande publique,
10:28mais nous travaillons à inciter les uns et les autres à aller vers la commande publique.
10:34Je crois qu'en termes de chiffres, en 2024, nous avons recensé, ou du moins collecté,
10:41un montant de plus de 118 milliards qui ont été injectés dans la commande publique,
10:47pour les produits locaux.
10:48Et donc, cette mesure, depuis 2017, qui a commencé aujourd'hui, en tout cas,
10:52les chiffres sont évolutifs, et qui veut dire que chaque année,
10:55en tout cas, de plus en plus, les commandes publiques,
10:58les achats institutionnels sont en train de s'imposer.
11:01OK. Avant de poursuivre, nous allons aller sur le terrain
11:04pour voir comment les acteurs se battent pour avoir accès aux marchés institutionnels.
11:10Et vous allez le voir, les défis sont grands, les obstacles aussi,
11:13mais l'espoir est permis grâce à certains partenaires,
11:17comme le papilla qui mène le plaidoyer.
11:19Et le reportage porte la griffe de Rocher Cam et Moumouni Wanga.
11:24Ici, les matins ont une ambiance de bergerie.
11:28La Sané Kindo s'active au milieu de son enclos,
11:31à son activité d'embauche aux vines.
11:34Des bêtes qu'ils soient avec passion,
11:36avant de les commercialiser.
11:38Mais dans la région du Yadga,
11:40la Sané est bien plus qu'un simple vendeur.
11:43Il est le porte-voix de centaines d'acteurs de la filière bétail-viande.
11:47À la tête de l'Union des commerçants de bétail de la région du Yadga,
11:51il œuvre à la bonne marche de la filière.
11:54Ici, dans un passé récent,
11:56décrocher un marché avec les structures de l'État
11:59relevait du pur parcours du combattant.
12:02Ton Papa Amdeh.
12:04De par le passé, nous n'avions pas accès au marché institutionnel.
12:10Des gens qui n'étaient pas du milieu
12:13arrivaient à avoir le marché
12:14et venaient sous-traiter avec nous.
12:17C'est seulement cette année
12:19que j'ai eu ce type de marché.
12:21La tonne métal, la guaman,
12:23n'est-ce pas de son ring,
12:25qui était à me tirer en avant,
12:26a aussi de l'organisme,
12:28dit que tout le monde est content,
12:29n'est-ce pas de ce domaine-là pour moi.
12:31Le cas de la filière bétail-viande n'est pas isolée.
12:35Que ce soit dans le Yadga
12:36ou ailleurs dans les autres régions du pays,
12:38de nombreux secteurs
12:40comme l'interprofession tomate
12:42se heurtent au même mur
12:43l'accès au marché institutionnel.
12:46Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé.
12:49Pour le moment, on n'a pas accès
12:51au marché institutionnel.
12:54Je me rappelle qu'en 2019,
12:58on a eu à déposer
13:00au ministère de l'Agriculture.
13:02On avait souhaité
13:04au niveau des hôpitaux,
13:07des universités,
13:09au niveau des casernes,
13:11et au niveau...
13:13Là où on pouvait avoir accès
13:15au marché institutionnel,
13:16ça allait nous plaire.
13:17Mais jusqu'à présent,
13:18on a payé de retour.
13:20La démarche que nous avons entreprise
13:22depuis les années 2010,
13:25c'était de voir avec
13:26notamment le ministère
13:28de l'enseignement de base
13:29pour pouvoir inculquer le lait
13:31au niveau scolaire.
13:34Donc, cette démarche
13:35a été entreprise.
13:37Et même, nous avons eu
13:38à élaborer même un cahier de charge
13:40pour permettre aux unités
13:41de pouvoir se mettre à niveau
13:43afin de pouvoir
13:44quand même se positionner.
13:46Bon, mais je dirais que c'était
13:49vraiment un début.
13:51En tout cas, c'est eu à peine
13:52parce qu'il y avait beaucoup
13:54de paramètres
13:55qu'il fallait en tout cas maîtriser.
13:57Notamment, le travail aussi
13:59a été fait avec
13:59notamment Abbé Nong
14:01et aussi le ministère
14:03des ressources animales
14:04à l'époque.
14:05Voilà, il faut quand même
14:06trouver un nom qui s'y est
14:07avec les différents produits
14:09que nous allons mettre
14:10à la disposition
14:12des consommateurs.
14:14Il faut dire que
14:14de par le passé,
14:16le manque de rigueur
14:17administrative des entreprises
14:19pesait lourd dans la balance.
14:21L'absence de documents
14:22conforme leur fermait
14:23systématiquement
14:24les portes des appels d'offres.
14:25Mais aujourd'hui,
14:27la donne est en train
14:28de changer positivement.
14:30Consciente des exigences
14:31de la réglementation,
14:33de plus en plus
14:34d'entreprises agricoles
14:35font l'effort
14:36de se mettre en règle
14:37pour ne plus laisser passer
14:39cette opportunité.
14:43Je peux dire qu'actuellement,
14:45nous avons tout ce qu'il faut
14:46pour les appels d'offres.
14:48C'est vrai que ça a commencé
14:50à aller, mais nous souhaitons
14:52encore plus de marchés
14:53institutionnels.
14:54qu'il y a beaucoup d'offres.
14:57Il y a beaucoup d'offres
14:57qui sont en règle.
14:58Il y a beaucoup d'offres
14:59qui sont en règle.
15:00Ces cinq dernières années,
15:02si vous êtes une entreprise,
15:03vous êtes obligés
15:05d'avoir un numéro IFI,
15:07d'avoir un RCCM,
15:09de pouvoir être au rendez-vous
15:11avec les impôts
15:13pour pouvoir postuler
15:15à ce genre de marché.
15:17Je pense que la majorité
15:18de nos entreprises
15:19actuellement
15:20ont eu à aller
15:22vers cette démarche-là.
15:23Bon, donc déjà,
15:25c'était en fait
15:26les textes
15:27pour pouvoir quantifier
15:28et même évaluer
15:30souvent
15:30et voir la qualité
15:32des produits
15:33qui étaient vraiment
15:33le blocus.
15:35Mais au fur et à mesure,
15:37je pense que nos entreprises
15:38se sont beaucoup améliorées
15:39et surtout pour être
15:41quand même au rendez-vous.
15:42Une chose est sûre,
15:44aujourd'hui,
15:44la jeune garde
15:45de l'entrepreneuriat agricole
15:47a pris la mesure
15:48de l'enjeu.
15:49Pour elle,
15:50les marchés publics
15:51ne sont pas seulement
15:52des contrats.
15:53ils sont une garantie
15:54de stabilité
15:55pour leur production.
15:56Mieux encore,
15:58ils représentent
15:59des moteurs essentiels
16:00de la promotion
16:01du consommé local.
16:02Ça peut être
16:04un avantage
16:05pour la filière.
16:07En plus,
16:08nous allons promouvoir
16:10nos produits.
16:11En plus,
16:12ça va réduire
16:13les produits importés.
16:15donc nous souhaitons
16:17qu'il y ait
16:17des marchés
16:19institutionnels
16:19au niveau
16:20de la tomate.
16:21Je pense que
16:22ces marchés
16:22étudiants
16:23vont garantir
16:24l'avoir
16:25de la production
16:25et aussi vont garantir
16:27les unités
16:28de transformation.
16:29Voilà.
16:29Et en fait,
16:30ça facilite aussi
16:31l'accès
16:31aux consommateurs
16:32et aux produits
16:33de qualité.
16:34Pour le lait,
16:34on avait ciblé
16:35vraiment les établissements.
16:37On a même eu
16:38à organiser
16:39une journée
16:40mondiale du lait
16:41qui fait la promotion
16:42où on a donné
16:43même du lait
16:44au niveau
16:44de la pédiatrie,
16:45la chale de Gaulle
16:46et à propos aussi
16:47on en a donné
16:47à des orphelins
16:48qui ont beaucoup apprécié.
16:51Entre plaidoyés
16:52pour l'allègement
16:52des procédures
16:53et l'accroissement
16:54de ce type de marché,
16:55les entrepreneurs agricoles
16:57sont conscients
16:57de l'impact
16:58des marchés institutionnels
17:00aux côtés
17:00de ceux ordinaires
17:01sur le développement
17:02de leurs entreprises.
17:04Dans leur démarche,
17:05ils bénéficient
17:06de l'accompagnement
17:07du PAPEA2,
17:08la phase 2
17:09du programme
17:10d'appui
17:10à la promotion
17:11de l'entrepreneuriat
17:12agricole
17:13mise en oeuvre
17:14dans les régions
17:15du Nando,
17:15du Yadga,
17:16des Tanuya,
17:17du Guirico
17:18et du Cardiogo.
17:19L'idée,
17:20c'est de faire
17:21des entreprises agricoles
17:22de véritables moteurs
17:24de l'économie
17:25burkinabé.
17:27Voilà pour ce constat,
17:29retour sur ce plateau
17:30pour la suite
17:31de cette table ronde.
17:33Monsieur Domwe,
17:34quelle est votre expérience
17:35en la matière ?
17:37Merci.
17:38En matière
17:40de commercialisation
17:42de marché institutionnel,
17:45vraiment,
17:46comme j'ai à la présentation,
17:49la Confédération
17:49paysanne
17:50et ses membres
17:52sont
17:53au nombre
17:55de 16.
17:57Alors,
17:57eux qui sont
17:58des acteurs
17:59qui existent
18:00vraiment
18:00dans la production,
18:02la transformation
18:03et la commercialisation.
18:06Alors,
18:07les expériences
18:07que nous avons
18:08accueillis
18:09à partir de là,
18:11en écoutant
18:12même
18:13celui qui vient
18:14de prendre
18:15la parole,
18:17le marché institutionnel
18:19est une garantie
18:20pour nous,
18:20les acteurs.
18:22Alors,
18:24encore,
18:26le marché institutionnel,
18:27comme on aime
18:28le dire souvent,
18:29c'est le marché
18:30qui tire la production.
18:31Mais en termes
18:32de difficultés,
18:33on l'a entendu
18:34dans le reportage,
18:35il y a plusieurs
18:36producteurs
18:36qui se butent
18:37à certaines difficultés.
18:38Est-ce qu'à votre niveau,
18:39c'est le cas ?
18:41Effectivement,
18:42même cette année,
18:43c'est le cas
18:44effectivement
18:44que nous vivons.
18:45Parce que nous avons
18:47une production
18:48qui est allée
18:48à la hausse
18:49cette année,
18:50les 7 millions
18:51de tonnes
18:51de céréales
18:53de production.
18:55Alors,
18:55et le marché
18:56actuellement
18:57qui est là,
18:59c'est seul,
19:00les achats
19:00bords
19:01que la Sonnazette
19:02effectue.
19:04À part ça,
19:05il n'y a pas
19:06d'autres marchés
19:07qui sont lancés,
19:08donc il y a
19:09la production
19:10sous nos mains,
19:11il y a des stocks
19:13où on ne sait pas
19:15à qui vendent.
19:16Et la Sonnazette
19:17est en lien
19:17avec ces raisons aussi.
19:19C'est des accords
19:21qui ont été faits
19:22à l'avance
19:24lors de la campagne
19:26hivernale
19:28où ils sont
19:29obligés
19:30de collecter
19:32un certain
19:33nombre de tonnages
19:34auprès des producteurs.
19:35Et le reste
19:35de la production
19:36est sous la main.
19:38Donc,
19:38on vit vraiment
19:39une difficulté
19:41actuelle
19:42en lien
19:42avec les marchés
19:43et pas de marché.
19:45On se sent bien
19:46que c'est le marché
19:46qui tire la production.
19:47Si il n'y aura
19:49pas de marché
19:50pour épouler
19:51ces produits,
19:52ça serait
19:52un découragement
19:53total.
19:53La campagne prochaine,
19:56c'est parce que
19:56les producteurs
19:57auront le courage
19:58de produire plus,
20:00sachant bien
20:01que la production
20:02de l'année antérieure
20:03n'a pas été époulée.
20:04Alors,
20:04l'un des acteurs
20:05principaux
20:06de ce marché
20:08institutionnel,
20:08c'est la Sonnazette.
20:09Vous l'avez évoqué.
20:10Nous avons le conseiller
20:11technique de la Sonnazette
20:13avec nous,
20:13M. Jacob Ouidraogo.
20:15Alors,
20:15nous allons peut-être
20:16lui passer la parole
20:17pour nous dire
20:18est-ce que cette année,
20:19la production céréalienne
20:21dépasse vos capacités
20:23d'absorption
20:24de l'excédent.
20:25Merci, madame.
20:26Il faut dire que
20:27la Sonnazette
20:28est en réforme
20:30depuis 2024
20:32pour prendre en compte
20:34les nouvelles orientations
20:36de gouvernance
20:37de notre pays.
20:38Alors,
20:39dans ce sens,
20:40nous avons
20:42renommé
20:43le stock
20:44que nous avons,
20:44nous constituons
20:45habituellement
20:47en stock
20:48de souveraineté.
20:50Et c'est dans ce cadre
20:51que nous avons
20:52également lancé
20:54l'opération
20:54Collecte-Borchamps
20:55pour venir en appui
20:57à l'offensive
20:58agro-silvopastorale
21:00qui a un coût
21:01pour vraiment soutenir
21:03les actions
21:03du gouvernement
21:04dans le domaine
21:06de l'agriculture.
21:07Alors,
21:08il faut dire que
21:09la production
21:10cette année
21:10est une production
21:12record
21:12avec plus de 7 millions
21:14de tonnes
21:14et pour
21:16en tout cas
21:17marquer la volonté
21:18du gouvernement
21:19à racheter
21:20cette production
21:21aux mains
21:22des producteurs,
21:23la Collecte-Borchamps
21:24vise à aller
21:25auprès de ces producteurs
21:26et de pouvoir
21:27enlever
21:28les stocks
21:29sur plus
21:30qu'ils auront
21:31pour constituer
21:33ces stocks
21:33de souveraineté.
21:34Alors,
21:35pour cette année,
21:36vous l'avez eu
21:37cette information,
21:38nous collectons
21:39autour de 530 000 tonnes
21:40ce qui fait
21:42un peu moins
21:43de 10%
21:44de cette production
21:46mais qui est
21:48une collecte
21:49record également
21:49au niveau
21:50de la sonagesse
21:51et je pense
21:52qu'à ce jour
21:53nous n'avons pas
21:54atteint
21:54les objectifs
21:55de collecte
21:56et cette collecte
21:57se poursuivre
21:58jusqu'en fin mars
21:59donc nous invitons
22:00les acteurs
22:01à se rapprocher
22:02des directions
22:03régionales
22:04de l'agriculture
22:05qui sont
22:06nos acteurs
22:06pour cette collecte
22:08et qui sont
22:10sur le terrain
22:10actuellement
22:11qui font
22:11la collecte
22:12permanemment.
22:12donc c'est
22:14aussi dans le sens
22:15de respecter
22:16les principes
22:18de la commande
22:18publique
22:19qui est
22:20entre autres
22:21l'efficacité
22:23et l'efficience
22:23de la commande
22:24publique
22:24mais l'accès
22:25équitable
22:26également
22:26des acteurs
22:27à cette commande
22:28publique
22:28et surtout
22:30la liberté
22:31de pouvoir
22:32commercer
22:33avec les institutions
22:34publiques
22:34donc c'est ouvert
22:36à tout producteur
22:37sans restriction
22:38qui disposent
22:40de stock
22:40qui peuvent venir
22:41au niveau
22:42prendre la tâche
22:42avec les directions
22:43régionales
22:44de l'agriculture
22:44dans les différentes
22:45régions
22:45pour en tout cas
22:47remettre leur stock
22:49et les prix
22:49sont également
22:50affichés, connus,
22:52publiés
22:52et je crois
22:53que chacun
22:54peut tirer
22:55en tout cas
22:56profit
22:57de cette opération.
22:58Merci.
22:58Alors nous allons
22:59peut-être
23:00recueillir
23:01le constat
23:02ou l'expérience
23:03de madame
23:04Nana Sabine
23:06elle est
23:07présidente
23:08de l'interprofession
23:09Manioc
23:10alors on a entendu
23:11dans le reportage
23:12certaines difficultés
23:14d'accès
23:14au marché
23:15institutionnel
23:16il y en a
23:16qui parlent
23:17de qualité
23:18il y en a
23:18qui parlent
23:19de structuration
23:19au niveau
23:20des acteurs
23:21à votre niveau
23:22quel est le constat?
23:24Ok vraiment
23:25merci beaucoup
23:26merci à la RTB
23:27merci au partenaire
23:29PAPEA2
23:30et merci à l'ensemble
23:32des acteurs ici
23:34en tout cas
23:35nous concernant
23:36vous voyez
23:37que c'est un produit
23:38transformé
23:39et dans la commande
23:42publique
23:42comme
23:43le secrétaire
23:45permanent
23:46de la FIA
23:47vient de le dire
23:48au niveau
23:49de la transformation
23:50il n'y a pas
23:51beaucoup
23:52d'acteurs
23:53qui ont accès
23:53à ce marché
23:56institutionnel
23:57or pourtant
23:58les produits
23:59transformés
24:00occupent
24:01une très grande
24:02place
24:03et surtout
24:05la création
24:06d'emplois
24:08alors dites nous
24:09pourquoi ces acteurs
24:10n'ont pas accès
24:11au marché
24:12institutionnel
24:12quelle est la barrière?
24:14la barrière
24:15je ne sais pas
24:17si j'ai dit
24:18que je ne sais pas
24:19je prends
24:20par exemple
24:20pour le cas
24:21de la TQ
24:22qu'ils ont pris
24:24depuis 2020
24:25nous livrons
24:26dans les cantines
24:27scolaires
24:27mais c'est limité
24:30c'est la cantine
24:31secondaire seulement
24:32qui prend
24:33c'est en 2024
24:35qu'ils ont associé
24:37avec un peu
24:38du primaire
24:40et nous avons eu
24:42une commande
24:43de 370 tonnes
24:44sinon
24:46c'est 100 et quelques
24:47avec l'ensemble
24:49des acteurs
24:49c'est insignifiant
24:52voilà
24:53le problème
24:53est plutôt culturel
24:54une sorte de
24:56culture alimentaire
24:58ou c'est quoi
24:59le problème
24:59à votre niveau
25:00ou c'est manque
25:01d'intérêt
25:01ou quoi?
25:02puisqu'on a couru
25:04partout
25:05comme on vient
25:06de suivre
25:06nous aussi
25:07on a couru
25:08partout
25:09partout
25:09déposé
25:10dans les différents
25:11ministères
25:11et ce n'est que
25:13là-bas
25:14jusqu'à présent
25:15qu'on est en train
25:16de partager
25:18maintenant
25:19je ne sais pas
25:20par exemple
25:21ils ont changé
25:23et ils ont dit
25:24que beaucoup
25:24de commandes
25:25passent
25:26par la
25:28sonagesse
25:30et nous
25:30on est parti
25:31au niveau
25:31de la sonagesse
25:32pour demander
25:35quelle est notre
25:36part de marché
25:38voilà
25:39la sonagesse
25:40nous dit
25:40que
25:40c'est les structures
25:42qui disent
25:44les produits
25:46qu'ils veulent
25:46et c'est en fonction
25:48de ça
25:48et ils prennent
25:49vous voyez
25:50donc
25:51on n'est pas sorti
25:52de l'auberge
25:52parce que
25:54notre souhait
25:55est que
25:56la commande publique
25:57que tous les acteurs
25:59à tous les niveaux
26:00puissent bénéficier
26:01que ce soit
26:02les producteurs
26:03que ce soit
26:04les transformateurs
26:06puissent vraiment
26:07bénéficier
26:08de ces marchés
26:08que tous les produits
26:11transformés
26:12ou produits
26:13puissent être
26:15commandés
26:16par les institutions
26:18surtout qu'avec
26:20les partenaires
26:20aussi
26:21les projets
26:22et programmes
26:22sont dedans
26:23et tout
26:24c'est la main
26:25de l'état
26:25qui dirige
26:26comme difficulté
26:29comme vous
26:29venez de dire
26:30l'expérience
26:31nous a
26:33montré
26:34que la difficulté
26:36aussi
26:36dans
26:36l'exécution
26:38de ce marché
26:39c'est
26:41le délai
26:42on est venu tomber
26:44avec le délai
26:45on ne peut pas changer
26:46mais
26:47pour notre cas
26:48c'est des produits
26:49transformés
26:50surtout pour
26:51l'ATQ
26:51c'est un produit
26:53transformé
26:54doublement
26:55parce que
26:55du tubercule
26:57c'est transformé
26:58en pâte
26:58et c'est transformé
27:00en ATQ
27:01frais
27:01et transformé
27:03en ATQ
27:03vous voyez
27:04le processus
27:05il va de soi
27:06que c'est vrai
27:07que c'est pas
27:08le même prix
27:09que les produits
27:10bruts
27:10mais avec
27:12toutes ces chaînes
27:12vous voyez
27:13combien d'emplois
27:15et surtout
27:16les jeunes
27:16et les femmes
27:18donc
27:18mais
27:19comme c'est
27:21des produits
27:21transformés
27:22le temps
27:23le délai
27:24et les périodes
27:25vous voyez
27:27actuellement
27:27les gens sont assis
27:28on veut travailler
27:30mais pour le moment
27:32le temps
27:33qu'ils vont dire
27:33voilà
27:34la commande
27:34est là
27:36saison
27:36saison
27:37pluvieuse
27:38est commencée
27:39donc il y a ça aussi
27:41qui est la difficulté
27:42que vraiment
27:43si
27:43ils peuvent
27:45moi je vais directement
27:46s'ils peuvent
27:47avec les organisations
27:48s'il y a des conventions
27:50ça permet
27:52la livraison
27:53des périodes
27:54là
27:54à temps
27:55parce que
27:56à chaque fois
27:56on constate
27:57que premier trimestre
27:58deuxième trimestre
27:59il n'y a pas
28:00cantine
28:01voilà
28:02c'est les périodes
28:03aussi qui ne favorisent
28:05pas
28:05les livraisons
28:06merci
28:07merci madame
28:08alors dans votre intervention
28:09j'ai retenu deux choses
28:10la structuration
28:12et puis
28:13l'appel
28:14d'offres
28:15qui fait également
28:16défaut souvent
28:17dans les procédures
28:18alors dites moi
28:19monsieur Diallo
28:21est-ce que les procédures
28:22d'appel
28:23d'offres
28:23sont-elles adaptées
28:24aux réalités
28:25des acteurs
28:26du mono rural
28:27merci madame
28:28alors les procédures
28:29tous les jours
28:30on en parle
28:31parce qu'il y a plusieurs
28:32étapes
28:33vous voyez
28:33quand vous avez
28:33comme elle l'a dit
28:34un sien et sien
28:35qui nous commande
28:36beaucoup de quantité
28:37pour les garnisons
28:38pour les hôpitaux
28:39pour les écoles
28:41les préscolaires
28:41etc
28:42c'est des marchés
28:43à tel enceint
28:44que souvent
28:45les gens
28:46au regard du volume
28:47de la commande
28:48souvent ils se mettent
28:48en groupement
28:49en union
28:50même en coopérative
28:52ensuite il faut
28:53réunir les papiers
28:54il faut ajouter
28:55des papiers
28:55pour être conforme
28:56à la réglementation
28:57en vigueur
28:58ensuite il faut
28:59recourir souvent
28:59aux banques
29:01pour avoir
29:02un fonds de roulement
29:03conséquent
29:04pour pouvoir réunir
29:05moi je peux donner
29:06à celui-là
29:06mon stock
29:07mais lui
29:08il ne va pas me donner
29:09il va dire
29:09paye avant de partir
29:10parce que si tu traînes
29:11sans payer
29:12c'est des problèmes
29:13donc ça c'est un aspect
29:14encore des problèmes
29:15comme ça
29:15alors maintenant
29:16ce qu'elle vient de dire
29:17là est digne d'intérêt
29:18on va prendre bonne note
29:19et puis mener le combat
29:20ensemble
29:21sinon
29:22c'est pas très
29:24réalisant
29:25ok
29:25alors monsieur Ouedraogo
29:26est-ce que vous partagez
29:27toutes ces difficultés
29:28soulevées ça et là
29:29en matière
29:30d'accès au marché
29:31institutionnel
29:32oui il faut dire
29:33que les difficultés
29:36sont là
29:37mais également
29:38c'est le sens
29:39donc de se plaidoyer
29:41pour faire en sorte
29:42qu'au niveau du gouvernement
29:43il y ait des mesures
29:44pour renforcer
29:47cette synergie
29:47d'action là
29:48parce que
29:49si nous augmentons
29:51donc les capacités
29:52au niveau des unités
29:53de transformation
29:54ce qui va les permettre
29:55de produire
29:56de plus en plus
29:58mais il faut rappeler
29:59à juste
30:00c'est le marché
30:02qui garantit
30:03le développement
30:03économique
30:04de l'entreprise
30:05quoi qu'on dise
30:06c'est vrai qu'il y a
30:08les questions
30:08de financement
30:09il y a les défis
30:10liés aux équipements
30:11mais si on a un marché
30:13qui est garanti
30:14ça permet
30:15à l'unité
30:16de transformation
30:16de mieux
30:17prévoir
30:18son extension
30:19et de mieux produire
30:20afin donc
30:20de disponibiliser
30:22les produits
30:23aujourd'hui
30:24il y a des efforts
30:24qui sont faits
30:25ça et là
30:26par le gouvernement
30:26c'est de voir
30:28comment on peut
30:29renforcer
30:29ce dispositif
30:30en essayant
30:32d'abord
30:32également
30:33de revoir
30:34et de donner
30:35un contenu
30:36plus contraignant
30:37au niveau
30:38des structures
30:39étatiques
30:39pour qu'il puisse
30:40vraiment s'approvisionner
30:41auprès
30:42des entreprises
30:44agricoles
30:44c'est là le défi
30:45on a un arrêté
30:46au niveau
30:46du premier ministère
30:48quelle est l'effectivité
30:49de l'application
30:50de cet arrêté
30:51au niveau
30:52de l'ensemble
30:53des structures
30:54étatiques
30:54c'est là où
30:55la question se pose
30:56donc la possibilité
30:58c'est de faire en sorte
30:59qu'au niveau
31:00de cette directive
31:01il y ait vraiment
31:03la stricte application
31:05de cette directive
31:06ça va permettre
31:07encore
31:07de donner
31:08plus de poids
31:09aux entreprises
31:10agricoles
31:11en matière
31:11d'approvisionnement
31:13de ces structures
31:14étatiques
31:14alors monsieur Traoré
31:16vous êtes certainement
31:16interpellé
31:17par les constats
31:19ça et là
31:20alors dites nous
31:21qu'est-ce qui bloque
31:22au niveau de l'application
31:23des textes existants
31:24en matière
31:25d'absorption
31:25des produits locaux
31:28je ne parlerai pas
31:29de blocage
31:30voilà
31:31c'est vrai
31:32il y a des difficultés
31:34d'application
31:35mais vous savez
31:36toute mesure
31:37toute réforme
31:38il faut du temps
31:40il faut du temps
31:40pour que
31:41en tout cas
31:42elle puisse prendre
31:43alors la question
31:44de l'accès
31:45au marché
31:46institutionnel
31:47en tout cas
31:48par les acteurs
31:50est un enjeu
31:51très stratégique
31:52pour notre état
31:54je pense que
31:55la question
31:55dépasse le simple cadre
31:57commercial
31:58comme ils l'ont dit
31:59les uns et les autres
31:59cette question
32:01touche la souveraineté
32:02alimentaire
32:02elle touche l'emploi
32:04et bien d'autres
32:05domaines
32:06donc l'état
32:07en tout cas
32:08continue
32:09de prendre
32:10les mesures
32:11qui sient
32:12pour en tout cas
32:13permettre
32:14aux acteurs
32:15en tout cas
32:16d'avoir accès
32:16à ces marchés
32:17et quelles sont
32:18les failles
32:18que vous avez détectées
32:20qui ne vous permettent
32:23pas en tant que
32:24je vais dire quoi
32:25détenteur du pouvoir
32:26public
32:27de prendre
32:28sérieusement
32:29en compte
32:30les entreprises
32:31agricoles
32:32dans la commande
32:33publique
32:33je pense que
32:34les entreprises
32:35agricoles
32:35sont prises en compte
32:36oui
32:36suffisamment
32:38comme il y a
32:38des problèmes
32:39soulevés
32:39est-ce que
32:40vous pensez
32:41que ces problèmes
32:42sont légitimement
32:44soulevés
32:44oui
32:45ce sont des problèmes
32:46qui existent
32:47et que
32:48nous comprenons
32:50alors
32:51pour moi
32:52les véritables
32:52difficultés
32:53au niveau
32:53de la commande
32:54publique
32:54comme ils l'ont
32:55dit
32:56je l'ai dit
32:56au début
32:57c'est sous
32:58une réglementation
32:59il y a toute
33:00une procédure
33:00la question
33:01de la qualité
33:02ce qui est ressorti
33:03en tout cas
33:04quand nous faisons
33:04le point
33:05en tout cas
33:06c'est un des éléments
33:07essentiels
33:08la qualité
33:09la qualité des produits
33:10et la qualité
33:11je sais que
33:11des efforts sont faits
33:12les acteurs
33:14en tout cas
33:15sont en train
33:16de faire
33:17beaucoup d'efforts
33:17nous le constatons
33:19il y a une évolution
33:19il y a aussi
33:20toutes ces procédures
33:22une entreprise
33:23pour avoir accès
33:24à ces marchés
33:25il faut d'avoir
33:25une entreprise
33:26formelle
33:26c'est ce qu'ils ont dit
33:27ils sont en train
33:28de travailler
33:29à aller un peu
33:29dans ce sens
33:30moi je pense
33:30qu'il y a des efforts
33:32qui sont faits
33:33et quand on regarde
33:34les chiffres
33:34comme je l'ai dit
33:35ça évolue
33:36ce n'est plus comme avant
33:38en 2017
33:39quand nous avons pris
33:40l'arrêté
33:40à aujourd'hui
33:41on constate que
33:42en tout cas
33:43de plus en plus
33:44les acteurs
33:45arrivent en tout cas
33:46à avoir accès
33:48à ces marchés
33:48c'est vrai
33:49les difficultés existent
33:50je ne dis pas
33:51mais l'état
33:52continue toujours
33:53en tout cas
33:54à prendre en compte
33:55ces difficultés
33:56à travers différentes
33:57initiatives
33:58telles que
33:58le mois du consommant
33:59local
34:00oui
34:00alors monsieur
34:02Boudraogo
34:03quel regard
34:03sur ces politiques
34:04d'incitation
34:05à la consommation
34:06locale
34:07il faut dire
34:08qu'il y a des efforts
34:09véritablement
34:10qui sont faits
34:11au niveau national
34:11et comme je le disais
34:13en fait
34:14c'est devenu
34:15un acte patriotique
34:16parce qu'aujourd'hui
34:17avec la vision
34:18du gouvernement
34:18en matière
34:19de souveraineté alimentaire
34:20c'est dire que
34:22la solution actuelle
34:23c'est de produire
34:24ce que nous voulons consommer
34:25et de consommer
34:26ce que nous produisons
34:27donc en termes
34:29d'engagement
34:29il y a un regain
34:30d'intérêt
34:30pour la consommation
34:31de ces produits nationaux
34:33et que vous devrez
34:34ressentir
34:34dans vos activités
34:35vous en tant que transformateur
34:36maintenant
34:37en termes
34:38de traçabilité
34:39ce qui est demandé
34:40également aussi
34:41c'est en termes
34:42de traçabilité
34:43de ces transactions
34:44de ces produits locaux
34:45au niveau national
34:46quelle est la situation
34:47quelles sont les structures
34:50qui arrivent
34:51à mobiliser leurs acteurs
34:52pour pouvoir bénéficier
34:53de ces marchés
34:55c'est là où le défi
34:56se pose
34:57voilà pourquoi
34:57aujourd'hui
34:58il est important
34:59que
35:00comme madame
35:01Nana venait de le dire
35:02c'est de faire en sorte
35:03que l'état
35:04puisse signer
35:05des conventions
35:06avec les organisations
35:07professionnelles agricoles
35:08et les fêtières
35:09de transformation
35:09afin de mieux structurer
35:11ces différentes transactions
35:12tout ce qui va permettre
35:13d'avoir une traçabilité
35:15mais également aussi
35:16de pouvoir produire
35:17des chiffres
35:18en fin d'année
35:18pour dire
35:19en termes
35:19de commande publique
35:20voilà ce qui a été fait
35:22telle année
35:23et quelles sont
35:24les prévisions
35:25également aussi
35:25pour l'année N plus 1
35:27ça va permettre
35:27aux acteurs
35:28et ça va également
35:29aussi donner du tenus
35:30parce que ce sont
35:30ces mesures incitatives
35:32qui vont permettre
35:33davantage aux acteurs
35:34du secteur agroalimentaire
35:35de se restructurer
35:37et de faire en sorte
35:39que nous puissions
35:40répondre à la vision
35:41tant prônée
35:42actuellement
35:42au niveau
35:43du Burkina Faso
35:43alors monsieur Dombwe
35:45est-ce qu'à travers
35:46ces initiatives
35:47ou la législation actuelle
35:48vous pensez que
35:49l'état fait assez
35:51pour prendre en compte
35:53les entreprises agricoles
35:54dans les marchés
35:55institutionnels
35:56ou dans la promotion
35:56des produits locaux
35:57ok merci
35:58en matière de
36:00ce que l'état fait
36:02en premier lieu
36:04en tout cas
36:04ils ont la volonté
36:06ça c'est vraiment
36:07salutaire
36:08c'est connu
36:08donc
36:09accompagner
36:10les producteurs
36:11à la production
36:13parce que
36:14les frères
36:15l'avaient déjà
36:15soulevé tantôt
36:16parce que
36:18l'acquisition
36:18du matériel
36:19en entrant
36:20etc
36:20ça vraiment
36:22ça boostait
36:23la production
36:24et maintenant
36:25en matière
36:26de la consommation
36:29locale
36:29ça
36:31c'est un acte
36:32salutaire
36:33patriotique
36:34mais maintenant
36:35en voulant
36:36aller à la consommation
36:37locale
36:38il faut vraiment
36:42un engagement
36:44et un appui
36:45alors pourquoi
36:47je dis un appui
36:48comment faire
36:49pour
36:51pérenniser
36:52les acquis
36:54que nous avons
36:54aujourd'hui
36:55parce que
36:57cette année
36:58la campagne
36:59a été excédentaire
37:01comment faire
37:02pour pérenniser
37:02cette action
37:04pour que l'année prochaine
37:06il y ait encore
37:06une hausse
37:07de production
37:08alors c'est
37:09d'encourager
37:10vraiment
37:10les marchés
37:12les entreprises
37:13de transformation
37:15parce que
37:16nous savons bien
37:16que l'état
37:17ne pourrait pas
37:18venir
37:18ne pourrait pas
37:19acheter
37:19tous nos stocks
37:20mais si
37:21les entreprises
37:22de transformation
37:23sont vraiment
37:25en des contrats
37:26formels
37:27avec les institutions
37:28là
37:29et en retour
37:30viendra chercher
37:31aussi la production
37:32aux mains
37:32des producteurs
37:33hors de la production
37:34agricole
37:35hors de la production
37:35et de la transformation
37:38de la transformation
37:38donc ça demande
37:40vraiment
37:40une situation
37:42donc ce que
37:43j'allais dire
37:44c'est
37:45de travailler
37:46vraiment
37:46à aller
37:47vers
37:48un marché
37:51une chaîne
37:52de valeur
37:53là
37:54les producteurs
37:54les moyens
37:55de production
37:56moyens de transformation
37:58moyens de commercialisation
38:00et maintenant
38:00avec
38:01notre
38:03patriotisme
38:04là
38:05les marchés
38:05les produits
38:05à consommer
38:06donc si
38:07nous avons
38:08une vision
38:09claire
38:09comme ça
38:09là je pense
38:10vraiment
38:11ça pourrait
38:11nous aider
38:12alors monsieur Diallo
38:13en attendant
38:14d'arriver
38:14à ce qui
38:14pourrait être fait
38:15quel regard
38:16sur ce qui
38:17est déjà fait
38:17par l'état
38:18pour la promotion
38:19des produits locaux
38:20le consommant local
38:21merci madame
38:22alors moi j'allais
38:23d'abord dire
38:24que comme l'a dit
38:25le président
38:26il faut
38:27tenir compte
38:28de la donnée
38:28nouvelle
38:29qu'elle a
38:297 millions
38:30de tonnes
38:30c'est pas courant
38:32alors donc
38:32comme le terrain
38:33commande la manœuvre
38:34une nouvelle situation
38:35commande
38:36qu'on réfléchisse
38:36encore pour voir
38:37qu'est-ce qu'il faut faire
38:38est-ce que ça répond
38:39aux critères de qualité
38:40comme l'a insinué
38:42le ministère
38:44si c'est la qualité
38:45parce qu'on a eu
38:45les semaces
38:46du gouvernement
38:47on a produit qualité
38:48Dieu merci
38:49il y a eu vraiment
38:49une surabondance
38:50de production
38:52alors l'incidence
38:53première qui doit
38:54découler de cette situation
38:55c'est qu'on a constaté
38:56la baisse des prix
38:57du sac de maïs
38:58par exemple
38:59c'est moins de 20 000
39:00peut-être que
39:01par progression
39:02ça va jouer
39:03sur le prix
39:03des choses comme
39:05la bière
39:05l'aliment volaille
39:07puisque tout ça
39:08ça vient du maïs
39:09c'est toute une chaîne
39:09donc on doit constater ça
39:11alors mais
39:12à côté de cela
39:13on va continuer la réflexion
39:14pour voir
39:15qu'est-ce qu'il faut faire
39:15avec cet excédent là
39:17s'il faut mettre ça
39:18en lieu sûr
39:19son âgesse
39:21parce qu'on ne sait pas
39:22qu'est-ce que l'année prochaine
39:22va nous donner
39:24et pendant ce temps
39:25je vous dis
39:25il y en a qui sont encore
39:26en train de produire
39:27en contre-saison
39:29donc il y en a
39:30il y aura à manger
39:31mais il faut qu'on sente ça
39:32dans le panier de la ménagère
39:34à travers une réduction
39:35sinon là
39:36il y aura un déséquilibre
39:37c'est pour ça que j'encourage
39:38le ministère a organisé
39:39ce type de panel
39:40pour dire aux gens
39:41s'il y en a
39:42il faut descendre
39:43si on stocke inutilement
39:44ça veut dire qu'on n'aura pas
39:46atteint un des objectifs
39:47l'autosuffisance alimentaire
39:49la souveraineté alimentaire
39:50ok
39:51alors monsieur
39:51Paco Togo
39:53est également avec nous
39:55dans le public
39:55il est chargé
39:56de programmes
39:57au repas
39:58nous allons lui passer
39:58la parole
39:59pour déjà apprécier
40:01ce qui est fait
40:01en termes d'initiatives
40:02au niveau des autorités
40:04burkinabées
40:04pour l'absorption
40:06de l'excédent
40:08de production
40:09et la promotion
40:10du consommant local
40:12ok merci
40:14voilà
40:15pour l'Europa
40:17qui est le réseau
40:17des organisations paysannes
40:19et des producteurs agricoles
40:20de l'Afrique de l'Ouest
40:22alors il faut dire
40:23que le Burkina Faso
40:25a tout été un exemple
40:26ça a tout été
40:27un effet d'entraînement
40:28quand on prend
40:30les achats institutionnels
40:31voilà
40:32vous allez voir
40:33dans tout ce qu'il y a
40:33comme documentation
40:34c'est le Burkina
40:35qui a permis
40:36à certains pays
40:38voilà
40:39de se servir
40:39donc de notre arrêté
40:40pour en faire
40:42donc des exemples
40:43et continuer à travailler
40:45et comme on l'a dit
40:47l'exemple de la Sonagest
40:48qui sont les initiatives
40:49de stock de sécurité alimentaire
40:51l'initiative
40:52que l'État a lancée
40:54en termes de production
40:55a aussi amené d'autres
40:57voilà
40:58à prendre le bon exemple
41:00pour travailler dans ce sens
41:01mais ce que je veux dire également
41:03c'est la question même
41:05de la structuration
41:06donc de nos acteurs
41:06parce que si vous avez remarqué
41:08la Confédération Paysanne du Faso
41:10la Fédération Nationale
41:12des Industries Agroalimentaires
41:13le Collège des Acteurs Privés
41:14du Secteur Rural
41:15ont quand même été
41:17donc des exemples
41:18que d'autres pays
41:19ont utilisés
41:21pour créer
41:21des structures
41:23et actuellement
41:24je pense qu'au niveau
41:25régional
41:25et à chaque fois
41:26que nous avons l'occasion
41:27d'organiser
41:28donc des concertations
41:29multi-acteurs
41:30dans les pays
41:31voilà
41:32ces acteurs
41:32viennent donner
41:33donc des exemples
41:35donc pour nous
41:35je pense qu'il faut
41:37qu'on continue
41:38dans cette dynamique
41:39ce que je veux ajouter
41:40pour ce qui concerne
41:40les achats institutionnels
41:41on gagnerait
41:43parce qu'aujourd'hui
41:44c'est vrai que
41:44la SONAG
41:45c'est là
41:46mais
41:47les achats institutionnels
41:49c'est comme on l'a toujours dit
41:50c'est pas seulement
41:51au niveau
41:52de l'État
41:52c'est-à-dire
41:53il y a la question aussi
41:54que nous tous
41:55qu'est-ce qu'on peut faire
41:56concrètement
41:57pour consommer
41:58ce que nous produisons
41:59et en ce moment
42:00la question
42:01donc de consommer
42:01acteur
42:02si voilà
42:02je suis dans mon quartier
42:04et qu'on peut se regrouper
42:05pour faire donc des achats
42:07auprès donc
42:08de la Confédération
42:09Paysanne du Fasso
42:10ou auprès donc
42:11de la Fédération Nationale
42:13des Etats Agroulementaires
42:14pourquoi pas
42:14pour les produits
42:15destinés à la nutrition
42:17donc des enfants
42:18dans un centre
42:19de récupération nutritionnelle
42:20c'est aussi un achat
42:22qui peut contribuer
42:23en fait donc
42:23à booster
42:24donc nos produits locaux
42:26merci
42:27voilà ce que je peux ajouter
42:28Merci pour votre contribution
42:30alors on est tous d'accord
42:32le potentiel est là
42:34mais des difficultés
42:36demeurent
42:37pour faciliter
42:38l'accès
42:39des entreprises
42:40agricoles
42:40aux marchés
42:42institutionnels
42:43alors qu'est-ce qu'il faut
42:44faire aujourd'hui
42:45pour améliorer
42:47cet état de fait
42:48là
42:48M. Traoré
42:49à l'endroit
42:50des entreprises
42:52agricoles
42:52avant tout
42:54moi je pense que
42:55la dynamique
42:56est déjà lancée
42:57comme je le disais
42:58tantôt
42:59c'est d'encore
43:02travailler
43:02à s'organiser
43:03davantage
43:04et aussi
43:06en tout cas
43:07à avoir le côté
43:08de la qualité
43:09voilà
43:10parce que
43:10les achats institutionnels
43:11c'est vraiment
43:12comme j'insiste
43:13là-dessus
43:14il y a des critères
43:15à respecter
43:16et c'est ça
43:17qui fait que
43:17souvent c'est pas facile
43:18voilà
43:19c'est vraiment
43:19de travailler
43:20dans ce sens
43:21remplir les critères
43:23les uns et les autres
43:25l'ont dit
43:25l'organisation ici
43:26est très très importante
43:27voilà
43:28si les acteurs
43:29sont bien organisés
43:30je pense que ça peut
43:31faciliter beaucoup
43:32de choses
43:33donc du côté
43:34des acteurs
43:35c'est ce que
43:35en tout cas
43:36je peux dire
43:37d'accord
43:37alors M. Domwe
43:38est-ce que vous pensez
43:39aujourd'hui
43:39que le cadre juridique
43:41est suffisamment
43:41contraignant
43:42pour vous prendre en compte
43:44ou prendre en compte
43:44les entreprises agricoles
43:46dans la commande publique
43:48merci
43:49alors avant
43:50de répondre
43:51à la question
43:53j'allais faire ressortir
43:55quelque chose
43:56que les représentants
43:57du repas
43:58a souligné
43:59il faut reconnaître
44:01qu'au niveau
44:02du Burkina
44:02nos organisations
44:05ont eu
44:08accès
44:09à un marché
44:10institutionnel
44:10sous-régional
44:12la région
44:13sous-régionale
44:14ARA
44:15dont
44:17vraiment
44:18des coûts
44:19de milliards
44:19dans le passé
44:20donc
44:21on a ressenti
44:23combien
44:24ça fait
44:25comme action
44:26de grâce
44:27au milieu
44:28de
44:30nous les acteurs
44:31du monde
44:31rural
44:32parce que nous
44:33nous développons
44:34vraiment
44:34des économies
44:37solidaires
44:37au sein
44:38de nos coopératives
44:39donc si
44:40on a un bon marché
44:42là ça se ressent
44:43sur toute la chaîne
44:44donc c'est ça
44:45j'appelle
44:45l'économie
44:46solidaire
44:46parce que ça
44:47touche
44:47tous les producteurs
44:49que ce soit
44:49les femmes
44:50et les jeunes
44:50alors
44:51maintenant
44:52en lien avec
44:54la question
44:57j'allais dire
45:00merci à nos autorités
45:01parce qu'il y a
45:02un prédoir
45:03dans l'État
45:03où
45:05on a plaidé
45:06pour qu'on
45:08nous dissocie
45:09dans les appels
45:10d'offres
45:11entre
45:11les organisations
45:13paysannes
45:14et les commerçants
45:15donc on a été
45:17écoutés
45:17donc maintenant
45:18la perte d'offres
45:19se fait séparément
45:20quand il y a
45:22des marchés
45:23institutionnels
45:23là les organisations
45:25paysannes
45:26nous on fait
45:27la concurrence
45:28entre coopératives
45:29et aussi
45:30il y a eu
45:31un quota
45:32de 30%
45:33qui est
45:34réservé
45:35vraiment
45:35à nous
45:36les coopératives
45:37donc ça
45:38c'est salutaire
45:39mais c'est pas arrivé
45:40comme les commerçants
45:41burkinabés
45:42les disent
45:42que c'est bon
45:43c'est pas arrivé
45:43dans les 30%
45:44c'est bon
45:45mais c'est pas arrivé
45:46si on pouvait
45:47aller au-delà
45:48de ça
45:49en lien avec
45:50la consommation
45:51locale
45:51qui est instaurée
45:53donc ça
45:54allait encore
45:55booster
45:55le marché
45:57alors
45:58même
45:58les conditions
46:00d'accès
46:01au marché
46:01en lien
46:03avec
46:04la documentation
46:05qu'il faut apporter
46:06là-bas
46:07aussi
46:08il y a un petit
46:09souci
46:09parce qu'il y a
46:10certaines informations
46:12qu'il faut
46:15auxquelles
46:16tu dois répondre
46:17qui nécessairement
46:18souvent
46:19les coopératives
46:20de base
46:20ont des difficultés
46:22pour vraiment
46:23les fournir
46:23donc ça
46:25il faut les reconnaître
46:25aussi
46:27il y a eu un moment
46:28où on a fait
46:29une longue discussion
46:30c'était
46:31sur
46:33les
46:34les taxes
46:34les taxes
46:36les TVA
46:37sur
46:37les marchés
46:39parce qu'on
46:40s'en sent bien
46:40que c'est des marchés
46:41de produits locaux
46:44donc il y a eu aussi
46:45des plats
46:46d'où on a
46:48approché
46:48certains responsables
46:50pour vraiment
46:51voir clair
46:52dans ça
46:54sur
46:54les marchés
46:55qui ont été acquis
46:56par certains
46:57de nos membres
46:57où
46:58de 1
46:59il faut reconnaître
47:00qu'il faut
47:01forcément
47:01arrister les marchés
47:03à 3%
47:03ça déjà
47:04si la coopérative
47:06fait ça
47:07c'est un moyen
47:09mais il faut
47:10contribuer
47:10mais
47:11plus maintenant
47:12les TVA
47:13qui étaient
47:13sur les produits
47:15ça
47:15on avait jugé
47:16ça vraiment
47:17que c'était trop fort
47:18donc on a approché
47:21les autorités
47:22ça aussi
47:22il y a eu une bonne
47:23compréhension
47:24au niveau
47:24de la confédération
47:26ok
47:26alors monsieur Diallo
47:29quel est l'impact
47:31par exemple
47:31de l'importation
47:32sur cette volonté
47:34de
47:35de prendre en compte
47:37les produits locaux
47:37la production locale
47:38dans l'institution
47:40dans les marchés
47:40institutionnels
47:41très bien
47:43alors ça dépend
47:44des produits
47:45ok
47:45les produits
47:46où l'importation
47:47va rester d'actualité
47:48pendant un bout de temps
47:49encore
47:50je passe au riz
47:51parce que ça va m'étonner
47:53que la production
47:54de riz
47:54puisse couvrir
47:55pour le moins
47:55le besoin national
47:57par contre
47:58le maïs
47:58qui commence
47:59à être en souffrance
48:00quelque part
48:00dans certains magasins
48:01là on ne va plus
48:02importer
48:03des pays voisins
48:04notamment
48:05alors il y a d'autres
48:06produits
48:06quand on veut
48:07par exemple
48:07des bœufs
48:08ou des vaches
48:09pour donner
48:09aux populations
48:10qu'on est en train
48:11de réinstaller
48:12dans la localité
48:12on ne va pas importer
48:14des bœufs
48:15on va prendre ici
48:16mais avec toutes les
48:17toutes les conséquences
48:18qu'il y a autour
48:19c'est-à-dire
48:19il faut voir la qualité
48:21comme il a dit
48:22il faut voir les prix
48:23il faut faire un groupement
48:25parce que ça va m'étonner
48:25qu'un seul producteur
48:27éleveur puisse produire
48:281000 taureaux
48:30pour aller donner
48:31aux populations
48:32à réinstaller
48:33dans le terroir
48:33donc il y a beaucoup
48:35de choses
48:36qu'il faut encore
48:36revoir
48:37mais on est dans
48:38la dynamique
48:38c'est ce que je vais
48:40surtout dire
48:40est-ce que j'ai répondu
48:42à votre question
48:42oui plus ou moins
48:43monsieur Diallo
48:44alors monsieur
48:45Ouedraogo
48:45vous pensez
48:46qu'il faut réduire
48:47les importations
48:48vous qui êtes dans
48:48la transformation
48:49je suppose que c'est
48:51vous qui subissez
48:51beaucoup plus le poids
48:53de l'importation
48:53sur vos chiffres d'affaires
48:55oui
48:56à ce niveau
48:57il faudrait qu'il y ait
48:58davantage de mesures
48:59incitatives
49:00au niveau national
49:03pour renforcer
49:04la dynamique
49:04actuellement
49:05d'industrialisation
49:07qui est
49:07enclenchée
49:08au niveau du pays
49:09avec donc
49:11ces unités
49:11de transformation
49:12qui sont en train
49:13de s'ouvrir
49:13au niveau national
49:14c'est pour dire
49:15que ces matières
49:16premières
49:16au niveau
49:17de la production
49:18seront utilisées
49:19là-bas
49:19pour produire
49:20au niveau
49:21local
49:21mais il faudra
49:22également aussi
49:23faire en sorte
49:24qu'on puisse avoir
49:25également aussi
49:26des plateformes
49:27numériques
49:28qui permettent
49:28de communiquer
49:29davantage
49:30avec les acteurs
49:31pour faire en sorte
49:32qu'on puisse savoir
49:33où sont les zones
49:34excédentaires
49:35où sont les zones
49:36déficitaires
49:36et qu'il y ait
49:38également aussi
49:38une traçabilité
49:39par rapport
49:40à cette commande
49:41publique
49:41et tout cela
49:42peut passer
49:43même par
49:43l'adoption
49:44d'une loi
49:45au niveau national
49:45qui va rendre
49:47encore plus
49:48contraignant
49:49et qui va également
49:50aussi développer
49:51booster
49:52en tout cas
49:53ces marchés
49:53institutionnels
49:54au niveau national
49:55tout qu'on fait
49:56aujourd'hui
49:57il y a
49:58vraiment
49:59une vague
50:00d'industries
50:01qui sont en train
50:02de se mettre
50:03en place
50:03au niveau national
50:04la question
50:05c'est véritablement
50:06aussi
50:07d'augmenter
50:08la part
50:09des dépenses
50:10publiques
50:10consacrées
50:10à l'achat
50:11de ces produits
50:11nationaux
50:12au niveau national
50:13et toute chose
50:13qui va rassurer
50:15davantage
50:15que ce soit
50:16les producteurs
50:17les transformateurs
50:17à aller
50:19dans ce sens
50:20parce qu'aujourd'hui
50:21il y a une mesure
50:22qui est là
50:23mais l'autre mesure
50:24c'est de renforcer
50:26cette dynamique
50:27avec une augmentation
50:28substantielle
50:29de la part
50:31des dépenses
50:31publiques
50:32qui est consacrée
50:33étant entendu
50:34également
50:34les défis
50:35sécuritaires
50:36mais nous pensons
50:37qu'il y a
50:38des mesures
50:38concrètes
50:39qui peuvent être
50:39prises au niveau
50:40national
50:40pour pouvoir
50:41à travers
50:41la mobilisation
50:42des ressources
50:42concessionnelles
50:43au niveau national
50:44pour pouvoir
50:45renforcer
50:46la dynamique
50:46de production
50:47de transformation
50:48et de consommation
50:49des produits nationaux
50:50Merci pour votre plaidoyer
50:51nous sommes à la fin
50:52de cette émission
50:53rapidement en 30 secondes
50:55M. Traoré
50:56alors quelle est
50:57votre recommandation
50:57aujourd'hui
50:58dernière recommandation
50:59pour que
51:00cette volonté
51:01de prendre en compte
51:02les entreprises
51:03agricoles
51:04dans les marchés
51:05institutionnels
51:06puisse vraiment
51:06prendre son envol
51:07et pour le bonheur
51:08de nos entreprises
51:09agricoles
51:10D'accord
51:11merci
51:11alors pour terminer
51:13moi je reviens
51:14sur ce que je disais
51:15vraiment c'est
51:17d'aller
51:17vraiment
51:18de s'organiser
51:19davantage
51:20comme ils l'ont dit
51:21pour pouvoir
51:22en tout cas
51:22accéder à ces marchés
51:24et aussi
51:24vraiment continuer
51:25à améliorer la qualité
51:26de se conformer
51:28à la réglementation
51:29en tout cas
51:30pour pouvoir
51:30parce que la production
51:31est là
51:31maintenant c'est qui
51:32cloche
51:33ce sont ces aspects là
51:34l'organisation
51:35la qualité
51:36oui mais c'est pas tout
51:38mais quand même
51:39la qualité reste à améliorer
51:40et puis maintenant
51:41le respect de la réglementation
51:43en matière d'entreprise
51:44d'organisation
51:45et voilà
51:46pour pouvoir en tout cas
51:47accéder à ces marchés
51:49monsieur Domoué
51:50oui
51:50quelles sont vos dernières
51:52recommandations
51:53en la matière
51:53en 30 secondes
51:55c'est un plaidoyer
51:56aussi pour que
51:58l'état
51:59puisse
52:01l'état
52:02le ministère
52:04en charge de l'agriculture
52:06à travers
52:06la DGP
52:07qui est chargée
52:08du monde rural
52:09pour l'économie rurale
52:10de travailler
52:13vraiment
52:13à bien
52:14approcher
52:15ou bien encore
52:17renforcer
52:17l'assistration
52:18de nos coopératives
52:20afin qu'on puisse
52:21avoir accès
52:22au marché
52:24renumérateur
52:24comme je l'ai dit
52:26dès le devis
52:26que c'est le marché
52:28qui tire la production
52:29ce point
52:30vraiment
52:30il faut le prendre en compte
52:32voilà
52:32merci
52:33monsieur Diallo
52:34votre dernier plaidoyer
52:35tout à fait
52:36merci déjà madame
52:37moi je crois
52:37qu'on va dans la même dynamique
52:39je souhaite que
52:40le ministère
52:41continue à nous approcher
52:43pour nous conseiller
52:44nous guider
52:44pour qu'on réponde
52:45à leurs attentes
52:46si on ne répond pas
52:47à leurs attentes
52:48ils vont nous tourner le dos
52:49et puis ça va encore
52:50être le recommencement éternel
52:52moi c'est mon souhait
52:53merci pour vos différentes
52:55contributions
52:56et merci de votre participation
52:58à cette émission
52:59qui s'achève
53:00à très vite
53:01sur les antennes
53:01de la télévision du Burkina
53:03pour débattre
53:04d'un autre sujet
53:04en lien avec
53:05le monde agricole
53:06bonsoir
53:07à très vite
53:33– Sous-titrage FR 2021
Commentaires