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Le 18 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi organique visant à élargir le corps électoral pour les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie. Ce texte, rédigé par le sénateur de Nouvelle-Calédonie non-indépendantiste Georges Naturel, vise à intégrer 10 569 natifs dans le corps électoral pour les élections provinciales du Caillou. Le texte a été adopté par le Sénat le 18 mai 2026. Les prochaines élections provinciales de Nouvelle-Calédonie se tiendront le 28 juin 2026, après avoir été repoussées à trois reprises en raison des désaccords persistants sur la question du corps électoral. Début mai 2026, afin de satisfaire les élus citoyens calédoniens, Sébastien Lecornu avait annoncé vouloir intégrer au corps électoral de la Nouvelle-Calédonie “10 569 natifs” ne remplissant pas les conditions pour voter aux élections provinciales de juin 2026. En séance, le gouvernement a présenté un amendement visant à ajouter les conjoints des natifs calédoniens, mariés ou pacsés depuis au moins cinq ans, à leur demande. Cela concernerait entre 150 et 1800 personnes. Il a été rejeté en séance le 18 mai 2026. Revivez les débats. Année de Production : 2025
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00:00:00Générique
00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat pour suivre aujourd'hui l'examen d'une proposition
00:00:15de loi sur la Nouvelle-Calédonie.
00:00:17Le texte venu d'un sénateur non indépendantiste, Georges Naturel, vise à dégeler le corps électoral à six semaines de
00:00:25l'organisation d'élections provinciales, c'est le 28 juin prochain.
00:00:28La proposition de loi a été largement adoptée hier, c'est la première étape d'un contre-la-montre au
00:00:34Parlement.
00:00:34Le vote des députés demain s'annonce beaucoup plus compliqué, direction l'hémicycle du Sénat.
00:00:40La proposition de loi organique que j'ai l'honneur de vous présenter aujourd'hui, se veut un texte de
00:00:45nécessité au cœur d'une impasse politique qui semble insoluble.
00:00:49Cette impasse qui est également institutionnelle et juridique est celle où sont plongés les Calédoniens depuis près de cinq ans.
00:00:57Et elle est devenue aujourd'hui une impasse humaine particulièrement douloureuse.
00:01:03Après la troisième consultation référendaire du 12 décembre 2021 sur un choix binaire, oui ou non à l'indépendance,
00:01:11chacun espérait légitimement l'ouverture d'une nouvelle étape de notre histoire commune,
00:01:16autour d'un projet de société partagé prenant le relais de l'accord de Nouméa.
00:01:22Mais, M. le Premier ministre, malgré les discussions, malgré les conclaves, malgré les déplacements ministériels,
00:01:28malgré de nombreuses bilatérales, multilatérales, aucun accord consensuel sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie
00:01:34n'a pu être trouvé à ce jour entre les différentes formations politiques calédoniennes.
00:01:40Dans le même temps, la situation économique et sociale du territoire n'a cessé de se dégrader.
00:01:46Les émettes insurrectionnelles du mois de mai 2024, qui ont profondément traumatisé les Calédoniens,
00:01:52ont ravagé son économie, fracturé sa société et abîmé durablement sa confiance dans l'avenir.
00:01:58Aujourd'hui encore, plus de deux années après, les plaies demeurent ouvertes.
00:02:02Dans ce contexte très dégradé, les Calédoniens vont donc choisir leurs représentants dans moins d'un mois et demi
00:02:10après trois reports successifs de la date du scrutin des élections provinciales,
00:02:15avec un corps électoral gelé à l'année 1998, c'est-à-dire il y a 28 ans.
00:02:21Plus de 37 000 électeurs calédoniens sur les 218 000 ne seront pas autorisés à voter
00:02:27lors de ces élections déterminantes pour leur avenir.
00:02:31Comme j'ai eu l'occasion de le réaffirmer à plusieurs reprises,
00:02:34je suis favorable au dégel du corps électoral provincial afin qu'il soit glissant,
00:02:40comme cela a été le cas avant la révision constitutionnelle de février 2007.
00:02:44Mais je suis conscient qu'une telle évolution ne peut être réalisée que par la voie constitutionnelle.
00:02:51Le Conseil constitutionnel l'a d'ailleurs rappelé à plusieurs reprises,
00:02:55et force est de constater qu'elle n'est aujourd'hui pas des raisons politiques et temporelles pas envisagées.
00:03:02Toutefois, dans son avis, en date du 7 décembre 2023,
00:03:05le Conseil d'État a laissé entrevoir une possibilité d'ajuster par voie organique le corps électoral provincial.
00:03:12Dans cet avis, le Conseil d'État a rappelé que le corps électoral provincial
00:03:16était protégé par l'article 77 de la Constitution,
00:03:19ainsi que par les orientations définies par l'accord de Nouméa.
00:03:23Mais il constate également que le maintien indéfini des dérogations au principe d'égalité du suffrage universel
00:03:30pose lui-même une difficulté croissante au regard de l'écoulement du temps et des évolutions démographiques.
00:03:36Surtout, le Conseil d'État ouvre explicitement la possibilité d'ajustements limités par voie organique,
00:03:42dès lors qu'il demeure compatible avec les orientations de l'accord de Nouméa
00:03:47et qu'il corresponde à l'interprétation la moins dérogatoire possible des restrictions au suffrage universel.
00:03:54Cette analyse juridique a d'ailleurs été confortée par plusieurs constitutionnalistes
00:03:59qui estiment que la solution que je propose peut représenter, dans les circonstances actuelles,
00:04:05une solution optimale, à condition naturellement de demeurer dans le cadre d'ajustements limités
00:04:10et de ne pas remettre en cause les orientations de l'accord de Nouméa.
00:04:14C'est la proposition que je présente aujourd'hui au Sénat.
00:04:17Après l'écoulement du temps, 28 ans après la signature,
00:04:21nous constatons que l'accord de Nouméa de 1998, conclu au début pour une durée de 20 ans, comporte une
00:04:28anomalie.
00:04:2910 575 électeurs natifs calédoniens ont été autorisés par cet accord à voter
00:04:35aux trois scrutins d'autodétermination de 2018, 2020 et 2021.
00:04:41Mais se voient être interdits de voter aux élections provinciales et de ce fait être exclus de la citoyenneté calédonienne.
00:04:49Autrement dit, ces électeurs ont pu se prononcer sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie,
00:04:54mais ne sont pas autorisés à participer à l'élection des assemblées qui administrent leur quotidien.
00:05:01Il s'agit là d'une situation que l'accord de Nouméa n'avait pas envisagée,
00:05:05car l'accord de Nouméa avait été conçu pour organiser une transition politique sur une période de 20 ans.
00:05:12Que devons-nous dire à cette jeunesse née en Nouvelle-Calédonie,
00:05:16qui n'a connu que cette terre, qui y vit, qui a bien souvent ses seules attaches familiales,
00:05:22qui y travaille parfois déjà, qui y construit sa vie,
00:05:26mais à laquelle nous expliquons qu'il ne peut pas participer aux élections provinciales ?
00:05:30Que devons-nous dire à ces jeunes qui ont pu voter lors des consultations d'autodétermination,
00:05:36mais qui demeurent exclus de la citoyenneté calédonienne ?
00:05:38Faut-il vraiment leur expliquer qu'ils ne seraient pas pleinement légitimes sur le seul territoire qu'ils connaissent ?
00:05:45Je ne le crois pas.
00:05:46Il convient donc de corriger cette anomalie devenue manifeste avec le temps,
00:05:50en respectant l'esprit de l'accord de Nouméa.
00:05:52C'est précisément l'objet de ma proposition organique que nous examinons aujourd'hui.
00:05:58Elle est pragmatique et réaliste.
00:06:01Pouvons-nous aller plus loin en nous écartant de l'esprit de l'accord de Nouméa,
00:06:05en y intégrant des catégories d'électeurs aujourd'hui exclues,
00:06:08tels que, et j'attends le projet du gouvernement, les conjoints de citoyens calédoniens.
00:06:14Le gouvernement a déposé un amendement visant à intégrer les conjoints de citoyens calédoniens
00:06:19dans le corps électoral spécial provincial.
00:06:22Je comprends évidemment l'intention politique qui soutient cette démarche,
00:06:26et je soutiens la légitimité des conjoints à pouvoir un jour participer à la désignation des élus provinciaux.
00:06:32Mais je considère que nous devons être extrêmement attentifs à la solidité juridique du dispositif qui sera finalement retenu.
00:06:42Cet élargissement aux conjoints augmenterait considérablement le risque de censure de la loi organique par le Conseil constitutionnel
00:06:49et réduirait ainsi à néant nos efforts pour corriger l'anomalie de l'exclusion des natifs calédoniens.
00:06:56Plus nous nous alignerons du strict cadre des ajustements limités pouvant être attachés aux orientations de l'accord de Nouméa,
00:07:03plus nous prendrons le risque d'une censure du Conseil constitutionnel.
00:07:08Or, chacun ici mesure les conséquences qu'aurait une telle censure à quelques semaines seulement des élections provinciales.
00:07:15Nous aurions ainsi tout perdu, et les 10 575 natifs calédoniens aujourd'hui exclus
00:07:21resteraient à l'extérieur de la case de la citoyenneté calédonienne.
00:07:26En hasard de perdre en voulant trop gagner, telle est la sage conclusion de Jean de La Fontaine,
00:07:32nous rappelle dans sa fable du héron.
00:07:36Mes chers collègues, cette proposition de loi organique se veut une proposition de ralliement.
00:07:41Elle ne constitue ni une victoire d'un camp sur un autre, ni un renoncement politique.
00:07:46Elle propose simplement la régularisation des électeurs auxquels les signataires de l'accord de Nouméa
00:07:51avaient accordé le droit de se prononcer sur l'avenir du territoire,
00:07:55sans pouvoir imaginer qu'ils ne pourront pas participer à la vie de leur cité,
00:07:59passer les échéances référendaires.
00:08:00Elle se veut également une proposition qui fait le pari de l'intelligence collective,
00:08:05afin d'éviter que la respiration démocratique tant attendue, qui aura lieu dans 42 jours,
00:08:11ne se solde par une réitération d'un face-à-face institutionnel sans issue,
00:08:17car sans concession mutuelle.
00:08:19Alors oui, le chemin que nous en prétendons aujourd'hui est très étroit,
00:08:23et nous devons nous garder en responsabilité de trop l'élargir aux risques qu'ils ne mènent nulle part.
00:08:30Les Calédoniens ont certes besoin de stabilité, d'institutions renouvelées, de perspectives claires,
00:08:36mais ils ont aussi besoin de retrouver foi dans leur représentation politique.
00:08:40Il est indispensable que nous démontrions collectivement que la démocratie calédonienne
00:08:44demeure capable d'accueillir sa jeunesse et de l'associer à son destin.
00:08:49Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie vient de rendre ce matin un avis favorable à ma proposition de loi,
00:08:5425 voix favorables pour l'intégration des natifs,
00:08:5714 voix défavorables car ces élus, même s'ils acceptent l'intégration des natifs telle que je la propose,
00:09:04considèrent qu'elle ne doit intervenir que dans le cadre d'un accord politique global.
00:09:09Et enfin, très abstention car ces élus approuvent eux aussi l'intégration des natifs,
00:09:14mais considèrent qu'elle doit être étendue au conjoint.
00:09:19Aussi, compte tenu des débats de ce matin au Congrès et des exigences constitutionnelles,
00:09:24il me semble nécessaire de préciser le titre de cette proposition de loi
00:09:28par un amendement que je vous proposerai dans l'esprit de ma rédaction initiale.
00:09:33Mes chers collègues, ma proposition de loi organique est politiquement réaliste,
00:09:38juridiquement acceptable et réalisable dans sa mise en œuvre.
00:09:42Politiquement car elle fait consensus, les indépendantistes y sont en effet favorables,
00:09:46mais ne veulent de modifications sur le corps électoral uniquement que dans un accord global.
00:09:52Les non-indépendantistes y sont également favorables, mais considèrent qu'il faut aller plus loin.
00:09:58Juridiquement acceptable car elle se limite à emprunter la porte très étroite laissée ouverte par le Conseil d'État
00:10:04pour ajuster par voie organique le corps électoral provincial.
00:10:09Réalisable dans sa mise en œuvre car l'inscription d'office des 10 575 électeurs natifs calédoniens
00:10:15peut être effectuée très rapidement sans démarche personnelle désintéressée
00:10:20avant la clôture dans un mois des listes électorales provinciales.
00:10:25Si ce texte peut être voté et permettre aux 10 575 natifs exclus de voter le 28 juin prochain,
00:10:33il sera un signal fort d'espérance pour les Calédoniens.
00:10:36Ce sera le premier petit pas concret et prometteur d'un accord global consensuel,
00:10:41apaisé et serein pour l'avenir du territoire.
00:10:44Accord qui sera notre impérieuse obligation à tous dès le 29 juin.
00:10:50Je vous engage donc à voter largement cette proposition de loi organique,
00:10:54à même de concilier espoir et apaisement.
00:10:58Je reviens devant vous seulement quelques semaines après vous avoir présenté la vision du gouvernement
00:11:03à l'occasion du projet de loi constitutionnel transposant l'accord de Bougival.
00:11:09Le Sénat l'a discuté sereinement, il en a débattu sur le fond.
00:11:14Chaque groupe au sein de cet hémicycle s'est exprimé, voire l'a amendé,
00:11:18et je dois le dire, amélioré.
00:11:21Je remercie le président Gérard Larcher pour son implication,
00:11:24non seulement institutionnelle, mais aussi personnelle,
00:11:27de longue date sur ce dossier, car ce dossier doit nous unir.
00:11:32Et de la même manière que j'ai pu parfois regretter des divergences d'approche,
00:11:36avec certains au sein de cet hémicycle ou dans celui de l'Assemblée nationale,
00:11:39je vais vous souligner le sérieux et le courage de la Chambre haute sur ce dossier.
00:11:45Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:11:48en février dernier, je vous avais dit le rôle que je souhaitais porter à la tête du gouvernement sur ce
00:11:53dossier,
00:11:54c'est-à-dire permettre un chemin de sortie politique durable,
00:11:58fidèle aux engagements pris et respectueux de toutes les sensibilités.
00:12:03Avec la ministre des Outre-mer, sous l'autorité du Président de la République,
00:12:07nous y sommes astreints.
00:12:08Et dès le lendemain de l'adoption de la motion de rejet préalable,
00:12:12à toute discussion sur le projet de loi constitutionnel par les députés,
00:12:17l'État, représenté par son gouvernement, comme il s'y était engagé,
00:12:22a réuni l'ensemble des signataires de l'accord de Bougival,
00:12:26mais aussi les partis et les différents partis politiques calédoniens.
00:12:31Car l'État parle et doit parler avec toutes les formations politiques,
00:12:34car il est au service de toutes les Calédoniennes et de tous les Calédoniens.
00:12:39Nous avons donc ouvert un cycle de discussions avec chacune des partis,
00:12:42en bilatéral, mais aussi en multilatéral.
00:12:45Ce dialogue a permis d'avancer, il a permis d'éclaircir des points de fond,
00:12:50mais aussi de repousser quelques idées reçues, notamment sur le plan juridique.
00:12:55En tout cas, la clarté a été faite.
00:12:58Mais plus encore, ce dialogue a ouvert la voie pour sortir du statu quo.
00:13:02Et vous le savez comme moi, cette tentation du statu quo est facile.
00:13:07C'est même une pente naturelle pour de trop nombreux acteurs du dossier,
00:13:12à ce moment précis, de l'histoire calédonienne.
00:13:15C'est un mirage de stabilité, et le statu quo n'est pas une mer calme,
00:13:20c'est une grande vague qui pointe au loin et se confond encore dans l'horizon.
00:13:25Car le statu quo ne donne au fond plus aucune perspective à personne.
00:13:29Je l'ai dit directement lors de mon adresse aux Calédoniennes et aux Calédoniens,
00:13:34le statu quo en ferme, il ne peut être une base solide pour l'avenir.
00:13:39Il peut même être demain le ferment de la violence,
00:13:43et c'est une ombre qui ressurgit alors sur le caillou.
00:13:46Le statu quo ne répond aux aspirations de personne.
00:13:49C'est une fatalité, voire même peut-être une facilité.
00:13:53Je vous le dis avec gravité, à ce moment précis de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie,
00:13:58ce statu quo ne peut être un destin viable pour personne,
00:14:02ni pour les indépendantistes, pour qui ils condamnent leurs aspirations,
00:14:07ils bloquent le processus de décolonisation,
00:14:10ils éteint les perspectives dessinées par leurs anciens.
00:14:14Il ne l'est pas non plus pour les non-indépendantistes.
00:14:17Ils condamnent la stabilité économique et donc sociale sur le caillou,
00:14:21ils précipitent vers le déclin sans apporter de réponse aux attentes
00:14:25de toutes celles et ceux qui vivent et qui sont attachés durablement à la Nouvelle-Calédonie
00:14:31et qui aspirent aussi à participer directement à sa vie démocratique.
00:14:36Enfin, le statu quo n'est certainement pas un destin pour l'État,
00:14:40et cela vaut autant pour le pouvoir exécutif que pour le pouvoir législatif.
00:14:46Il nous condamnerait à entretenir une situation juridique fragile
00:14:50et porteuse de risque.
00:14:52Il conduirait inéluctablement l'État vers une faute
00:14:55devant la justice internationale et à la fin devant l'histoire.
00:15:00C'est ce que les signataires des accords avaient compris.
00:15:03C'est notre héritage.
00:15:05Il nous faut donc avancer.
00:15:08Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:15:09pour avancer, il a fallu repartir du travail réalisé
00:15:12grâce à l'implication des gouvernements successifs depuis quatre ans
00:15:15de travail, de dialogue et de négociations.
00:15:18C'est ce que nous avons fait au cours des dernières semaines.
00:15:20Cela a permis d'acter un principe clair,
00:15:24redonner la parole aux Calédoniennes et Calédoniens
00:15:27pour lever l'ombre de la violence
00:15:29et la remplacer par les lumières du vote et du débat démocratique.
00:15:33C'est une exigence qui fait consensus entre les partis.
00:15:37Dans un premier temps,
00:15:38les élections provinciales se tiendront.
00:15:42L'État les organisera le 28 juin prochain,
00:15:45avec toutes les garanties de neutralité
00:15:48et de sécurité nécessaires.
00:15:50Ces élections devront permettre aux partis
00:15:52et aux électeurs calédoniens de débattre de projets
00:15:54pour l'avenir économique, social, environnemental,
00:15:56industriel, mais aussi culturel
00:15:59ou éducatif pour le territoire.
00:16:01C'est ce débat qui a manqué depuis trop d'années,
00:16:04disons-le clairement,
00:16:05car la vie politique calédonienne
00:16:07n'était parfois trop enfermée
00:16:08dans les seuls débats politiques et institutionnels.
00:16:12Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
00:16:15pour la première fois depuis très longtemps,
00:16:17les partis ont pu,
00:16:18tout en constatant leur divergence d'approche,
00:16:22envisager différentes hypothèses
00:16:23d'une diminution du nombre d'exclus
00:16:25au sein du corps électoral provincial.
00:16:28Cette discussion était indispensable
00:16:30pour organiser sereinement ce scrutin.
00:16:32Toutes les propositions ont été discutées
00:16:34et chacun a envisagé différentes hypothèses
00:16:37d'une diminution du nombre d'exclus
00:16:39au sein de ce corps électoral provincial.
00:16:43Bien entendu, ces discussions sont sensibles,
00:16:46vous le savez,
00:16:47mais elles ont eu lieu avec transparence
00:16:50et, je le dis, beaucoup de respect.
00:16:52Je vous le disais là aussi,
00:16:53le statu quo n'est pas un destin
00:16:55et ces élections doivent marquer le refus précisément
00:16:58du statu quo qui peut s'installer.
00:17:00Le refus de ce statu quo est la promesse
00:17:02pour chaque parti de poursuivre le dialogue
00:17:04au lendemain des élections provinciales.
00:17:08Ces élections ne doivent pas être un horizon indépassable
00:17:11pour les parties calédoniennes
00:17:13et encore moins pour l'État.
00:17:15Plus qu'une promesse, c'est désormais une garantie.
00:17:18Il nous a fallu collectivement dépasser l'horizon
00:17:21des seules élections provinciales
00:17:23et poser dès aujourd'hui les conditions
00:17:24d'un retour au dialogue au lendemain de celle-ci.
00:17:27Disons-le clairement là aussi,
00:17:30cela ne va pas de soi.
00:17:32Et c'est maintenant que les conditions
00:17:34de ce rendez-vous se définissent,
00:17:36sans quoi, ensuite, il sera trop tard.
00:17:39Et pour la première fois, en ce sens,
00:17:42l'État a donné, en transparence,
00:17:44les chiffres demandés par tous les acteurs
00:17:46depuis maintenant de nombreuses années.
00:17:4937 492 citoyens français
00:17:53sont exclus de la liste électorale
00:17:56pour le scrutin provincial calédonien,
00:17:59dont 10 569 natifs
00:18:02et parmi ces natifs,
00:18:054 145 citoyens de statut civil coutumier.
00:18:10Mesdames et messieurs les sénateurs,
00:18:11pour faire suite aux discussions
00:18:13avec l'ensemble des partis,
00:18:14le gouvernement souhaite que les 10 569 natifs,
00:18:19aujourd'hui exclus dans toutes les communes calédoniennes,
00:18:24soient inscrits d'office sur les listes électorales.
00:18:27Le gouvernement sera attentif à ce que tous ces natifs,
00:18:30quel que soit leur statut civil,
00:18:32soient inscrits de la même manière
00:18:34sur les listes électorales.
00:18:36Ces natifs ont,
00:18:38en dépit de l'esprit initial
00:18:40des accords de Matignon et de Nouméa,
00:18:43pu voter aux trois consultations référendaires,
00:18:46tout en se voyant pourtant exclus
00:18:49du corps électoral provincial.
00:18:51Reconnaissons-le,
00:18:52cela n'a aucun sens.
00:18:55Dans un deuxième temps,
00:18:57pour approcher le plus possible
00:18:59les conditions d'un compromis entre les partis,
00:19:01le gouvernement a également proposé
00:19:03que les conjoints d'électeurs
00:19:05puissent également voter.
00:19:06Pour cela,
00:19:08ils devront faire une demande d'inscription
00:19:10pour être concernés
00:19:12les conjoints de Calédoniens,
00:19:13unis depuis au moins cinq années
00:19:15et inscrits sur la liste électorale générale.
00:19:18Le gouvernement proposera dans quelques instants
00:19:20un amendement en ce sens,
00:19:22comme il s'y était engagé auprès des partis
00:19:24pendant les discussions multilatérales menées.
00:19:27Le gouvernement mène ce dialogue
00:19:28en transparence avec tous,
00:19:30à chaque parti aux accords,
00:19:32avec l'ensemble des Calédoniennes et des Calédoniens,
00:19:34et bien sûr, avec vous, le Parlement.
00:19:37Ces chiffres sont désormais connus de tous.
00:19:39L'ajustement proposé est basé
00:19:41sur des critères objectifs.
00:19:43Cet ajustement est possible par voie organique,
00:19:46car il ne modifie pas les grands équilibres
00:19:48des accords de Matignon et de Nouméa.
00:19:50Et pour vous répondre,
00:19:51monsieur le sénateur naturel,
00:19:53cette solution a été définie
00:19:54sur la base des analyses du Conseil d'État
00:19:57et plus généralement d'un travail mené
00:19:58par les équipes compétentes de l'État,
00:20:00qui estiment que les effets de l'application
00:20:02sont prolongées dans le temps des accords de Nouméa
00:20:04et l'évolution démographique
00:20:06amplifie les dérogations au principe
00:20:09d'universalité et d'égalité du suffrage.
00:20:11Cela crée une distorsion grandissante
00:20:13au sein du corps électoral calédonien.
00:20:16Pour rappel,
00:20:17le nombre d'exclus du corps électoral
00:20:19représentait moins de 8% des Calédoniens
00:20:23en 1998.
00:20:25Il représente aujourd'hui 17%,
00:20:28soit un quasi-doublement.
00:20:31Ces règles étant consacrées largement
00:20:33par notre Constitution,
00:20:34depuis d'ailleurs la déclaration
00:20:35des droits de l'homme et du citoyen,
00:20:37l'intervention du pouvoir constituant
00:20:39est un principe nécessaire pour les adapter
00:20:41afin de tenir compte de la situation présente
00:20:44et de son évolution,
00:20:45notamment démographique, je le disais,
00:20:47pour la composition de ce corps électoral.
00:20:49Toutefois, fort de ce constat,
00:20:51le Conseil d'État a admis
00:20:52qu'une modification du corps électoral
00:20:53était possible par voie organique.
00:20:56Il précise qu'elle ne doit avoir
00:20:57qu'un seul motif,
00:21:00tenir compte de la situation démographique
00:21:02pour atténuer les dérogations
00:21:04aux principes d'égalité
00:21:05et d'universalité du suffrage,
00:21:07excédant celles nécessaires
00:21:09à l'application de l'accord de Nouméa.
00:21:11Sans passer par la voie constitutionnelle,
00:21:13il est alors loisible au législateur organique
00:21:16de définir les contours
00:21:18de l'ajustement du corps électoral
00:21:20pertinent et strictement nécessaire.
00:21:22La solution proposée par le gouvernement,
00:21:25on en rediscutera lors de la discussion
00:21:27de l'amendement,
00:21:28n'est donc pas une remise en cause
00:21:29du principe du gel,
00:21:31mais un aménagement destiné
00:21:33à corriger des situations particulières
00:21:35dans le respect de l'économie générale
00:21:36des accords.
00:21:37Ce compromis s'inscrit
00:21:39dans le cadre constitutionnel en vigueur
00:21:40et satisfait aux exigences dégagées
00:21:42par la jurisprudence
00:21:43du Conseil constitutionnel.
00:21:45Le gouvernement emprunt donc
00:21:46la voie ouverte par le Conseil d'État,
00:21:48qui admet donc
00:21:49certains ajustements
00:21:50par voie organique.
00:21:51Il convient donc désormais
00:21:53de traiter pendant les débats
00:21:54cette question sur le plan politique,
00:21:57sans s'abriter inutilement
00:22:00derrière des arguments juridiques
00:22:01qui ne seraient pas les bons.
00:22:02Il en va là aussi
00:22:03du respect de l'État de droit
00:22:05et la question, pour le coup,
00:22:06mérite de discuter
00:22:07sur son opportunité politique
00:22:09et pas seulement
00:22:10sur une appréciation
00:22:12purement juridique.
00:22:13J'y reviendrai.
00:22:15Mesdames et Messieurs,
00:22:16les sénateurs et sénatrices,
00:22:18sénatrices et sénateurs,
00:22:19alors certes, un compromis
00:22:20n'est pas un consensus.
00:22:22Les discussions
00:22:23qui ont réuni l'ensemble
00:22:24des partis autour de l'État
00:22:25au cours des six dernières semaines
00:22:26ont permis de définir
00:22:27le contour d'un compromis
00:22:29qui, par définition,
00:22:30ne satisfait totalement personne,
00:22:32puisqu'il est un point d'équilibre
00:22:34entre les aspirations
00:22:35des uns
00:22:36et celles des autres.
00:22:38De la même manière
00:22:39que l'accord de Bougival,
00:22:40comme je l'avais exprimé
00:22:41à cette tribune,
00:22:42ne pouvait être
00:22:42l'accord de tout le monde,
00:22:44mais ne faisons pas semblant
00:22:46de découvrir,
00:22:47pour celles et ceux
00:22:48qui connaissent bien ce dossier,
00:22:49qu'il n'y avait pas
00:22:50d'unanimité non plus
00:22:51en 1988,
00:22:53ni non plus
00:22:54en 1998.
00:22:56Négocier un compromis
00:22:57demande du courage,
00:22:59ici d'ailleurs
00:22:59comme en Nouvelle-Calédonie.
00:23:01Il est sur le caillou,
00:23:02d'autant plus nécessaire
00:23:03qu'il est le socle
00:23:04d'un destin commun,
00:23:05la reconnaissance
00:23:06des tempéraments
00:23:07indispensables
00:23:08aux faits majoritaires
00:23:08et une réponse
00:23:10aux aspirations
00:23:11de chacune et chacun.
00:23:12La question d'un dégel
00:23:13du corps électoral
00:23:14ne pouvait pas faire
00:23:16l'objet d'un compromis.
00:23:18Elle a donc été écartée.
00:23:19Nous avons donc
00:23:21cherché une solution
00:23:22de compromis
00:23:22entre le statu quo
00:23:23et le dégel général.
00:23:26Un mois et demi
00:23:26de discussion
00:23:27ont permis
00:23:27de mettre
00:23:28deux hypothèses
00:23:29sur la table
00:23:30des négociations.
00:23:32La première,
00:23:33réduire le nombre
00:23:34d'exclus du corps électoral
00:23:35en incluant
00:23:37uniquement les natifs
00:23:38ou la deuxième,
00:23:39réduire le nombre
00:23:40d'exclus du corps électoral
00:23:41en incluant les natifs
00:23:43et en vous proposant
00:23:44par amendement
00:23:45d'ajouter les conjoints.
00:23:47La première hypothèse
00:23:48n'est pas consensuelle.
00:23:50Les formations politiques
00:23:52non-indépendantistes
00:23:53y étant défavorables
00:23:54soulignent
00:23:55les trois thèses
00:23:56de cette évolution.
00:23:57La seconde hypothèse
00:23:58n'est pas non plus consensuelle
00:24:00puisqu'elle ne répond pas
00:24:01totalement aux aspirations
00:24:02de tous
00:24:02et elle est refusée
00:24:03par une partie
00:24:04des formations politiques
00:24:05indépendantistes.
00:24:06Mais disons-le clairement
00:24:07en mon âme et conscience
00:24:09pour avoir mené
00:24:10avec la ministre
00:24:11de nombreuses heures
00:24:12de discussion,
00:24:14celle-ci,
00:24:14cette deuxième hypothèse
00:24:15crée les conditions
00:24:16d'un compromis
00:24:17pour demain.
00:24:18Elle oblige chacun
00:24:20à se tenir disponible
00:24:21et présent
00:24:22dans les travaux
00:24:23du dialogue
00:24:24qui devront impérativement
00:24:25se tenir au lendemain
00:24:26des élections provinciales.
00:24:28Certains jugeront
00:24:28que c'est un pas
00:24:29insuffisant.
00:24:31D'autres diront
00:24:32que c'est un trop grand pas.
00:24:34Les discussions
00:24:35ont fait émerger
00:24:36ce fragile point d'équilibre.
00:24:38Ce n'est pas un consensus
00:24:39mais une fois de plus
00:24:40c'est le contour
00:24:41d'un compromis.
00:24:43C'est donc cette solution
00:24:44que le gouvernement
00:24:44vous soumet.
00:24:46Non pas parce qu'elle
00:24:47correspond à nos convictions,
00:24:48je la garde d'ailleurs
00:24:49sur ce dossier
00:24:50particulièrement pour moi,
00:24:52mais parce que c'est
00:24:52un compromis
00:24:53fruit d'un dialogue
00:24:53qui n'avait plus eu lieu
00:24:54entre les parties
00:24:55à l'accord de Nouméa
00:24:56depuis plus d'un an.
00:24:57Le gouvernement
00:24:58a donc pris ses responsabilités
00:24:59au Parlement bicaméral,
00:25:01nous tous représentant
00:25:03l'État dans ce dossier,
00:25:03de prendre les siennes.
00:25:05Il n'y a pas de mandat
00:25:06impératif,
00:25:07il n'y en a d'ailleurs
00:25:07jamais eu,
00:25:08y compris dans le passé
00:25:09pour entériner
00:25:10les accords de Nouméa
00:25:11ou de Matignon.
00:25:12Chaque groupe,
00:25:13chaque sénateur,
00:25:15sénatrice,
00:25:15défendra ses convictions
00:25:16et ses positions.
00:25:17Je vous demande simplement
00:25:19de prendre en compte
00:25:22avec responsabilité
00:25:23mais aussi gravité
00:25:24ce que les parties
00:25:25aux accords
00:25:25nous ont dit,
00:25:26mais plus encore
00:25:27ce qu'elles ont sous-entendu
00:25:29pour la période
00:25:30qui s'ouvrira
00:25:31de juillet 2026
00:25:33à l'élection présidentielle
00:25:35de 2027.
00:25:37Ce que nous faisons
00:25:38aujourd'hui,
00:25:39cet après-midi,
00:25:40c'est un petit pas
00:25:41mais c'est aussi
00:25:42le début d'un chemin.
00:25:43L'histoire du dossier
00:25:44calédonien
00:25:45a toujours été d'avancée.
00:25:47Même quand le pas
00:25:47est petit,
00:25:48il faut s'engager
00:25:49sur un chemin
00:25:50pour la paix.
00:25:51Mais n'oublions
00:25:51ni l'histoire
00:25:52de ce dossier
00:25:53ni le sens profond
00:25:54de ce qu'est
00:25:55une démocratie,
00:25:56c'est-à-dire
00:25:57l'élection,
00:25:58l'égalité
00:25:59et l'universalité
00:26:00du suffrage.
00:26:02La République,
00:26:03je le crois,
00:26:04doit être défendue
00:26:05y compris
00:26:06en Nouvelle-Calédonie
00:26:08et y compris
00:26:09au regard
00:26:10de notre histoire.
00:26:11Défendre ses convictions,
00:26:12c'est accepter
00:26:13de faire un pas
00:26:13l'un vers l'autre
00:26:14et de renoncer
00:26:15à une part
00:26:15de ses aspirations.
00:26:17Défendre ses convictions,
00:26:18c'est accepter
00:26:18d'avancer.
00:26:19Défendre ses convictions,
00:26:20ce n'est pas imposer
00:26:21sa seule vision.
00:26:22Le gouvernement
00:26:23propose,
00:26:25avec humilité
00:26:26et respect,
00:26:26nous débattrons
00:26:27ou voterez.
00:26:29Mesdames et messieurs,
00:26:30les sénatrices
00:26:30et sénateurs,
00:26:31le gouvernement
00:26:32vous a donc saisi
00:26:33d'une proposition
00:26:34de loi organique
00:26:34dont je salue
00:26:35l'auteur,
00:26:36le sénateur
00:26:37Georges Naturel,
00:26:38que je remercie
00:26:39pour le travail effectué.
00:26:40Le texte initial
00:26:41de la proposition
00:26:42de loi
00:26:42ne contient pas
00:26:43l'ensemble
00:26:44des propositions
00:26:45du gouvernement.
00:26:46Nous en parlerons
00:26:47là aussi
00:26:47dans un instant
00:26:48lors de la discussion
00:26:49des amendements.
00:26:50Cette proposition
00:26:51de loi,
00:26:52si vous le décidez,
00:26:53permettra alors
00:26:54d'inclure
00:26:55dans le corps
00:26:55électoral provincial
00:26:56les natifs
00:26:57et les conjoints
00:26:57des électeurs.
00:26:58Le Congrès
00:26:59de la Nouvelle-Calédonie
00:27:00s'est exprimé
00:27:00sur ce texte organique,
00:27:02vous l'avez rappelé
00:27:02Madame la rapporteure.
00:27:04Il a très largement
00:27:05soutenu le principe
00:27:06d'une réduction
00:27:07des exclus
00:27:07du corps électoral
00:27:08provincial.
00:27:09Le gouvernement
00:27:10a suivi avec attention
00:27:11leur débat.
00:27:12Nombreux ont été
00:27:13ceux
00:27:14qui ont souligné
00:27:15qu'en 2018,
00:27:16à l'occasion
00:27:17de l'inscription
00:27:18des natifs
00:27:18dans le corps
00:27:19électoral référendaire,
00:27:20il n'y avait pas eu
00:27:21d'accord global,
00:27:23simplement une décision
00:27:25de bon sens
00:27:26et j'ose le dire
00:27:27d'humanité.
00:27:29La proposition
00:27:30du gouvernement
00:27:30va donc dans ce sens,
00:27:32pour accompagner
00:27:33et permettre
00:27:34la reprise du dialogue,
00:27:35pour poser le premier
00:27:36jalon du prochain consensus
00:27:37ou pour verrouiller
00:27:39le caillou
00:27:39dans un statut quo
00:27:40que plus personne
00:27:41ne peut
00:27:42sincèrement
00:27:43et réellement
00:27:44souhaiter,
00:27:45que tout le monde
00:27:46redoute,
00:27:46que personne
00:27:47n'assumera demain
00:27:48qui serait alors
00:27:49inévitable
00:27:50et nos travaux
00:27:51sont donc
00:27:52une étape décisive
00:27:53sur ce chemin
00:27:54du destin commun.
00:27:55Mesdames et messieurs,
00:27:56les sénateurs,
00:27:57les élections provinciales
00:27:59se tiendront.
00:27:59Une fois que les urnes
00:28:01auront parlé,
00:28:02le dialogue
00:28:02devra reprendre
00:28:03immédiatement
00:28:04tous les partis politiques
00:28:05calédoniens
00:28:06s'y sont engagés,
00:28:07à condition
00:28:08qu'un compromis
00:28:09équilibré
00:28:10permette
00:28:11aux élections
00:28:12provinciales
00:28:13de se tenir
00:28:13avec le moins
00:28:15d'exclus
00:28:15que par le passé.
00:28:16Le dialogue
00:28:17devra se poursuivre
00:28:18une fois la respiration
00:28:19démocratique
00:28:20des élections
00:28:21provinciales
00:28:21passées.
00:28:22Le dialogue
00:28:22devra se poursuivre
00:28:23avant la prochaine
00:28:24élection présidentielle
00:28:25car rien ne serait
00:28:26pire que de laisser
00:28:27dériver le dossier
00:28:28voire qu'il s'invite
00:28:30brutalement
00:28:31au cœur
00:28:31d'une campagne nationale.
00:28:33Nous avons donc
00:28:34cherché un compromis
00:28:35qui garantisse
00:28:36la présence
00:28:37de chacune des partis
00:28:38autour de la table
00:28:39dès le 29 juin.
00:28:41C'est aussi simple
00:28:42que cela.
00:28:43L'État
00:28:43tiendra sa parole
00:28:44après les élections
00:28:45provinciales
00:28:46comme il l'a toujours
00:28:47fait
00:28:47quels qu'en soient
00:28:48les gouvernements
00:28:49il sera là.
00:28:50Il continuera
00:28:51à faire des propositions.
00:28:53A ce moment
00:28:54viendra le temps
00:28:54du projet
00:28:55pour préparer
00:28:56l'avenir
00:28:56de la Nouvelle-Calédonie.
00:28:57Il débutera
00:28:58dès juillet
00:28:59et devra aboutir
00:29:00avant la fin
00:29:01de l'année.
00:29:02Il faudra sortir
00:29:03de la logique
00:29:03binaire
00:29:04d'un simple
00:29:05oui
00:29:06ou d'un simple
00:29:07non
00:29:07qui a réduit
00:29:08le débat politique
00:29:09à des sujets
00:29:09institutionnels
00:29:10et a condamné
00:29:11les Calédoniennes
00:29:12et les Calédoniens
00:29:13à un face-à-face.
00:29:15Cela n'était pas
00:29:16dans l'esprit
00:29:16des accords
00:29:17mais c'est malheureusement
00:29:18ce qui s'est passé.
00:29:20L'État proposera
00:29:21des projets
00:29:22pour l'économie
00:29:23du caillou,
00:29:24pour lutter
00:29:24contre les inégalités,
00:29:26pour donner
00:29:26un avenir
00:29:27à l'industrie
00:29:27du nickel,
00:29:28pour accompagner
00:29:29les politiques
00:29:30de santé,
00:29:30d'éducation,
00:29:31de culture,
00:29:32pour protéger
00:29:33la nature
00:29:33et les richesses
00:29:34du sol calédonien,
00:29:35pour s'adapter
00:29:36aux menaces
00:29:36que fait peser
00:29:37le réchauffement
00:29:38climatique
00:29:38sur le trait de côte,
00:29:40pour lutter
00:29:40contre les violences
00:29:41intrafamiliales
00:29:42et en particulier,
00:29:43on le sait,
00:29:45contre les femmes
00:29:46et contre les enfants.
00:29:47Bref,
00:29:48pour construire
00:29:49un destin
00:29:50pour toutes et tous,
00:29:51sans oublier,
00:29:52bien sûr,
00:29:53notre histoire
00:29:54et l'aspect mémoriel.
00:29:56Naturellement,
00:29:57le Parlement
00:29:58sera associé.
00:29:59Mais surtout,
00:30:00les Calédoniennes
00:30:00et les Calédoniens
00:30:01seront consultés
00:30:02sur ces projets.
00:30:03Le débat démocratique
00:30:05devra avoir lieu.
00:30:06Des consultations
00:30:07de projets
00:30:07pourront être
00:30:08organisés.
00:30:10Le meilleur
00:30:11antidote
00:30:12à la violence,
00:30:13c'est la démocratie.
00:30:15C'est ce que nous a appris
00:30:16l'accord de Nouméa.
00:30:17Désormais,
00:30:18le débat
00:30:18ne se rédira plus
00:30:19à un face-à-face.
00:30:21Il portera
00:30:22sur un projet
00:30:22des idées,
00:30:24un destin.
00:30:25Mesdames et messieurs
00:30:26les sénateurs,
00:30:27s'agissant de la Nouvelle-Calédonie,
00:30:28le rôle du gouvernement
00:30:30est clair.
00:30:31Permettre un chemin
00:30:32de sortie politique
00:30:33durable,
00:30:34fidèle aux engagements
00:30:35pris
00:30:35et respectueux
00:30:36de toutes les sensibilités.
00:30:38Le moment
00:30:39que nous vivons
00:30:40impose une ligne
00:30:41de crête
00:30:41exigeante.
00:30:42Je le dis clairement,
00:30:44le passage en force
00:30:45serait une faute.
00:30:47Il raviverait
00:30:48les fractures
00:30:49et délitimerait
00:30:50toute solution durable.
00:30:52Mais au risque
00:30:53de me répéter,
00:30:54mais l'instant
00:30:55est grave,
00:30:56l'immobilisme
00:30:57serait tout aussi
00:30:58dangereux.
00:30:59Il prolongerait
00:31:00l'incertitude institutionnelle,
00:31:01fragiliserait l'économie
00:31:02et laisserait
00:31:03s'installer
00:31:04le doute
00:31:04sur la parole
00:31:05de l'État.
00:31:06Nous ne choisirons
00:31:08ni la brutalité
00:31:09ni l'immobilisme.
00:31:11Le chemin est étroit,
00:31:12mais je le crois
00:31:13en confiance,
00:31:13il existe.
00:31:14En Nouvelle-Calédonie,
00:31:16chaque hésitation
00:31:17se paie
00:31:18en instabilité.
00:31:19Chaque imprécision
00:31:20nourrit la défiance.
00:31:22Avancer
00:31:23dans ces débats
00:31:24parlementaires,
00:31:24ce n'est pas contraindre.
00:31:26Avancer et débattre,
00:31:27ce n'est pas temporiser.
00:31:28Avancer et débattre,
00:31:29c'est tenir nos engagements,
00:31:31créer les conditions
00:31:32d'un vote incontestable
00:31:33et garantir
00:31:34que la République
00:31:35respecte sa parole.
00:31:37Je veux d'ailleurs
00:31:37remercier
00:31:38les deux présidents
00:31:39de Chambre
00:31:40pour leur engagement
00:31:41personnel constant
00:31:43et leur rapport
00:31:44au dialogue
00:31:44entre les Calédoniens.
00:31:46Il en est de même
00:31:47pour les deux commissions
00:31:48des lois
00:31:48et les différents parlementaires
00:31:49investis sur ce sujet.
00:31:51Je tiens sincèrement
00:31:52au-delà de toute forme
00:31:53de protocole
00:31:53à vous en remercier.
00:31:55Il est évident
00:31:56que les solutions
00:31:57se trouvent
00:31:57au Parlement.
00:31:59Le gouvernement
00:31:59a pris ses responsabilités.
00:32:02Mais l'État,
00:32:03ce n'est pas
00:32:03le seul gouvernement,
00:32:05c'est aussi
00:32:05le Parlement
00:32:06dans ce dossier.
00:32:06Les Calédoniens
00:32:07et les Calédoniens
00:32:08nous regardent.
00:32:09Ils se sont déjà
00:32:09vus refuser
00:32:10un premier débat
00:32:11à l'Assemblée nationale
00:32:12avec l'adoption
00:32:13d'une motion
00:32:14en rejet préalable.
00:32:15Ils veulent avancer.
00:32:17À vous,
00:32:18à nous,
00:32:18de leur en donner
00:32:19les moyens.
00:32:19Je vous remercie.
00:32:21Nous voici
00:32:22à reparler
00:32:23du corps électoral calédonien.
00:32:25Sans doute
00:32:26au plus mauvais moment.
00:32:28La campagne électorale
00:32:29au pays a commencé
00:32:30et nous ne devrions pas
00:32:32y parler.
00:32:32Programme,
00:32:33développement,
00:32:34baisse des inégalités.
00:32:36Relancer cette question
00:32:37aujourd'hui radicalise
00:32:38à nouveau les positions
00:32:39et éloigne
00:32:40le débat démocratique.
00:32:42Personne ne peut dire
00:32:43aujourd'hui
00:32:44si cette procédure
00:32:44de discussion
00:32:46tout à fait dérogatoire
00:32:47de la loi organique
00:32:48avec la reprise
00:32:49d'une proposition
00:32:50de loi modifiée
00:32:51et des délais
00:32:51trop contraints
00:32:52respectent les droits
00:32:54du Parlement
00:32:54et bien constitutionnels.
00:32:57Je rappelle
00:32:58que le corps électoral
00:33:00citoyen Nouvelle-Calédonie
00:33:01répond
00:33:01à une logique
00:33:02de décolonisation
00:33:03reconnue par l'ONU
00:33:05comme par la France
00:33:06dans le titre 13
00:33:08de sa constitution.
00:33:09Il s'agit
00:33:10d'empêcher
00:33:11qu'une colonisation
00:33:12de peuplement
00:33:12ne modifie mécaniquement
00:33:14les équilibres
00:33:15démocratiques du pays
00:33:17pendant le processus
00:33:18de marche
00:33:19vers la pleine souveraineté.
00:33:20Le principe
00:33:21un homme une voix
00:33:23connaît des aménagements
00:33:24dans la situation
00:33:25de décolonisation.
00:33:27Il ne faut pas
00:33:28non plus sous-estimer
00:33:29cette question
00:33:29en ne regardant
00:33:30que les chiffres.
00:33:32Vouloir changer
00:33:33unilatéralement
00:33:34le corps électoral
00:33:35a été à l'origine
00:33:36de l'insurrection
00:33:37du 13 mai 2024
00:33:38et a causé 15 morts.
00:33:41Le FNKS
00:33:43n'est pas contre
00:33:43toute évolution
00:33:44du corps électoral
00:33:45mais il le voudrait
00:33:47dans un accord global
00:33:48qui confirme
00:33:49l'accession future
00:33:50du pays
00:33:50à la pleine souveraineté.
00:33:52Il n'y a donc
00:33:53aujourd'hui
00:33:53ni accord global
00:33:54ni accord
00:33:55sur le corps électoral.
00:33:57La citoyenneté calédonienne
00:33:58est la future nationalité
00:34:00du pays.
00:34:02Cette citoyenneté
00:34:03repose aujourd'hui
00:34:04exclusivement
00:34:04sur le droit du sang.
00:34:06Il faut avoir
00:34:07un parent citoyen calédonien
00:34:08pour pouvoir
00:34:10soi-même accéder
00:34:11aux droits de vote.
00:34:12Toutefois,
00:34:13les personnes
00:34:14nées en Nouvelle-Calédonie
00:34:15et qui résident
00:34:16à leur majorité
00:34:17sont dans une situation
00:34:19intermédiaire.
00:34:20Ils n'ont pas
00:34:21le droit de vote
00:34:21aux élections du pays
00:34:22mais ils ont pu voter
00:34:23aux trois consultations
00:34:24sur l'indépendance du pays.
00:34:26C'est pourquoi
00:34:27le FNKS
00:34:28avait dès 2016
00:34:29attiré l'attention
00:34:30des partenaires
00:34:31sur la situation
00:34:32des natifs
00:34:33qui, après avoir voté
00:34:34au référendum,
00:34:35allaient demeurer
00:34:35exclus du droit de vote.
00:34:37Comme la nationalité française,
00:34:39la citoyenneté calédonienne
00:34:40a vocation
00:34:41à se transmettre
00:34:42par le droit du sang,
00:34:44la descendance
00:34:45mais également
00:34:45par le droit du sol,
00:34:47notre refus politique
00:34:48concerne les arrivants français
00:34:50jusqu'à l'indépendance
00:34:51du pays.
00:34:53La rédaction actuelle
00:34:54de la proposition
00:34:55ne nous satisfait pas.
00:34:57Cette rédaction
00:34:58ne reprend pas
00:34:59les critères
00:34:59de l'article 218
00:35:01de la loi organique
00:35:02ayant voté
00:35:03aux trois référendums.
00:35:05La cohérence
00:35:06due à la incompréhension
00:35:07et à une mauvaise rédaction
00:35:09du texte
00:35:10suscitant de vives critiques
00:35:11sur le tableau annexe
00:35:14constitué
00:35:14de la liste
00:35:15des personnes inscrites
00:35:16sur la liste générale
00:35:17et qui ne sont pas
00:35:18électeurs au pays.
00:35:19Cette notion
00:35:20contredit clairement
00:35:21l'article 77
00:35:22de la Constitution
00:35:23et le gel de 2007.
00:35:26Cette rédaction
00:35:26était certainement
00:35:27inconstitutionnelle.
00:35:29Elle supprime également
00:35:31la notion
00:35:32du sang
00:35:32des intérêts
00:35:33moraux et matériels
00:35:34qui vise à vérifier
00:35:35que ces natifs
00:35:36ont un lien réel
00:35:38avec le pays.
00:35:40Il y a aujourd'hui
00:35:41une présomption simple
00:35:43de lien réel
00:35:44avec le pays
00:35:45pour trois zones
00:35:45de résidence.
00:35:47On entend dire aussi
00:35:48que des amendements
00:35:49vont intervenir
00:35:50pour ouvrir
00:35:51le corps électoral
00:35:52calédonien
00:35:52aux conjoints
00:35:54des citoyens calédoniens.
00:35:56Cette extension
00:35:57rouvre la colonie
00:35:59de peuplement,
00:36:00ce qui est un premier
00:36:01motif d'opposition,
00:36:03mais également
00:36:03elle rend
00:36:04la citoyenneté accessoire
00:36:05d'une relation privée,
00:36:08maritale
00:36:08et révocable.
00:36:10Elle contredit
00:36:11directement
00:36:11notre tradition
00:36:13républicaine française
00:36:14et est certainement
00:36:15inconstitutionnelle.
00:36:17Le Conseil constitutionnel,
00:36:18le 19 septembre 2025,
00:36:20avait développé
00:36:21l'idée
00:36:22que les élections
00:36:22au Congrès du pays
00:36:23pouvaient se tenir
00:36:25sans modification
00:36:26aucune
00:36:26du corps électoral
00:36:28calédonien
00:36:28et en renvoyant
00:36:30toute modification
00:36:31à la discussion
00:36:32d'un accord global
00:36:33à venir.
00:36:34il n'existe
00:36:35donc aucune
00:36:36urgence
00:36:36à statuer
00:36:38aujourd'hui
00:36:38et à prendre
00:36:39position.
00:36:40Cette loi
00:36:41n'a pas néanmoins
00:36:42le soutien politique
00:36:43du FNKS,
00:36:44c'est-à-dire
00:36:45d'un partenaire
00:36:45politique incontournable
00:36:46des accords
00:36:48de paix
00:36:48et de décolonisation
00:36:49de notre pays.
00:36:50Je vous en remercie.
00:36:52Après l'article 1er,
00:36:53donc un amendement
00:36:53du gouvernement,
00:36:54amendement 3.
00:36:56Monsieur le Premier ministre.
00:37:00Merci Monsieur le Président.
00:37:01Il est naturellement défendu.
00:37:05Permettez-moi
00:37:06d'en profiter
00:37:06pour répondre
00:37:08peut-être
00:37:08à la discussion générale
00:37:09et nourrir le débat
00:37:11parce que
00:37:14au-delà du vote final,
00:37:17ce que nous nous disons
00:37:19va laisser aussi
00:37:20potentiellement
00:37:21quelques chemins,
00:37:23peut-être ouvrir
00:37:25certaines portes
00:37:25ou au contraire
00:37:26en fermer d'autres
00:37:27pour l'avenir.
00:37:29Et au-delà
00:37:30de ce que j'ai pu dire
00:37:30moi-même
00:37:31lors de la discussion générale,
00:37:32c'est aussi l'occasion
00:37:33pour moi
00:37:33de peut-être
00:37:35clarifier quelques points
00:37:36étant entendu
00:37:37que,
00:37:38je le dis aussi
00:37:38pour les observateurs
00:37:39politiques,
00:37:40parce que
00:37:40la Nouvelle-Calédonie
00:37:42ce n'est pas un dossier
00:37:43comme les autres
00:37:44et au fond,
00:37:45peu importe
00:37:46la personnalité
00:37:47du Premier ministre,
00:37:48de la ministre
00:37:48des Outre-mer,
00:37:49des gouvernements
00:37:50qui occupent
00:37:51ces fonctions,
00:37:52il se trouve
00:37:53que nous avons passé
00:37:53de nombreuses heures
00:37:54à entendre
00:37:56les positions
00:37:56des uns et des autres
00:37:57et à comprendre
00:37:58aussi les conditions
00:37:59de la reprise du dialogue.
00:38:00J'y reviendrai
00:38:01au début du mois de juillet.
00:38:02J'aimerais quand même
00:38:03commencer par un point.
00:38:04J'aurais l'occasion
00:38:05de faire l'installation
00:38:06de Marc Guillaume
00:38:06comme vice-président
00:38:07du Conseil d'État
00:38:08jeudi
00:38:09et j'aurais à dire
00:38:10sur la défense
00:38:11de l'État de droit.
00:38:13J'aimerais
00:38:14juste pas
00:38:15que l'on se cache
00:38:15derrière l'État de droit
00:38:18pour ne pas avancer
00:38:19sur ce sujet,
00:38:20parce que précisément,
00:38:22faire porter
00:38:22au juge constitutionnel
00:38:24une responsabilité
00:38:25qu'il n'a pas
00:38:27ne va pas
00:38:27dans le bon sens.
00:38:29Il m'arrive souvent
00:38:30et m'est arrivé souvent
00:38:31neuf ans de présence
00:38:32au gouvernement
00:38:33de voir des collègues,
00:38:35amis,
00:38:35parfois parlementaires,
00:38:37voter des dispositions
00:38:39manifestement inconstitutionnelles
00:38:39pour, je cite,
00:38:40faire de la politique
00:38:42et même parfois
00:38:43des ministres.
00:38:43Exactement,
00:38:44madame la ministre.
00:38:46Vous parlez le ministre
00:38:47deuxième langue,
00:38:48avez-vous dit tout à l'heure.
00:38:50La réalité,
00:38:51c'est que
00:38:52je pense qu'il faut
00:38:53qu'on soit rigoureux
00:38:54en la matière
00:38:54et puisqu'on veut
00:38:55parler de droit,
00:38:56on va se parler
00:38:58une minute
00:38:59ou plus
00:39:00de la réalité
00:39:02juridique
00:39:02de cette affaire
00:39:04étant entendu
00:39:04que moi,
00:39:05je comprends bien
00:39:06celles et ceux
00:39:07qui,
00:39:07d'un côté
00:39:08de cet hémicycle,
00:39:10défendent une position
00:39:11au fond,
00:39:13non pas du dégel
00:39:14le plus large possible,
00:39:15c'est pas ce qui a été dit,
00:39:16mais en disant
00:39:16il y a quand même
00:39:17des principes républicains
00:39:18à défendre
00:39:19pour faire vite
00:39:21un homme une loi
00:39:22et que ça s'appellerait
00:39:23l'universalité du suffrage
00:39:25et que ça s'appellerait
00:39:26évidemment
00:39:27les principes d'égalité
00:39:28devant le suffrage
00:39:28et je comprends bien aussi
00:39:30ce qui a été dit
00:39:31notamment par les représentants
00:39:32des groupes de gauche
00:39:34qui disent
00:39:35réalité politique,
00:39:37il faut un accord global.
00:39:39Ça,
00:39:39je vois bien.
00:39:41Je ne comprends pas
00:39:42pour être transparent
00:39:44l'argument
00:39:44qui consiste à dire
00:39:45on ne le fait pas
00:39:46parce que ce n'est pas
00:39:47constitutionnel
00:39:49parce que ce n'est pas vrai
00:39:50et je pense que là
00:39:51aussi pour la tenue
00:39:52des débats
00:39:53pour l'avenir
00:39:54parce qu'il faudra
00:39:56rendre des comptes
00:39:57tout tard sur ce dossier
00:39:59je redis l'avis
00:40:00du Conseil d'État
00:40:01il n'y a pas eu d'avis
00:40:02monsieur le sénateur
00:40:02du Conseil d'État
00:40:04sur cette proposition de loi
00:40:05le Conseil d'État
00:40:06s'est déjà exprimé
00:40:07alors comme c'est le même pays
00:40:08dans la même constitution
00:40:10avec le même Conseil d'État
00:40:11et la même nouvelle
00:40:12qu'est l'Édoune
00:40:12il est fort à parier
00:40:14sur le même avis
00:40:15et le Conseil d'État
00:40:16estime
00:40:17je cite
00:40:18qu'eux égard à ces évolutions
00:40:20ce que j'indiquais
00:40:21évidemment précédemment
00:40:23dans ma déclaration générale
00:40:24sur l'évolution démographique
00:40:27eu égard à ces évolutions
00:40:29plusieurs considérations
00:40:31peuvent conduire à estimer
00:40:32que les dispositions
00:40:33de l'article 77
00:40:34de la Constitution
00:40:35vous la connaissez
00:40:36notamment de son dernier alinéa
00:40:38cité au point 5
00:40:39ne font pas obstacle
00:40:41à ce que le législateur organique
00:40:43puisse
00:40:44le moment venu
00:40:45et si une révision constitutionnelle
00:40:48n'est pas venue régler
00:40:49plus tôt
00:40:49la difficulté
00:40:51intervenir
00:40:52pour atténuer
00:40:53l'ampleur
00:40:54des dérogations
00:40:55au principe
00:40:56d'universalité
00:40:56et d'égalité
00:40:58du suffrage
00:40:59lesquels auront
00:41:00avec l'écoulement
00:41:01du temps
00:41:02des effets excédents
00:41:04ce qui était nécessaire
00:41:05à la mise en oeuvre
00:41:06de l'accord de Nouméa
00:41:09et pour quelle cause
00:41:12l'universalité
00:41:13du suffrage
00:41:13la principe même
00:41:15de l'égalité
00:41:16devant le suffrage
00:41:17et la question
00:41:19de l'écoulement
00:41:19du temps
00:41:21le même débat
00:41:22il y a 4 ans
00:41:23c'est ce que je disais
00:41:23sur l'amendement
00:41:25précédent
00:41:26ne serait pas le même
00:41:27et c'est là
00:41:28où je suis parfois étonné
00:41:29dans ce dossier
00:41:29du caractère statique
00:41:31de certains acteurs
00:41:31qui parfois
00:41:32font semblant
00:41:33d'aimer le droit
00:41:34pour faire de la politique
00:41:35je ne suis pas dupe
00:41:36je les ai suffisamment
00:41:36pratiquées sur place
00:41:37dans mes fonctions précédentes
00:41:39mais plus le temps
00:41:40passera
00:41:41plus l'insécurité juridique
00:41:43sera forte
00:41:44sur ce dossier
00:41:45pour vous
00:41:46comme pour nous
00:41:47parce que le parlement
00:41:48et le gouvernement
00:41:49forment évidemment l'état
00:41:50et le risque
00:41:51d'être condamné
00:41:51devant la cour européenne
00:41:52et le droit de l'homme
00:41:53on défend les temps de loi
00:41:54ou on ne le défend pas
00:41:55sera important
00:41:57l'écoulement du temps
00:41:58la réalité
00:41:59c'est qu'un jour
00:42:00on nous commandera
00:42:02même s'il n'y a pas
00:42:03de mandat impératif
00:42:04mais on nous commandera
00:42:06de mettre fin
00:42:07à une situation
00:42:09qui était destinée
00:42:10à n'être que temporaire
00:42:13ça c'est le droit
00:42:14et il ne faut pas faire
00:42:15dire au droit
00:42:16autre chose
00:42:17et donc
00:42:18le législateur organique
00:42:19que vous êtes ce soir
00:42:20s'il souhaite ouvrir
00:42:22au conjoint
00:42:22il le peut
00:42:23et je préfère
00:42:24qu'on dise
00:42:25qu'on ne le souhaite pas
00:42:26pour des raisons politiques
00:42:27parce que ça
00:42:28je reçois le message
00:42:295 sur 5
00:42:30et c'est un bon sujet
00:42:31de débat
00:42:31que de se cacher
00:42:32derrière
00:42:33les règles de droit
00:42:35pour le refuser
00:42:36je pense que
00:42:37on ne rend pas service
00:42:39à l'état de droit
00:42:40en plus
00:42:41en le contournant
00:42:41comme si le gouvernement
00:42:43de la république
00:42:44représenté par votre serviteur
00:42:45ce soir
00:42:45allait manifestement
00:42:47mettre quelque chose
00:42:48sur la table
00:42:48qui serait manifestement
00:42:49inconstitutionnel
00:42:50et je me permets
00:42:51sénateur naturel
00:42:52de vous rassurer
00:42:52sur un point
00:42:53le conseil constitutionnel
00:42:55ne pratique pas
00:42:55les censures totales
00:42:56mais les censures partielles
00:42:57ne faisons peut-être
00:42:59rassurer celles et ceux
00:43:00qui j'en suis certain
00:43:01nous regardent
00:43:02vous le décalage horaire
00:43:03nous regarderons
00:43:04en décalage
00:43:05sur le caillou
00:43:07et même si le juge
00:43:08constitutionnel
00:43:09devait décider
00:43:09d'une forme de censure
00:43:10pour une raison
00:43:11ou pour une autre
00:43:11ça ne fait pas tomber
00:43:12l'ensemble des natifs
00:43:14je voulais juste le dire
00:43:15parce que je préfère
00:43:17qu'on ramène
00:43:17la discussion purement
00:43:19comme vous l'avez fait
00:43:20pour un certain nombre
00:43:20d'entre vous
00:43:21sur le terrain politique
00:43:22d'opportunité
00:43:24dans la manière
00:43:25de gérer le dossier
00:43:26ça je le comprends
00:43:30en tout cas
00:43:30je voulais le dire
00:43:31ensuite
00:43:33par ailleurs
00:43:34je vous rassure aussi
00:43:35il n'y a pas 32 EGM
00:43:36sur le caillou
00:43:37vous êtes membre
00:43:37du corps préfectoral
00:43:38il y en a 13
00:43:39ce qui n'est pas
00:43:40la même chose
00:43:41et je vous rassure
00:43:42également pour les ventes
00:43:42d'alcool
00:43:43nous avons pris
00:43:43des dispositions
00:43:44de police administrative
00:43:46liées malheureusement
00:43:47au triste anniversaire
00:43:48du 13 mai
00:43:50maintenant
00:43:51il y a la question
00:43:52politique
00:43:53dans cette affaire
00:43:54vous avez dit
00:43:55que l'état
00:43:55doit rester neutre
00:43:57nous le sommes
00:44:00moi je m'aligne
00:44:01sur aucune formation politique
00:44:02ça se voit
00:44:03dans le vote du congrès
00:44:03d'ailleurs
00:44:05personne n'est
00:44:05complètement content
00:44:06ça doit dire
00:44:07quand même quelque chose
00:44:08du chemin de compromis
00:44:09qu'est le nôtre
00:44:11après je vois bien aussi
00:44:12les affiliations politiques
00:44:12que les uns et les autres
00:44:13peuvent avoir
00:44:14avec les partis politiques
00:44:15qui sont sur place
00:44:16ça aussi je le respecte
00:44:18c'est vieux comme le dossier
00:44:21mais
00:44:21c'est pas un problème
00:44:22de neutralité
00:44:23et je me dois quand même
00:44:24de vous dire
00:44:25qu'on joue gros
00:44:26collectivement
00:44:27dans cette affaire
00:44:29parce que la réalité
00:44:30c'est que
00:44:30les formations politiques
00:44:31indépendantistes
00:44:32et je sais ce qu'on m'a reproché
00:44:33pour le troisième référendum
00:44:34et vous allez voir
00:44:35on joue peut-être
00:44:36à front renversé
00:44:37dans mon rôle aujourd'hui
00:44:38ce qui m'inquiète
00:44:39énormément
00:44:40pour les formations
00:44:41politiques indépendantistes
00:44:42c'est que
00:44:43passer les élections
00:44:44provinciales
00:44:46l'intérêt du statu quo
00:44:47ne sera pas du côté
00:44:48des indépendantistes
00:44:50et pour des raisons évidentes
00:44:51je le disais
00:44:52parce que
00:44:53les parts
00:44:54activables
00:44:55de l'accord
00:44:55de Nouméa
00:44:56sont devenues inertes
00:44:58et que l'absence
00:44:59d'accord
00:45:00par définition
00:45:01va se retourner
00:45:02tôt ou tard
00:45:03contre les formations
00:45:04politiques indépendantistes
00:45:05et comme l'état
00:45:06est neutre
00:45:06et que nous sommes
00:45:07garants du processus
00:45:08décolonisation
00:45:09pour le mener
00:45:10jusqu'à son terme
00:45:11je ne me satisfais pas
00:45:13justement
00:45:13d'une situation
00:45:14dans laquelle
00:45:15l'inertie
00:45:15pourrait s'installer
00:45:16je remercie ce qu'a dit
00:45:17le ministre président Cannaire
00:45:18sur le fait
00:45:19qu'il ne faut pas
00:45:20que le dossier
00:45:20dérive vers l'élection
00:45:21présidentielle
00:45:22parce qu'on sait tous
00:45:22le grand danger
00:45:23que cela pourrait
00:45:25constituer
00:45:26et je le dis
00:45:27parce que
00:45:27pourquoi nous proposons
00:45:29conjoint
00:45:30on sera sans doute
00:45:30battu dans quelques instants
00:45:31ce n'est pas le gouvernement
00:45:33qui sera battu
00:45:34ce n'est pas le sujet
00:45:36ce n'est pas le sujet
00:45:38c'est juste que
00:45:39je vois bien
00:45:40les paramètres
00:45:41qui font qu'on a encore
00:45:42tout le monde
00:45:43autour de la table
00:45:43début juillet
00:45:46je vois bien aussi
00:45:46comment
00:45:47de manière originale
00:45:49et inédite
00:45:50on pourrait ne plus
00:45:51avoir tout le monde
00:45:52début juillet
00:45:55et quand j'ai dit
00:45:55que tout à l'heure
00:45:56chacun devait prendre
00:45:56ses responsabilités
00:45:58c'est que
00:45:58il y a l'écoulement du temps
00:46:00sur le terrain juridique
00:46:01il y a aussi l'écoulement du temps
00:46:02sur le terrain politique
00:46:04et qu'à un moment donné
00:46:06on regarde aussi peut-être
00:46:07des sondages nationaux
00:46:09sur la présidentielle
00:46:10je ne sais pas
00:46:11on pourrait y avoir
00:46:12un intérêt à se dire
00:46:14attendons
00:46:15et on aurait cette situation
00:46:16assez inédite
00:46:16dans laquelle on aurait
00:46:17les familles politiques
00:46:18indépendantistes
00:46:18autour de la table
00:46:19pour travailler
00:46:20et peut-être que certains
00:46:21manqueraient de l'autre côté
00:46:22et comme l'état est neutre
00:46:23précisément
00:46:23de s'assurer
00:46:24d'avoir toujours les deux
00:46:27sauf que après
00:46:28c'est pour ça
00:46:29que je prends la parole
00:46:30longuement
00:46:32nous proposons
00:46:32les conjoints
00:46:33parce que
00:46:34nous pensons
00:46:35que le débat
00:46:36doit avoir lieu
00:46:37nous proposons
00:46:38les conjoints
00:46:38parce que nous pensons
00:46:39que dans la navette
00:46:40parlementaire
00:46:41le débat doit avoir lieu
00:46:42nous proposons les conjoints
00:46:44parce que sans doute
00:46:44il y aura-t-il une CMP
00:46:45parce que le débat
00:46:46doit avoir lieu
00:46:47parce que ça pose aussi
00:46:48la question
00:46:49justement du mouvement
00:46:51que nous sommes en train
00:46:51de créer
00:46:52et je vous en supplie
00:46:54pas plus
00:46:55qu'il ne faut
00:46:56convoquer
00:46:56un risque de constitutionnalité
00:46:58là où il n'y en a pas
00:46:59n'allons pas dire
00:47:01pardon monsieur le sénateur
00:47:02l'amitié pour vous
00:47:03entre normands
00:47:05mais vous ne pouvez pas dire
00:47:06qu'il n'y a pas de lien
00:47:07entre la situation matrimoniale
00:47:09et la citoyenneté
00:47:12bah
00:47:13une fois plus
00:47:14j'entends quand on dit
00:47:16politiquement
00:47:16on veut
00:47:17non mais je vois déjà
00:47:18la présidente Kukerman
00:47:19fourvir ses armes
00:47:20mais je peux très bien
00:47:21comprendre
00:47:24politiquement
00:47:24l'approche
00:47:25mais
00:47:25l'histoire même
00:47:27de notre code civil
00:47:30c'est quand même
00:47:31qu'il y a un lien
00:47:31quand même
00:47:32entre
00:47:33la nationalité
00:47:35et
00:47:35le régime matrimonial
00:47:36et l'union
00:47:38enfin
00:47:38le mariage
00:47:39n'est pas seulement
00:47:40l'union de deux personnes
00:47:41c'est une institution
00:47:42civile
00:47:43ce que disait Napoléon
00:47:44papa du code civil
00:47:46on peut pas quand même
00:47:47je sais que c'est
00:47:48l'hémisphère sud
00:47:49et que parfois
00:47:49on peut résonner à l'envers
00:47:50quand on parle
00:47:51de Nouvelle-Calédonie
00:47:52mais
00:47:52oui pardon
00:47:53on voit que
00:47:54mais
00:47:57mais
00:47:58moi je comprends
00:48:00toutes les dérogations
00:48:01à nos grands principes
00:48:02qui ont pu être faits
00:48:03jusque là
00:48:04je comprends tout
00:48:05le gel
00:48:06etc
00:48:07mais n'allons pas
00:48:08quand même
00:48:09dire des choses
00:48:10qui sont trop en décalage
00:48:11ou suggérer des choses
00:48:12qui sont trop en décalage
00:48:13avec
00:48:14avec la réalité
00:48:15derrière
00:48:15on a des concitoyennes
00:48:17et des concitoyens
00:48:19français
00:48:20qui sont privés
00:48:21de leur droit de vote
00:48:23derrière
00:48:23il y a des femmes
00:48:24et des hommes
00:48:25mais
00:48:26qu'après
00:48:26pour des raisons politiques
00:48:27on est encore
00:48:28électoral gelé
00:48:29au regard
00:48:30de ce qu'a été
00:48:31la colonisation
00:48:31de peuplement
00:48:32et de ce qu'est le processus
00:48:33de décolonisation
00:48:35le constituant
00:48:36l'a accepté
00:48:36je garde toujours
00:48:37cet équilibre
00:48:38entre les deux
00:48:39mais
00:48:39on ne peut pas dire
00:48:40que
00:48:40sinon pardon
00:48:41mais on va avoir
00:48:42parfois un débat
00:48:43dans ce sens là
00:48:44sur droit du sol
00:48:45droit du sang
00:48:45puis quand ça ne nous arrangera pas
00:48:46on l'aura dans l'autre sens
00:48:49je fais attention à ça
00:48:50parce que
00:48:51on ne peut pas ne pas voir
00:48:52aussi le danger
00:48:52que représente
00:48:53l'extrême droite
00:48:53dans notre pays
00:48:54et donc je fais attention aussi
00:48:55à ce que sur ces sujets
00:48:56on garde un peu
00:48:57la précision des mots
00:48:59et l'approche
00:49:00et je le dis
00:49:01avec la ministre
00:49:02on propose
00:49:03les conjoints
00:49:03parce que nous considérons
00:49:05que c'est un des moyens
00:49:06d'avoir tout le monde
00:49:06autour de la table
00:49:07début juillet
00:49:08si le parlement décide
00:49:09qu'il n'y a pas les conjoints
00:49:10il n'y aura pas les conjoints
00:49:12vous êtes souverain
00:49:13mais je ne veux pas
00:49:14qu'on dise
00:49:15que c'est pour un problème
00:49:15de constitutionnalité
00:49:16parce que ce n'est pas vrai
00:49:19je ne veux pas
00:49:19que l'on dise
00:49:20parce qu'il n'y a pas
00:49:21de lien entre le régime
00:49:22matrimonial
00:49:22et la citoyenneté
00:49:23sans quoi
00:49:24là je veux dire
00:49:25là on ouvre des portes
00:49:26à d'autres
00:49:27je ne fais pas de dessin
00:49:28parce que ce n'est pas vrai
00:49:30j'aime autant qu'on dise
00:49:31pour des raisons politiques
00:49:34on trouve que
00:49:36bref
00:49:36je ne veux pas faire
00:49:36le porte-parole
00:49:37des raisons politiques
00:49:37mais je préfère
00:49:38qu'on l'assume comme tel
00:49:39ça me semble plus propre
00:49:40pour l'avenir
00:49:41et plus respectueux
00:49:42de nos concitoyens
00:49:44surtout pour le temps long
00:49:46de ce dossier
00:49:46je pourrais revenir
00:49:47sur beaucoup d'aspects
00:49:48mais merci de votre patience
00:49:49et de m'avoir écouté
00:49:50Est-ce qu'il y a l'avis
00:49:51de la commission
00:49:52Madame la rapporteure
00:49:53sur cet amendement
00:49:54du gouvernement
00:49:54Merci Monsieur le Président
00:49:56Monsieur le Premier ministre
00:49:56alors la commission des lois
00:49:58a rendu un avis défavorable
00:50:00dans sa grande majorité
00:50:02à votre amendement
00:50:04des débats que nous avons eus
00:50:05il semble qu'il y ait
00:50:06trois arguments principaux
00:50:08qui justifient ce vote
00:50:10de la commission des lois
00:50:11d'abord une question de méthode
00:50:12l'urgence
00:50:14la précipitation
00:50:16le dépôt tardif
00:50:17de l'amendement
00:50:19une absence de consensus
00:50:21politique autour
00:50:22de cette question
00:50:23des conjoints
00:50:24qui ressemble
00:50:24particulièrement clivante
00:50:26chez l'ensemble
00:50:28des partenaires
00:50:30de la Nouvelle-Calédonie
00:50:31et enfin
00:50:32des questions juridiques
00:50:33non pas tant
00:50:34sur la constitutionnalité
00:50:35mais sur la faiblesse
00:50:37juridique
00:50:39notamment de la mise en oeuvre
00:50:40de cette disposition
00:50:42et de cette extension
00:50:43du corps électoral
00:50:44au conjoint
00:50:45les délais pour s'inscrire
00:50:47sur la liste électorale
00:50:49et quid
00:50:50de la situation
00:50:51des personnes
00:50:52qui auront perdu
00:50:53ce statut de conjoint
00:50:54voilà de nos débats
00:50:55ce qui est ressorti
00:50:56et qui a justifié
00:50:57cet avis défavorable
00:50:59merci
00:50:59madame la rapporteure
00:51:01madame la présidente
00:51:02Kuckerman
00:51:02merci monsieur le président
00:51:04monsieur le premier ministre
00:51:05mes chers collègues
00:51:07vous m'autoriserez
00:51:08un style plus télégraphique
00:51:09ayant dix minutes de moins
00:51:11que vous
00:51:11monsieur le premier ministre
00:51:12pour expliquer mon vote
00:51:13mais cela est bien normal
00:51:14non tout d'abord
00:51:15je veux reprendre
00:51:16les mots que vous avez dit
00:51:18l'état n'est pas neutre
00:51:20l'état est neutre
00:51:22pardon
00:51:22vous l'avez dit
00:51:22mais monsieur le premier ministre
00:51:24vous n'êtes pas l'état
00:51:24et si vous êtes le premier ministre
00:51:26c'est-à-dire le chef d'un gouvernement
00:51:27qui fait de la politique
00:51:28et comme vous l'avez dit
00:51:29parce que nous faisons de la politique
00:51:30nous avons une incidence
00:51:32sur le droit
00:51:32et donc forcément
00:51:33selon nos choix politiques
00:51:35le droit demain
00:51:37n'est pas le même
00:51:38c'est le droit de faire offense
00:51:40à personne
00:51:41que de dire cela
00:51:43et ce qui permettra
00:51:44de répondre
00:51:44je ne fais pas le choix
00:51:45entre faire du droit
00:51:46ou faire de la politique
00:51:47faire de la politique
00:51:48ou faire du droit
00:51:48mais finalement
00:51:50dans un mouvement
00:51:52empli de dialectiques
00:51:54qui m'est chère
00:51:55nous avançons ainsi
00:51:57je veux revenir
00:51:58sur les propos
00:51:58qu'ont tenu plusieurs
00:51:59de nos collègues
00:52:00sur la situation
00:52:02calédonienne
00:52:02j'en ai entendu certains
00:52:04parler de bizarrerie
00:52:05de loi électorale
00:52:06qui ne serait pas normale
00:52:07ou tout autre vocable
00:52:08je veux tout de même rappeler
00:52:10que nous sommes
00:52:11cela a été reconnu
00:52:12jusqu'à l'ONU
00:52:13dans ce que nous qualifions
00:52:15d'un processus
00:52:16de décolonisation
00:52:17qui nécessite
00:52:18donc
00:52:18des aménagements
00:52:20dès lors que
00:52:21dans le cadre
00:52:22d'un accord global
00:52:23la question
00:52:24du corps électoral
00:52:25n'est pas posée
00:52:26et c'est cela
00:52:27qui va conditionner
00:52:28y compris notre vote
00:52:29monsieur le premier ministre
00:52:30pour ne pas faire dire
00:52:31ou interpréter
00:52:32des votes
00:52:33dans un sens
00:52:34ou dans un autre
00:52:35mais monsieur le premier ministre
00:52:37je voudrais vous interroger
00:52:38sur votre amendement
00:52:39ne trouvez-vous pas
00:52:40tout de même
00:52:40qu'en 2026
00:52:42il y ait quelque chose
00:52:43d'un peu ringard
00:52:45à donner
00:52:46le droit de vote
00:52:48uniquement
00:52:49à des personnes
00:52:50qui seraient mariées
00:52:51ou paxées
00:52:52quid de l'union libre
00:52:54ça je ne sais pas
00:52:55que se passe-t-il
00:52:56parce que
00:52:57il y a quelques années
00:52:58cela pouvait s'entendre
00:52:59que se passe-t-il
00:53:00après divorce
00:53:02question
00:53:04et effectivement
00:53:05même si bien évidemment
00:53:06le mariage
00:53:07est un statut
00:53:08civil
00:53:09qui donne des droits
00:53:10et des devoirs
00:53:11ramener la question
00:53:12aujourd'hui
00:53:13du corps électoral
00:53:14à la question
00:53:16du type
00:53:17d'union
00:53:18que les uns
00:53:19et les autres choisissent
00:53:20ne me semble pas
00:53:21en tout cas
00:53:21être inscrit
00:53:22la Calédonie
00:53:23la Kanaki
00:53:24vers une société
00:53:26progressiste
00:53:27pour les siècles à venir
00:53:29Monsieur Naturel
00:53:30pour l'explication
00:53:31de vote
00:53:33Merci Monsieur le Président
00:53:34alors effectivement
00:53:35je n'ai pas 13 minutes
00:53:36non plus
00:53:36j'ai deux minutes
00:53:37pour essayer
00:53:39rapidement
00:53:39de donner mon point de vue
00:53:41alors je voudrais
00:53:41vous l'avez dit
00:53:42Monsieur le Premier Ministre
00:53:43qu'on nous regarde
00:53:44je voudrais rappeler ici
00:53:46parce que
00:53:46depuis mon élection
00:53:47c'est un sujet
00:53:49qui est sensible pour moi
00:53:50que je suis
00:53:50sonannellement
00:53:51ici dans l'hémicycle
00:53:52que je suis favorable
00:53:54à la participation
00:53:56et à l'inscription
00:53:56effectivement
00:53:57des conjoints
00:53:59et à l'élargissement
00:54:01du corps électoral
00:54:02par contre
00:54:03on est
00:54:04on l'a dit tous
00:54:04ici
00:54:05on est dans des
00:54:06des moments
00:54:07très
00:54:08en urgence
00:54:09pour traiter ce dossier
00:54:11alors vous avez parlé
00:54:12beaucoup de la
00:54:12de l'avis
00:54:14du Conseil d'Etat
00:54:15en 2023
00:54:16juste avant
00:54:17effectivement
00:54:18l'épisode 2024
00:54:20de la réforme constitutionnelle
00:54:21mais il y a un autre élément
00:54:22il y a
00:54:23le Conseil constitutionnel
00:54:25qui a
00:54:26qui a rendu
00:54:27un avis
00:54:28suite à une QPC
00:54:29et en fait
00:54:29les accords sont
00:54:30bon
00:54:31mais je ne veux pas m'étendre
00:54:32sur l'aspect juridique
00:54:32mais enfin
00:54:33on n'a pas tout à fait
00:54:34le même avis
00:54:34entre les deux
00:54:35ça je le passe
00:54:36par contre
00:54:37et je crois que c'est
00:54:38madame
00:54:39Narassignon
00:54:39qui l'a dit tout à l'heure
00:54:40dans son intervention
00:54:41ce sujet
00:54:43des conjoints
00:54:44on ne l'aborde pas
00:54:45depuis hier
00:54:46on l'a abordé
00:54:47dans le cadre
00:54:48de l'emploi local
00:54:49et puis on a eu
00:54:50effectivement des avis
00:54:51là-dessus
00:54:51c'est un sujet
00:54:52qui est très sensible
00:54:53en Nouvelle-Calédonie
00:54:54et moi je regrette
00:54:55que vous nous proposez ça
00:54:57aujourd'hui
00:54:57aujourd'hui
00:54:58l'amendement est arrivé
00:54:59aujourd'hui
00:55:00alors que
00:55:01il n'y a pas consensus
00:55:02moi j'ai suivi
00:55:03chers collègues
00:55:04pendant 4h50
00:55:06les débats au congrès
00:55:07ce matin
00:55:08et ce sujet
00:55:09a été abordé
00:55:10il n'y a effectivement
00:55:11pas consensus
00:55:12sur le dossier
00:55:13ne serait-ce que
00:55:14sur la définition
00:55:15et la présidente
00:55:17qui Kermann l'a dit
00:55:18tout à l'heure
00:55:18la définition du conjoint
00:55:19à un moment donné
00:55:20il va bien falloir le faire
00:55:21et puis
00:55:23effectivement
00:55:24je le dis
00:55:25et je le redis
00:55:26encore aujourd'hui
00:55:26moi ma priorité
00:55:27et c'est ma proposition
00:55:28c'est qu'on inscrive
00:55:29les natifs
00:55:30si on continue
00:55:32à en rajouter
00:55:33et bien on va tout perdre
00:55:34et effectivement
00:55:35on pourra ne peut-être pas
00:55:36inscrire les natifs
00:55:37pour qu'ils puissent voter
00:55:38au mois de juin
00:55:39de cette année
00:55:41Merci chers collègues
00:55:42la parole est à madame
00:55:43Larassi
00:55:48Merci monsieur le président
00:55:49alors évidemment
00:55:50nous sommes contre
00:55:51cet amendement
00:55:52et je vais rappeler
00:55:53effectivement
00:55:54ce que j'ai déjà dit
00:55:55tout à l'heure
00:55:56en DG
00:55:57et dans la suite
00:55:58de la présidente
00:55:59Kukerman
00:56:00faire à la fois
00:56:00du droit
00:56:01et de la politique
00:56:03le conseil d'état
00:56:04donc avait donné
00:56:05un avis
00:56:05sur cette question
00:56:06de l'emploi local
00:56:07sur le conjoint
00:56:10et en rappelant
00:56:11que
00:56:11un conjoint citoyen
00:56:12de Nouvelle-Calédonie
00:56:13sans savoir la qualité
00:56:14de citoyen
00:56:14de Nouvelle-Calédonie
00:56:15donc en parlant
00:56:16de ce cas précis
00:56:18une telle mesure
00:56:19ne trouvant aucun fondement
00:56:20dans l'accord
00:56:20ou la loi organique
00:56:21donc là on part
00:56:22de l'accord de Nouméa
00:56:23qui est un accord
00:56:25constitutionnalisé
00:56:26qui a défini
00:56:27un corps électoral
00:56:28restreint
00:56:29qui a été gelé
00:56:30par une révision
00:56:32constitutionnelle
00:56:32en 2007
00:56:33et donc il s'agit
00:56:34quand même
00:56:34ce qu'on a dit là
00:56:36de s'assurer
00:56:37qu'on reste
00:56:37quand même
00:56:38dans ce cadre
00:56:39constitutionnel
00:56:40d'une évolution
00:56:42raisonnable
00:56:43y compris
00:56:43par rapport
00:56:44à cet avis
00:56:44qui a été donné
00:56:45en 2025
00:56:45par le conseil
00:56:46constitutionnel
00:56:47sur les évolutions
00:56:48pour essayer
00:56:50de remédier
00:56:51à cette
00:56:54déviation
00:56:54exorbitante
00:56:55du droit commun
00:56:55par le corps électoral
00:56:56restreint
00:56:58et les conjoints
00:57:00pour nous
00:57:00vraiment là
00:57:01d'un point de vue
00:57:02et juridique
00:57:03et politique
00:57:04et constitutionnel
00:57:05et politique
00:57:06ça relève vraiment
00:57:07de ce qui doit être
00:57:07négocié
00:57:08dans le cadre
00:57:08d'un accord
00:57:09global
00:57:10l'évolution
00:57:11des natifs
00:57:12c'est compréhensible
00:57:13par loi organique
00:57:14mais l'évolution
00:57:15pour les conjoints
00:57:16pour nous
00:57:16ça doit être
00:57:17dans le cadre
00:57:18d'une discussion
00:57:19plus large
00:57:20sur l'accord global
00:57:21justement parce que
00:57:22effectivement
00:57:23monsieur le premier ministre
00:57:24le fait d'avoir
00:57:26une acquisition
00:57:27de citoyenneté
00:57:28par mariage
00:57:29est effectivement
00:57:31possible dans le droit français
00:57:32bien heureusement
00:57:33et bien évidemment
00:57:34et c'est par là
00:57:35qu'on obtient
00:57:36le droit de vote
00:57:37parce qu'on a acquis
00:57:38la nationalité française
00:57:39par mariage
00:57:40et donc acquérir
00:57:41la citoyenneté calédonienne
00:57:43par une union
00:57:45qu'elle soit
00:57:45mariage, pax
00:57:46ou union libre
00:57:48ça doit être discuté
00:57:50dans la définition
00:57:51de ce qu'est
00:57:53une définition pérenne
00:57:55de la citoyenneté
00:57:57calédonienne
00:57:57et c'est donc
00:57:58dans ce cadre là
00:57:59et si nous pouvons
00:58:00être favorables
00:58:01évidemment qu'on ait
00:58:02ce débat sur les conjoints
00:58:03mais pas dans ce cadre-ci
00:58:04dans le cadre
00:58:05d'une discussion
00:58:06globale
00:58:08avec la parole
00:58:09est au président
00:58:09Caner
00:58:13oui monsieur le
00:58:14premier ministre
00:58:14monsieur le président
00:58:15tout d'abord
00:58:15merci du temps
00:58:16que vous prenez
00:58:17pour essayer
00:58:19avec pédagogie
00:58:20de nous convaincre
00:58:21mais malheureusement
00:58:22sur ce sujet là
00:58:23ce ne sera pas
00:58:24une réussite
00:58:25je le regrette
00:58:26pour vous
00:58:26mais madame
00:58:28Narassiguin
00:58:29vient de dire
00:58:29que le débat
00:58:30n'est pas clos
00:58:30pour autant
00:58:32c'est un problème
00:58:32de timing
00:58:34et vraiment
00:58:34nous pensons
00:58:35qu'il faut donner
00:58:36du temps
00:58:36autant
00:58:37mais que surtout
00:58:39le mieux
00:58:39est l'ennemi du bien
00:58:42le mieux
00:58:43aujourd'hui
00:58:45ce serait
00:58:46votre position
00:58:46c'est à dire
00:58:47d'aller plus loin
00:58:48et chacun a bien compris
00:58:50dans votre conclusion
00:58:50que vous vouliez donner
00:58:51des signes
00:58:51à une partie
00:58:53des membres du congrès
00:58:54qui se sont exprimés
00:58:56en ce sens
00:58:56cette nuit
00:58:58en espérant
00:58:59ne pas les perdre
00:59:00pour reprendre
00:59:00notre expression
00:59:01lors d'ouverture
00:59:03de négociations
00:59:03au mois de juillet
00:59:04que je souhaite
00:59:05comme vous
00:59:06ouverte
00:59:06des loyalistes
00:59:07au FLNKS
00:59:09et que tout le monde
00:59:10prenne conscience
00:59:11qu'il faut maintenant
00:59:13négocier
00:59:13dans un dialogue
00:59:14de confiance
00:59:16mais manifestement
00:59:17sur cet amendement
00:59:18et je remercie
00:59:19la commission des lois
00:59:20d'avoir pris
00:59:21cette position
00:59:22nous ne pouvons pas
00:59:23vous suivre
00:59:24en tout cas pas
00:59:25dans le moment
00:59:26qui est celui
00:59:27de la recherche
00:59:28d'un vote positif
00:59:30ici au CEDA
00:59:32le plus large
00:59:33possible
00:59:34et vous permettant
00:59:35ensuite
00:59:36devant l'Assemblée nationale
00:59:37donc très rapidement
00:59:38puisque la CMP
00:59:40est convoquée
00:59:40jeudi matin
00:59:41très rapidement
00:59:43de pouvoir obtenir
00:59:44en tout cas
00:59:45sinon un vote conforme
00:59:46en tout cas
00:59:46un vote
00:59:47qui permette
00:59:47d'aller plus loin
00:59:49vers le sélectionnement
00:59:50politique
00:59:51à court terme
00:59:52avant les élections
00:59:53vous devez convoquer
00:59:54le corps électoral
00:59:55le 31 mai
00:59:56monsieur le Premier ministre
00:59:5731 mai
00:59:58c'est une course
00:59:59contre la montre
00:59:59ne mettez pas
01:00:01des obstacles
01:00:01supplémentaires
01:00:02dans cette course
01:00:03c'est le sens
01:00:03de notre vote
01:00:04opposé à votre amendement
01:00:06merci monsieur le Président
01:00:07monsieur le Président
01:00:08Darnot
01:00:09oui merci monsieur le Président
01:00:13je voudrais
01:00:15puisque l'occasion
01:00:16nous en est donnée
01:00:16de débattre
01:00:17sur ce sujet
01:00:18moi aussi
01:00:19regretter
01:00:21la forme
01:00:22mais une forme
01:00:23de précipitation
01:00:24mais au fond
01:00:26on a fait déjà
01:00:27ce constat
01:00:28à maintes reprises
01:00:28ici même
01:00:29lorsque nous avons
01:00:30eu à discuter
01:00:31du sujet
01:00:33de la Nouvelle-Calédonie
01:00:34pour autant
01:00:35je pense que
01:00:36ouvrir le corps électoral
01:00:38c'est une façon
01:00:39cela peut être
01:00:40une façon
01:00:40de nourrir
01:00:41un destin commun
01:00:42pour les femmes
01:00:42et les hommes
01:00:43qui sont attachés
01:00:44à cette terre
01:00:45et qui aspirent
01:00:46à exercer un droit
01:00:47qui est le droit de vote
01:00:49le deuxième aspect
01:00:51qui est pour moi aussi
01:00:53important
01:00:53et en écho
01:00:55à ce qu'a dit
01:00:56la Présidente Jourdat
01:00:57lors de la discussion
01:00:59générale
01:01:00je crois qu'il y a lieu
01:01:01à s'attacher
01:01:02au principe
01:01:03or quand
01:01:05je regarde
01:01:06l'amendement
01:01:07par-delà
01:01:08encore une fois
01:01:09la question
01:01:10de la forme
01:01:11voire même
01:01:11de l'opportunité
01:01:13mais puisque
01:01:13le gouvernement
01:01:14a souhaité
01:01:15que le débat
01:01:15puisse avoir lieu
01:01:16sur ce sujet
01:01:17je note quand même
01:01:19que
01:01:20et d'ailleurs
01:01:21notre collègue
01:01:22Georges Naturel
01:01:22l'a dit
01:01:23il y a là
01:01:25une ouverture
01:01:26du corps électoral
01:01:27qui est limitée
01:01:30qui est encadrée
01:01:32et que
01:01:33cet amendement
01:01:34ne rompt pas
01:01:35l'équilibre
01:01:37entre
01:01:37d'une part
01:01:38la préservation
01:01:39des principes
01:01:41à valeur constitutionnelle
01:01:42d'égalité
01:01:43d'universalité
01:01:45pardon
01:01:45et d'autre part
01:01:48la pleine
01:01:48mise en oeuvre
01:01:49de l'accord
01:01:50de Nouméa
01:01:51et c'est pour moi
01:01:52quelque chose
01:01:53d'essentiel
01:01:54c'est pourquoi
01:01:55la présidente
01:01:56Jourdat
01:01:56le rappelait
01:01:57tout à l'heure
01:01:58nous ne sommes pas
01:02:00défavorables
01:02:00et nous serons
01:02:01favorables
01:02:02à cet amendement
01:02:06Merci
01:02:06la parole est à
01:02:07je vous donnerai la parole
01:02:08tout à l'heure
01:02:08parce qu'on termine
01:02:10j'ai encore
01:02:11trois interventions
01:02:13la parole est à
01:02:14monsieur Soili
01:02:18Oui merci
01:02:19monsieur le président
01:02:20monsieur le premier ministre
01:02:21mes chers collègues
01:02:24je ne reviens pas
01:02:25sur les arguments
01:02:26de fond
01:02:27qui ont été
01:02:28employés
01:02:29de part et d'autre
01:02:30pour
01:02:30ou contre
01:02:31cet amendement
01:02:31je remercie
01:02:32madame la rapporteure
01:02:33d'avoir appelé
01:02:34les éléments
01:02:35qui ont animé
01:02:36les débats
01:02:37à la commission
01:02:38des lois
01:02:39tout à l'heure
01:02:42moi je ne pense pas
01:02:43qu'il faille opposer
01:02:44les arguments
01:02:45juridiques
01:02:45aux arguments
01:02:46politiques
01:02:47nous faisons les deux
01:02:48ici
01:02:48nous faisons les deux
01:02:50ici
01:02:51et d'ailleurs
01:02:51ce sont des
01:02:52considérations
01:02:53juridiques
01:02:54qui ont amené
01:02:55les commissaires
01:02:56aux lois
01:02:57dans leur majorité
01:02:59à dire que
01:03:00dans la mesure
01:03:01où nous ne sommes pas
01:03:03capables
01:03:04de mesurer
01:03:04les conséquences
01:03:05juridiques
01:03:05de cet amendement
01:03:06et que nous n'avons
01:03:08pas le temps
01:03:09d'en débattre
01:03:10vaut mieux
01:03:10ne pas
01:03:11le voter
01:03:13et moi
01:03:15je verse ici
01:03:17un autre
01:03:18argument juridique
01:03:19un dernier argument
01:03:20juridique
01:03:21c'est le
01:03:22parallélisme
01:03:23des formes
01:03:24ce qui a été
01:03:26construit
01:03:27selon des formes
01:03:28les formes
01:03:29des accords
01:03:30de Nouméa
01:03:31et bien
01:03:32devraient
01:03:33être modifiées
01:03:34selon les mêmes formes
01:03:35tout simplement
01:03:38cette proposition
01:03:39de loi
01:03:40est
01:03:40un exemple
01:03:41d'exception
01:03:42mais une exception
01:03:44qui a recueilli
01:03:45l'assentiment
01:03:46du congrès
01:03:47par exemple
01:03:47qui a été
01:03:49débattu
01:03:50jusqu'ici
01:03:51nous ne savons pas
01:03:52sur cette disposition
01:03:54qui est proposée
01:03:55par le gouvernement
01:03:56quelle est
01:03:57la réaction
01:03:58quelle est
01:03:59l'avis
01:04:00du congrès
01:04:01puisqu'il n'a pas
01:04:02été
01:04:04précisément
01:04:04questionné
01:04:05sur ça
01:04:05donc c'est tout
01:04:06simplement
01:04:06ce que
01:04:07je voulais
01:04:09mettre
01:04:09là aussi
01:04:10sur
01:04:11la table
01:04:12nous faisons
01:04:13à la fois
01:04:13de la politique
01:04:14et du juridique
01:04:16il ne faut pas
01:04:17opposer les deux
01:04:18Monsieur Bitz
01:04:19pour l'explication
01:04:20de vote
01:04:20Merci
01:04:21Monsieur le Président
01:04:23Monsieur le Premier Ministre
01:04:24manifestement
01:04:25je vous ai
01:04:26contrarié
01:04:27Monsieur le Premier Ministre
01:04:27je le regrette
01:04:28d'autant plus
01:04:29que je fais
01:04:29plutôt partie
01:04:30de ceux
01:04:31dans cette hémicy
01:04:32qui considère
01:04:32que le gouvernement
01:04:33fait ce qu'il peut
01:04:34de manière générale
01:04:35mais je reconnais ici
01:04:37avec beaucoup d'humilité
01:04:38que sur la gestion
01:04:40du dossier calédonien
01:04:41j'avoue
01:04:42ne pas comprendre
01:04:43ne pas tout comprendre
01:04:44manifestement
01:04:45de ce que vous voulez faire
01:04:46et de la méthode
01:04:47qui est employée
01:04:49pour revenir
01:04:49sur la question
01:04:51juridique
01:04:52et sur la question politique
01:04:53c'est évidemment
01:04:54des réserves
01:04:55sur les deux
01:04:56points
01:04:57qui aboutissent
01:04:58à une position
01:04:59définitive
01:05:00du groupe
01:05:00union centriste
01:05:01qui est négative
01:05:02sur l'amendement
01:05:04que vous proposez
01:05:05parce que
01:05:06pour nous
01:05:07et c'est pas seulement
01:05:08l'avis juridique
01:05:09du groupe union centriste
01:05:10c'est quand même
01:05:10beaucoup d'expressions
01:05:11juridiques
01:05:12qui se sont exprimées
01:05:13là-dessus
01:05:13plus on s'éloigne
01:05:14plus on élargit
01:05:15le corps électoral
01:05:16plus on prend risque
01:05:17plus on prend un risque
01:05:18de nature constitutionnelle
01:05:20alors vous dites
01:05:21oui le conseil d'état
01:05:22elle-même
01:05:22d'ailleurs
01:05:22ce sera le conseil
01:05:23constitutionnel
01:05:24qui devra
01:05:24se prononcer
01:05:26sur le fond
01:05:28donc plus on s'éloigne
01:05:30du texte
01:05:31du corps électoral
01:05:33actuel
01:05:33plus nous prenons
01:05:34un risque juridique
01:05:35est-ce que ça vaut la peine
01:05:36de prendre
01:05:37un tel risque juridique
01:05:38qui pourrait se réaliser
01:05:40quelques semaines
01:05:41avant l'élection
01:05:42nous ne le pensons pas
01:05:43et je pense que
01:05:43personne dans cet émis
01:05:44cycle peut être
01:05:45catégorique
01:05:46en disant
01:05:47l'élargissement
01:05:48au conjoint
01:05:49est obligatoirement
01:05:51constitutionnel
01:05:52voilà il n'y a pas
01:05:53de jurisprudence
01:05:54sur le sujet
01:05:54et personne ne peut
01:05:55être aussi affirmatif
01:05:56donc dans le doute
01:05:57en période préélectorale
01:05:59nous estimons
01:06:00qu'il est peut-être
01:06:01plus prudent
01:06:01de se limiter
01:06:02à ce pourquoi
01:06:03nous sommes convaincus
01:06:05on va dire
01:06:06c'est-à-dire
01:06:06le vote des natifs
01:06:08donc nous ne sommes pas
01:06:09favorables à l'immobilisme
01:06:10mais à un autre point
01:06:12d'équilibre
01:06:13un peu différent
01:06:14de celui
01:06:15que vous proposez
01:06:16et je reprendrai
01:06:17une fois n'est pas
01:06:18coup de putume
01:06:18évidemment les analyses
01:06:20développées par
01:06:21à la présidente
01:06:22Kuckerman
01:06:22ou madame
01:06:23Narek-Siguin
01:06:24en disant
01:06:25voilà pour le reste
01:06:26là manifestement
01:06:27nous n'avons pas eu
01:06:28le temps
01:06:28d'étudier
01:06:29les choses
01:06:30il est peut-être
01:06:31beaucoup plus sage
01:06:32de remettre les choses
01:06:33dans le cadre
01:06:34d'un accord global
01:06:34je suis sûr
01:06:36les négociations
01:06:37vont reprendre
01:06:38très rapidement
01:06:38après les élections
01:06:39provinciales
01:06:40merci chers collègues
01:06:41la parole est à monsieur
01:06:41Mélouli
01:06:42pour l'explication
01:06:43de votre
01:06:48merci monsieur le président
01:06:49alors nous
01:06:50on ne sépare pas
01:06:51effectivement le juridique
01:06:51du politique
01:06:52d'ailleurs je vais vous donner
01:06:52trois arguments
01:06:53le premier c'est juridique
01:06:55c'est juridiquement
01:06:56inconstitutionnel
01:06:56à notre avis
01:06:57puisque dans une décision
01:06:59du 30 juillet 2009
01:07:00le conseil constitutionnel
01:07:00a déjà censuré
01:07:01ce genre de truc
01:07:02donc ça il faut quand même
01:07:03le noter
01:07:04ensuite politiquement
01:07:05pour nous on ne modifie pas
01:07:06un calendrier électoral
01:07:08de façon aussi conséquente
01:07:09à seulement six semaines
01:07:11d'un scrutin
01:07:11on a parlé tout à l'heure
01:07:12je ne vais pas reprendre
01:07:13ce qu'a dit la présidente
01:07:14quand même
01:07:14sur les modifications
01:07:15et ensuite la troisième raison
01:07:17et je ne vais pas
01:07:18repraser ce qu'a dit
01:07:19la présidente Kukerman
01:07:20mais ça pose quand même
01:07:21des questions
01:07:21c'est contraire effectivement
01:07:23au principe
01:07:23à la tradition républicaine
01:07:24sur laquelle le citoyen français
01:07:26est un individu politique autonome
01:07:28qui vote en son nom propre
01:07:29et donc ça remet en cause
01:07:32quand même pas mal de questions
01:07:33je sais bien que les outre-mer
01:07:34sont souvent des laboratoires
01:07:35pour faire tout et n'importe quoi
01:07:37ce qu'on ne ferait pas
01:07:38nous-mêmes
01:07:38et donc c'est l'image qu'on donne
01:07:39et bien continuons dans cet esprit
01:07:41et nous allons
01:07:42récolter
01:07:43ce que nous voulons semer
01:07:44et je crois que
01:07:45si on veut apaiser
01:07:46il faut prendre le temps
01:07:47de la concertation
01:07:47et vous le disiez vous-même
01:07:49monsieur le Premier ministre
01:07:50vous voulez mettre
01:07:50tout le monde autour de la table
01:07:51et bien pour maintenir
01:07:52tout le monde autour de la table
01:07:53il faut commencer
01:07:54par tordre le bras de certains
01:07:56merci cher collègue
01:07:57monsieur Roué
01:07:58pour expliquer
01:07:59merci monsieur le Président
01:07:59je voulais juste rappeler
01:08:01que dans la décision
01:08:02du 30 juillet 2009
01:08:03le conseil constitutionnel
01:08:05avait déjà traité la question
01:08:07des conjoints
01:08:08dans le cadre de l'emploi local
01:08:09cette catégorie
01:08:10n'a pas de fondement
01:08:11dans l'accord de Nouméa
01:08:12et ne constitue pas
01:08:13une mesure nécessaire
01:08:14à sa mise en oeuvre
01:08:15qu'à contraire
01:08:16à la constitution
01:08:17le conseil d'état
01:08:18l'a encore confirmé
01:08:19dans l'avis négatif
01:08:20du 25 juin 2025
01:08:22formulé à propos
01:08:23de la modification
01:08:24de la loi du pays
01:08:25sur l'emploi local
01:08:26codifiée dans le code du travail
01:08:27le gouvernement proposait
01:08:29à travers
01:08:30un avant-projet
01:08:30de loi du pays
01:08:31porté par
01:08:32Christophe R. Gégès
01:08:33que les compagnons
01:08:34et les compagnes
01:08:35des citoyens calédoniens
01:08:36puissent bénéficier
01:08:37dès leur arrivée
01:08:37sur le caillou
01:08:38du régime
01:08:39de l'emploi local
01:08:40cette mesure
01:08:41qui était censée
01:08:41rendre le mode du travail
01:08:43plus attractif
01:08:43en particulier dans le secteur
01:08:45de la santé
01:08:46visait en réalité
01:08:48à relancer
01:08:48la politique de peuplement
01:08:50le principe
01:08:51un homme une voix
01:08:52connaît des aménagements
01:08:53dans les situations
01:08:53de décolonisation
01:08:54la citoyenneté du pays
01:08:56n'est plus accessible
01:08:57aux nouveaux résidents
01:08:58arrivés après le 8 novembre
01:09:001998
01:09:00cet aménagement
01:09:02trouve ce fondement
01:09:02dans la résolution
01:09:03de l'Assemblée générale
01:09:04de l'ONU
01:09:05du 11 décembre 1980
01:09:06le FNC n'est pas favorable
01:09:08à l'ouverture aux conjoints
01:09:10car cela crée
01:09:11trop d'inégalités
01:09:11de situation
01:09:12entre les célibataires
01:09:13et les mariés
01:09:13et paxés
01:09:15il faut que les gens
01:09:16aient la liberté
01:09:16de choisir leur régime marital
01:09:18sans conséquence
01:09:19sur le droit de vote
01:09:20car cela signifierait
01:09:21que des personnes paxées
01:09:23pourraient dissoudre
01:09:24leur paxe
01:09:24tout en conservant
01:09:25leur droit de vote
01:09:26cela créerait
01:09:27des discriminations
01:09:29entre personnes
01:09:29ayant les mêmes situations
01:09:31au regard du droit de vote
01:09:32en tenant compte
01:09:33d'un lien de droit privé
01:09:34révocable
01:09:35sans aucun rapport
01:09:36avec l'attribution
01:09:37des droits politiques
01:09:40Merci M. Lurel
01:09:41pour l'explication de vote
01:09:45Merci M. le Président
01:09:48Je ne parlerai
01:09:49ni de droit
01:09:50ni de politique
01:09:52mais à supposer même
01:09:54que le gouvernement
01:09:55aurait raison
01:09:57si on évoque
01:09:59le temps parlementaire
01:10:00l'écosystème parlementaire
01:10:02mon Président disait
01:10:03que le mieux
01:10:04c'est l'ennemi du bien
01:10:06vous avez
01:10:07objectivement intérêt
01:10:08à ne pas prendre ce risque
01:10:09puisqu'on débat
01:10:12le Conseil constitutionnel
01:10:13a tranché
01:10:13le Conseil d'Etat
01:10:14a donné des avis
01:10:16c'est le 28 juin
01:10:19l'élection
01:10:19c'est le 31 mai
01:10:22l'appel
01:10:23aux électeurs
01:10:25vous n'avez pas intérêt
01:10:26à prendre ce risque
01:10:27qu'est-ce que ça coûte
01:10:29de dire
01:10:29à minima
01:10:30en grand jour
01:10:31ce texte
01:10:32tel qu'il est présenté
01:10:34malgré les divergentes
01:10:35on voit bien
01:10:35que ça fait consensus
01:10:37et vous avez
01:10:38objectivement intérêt
01:10:39à avoir un vote conforme
01:10:41à l'Assemblée nationale
01:10:42là on gagne
01:10:44quelques jours
01:10:45peut-être des semaines
01:10:46donc objectivement
01:10:48je peux entendre
01:10:49politiquement
01:10:50électoralement
01:10:51ou en termes
01:10:52de sensibilité
01:10:53qu'on veuille donner
01:10:54des gages
01:10:54à tel ou tel groupe
01:10:56mais là
01:10:56du point de vue
01:10:57de l'écosystème
01:10:58on a objectivement
01:10:59intérêt à voter
01:11:00le texte naturel
01:11:01tel qu'il est
01:11:03Merci
01:11:03Monsieur le Premier ministre
01:11:08Merci beaucoup
01:11:09alors je vais reprendre
01:11:11les quelques points
01:11:12dans l'ordre
01:11:13pour bien éclairer
01:11:14tout cela
01:11:17le président d'Arnaud
01:11:18a raison de parler
01:11:18de précipitation
01:11:19c'est vrai aussi
01:11:20pour le gouvernement
01:11:22après
01:11:22vous connaissez bien
01:11:23le dossier
01:11:23donc vous en êtes
01:11:25habitué
01:11:25c'est sûr que
01:11:26dès lors qu'on laisse
01:11:27les partis
01:11:28localement
01:11:30discuter
01:11:30il appartient souvent
01:11:32au pouvoir législatif
01:11:33et à l'exécutif
01:11:34national
01:11:34de reprendre la main
01:11:36au moment où on le peut
01:11:36on le sait tous
01:11:37et en fait
01:11:38c'est toujours un peu compliqué
01:11:39le sénateur naturel
01:11:40a participé
01:11:41enfin les deux sénateurs
01:11:42ont participé
01:11:42à beaucoup
01:11:43de ces entretiens
01:11:44d'un côté
01:11:45ça discute pas
01:11:46puis après
01:11:46quand ça discute
01:11:47ça palabre longtemps
01:11:48ce qui est bien naturel
01:11:49et quand ça palabre longtemps
01:11:50en général
01:11:51on se retrouve
01:11:52à la dernière minute
01:11:52et nous voici rassemblés
01:11:54on le sait tous
01:11:55mais
01:11:56c'est bien aussi
01:11:57pour les débats
01:11:58de se le dire
01:12:00ensuite
01:12:01moi je n'oppose pas
01:12:01le droit et la politique
01:12:03je dis juste
01:12:03qu'il ne faut pas se cacher
01:12:04derrière le droit
01:12:04pour faire de la politique
01:12:07ce n'est ni courageux
01:12:09ni utile
01:12:10pour la défendre
01:12:10de l'état de droit
01:12:13et c'est comme ça
01:12:14qu'on instille un poison
01:12:15et tantôt ça nous arrange
01:12:17dans un sens
01:12:17tantôt ça nous arrange
01:12:18dans l'autre
01:12:18je crois avoir vu
01:12:19dans l'agenda du parlement
01:12:21que d'autres propositions
01:12:22de loi
01:12:22ou textes régalien
01:12:23vont arriver
01:12:23et vous ne manquerez pas
01:12:25de nouveau
01:12:25d'avoir ce débat
01:12:26sur la constitutionnalité
01:12:27et j'entends
01:12:28qu'il faudra peut-être dire
01:12:29qu'il ne faudra pas
01:12:30prendre de risques
01:12:32je fais cette parenthèse
01:12:33comme je ne suis pas
01:12:35mis les outre-mer
01:12:35je me permets
01:12:36d'avoir une vision panoramique
01:12:37sur l'ensemble de l'agenda
01:12:38mais en tout cas
01:12:39je le dis quand même
01:12:40avec un peu de malice
01:12:41et de bienveillance
01:12:43si on fait du droit
01:12:44on va en faire quand même
01:12:44vraiment 30 secondes
01:12:45parce qu'il faut qu'on aille
01:12:46jusqu'au bout de cette affaire
01:12:48nous n'échapperons pas
01:12:49je le redis une troisième fois
01:12:52à l'écoulement du temps
01:12:54en la matière
01:12:55et ce que vous appelez
01:12:57parfois risque
01:12:57vous verrez que
01:12:58l'inaction
01:12:59en la matière
01:13:00est le principal risque
01:13:04constitutionnel
01:13:04et politique
01:13:05qui pèse
01:13:06sur le dossier
01:13:07et ça
01:13:08je pense quand même
01:13:10qu'il faut qu'on se le dise
01:13:11n'autant plus que
01:13:12et ça me permet de répondre
01:13:13à la bonne intervention
01:13:14de la sénatrice
01:13:15c'est que
01:13:16s'est introduit
01:13:17un doute
01:13:17quand je dis
01:13:18dans la DG
01:13:18le travail
01:13:20de ce dernier mois
01:13:21a permis
01:13:22d'écarter
01:13:24certaines idées reçues
01:13:25juridiques
01:13:26à vrai dire
01:13:27je suis optimiste
01:13:28le travail n'est pas fini
01:13:30c'est le caractère
01:13:31transitoire
01:13:32de l'accord de Nouméa
01:13:33et je salue le courage
01:13:35du professeur de droit
01:13:37Ferdinand Mélin
01:13:37Sucramagnan
01:13:38pour ne pas le citer
01:13:39et d'autres
01:13:40qui quand même
01:13:41sont venus aussi
01:13:42réexpliquer
01:13:42y compris aux familles
01:13:43politiques indépendantistes
01:13:44que
01:13:45c'est pas parce que
01:13:46c'est dans la constitution
01:13:48que c'est pas dans un morceau
01:13:50transitoire de la constitution
01:13:51et c'est pas parce que
01:13:52l'autodétermination des peuples
01:13:53est dans nos préambules
01:13:55et nos textes
01:13:56que pour autant
01:13:57c'est activable
01:13:58c'est bien pour ça
01:14:00je renfonce des portes ouvertes
01:14:01mais on finit par oublier
01:14:02le référendum
01:14:03dans les années 81
01:14:04qui fait que le peuple français
01:14:05a accepté de déléguer
01:14:06une part justement
01:14:07de sa souveraineté
01:14:08à un corps électoral
01:14:10spécifique
01:14:10ça sera décidé plus tard
01:14:11dans les accords de Nouméa
01:14:13sinon ça s'appellerait
01:14:14une sécession
01:14:14qu'est-ce qui fait
01:14:15que les référendums
01:14:16n'étaient pas un acte
01:14:17de sécession
01:14:17qu'est-ce qui fait
01:14:18que le processus
01:14:18de décolonisation
01:14:19n'est pas un acte
01:14:20de sécession
01:14:21avec la république
01:14:22c'est bien parce
01:14:23qu'à un moment donné
01:14:24et le peuple français
01:14:25et ses représentants
01:14:27ont décidé
01:14:27qu'il y aurait
01:14:28cette méthodologie
01:14:30sauf que
01:14:30tant qu'on n'a rien
01:14:31réinventé de nouveau
01:14:32le temps qui passe
01:14:33et j'insiste
01:14:34il fait peser
01:14:35un risque
01:14:35sur la république
01:14:36qui est majeur
01:14:38on a fait
01:14:39la révolution française
01:14:41est quand même
01:14:42passée par là
01:14:43je veux dire
01:14:44un homme
01:14:44c'est là
01:14:45un homme une voix
01:14:46c'est pas pour donner
01:14:47un gage à un camp
01:14:49et pour autant
01:14:49je ne m'y connais pas
01:14:50ce qu'a été la colonisation
01:14:51de peuplement
01:14:52je le redis
01:14:52tenons cet équilibre
01:14:54tenons-le
01:14:55monsieur le ministre
01:14:56vous le connaissez bien
01:14:57mais je pense
01:14:59qu'il ne faut pas
01:14:59nous sommes la génération
01:15:01de responsables politiques
01:15:02qui désormais
01:15:03a le temps contre nous
01:15:04voilà
01:15:05il n'y a plus de sénateurs
01:15:06au premier ministre
01:15:07il y a six ans
01:15:08sans doute
01:15:08il n'était plus confortable
01:15:09mais en tout cas
01:15:10ça ne s'est pas passé
01:15:11comme ça
01:15:11donc tout ça
01:15:13nous revient
01:15:14deuxième chose
01:15:15le timing
01:15:17lutte contre
01:15:18la montre
01:15:20obstacle
01:15:22vous avez raison
01:15:23et en même temps
01:15:23s'il y avait des élections
01:15:24provinciales tous les ans
01:15:25je vous dirais
01:15:27bon
01:15:28c'est tous les six ans
01:15:30le problème
01:15:31c'est de renvoyer
01:15:32à plus tard
01:15:32quand on est loin
01:15:34et qu'on le regarde
01:15:35d'un point de vue conceptuel
01:15:36c'est facile
01:15:38enfin quand il faut expliquer
01:15:39dans le blanc des yeux
01:15:40à des concitoyennes
01:15:42et des concitoyens
01:15:43qui sont époux
01:15:46partageant la communauté
01:15:47de vie
01:15:47qui sont présents
01:15:48depuis toujours
01:15:50parce que c'est ça
01:15:51l'histoire
01:15:51tous ceux qui connaissent
01:15:52le dossier
01:15:53le savent
01:15:54le droit
01:15:55et les êtres humains
01:15:56les citoyens
01:15:57des françaises
01:15:58et des français
01:15:59qui sont privés
01:16:01de leur droit de vote
01:16:03ils sont privés
01:16:03de leur droit de vote
01:16:04il faut savoir
01:16:08ce que
01:16:08hop
01:16:09flagrant délit
01:16:10d'incohérence
01:16:11on ne peut pas
01:16:12d'un côté
01:16:12revendiquer
01:16:13des critères plus larges
01:16:14pour naturaliser
01:16:15des étrangers
01:16:17pour qu'ils deviennent français
01:16:18et de l'autre
01:16:19ne pas reconnaître
01:16:19la qualité
01:16:20de citoyen électeur
01:16:21à des gens
01:16:21qui sont déjà français
01:16:23bah si
01:16:23là on touche
01:16:25pardon
01:16:25mais c'est affront renversé
01:16:27c'est pour ça que le débat
01:16:28est intéressant
01:16:28et qu'il est passionnant
01:16:29intellectuellement
01:16:29c'est qu'à un moment donné
01:16:31le droit du sol
01:16:32ça existe
01:16:32je pense que vous êtes
01:16:33d'accord avec ça
01:16:36non mais
01:16:37vous avez
01:16:37des citoyennes
01:16:38et des citoyens français
01:16:39ce qui a de me plaît
01:16:40vous prenez bien
01:16:41et d'ailleurs
01:16:41merci des paroles
01:16:42qui ont été dites
01:16:43en disant
01:16:43il faut un accord global
01:16:44il faut le faire autrement
01:16:45ça je comprends
01:16:46mais de dire
01:16:47bah non c'est normal
01:16:48que des gens votent pas
01:16:49aux élections provinciales prochaines
01:16:50non
01:16:51il y a des explications historiques
01:16:53au fait que ça se passe comme ça
01:16:54mais on peut pas dire
01:16:55que c'est normal
01:16:58moi je dirais pas ça
01:16:59je vois bien
01:17:00pourquoi ça existe
01:17:01je ne dis pas que c'est normal
01:17:04je pense que c'est pas possible
01:17:05enfin ça
01:17:06il faut une fois plus
01:17:06au regard aussi
01:17:09du poids
01:17:10que l'extrême droite
01:17:10a dans ce pays
01:17:11je crois que
01:17:12il faut faire attention
01:17:13à ce que nous disions
01:17:14donc le timing
01:17:15pour le coup
01:17:17c'est parce qu'il y a
01:17:18des élections provinciales
01:17:19maintenant
01:17:19et qu'elles ont lieu
01:17:20tous les 6 ans
01:17:20que pour un certain nombre
01:17:22de nos compatriotes
01:17:23la question se pose
01:17:24alors on peut considérer
01:17:25que
01:17:26c'est que 1000
01:17:272000
01:17:283000 personnes
01:17:30et on peut s'en moquer
01:17:31enfin même pour une personne
01:17:33au terrain des principes
01:17:34le débat mérite d'avoir lieu
01:17:37et la proposition
01:17:38mérite d'être faite
01:17:38me semble-t-il
01:17:39et vous voterez
01:17:40et c'est la démocratie
01:17:42mais les choses
01:17:43auront été dites
01:17:43troisième chose
01:17:44la mise en oeuvre
01:17:45droit commun
01:17:46on finit par appliquer
01:17:47à la Nouvelle-Calédonie
01:17:49une mécanique
01:17:50qu'on pourrait connaître
01:17:51au Havre ou à Vernon
01:17:54tout simplement
01:17:55vous ouvrez au conjoint
01:17:57avec les critères
01:17:58que vous connaissez
01:17:59qui sont dans l'amendement
01:18:00le fait de pouvoir voter
01:18:01les gens se manifestent
01:18:03auprès du haut commissariat
01:18:05et se font inscrire
01:18:06et puis si le haut commissariat
01:18:08le refuse
01:18:08le citoyen saisit
01:18:10le juge d'instance
01:18:11comme ça se produit
01:18:13pour n'importe quelle élection
01:18:14dans laquelle quelqu'un
01:18:15n'est pas inscrit
01:18:16sur la liste électorale
01:18:17et vous le savez tous
01:18:19parlementaires aguerris
01:18:20que le juge peut inscrire
01:18:21quelqu'un sur la liste électorale
01:18:23y compris jusqu'à la dernière minute
01:18:24le jour du vote
01:18:26donc c'est le droit commun
01:18:27ça pour le coup
01:18:28il ne faut pas se poser
01:18:3014 000 questions sur le sujet
01:18:31c'est comme ça que les choses se font
01:18:33ensuite
01:18:35sur
01:18:37la question
01:18:38ringard
01:18:39avez-vous dit
01:18:39madame la présidente Kuckerman
01:18:41en tout cas
01:18:42sur la notion
01:18:43de mariage
01:18:44je ne reviens pas
01:18:44sur la communauté de vie
01:18:46je ne reviens pas
01:18:47sur le paxe
01:18:48mais je le dis quand même
01:18:49parce qu'il faut que les choses
01:18:50soient dites
01:18:51l'égalité des droits
01:18:53c'est pour tout le monde
01:18:53c'est-à-dire que
01:18:55a émergé parfois
01:18:56dans certaines conversations
01:18:58des choses un peu originales
01:18:59notamment sur les couples
01:19:00de même sexe
01:19:01dans les débats que j'ai eu
01:19:02pas ici
01:19:03je parle évidemment
01:19:04mais dans les débats
01:19:05que j'ai pu avoir
01:19:06avec un certain nombre
01:19:07d'acteurs locaux
01:19:09le paxe
01:19:09non
01:19:11bon
01:19:12c'est un bon exemple aussi
01:19:14je veux dire
01:19:14si on défend
01:19:16l'égalité des droits
01:19:18y compris
01:19:19des hommes ou des femmes
01:19:20des femmes ou des hommes
01:19:20de s'unir
01:19:21ça vaut aussi
01:19:22en Nouvelle-Calédonie
01:19:23je voulais le dire en passage
01:19:24parce que
01:19:25je pense que sur certains sujets
01:19:26il y a encore du chemin
01:19:27à parcourir
01:19:29ensuite
01:19:30il n'y a pas de
01:19:30consensus
01:19:33oui mais ça
01:19:36je crois que
01:19:36si Michel Recard
01:19:38était toujours de ce monde
01:19:39il expliquait
01:19:41comment au fond
01:19:41il a trouvé un compromis
01:19:42que l'histoire
01:19:44a fini par regarder
01:19:44comme étant un consensus
01:19:47pas autre chose
01:19:48et la brutalité
01:19:50d'ailleurs
01:19:51avec laquelle
01:19:51parfois le premier ministre
01:19:52Michel Recard
01:19:52a mis les deux parties
01:19:54face à leurs responsabilités
01:19:56le président Caner
01:19:56l'a dit un peu
01:19:57tout à l'heure
01:19:57en disant
01:19:57on peut tous prendre
01:19:58nos responsabilités
01:19:59à Paris
01:19:59il va bien falloir
01:20:00que les formations
01:20:00politiques locales
01:20:01le fassent aussi
01:20:02je suis sensible à ça
01:20:03Mathieu Darnot l'a dit aussi
01:20:05non mais
01:20:05il y a une réalité
01:20:06c'est qu'on peut faire
01:20:07autant de droits
01:20:07que l'on veut
01:20:08autant de politiques
01:20:09que l'on veut
01:20:09à la fin des fins
01:20:10à part deux sénateurs ici
01:20:12personne n'est élu
01:20:12en Nouvelle-Calédonie
01:20:13c'est ainsi
01:20:15en tout cas jusqu'à présent
01:20:16en tout cas
01:20:17là je le dis
01:20:18il ne faut pas faire croire
01:20:20que l'histoire du dossier
01:20:21est purement consensuelle
01:20:22ça n'a jamais été vrai
01:20:25ce sont des compromis
01:20:28dans lesquels on cherche
01:20:29à tendre vers la majorité
01:20:30la plus large
01:20:31et à créer des ralliements
01:20:33c'est l'histoire de Nouméa
01:20:34c'est l'histoire de l'accord
01:20:36de Bercy
01:20:36qui a précédé Nouméa
01:20:39c'est l'histoire de Matignon
01:20:40et pardon
01:20:41mais même la très belle
01:20:43déclaration de Nainville-les-Roches
01:20:44qui est quand même celle
01:20:45qui crée le fondement même
01:20:47du destin commun
01:20:48elle n'était malheureusement
01:20:49pas consensuelle
01:20:51donc on est tenu
01:20:52de regarder l'histoire
01:20:54avec des lunettes
01:20:54en disant
01:20:55il y a du consensus
01:20:56quand on la regarde derrière nous
01:20:57quand on la regarde devant nous
01:20:58il ne faut surtout pas passer en force
01:21:00je l'ai dit
01:21:00il ne peut pas y avoir de brutalisation
01:21:02je l'ai dit
01:21:03et je le redis
01:21:03ça ne peut pas être simplement
01:21:05une affaire de fait majoritaire
01:21:07comme on fait d'habitude
01:21:08mais il faut parler compromis
01:21:09et plus tellement consensus
01:21:11ou il faut continuer
01:21:11à parler de consensus
01:21:12en tout cas
01:21:13sur la base de compromis
01:21:14sans quoi on n'avancera pas
01:21:17Sur cet amendement
01:21:18je suis saisi
01:21:19d'une demande de scrutin public
01:21:21par le gouvernement
01:21:23donc le scrutin est ouvert
01:21:25je rappelle l'avis défavorable
01:21:27de la commission
01:21:27le scrutin est ouvert
01:21:32le scrutin est clos
01:21:44344 votants
01:21:45330 exprimés
01:21:47pour
01:21:48147
01:21:49contre
01:21:50183
01:21:51l'amendement du gouvernement
01:21:53n'est pas adopté
01:21:54et nous pensons que
01:21:56ce vote que nous allons émettre
01:21:57qui est un vote important
01:21:58et vous connaissez la responsabilité
01:21:59des socialistes
01:22:00dans ce dossier
01:22:01que j'ai évoqué
01:22:03tout à l'heure
01:22:03dans la discussion générale
01:22:06c'est pour vous dire
01:22:07que nous serons
01:22:08d'une vigilance extrême
01:22:10que nous essaierons
01:22:11de ne pas vous faire tomber
01:22:13dans des pièges
01:22:15que vous pouvez vous même
01:22:17vous accorder
01:22:18et cet amendement
01:22:19du gouvernement
01:22:21aurait été une erreur
01:22:22s'il avait été adopté
01:22:23je le dis pour mes collègues
01:22:24qui se sont ainsi exprimés
01:22:25donc en conscience
01:22:27en espérance
01:22:29et avec
01:22:29vraiment la volonté
01:22:31de retrouver
01:22:31les conditions de dialogue
01:22:32dès le mois de juillet prochain
01:22:34j'espère que le 28 juin
01:22:36sera une étape
01:22:37de reconstruction
01:22:38pour le caillou
01:22:38parole est au président
01:22:40Arnaud
01:22:44oui merci
01:22:45monsieur le président
01:22:46nous allons bien sûr
01:22:48voter cette proposition
01:22:51de loi organique
01:22:52de notre collègue
01:22:54Georges Naturel
01:22:55en revanche je voudrais
01:22:57simplement
01:22:57d'ailleurs à l'aune
01:22:58des propos que vient
01:22:59de tenir le président
01:23:01Cannaire
01:23:02battre en brèche
01:23:03un terme que j'ai entendu
01:23:04à l'instant
01:23:05dans la bouche
01:23:05de notre collègue Robert
01:23:06c'est le passage en force
01:23:07je crois que s'il est bien
01:23:09un sujet
01:23:10sur lequel le Sénat
01:23:12a toujours
01:23:13refusé
01:23:14le passage en force
01:23:15c'est bien
01:23:16le sujet
01:23:16de la Nouvelle-Calédonie
01:23:17et j'en veux pour preuve
01:23:19les différentes propositions
01:23:21de loi organique
01:23:22pour permettre
01:23:23un report
01:23:24avec une seule finalité
01:23:26une seule finalité
01:23:28c'était
01:23:29d'avoir
01:23:30un accord
01:23:30et un accord
01:23:31global
01:23:32nous avons
01:23:33toujours
01:23:35collectivement
01:23:35revendiqué
01:23:37la place
01:23:38du débat
01:23:39de l'échange
01:23:40le Premier ministre
01:23:41l'a dit
01:23:42il est important
01:23:42que tout le monde
01:23:43soit autour de la table
01:23:44mais je crois qu'ici
01:23:45en conscience
01:23:47et en responsabilité
01:23:49et vous me permettrez
01:23:49de remercier
01:23:51le Président
01:23:52du Sénat
01:23:52qui a toujours tenu
01:23:54à respecter
01:23:56je vais dire
01:23:57ce parallélisme
01:23:58des formes
01:24:00nécessaires
01:24:01et le souhait
01:24:03qu'il y avait
01:24:03justement
01:24:04à permettre
01:24:05et à installer
01:24:06le dialogue
01:24:07d'ailleurs
01:24:08le groupe de contact
01:24:10nous a permis
01:24:10à certains moments
01:24:12et je remercie
01:24:13la ministre
01:24:14qui est ici
01:24:14et qui
01:24:15nous a consulté
01:24:17sur la question
01:24:18de l'accord
01:24:19de Bougival
01:24:21considérant
01:24:22qu'il y avait
01:24:22peut-être lieu
01:24:23à mettre
01:24:25en oeuvre
01:24:26une consultation
01:24:27et nous avons
01:24:28dit clairement
01:24:29l'ensemble
01:24:30des groupes
01:24:30ce que nous en pensions
01:24:32sur tous ces sujets
01:24:33nous avons
01:24:34exprimé
01:24:35un avis
01:24:35nous l'avons fait
01:24:36avec la tempérance
01:24:38nécessaire
01:24:39parce qu'il est
01:24:40essentiel
01:24:41et je crois
01:24:42pouvoir dire
01:24:43et s'il y a lieu
01:24:44à nourrir
01:24:44une forme d'espérance
01:24:45c'est que nous avons
01:24:46une conscience collective
01:24:47sur ce sujet
01:24:49mais aujourd'hui
01:24:50il est important
01:24:51d'avancer
01:24:52et je crois
01:24:53et je remercie
01:24:54notre collègue
01:24:55Georges Naturel
01:24:56je remercie
01:24:57celles et ceux
01:24:58qui souhaitent
01:24:59à travers ce texte
01:25:00pouvoir avancer
01:25:01et nourrir
01:25:01cette voie
01:25:02de l'espoir
01:25:03pour permettre
01:25:04justement demain
01:25:05un accord global
01:25:05je vous remercie
01:25:06merci monsieur le président
01:25:07monsieur le premier ministre
01:25:08vous avez souhaité
01:25:09prendre la parole
01:25:09oui merci
01:25:11et m'excusons
01:25:12pas être inutilement long
01:25:14mais je pense que
01:25:15ce qui joue là
01:25:16est quand même
01:25:16très important
01:25:18je fais partie
01:25:19monsieur le président
01:25:20de Caner
01:25:20de ces responsables
01:25:21politiques
01:25:21qui n'écrivent pas
01:25:22de livres
01:25:22et qui ne racontent pas
01:25:24justement
01:25:25tous les secrets
01:25:25des discussions
01:25:26que j'ai pu avoir
01:25:26mais si vous me permettez
01:25:28une confidence
01:25:28autant la faire
01:25:29comme premier ministre
01:25:30devant la représentation nationale
01:25:31dans le cadre
01:25:31de vos pouvoirs
01:25:33de contrôle
01:25:34je pense pas
01:25:35que le troisième référendum
01:25:35était une erreur
01:25:36je pense que le deuxième
01:25:37et le troisième
01:25:37était une erreur
01:25:39et qu'au fond
01:25:40l'accord
01:25:40il a été fait
01:25:40de telle sorte
01:25:41qu'il n'a jamais été
01:25:44imaginé
01:25:45par qui que ce soit
01:25:46que les résultats
01:25:47du premier référendum
01:25:48pouvaient mener
01:25:49à des écarts de voix
01:25:50aussi faibles
01:25:51et donc à un risque
01:25:52de confrontation
01:25:53bloc contre bloc
01:25:54et que
01:25:55quand je refais le match
01:25:58au fond
01:25:59c'est au lendemain
01:25:59du premier référendum
01:26:00qu'il fallait sans doute
01:26:01imaginer quelque chose
01:26:02de nouveau
01:26:03pour éviter l'entonnoir
01:26:04dans lequel
01:26:05nous nous sommes retrouvés
01:26:07voilà
01:26:08et ceux qui connaissent
01:26:09bien le dossier
01:26:11voient très bien
01:26:11de quoi je parle
01:26:13d'autant plus
01:26:13que le troisième
01:26:14pour le coup
01:26:15on pourrait revenir
01:26:15dans un autre cadre
01:26:17enfin s'il s'est déroulé
01:26:18sans heurts
01:26:18sans violence
01:26:19et si les maires
01:26:20indépendantistes
01:26:20ont organisé le scrutin
01:26:21c'est sans doute
01:26:22peut-être qu'il y avait
01:26:23un accord tacite
01:26:23quelque part
01:26:25ceci étant dit
01:26:28il faut désormais avancer
01:26:30et je vous en remercie
01:26:31parce que je veux pas
01:26:31que la question des conjoints
01:26:34vienne effacer
01:26:35ce que nous sommes
01:26:36en train de faire
01:26:37qui est un véritable pas
01:26:40en avant
01:26:40dans le dossier
01:26:41et si on repart justement
01:26:43de toute l'histoire récente
01:26:45il y a eu
01:26:46peu de pas
01:26:47concrets
01:26:48opérationnels
01:26:49en avant
01:26:50sur ce dossier
01:26:51pour toutes les raisons
01:26:51que vous connaissez
01:26:52et donc
01:26:53une fois de plus
01:26:54je refais pas le débat
01:26:56sur les conjoints
01:26:56il a eu lieu
01:26:57et il était de bonne tenue
01:26:58et je vous en remercie
01:27:00parce que
01:27:00il nourrit le débat
01:27:01de toute façon
01:27:04il prend aussi
01:27:05un certain nombre
01:27:06de rendez-vous
01:27:06pour la suite
01:27:07déjà des discussions
01:27:08à l'Assemblée nationale
01:27:08mais y compris
01:27:10après
01:27:11et en tout cas
01:27:12de ce que j'entends
01:27:13des explications de vote
01:27:14des uns et des autres
01:27:15la PPLO
01:27:17va être donc adoptée
01:27:18en tout cas
01:27:18je laisse voter
01:27:20mais c'est un petit pas
01:27:22historique
01:27:22mine de rien
01:27:23que nous sommes en train
01:27:23d'accomplir ce soir
01:27:24et qui permettra
01:27:25dans la crémaillère
01:27:25des discussions
01:27:26de recréer un enchaînement
01:27:28j'en suis certain
01:27:28pour les temps qui viendront
01:27:29je vous en remercie
01:27:30merci
01:27:31monsieur le Premier ministre
01:27:33je mets au voie
01:27:34l'ensemble de la proposition
01:27:35de loi organique
01:27:36dont l'intitulé
01:27:36est ainsi rédigé
01:27:37proposition de loi organique
01:27:40portant donc
01:27:42désormais
01:27:43intégration des natifs
01:27:43dans le corps électoral
01:27:44pour les élections
01:27:45au congrès
01:27:46et aux assemblées
01:27:46de province
01:27:47de Nouvelle-Calédonie
01:27:48en application
01:27:49de l'article 59
01:27:50du règlement
01:27:50le scrutin public
01:27:51est de droit
01:27:52il va être procédé
01:27:53au scrutin public
01:27:54dans les conditions
01:27:55fixées par l'article 56
01:27:57du règlement
01:27:57le scrutin est ouvert
01:27:59le scrutin est donc clos
01:28:06344 votants
01:28:07324 exprimés
01:28:09pour 304
01:28:11contre 20
01:28:12la proposition de loi organique
01:28:14de monsieur Naturel
01:28:15est adoptée
01:28:17voilà
01:28:17pour l'examen
01:28:18de cette proposition de loi
01:28:19qui était examinée
01:28:20en séance hier
01:28:21n'hésitez pas
01:28:22à lire les décryptages
01:28:23et à voir les replays
01:28:25c'est sur publicsena.fr
01:28:26très belle suite des programmes
01:28:27sur les chaînes parlementaires
01:28:28et à voir les avis
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