00:00Je veux réprimer plus fortement les free-parties, qui semblent être devenus depuis quelques semaines le problème majeur en France
00:08en termes d'insécurité.
00:13On est là sur un article qui est un peu le symbole de ce texte, où globalement, quand on n
00:18'a qu'un marteau comme outil, tout ressemble à un clou,
00:22et donc on utilise toujours les mêmes dispositifs, quel que soit le phénomène qu'on veut réprimer.
00:27Là, vous allez quand même assez loin, puisque vous voulez mettre en prison les organisateurs et mettre des amendes de
00:331 500 euros aux participants,
00:36ce qui va quand même très très loin, mais il faut quand même rappeler deux, trois petites choses.
00:40Les free-parties en France, c'est un phénomène qui existe depuis plus de 30 ans, c'est un phénomène
00:46qui est culturel,
00:47Oui, culturel, puisque ne serait-ce que le 17 décembre dernier, Rachid Adhati, ministre de la Culture, avait inscrit les
00:55musiques électroniques françaises
00:56à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel français.
01:01Première étape avant une candidature pour le patrimoine de l'UNESCO.
01:04Et donc, il y a un paradoxe à vouloir réprimer aujourd'hui leur expression.
01:10Et un certain nombre de talents français des musiques électroniques françaises se sont émus de vos intentions.
01:16Alors, vous proposez, je l'ai dit, des peines de prison pour les organisateurs,
01:20parce qu'évidemment, nos prisons ont de la place pour accueillir des gens qui veulent organiser des festivals de musique.
01:27Mais bon, tout ceci est cyclique. On a connu plusieurs fois une augmentation de la répression de ces phénomènes.
01:34Ça n'a pas endigué leur organisation.
01:40On est dans une période où il y a une forte concentration culturelle des festivals avec un rachat par des
01:46grands groupes.
01:47On a aussi une désertification des territoires ruraux en matière culturelle.
01:50Et aujourd'hui, ces phénomènes sont une réponse à ça pour la jeunesse de la ruralité.
01:54Et donc, nous nous opposons à cette répression et nous vous proposons de supprimer cet article 2.
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