00:01Tout ça est bien sympathique. Je sais que vous avez toutes et tous sur vos territoires des groupes de supporters
00:08qui viennent vous voir, qui vous expliquent comment les choses se passent.
00:10Moi, je suis le ministre de l'Intérieur, ancien préfet de police, et partout dans tous les territoires, j'ai
00:14eu à gérer des matchs de football.
00:16Qui peut nier qu'il y a des débordements ?
00:21Mon prédécesseur donnait régulièrement le chiffre de forces de l'ordre qui sont mobilisées pour le football pour encadrer les
00:27matchs, pour encadrer les déplacements.
00:2830% des forces mobiles les week-ends sont mobilisées pour encadrer les matchs de football.
00:33Personne ne peut nier cela. Personne ne peut nier cela. Si vous trouvez ça normal, ok. Mais moi, je pense
00:38que ça n'est pas normal.
00:39Je vais vous donner quelques chiffres de ce que représente le football aujourd'hui.
00:44Actuellement, nous avons 249 interdictions administratives en vigueur. Nous en avons 150 qui sont des interdictions judiciaires.
00:52Il y a eu au cours de la saison 2024-2025, dont je donne le bilan de la saison écoulée,
00:57l'avant-dernière saison, 914 interpellations.
01:03Il y en avait eu, par exemple, 721 seulement pour la saison 2018-2019.
01:09Je vous donne ces éléments. Pourquoi ?
01:11L'article que nous proposons est un article... En fait, l'histoire, c'est les groupes.
01:16Est-ce qu'on va vers la dissolution de groupes quand il y a des incidents ?
01:19Ou est-ce qu'on va vers des sanctions individuelles ?
01:22Moi, j'ai compris des discussions que j'ai avec les groupes de supporters que c'est plutôt ce qu
01:25'ils demandent.
01:26C'est plutôt ce qu'ils demandent. Ils demandent que l'on s'en prenne à celles et ceux qui,
01:31au sein de leur groupe, causent des difficultés.
01:33C'est plutôt ce qu'ils nous demandent. Et c'est ce que nous avons proposé dans cet article.
01:37Cet article, il ne concerne que les interdictions administratives de stade.
01:40Il vise à mieux cibler les personnes qui créent des troubles et qui nuisent aux groupes de supporters eux-mêmes.
01:44Je pense que vous avez tous vu ce qui s'est passé avant-hier à Nantes.
01:49J'espère que tout le monde l'a vu.
01:51Donc vous avez un groupe qui interrompt le match à la 20e minute.
01:53À la 20e minute, on pénètre sur le terrain et on interrompt un match.
01:57À Nice ensuite, même scénario. Et ça se passe de manière récurrente.
02:00Et les fois où ça n'arrive pas, c'est parce que les forces de l'ordre se déploient sur
02:03le terrain.
02:04Est-ce que c'est normal qu'un match de football se déroule avec un cordon de CRS ou de
02:08gendarme mobile ?
02:09La réponse est non.
02:10Donc l'économie générale de ce texte, c'est d'aller sanctionner ceux qui créent des troubles et d'essayer
02:15d'échapper aux dissolutions de groupes.
02:20Il y a un certain nombre de dossiers qui avaient été lancés par le passé que, sauf erreur de ma
02:25part, pour l'instant, l'actuel ministre de l'Intérieur n'a pas fait aboutir.
02:28J'essaie de trouver un équilibre entre la sanction individuelle ou alors aller purement et simplement sur la dissolution du
02:34groupe.
02:35C'est beaucoup plus facile. Mais si on peut éviter ça, évitons-le.
02:38Par contre, ceux qui créent des troubles, on doit mieux les sanctionner.
02:41C'est l'objet de l'interaction administrative que nous proposons.
02:44C'est vrai qu'on étend la durée de l'intervention. Pourquoi ?
02:47Parce que la plupart des incidents, maintenant, n'ont pas lieu pendant le match. C'est fini. Ça, c'était
02:50il y a 15 ans.
02:51Maintenant, vous avez des fights de la veille. Vous en avez trois heures avant.
02:54Et puis, ça n'a plus lieu autour du stade.
02:55Ça a eu lieu sur le cheminement pour aller au stade. Ça a eu lieu pendant les fanwalks.
02:59Donc, on adapte notre dispositif répressif individuel pour ceux qui créent des troubles à l'ordre public.
03:04On s'adapte à la réalité de ce qu'est le monde du football actuellement.
03:07Voilà. Donc, cet article 4, il n'a que cette ambition.
03:10Que cette ambition. Et encore une fois, j'insiste, c'est groupe versus responsabilité individuelle.
03:14Que chacun prenne ses responsabilités. Que chacun prenne ses responsabilités.
03:18Après ce qui s'est passé, par exemple, à Nantes, je peux vous dire que, pour un ministre de l
03:22'Intérieur,
03:22c'est beaucoup plus simple d'aller sur une dissolution du groupe de la Brigade Loire.
03:25Par exemple, que d'aller chercher des sanctions individuelles.
03:28Ce texte vous propose des sanctions individuelles.
03:29Après, c'est à vous de trancher. Vous l'acceptez ou vous ne l'acceptez pas.
03:32Mais en tout cas, le ministre de l'Intérieur, lui, il est pour l'ordre public.
03:34Et on ira chercher les groupes s'il le faut.
Commentaires