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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-05-19##

Catégorie

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News
Transcription
00:00La France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03Marie Blacher, Ange, Paul, vous les connaissez, toutes ces franchises autour de la boulangerie.
00:10Elles se multiplient de plus en plus en France.
00:12Dernier cas, on date à Lagnon, où Marie Blacher est venue s'installer et menace de nombreux artisans boulangers
00:20qui ont dit clairement leur crainte de manière anonyme la plupart.
00:24Pour en parler, nous recevons Dominique Henracht, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Patiquisserie Française.
00:31Bonjour Dominique Henracht.
00:34Bonjour Dominique Henracht, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio pour approcher ce problème exaspérant qui n
00:40'en finit pas.
00:41On pensait les Françaises et les Français suffisamment éclairés pour savoir faire la distinction entre le bon et le mauvais
00:49pain,
00:49la vraie baguette et la fausse baguette, et bien c'est plus difficile que l'on le pense et l
00:54'on voit que ces enseignes de malbouffe, elles sont nombreuses.
00:57Là, on parle de Marie Blacher, rencontre un succès assez phénoménal pour quelques centimes d'euros d'écart.
01:05Dominique Henracht, rappelez-nous ce qu'est, selon les directives de Raffarin de 1993, voyez, c'est un sujet qui
01:11est ancien,
01:12ce qu'est une vraie boulangerie, un vrai artisan boulanger.
01:17Alors écoutez, là, il y a deux choses, il y a le 93, c'est la baguette de tradition et
01:21le pain de tradition,
01:22et surtout la loi de 98, c'est une loi qui stipule que si vous voulez vous appeler boulangerie, boulangère,
01:30sur votre façade, il faut pétrir, façonner et cuire le pain sur place, ça c'est la loi de 98,
01:36boulanger c'est un métier.
01:38Donc effectivement, aujourd'hui, beaucoup de, par exemple, de chênes fabriquent le pain pour pouvoir s'appeler boulanger,
01:46ce qu'on peut dire artisan boulanger.
01:48Alors c'est vrai que ces chênes ont tendance plutôt à sous-traiter ce qui est viennoiserie et pâtisserie,
01:52mais fabriquent le pain pour pouvoir s'appeler boulangerie.
01:55Alors ils s'implantent bien souvent dans des endroits en dehors de la ville,
02:01et par contre, ce qu'on voit beaucoup, c'est qu'ils travaillent beaucoup en stacking.
02:05C'est-à-dire que, comme le disait le patron d'une chaîne, il disait,
02:08moi voilà, je ne veux pas prendre du business au boulanger,
02:11mais plutôt prendre sur tout ce qui est McDo, tout ce qui est fast-food en fait,
02:17puisqu'en fait, ils travaillent assez peu sur le pain.
02:20Dominique Enracte, je disais que le sujet est ancien,
02:23je vois souvent dans les grandes surfaces des gens acheter leur pain sous plastique,
02:31alors qu'il y a quelquefois un artisan boulanger à quelques dizaines de mètres.
02:34On voit bien qu'on va à la facilité.
02:35Je veux bien que le pouvoir d'achat ait encore sur quelques centimes d'euros.
02:39Il y a des gens qui font effectivement le compte à la fin du mois,
02:41on préfère pour 10, 12, 20 centimes.
02:44Pourtant, le pain est un élément essentiel.
02:46Oui, vous avez rappelé la loi de 93, vous 98 avec Jean-Pierre Raffarin.
02:51Donc, ça veut dire que la classe politique a pris conscience de cet enjeu.
02:54Aujourd'hui, les enseignes d'au faux pain, on les appelle comme on veut,
02:58ou de pain proximitif, on donnera des explications sur ce qu'est le contenu,
03:02justement, de ce qu'on appelle ce pain de ces enseignes de malbouffe.
03:06Aujourd'hui, vous vous battez tous courageusement,
03:09les artisans, boulangers, pâtissiers, français,
03:12et heureusement qu'il y a encore des clients qui vous font vivre.
03:15Pour autant, comment vous expliquer qu'il y a encore de l'engouement
03:19pour ces enseignes de malbouffe ?
03:21Ou c'est uniquement un problème de pouvoir d'achat ?
03:24Alors, écoutez, je ne suis pas sûr que ce soit un pouvoir d'achat,
03:27mais plutôt une histoire d'emplacement.
03:29C'est-à-dire qu'ils sont, je vous le dis,
03:32souvent dans les zones commerciales en extérieur de la ville.
03:37Et ce qu'on voit, c'est qu'aujourd'hui,
03:38les boulangers fonctionnent quand même.
03:40J'ai vu même beaucoup de cas où des chaînes se montaient
03:43à côté de boulangerie, qui tenaient bien leurs affaires,
03:46qui profitent même bien souvent pour se réinventer.
03:48Et là-dessus, ils sont courageux, on peut leur faire confiance.
03:50Et finalement, on s'aperçoit, par exemple,
03:52je prends le cas d'Averdun,
03:54où une personne a une chaîne qui s'est montée à côté,
03:56ils continuent de progresser.
03:57Donc, on a quand même nos clients au centre-œuvril.
04:00Les clients, si vous voulez,
04:02qui viennent tous les jours chez le boulanger,
04:04d'un seul coup, ne vont pas seulement prendre la voiture
04:06pour aller acheter une baguette,
04:07avec laquelle ça leur reviendra plus cher.
04:09Surtout s'ils sont bien avec leurs artisans.
04:11Vous voulez dire qu'il y a quand même une résistance,
04:13ou une prise de conscience du consommateur,
04:15et des gens qui seront de toutes les manières,
04:16quoi qu'il arrive, attachés au vrai bon pain français,
04:18à la baguette, ou au pain des artisans boulangers.
04:22Dominique Enracht,
04:22quel est le... comment dire ?
04:25Je ne veux pas faire le procès,
04:26mais je voudrais qu'on informe aujourd'hui
04:28les gens qui nous écoutent, le consommateur.
04:30Alors, quelle est la faiblesse de ces enseignes ?
04:33Pourquoi ce n'est pas cher ?
04:35Parce qu'ils ont des méthodes d'élaboration,
04:37c'est une histoire de farine,
04:39c'est une histoire de préparation du pain.
04:41En quoi c'est différent de ce que fait un artisan boulanger français ?
04:44Alors, vous voyez, par exemple,
04:46il y a des chaînes qui en ont, par exemple, 800.
04:48Donc, ils ont des économies d'échelle
04:50sur tout ce qui est marketing.
04:52800 enseignes, vous voulez dire ?
04:53Oui, 800 boutiques.
04:54800 endroits, 800 boutiques.
04:56Donc, c'est pas...
04:57On peut dire que même pour eux,
04:58c'est une réussite commerciale.
04:59Mais, ils ont donc des économies d'échelle
05:02sur la farine.
05:03Vous voyez, quand 800 entreprises
05:04vont acheter la farine au même meunier,
05:06évidemment, ils ne vont pas payer le même prix
05:08qu'une qualité ou pas qualité.
05:10Le problème n'est même pas là.
05:11C'est le principe de la grande distribution.
05:14On achète en masse, on achète en nombre,
05:15on a une production de tarifs.
05:17Alors, ensuite, ils font pratiquement
05:19tous les mêmes produits partout.
05:21Et ce qui est, par exemple, une force pour nous.
05:23C'est-à-dire, chaque boulanger
05:24a une recette de flan différente,
05:26a une recette de tarte différente,
05:28à une recette de pain ou de baguette différente.
05:30C'est aussi ce qui fait notre force.
05:32C'est la faiblesse de ces grands axes,
05:33donc de ces grandes entreprises.
05:36Par contre, ce qu'on voit vraiment,
05:37c'est, je vous dis, bien souvent,
05:39il faut 15% de leur chiffre d'affaires en pain.
05:41C'est-à-dire qu'on voit vraiment
05:42que ce sont des gens droits
05:44très forts en snacking.
05:45C'est-à-dire qu'ils vont nourrir des gens
05:46qui sont près des centres commerciaux,
05:49qui se déplacent.
05:50Un peu ce qu'il y a,
05:51ce qu'on trouve dans les choses
05:52de pizza, de hamburger.
05:54Vous voyez, c'est une autre clientèle.
05:55On a, par exemple, évidemment,
05:57quand une boulangerie arrive,
05:58en plus, les boulangers,
06:00quelquefois, se révoltent un peu
06:01dans le coin,
06:02ce qu'il ne faut pas faire,
06:03parce qu'en fait,
06:04ça leur fait de la publicité.
06:06Donc, ce qu'on voit souvent,
06:07c'est, voilà,
06:08les gens se réinventent,
06:09regardent, refont une façade,
06:10revoient leur marque de pain.
06:12Et bien souvent,
06:13on voit que des boulangers arrivent,
06:15au début, ils ont une petite,
06:16voilà, quelques personnes vont voir,
06:18mais bien souvent,
06:19ils ne perdent pas de chiffre d'affaires.
06:21Dominique Enrach,
06:21la directive de 1998
06:26sur l'élaboration du pain,
06:28certaines de ces enseignes
06:29la respectent,
06:30ou très peu la respectent,
06:31c'est-à-dire que c'est du pâton surgelé
06:32que l'on recuit
06:33ou qu'on finit sur place ?
06:35Alors, écoutez,
06:35il y a tout,
06:36il y a des chaînes de pain
06:38qui,
06:39je n'ai pas les noms en tête,
06:41mais où c'est marqué.
06:42Quand c'est marqué boulangerie,
06:43et je pense qu'ils ne s'amusent pas à ça,
06:45si c'est marqué boulangerie,
06:46ils fabriquent leur pain.
06:47Vous voulez dire que ces enseignes peuvent avoir
06:52des points de vente
06:53qui sont des boulangeries authentiques
06:55respectant la directive de 1998
06:56et ces mêmes enseignes avec le même nom
06:58n'être qu'un dépôt de vin
07:01qui a été cuit et préparé ailleurs.
07:02On est d'accord, de pain ?
07:03Oui, tout à fait.
07:04Dans ces cas-là,
07:05c'est marqué un autre nom,
07:06je ne sais pas,
07:07pâte à truc, etc.,
07:08mais ça ne sera pas marqué boulangerie
07:10parce que vraiment,
07:11en France,
07:11on a cette chance
07:12et on a protégé notre métier
07:14le fait que pour s'appeler
07:16boulangerie ou boulangerie,
07:17il faut faire le pain sur place.
07:19Ce n'est pas que l'on trouve
07:20en grande surface,
07:21on voit les gens qui remplissent
07:22leur caddie
07:23et alors qu'il y a un artisan boulanger
07:24à 20 mètres ou à 30 mètres
07:26ou même une autre enseigne,
07:28on prend 5-6 baguettes
07:30enveloppées dans des pochettes en plastique.
07:32C'est du pain totalement industriel
07:33ou ça peut être aussi du pain
07:35qui respecte la norme boulangère ?
07:39Alors écoutez,
07:40il y a des entreprises supermarchées,
07:42alors la GMS,
07:43ce qu'on appelle
07:43la grande et moyenne surface,
07:45c'est 9% du marché,
07:46donc ils sont loin d'être en...
07:48Voilà.
07:48Mais bien souvent,
07:49les gens font quelquefois
07:50les courses
07:50et arrivent à prendre
07:51de leur pain en passant.
07:52Il y a des endroits
07:53où c'est de la pâte surgelée
07:55et puis quelques endroits aussi
07:56où ils fabriquent,
07:58ils ont des boulangeries
07:58qui sont faites,
08:00donc la presse
08:01est aux consommateurs
08:02de voir ce qu'ils marquent
08:04également sur les produits.
08:06Alors évidemment,
08:06ils sont toujours emballés,
08:08etc.,
08:08c'est sûr que c'est...
08:09Et puis c'est fait souvent
08:11en volume quand même,
08:12ils sont dans les supermarchés
08:14par rapport à un petit endroit,
08:15c'est du volume.
08:16Donc vraiment,
08:17je serais à conseiller
08:18de prendre chez un artisan boulanger
08:19parce que là,
08:20vous êtes sûr d'avoir
08:20une baguette faite maison,
08:22voire même une excellente
08:23baguette de tradition.
08:24Alors évidemment,
08:24le prix est un paramètre essentiel.
08:27Dominique Enrac,
08:27quel est le prix au-dessous
08:29duquel on peut commencer
08:30à se poser des questions
08:31sur l'autocité du pain
08:32ou la qualité du pain ?
08:33Écoutez,
08:34on voit que ça a fait des scandales.
08:36À un moment donné,
08:37des baguettes à 25 centimes.
08:39À 22 centimes,
08:39vous vous souvenez,
08:40oui, monsieur.
08:41Chez Leclerc.
08:41À 22 centimes,
08:42évidemment que déjà,
08:43c'est vendu à perte
08:43et en plus,
08:44évidemment,
08:45qu'on ne peut pas avoir
08:46de la farine de qualité.
08:48Ce n'est pas de la baguette,
08:50ce n'est pas du pain,
08:50ce n'est pas le même produit
08:51qu'un boulanger
08:52qui va faire sa baguette
08:54de tradition
08:54avec des farines de tradition
08:56et aussi la tradition
08:58et le savoir-faire.
08:59Ce n'est pas le même produit,
09:00donc on ne peut même
09:01pas les comparer.
09:04Il n'y a même pas
09:05une histoire de prix,
09:05ce n'est pas le même produit.
09:06Est-ce qu'on connaît
09:08aujourd'hui
09:08les milieux sociaux,
09:10les secteurs sociaux
09:10où il y a une négligence
09:12ou une inconscience
09:13ou une ignorance
09:15par rapport
09:15à cette exigence qualitative ?
09:17Le pain,
09:18c'est quand même
09:18un aliment sacré,
09:19ce n'est pas ce qu'il y a
09:20de plus cher,
09:20même si on a des revenus
09:21extrêmement modestes.
09:23Je connais des gens
09:24avec des revenus
09:24extrêmement modestes
09:25qui font des sacrifices
09:26sur d'autres produits alimentaires,
09:28mais pas sur le pain.
09:30On a aujourd'hui en France
09:31des secteurs sociaux
09:34selon les territoires,
09:35selon les agglomérations
09:36où il y a effectivement
09:38un effondrement
09:39de la conscience
09:39du consommateur
09:40où ces enseignes
09:41ont plus de succès
09:42qu'ailleurs ?
09:43Écoutez,
09:44ce qu'on voit,
09:45parce qu'en fait,
09:46c'est une baguette quelque part,
09:48quand elle est vendue
09:48dans une boulangerie,
09:49il n'y a pas une très grosse
09:50différence de prix
09:51à part quelques boulangeries stars,
09:53etc.
09:54Mais on reste dans des centimes
09:55en fait.
09:56Et on s'aperçoit
09:57que dans des endroits
09:58même populaires,
09:58ils mangent beaucoup de pain
09:59et du pain qu'ils prennent
10:01aussi chez les boulangers.
10:02On voit au niveau
10:03des quintaux,
10:04dans les endroits populaires,
10:06ça marche très bien.
10:07Ils mangent beaucoup de pain.
10:09Donc,
10:09quelquefois,
10:10je dirais que le prix,
10:11c'est plus l'emplacement
10:12et l'occasion de l'acheter
10:14quand ils sont en course.
10:15Mais je ne suis pas sûr
10:17que ça soit...
10:18Vous savez,
10:19une baguette,
10:20ça reste des centimes.
10:21Bien sûr.
10:22Et voilà,
10:23c'est quelque chose
10:24qu'on a à côté de chez nous,
10:25qu'on peut aller chercher à pied
10:26dans les magasins ouverts
10:27souvent tôt le matin
10:28jusqu'à tard le soir.
10:30Donc,
10:30c'est quand même,
10:31je dirais,
10:31un des derniers produits
10:32dans le panier de la ménagère
10:34sur lequel tout le monde
10:35peut se l'acheter.
10:36Bien sûr.
10:36Nous avons,
10:37nous avons,
10:37bien sûr,
10:38à Sud Radio,
10:39inévitablement,
10:39beaucoup de gens
10:40qui vont se fournir
10:41dans ces enseignes.
10:42Bien entendu,
10:42on comprend,
10:43on leur dit seulement,
10:44attention,
10:44sachez ce que vous achetez.
10:46Ça peut très bien
10:47du vrai pain
10:48conforme aux directives de 98.
10:50Attention,
10:51goûtez,
10:51est-ce que,
10:52voilà,
10:52est-ce qu'à un moment donné,
10:53et ça vaut la peine
10:54de réfléchir
10:55sur ces achats de consommation,
10:57le pain,
10:58c'est quand même
10:58un produit important.
10:59Voilà,
10:59ne vous faites pas refiler
11:00parce qu'on n'est pas méfiant
11:02et que lorsqu'on voit une enseigne
11:03et qu'on a des produits
11:04du snacking,
11:05comme vous dites,
11:05on voit des baguettes de pain
11:06avec ensuite,
11:07eh bien,
11:08des brioches,
11:08des croissants,
11:09de la viennoiserie,
11:09on n'est pas forcément attiré.
11:11Voilà,
11:11ceux qui,
11:12évidemment,
11:12ne peuvent pas faire l'effort,
11:13évidemment,
11:14on ne peut pas les incriminer,
11:16on souhaite seulement
11:16qu'ils aient une situation
11:17qui leur permette
11:18de consommer du vrai pain,
11:19mais ceux qui ont les moyens
11:21et qui ne sont pas vigilants,
11:22on attire leur attention
11:24sur le fait que,
11:24voilà,
11:25attention,
11:25ne vous faites pas refiler,
11:26vous pensez acheter du pain
11:27alors que ça n'en est pas.
11:28Voilà,
11:28on a toujours cette prudence
11:30et beaucoup de respect
11:30pour, évidemment,
11:31les gens qui nous écoutent
11:32et qui n'ont pas les moyens
11:33de faire autrement.
11:33Je pense que vous êtes vous-même
11:34confrontés dans le métier
11:37de l'artisan boulanger
11:38à des gens qui aimeraient bien
11:38s'offrir du vrai pain
11:40et qui ne peuvent pas
11:41ou c'est assez rare ?
11:44Écoutez,
11:45on ne ressent pas trop
11:46sur le pain,
11:47vous voyez,
11:47quand il y a des problèmes
11:48de crise,
11:49etc.,
11:49c'est peut-être
11:50sur la pâtisserie
11:51où les gens vont
11:52un peu moins fêter,
11:53mais quand même,
11:54sur le pain,
11:55on n'a jamais vu
11:56vraiment de ralentissement,
11:57c'est-à-dire des gens
11:57qui prennent une baguette
11:59ou deux avec des enfants
12:00ne vont pas en prendre
12:01une demi ou voilà.
12:02C'est quand même
12:02quelque chose
12:03d'un des derniers
12:05endroits
12:06qui est,
12:06je dirais,
12:06parce que vous savez,
12:07quand vous voyez
12:07le travail qu'il y a à faire,
12:08les matières premières,
12:11tout ce qu'il faut
12:11pour faire une baguette,
12:12le matériel,
12:13l'endroit et tout,
12:14finalement,
12:15ce n'est pas très cher
12:16une baguette.
12:17Et d'ailleurs,
12:17on voit que le prix
12:18avait augmenté
12:19de 23 centimes
12:20en 20 ans,
12:20c'est-à-dire que c'est
12:21un produit qui est resté
12:22très bas.
12:23Il a augmenté
12:24pendant la crise
12:24au moment donné
12:25où l'énergie explosait,
12:26les matières premières,
12:27etc.,
12:28et encore,
12:28il a augmenté
12:29bien en dessous
12:30de tout ce qu'il pouvait y avoir
12:31au niveau de la consommation,
12:33donc on était
12:34à moins de 9%
12:35d'augmentation,
12:37ça a augmenté moins que le carburant,
12:38c'est clair,
12:39mais bon,
12:39il n'y a pas encore
12:40de guerre des farines.
12:41Merci Dominique Enrac
12:42pour toutes ses éducations,
12:43bien entendu,
12:44on est à vos côtés
12:45pour défendre la qualité
12:46du bon pain
12:46et de la baguette française.
12:47A très bientôt
12:48sur Sud Radio,
12:48merci.
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