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##ACTU_DU_JOUR-2026-04-20##

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News
Transcription
00:00Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:05Les boulangers et fleuristes artisanaux pourront ouvrir ce 1er mai 2026, a annoncé Sébastien Lecornu.
00:11Ce vendredi met enfin des semaines de débats houleux sur le sujet.
00:15Seule condition, que les salariés soient payés double et que ce dispositif s'inscrive dans le cadre du volontariat, a
00:20-t-il précisé.
00:21Mais à qui profite vraiment cette décision ?
00:23On en parle avec le président de la Confédération de la Boulangerie-Pâtisserie française, Dominique Enracht. Bonjour.
00:29Bonjour à tous.
00:30Bonjour Dominique Enracht, merci d'être en direct sur Sud Radio aujourd'hui avec nous.
00:34Vous savez, Dominique Enracht, que vous êtes après le président de la République, l'homme le plus important pour moi,
00:38de la France.
00:39Ah, et j'en suis très flatté.
00:41Parce que le président des boulangers et des syndicats de la boulangerie, s'il n'y a plus de pain,
00:45Dominique Enracht, vous êtes d'accord qu'il n'y a plus de France ?
00:47C'est vrai, tout à fait.
00:49Bon, alors là, l'idée c'était, vous vous souvenez de la formule de Nicolas Sarkozy, travailler plus pour gagner
00:54plus.
00:55Que demandent les artisans ? Travailler un peu plus, souvent pour sauver des chiffres d'affaires ou des emplois.
01:00Donc, il a été question que vous puissiez ouvrir le 1er mai.
01:03Alors, vous ouvrez déjà le 1er mai quand c'est le patron.
01:05Là, c'était d'étendre l'ouverture au 1er mai avec des collaborateurs.
01:08Il y a eu une valse hésitation.
01:10Qu'est-ce que vous inspire cette actualité ?
01:12Le gouvernement ne sait pas ce qu'il veut.
01:14Est-ce que cette demande est légitime ?
01:16Est-ce qu'elle a été bien traitée par l'Assemblée et par le gouvernement ?
01:21Écoutez, oui, il y a eu tout un tas de...
01:23Ça fait quand même deux ans qu'on est sur le dossier.
01:25C'est-à-dire qu'on va voir la sécurisation de l'ouverture avec des salariés.
01:30Donc, là, on peut dire qu'on travaille quand même dessus depuis deux ans.
01:33Et on a eu beaucoup de rencontres avec les ministres, les députés et les sénateurs.
01:36Une première PPL est passée, mais elle est tombée à l'eau,
01:40puisque, effectivement, elle est un peu trop chargée au niveau de ce qu'elle contenait.
01:44Proposition de loi.
01:46Voilà, proposition de loi.
01:47Donc, avec beaucoup de choses, de jardinerie, de trucs industriels.
01:53Donc, là, évidemment que ça a échoué.
01:55Et puis, finalement, on n'a quand même pas perdu...
01:57On a continué notre combat.
01:59On n'a jamais pensé que la chose était terminée.
02:03Donc, on a continué.
02:04Et de toute façon, on est écouté par le Parlement qui va faire un projet de loi.
02:10Alors, le problème, c'est que c'est vrai qu'on est les boulangers et les fleuristes.
02:15Et, effectivement, ça grogne un peu parce que tout le monde, évidemment, ne peut pas ouvrir.
02:19Donc, ça, on en est un petit peu.
02:21Mais bon, on s'est battu quand même jusqu'au bout pour avoir tous ces commerces de bouche.
02:26Mais c'est sorti après une réunion à Matignon où, en fait, sortent les boulangers et les fleuristes.
02:31Dominique Enracte, le débat est simple.
02:33Je m'adresse à l'artisan, au professionnel que vous êtes, à l'homme de métier que vous êtes.
02:38On est d'accord.
02:39La restauration, quand on vend à manger ou à boire, la loi, la République considère qu'on peut ouvrir le
02:441er mai
02:45parce que ça fait partie d'une période de fermeture qui est un jour férié
02:49où on considère que le consommateur a le droit d'accéder à certains produits de consommation.
02:54Là, vous vous dites, est-ce que le pain, la boulangerie, la pâtisserie,
02:58c'est aussi un produit de consommation qui peut ressembler à ce qu'on sert dans un restaurant ?
03:01Et là, vous dites, ah non, attention, c'est pas la même chose.
03:04Le patron peut ouvrir, mais pas avec ses salariés.
03:06Qu'est-ce que ça vous inspire comme nuance ?
03:08C'est un peu tiré par les cheveux.
03:11Oui, évidemment, mais il faut tenir compte de ce 1er mai qui est vraiment le totem des organisations salariales.
03:17Ils nous le disent et le remettent toujours.
03:19Donc, dès qu'on touche à ça, c'est extrêmement...
03:20Oui, syndicale même, salariale et syndicale.
03:23Voilà, tout à fait.
03:24Mais là, aujourd'hui, ce qu'on peut voir, c'est qu'en boulangerie, depuis 100 ans,
03:28on a toujours travaillé les 1er mai.
03:30Ça fait partie des gens comme les pompiers, comme les policiers, comme les médecins
03:33qui travaillent ce jour-là parce qu'il n'y avait même pas de sujet jusqu'à il y a
03:36deux ans.
03:37Donc, effectivement, ça a été un peu remis en compte.
03:40Et il y avait, on peut dire, quand même, un espèce de flou dessus,
03:43alors que c'était quand même inscrit dans nos conventions collectives.
03:47Donc, ça veut dire qu'à l'époque, c'est vrai que les organisations salariales avaient été OK pour qu
03:51'on le fasse.
03:52Mais bon, les choses changent.
03:56Donc, il a fallu, aujourd'hui, se bagarrer ferme pour pouvoir avoir cette ouverture.
04:00Dominique Enracht, il y a deux échelons.
04:02Il y a ouverture autorisée le 1er mai pour certaines catégories professionnelles, certaines activités.
04:07Est-ce qu'on peut faire la nuance entre, pour entrer dans le débat,
04:11justement, ce que j'ai reçu, moi, des hommes politiques, notamment à gauche,
04:13le 1er mai, c'est sacré.
04:15On n'a pas le droit d'imposer de travailler le 1er mai à quelqu'un qui ne veut pas.
04:17Si on a des salariés qui sont partants pour travailler le 1er mai,
04:20en plus, ça sera payé en heures supplémentaires, vous êtes bien d'accord ?
04:23Oui, c'est payé double.
04:26Si le salarié est d'accord, est-ce qu'on peut faire un truc à la carte ?
04:29Ou, vous prévenez quelques mois à l'avance, on ouvrira le 1er mai.
04:33Qui veut venir ?
04:34Si on a trois ou quatre salariés qui sont d'accord, est-ce que le problème est résolu ?
04:39Le problème n'est pas réglé du tout.
04:40Il faut que ça soit dans un projet de loi.
04:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des, bon, comme je vous disais,
04:45il y a des métiers sur lesquels il n'y a pas de problème.
04:47C'est arrêté dedans.
04:48Et par contre, il y en a d'autres où ils ne sont pas inscrits dans le texte de loi.
04:52C'est-à-dire qu'on se réfère au texte de loi qui dit, en fait,
04:55est-ce que votre activité peut être interrompue ou non ?
04:58Donc, effectivement, par exemple, on parle des McDo qui ont le droit.
05:01Non, ils n'ont pas le droit.
05:02Leur activité peut être tout à fait interrompue.
05:05Alors après, il y avait avant, quelquefois, des boulangers qui servaient des EHPAD,
05:09des cliniques, tout ça.
05:11Effectivement, cette activité ne peut pas être interrompue.
05:13Donc, tout est, en fait, à estimation d'un inspecteur du travail.
05:18C'est pour ça qu'il fallait vraiment qu'on puisse réguler de façon à ce que les boulangers puissent
05:23ouvrir.
05:24Parce que, pourquoi ?
05:24Ça tenait sur trois choses, quand même.
05:26Les entreprises veulent ouvrir, faire du chiffre d'affaires.
05:29Les salariés voulaient travailler.
05:30Un sondage nous donne 80% des gens qui veulent travailler.
05:33Il y a les consommateurs qui, effectivement, quand on peut avoir ce jour férié,
05:37un peu de croissant, de viennoiserie et livrer les hôtels et les EHPAD.
05:41Et puis, une dernière chose, c'est quand même des taxes qui rentrent dans les caisses de l'État,
05:45qui ne sont pas anecdotiques.
05:48Est-ce que la pâtisserie échappe un peu ?
05:50Est-ce que vous considérez que la pâtisserie, elle est plus, à l'échelon de la restauration,
05:54un commerce qui peut ouvrir, y compris le 1er mai ?
05:56On a le droit d'acheter des gâteaux, des chocolats, le 1er mai ?
06:00Écoutez, on parle de boulangerie-pâtisserie.
06:01Oui, mais est-ce que vous vous faites la nuance, en tant que professionnel ?
06:07Sur l'activité un jour férié ?
06:09Sur l'activité un jour férié, on peut estimer, évidemment,
06:12que la pâtisserie est une chose importante.
06:15Pourquoi ? Parce que tous les jours fériés,
06:18heureusement, dans notre pays de la gastronomie,
06:20on le fête avec des produits qu'on aime bien.
06:22C'est-à-dire un bon roast beef, un gigot, selon les fêtes,
06:25et aussi une bonne pâtisserie.
06:27On termine toujours avec un dessert.
06:29Donc, évidemment, c'est très important.
06:32Est-ce que le risque serait que...
06:33Alors, boulangerie-pâtisserie,
06:35je rappelle que vous êtes président de la Fédération du Syndicat,
06:39alors, de ceux qui sont les deux,
06:41parce que vous avez encore en France, en 2020,
06:43des boulangers qui ne font que du pain,
06:45et vous avez des pâtissiers qui ne font que des gâteaux.
06:48Mais il y a aussi...
06:48C'est comme boucher charcutier.
06:50Est-ce qu'il y a le risque que d'autres corporations disent
06:53« Ben, nous aussi, on voudrait avoir une possibilité d'ouvrir le 1er mai. »
06:56Les charcutiers traiteurs peuvent dire
06:57« Moi aussi, il n'y a pas de raison
06:58que les pâtissiers et les boulangers puissent ouvrir, nous aussi. »
07:01Puis, un jour, les bouchers,
07:02et puis d'autres commerces de bouche.
07:05Est-ce qu'il y a la possibilité ?
07:07Est-ce que vous accepteriez que cette idée
07:09s'étende à toutes les activités de bouche ?
07:12Ben, écoutez, non seulement je l'accepterais,
07:14mais en tant que président de la Confédération Générale
07:17de l'Alimentation de Détail,
07:18c'est-à-dire les 18 métiers d'alimentation,
07:20on le revendique.
07:22C'est-à-dire qu'on est très gêné,
07:24et on aimerait que, de toute façon,
07:27ça finira par s'étendre.
07:28C'est-à-dire, ces commerces de bouche,
07:29vous savez, c'est eux qui sont au centre-ville,
07:31qui nous font le repas complet.
07:35En fait, ces gens-là doivent ouvrir.
07:38Donc, ça fera partie des combats de 2027,
07:41où il faut absolument que ces commerces
07:43arrivent à ouvrir déjà par équité,
07:46et puis aussi parce que c'est du chiffre d'affaires,
07:47et leurs salariés souhaitent travailler aussi.
07:49Est-ce que les grandes surfaces,
07:51la grande distribution,
07:52a un droit d'ouverture le 1er mai,
07:54ou c'est strictement interdit ?
07:56Ah non, eux, non.
07:57Et puis, est-ce qu'ils ont le choix,
08:00le souhait de le faire,
08:01du fait que ça coûte très cher au niveau salarial ?
08:04Oui.
08:04Et puis, non, là, c'est justement,
08:06il n'y a pas d'ouverture là-dessus.
08:07On parle bien,
08:09Sébastien Lecornu a bien parlé
08:11de côté artisanal.
08:12Et la seule chance qu'on puisse passer
08:15sur ce genre de secteur,
08:17c'est que ça reste dans les secteurs artisanaux.
08:19C'est-à-dire, c'est le boulanger,
08:22le boucher, le charcutier
08:23qui veulent faire leurs produits
08:24qu'ils font eux-mêmes.
08:26Qu'est-ce que vous répondez
08:27à ceux qui considèrent
08:28sur un plan quasiment philosophique ?
08:30Allez, il y a déjà les 35 heures,
08:33il y a des congés payés,
08:34il y a du temps libre aujourd'hui.
08:36Ne touchez pas au 1er mai,
08:38laissez ce côté sacré.
08:40Pour le 1er mai,
08:41vous considérez que la réalité sociale
08:43et culturelle a évolué
08:44dans ce pays,
08:45en Europe occidentale,
08:46et qu'on peut travailler,
08:47y compris un 1er mai,
08:48et qu'on n'est pas dans une fête religieuse.
08:51Écoutez, moi,
08:51je le comprends bien,
08:52mais c'est vrai qu'on sait
08:54que quand on touche au 1er mai,
08:55c'est quelque chose de sacré.
08:57Et c'est très compliqué.
08:58En plus, la politique,
08:59dans ce genre de choses,
09:00se fait pas à pas.
09:01Ça se fait gentiment,
09:03en discutant.
09:04On est dans un monde paritaire,
09:05aujourd'hui.
09:06On le voit bien,
09:07que ce soit petites
09:08ou grandes entreprises,
09:09on ne fait pas toujours
09:10ce qu'on veut,
09:11donc il faut essayer
09:12de négocier,
09:13parler,
09:13comme disait la présidente
09:14de l'Assemblée nationale,
09:16elle a dit,
09:16parlez-vous.
09:17Et effectivement,
09:18dans un dialogue social,
09:20on arrive à faire des choses.
09:23Dominique Horac,
09:23pendant que je vous tiens,
09:24on va élargir un peu
09:25notre sujet d'aujourd'hui.
09:26À l'énergie,
09:28vous avez connu,
09:29et j'en ai connu,
09:29des artisans proches de vous
09:31qui ont fermé,
09:32qui ont mis la clé sous la porte,
09:33parce que la facture d'électricité
09:34était intenable,
09:35c'est terrifiant.
09:37Aujourd'hui,
09:37il y a un problème de carburant.
09:39Comment va la profession
09:40par rapport à ça ?
09:40Est-ce que vous arrivez
09:41à surmonter,
09:42ou alors la crise pétolière
09:43qu'on est en train de subir ?
09:45Alors,
09:45il y a des gens
09:45qui utilisent leurs camionnettes
09:47pour transporter
09:48des matériaux
09:49et de la marchandise.
09:50C'est à nouveau
09:51une épreuve pour la profession
09:52et pour la filière.
09:54On est quand même
09:55un petit peu moins touchés,
09:56je dirais,
09:57que quand c'était
09:57la crise électrique,
09:59parce que là,
10:00il reste un quart des fours
10:01en France
10:01où ils sont au gaz
10:02et au fioul.
10:04Donc,
10:04il y en a un peu moins,
10:05mais bon,
10:05ceux-là sont touchés directement,
10:07surtout par le fioul.
10:08Pourquoi ?
10:09Parce qu'en fait,
10:09le gaz,
10:10pour l'instant,
10:10les gens sont sous contrat.
10:12C'est plutôt bloqué.
10:13Donc,
10:13c'est quand même
10:13une interrogation
10:15qu'on a
10:15de nos boulangers,
10:17nos artisans
10:18qui nous disent
10:18qu'est-ce qui va se passer
10:20et combien de temps
10:20ça va durer.
10:21Et il y a aussi,
10:22effectivement,
10:22comme toutes les personnes
10:23qui se déplacent au livre,
10:24on a beaucoup de gens
10:25qui se déplacent
10:26avec des camionnettes
10:27qui vont livrer,
10:27qui font des tournées.
10:29Moi,
10:29j'ai des artisans
10:30qui vont faire 90 km par jour
10:31pour livrer 200 baguettes.
10:33Donc,
10:34ces gens-là,
10:34bien sûr,
10:35qui sont...
10:35Alors,
10:36c'est vrai qu'on peut pousser
10:36à l'électrique,
10:37mais ce n'est pas toujours facile.
10:38Les gens n'ont pas les moyens.
10:39C'est un investissement.
10:39Les bornes ne sont parfois pas mises.
10:41Voilà,
10:41investissement.
10:42Et puis après,
10:43il y a tous les effets secondaires
10:44du pétrole.
10:45Le pétrole,
10:46il y en a partout.
10:46Vous avez vu,
10:47on a aussi des histoires
10:48d'engrais,
10:49de produits même
10:50qui vont se transformer
10:51sur des emballages,
10:52etc.,
10:53qui vont être touchés.
10:54Dominique Orin,
10:54quel est le bilan de la casse
10:55sur la facture électrique
10:56il y a deux ou trois ans ?
10:57Il y en a qui sont restés
10:58sur le carreau,
10:59on en convient.
11:00Écoutez,
11:01on n'a pas vraiment
11:03quelqu'un
11:07négocié avec des marchands
11:10d'électricité,
11:11les énergéticiens.
11:13Donc,
11:13ça a été chaud.
11:15Il n'y en a pas vraiment
11:16qui ont fermé que pour ça.
11:18Non,
11:18jamais que pour ça,
11:19mais bon,
11:20c'était la goutte
11:20qui a fait des bornes d'éleveur.
11:22Voilà,
11:22c'est ça.
11:23Ça a déjà pu mettre
11:25la cerise sur le gâteau,
11:26comme on dit.
11:27Et surtout que les gens
11:29ont gagné moins d'argent quand même.
11:30Il y en a qui ont passé
11:32leurs résultats,
11:32leurs bénéfices dedans.
11:33C'est-à-dire qu'ils ont travaillé
11:34un an pour rien.
11:37Le type fait son boulot
11:38et du jour au lendemain,
11:39on lui pique son résultat
11:41alors qu'il a bien fait son boulot
11:42et qu'il n'a rien demandé.
11:44Et c'est un vrai boulot
11:45où on continue à se lever de bonheur,
11:46Dominique,
11:47on est d'accord.
11:47Oui,
11:48ça c'est vrai qu'en boulangerie,
11:49il faut essayer d'arriver
11:50avant les clients.
11:51Bon,
11:51vous avez toujours
11:52au taux de vocation.
11:53On aura encore des boulangers
11:54en France,
11:54des vrais,
11:55pas des revendeurs
11:59Depuis 2012,
12:02il en ouvre plus
12:03qu'il enferme.
12:05Malheureusement,
12:05il en ferme
12:05et on travaille dessus
12:06pour ses manques
12:07de repreneurs.
12:08Mais voilà,
12:09je pense,
12:10je peux vous dire
12:10qu'il y aura encore
12:11toujours des boulangers
12:11artisans.
12:12Ils ont du courage,
12:13ils ont du cran
12:14et ils ont de la volonté.
12:15Une boulangerie qui ferme
12:16dans un village,
12:16Dominique Enrac,
12:17c'est un petit peu
12:17de la France qui meurt.
12:18On est d'accord ?
12:19C'est la France qui meurt.
12:21C'est comme disait
12:22Eric Emmanuel Schmitt,
12:23c'est un village
12:24sans boulangerie,
12:25c'est un village moribond.
12:26Oui,
12:27oui,
12:28puisque ça,
12:28mais on pourrait
12:29en prendre d'autres exemples.
12:29Dominique Enrac,
12:30merci d'avoir été
12:31à l'antenne en direct
12:32sur Sud Radio
12:32et je ne doute pas
12:33que j'aurai besoin
12:34de vous recontacter
12:35pour suivre l'actualité
12:36de ce merveilleux métier
12:37qui est de boulanger
12:39et pâtissier.
12:39A très bientôt
12:40sur Sud Radio.
12:42Vous restez avec nous,
12:43nous allons parler
12:44d'un sujet crucial,
12:47essentiel,
12:48urgent,
12:48la démographie.
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