- il y a 6 semaines
Tous les soirs et pendant tout l’été, CNEWS vous propose un rendez-vous consacré à la politique de 21h à minuit
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00:00:01Il est tout juste 22h, bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver en direct sur CNews 100% politique.
00:00:06Nous sommes ensemble jusqu'à minuit. Bonsoir Jules Torres.
00:00:10Bonsoir Johan, bonsoir à tous.
00:00:11Vous êtes de plus en plus proche de moi à ce rythme-là, vous allez finir par prendre ma place.
00:00:14Méfiez-vous.
00:00:15Oui, je fais bien de me méfier. Vous allez m'accompagner pendant deux jours pour enrichir cette émission.
00:00:19Bien sûr.
00:00:20Et à partir du mois d'août, vous volerez de vos propres ailes.
00:00:22Peut-être.
00:00:22Et vous accompagnerez les téléspectateurs, vous les informerez, en tout cas, durant l'été.
00:00:26Grand plaisir, en tout cas, d'être avec vous ce soir dans cette émission.
00:00:28Je vous présente les invités qui vont nous accompagner durant ces deux heures.
00:00:31Nous avons le plaisir ce soir d'être avec Fabrice Akoun, Richard Ramos, Rodolphe Karte et Vendry de Kerpel.
00:00:36Bonsoir messieurs.
00:00:37Bonsoir.
00:00:38Soyez les bienvenus.
00:00:39Nos débats dans un instant, évidemment.
00:00:41Vous en avez l'habitude, juste après l'essentiel de l'actualité avec Margot Siffer.
00:00:45Bonsoir Margot.
00:00:49Bonsoir Johan, bonsoir à tous.
00:00:51Emmanuel Macron attendu demain matin à Fontainebleau.
00:00:54950 pompiers toujours mobilisés contre les incendies.
00:00:57Un étudiant et un sapeur pompier volontaire, tous les deux âgés de 18 ans, ont été passés en détention provisoire.
00:01:04Ils seraient impliqués dans les départs de feu.
00:01:06Après la canicule, place ça désormais aux orages.
00:01:0969 départements demain en vigilance orange contre 11 ce mercredi.
00:01:14L'Ardèche, la Mayenne, le Finistère ou encore Dijon sont touchés ce soir par des déluges de grêle.
00:01:20Jérôme Barrella, principal suspect dans l'affaire Liana, mis en examen pour meurtre et viol sur mineurs de moins de
00:01:2515 ans.
00:01:26Il avait été extrait ce matin de sa cellule de Mont-de-Marsan pour être présenté à un juge d
00:01:30'instruction.
00:01:31Il encourt désormais la perpétuité.
00:01:34Et cinq semaines après l'affaire Liana, près d'un millier de dossiers de pédocriminalité identifiés comme prioritaires.
00:01:40Cela signifie que les auteurs présentant des antécédents judiciaires ont été identifiés et que les victimes sont toujours mineures.
00:01:47675 personnes ont été placées en détention.
00:01:50Et puis, la guerre entre Washington et Téhéran qui s'installe durablement.
00:01:54L'armée américaine dit avoir lancé ce soir une nouvelle vague de frappes contre l'Iran.
00:01:58Des explosions ont auparavant retenti près du consulat des Etats-Unis à Erbil.
00:02:04Merci beaucoup Margot.
00:02:05C'est un vote qui est déjà qualifié d'historique.
00:02:07Le Parlement a définitivement adopté dans la soirée la proposition de loi visant à créer un droit à mourir.
00:02:13291 députés se sont prononcés en faveur du sexe.
00:02:17241 ont voté contre.
00:02:19Regardez.
00:02:22Votant 561, exprimé 532, majorité 267.
00:02:28Pour 291, contre 241, l'Assemblée nationale a adopté.
00:02:47L'euthanasie qui devient donc légale en France.
00:02:50Que prévoit précisément cette loi ?
00:02:52Quelles sont les conditions pour pouvoir demander une aide à mourir ?
00:02:55On voit tout cela avec Anaïs Bauché.
00:02:58Pour être éligible à l'aide à mourir, le patient doit être majeur et atteint d'une affection grave et
00:03:03incurable.
00:03:04Il doit ensuite respecter plusieurs étapes strictes pour mettre fin à ses jours.
00:03:08La première, demander une aide à mourir par écrit à son médecin ou par un autre mode d'expression adapté
00:03:13à ses capacités.
00:03:14Le médecin doit s'assurer que le patient puisse bénéficier de soins palliatifs pour éviter une demande par défaut.
00:03:19Il vérifie ensuite que le patient ne fasse pas l'objet d'une protection juridique.
00:03:22Deuxième étape, une procédure collégiale est alors organisée, regroupant le médecin, un spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant dans
00:03:30le traitement et un proche, selon la volonté du patient.
00:03:33Troisième étape, après cet échange, le médecin prend sa décision seul dans un délai de 15 jours.
00:03:38Le patient dispose ensuite de 48 heures pour confirmer son choix, mais peut toujours se rétracter à n'importe quel
00:03:42moment de la procédure.
00:03:43En dernier lieu, le patient définit l'endroit où les personnes avec qui il souhaite mourir, les lieux publics sont
00:03:49interdits, il doit s'auto-administrer le produit mortel.
00:03:52S'il n'est physiquement pas en mesure de le faire, le geste peut être effectué par un médecin ou
00:03:56un infirmier.
00:03:57Si le médecin constate une pression exercée sur le patient, il doit suspendre la procédure et effectuer un signalement au
00:04:02procureur.
00:04:04Emmanuel Macron, le président de la République a évidemment réagi puisqu'il est l'un des fers de lance de
00:04:09ce texte, il le défend depuis 4 ans, il a même accéléré la procédure.
00:04:13Merci à tous les parlementaires qui ont permis un débat constructif et respectueux.
00:04:17Le président de la République qui a donc réagi, j'ai une pensée pour toutes celles et ceux qui m
00:04:21'ont personnellement interpellé,
00:04:23qui ont partagé leur histoire, leurs doutes, leurs convictions et leurs espérances, leurs témoignages ont profondément nourri ce texte.
00:04:29Richard Ramos, vous êtes député du Modem, vous avez voté en faveur de ce texte, vous êtes fervent de longue
00:04:35date.
00:04:35Qu'est-ce que vous avez voté ce soir ? Un texte qui légalisait l'euthanasie ?
00:04:38D'abord, fervent depuis longue date, c'était très compliqué.
00:04:41Moi, en 9 ans de député, c'est le texte sur lequel j'ai le plus hésité.
00:04:45D'habitude, vous me connaissez, ma liberté, c'est le texte auquel j'ai le plus hésité.
00:04:49Pour des raisons d'abord personnelles et de croyance personnelle.
00:04:53Et puis, parfois, dans ce texte-là, la vie vous percute.
00:04:56Il y a quelques mois, un proche de la famille a eu la maladie de Charcot.
00:04:59Et ça a rebasculé, je dirais, ce que je croyais sur ce texte.
00:05:04Et donc, je pense que c'est très, très compliqué.
00:05:07Moi, je n'aime pas du tout...
00:05:08D'abord, même ceux que je n'ai pas applaudis, par exemple,
00:05:12je trouve que c'est un vote personnel de chacun.
00:05:17Et donc, il n'y a pas de victoire.
00:05:18Et vous vous rappelez qu'il devait y avoir un pot pour fêter cette victoire-là.
00:05:23C'était vraiment une absurdité.
00:05:24À l'initiative du Conseil social et environnemental,
00:05:28avec le ministère des Relations avec le Parlement,
00:05:30il a été reporté et non pas annulé.
00:05:32Mais il faut l'annuler, c'est une connerie.
00:05:33On ne peut pas fêter ça.
00:05:34Est-ce que vous avez voté pour ce texte avec la main qui tremble,
00:05:38selon l'expression consacrée ?
00:05:39Oui, j'allais le dire, j'avais la main qui tremblait.
00:05:43Mais vraiment, physiquement, je veux dire,
00:05:45ce n'est pas anodin ce qui vient de se passer.
00:05:47Et donc, moi, j'ai aussi beaucoup de gens dans ma circonscription,
00:05:51notamment des chrétiens, des gens qui ont une foi en religieuse,
00:05:54qui pensent que la vie, elle est au-dessus de tout
00:05:55et que l'homme ne peut pas donner la mort à un autre homme.
00:05:58Et donc, j'ai eu beaucoup de débats.
00:06:00J'ai eu des débats avec mon évêque.
00:06:01Et donc, c'est quelque chose qui est très, très compliqué.
00:06:04Et donc, je pense qu'il n'y a pas de victoire.
00:06:06Il y a un résultat démocratique, mais il n'y a pas de grande victoire.
00:06:09Vandrie de Kerpel, on entend beaucoup dire,
00:06:12notamment au sein des opposants à ce texte,
00:06:14qu'il s'agit d'une rupture anthropologique.
00:06:16Est-ce qu'on s'inscrit véritablement dans ce cadre-là,
00:06:19avec ce texte voté, donc, en début de soirée à l'Assemblée nationale ?
00:06:22Bien sûr, je crois qu'il n'y a pas seulement des considérations religieuses
00:06:24et de foi que chacun peut avoir.
00:06:27Je crois qu'il y a une vraie rupture anthropologique.
00:06:29Une vraie rupture parce qu'on arrive là dans un débat
00:06:32qui est celui de dire...
00:06:34Qu'est-ce que notre société est prête à faire
00:06:36pour aider et accompagner, en fait, nos souffrants ?
00:06:39Au lieu de vouloir atténuer la souffrance,
00:06:42on a tué des souffrants.
00:06:43On élimine les souffrants.
00:06:44C'est ça, aujourd'hui, le message qui est en train de se poser.
00:06:47Alors, aujourd'hui, on nous explique qu'il y a des garde-fous,
00:06:49qu'on a bien borné le texte, etc.
00:06:52Mais on sait très bien où ça va aller ensuite.
00:06:53On sait très bien qui a fait, aujourd'hui, pression
00:06:57pour faire adopter cette loi.
00:06:59On sait très bien que les mutuelles, notamment,
00:07:00avaient un intérêt économique pour le faire passer.
00:07:02On sait très bien qu'aujourd'hui,
00:07:04on arrive, que ce soit au début ou à la fin de notre vie,
00:07:07ou à la fin de la vie,
00:07:08à vouloir altérer, en réalité,
00:07:10le mystère de la naissance et le mystère de la mort.
00:07:14Nombre de témoignages de femmes enceintes
00:07:16qui, quand leur médecin leur apprend
00:07:20que le bébé qui est dans leur ventre
00:07:22est atteint de trisomie 21,
00:07:24on leur propose, en réalité, d'avorter.
00:07:26Quand vous avez quelqu'un qui est sur le lit de mort
00:07:30et qui a l'impression d'être un boulet pour la société,
00:07:32parce qu'on lui explique que c'est un boulet,
00:07:33on lui propose de mettre fin à ses jours.
00:07:35Ce n'est pas la conception de la société
00:07:36qu'on devrait avoir, nous, en Occident.
00:07:39Et c'est malheureusement vers là où on va.
00:07:40Ce que vous dites, c'est qu'avec ce texte,
00:07:42il y a une volonté, parfois,
00:07:44de se débarrasser, entre guillemets, des malades.
00:07:46Exactement, parce qu'on n'y voit pas d'intérêt économique,
00:07:49parce qu'il n'y a pas d'intérêt,
00:07:50parce qu'on ne sait plus faire, en réalité.
00:07:52On ne sait plus accompagner les gens qui sont faibles.
00:07:55Et je crois que c'est exactement le but de l'humanité.
00:07:59Le vrai progrès, c'est celui de vouloir accepter les gens
00:08:02qui sont différents, qui sont faibles.
00:08:04Et je crois que, dans toute une vie,
00:08:06on a des moments où on est au top
00:08:07et des moments où on n'est pas bien.
00:08:10Et c'est intéressant, puisque ce texte vient d'être voté.
00:08:13La semaine dernière, une unité de soins palliatifs
00:08:14a été fermée à Libourne, faute de médecin.
00:08:17On sent votre tristesse ce soir, Vendrel de Gerpel.
00:08:19Il y a aussi un député, ce soir, qui a été triste.
00:08:21C'est Philippe Juvin. On l'écoute.
00:08:24Je suis triste, c'est vrai.
00:08:26Je suis triste parce que
00:08:28j'ai eu quelques demandes d'euthanasie
00:08:30dans ma carrière de médecin.
00:08:32Et toutes les demandes d'euthanasie
00:08:33se sont résolues quand on apportait des réponses aux gens.
00:08:38Quand on apportait une réponse sur une douleur
00:08:39qui n'était pas correctement traitée.
00:08:42Un isolement, une dépression.
00:08:44Les gens tristes.
00:08:47Et aujourd'hui, en fait,
00:08:50les éléments de sécurité sont très faibles.
00:08:53Ainsi, vous ne serez même pas obligés
00:08:56de consulter un psychiatre
00:08:57pour regarder si vous êtes dépressif.
00:08:59Je ne sais pas comment on va prévenir
00:09:01les suicides désormais.
00:09:02Puisque d'un côté, vous aurez des médecins
00:09:05dont le métier sera de prévenir les suicides,
00:09:07les psychiatres en particulier,
00:09:08en vous montrant qu'il y a une alternative
00:09:10à la mort, au suicide.
00:09:12Et de l'autre, vous aurez des médecins
00:09:13dont le métier et la mission
00:09:15consistera à faciliter le suicide.
00:09:18Je trouve que c'est une drôme de société.
00:09:20Moi, voyez-vous, je suis pour une société du soin.
00:09:23Et je suis pour une société
00:09:24où on prend soin les uns des autres.
00:09:27Prendre soin les uns des autres.
00:09:29Ça s'appelle la fraternité.
00:09:31Je ne trouve pas que cette loi
00:09:32soit une loi de fraternité.
00:09:33Pas une loi de fraternité, donc,
00:09:35pour Philippe Juvin, qui, rappelons-le,
00:09:37est député, certes,
00:09:37mais aussi rapporteur général du budget
00:09:39et médecin urgentiste.
00:09:41Rodolphe Cart, si ce n'est pas un texte
00:09:43de fraternité, une loi de fraternité,
00:09:44c'est quoi ? C'est une loi d'abandon ?
00:09:46Oui, en tout cas, c'est vrai
00:09:47qu'il y a plusieurs niveaux d'analyse,
00:09:48comme vous le dites.
00:09:49L'expérience personnelle,
00:09:51c'est vrai qu'on a un proche,
00:09:52ça peut nous faire basculer.
00:09:53Après tout, le cas par cas prévaut.
00:09:56En revanche, on a quand même,
00:09:57j'ai envie de dire, des exemples
00:09:58avec d'autres pays, comme la Belgique.
00:10:00Et là, on sent déjà poindre
00:10:01la question de l'engrenage.
00:10:03Vous donnez un doigt,
00:10:04on vous prend la main,
00:10:05après on vous prend le bras,
00:10:05et ensuite, c'est le corps.
00:10:06Donc, on voit qu'il y a possiblement,
00:10:08justement, une dérive.
00:10:09Je crois que c'était en Belgique
00:10:11où ça a été légalisé,
00:10:12c'était en 2002.
00:10:14Il y a eu les mineurs en 2014.
00:10:15On a d'autres exemples avec le Canada,
00:10:17notamment avec l'implication des mutuelles,
00:10:19comme l'a très bien rappelé Vendryl.
00:10:21Et ensuite, il y a un peu
00:10:22cette question civilisationnelle.
00:10:23On n'a pas attendu aussi le christianisme
00:10:25pour penser la mort en Europe.
00:10:27On a aussi des racines indo-européennes.
00:10:29Pour revenir dessus,
00:10:30c'est un syncrétisme, l'Occident.
00:10:31Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
00:10:33pour finir, une vision un peu panoramique,
00:10:35on pourrait prendre, je pense,
00:10:36un texte, une tribune de Michel Huébec
00:10:38qui est assez intéressante.
00:10:39En fait, il explique que notre continent,
00:10:40l'Occident, dans sa globalité,
00:10:42aujourd'hui, sent la mort.
00:10:43Avec cette dénatalité,
00:10:45cette fécondité en berne,
00:10:47aujourd'hui,
00:10:47cette administration de la mort,
00:10:49de manière, j'ai envie de dire,
00:10:52chimique, technique, distanciée,
00:10:54même s'il y a un accompagnement,
00:10:56on l'a un peu compris à travers le texte.
00:10:57Mais c'est quand même une indication
00:10:59à quel point notre continent,
00:11:00et même, j'ai envie de dire,
00:11:01tout particulièrement la France,
00:11:02manque de vitalité.
00:11:04À quel point on est en train
00:11:05de s'effondrer sur nous-mêmes
00:11:06avec cette accumulation de lois.
00:11:09Et cet événement loupé,
00:11:11cocktail, comme on a pu dire,
00:11:13c'est quand même un inconscient
00:11:15qui remonte à la surface.
00:11:16Est-ce que vous dites,
00:11:16Crande of Carte, ce soir,
00:11:17c'est que c'est un changement
00:11:18de civilisation auquel on assiste ?
00:11:20En tout cas,
00:11:21on voit en tout cas
00:11:22que la civilisation européenne
00:11:24ou même occidentale,
00:11:25quand même, tourne mal.
00:11:26Comme je dis,
00:11:26il y a vraiment une appétence
00:11:27pour la mort
00:11:29qui pose question.
00:11:30Et justement aussi,
00:11:31beaucoup insister
00:11:32sur cette distanciation.
00:11:34Là, il y a la rupture
00:11:35anthropologique
00:11:36qui est consumée.
00:11:37Et ça doit quand même
00:11:37nous poser question.
00:11:38Et vous l'avez très bien dit,
00:11:39vous avez été au-devant
00:11:41de certains doutes.
00:11:42Bon, on a quand même vu
00:11:44du côté de Macron
00:11:45un jus co-boutiste
00:11:46sur cette loi quand même.
00:11:47Vous avez évoqué
00:11:47le rapport à la religion.
00:11:49Je vais vous faire part peut-être
00:11:50de la réaction
00:11:50de l'Église de France
00:11:51qui déplore une rupture grave
00:11:53dans l'histoire
00:11:54de notre pays.
00:11:55On va rappeler également
00:11:56peut-être les conditions
00:11:56pour pouvoir bénéficier
00:11:58de l'aide à mourir.
00:12:00Les voici.
00:12:01Il faut que le patient
00:12:02demande une aide à mourir
00:12:03par écrit à son médecin,
00:12:04que le médecin vérifie
00:12:05que le patient
00:12:06peut bénéficier
00:12:06de soins palliatifs.
00:12:07Le patient ne doit pas faire
00:12:09l'objet d'une protection
00:12:12juridique
00:12:12et puis les autres conditions.
00:12:14Une procédure collégiale
00:12:15est organisée.
00:12:16Le médecin,
00:12:17un spécialiste
00:12:18de la pathologie,
00:12:19un soignant intervenant
00:12:20dans le traitement
00:12:21et un proche
00:12:22selon la volonté
00:12:23du patient
00:12:24sont présents.
00:12:26Enfin,
00:12:26troisième étape,
00:12:27le médecin prend sa décision
00:12:28seul dans un délai
00:12:29de 15 jours.
00:12:30Le patient dispose ensuite
00:12:31de 48 heures
00:12:32pour confirmer son choix.
00:12:34Il peut se rétracter
00:12:35à n'importe quel moment
00:12:36de la procédure.
00:12:38Le patient définit
00:12:39ensuite l'endroit
00:12:40et les personnes
00:12:41avec qui il souhaite mourir.
00:12:42Il doit s'auto-administrer
00:12:44le produit mortel
00:12:45en cas d'incapacité physique.
00:12:47L'infirmier
00:12:47ou le médecin
00:12:48effectuent le geste.
00:12:50Richard Ramos,
00:12:51est-ce qu'il y a
00:12:52selon vous
00:12:54suffisamment
00:12:54de garde-fous
00:12:55dans le texte
00:12:56que vous avez voté,
00:12:57je le rappelle ?
00:12:58Il n'y a jamais...
00:13:00Oui,
00:13:01il y a beaucoup
00:13:01de garde-fous
00:13:02mais ils ne sont pas
00:13:03totales.
00:13:04On va prendre un exemple.
00:13:06Le député Juvin
00:13:07disait à juste titre,
00:13:08il parlait des psychiatres.
00:13:10Il ne faudrait pas,
00:13:11a priori le texte
00:13:12ne le permet pas
00:13:13mais il faut faire
00:13:13très attention
00:13:14à ce que quelqu'un
00:13:15qui est tout seul
00:13:16se dit je suis inutile
00:13:18à ma famille,
00:13:19finalement en conscience
00:13:21je vais dire
00:13:21que je pourrais vouloir partir.
00:13:24Et donc ça,
00:13:25il faut faire très attention
00:13:26parce qu'on pourrait avoir
00:13:27le cadre qui est respecté
00:13:29et une dérive
00:13:30qui permet de faire autre chose
00:13:31que le cadre
00:13:32qu'on a fixé.
00:13:33Donc il faut faire
00:13:33très très attention.
00:13:34Le cadre est plutôt
00:13:36bien abordé
00:13:36mais il faut faire attention
00:13:38et moi je suis très content
00:13:40également
00:13:40parce que ce qui me gênait
00:13:41aussi dans cette affaire-là
00:13:42c'est qu'il n'y avait pas
00:13:43suffisamment en France
00:13:44de soins palliatifs
00:13:47et donc il ne faudrait pas
00:13:48que parce que certains
00:13:49auraient le droit
00:13:49du soins palliatifs
00:13:51et d'autres n'auraient pas le droit
00:13:52et donc parce qu'ils n'auraient pas le droit
00:13:53ils aillent faire
00:13:54sur cette solution finale.
00:13:55Richard Ramos
00:13:56je vous entends
00:13:57depuis un quart d'heure maintenant
00:13:58je rappelle que vous avez voté
00:13:59ce texte
00:14:00mais vous ne semblez finalement
00:14:01pas spécialement heureux
00:14:03de son adoption
00:14:03je me trompe quand je dis ça
00:14:04est-ce que vous êtes satisfait
00:14:06du vote qui a eu lieu ce soir ?
00:14:07Oui j'ai voté
00:14:07donc je ne vais pas me défiler
00:14:10je ne me défile jamais
00:14:11donc oui je suis satisfait
00:14:13mais après ce vote
00:14:14vous avez encore un doute
00:14:14là au moment où vous parlez
00:14:15est-ce que vous doutez toujours ?
00:14:16Oui bien sûr
00:14:17mais bien sûr
00:14:17bien sûr que j'ai un doute
00:14:19bien sûr que je pense
00:14:22que c'est un des textes
00:14:23qui pendant des années
00:14:25va me travailler
00:14:25je le pense
00:14:27vous savez
00:14:27il y a peu de textes
00:14:29on a caché la mort
00:14:31vous le disiez tout à l'heure
00:14:31d'un point de vue anthropologique
00:14:34autrefois les familles
00:14:35les anciens restaient dans nos familles
00:14:36et les familles s'en occupaient
00:14:37on les a planquées
00:14:38dans les EHPAD
00:14:39on a repoussé la mort
00:14:40pour ne pas la regarder
00:14:41ce texte-là
00:14:42il nous met face
00:14:43à la mort
00:14:45et donc
00:14:45ça ne peut pas être anodin
00:14:46je veux dire
00:14:47et c'est pour ça que
00:14:48il va me poursuivre ce texte
00:14:50donc non je suis
00:14:51je suis content de l'avoir fait
00:14:52je l'assume
00:14:53et ce n'est pas toujours facile
00:14:54je l'assume
00:14:55mais pour moi
00:14:57ce n'est absolument pas une victoire
00:14:58mais pourtant Richard Ramos
00:14:59ce texte
00:14:59il partait normalement
00:15:01il était unique
00:15:02il n'y avait pas
00:15:02les soins palliatifs
00:15:03ça a été une volonté
00:15:04de François Bayrou
00:15:05de le scinder en deux
00:15:06avec les soins palliatifs
00:15:08avec cette euthanasie
00:15:09cette aide à mourir
00:15:10et justement Fabrice Akoun
00:15:10ça m'intéresse
00:15:11puisque vous êtes essayiste
00:15:12vous avez la maîtrise des mots
00:15:14est-ce que
00:15:14quand on parle d'aide à mourir
00:15:16de suicide assisté
00:15:17et pas d'euthanasie
00:15:18comme on a choisi
00:15:18de le faire ce soir
00:15:19comme vous pouvez
00:15:20le regarder sur le bandeau
00:15:21est-ce qu'il n'y a pas
00:15:22une sorte d'euphémisation aussi
00:15:23d'un débat
00:15:24qui est un débat
00:15:24très très important
00:15:26c'est une façon de faire
00:15:28très française
00:15:28c'est-à-dire qu'on a l'impression
00:15:30que quand on ne dit pas les mots
00:15:32on ne nomme pas
00:15:33vous savez c'est valable
00:15:33pour tous les sujets
00:15:34de la société française
00:15:35il y a toujours cette manière
00:15:35d'enrober etc
00:15:37après là où je suis assez
00:15:38admiratif de ces messieurs
00:15:40c'est que
00:15:41moi je suis incapable
00:15:42d'avoir la moindre certitude
00:15:44la moindre certitude
00:15:45et je vous admire beaucoup
00:15:45pour ça parce que
00:15:47j'aimerais avoir des certitudes
00:15:48mais quand j'écoute
00:15:49Philippe Juvin
00:15:50ou quand je vous écoute
00:15:51vous me convainquez
00:15:52et quand j'écoute
00:15:54des gens qui sont pour
00:15:56je suis aussi convaincu
00:15:57donc je me demande
00:15:58comment faire
00:15:59pour respecter
00:16:00la moindre consigne
00:16:00c'est pour ça que je rejoins
00:16:01monsieur le député
00:16:02dont je sais que c'est
00:16:02un grand humaniste
00:16:03et après il y a peut-être
00:16:04des parallèles
00:16:05qu'il faut éviter de faire
00:16:05je crois que
00:16:06la baisse de la natalité
00:16:07et l'euthanasie
00:16:09puisque disons les mots
00:16:09c'est deux choses différentes
00:16:11la baisse de la natalité
00:16:12elle est surtout liée
00:16:13à un contexte général
00:16:14et je vous rejoins
00:16:14et effectivement
00:16:15c'est extrêmement triste
00:16:16mais si on avait
00:16:17une économie dynamique
00:16:18etc je pense qu'on aurait
00:16:19une natalité
00:16:19qui suit donc
00:16:20je ne suis pas sûr
00:16:21qu'on puisse faire un parallèle
00:16:22entre la baisse de la natalité
00:16:23et l'euthanasie aujourd'hui
00:16:25Est-ce que vous croyez aussi
00:16:26Vandriel de Gerpel
00:16:26ça m'intéresse d'avoir
00:16:27votre avis sur ce sujet là
00:16:28qu'il y a un consensus français
00:16:30sur cette question
00:16:31de l'aide à mourir
00:16:32et c'est vrai que c'était
00:16:33l'un des arguments
00:16:33qu'on a pu entendre
00:16:34notamment dans la bouche
00:16:35de ceux qui défendaient
00:16:36notamment dans l'association
00:16:37du droit à mourir
00:16:38dans la dignité
00:16:39qu'il y aurait une sorte
00:16:40de consensus français
00:16:41que les français seraient
00:16:42majoritairement favorables
00:16:43à ce texte
00:16:43que les députés là aussi
00:16:45se traitent hors partisans
00:16:46or on voit dans ce vote
00:16:47quand on regarde un petit peu
00:16:48dans le détail
00:16:49que les progressistes
00:16:50ont voté pour cette euthanasie
00:16:51que les conservateurs
00:16:53ont plutôt voté contre
00:16:54et que finalement
00:16:54c'est un vieux retour
00:16:55du clivage progressiste
00:16:57conservateur
00:16:58Moi j'ai déjà l'impression
00:16:59que c'était
00:17:00honnêtement
00:17:01ce n'était pas une priorité
00:17:01ce texte
00:17:02la plupart des français
00:17:04ne se sont pas du tout
00:17:06n'ont pas du tout pris
00:17:07à bras-le-corps ce sujet
00:17:08d'ailleurs j'ai l'impression
00:17:09que tout le monde
00:17:10s'en moque en réalité
00:17:10on fait passer ce texte
00:17:12au milieu de l'été
00:17:14on a eu énormément de débats
00:17:16avant la dissolution
00:17:17puisque ce texte
00:17:18a été reporté
00:17:18à cause de la dissolution
00:17:19on avait des gens
00:17:20qui étaient plus ou moins
00:17:23qui n'étaient pas
00:17:24tout à fait d'accord
00:17:24d'ailleurs on avait
00:17:25100 votes
00:17:27pour le pour et le contre
00:17:28on avait 100 votes
00:17:29de différence
00:17:29maintenant on n'en a que 50
00:17:30c'est à dire que
00:17:32si on débat de ce sujet là
00:17:34on sent que les incertitudes
00:17:36reviennent
00:17:36et donc on arrive
00:17:37à convaincre d'autres personnes
00:17:38de se dire
00:17:40finalement je suis pour
00:17:41peut-être qu'il fallait
00:17:41que je sois contre
00:17:42Vous voulez dire que
00:17:42si le débat avait duré
00:17:44un peu plus longtemps
00:17:44peut-être le résultat
00:17:45n'aurait pas été le même
00:17:46J'en suis persuadé
00:17:49Et monsieur le député
00:17:50on est complètement la preuve
00:17:51C'est pour ça qu'il y a eu
00:17:51une volonté du président
00:17:52de la République
00:17:53d'accélérer le tempo
00:17:54de faire en sorte
00:17:55que ce texte soit absolument
00:17:56voté avant l'été
00:17:57parce que si on avait
00:17:58attendu la rentrée
00:17:59sans doute
00:18:00peut-être en tout cas
00:18:01le résultat aurait pu être différent
00:18:03Il aurait peut-être été différent
00:18:04mais le sujet est débattu
00:18:06depuis fort longtemps
00:18:07Moi ce que je n'aimais pas
00:18:08c'était cette espèce de
00:18:10vous avez dit
00:18:11le droit de mourir
00:18:12dans la dignité
00:18:12ça voudrait dire
00:18:13que les gens
00:18:14qui ne choisiraient pas
00:18:15cette façon de mourir
00:18:16seraient des indignes
00:18:17et donc ça aussi
00:18:18dans les choix des mots
00:18:19c'est pas mourir
00:18:20dans la dignité
00:18:21je veux dire
00:18:21ça c'est pareil
00:18:22c'est un des mots
00:18:23que j'ai combattu
00:18:25ça m'a supporté
00:18:26cette affaire-là
00:18:26c'est un choix personnel
00:18:29et donc il faudra
00:18:29l'accompagner
00:18:30donc oui oui
00:18:31je pense que
00:18:32à 50 voix
00:18:34sur 577 députés
00:18:36vous voyez bien
00:18:37que tous ceux
00:18:38qui racontaient
00:18:38qu'il y avait
00:18:39un large consensus
00:18:41c'est plus complexe
00:18:42que ça
00:18:43chacun ça nous ramène
00:18:44à des choses
00:18:44qui sont très très profondes
00:18:46nous avons entendu
00:18:47Philippe Juvin
00:18:48député
00:18:49Les Républicains
00:18:49qui était opposé
00:18:50à ce texte
00:18:51et qui a donc voté contre
00:18:52écoutons à présent
00:18:53Sébastien Chenu
00:18:53pour le Rassemblement National
00:18:54qui lui a voté
00:18:55en faveur de ce texte
00:18:57je ne le fais pas
00:18:58ni avec naïveté
00:19:00ni même forcément
00:19:01avec sérénité
00:19:02mais je pense que
00:19:03lorsque des gens
00:19:04veulent quitter la vie
00:19:06il faut ne pas
00:19:07les sanctionner
00:19:08à l'idée
00:19:08qu'ils doivent aussi
00:19:09quitter leur pays
00:19:10je pense que c'est
00:19:11accorder une liberté
00:19:12on peut avoir un débat
00:19:13moi je respecte
00:19:14beaucoup les opinions
00:19:14et ce débat
00:19:15ce tourment
00:19:16qui peut m'habiter
00:19:17en votant ce texte
00:19:18je l'assume
00:19:19je vois que
00:19:19Sébastien Lecornu
00:19:20lui se réfugie
00:19:21derrière d'autres
00:19:22et ça j'aime moins
00:19:23vous voyez
00:19:24Vendry De Kerpel
00:19:25vous qui êtes opposé
00:19:27à ce texte
00:19:27on l'a bien compris
00:19:28est-ce que vous entendez
00:19:28quand même
00:19:29l'argument
00:19:30invoqué par Sébastien Chenu
00:19:32pour voter en faveur
00:19:33de ce texte
00:19:34je crois que
00:19:35le grand débat
00:19:36qu'il y a eu
00:19:36on s'est approprié
00:19:38et c'est normal
00:19:38à titre personnel
00:19:40ce combat-là
00:19:41donc les députés
00:19:41s'y sont reconnus
00:19:42parce qu'effectivement
00:19:43on a tous connu
00:19:44des drames dans notre famille
00:19:45et on a tous été
00:19:46plus ou moins mal à l'aise
00:19:47dans la manière
00:19:48d'accompagner la personne
00:19:49vers la mort
00:19:50mais je crois que
00:19:51le grand problème
00:19:52c'est celui de dire
00:19:52quand on est parlementaire
00:19:53ou quand on est élu politique
00:19:55c'est de se dire
00:19:56qu'est-ce qui est bon
00:19:56pour notre société
00:19:57qu'est-ce qui est bon
00:19:58pour le bien commun
00:19:59et pour l'ensemble
00:20:00et je crois que
00:20:01cette question
00:20:02était passée
00:20:03complètement à la trappe
00:20:04parce que justement
00:20:05il y avait cette considération
00:20:06qui était très personnelle
00:20:07non moi pardon
00:20:09je pense pas
00:20:10je crois qu'il y a eu
00:20:10il y a eu quand même des débats
00:20:11moi quelque chose
00:20:12qui m'a gêné par exemple
00:20:13qui fait que j'ai voté pour
00:20:15dans ce qui était avant
00:20:17classe Neonetti
00:20:18on mettait des gens
00:20:19dans une situation
00:20:21où on les mettait
00:20:21en léthargie
00:20:23en sachant pertinemment
00:20:24qu'il n'y avait pas
00:20:25de retour à la vraie vie
00:20:26possible
00:20:26et donc je trouvais aussi
00:20:28que c'était comme une forme
00:20:28de lâcheté
00:20:29c'est-à-dire
00:20:29on les mettait dans une mort
00:20:31ou dans un état
00:20:32sur lequel médicalement
00:20:33on savait
00:20:34qu'ils ne pouvaient pas revenir
00:20:35et donc je trouvais
00:20:36qu'il y avait quelque chose
00:20:37ça vous savez que ça concerne
00:20:38Richard Ramos
00:20:39que quelques milliers de personnes
00:20:40évidemment c'est extrêmement important
00:20:41mais ça concerne que
00:20:42quelques milliers de personnes
00:20:43là en l'occurrence
00:20:44cette loi
00:20:44telle qu'elle est écrite
00:20:45et puisque vous l'avez voté
00:20:46vous le savez
00:20:47elle concerne quasiment
00:20:48un million de personnes
00:20:49aujourd'hui
00:20:50telles que rédigées
00:20:51donc c'est vertigineux
00:20:53oui mais je pense
00:20:54et on le verra
00:20:54je pense que
00:20:55ce qui a été mis
00:20:56comme encadrement
00:20:57ce qui s'est passé en Belgique
00:20:59fait qu'il faut faire attention
00:21:00je pense qu'on a suffisamment
00:21:02mis d'encadrement
00:21:03pour que ça ne soit pas
00:21:04je dirais
00:21:05la déferlante
00:21:05et vous en tant que député
00:21:06et qui êtes attaché quand même
00:21:07puisque ça fait quelques mandats
00:21:08que vous faites
00:21:09attaché au temps long
00:21:10est-ce que vous ne vous dites pas
00:21:11quand vous voyez les situations
00:21:13notamment au Canada
00:21:13aux Pays-Bas
00:21:14ou encore en Belgique
00:21:15que les multiplications
00:21:17ont été
00:21:17par des dizaines de chiffres
00:21:19de l'euthanasie
00:21:20et que tous les garde-fous
00:21:21les années qui ont suivi
00:21:23ont cédé
00:21:23non moi je pense que
00:21:25ce qui a été mis
00:21:26aujourd'hui au Parlement
00:21:27ça permettra
00:21:28de ne pas avoir
00:21:29une déferlante
00:21:30sur ça
00:21:31et que je pense qu'il y a
00:21:33plusieurs éléments
00:21:34qui permettent
00:21:34et notamment les médecins
00:21:35vous êtes certain
00:21:36par exemple
00:21:36que jamais en France
00:21:38nous ne pourrons être
00:21:38tannasiés
00:21:39parce que nous souffrons
00:21:40d'une dépression sévère
00:21:41et que nous n'avons plus
00:21:42envie de vivre
00:21:42non vous avez raison
00:21:43mais non je ne suis pas certain
00:21:44vous n'en avez pas la certitude
00:21:45c'est grave
00:21:46c'est quelque chose
00:21:50qui est tellement fragile
00:21:51quand quelqu'un va vouloir dire
00:21:53j'en peux plus
00:21:55même sous morphine
00:21:56la maladie de Charcot
00:21:58vous souffrez à en crever
00:21:59à en crever
00:22:00moi je suis allé les voir
00:22:01parce que je voulais regarder
00:22:02à en crever
00:22:03et donc vous vous dites
00:22:05là ça marche
00:22:05et puis quelqu'un
00:22:06comme vous dites
00:22:07qui est en dépression profonde
00:22:09et qui pourrait
00:22:10peut-être demain
00:22:11refaire marche arrière
00:22:11vous avez des gens
00:22:12qui veulent se suicider
00:22:13ils vont mieux que ça
00:22:14donc c'est pas
00:22:15c'est pas une matière
00:22:16on est sur du vivant
00:22:17donc c'est pas une matière
00:22:18avec certitude
00:22:19donc oui on peut
00:22:20me reprocher
00:22:21d'avoir voté pour
00:22:22à d'autres
00:22:22d'avoir voté contre
00:22:23c'est pas une matière
00:22:24cet rapport à la vie
00:22:26c'est pas une matière
00:22:27c'est pas
00:22:27c'est pas un objet
00:22:29qui est figé
00:22:29et c'est totalement
00:22:30et c'est totalement fluctuant
00:22:31parce qu'en fonction des périodes
00:22:33pendant très longtemps
00:22:34c'était pas un sujet pour moi
00:22:35et puis quand votre meilleure amie
00:22:37votre amie d'enfance
00:22:38votre plus vieille copine
00:22:39fait un AVC
00:22:40et qu'elle est lourdement handicapée
00:22:41et qu'elle s'accroche à la vie
00:22:44et qu'aujourd'hui elle est partie
00:22:45et elle manque énormément
00:22:46je peux vous dire que
00:22:47dans ces moments là
00:22:48vous vous apercevez
00:22:49qu'effectivement
00:22:50alors qu'on aurait pu imaginer
00:22:51qu'elle aurait souhaité partir
00:22:52elle n'a pas souhaité partir
00:22:53donc personne ne peut dire
00:22:55à un instant T
00:22:55parce que ça peut tellement évoluer
00:22:57dans la vie
00:22:57en fonction des expériences de chacun
00:22:59que c'est extrêmement compliqué
00:23:00de se prononcer avec assertivité
00:23:02moi je suis admiratif
00:23:03pour le coup ce soir
00:23:04je suis admiratif
00:23:05de beaucoup de gens
00:23:05mais je suis admiratif
00:23:06cette fois-ci
00:23:07du courage que vous avez eu
00:23:08parce que c'est vrai
00:23:08que je n'aurais pas voulu
00:23:09être à votre place
00:23:10et on a bien compris
00:23:11donc Richard Ramos
00:23:12qu'il n'y aurait pas
00:23:12de cocktail
00:23:14au ministère des relations
00:23:14avec le Parlement
00:23:15non il n'en faut pas
00:23:16il ne faut pas de cocktail
00:23:17c'est une erreur
00:23:18c'est pas une erreur
00:23:19c'est une erreur
00:23:20et une absurdité
00:23:20c'est une absurdité
00:23:22je veux dire
00:23:23ceux qui ont pensé ça
00:23:24là pour le coup
00:23:25il faut qu'ils arrêtent
00:23:26de boire
00:23:26ce qu'ils ont mis dans leur gobelet
00:23:28c'est pas possible
00:23:30imaginez ça
00:23:31c'est pas possible
00:23:32c'est des gens
00:23:33encore une fois
00:23:34qui n'ont pas pris
00:23:34la considération
00:23:35de ce qui s'est passé
00:23:36voilà qui est dit
00:23:38on va se retrouver
00:23:38dans un instant
00:23:39puisque vous savez
00:23:40qu'aujourd'hui
00:23:40les chiffres vertigineux
00:23:42des suites de l'affaire Liana
00:23:43ont été divulgués
00:23:45plus de 70 000 plaintes
00:23:46ont été identifiées
00:23:47et 15 000 nouvelles
00:23:48ont été découvertes
00:23:50avec donc une priorité
00:23:51qui a été donnée
00:23:51par le ministère de la justice
00:23:53on en parle dans un instant
00:23:59de retour
00:24:00dans 100% politique
00:24:01en direct sur CNews
00:24:02pour évoquer à présent
00:24:03les suites
00:24:03les suites
00:24:04de l'affaire Liana
00:24:05puisque Gérald Darmanin
00:24:06a dévoilé
00:24:07cet après-midi
00:24:07le bilan
00:24:08du réexamen
00:24:09des dizaines
00:24:10de milliers
00:24:11de plaintes
00:24:11ordonnées
00:24:11après la mort
00:24:12de la petite fille
00:24:13un bilan effroyable
00:24:14près d'un millier
00:24:15de dossiers
00:24:16pédocriminels
00:24:17ont été identifiés
00:24:18comme prioritaires
00:24:19et 675 personnes
00:24:21ont été placées
00:24:23en détention
00:24:24écoutez
00:24:24le garde des Sceaux
00:24:25il répondait
00:24:26cet après-midi
00:24:26à l'Assemblée nationale
00:24:29il y a eu exactement
00:24:3069 626 dossiers
00:24:34d'affaires criminelles
00:24:35connus par les parquets
00:24:36et délictuels
00:24:36qui ont été absolument
00:24:38réétudiés
00:24:39plus 15 000 plaintes
00:24:42découvertes
00:24:43si j'ose dire
00:24:43chez les services enquêteurs
00:24:45où les gens sont venus
00:24:46déposer plainte
00:24:46ce qui porte à 85 047 plaintes
00:24:49aujourd'hui
00:24:50recensées
00:24:51dans les parquets
00:24:52de la République
00:24:5338% de ces procédures
00:24:55concernent des faits criminels
00:24:5662% des faits délictuels
00:24:59dans 83% des affaires
00:25:01l'auteur
00:25:02a été
00:25:03identifié
00:25:04et dans 91%
00:25:06des affaires
00:25:07malheureusement
00:25:08non seulement
00:25:09il n'a fait l'objet
00:25:10d'aucune condamnation
00:25:11intérieure
00:25:11mais pour trois quarts
00:25:12d'entre eux
00:25:13ils font partie
00:25:14du cercle intime
00:25:15et familial
00:25:16des enfants
00:25:1636% des victimes
00:25:19sont encore mineures
00:25:20au moment où nous parlons
00:25:21c'est à dire que
00:25:2164% des victimes
00:25:23qui étaient mineures
00:25:24sont majeures
00:25:24on peut penser
00:25:25qu'il y a beaucoup
00:25:25de faits prescrits
00:25:26ou de faits
00:25:27qui ont été déposés
00:25:29des plaintes
00:25:29qu'on déposait
00:25:2920 ans
00:25:30ou 30 ans après
00:25:31d'où la prescriptibilité
00:25:32que je demanderai
00:25:33bientôt avec la ministre
00:25:34de la santé
00:25:35de voter pour les crimes
00:25:36qui concernent
00:25:37les mineurs
00:25:37et nous sommes à présent
00:25:39en direct
00:25:39avec Nathalie Tomazini
00:25:41avocate spécialiste
00:25:42dans les violences
00:25:42sexuelles
00:25:43et conjugales
00:25:43bonsoir maître
00:25:45bienvenue en direct
00:25:45sur CNew
00:25:46je précise que
00:25:47vous êtes également
00:25:48auteur de
00:25:49Scandaleuse Justice
00:25:50une avocate se lève
00:25:51aux éditions Icon
00:25:52ce chiffre
00:25:54évidemment
00:25:55dévoilé par Gérald
00:25:56Darmanin
00:25:57675 personnes
00:25:58ont été placées
00:26:00en détention
00:26:00après le réexamen
00:26:01de milliers de plaintes
00:26:02liées à la pédocriminalité
00:26:05après la mort de Liana
00:26:06on nous avait dit
00:26:07qu'il n'y avait pas
00:26:07de problème systémique
00:26:08après avoir pris connaissance
00:26:10de ce chiffre
00:26:10on peut en douter
00:26:13bien évidemment
00:26:14bon plusieurs chiffres
00:26:1670 000 plaintes
00:26:18qui ont été réexaminées
00:26:19on parle également
00:26:22de certaines plaintes
00:26:24qui ont été découvertes
00:26:25qui font monter
00:26:26ce chiffre
00:26:28à 85 000 plaintes
00:26:30étudiées
00:26:31on apprend
00:26:32675
00:26:33effectivement
00:26:34présumés auteurs
00:26:36qui sont placés
00:26:38en détention provisoire
00:26:39alors je dirais
00:26:40que le constat
00:26:41est effrayant
00:26:43c'est-à-dire
00:26:44qu'au-delà
00:26:45du fait
00:26:46qu'on ne peut
00:26:46que se réjouir
00:26:48de cette opération
00:26:49coup de poing
00:26:50qui est une opération
00:26:52j'allais dire
00:26:52presque effet liana
00:26:54est-on mieux
00:26:55pour les familles
00:26:56de victimes
00:26:57et les petites victimes
00:26:58mais tout de même
00:27:00le système
00:27:02est plus
00:27:03que faillible
00:27:05le système
00:27:06est obsolète
00:27:07le système
00:27:08judiciaire
00:27:09et ça saute aux yeux
00:27:11de tous les français
00:27:12aujourd'hui
00:27:13donc je ne sais pas
00:27:14si finalement
00:27:17ça permet
00:27:18à monsieur
00:27:19Gérard Darmanin
00:27:20de démontrer
00:27:22sa volonté politique
00:27:24moi je pense
00:27:26que c'est plutôt
00:27:26le contraire
00:27:27je pense que
00:27:28aujourd'hui
00:27:29il est démontré
00:27:30que pendant des années
00:27:31il n'y a eu
00:27:32aucune volonté politique
00:27:35pour sauver
00:27:36nos enfants
00:27:38Maître Tomasini
00:27:39vous qui entre guillemets
00:27:40baignez
00:27:41dans cet univers
00:27:42est-ce que ces chiffres
00:27:44vous surprennent
00:27:45tout de même
00:27:45ou est-ce que
00:27:46vous vous attendiez
00:27:47à des chiffres
00:27:48de cette ampleur-là ?
00:27:50Mais tout à fait
00:27:51je l'ai
00:27:53manifesté
00:27:54sur différents plateaux
00:27:56et surtout
00:27:56je l'ai écrit
00:27:58et souligné
00:27:59dans mon livre
00:28:00parce que je ne pouvais
00:28:01plus me taire
00:28:02parce que le scandale
00:28:03était là
00:28:04parce que je savais
00:28:05ce qui se passait
00:28:06dans tous ces dossiers
00:28:07je savais aussi
00:28:08l'inefficacité
00:28:09des poursuites
00:28:11des parquets
00:28:11bien sûr
00:28:12que je m'y attendais
00:28:14mais là
00:28:15c'est la démonstration
00:28:17par A plus B
00:28:18du fait
00:28:21que l'institution judiciaire
00:28:23n'est plus du tout
00:28:24adaptée
00:28:25et qu'il faut
00:28:26tout changer
00:28:27vous vous rendez compte
00:28:29que d'un coup
00:28:31de baguette magique
00:28:32et d'un seul
00:28:33c'est comme si
00:28:34monsieur Darmanin
00:28:35sortait de son chapeau
00:28:37de nouvelles mesures
00:28:39contrôlées
00:28:40efficaces
00:28:41et qu'il donnait
00:28:43injonction
00:28:44au parquet
00:28:44de faire ce travail
00:28:45qui est le leur
00:28:47en réalité
00:28:48donc
00:28:49je suis
00:28:51assez effarée
00:28:52du fait
00:28:54qu'on rende public
00:28:55ces chiffres
00:28:56qui sont
00:28:57à la fois
00:28:58un désaveu
00:28:59manifeste
00:29:00de la politique pénale
00:29:03et de la politique
00:29:04de nos responsables
00:29:06Maître Tomasini
00:29:07quand vous voyez
00:29:08ce chiffre
00:29:08qui a été donné
00:29:09par le garde des Sceaux
00:29:10qui nous dit
00:29:10que 81%
00:29:12des personnes
00:29:13ont été identifiées
00:29:15des potentiels
00:29:15pédocriminels
00:29:16des potentiels
00:29:17pédocriminels
00:29:18présumés
00:29:18est-ce que c'est un chiffre
00:29:19qui tend à vous rassurer
00:29:21ou alors est-ce qu'il vous inquiète
00:29:22encore plus
00:29:22sachant qu'il y a
00:29:24donc des centaines
00:29:25pour ne pas dire
00:29:26des milliers
00:29:26de pédocriminels
00:29:27qui sont toujours
00:29:28en liberté
00:29:29mais exactement
00:29:30s'il n'y avait pas eu
00:29:31cette opération
00:29:31coup de poing
00:29:32vous pouvez être
00:29:33certain
00:29:34qu'effectivement
00:29:36ces auteurs
00:29:36seraient toujours
00:29:37en liberté
00:29:38ces prédateurs
00:29:40capables de tout
00:29:41capables de violer
00:29:42nos enfants
00:29:43donc oui
00:29:44c'est effrayant
00:29:46c'est ce constat-là
00:29:48que je fais aujourd'hui
00:29:49je ne crois pas
00:29:50que ce soit
00:29:50une victoire
00:29:52et qu'on puisse
00:29:53louer
00:29:53monsieur Darmanin
00:29:54bien sûr
00:29:54il a pris des mesures
00:29:55mais c'est beaucoup
00:29:57trop tard
00:29:57et c'est la démonstration
00:29:59encore une fois
00:30:00qu'ils n'ont rien fait
00:30:01depuis des années
00:30:02je ne peux dire
00:30:02que cela
00:30:03c'est un constat
00:30:04très clair
00:30:06du fait que
00:30:07le système judiciaire
00:30:09n'est plus du tout
00:30:10à la hauteur
00:30:10qu'il faut tout changer
00:30:12il nous faut
00:30:13des fichiers
00:30:14centralisés
00:30:15pour les victimes
00:30:16avec l'ensemble
00:30:18des signalements
00:30:20l'ensemble
00:30:21des informations
00:30:21préoccupantes
00:30:22l'ensemble
00:30:23des plaintes
00:30:24pour qu'on puisse
00:30:26décemment
00:30:26faire le travail
00:30:28qui est nécessaire
00:30:28pour sauver
00:30:29nos enfants
00:30:30restez avec nous
00:30:31maître Tomasini
00:30:31je me tourne vers vous
00:30:33Richard Ramos
00:30:33vers le député
00:30:34vers le législateur
00:30:35que vous êtes
00:30:36ce que nous apprend
00:30:37Gérald Darmanin
00:30:38c'est qu'en fait
00:30:39il y avait
00:30:41avant la mort
00:30:41de Liana
00:30:43675
00:30:44pédocriminels
00:30:44qui représentent
00:30:45un danger
00:30:46pour nos enfants
00:30:47ces 675
00:30:49pédocriminels
00:30:49étaient en liberté
00:30:50ils sont aujourd'hui
00:30:52en prison
00:30:52ça ne serait pas le cas
00:30:54s'il n'y avait pas eu
00:30:54l'affaire Liana
00:30:55est-ce que le législateur
00:30:57que vous êtes
00:30:57considère qu'il y a
00:30:59effectivement
00:30:59un problème systémique
00:31:01oui il y a
00:31:01pardon
00:31:02il y a un problème systémique
00:31:03et puis
00:31:04même si
00:31:05ce qu'a toujours nié
00:31:05Gérald Darmanin
00:31:06ce qu'a toujours nié
00:31:07le Premier ministre
00:31:08moi j'ai dit
00:31:09et je le crois
00:31:10que Gérald Darmanin
00:31:11c'est le bon ministre
00:31:12au bon moment
00:31:13c'est à dire
00:31:14c'était pas la mode
00:31:15quand je le dis
00:31:15et je le répète
00:31:16c'est à dire que
00:31:17je pense que sa capacité
00:31:18à lui c'est de faire
00:31:19et donc
00:31:20je pense qu'il a pris
00:31:21la mesure
00:31:21et aujourd'hui
00:31:23ça me semble très intéressant
00:31:24et puis je vais dire
00:31:25quelque chose
00:31:25qui n'est pas très à la mode
00:31:26c'est à dire que
00:31:27moi vous savez
00:31:29j'ai 60 ans
00:31:30donc quand j'étais petit
00:31:32j'ai mémoire
00:31:32qu'on entendait
00:31:34des affaires
00:31:34dans les familles
00:31:35mais les français
00:31:36ils ont tourné la tête aussi
00:31:37c'est à dire que
00:31:38dans les familles
00:31:38on a dit pendant
00:31:39en France
00:31:40pendant des années
00:31:41ouais mais c'est un gamin
00:31:42dis rien
00:31:43c'est à dire que
00:31:43pendant des années
00:31:44la société
00:31:44elle a pas voulu voir
00:31:46non plus
00:31:46ce qu'on a fait
00:31:47à des enfants
00:31:47et donc moi
00:31:49là où je me sens
00:31:50une responsabilité
00:31:51c'est de dire
00:31:53comme législateur
00:31:54même si on peut pas
00:31:55être dans des procédures
00:31:56judiciaires
00:31:57moi en 9 ans
00:31:58que je suis député
00:31:59j'ai eu 5-6 cas
00:32:01dans ma permanence
00:32:01auxquels
00:32:02j'ai essayé
00:32:03d'alerter le procureur
00:32:04mais c'est compliqué
00:32:05quand il y a après
00:32:06une procédure en cours
00:32:07mais je pense que
00:32:08on porte
00:32:09une responsabilité
00:32:10politique et collective
00:32:12évidemment
00:32:12et peut-être que
00:32:15maître
00:32:15nous le redira
00:32:16peut-être tout à l'heure
00:32:17et peut-être que
00:32:18finalement
00:32:19l'institution judiciaire
00:32:20elle s'est auto-protégée
00:32:22pour pas qu'on la mette
00:32:23devant ses responsabilités
00:32:24Maître Tomasini
00:32:25vous voulez vous exprimer
00:32:26allez-y
00:32:26oui je voulais réagir
00:32:28je crois pas qu'on puisse
00:32:29reporter
00:32:30la responsabilité
00:32:33sur la société
00:32:34sur l'omerta
00:32:36autour de la pédocriminalité
00:32:38ça fait
00:32:39ça fait quand même
00:32:40des années
00:32:40que les associations
00:32:43de défense des victimes
00:32:45mettent en avant
00:32:47le fait que
00:32:48l'inceste
00:32:49dans notre société
00:32:50est un fléau
00:32:51et qu'il n'est pas
00:32:53traité
00:32:54à la mesure
00:32:54de cet enjeu
00:32:55ça fait des années
00:32:57qu'on en parle
00:32:58donc non
00:32:58il faut rester
00:33:00focus
00:33:00et braquer
00:33:01sur le fait
00:33:02que le système
00:33:04judiciaire
00:33:05est obsolète
00:33:05qu'il faut
00:33:06tout remettre
00:33:07à plat
00:33:08tout changer
00:33:09qu'il y ait
00:33:11un problème
00:33:12d'inceste
00:33:13au sein de la société
00:33:14c'est clair
00:33:15mais on le sait
00:33:15donc aujourd'hui
00:33:17je ne pense pas
00:33:18qu'il faille
00:33:19renvoyer la responsabilité
00:33:21à la société
00:33:22au fait
00:33:23qu'on n'a pas
00:33:24voulu voir
00:33:24non
00:33:24le problème
00:33:27a été identifié
00:33:28depuis des années
00:33:30aujourd'hui
00:33:31la responsabilité
00:33:32est celle
00:33:33de nos responsables
00:33:34politiques
00:33:35et c'est
00:33:36très clairement
00:33:37démontré
00:33:37avec les chiffres
00:33:39qui viennent d'être
00:33:40qui viennent d'être
00:33:41dénoncés
00:33:42par monsieur
00:33:43Darmanin
00:33:44lui-même
00:33:44si je peux vous mettre
00:33:46d'accord
00:33:46pardonnez-moi
00:33:47maître
00:33:47et pardonnez-moi
00:33:48monsieur le député
00:33:49quand vous dites
00:33:50que c'est un homme
00:33:52providentiel
00:33:53le bon ministre
00:33:54au bon moment
00:33:56attendez
00:33:57ça fait un petit moment
00:33:58qu'il est ministre
00:33:59monsieur Darmanin
00:34:00maître Tomasini
00:34:01on va mettre
00:34:01tout le monde d'accord
00:34:02et je pense qu'on va mettre
00:34:03les téléspectateurs
00:34:03de CNews d'accord
00:34:04aujourd'hui
00:34:05quand on regarde
00:34:05les enquêtes d'opinion
00:34:06les français n'ont plus
00:34:08confiance ni dans la justice
00:34:09ni dans les politiques
00:34:10et ça je parle
00:34:11sous votre contrôle
00:34:12Fabrice Hakoun
00:34:13c'est à dire qu'aujourd'hui
00:34:14qu'est-ce qui peut
00:34:15vous donner un espoir
00:34:16pour qu'on évite
00:34:17que nos enfants
00:34:18et bien soient massacrés
00:34:20que nos enfants
00:34:21soient ciblés
00:34:21par des pédocriminels
00:34:22en puissance
00:34:23qui de toute manière
00:34:24dans bien des cas
00:34:25ne vont pas en prison
00:34:26il y a deux phénomènes parallèles
00:34:27le premier
00:34:28c'est qu'on a un rapport
00:34:29au crime et délit sexuel
00:34:30en France
00:34:30qui est un peu singulier
00:34:31je me souviens quand même
00:34:33que lors de l'affaire Stroscan
00:34:34vous aviez un certain nombre
00:34:35de commentateurs
00:34:35qui disaient
00:34:36bon écoutez
00:34:36c'est du trousseage huménager
00:34:37etc
00:34:38donc je pense qu'il y a
00:34:39une très grande tolérance
00:34:40au crime sexuel
00:34:41et au délit sexuel
00:34:43dans ce pays
00:34:44alors heureusement
00:34:45et la deuxième chose
00:34:48c'est la protection de l'enfance
00:34:49on a un très gros problème
00:34:50de protection de l'enfance
00:34:51dans ce pays
00:34:51je veux dire
00:34:52vous voyez
00:34:53l'état des écoles
00:34:54regardez la manière
00:34:55dont on traite les enfants
00:34:56récemment il y a deux enfants
00:34:57qui sont morts
00:34:58faits morts
00:34:58par des rats
00:34:59dans une école
00:35:00enfin je veux dire
00:35:01on a une manière
00:35:01de traiter l'enfance
00:35:03l'ASE j'en parle même pas
00:35:04la PJJ j'en parle même pas
00:35:05donc vous avez quand même
00:35:07l'ASE c'est le prochain gros scandale
00:35:08qui se passe à l'ASE
00:35:09c'est catastrophique
00:35:116 ans pour le périscolaire
00:35:13ça fait 6 ans
00:35:14que les associations alertent
00:35:15il ne s'est rien passé à Paris
00:35:16donc vous voyez bien
00:35:17qu'il y a ces deux problèmes là
00:35:18il y a peut-être
00:35:18effectivement une chose
00:35:19qui évolue
00:35:20c'est le rapport
00:35:20au crime et des délits sexuels
00:35:21et de l'autre côté
00:35:22il y a la manière
00:35:22dont on traite l'enfance
00:35:23et il ne faut pas s'étonner
00:35:24que les gens après
00:35:25comme on le disait tout à l'heure
00:35:26n'aient plus envie d'avoir d'enfants
00:35:27malheureusement
00:35:28Rodolphe Quart
00:35:28comment vous expliquez vous
00:35:29autant d'omerta
00:35:30autant d'omerta
00:35:31sur la question
00:35:32de la pédocriminalité
00:35:33autant d'omerta
00:35:34comme l'a dit Fabrice Hakoun
00:35:35sur le scandale
00:35:37du périscolaire parisien
00:35:38et pas seulement parisien
00:35:39puisque tous les départements
00:35:40sont touchés
00:35:40dans cette question
00:35:41du périscolaire
00:35:42tous les départements
00:35:42sont touchés aussi
00:35:43sur la question
00:35:44de l'aide sociale
00:35:44à l'enfance
00:35:45comment vous expliquez
00:35:46qu'on n'en parle pas
00:35:46ou qu'on n'en parle pas
00:35:47autant vu l'ampleur
00:35:49du problème
00:35:49peut-être mentionner
00:35:50monsieur vous évoquiez
00:35:51la responsabilité
00:35:52de la société
00:35:53après mai 68
00:35:54il y a quand même eu
00:35:55une libération
00:35:56dans le mauvais sens
00:35:56de la parole aussi
00:35:57vis-à-vis des relations
00:35:58avec les enfants
00:35:59je ne vais pas faire
00:36:00dans nombre de médias
00:36:01exactement
00:36:01et encouragé
00:36:03par certains responsables
00:36:04politiques
00:36:04notamment à gauche
00:36:05et à l'extrême gauche
00:36:06évidemment
00:36:06il y a eu un monde
00:36:07germano-printin
00:36:07qui a été quand même
00:36:08une cellule culturelle
00:36:10je n'ai pas envie de dire
00:36:10de la propagande
00:36:12d'une réévaluation
00:36:13des relations
00:36:14notamment avec les enfants
00:36:15je ne vais pas citer
00:36:16les journaux ici
00:36:16mis en cause
00:36:17on les connaît tous
00:36:18mais il y a quand même eu
00:36:19un climat d'après-guerre
00:36:21notamment au moment
00:36:21de mai 68
00:36:22qui a été parallèle
00:36:24à une libération
00:36:25de la sexualité de la femme
00:36:26c'était très bien
00:36:27mais par contre
00:36:27on a vu qu'il y a eu
00:36:28des dérives
00:36:28et ensuite
00:36:29on a ce deuxième poids
00:36:30c'est quand même
00:36:30l'accumulation de signalements
00:36:31par les associations
00:36:32l'ASE
00:36:33Johan a mentionné
00:36:34que ça serait
00:36:34le prochain scandale
00:36:35là ça va être
00:36:36une déflagration totale aussi
00:36:37il y a maître
00:36:38Michel Hamas
00:36:39il me semble
00:36:40c'est un avocat
00:36:41au barreau de Marseille
00:36:42qui s'est beaucoup
00:36:43renseigné sur ce sujet
00:36:44on a des réseaux
00:36:45de proxénétisme
00:36:46c'est vraiment
00:36:47là encore une fois
00:36:48structurel
00:36:49et peut-être mentionner aussi
00:36:50que l'affaire Liana
00:36:52ça a été une déflagration
00:36:53comme l'a très bien dit
00:36:53Frédéric Daby
00:36:54le directeur de l'IFOP
00:36:55là il y a une prise de conscience
00:36:57et en plus
00:36:58effet délétère
00:36:59pour la politique
00:37:00ça rajoute encore une fois
00:37:02une couche de méfiance
00:37:03de la part
00:37:04justement
00:37:04des populations
00:37:05qui peut-être demain
00:37:06pour protéger leurs enfants
00:37:08Johan posait la question
00:37:09si on est entouré
00:37:10dans une jungle
00:37:10de prédateurs sexuels
00:37:11et qu'on voit un état
00:37:13défaillant
00:37:14au niveau de la police
00:37:15pas toute la police
00:37:16bien évidemment
00:37:17mais on voit dans l'affaire Liana
00:37:18qu'il y a quand même
00:37:19différents problèmes structurels
00:37:20les gens vont vouloir
00:37:21se protéger eux-mêmes
00:37:22et ça c'est quand même
00:37:23un état défaillant
00:37:24il faut le rappeler
00:37:24Maître Tomasini
00:37:25pour que les choses soient claires
00:37:27je voudrais qu'on reprécise
00:37:27bien les choses
00:37:28est-ce que pour vous
00:37:29le problème est d'ordre juridique
00:37:31ou est-ce qu'il est d'ordre budgétaire
00:37:32est-ce que la justice
00:37:33a suffisamment de moyens
00:37:35pour effectivement
00:37:36traiter l'ensemble
00:37:37de ces plaintes
00:37:38et faire face
00:37:39à la pédocriminalité
00:37:40qui semble quelque part
00:37:43gangréner le pays
00:37:45Alors en fait les deux
00:37:46il y a différents éléments
00:37:48qui expliquent
00:37:49ce constat terrible
00:37:51auquel on assiste
00:37:52aujourd'hui
00:37:53bien évidemment
00:37:54les magistrats
00:37:55travaillent mal
00:37:57car ils n'ont pas
00:37:58les moyens
00:37:58de travailler bien
00:37:59c'est une certitude
00:38:01on est rentré
00:38:02dans une mécanique
00:38:03de rendement
00:38:04depuis des années
00:38:05on a totalement
00:38:06oublié l'humain
00:38:07dans des dossiers
00:38:08hypersensibles
00:38:09comme les dossiers
00:38:10justement
00:38:11de viol sur mineurs
00:38:13donc le budget
00:38:14il est fondamental
00:38:15le budget
00:38:17la civise
00:38:18l'avait chiffré
00:38:19on a besoin
00:38:20de 2,7 milliards
00:38:22en amont
00:38:23pour prévenir
00:38:24ces crimes-là
00:38:25aujourd'hui
00:38:27et demain
00:38:28plutôt
00:38:28au mois d'octobre
00:38:29on va réexaminer
00:38:31la loi intégrale
00:38:32cette loi intégrale
00:38:34qui doit protéger
00:38:34nos enfants
00:38:35il n'y a toujours pas
00:38:36de budget
00:38:37précisément évoqué
00:38:39donc le budget
00:38:40est fondamental
00:38:41et c'est un point
00:38:42crucial et sensible
00:38:44cela étant
00:38:45le budget
00:38:45n'explique pas tout
00:38:47il y a aussi
00:38:48des défaillances
00:38:49humaines
00:38:50des fautes
00:38:51de magistrats
00:38:52des fautes professionnelles
00:38:54et il faudra
00:38:55aussi réfléchir
00:38:56à pouvoir
00:38:57sanctionner
00:38:58les dits magistrats
00:38:59quand on sait
00:39:00qu'il n'y a eu
00:39:01finalement
00:39:01pour des fautes
00:39:03déontologiques
00:39:03pour des fautes
00:39:04professionnelles
00:39:05qu'un seul blâme
00:39:06depuis 2005
00:39:08depuis des années
00:39:09donc en réalité
00:39:10les magistrats
00:39:11sont très peu
00:39:12sanctionnés
00:39:12quand ils le sont
00:39:13ce sont pour
00:39:14des délits
00:39:14de droit commun
00:39:15des délits
00:39:16ou des crimes
00:39:17de droit commun
00:39:17donc voilà
00:39:18en ce qui concerne
00:39:20ma réponse
00:39:21bien sûr
00:39:23que le budget
00:39:23est important
00:39:24mais il n'y a pas
00:39:25que le budget
00:39:26et il y a aussi
00:39:27une nécessité
00:39:28de politique pénale
00:39:30d'inflexion
00:39:31de cette politique pénale
00:39:33de volonté politique
00:39:35qui est fondamentale
00:39:37je voudrais juste rajouter
00:39:38que vous parliez
00:39:41justement
00:39:41de l'inceste
00:39:42de l'omerta
00:39:43de la société civile
00:39:45française
00:39:45qui était
00:39:46qui était en danger
00:39:48par rapport à tout ça
00:39:49ne pas oublier aussi
00:39:51la décrédibilisation
00:39:53de la parole
00:39:54des enfants
00:39:55depuis le procès
00:39:56d'outreau
00:39:57et je vous le rappelle
00:39:59que lors de ce procès
00:40:01un des avocats
00:40:03des accusés
00:40:05était donc
00:40:05notre ancien
00:40:07ministre de la justice
00:40:08maître
00:40:09Eric Dupond-Moretti
00:40:10donc il y a
00:40:12une coloration
00:40:13il y avait une coloration
00:40:14effectivement
00:40:15depuis toutes ces années
00:40:16où on remettait
00:40:17en doute
00:40:17la parole de l'enfant
00:40:19aujourd'hui
00:40:20je crois
00:40:20qu'on est dans
00:40:21un chemin contraire
00:40:22et qu'on va
00:40:24précisément
00:40:25remettre
00:40:26et c'est le cas
00:40:26de la loi intégrale
00:40:27remettre
00:40:28en exergue
00:40:31la parole
00:40:32de tous ces enfants
00:40:33merci beaucoup
00:40:34maître Tomazini
00:40:35d'avoir été avec nous
00:40:35ce soir en direct
00:40:36sur CNews
00:40:37pour nous livrer
00:40:37vos analyses
00:40:38ô combien précieuses
00:40:39Richard Ramos
00:40:40je me tourne à nouveau
00:40:41vers vous
00:40:41parce que
00:40:42ce qui a fait bouger
00:40:43la justice
00:40:44c'est la pression populaire
00:40:45c'est grâce à la pression populaire
00:40:47que des milliers
00:40:48des dizaines
00:40:49de milliers de plaintes
00:40:49ont été réexaminées
00:40:51c'est grâce à la pression populaire
00:40:52que 675
00:40:55675 pédocriminels
00:40:56dorment en prison
00:40:57depuis la mort de Liana
00:40:58ce qui m'inquiète
00:40:59c'est que demain
00:41:00il n'y aura plus
00:41:01de pression populaire
00:41:02le risque
00:41:03c'est qu'on oublie
00:41:04ce qui s'est passé
00:41:05et que tout redevienne
00:41:06comme avant finalement
00:41:07vous avez conscience
00:41:08de ce risque là
00:41:09est-ce qu'il est réel
00:41:09compte tenu
00:41:10de la lourdeur
00:41:11de l'administration
00:41:12oui mais évidemment
00:41:13c'est comme l'accident
00:41:14sur l'autoroute
00:41:15vous ralentissez
00:41:16puis quand on a oublié
00:41:16l'accident
00:41:17on réaccélère
00:41:19et donc oui
00:41:20c'est un risque
00:41:21mais je pense que
00:41:22ça a été là
00:41:22un électrochoc
00:41:23et qu'il faut s'en servir
00:41:25pour pouvoir
00:41:26faire un certain nombre
00:41:27de choses
00:41:27et puis le rapport
00:41:28aussi entre le ministre
00:41:29et les parquets
00:41:30je veux dire
00:41:30il y a un moment donné
00:41:32il faut que des gens
00:41:33quand ils commettent
00:41:34des erreurs
00:41:34ils puissent
00:41:36très sereinement
00:41:36être sanctionnés
00:41:37quand il faut qu'ils soient
00:41:38sanctionnés
00:41:38et puis je veux dire
00:41:40quelque chose
00:41:40qui n'est pas du tout
00:41:41à la mode
00:41:43la parole de l'enfant
00:41:46évidemment
00:41:46au moment où on parle
00:41:48enfin
00:41:48on prend en considération
00:41:50la parole de l'enfant
00:41:51mais nous
00:41:52des fois dans nos permanences
00:41:53et là
00:41:54j'ai quelques dossiers
00:41:55cette semaine
00:41:56des fois dans des divorces
00:41:58vous avez des enfants
00:41:59qui sont manipulés
00:42:01et attention
00:42:02à ce que cette parole-là
00:42:03dans un contexte
00:42:04qui est un contexte
00:42:06particulier
00:42:07on n'arrive pas
00:42:08non plus
00:42:09à faire en sorte
00:42:10que ce que dit l'enfant
00:42:12c'est forcément vrai
00:42:13et là on aura besoin
00:42:14de moyens
00:42:15parce que là
00:42:15il ne faut pas
00:42:16des psychologues
00:42:16à la noix
00:42:17parce que là
00:42:18c'est la vie
00:42:18des uns et des autres
00:42:19c'est la vie
00:42:20d'une maman
00:42:20ou d'un papa
00:42:21qui manipule l'enfant
00:42:22pour dire
00:42:22papa il m'a fait ci
00:42:23ou maman il m'a fait ça
00:42:24et donc
00:42:24cette ligne de crête-là
00:42:27entre la société
00:42:28sur des enfants
00:42:28enquels on n'a pas cru
00:42:30on les a pas cru
00:42:30il faut les croire
00:42:31et des enfants
00:42:32qui peuvent être manipulés
00:42:33et qui par exemple
00:42:35parce que la mode
00:42:36est de ne pas prendre
00:42:37de risque pour un juge
00:42:38j'ai des cas très concrets
00:42:39on enlève la garde du père
00:42:41alors que ça peut interroger
00:42:43autre sujet
00:42:43dans cette affaire
00:42:44de la pédocriminalité
00:42:45évidemment
00:42:46la mise en examen
00:42:47aujourd'hui
00:42:47de Jérôme Barrella
00:42:48qui est donc accusé
00:42:50le meurtrier présumé
00:42:51de Liana
00:42:51qui est accusé également
00:42:53d'avoir violé
00:42:53à une cinquantaine
00:42:54de reprises
00:42:55la petite Rosa
00:42:57on écoute Tanguy Hamon
00:42:58qui nous fait le point
00:42:59sur la situation
00:43:01Déjà poursuivi
00:43:02pour enlèvement
00:43:02et séquestration
00:43:03concernant la mort
00:43:04de Liana
00:43:04Jérôme Barrella
00:43:05est désormais
00:43:06mise en examen
00:43:07pour le meurtre
00:43:08et le viol
00:43:08de la jeune fille
00:43:09il a été interrogé
00:43:10pendant de très longues heures
00:43:12par le juge d'instruction
00:43:13et le parquet d'Agen
00:43:14a fait savoir
00:43:14qu'il a accepté
00:43:15de répondre à quelques questions
00:43:16concernant sa personnalité
00:43:18mais que dès que
00:43:19le fond du dossier
00:43:20a été abordé
00:43:21et bien il a fait valoir
00:43:22son droit au silence
00:43:23c'est-à-dire qu'il se tait
00:43:25il refuse de répondre
00:43:26aux interrogations
00:43:27il ne collabore absolument pas
00:43:29que ce soit avec
00:43:30les enquêteurs
00:43:31et la justice
00:43:32il ne donne aucune explication
00:43:34aucune information
00:43:35sur ce qu'il s'est passé
00:43:37désormais
00:43:38avec ses chefs
00:43:39de poursuite
00:43:40Jérôme Barrella
00:43:41peut encourir
00:43:42la réclusion criminelle
00:43:43à perpétuité
00:43:44par ailleurs
00:43:45il faut savoir
00:43:46que dans le dossier
00:43:47Rosa
00:43:47Rosa
00:43:48cette jeune fille
00:43:49qui accuse Jérôme Barrella
00:43:50de l'avoir violée
00:43:51à plusieurs reprises
00:43:52et bien Jérôme Barrella
00:43:53a là encore
00:43:54été mis en examen
00:43:55des faits de viol
00:43:56et agression sexuelle
00:43:58sur une mineure de 15 ans
00:43:59là aussi
00:44:00dans cette affaire
00:44:01il a fait valoir
00:44:02son droit au silence
00:44:03il ne répond
00:44:04à aucune question
00:44:05du juge d'instruction
00:44:07Vendril de Guerpel
00:44:08on voit très bien
00:44:09Tanguayamon
00:44:10l'a très bien expliqué
00:44:10Jérôme Barrella
00:44:12doit passer le reste
00:44:13de sa vie en prison
00:44:14j'imagine que vous êtes d'accord
00:44:15bien sûr
00:44:16est-ce qu'il y a un débat
00:44:17là-dessus ?
00:44:18je ne crois pas
00:44:18mais pour revenir
00:44:20au débat de tout à l'heure
00:44:21parce qu'en réalité
00:44:22ça en fait partie
00:44:24c'est que
00:44:25monsieur le député
00:44:26nous a expliqué
00:44:27que Gérald Darmanin
00:44:28était le bon ministre
00:44:29au bon moment
00:44:29vous avez le droit
00:44:30de penser que c'est
00:44:30le bon ministre
00:44:31au bon moment
00:44:31je ne suis pas certain
00:44:32je ne suis pas certain
00:44:33parce qu'on a déjà
00:44:3364% des victimes
00:44:35qui sont devenues
00:44:35majeures aujourd'hui
00:44:36qui ont grandi
00:44:37avec ce traumatisme-là
00:44:38vous pourriez avoir
00:44:38Éric Dupond-Moretti
00:44:39ou Christiane Taubira
00:44:40oui bien sûr
00:44:40vous avez ça
00:44:41mais vous avez aussi
00:44:42l'affaire
00:44:42Shem Sedin
00:44:45excusez-moi
00:44:45mais il n'était pas là
00:44:46au bon moment
00:44:46Gérald Darmanin
00:44:48en juin 2025
00:44:49on lui avait déjà proposé
00:44:50de changer la loi
00:44:51et c'était le conseil constitutionnel
00:44:52qui lui avait dit de le faire
00:44:53il ne l'a pas fait
00:44:53Shem Sedin qui a été tué
00:44:54à Viery-Châtillon en 2024
00:44:55et deux de ses meurtriers
00:44:57présumés ont été libérés
00:44:58la semaine dernière
00:44:59parce que le ministère
00:45:00de la justice
00:45:00n'a pas fait voter un texte
00:45:02qui lui a été demandé
00:45:02par le conseil constitutionnel
00:45:03on va marquer une courte pause
00:45:05vous restez avec nous
00:45:06dans un instant
00:45:07nous évoquerons
00:45:07ce qui ressemble de plus en plus
00:45:08à un scandale
00:45:09le scandale des canadaires
00:45:10pourquoi la France
00:45:11n'a-t-elle pas plus de canadaires
00:45:13alors que les feux de forêt
00:45:14sont de plus en plus précoces
00:45:15et de plus en plus nombreux
00:45:16Jean-Luc Mélenchon
00:45:17accuse notamment Gabriel Attal
00:45:19d'avoir annulé des commandes
00:45:21lorsqu'il était Premier ministre
00:45:22on en parle dans un instant
00:45:23à tout de suite
00:45:28De retour sur CNews
00:45:29merci d'être avec nous
00:45:30on a mené l'enquête
00:45:31pendant la pub
00:45:32avec Johan Uzaï
00:45:33et on a retrouvé
00:45:34les canadaires
00:45:35mais nous verrons tout cela
00:45:36après le point info
00:45:38de Marc Ossifère
00:45:43Bonsoir Jules
00:45:44bonsoir à tous
00:45:44après la canicule
00:45:45place désormais
00:45:46aux orages
00:45:47vous le voyez sur ces images
00:45:49un camping en Ardèche
00:45:50touché par un déluge de grêle
00:45:52situation similaire
00:45:53en Mayenne
00:45:53dans le Finistère
00:45:54ou encore à Dijon
00:45:5586 départements
00:45:56seront placés demain
00:45:57en vigilance
00:45:58orange
00:45:59aux orages
00:46:00Emmanuel Macron
00:46:02m'attendu
00:46:02demain matin
00:46:03à Fontainebleau
00:46:03950 pompiers
00:46:05toujours mobilisés
00:46:06contre les incendies
00:46:07plusieurs reprises
00:46:07de feu modérées
00:46:08ont été identifiées
00:46:09un sapeur-pompier volontaire
00:46:11suspecté d'être impliqué
00:46:12a été placé
00:46:13en détention provisoire
00:46:15la guerre entre Washington
00:46:16et Téhéran
00:46:17qui s'installe durablement
00:46:18l'armée américaine
00:46:19dit avoir lancé ce soir
00:46:20une nouvelle vague
00:46:21de frappes contre l'Iran
00:46:22des explosions ont auparavant
00:46:23retenti
00:46:24près du consulat
00:46:25des Etats-Unis
00:46:26à Erbil
00:46:26et puis conséquence
00:46:28de la guerre
00:46:29au Moyen-Orient
00:46:29et de l'inflation
00:46:30le taux du livret
00:46:31a relevé
00:46:32dès le 1er août
00:46:33à 1,7%
00:46:34contre 1,5%
00:46:35actuellement
00:46:36une décision conforme
00:46:37aux préconisations
00:46:38de la Banque de France
00:46:39le taux du livret
00:46:40épargne
00:46:41et quant à lui
00:46:41maintenu
00:46:41à 2,5%
00:46:44Merci beaucoup Margot
00:46:45c'est la polémique du jour
00:46:46et elle prend de l'ampleur
00:46:48elle concerne l'achat
00:46:49de Canadair
00:46:50par la France
00:46:51LFI
00:46:51et le Rassemblement National
00:46:53accusent Gabriel Attal
00:46:54d'avoir gelé
00:46:55en 2024
00:46:5550 millions d'euros
00:46:57de budget
00:46:58destinés
00:46:59à l'achat
00:47:00de ces avions
00:47:01bombardiers d'eau
00:47:01alors où sont
00:47:02les Canadair
00:47:03promis à la fois
00:47:04par Emmanuel Macron
00:47:05et par les différents
00:47:06gouvernements successifs
00:47:07on voit tout cela
00:47:08avec Maëva Lamy
00:47:09L'engagement
00:47:11date de 2022
00:47:12après les méga-feux
00:47:14de l'été
00:47:14Emmanuel Macron
00:47:15annonce le renforcement
00:47:17de la flotte de Canadair
00:47:18objectif
00:47:19remplacer les 12 appareils
00:47:20vieillissants
00:47:21et en acquérir
00:47:224 supplémentaires
00:47:23d'ici la fin du quinquennat
00:47:25Est-ce qu'il faut
00:47:26en avoir davantage ?
00:47:28La réponse est
00:47:29de manière à peu près sûre
00:47:30oui
00:47:31Alors la promesse
00:47:32a-t-elle été tenue ?
00:47:33La flotte existante
00:47:35n'a pas encore été renouvelée
00:47:36les 12 Canadair
00:47:37actuels sont toujours
00:47:38en service
00:47:39quant aux 4 avions
00:47:40supplémentaires
00:47:41les commandes ont bien
00:47:42rien n'était lancé
00:47:43mais aucun ne sera livré
00:47:44dans les délais
00:47:45initialement évoqués
00:47:46les deux premiers
00:47:47sont attendus
00:47:48en 2028
00:47:49les deux autres
00:47:50commandés
00:47:50il y a quelques semaines
00:47:51devraient arriver
00:47:52en 2032
00:47:53ou 2033
00:47:54Depuis 2022
00:47:55que l'ensemble
00:47:56des pilotes
00:47:57se plaint de ne pas avoir
00:47:58les moyens nécessaires
00:47:59pour lutter
00:47:59en fait on n'a rien eu de plus
00:48:00si nous avions
00:48:01la totalité
00:48:02de nos moyens
00:48:03nous pourrions être
00:48:04bien plus efficaces
00:48:05et malheureusement
00:48:06aujourd'hui
00:48:07il nous manque des avions
00:48:08et c'est ça qui fait
00:48:09que peut-être
00:48:10les propagations
00:48:11on n'arrive pas
00:48:12à les freiner
00:48:13aussi bien qu'on voudrait
00:48:13Des appareils
00:48:14qui coûtent cher
00:48:15le ministre de l'Intérieur
00:48:17a évoqué un budget
00:48:18de près de 200 millions d'euros
00:48:19pour les deux derniers
00:48:21Canadair commandés
00:48:22Et cet après-midi
00:48:23c'est donc effectivement
00:48:24le ministre de l'Intérieur
00:48:25qui est monté au créneau
00:48:26pour défendre la flotte française
00:48:28écoutez cet échange
00:48:29devant la représentation nationale
00:48:31entre Julien Limongi
00:48:32député du Rassemblement National
00:48:34et Laurent Nunez
00:48:36Voir la forêt des Fontainebleau
00:48:38joyau de la Seine-et-Marne
00:48:39ravagée par les flammes
00:48:40est un véritable crève-cœur
00:48:42plus de 2000 hectares
00:48:43partis en fumée
00:48:44le poumon vert
00:48:45de 15 millions de visiteurs par an
00:48:46dévasté sous nos yeux
00:48:47notre forêt brûle
00:48:49et les macronistes
00:48:50désarment nos sapeurs-pompiers
00:48:51En 2024
00:48:52le gouvernement de Gabriel Attal
00:48:53a annulé plus de 50 millions d'euros
00:48:55de crédit de la sécurité civile
00:48:56contraignant l'Etat
00:48:58à renoncer à deux Canadair supplémentaires
00:49:00alors que depuis des années
00:49:01les alertes se succèdent
00:49:02Voilà où mène
00:49:03l'absence d'anticipation
00:49:04celui qui a affaibli
00:49:06notre sécurité civile
00:49:07se rêve aujourd'hui
00:49:08en sauveur de la France
00:49:09mes chers collègues
00:49:09la honte
00:49:10Sur nos moyens aériens
00:49:11monsieur le député
00:49:12je ne peux pas vous laisser dire
00:49:13ce que vous venez de dire
00:49:13ça n'est pas juste pas possible
00:49:14nous avons actuellement
00:49:16une flotte de 12 Canadair
00:49:17nous avons 8 avions DASH
00:49:188 avions DASH
00:49:19dont 6 ont été livrés
00:49:21entre 2019 et 2023
00:49:23nous louons des moyens aériens
00:49:25nous avons 10 avions
00:49:27bombardiers d'eau
00:49:28dont 6 qui ont une capacité
00:49:29de 3500 litres
00:49:31nous avons 6 avions légers
00:49:32nous avons des hélicoptères
00:49:33également qui sont bombardiers d'eau
00:49:35au total nous avons une flotte
00:49:36qui est une quarantaine
00:49:37le budget
00:49:38le budget qui a été consacré
00:49:40à l'ensemble de la flotte aérienne
00:49:41a augmenté de manière significative
00:49:43ce qui nous permet
00:49:44d'avoir une des flottes européennes
00:49:45parmi les plus performantes d'Europe
00:49:48Richard Ramos
00:49:49ce qui est fascinant
00:49:50je vous assure
00:49:50ce sont les certitudes du ministre
00:49:52c'est-à-dire que vous avez
00:49:53les professionnels
00:49:54et on a entendu
00:49:55dans le reportage précédent
00:49:56un commandant de bord
00:49:57d'un Canadair
00:49:58qui nous dit
00:49:58écoutez on n'a pas assez de moyens
00:50:00on n'a pas suffisamment de moyens
00:50:01si on en avait plus
00:50:02évidemment
00:50:02ce serait plus facile
00:50:04de lutter contre les incendies
00:50:05et le ministre de l'Intérieur
00:50:06cet après-midi
00:50:07à l'Assemblée nationale
00:50:08qui vient leur dire
00:50:09mais vous n'avez rien compris
00:50:10bien sûr que vous avez
00:50:11suffisamment de moyens
00:50:12vous êtes sur le terrain
00:50:13mais vous n'avez rien compris
00:50:14enfin franchement
00:50:15ça n'est pas sérieux
00:50:16je crois pas que c'est ce qu'il a dit
00:50:17ah c'est clairement ce qu'il a dit
00:50:18on vient de l'écouter
00:50:20il y a suffisamment de moyens
00:50:22les professionnels disent
00:50:23non ça n'est pas vrai
00:50:24il y a eu des moyens
00:50:25et je pense qu'il y a eu des moyens
00:50:26qui ont été mis
00:50:27et quand on ramène
00:50:29et ça ne veut pas dire
00:50:29qu'il ne faut pas davantage de moyens
00:50:31quand on ramène aujourd'hui
00:50:32le nombre de mètres carrés de forêt
00:50:34avec les moyens qu'à la France
00:50:36on n'est pas ridicule en Europe
00:50:37je crois même qu'on est le premier
00:50:38et donc ça
00:50:39c'est pas mal
00:50:40qu'il fallait un peu anticiper
00:50:43tous les climato-sceptiques là
00:50:45notamment
00:50:46pardon au RN
00:50:47qui à chaque fois
00:50:48qu'on parlait du climat
00:50:49et du réchauffement climatique
00:50:50quand moi je disais
00:50:51qu'en Sologne
00:50:52et je me rappelle
00:50:53que mon directeur
00:50:54de mon aéroport
00:50:54disait
00:50:55Jean-François Vassal
00:50:56il y a 10 ans
00:50:57qu'il faudra acheter un Canadair
00:50:58parce que la Sologne
00:50:59ce sera exactement
00:51:01comme la forêt espagnole
00:51:02c'est vrai qu'on ne l'écoutait pas
00:51:03donc c'est vrai à la fois
00:51:04qu'on n'a pas suffisamment anticipé
00:51:06mais quand même
00:51:07sur les dernières années
00:51:08il y a eu quand même
00:51:09des efforts qui ont été faits
00:51:11notamment sur des avions
00:51:12mais pas suffisamment
00:51:13bien évidemment
00:51:14pas suffisamment
00:51:15Richard Ramos
00:51:15ce n'est pas le Rassemblement National
00:51:16ce n'est pas la France Insoumise
00:51:18qui ont décidé
00:51:18de cette politique là
00:51:19il y a un rapport sénatorial
00:51:20qui était très intéressant
00:51:21qui a été publié en 2023
00:51:23et qui montrait
00:51:24toutes les lacunes
00:51:25et l'impréparation de l'Etat
00:51:26il y a deux exemples
00:51:27qui sont extrêmement clairs
00:51:27en juillet 2024
00:51:29alors qu'on vivait
00:51:29une grande période
00:51:30de sécheresse
00:51:31y compris c'est vous
00:51:32il y avait 3 Canadair sur 12
00:51:34qui fonctionnaient
00:51:35parce qu'évidemment
00:51:35c'est une flotte
00:51:36qui est extrêmement vieillissante
00:51:38qui est parfois en panne
00:51:39qui est souvent également
00:51:40en maintenance
00:51:41donc ça c'est factuel
00:51:43c'est un rapport sénatorial
00:51:44et puis il y avait
00:51:45un autre fait
00:51:46c'était en juillet 2025
00:51:47il y avait là aussi
00:51:48des grandes périodes d'incendie
00:51:49et il y a dû avoir
00:51:50un choix qui a été fait
00:51:51pour envoyer un Canadair
00:51:52entre l'Aude
00:51:53et les Bouches-du-Rhône
00:51:54on a dû faire un choix
00:51:55un choix d'incendie
00:51:56est-ce que là
00:51:57vous ne considérez pas
00:51:58quand même
00:51:58que c'est l'échec de l'Etat ?
00:52:00Si mais c'est un échec
00:52:01d'anticipation
00:52:02c'est-à-dire que
00:52:03c'est comme si cet hiver
00:52:05il y a de la neige
00:52:06et qu'on se dit
00:52:07dans mon village
00:52:07il faudrait que j'achète
00:52:08un chasse-neige
00:52:09il faut regarder
00:52:11mais ces affaires
00:52:12sur le climat
00:52:12ces affaires sur le feu
00:52:14on va
00:52:14de toute façon
00:52:15ça va se renouveler
00:52:17et donc effectivement
00:52:18il faut là
00:52:19pour le coup
00:52:19il y a un espèce
00:52:20de commissariat au plan
00:52:21et bien là
00:52:22il faut qu'il
00:52:22encore un ?
00:52:24je parle de celui
00:52:25qui existe
00:52:26vous le dites ce soir
00:52:27qu'il faut au conseil
00:52:28à la sécurité civile
00:52:29un plan pluriannuel
00:52:31à la sécurité civile ?
00:52:32bien évidemment
00:52:32parce que
00:52:33c'est des budgets
00:52:33qui sont colossaux
00:52:35donc c'est pas des budgets
00:52:36qu'on décide
00:52:36surtout dans de l'argent
00:52:37qui se raréfie
00:52:38c'est des budgets
00:52:38qui sont colossaux
00:52:40mais notre forêt
00:52:41c'est vraiment
00:52:41un patrimoine
00:52:42qu'il faut protéger
00:52:44on parlait
00:52:45là aujourd'hui
00:52:46de Fontainebleau
00:52:47moi
00:52:47on n'est pas loin de Paris
00:52:48à Orléans
00:52:49la forêt domaniale d'Orléans
00:52:50c'est la plus grande
00:52:51forêt domaniale de France
00:52:52et je dis
00:52:53et je répète
00:52:54parce que je discute aussi
00:52:55avec les gens de l'ONF
00:52:56je discute avec les pompiers
00:52:57ils me disent
00:52:58un jour
00:52:58ça va s'embraser
00:52:59bon vous nous dites
00:53:00qu'il faut protéger
00:53:03sanctuariser les budgets
00:53:03manifestement
00:53:04ça n'est pas tout à fait
00:53:05ce qu'a fait Gabriel Attal
00:53:06quand il était à Matignon
00:53:07en tout cas
00:53:08Jean-Luc Mélenchon
00:53:08l'accuse d'avoir coupé
00:53:10dans les budgets
00:53:11et donc d'avoir engendré
00:53:12l'annulation
00:53:13de commandes de Canadair
00:53:14écoutez le leader
00:53:15de la France Insoumise
00:53:17voyez-vous
00:53:18monsieur Edouard Philippe
00:53:20et
00:53:22c'est lui
00:53:23qui vous avait annoncé
00:53:2516 Canadair
00:53:27il n'en a pas
00:53:29il y en avait déjà
00:53:30la moitié
00:53:31qui ne fonctionnait plus
00:53:31à l'époque
00:53:32et bien ça ne s'est pas
00:53:33arrangé depuis
00:53:34et il y a aussi
00:53:35monsieur Attal
00:53:37alors lui
00:53:38il a encore fait mieux
00:53:39comme il ne savait pas
00:53:40où économiser
00:53:41il a dit
00:53:41les Canadair
00:53:42tout le monde s'en fout
00:53:43en tout cas
00:53:43lui s'en fout
00:53:44quitte
00:53:44il a coupé
00:53:46on voit que
00:53:46Jean-Luc Mélenchon
00:53:47veut exploiter
00:53:48politiquement
00:53:48ces incendies
00:53:50Rodolphe Card
00:53:50vous connaissez par cœur
00:53:51Jean-Luc Mélenchon
00:53:52vous avez même écrit
00:53:53un livre
00:53:53Jean-Luc Mélenchon
00:53:54le bruit
00:53:55et la fureur
00:53:55est-ce qu'il a raison
00:53:56Jean-Luc Mélenchon
00:53:57d'aller sur ce sujet-là
00:53:58sur ce sujet
00:53:59inflammable
00:54:00si je puis dire
00:54:00des incendies
00:54:01et est-ce qu'il a raison
00:54:02surtout
00:54:02quand il accuse
00:54:03Gabriel Attal
00:54:03d'avoir coupé
00:54:04dans les budgets
00:54:05on va entendre
00:54:05la réponse
00:54:06de Gabriel Attal
00:54:06dans un instant
00:54:07mais est-ce qu'il a raison
00:54:08factuellement ?
00:54:09il est dans son rôle
00:54:10de concurrent politique
00:54:12là on voit déjà
00:54:13la projection
00:54:13pour 2027
00:54:15en revanche
00:54:16si j'étais à la place
00:54:17de Jean-Luc Mélenchon
00:54:18je ferais un peu
00:54:19un cas de conscience
00:54:20monsieur le député
00:54:21a quand même
00:54:22avoué quelque part
00:54:23que son gouvernement
00:54:24avait fait preuve
00:54:25d'imprévoyance
00:54:26c'est quand même
00:54:27le rôle d'un gouvernement
00:54:28de prévoir les crises
00:54:29or il faut quand même
00:54:30rappeler que
00:54:30Jean-Luc Mélenchon
00:54:31a fait partie
00:54:31du gouvernement
00:54:32à l'époque
00:54:33Jospin sous Mitterrand
00:54:34à l'époque
00:54:35où Mitterrand
00:54:36se vantait
00:54:36de mettre en place
00:54:39une retraite
00:54:40un régime de retraite
00:54:41qui sera justement
00:54:42inapplicable
00:54:43et insupportable
00:54:43à supporter
00:54:44justement
00:54:44dans les années à venir
00:54:45donc bon
00:54:46sur la prévoyance
00:54:46Jean-Luc Mélenchon
00:54:47n'a pas forcément
00:54:48de leçon à donner
00:54:49en revanche
00:54:49ce que ça démontre
00:54:53cette anecdote
00:54:53des Canagders
00:54:54qui n'est pas une anecdote
00:54:55en réalité
00:54:55c'est qu'à chaque fois
00:54:56notre pays
00:54:57est fragilisé
00:54:58à chaque fois
00:54:59qu'il y a des
00:54:59comment dire
00:54:59des événements extérieurs
00:55:01le détroit d'Ormuse
00:55:02on se souvient aussi
00:55:03du moment du Covid
00:55:04où on se faisait la guerre
00:55:05pour avoir des masques
00:55:07justement
00:55:07FP2
00:55:08sur le tarmac
00:55:09et on voit
00:55:09à quel point
00:55:10chaque crise
00:55:11démontre
00:55:12notre fragilisation
00:55:14intérieure
00:55:15et aussi
00:55:16notre imprévoyance
00:55:17le cas des Canadaires
00:55:18c'est quand même intéressant
00:55:18parce qu'il y a un monopole
00:55:19sur la fabrication
00:55:20de ces Canadaires
00:55:21oui mais d'accord
00:55:22on sait
00:55:23depuis des années
00:55:24vous l'avez mentionné
00:55:25qu'entre guillemets
00:55:26les feux de forêt
00:55:27seront des choses
00:55:28qui vont peut-être
00:55:29se multiplier
00:55:29justement avec une culture
00:55:30de plus en plus tropicale
00:55:32notamment dans le sud
00:55:32de la France
00:55:33bon ben j'ai envie de dire
00:55:34au gouvernement
00:55:35de prendre les mesures en place
00:55:36c'est quand même ça
00:55:37en tout cas
00:55:37pour lesquels on vote
00:55:38on va donner la parole
00:55:39à la défense
00:55:40à présent
00:55:40puisque Gabriel Attal
00:55:41a été fortement attaqué
00:55:43aujourd'hui
00:55:44il a dû faire face
00:55:44à cette polémique
00:55:45et il y a répondu
00:55:48on voit que Jean-Luc Mélenchon
00:55:49ne sait plus quoi faire
00:55:50pour faire parler de lui
00:55:51et donc il fait du trumpisme
00:55:53et il raconte absolument
00:55:54n'importe quoi
00:55:55et on le voit
00:55:56depuis plusieurs jours
00:55:57citez-moi
00:55:59le gouvernement
00:56:00qui depuis 20 ans
00:56:01a commandé
00:56:02des nouveaux Canadaires
00:56:03pour la France
00:56:04il y en a eu un
00:56:05c'est le gouvernement
00:56:05que j'ai eu l'honneur
00:56:06de diriger
00:56:07donc voilà
00:56:08comme d'habitude
00:56:09la France insoumise
00:56:09Jean-Luc Mélenchon
00:56:10raconte absolument n'importe quoi
00:56:11mais surtout
00:56:12quand on regarde
00:56:13les positions
00:56:13qui ont été les leurs
00:56:14les votes
00:56:15qui ont été les leurs
00:56:15si on écoutait la France insoumise
00:56:17et si on faisait
00:56:17ce que la France insoumise
00:56:18et Jean-Luc Mélenchon proposent
00:56:19on désarmerait pas seulement
00:56:21les policiers
00:56:22on désarmerait aussi
00:56:23nos pompiers
00:56:24on voit bien que Gabriel Attaï
00:56:25essaie de se défendre
00:56:26dans une séquence
00:56:27qui pourrait être problématique
00:56:28pour la Macronie
00:56:30pour le gouvernement
00:56:31et pour l'exécutif
00:56:32en général
00:56:32puisqu'on voit bien en effet
00:56:33une sorte d'impréparation
00:56:35de l'état
00:56:35Vendryk de Gerpel
00:56:36c'est la panique en Macronie ?
00:56:38Ben oui
00:56:38on voit très bien
00:56:39les lacunes
00:56:40de ce gouvernement
00:56:41et des gouvernements successifs
00:56:42dans l'incapacité
00:56:43à prévoir les crises
00:56:44c'est effectivement
00:56:45ce que disait Rodolphe
00:56:46c'est que le politique
00:56:47doit pouvoir prévoir
00:56:48et en tout cas
00:56:49savoir s'adapter
00:56:50aux situations et aux crises
00:56:51concernant les canadaires
00:56:52on avait cette promesse
00:56:53d'Emmanuel Macron
00:56:54de 16 nouveaux canadaires
00:56:55de 4 nouveaux canadaires
00:56:58d'ailleurs
00:56:58pour porter le total à 16
00:56:59exactement
00:56:59et on a eu cette commande
00:57:00de 4 canadaires
00:57:01donc 2 qui étaient financés
00:57:03par l'Union Européenne
00:57:03et 2 qui ont été financés
00:57:05par la France
00:57:05et les 2 qui ont été abandonnés
00:57:07c'est ceux précisément
00:57:08qui ont été financés
00:57:09complètement par la France
00:57:11et donc on voit là
00:57:12ici une tiers mondisation
00:57:13de la France
00:57:14sur ces moyens-là
00:57:15parce qu'on ne les met pas
00:57:16parce qu'on préfère
00:57:17jeter de l'argent dans la Seine
00:57:18avec plus d'un milliard
00:57:19juste pour la rendre baignable
00:57:20on est incapable
00:57:21en fait de prévoir
00:57:22de savoir mettre
00:57:24l'argent au bon endroit
00:57:25en réalité
00:57:25et donc après
00:57:26on n'a que nos larmes
00:57:28pour pleurer
00:57:28pour voir ces 2000 hectares
00:57:30partir en fumée
00:57:30en forêt de Fontainebleau
00:57:32en matière de catastrophes naturelles
00:57:33en réalité
00:57:34on a toujours un temps de retard
00:57:35mais ça c'est général
00:57:36c'est pas seulement la France
00:57:37vous savez qu'à chaque fois
00:57:38qu'il y a des épisodes neigeux
00:57:39etc.
00:57:39et qu'il y a des naufragés
00:57:41de la route
00:57:41on vous explique
00:57:42dans les différentes
00:57:44directions de l'équipement
00:57:45qu'on ne peut pas avoir
00:57:45un chasse-neige
00:57:46pour un jour de neige
00:57:47à la différence
00:57:48Fabrice Akoun
00:57:48que sur la question
00:57:49des incendies
00:57:509 incendies sur 10
00:57:51sont provoqués
00:57:52par les êtres humains
00:57:53la main de l'homme
00:57:54et juste pour finir
00:57:56sur ce sujet-là
00:57:57la difficulté qu'on a
00:57:58et elle est plus générale
00:57:59c'est qu'en fait
00:58:00on est obligé de faire
00:58:00des arbitrages
00:58:01on n'a pas des moyens
00:58:02illimités
00:58:02et or aujourd'hui
00:58:03l'obsession française
00:58:04c'est le social
00:58:05et donc vous avez 800 milliards
00:58:06qui sont dépensés
00:58:06dans le social aujourd'hui
00:58:07dont une grande partie
00:58:08est totalement improductive
00:58:09il faudrait peut-être
00:58:10effectivement
00:58:11faire des choix
00:58:11faire des choix
00:58:12et des arbitrages
00:58:13mais ça ça demande
00:58:13du courage politique
00:58:14Nantes à présent
00:58:15le scandale de Nantes
00:58:16lié à nouveau
00:58:17à un OQTF
00:58:18puisqu'un Marocain
00:58:19sous OQTF
00:58:20armé d'un couteau
00:58:21s'en est pris
00:58:21aux employés
00:58:22d'une piscine municipale
00:58:23le scandale
00:58:24dans le scandale
00:58:25c'est que ce Marocain
00:58:26sous OQTF
00:58:27avait déjà été interpellé
00:58:29il y a 10 jours
00:58:30pour avoir menacé
00:58:31des personnes
00:58:32là encore
00:58:33avec un couteau
00:58:34et devinez quoi
00:58:35il a été remis
00:58:36en liberté
00:58:37directement
00:58:38à l'issue
00:58:38de sa garde à vue
00:58:39c'est ce que nous explique
00:58:40Sabrina Berlin-Bouillet
00:58:41du service
00:58:42police-justice
00:58:42de CNews
00:58:44Après plus de 2 ans
00:58:45de travaux
00:58:46la piscine des Dervallières
00:58:47à Nantes
00:58:47a rouvert ce samedi
00:58:49mais dès le lendemain
00:58:50de cette ouverture
00:58:51un individu
00:58:52menaçant
00:58:53est repéré
00:58:53c'est ce que nous apprend
00:58:55nos confrères
00:58:55du Figaro
00:58:56tout commence
00:58:57quand ce jeune homme
00:58:57de 27 ans
00:58:58se rend dans l'espace
00:59:00nautique de la piscine
00:59:01avec un sac
00:59:02un sac que le maître nageur
00:59:04lui demande
00:59:05de laisser dans le vestiaire
00:59:06l'individu refuse
00:59:07et menace
00:59:08le personnel
00:59:09finalement
00:59:10il quitte les lieux
00:59:11mais décide
00:59:12de revenir
00:59:13à l'heure de la fermeture
00:59:14de la piscine
00:59:15pour s'en prendre
00:59:16aux employés
00:59:16il sort un couteau
00:59:18de son sac
00:59:18et vise particulièrement
00:59:20un homme
00:59:21avant que l'équipe
00:59:21ne le maîtrise
00:59:22la police interpelle
00:59:24l'individu
00:59:25300 mètres plus loin
00:59:26dans son sac
00:59:27et retrouve un couteau
00:59:29mais aussi
00:59:29une feuille de boucher
00:59:30la police
00:59:31le place
00:59:32en garde à vue
00:59:33et il découvre alors
00:59:34le profil
00:59:35de ce suspect
00:59:36et bien
00:59:37il avait déjà été interpellé
00:59:39le 5 juillet dernier
00:59:40pour des faits de menace
00:59:42avec un couteau
00:59:42et rébellion
00:59:43dans cette affaire
00:59:44le parquet
00:59:45avait estimé
00:59:46que les éléments
00:59:46constitutifs
00:59:47de l'infraction
00:59:48n'étaient pas
00:59:48suffisamment établis
00:59:50nous rapporte le Figaro
00:59:51en revanche
00:59:52le suspect
00:59:52de nationalité marocaine
00:59:54avait fait l'objet
00:59:55d'une OQTF
00:59:56et avait été placé
00:59:57en rétention administrative
00:59:58puisqu'il était
00:59:59en situation irrégulière
01:00:01mais a priori
01:00:01c'était un court passage
01:00:03en rétention
01:00:04puisque le revoilà
01:00:05placé en garde à vue
01:00:06dans le même commissariat
01:00:07de Nantes
01:00:08et qu'il doit
01:00:09encore une fois
01:00:10faire l'objet
01:00:10de vérifications administratives
01:00:13Vendry de Kerpel
01:00:14on est passé
01:00:15à côté d'un drame
01:00:16à Nantes
01:00:17cet individu
01:00:18il avait une feuille
01:00:18de boucher
01:00:19dans son sac
01:00:20il aurait pu faire
01:00:21des morts
01:00:21et cet individu
01:00:23il était déjà interpellé
01:00:24il a été interpellé
01:00:25il y a 10 jours
01:00:26pour les mêmes faits
01:00:27il a été remis en liberté
01:00:28c'est un nouvel exemple
01:00:30manifestement
01:00:31de l'état
01:00:31qui ne parvient plus
01:00:33qui n'a peut-être
01:00:33plus la volonté
01:00:34d'ailleurs
01:00:35je ne sais pas
01:00:35de protéger les français
01:00:37là c'est criant
01:00:38comme exemple
01:00:38si je crois quand même
01:00:39qu'on a des policiers
01:00:40des gendarmes
01:00:41qui veulent protéger
01:00:42eux naturellement
01:00:43mais la justice
01:00:44la remet en liberté
01:00:45il n'y a pas de poursuite
01:00:46c'est exactement là-dessus
01:00:47que je voulais en venir
01:00:48et quand j'écoute
01:00:48par exemple Bruno Retailleau
01:00:50qui a été au Manette
01:00:51qui a été ministre de l'Intérieur
01:00:52nous expliquer
01:00:53que dans les services de police
01:00:54dans les commissariats
01:00:55et dans les services de justice
01:00:57on a des logiciels
01:01:01qui sont complètement obsolètes
01:01:02qu'on n'arrive même pas à croiser
01:01:03on n'arrive pas à croiser
01:01:04les fichiers
01:01:04et c'est comme
01:01:07l'affaire justement
01:01:08de la pédocriminalité
01:01:09on arrive à ce niveau-là
01:01:11parce que plusieurs juges
01:01:12l'ont expliqué dans le Figaro
01:01:14et bien on n'arrive pas
01:01:15à croiser les fichiers
01:01:16entre les commissariats
01:01:16et donc ça se perd
01:01:17et donc voilà
01:01:18on arrive à un moment
01:01:19où on a des individus
01:01:21qu'on laisse en liberté
01:01:23totale
01:01:23même avec une OQTF
01:01:24même avec tout ce que vous voulez
01:01:26et tout simplement
01:01:27parce qu'on n'arrive pas
01:01:28à communiquer entre services
01:01:29et on n'arrive pas
01:01:30à se mettre d'accord
01:01:31parce qu'on n'a personne
01:01:32qui arrive à mettre un cap
01:01:33dans les missions de police
01:01:35dans l'administration
01:01:37au sommet de l'État
01:01:39Emmanuel Macron
01:01:40rappelons-le quand même
01:01:41avait promis en 2019
01:01:43100% des OQTF
01:01:44c'était dans les heures actuelles
01:01:46nous sommes aujourd'hui
01:01:47entre 5 et 10%
01:01:48depuis qu'Emmanuel Macron
01:01:49est en poste
01:01:50on a sans doute eu
01:01:50plus d'un million d'OQTF
01:01:52qui ont été non-exécutés
01:01:54Fabrice Hakoun
01:01:55quand on voit un bilan pareil
01:01:56c'est le bilan
01:01:56le plus catastrophique
01:01:57pour Emmanuel Macron
01:01:58on est dans le choix politique
01:01:59parce que là en plus
01:02:00c'est un Marocain
01:02:01donc on a des accords
01:02:01avec le Maroc
01:02:02c'est pas l'Algérie
01:02:02effectivement c'est plus compliqué
01:02:03même si ça reste compliqué
01:02:04avec les pays du Maghreb
01:02:05même le Maroc
01:02:06et l'autre élément
01:02:08au sujet de ce que vous dites
01:02:09c'est qu'on a une très grande
01:02:11difficulté à appréhender
01:02:12ces sujets-là
01:02:12parce qu'on fait des choix politiques
01:02:13vous savez que les impôts
01:02:14par exemple
01:02:15croisent parfaitement les fichiers
01:02:16dans tous les sens
01:02:16ils sont capables de savoir
01:02:18s'il vous manque un euro
01:02:19dans votre déclaration
01:02:19donc c'est bien
01:02:20qu'il y a un problème politique
01:02:21si on sait le faire
01:02:22pour la fiscalité
01:02:24on devrait savoir le faire
01:02:25pour la sécurité
01:02:25en fait Richard Ramos
01:02:27il faut tout revoir
01:02:28dans ce pays
01:02:28vous allez à l'hôpital
01:02:29en période de canicule
01:02:30vous mourrez de chaud
01:02:32là vous avez un individu
01:02:33interpellé avec un couteau
01:02:34qui menace des personnes
01:02:35il est remis en liberté
01:02:36dix jours après
01:02:37il est récidive
01:02:38la justice
01:02:39qui avait laissé en liberté
01:02:40jusqu'à la mort
01:02:41de la petite Liana
01:02:43675 pédocriminels
01:02:44mais qu'est-ce qui fonctionne bien
01:02:45aujourd'hui dans le régalien
01:02:46en France ?
01:02:47Non je pense que d'ailleurs
01:02:48c'est peut-être
01:02:49dans les élections
01:02:50qui sont à venir
01:02:51ce sera peut-être pour ça
01:02:52que tous ceux
01:02:53et moi inclus
01:02:54on sera peut-être virés
01:02:54parce qu'on n'a pas fait le travail
01:02:55c'est possible
01:02:57moi ce que je dis
01:02:58c'est sur les OQTF
01:03:00et quelqu'un
01:03:01qui est étranger
01:03:01sur le sol français
01:03:02et qui a commis un délit
01:03:03il faut être dur
01:03:05il faut être ferme
01:03:06mais ça fait dix ans
01:03:08qu'Emmanuel Macron
01:03:08dit ça
01:03:09il n'y a pas de résultat
01:03:09je vais vous dire quelque chose
01:03:10sur votre plateau
01:03:11il y a à peu près deux ans
01:03:12j'avais dit
01:03:13il ne faut pas leur mettre
01:03:14un bracelet électronique
01:03:15mais deux
01:03:16un à chaque pied
01:03:16d'accord
01:03:17j'ai été
01:03:18mais vilipordé
01:03:19sur les réseaux sociaux
01:03:20et donc
01:03:21il faut vraiment
01:03:23là-dessus
01:03:23avoir une fermeté
01:03:24qui est très très importante
01:03:25mais oui
01:03:26vous avez raison
01:03:26on a l'impression
01:03:27qu'aujourd'hui
01:03:29plus rien n'est tenu
01:03:30et qu'il faut vraiment
01:03:31c'est seulement une impression
01:03:33ou c'est une réalité
01:03:34parce que vous dites
01:03:35on a l'impression
01:03:36alors
01:03:37il y a une réalité
01:03:38mais il y a aussi
01:03:39il faut le dire aussi
01:03:40vous avez aussi
01:03:41dans des commissariats
01:03:42des gens qui font
01:03:43un travail formidable
01:03:44vous avez aussi
01:03:45de temps en temps
01:03:45des parquets
01:03:46vous avez aussi
01:03:47dans des parquets
01:03:48qui font un travail formidable
01:03:49mais souvent
01:03:50ils sont assez isolés
01:03:51et quand on voit
01:03:52et on parle du logiciel
01:03:53ce fameux logiciel
01:03:54qui n'arrive pas
01:03:55à croiser les fichiers
01:03:56on se dit
01:03:57on arrive à aller sur la lune
01:03:58on arrive à avoir l'IA
01:03:59qui nous dit
01:04:01la taille du bouton
01:04:02de manchette
01:04:03de Pierre ou Paul
01:04:04on devient
01:04:05notre administration
01:04:06il faut la réformer
01:04:08de faute en compte
01:04:08oui c'est vrai
01:04:09mais pardonnez-moi
01:04:10Richard Ramos
01:04:10cet exemple
01:04:11pris par Vendril de Gerpel
01:04:12est extrêmement intéressant
01:04:13et en effet
01:04:13Bruno Rotaillot
01:04:14nous l'a raconté
01:04:14qu'on est aujourd'hui
01:04:15à l'âge de Pierre
01:04:16et ça me rappelait
01:04:17un petit peu d'ailleurs
01:04:17l'affaire Liana
01:04:18où les procureurs
01:04:20sont incapables
01:04:21entre eux
01:04:21selon qu'on n'est pas
01:04:22dans le même département
01:04:23de communiquer
01:04:24mais ce qui est très intéressant
01:04:25pardonnez-moi
01:04:26c'est les choix politiques
01:04:27qui n'ont pas été faits
01:04:28les choix politiques
01:04:28d'Emmanuel Macron
01:04:29qui avait promis
01:04:31rappelons-le
01:04:31100% des OQTF
01:04:33en 2019
01:04:35Bruno Rotaillot
01:04:36a été ministre
01:04:36d'Emmanuel Macron
01:04:37mais il a voulu
01:04:38enclencher un bras de fer
01:04:39notamment avec l'Algérie
01:04:40qui ne reprend pas
01:04:41les personnes ressortissantes
01:04:43qui sont sous OQTF
01:04:44et ça c'est un vrai problème
01:04:45c'est un choix politique
01:04:47quand vous avez
01:04:48l'année dernière
01:04:484 ministres
01:04:49d'Emmanuel Macron
01:04:50qui sont partis en Algérie
01:04:51pour parler de cette question
01:04:53des laissés-passés consulaires
01:04:54il y a eu 4 ministres
01:04:55Laurent Nunez
01:04:56Jean-Noël Barraud
01:04:57Madame Ruffaut
01:04:58et un autre
01:05:00dont j'ai oublié le nom
01:05:01mais
01:05:01qu'est-ce qu'a-t-on obtenu depuis ?
01:05:03Nous avons 300 laissés-passés
01:05:04considères depuis le début de l'année
01:05:05Le retour des OQTF au pays
01:05:07sous M. Rotaillot
01:05:08c'est le pire chiffre qui existe
01:05:10Pourquoi ?
01:05:10Comment ?
01:05:11Comment l'expliquez-vous ?
01:05:12C'est un problème diplomatique
01:05:13vous le savez bien
01:05:14c'est la diplomatie
01:05:15c'est pas les ministères de l'Intérieur
01:05:16parce que c'est compliqué
01:05:17parce que c'est complexe
01:05:18évidemment que c'est complexe
01:05:19C'est diplomatique
01:05:20Mais c'est diplomatique
01:05:21mais il faut être ferme
01:05:22avec l'Algérie par exemple
01:05:22Donc ça n'est pas du ressort
01:05:23directement du ministère de la République
01:05:24C'est très bien qu'avec le Maroc
01:05:26c'est difficile
01:05:26C'est pas un sujet d'administration
01:05:28Avec le Maroc on sait que c'est difficile
01:05:29mais on arrive petit à petit
01:05:31à trouver des accords
01:05:31Avec l'Algérie
01:05:32oui il y a un bras de fer
01:05:33qu'il faut qu'on mène
01:05:34Rodolphe Carte
01:05:35Comment on va s'en sortir
01:05:36avec cette question
01:05:37des obligations
01:05:37de quitter le territoire français
01:05:38On en parle là
01:05:39comme si c'était en effet
01:05:40qu'un problème d'administration
01:05:42comme si c'était
01:05:43qu'un problème de chiffres
01:05:44Il y a aussi parfois eu
01:05:45des drames
01:05:46On pense évidemment à Lola
01:05:47On pense évidemment à Philippines
01:05:48Je vous invite à regarder
01:05:50sur le site du journal du dimanche
01:05:51Vous tapez
01:05:52journal du dimanche OQTF
01:05:53Vous verrez que chaque jour
01:05:54il y a un problème
01:05:55avec un OQTF violent
01:05:56Comment on s'en sort
01:05:58de cette spirale infernale ?
01:05:59Je crois qu'Yohan a mis le doigt
01:06:00sur la problématique
01:06:01C'est la question diplomatique
01:06:03tout simplement
01:06:04C'est même
01:06:04C'est intéressant
01:06:05En ce moment
01:06:06vous avez un retour
01:06:07au niveau de l'Allemagne
01:06:07Vous savez sur
01:06:09l'accueil des Syriens
01:06:10qu'on avait connu
01:06:11sous Angela Merkel
01:06:12Absolument
01:06:12Un million
01:06:13Exactement
01:06:13En ce moment
01:06:14il y a des accords
01:06:15des pourparlers
01:06:15pour avoir un rapatriement
01:06:17d'une partie des Syriens
01:06:18qui ne se sont pas
01:06:20acclimatés au climat
01:06:21malheureusement
01:06:22Juste que la Syrie
01:06:22pour l'instant
01:06:23a bien du mal à l'accepter
01:06:24Exactement
01:06:25Mais d'ailleurs
01:06:25vous avez vu
01:06:26ce que le gouvernement syrien a dit
01:06:27il a parlé d'actifs stratégiques
01:06:29Absolument
01:06:30Il ne faut pas oublier
01:06:31de mentionner
01:06:32la duplicité
01:06:33d'une partie
01:06:34des pays de provenance
01:06:35de ces OQTF
01:06:36qui jouent
01:06:37à travers les diasporas
01:06:38à travers
01:06:39des personnalités
01:06:40plutôt instables
01:06:41qu'ils ont déversées
01:06:42sur l'Europe
01:06:42et notamment sur la France
01:06:43à quel point
01:06:44pour eux
01:06:44il y a des enjeux politiques
01:06:46Il y a la question administrative
01:06:47il y a la question policière
01:06:49qu'on a soulevée
01:06:50Mais là on voit
01:06:50que la question
01:06:51elle est
01:06:52d'une ampleur
01:06:52largement supérieure
01:06:54et d'ailleurs
01:06:55il y avait eu même
01:06:56une circulaire
01:06:57Retailleau
01:06:58Je ne suis pas là
01:06:59forcément pour défendre
01:07:00Bruno Retailleau
01:07:01mais il faut quand même
01:07:01comprendre que là
01:07:02il y a eu quand même
01:07:02un chausse-trappe
01:07:03de la part du gouvernement
01:07:04algérien
01:07:05pour saper quelque part
01:07:06monsieur Bruno Retailleau
01:07:07Il ne faut pas être dupe de ça
01:07:09C'est évident
01:07:10Évidemment
01:07:10Donc là les enjeux diplomatiques
01:07:12ils sont à mettre
01:07:13à chaque fois
01:07:14derrière ces enjeux
01:07:15André Decappel
01:07:16Non mais ce qui est dingue
01:07:17moi j'ai fait plusieurs reportages
01:07:18dans les centres de rétention administrative
01:07:19dans les fameux CRA
01:07:20là où on met
01:07:21tous ceux qui doivent quitter
01:07:22le territoire
01:07:23justement
01:07:23et qui sont là
01:07:24pour une période déterminée
01:07:25maintenant c'est 120 jours
01:07:26il me semble
01:07:26180
01:07:27avant c'était 90
01:07:28voilà ça a été doublé
01:07:29et bien
01:07:30quand vous allez discuter
01:07:31avec les gens
01:07:32qui sont dans les centres
01:07:32de rétention administrative
01:07:33ils vous expliquent une chose
01:07:34ils vous expliquent
01:07:35de toute façon moi je sais
01:07:36que dans 180 jours
01:07:37je pars
01:07:37et si de toute façon
01:07:38on m'affrète un avion
01:07:39je vais me taillader les jambes
01:07:40sur le toit du CRA
01:07:41et je vais jamais partir
01:07:42parce que je suis blessé
01:07:43et en plus c'est royal
01:07:44ici on me donne
01:07:44un téléphone portable
01:07:45qui n'est pas incroyable
01:07:46mais j'ai un téléphone portable
01:07:47je peux me balader librement
01:07:48dans le centre
01:07:49et je peux faire
01:07:50en gros ce que je veux
01:07:51et après
01:07:52c'est toujours le même schéma
01:07:53ils ressortent
01:07:54ils se font réarrêter
01:07:55pour des faits de délinquance
01:07:56100% des gens
01:07:58quand j'étais allé
01:07:59au centre de rétention administrative
01:08:00du Méninamlo
01:08:01100% des gens étaient top
01:08:02troubles à l'ordre public
01:08:04100% des retenus
01:08:06et en fait
01:08:07on ne s'en sortira pas
01:08:08si on ne casse pas
01:08:09cette chaîne infernale
01:08:10qui est de les libérer
01:08:11de les faire rattraper
01:08:13quand ils sont dehors
01:08:14parce qu'ils ont fait n'importe quoi
01:08:15et de les remettre en cras
01:08:16et bien on n'y arrivera jamais
01:08:18et donc on aura des drames
01:08:19enfin des drames
01:08:19évités comme à Nantes
01:08:20et vous savez André
01:08:21que sur la question
01:08:22des centres de rétention administrative
01:08:23le conseil constitutionnel
01:08:25avait pour une première part
01:08:27censuré la loi
01:08:28qui s'appelle la loi Femarlex
01:08:29qui avait d'ailleurs fait pleurer
01:08:30la maman de Philippines
01:08:32il y a eu une autre loi
01:08:33qui a été votée
01:08:33la loi Rodwell
01:08:34qui a été validée
01:08:35et c'est 210 jours de rétention
01:08:36dans un centre de rétention administrative
01:08:38même si le sujet n'est pas réglé
01:08:40puisque le délai moyen
01:08:40dans un centre de rétention administrative
01:08:42c'est 28 jours
01:08:43donc on voit très bien
01:08:44que ça ne va pas régler grand chose
01:08:45on va se quitter un instant
01:08:47et revenir pour parler
01:08:48un petit peu de politique
01:08:48puisque vous avez vu
01:08:49qu'aujourd'hui
01:08:50Elon Musk a pris
01:08:51cet invité
01:08:52dans la campagne présidentielle
01:08:53en soutenant un candidat
01:08:54on ne va pas vous dire qui
01:08:55on va attendre le retour
01:08:56de la pub
01:08:57et on se retrouve
01:08:58dans un instant
01:08:58sur CNews
01:09:03De retour en direct
01:09:04sur CNews
01:09:05soyez les bienvenus
01:09:05dans la dernière partie
01:09:06de 100% politique
01:09:07pour évoquer le tweet du jour
01:09:09il est signé
01:09:10Elon Musk
01:09:11Marine Le Pen
01:09:12est le dernier espoir
01:09:13de la France
01:09:14c'est par ces mots
01:09:15publiés cet après-midi
01:09:16sur son réseau social X
01:09:18qu'Elon Musk
01:09:19a d'une certaine manière
01:09:20annoncé son soutien
01:09:22à Marine Le Pen
01:09:22pour la prochaine
01:09:23élection présidentielle
01:09:25réaction immédiate
01:09:26de Nathalie Loiseau
01:09:29députée européenne
01:09:30Horizon
01:09:30soutien d'Edouard Philippe
01:09:32donc voici ce que dit
01:09:33Nathalie Loiseau
01:09:34regardez bien
01:09:35de qui Marine Le Pen
01:09:36est la favorite
01:09:36Elon Musk
01:09:37l'homme le plus riche du monde
01:09:38le champion du profit
01:09:40à tout prix
01:09:40l'homme qui bafoue
01:09:42les lois européennes
01:09:42et soutient les partis
01:09:44les plus extrémistes
01:09:45partout en Europe
01:09:45celui qui s'est réconcilié
01:09:47avec Trump
01:09:48réaction à présent
01:09:49de Jean-Noël Barraud
01:09:51le ministre des affaires
01:09:52étrangères françaises
01:09:53voilà ce que dit
01:09:54Jean-Noël Barraud
01:09:55il n'y a que les imbéciles
01:09:57qui ne changent pas d'avis
01:09:59on va peut-être le voir
01:10:00apparaître
01:10:00ce tweet
01:10:01le voilà
01:10:02il n'y a que les imbéciles
01:10:03qui ne changent pas d'avis
01:10:05est-ce que
01:10:05vous avez compris
01:10:06Richard Ramos
01:10:07ce que ça veut dire ?
01:10:09je ne sais pas
01:10:09je pense que
01:10:10moi je pense que
01:10:11vous ne savez pas
01:10:12ce qu'a voulu dire
01:10:12Jean-Noël Barraud
01:10:13qui est ministre des affaires
01:10:14étrangères
01:10:15et membre de votre parti
01:10:16c'est quand même inquiétant
01:10:18je découvre un tweet
01:10:20en direct
01:10:20moi
01:10:21comme je pense que
01:10:22Jean-Noël Barraud
01:10:22fait un bon président
01:10:23de la République
01:10:24je pense que
01:10:25Elon Musk
01:10:25va changer d'avis
01:10:27et il va soutenir
01:10:28Jean-Noël Barraud
01:10:28vous pensez que
01:10:29vous êtes nombreux
01:10:29à penser ça
01:10:30que Jean-Noël Barraud
01:10:31était un bon président
01:10:31de la République
01:10:32mais je pense que
01:10:33il y a des fois
01:10:34on n'est pas nombreux
01:10:34mais ça va venir
01:10:35ça va venir
01:10:36rassurez-vous
01:10:37ça va venir
01:10:37d'accord
01:10:38c'est vrai que sa politique
01:10:39notamment vis-à-vis d'Israël
01:10:40a fait des étincelles
01:10:41il a été remarquable
01:10:42vraiment
01:10:42non mais je pense que
01:10:43c'est ironique
01:10:44je précise
01:10:45bien évidemment
01:10:46bien évidemment
01:10:47mais aujourd'hui
01:10:48je ne sais pas si
01:10:48M. Musk
01:10:49soutenant Mme Le Pen
01:10:51c'est bien pour Mme Le Pen
01:10:52je pense que
01:10:52c'est à mon avis
01:10:54c'est la question
01:10:54qu'on allait vous poser
01:10:55est-ce que c'est positif
01:10:56ou pas pour Marine Le Pen
01:10:58c'est très contre-productif
01:10:59je veux dire
01:11:00les français
01:11:00ils ont ce côté
01:11:02de souveraineté française
01:11:03et ils n'ont pas envie
01:11:04que M. Poutine
01:11:06Elon Musk
01:11:07soutiennent
01:11:08et viennent s'immiscer
01:11:09dans la campagne
01:11:10qui est la campagne présidentielle
01:11:11mais c'est curieux
01:11:11vous dites
01:11:12Elon Musk soutient
01:11:14Marine Le Pen
01:11:15vous dites
01:11:15c'est une ingérence étrangère
01:11:16moi j'ai souvenir
01:11:17en 2017
01:11:18de Barack Obama
01:11:19qui soutenait Emmanuel Macron
01:11:20et là vous étiez ravis
01:11:22toute la Macronie
01:11:23était ravie
01:11:23c'était pas de l'ingérence
01:11:25étrangère
01:11:25c'était un soutien
01:11:26bienvenu
01:11:27il y a deux poids
01:11:27deux mesures
01:11:28pardon Richard Ramos
01:11:29oui mais vous verrez
01:11:29vous verrez qu'aujourd'hui
01:11:30les français
01:11:31si vous faites demain
01:11:32un sondage
01:11:32le fait qu'Elon Musk
01:11:34quelque part
01:11:35je dirais
01:11:35qui a été avec
01:11:37le président américain
01:11:38et bien ce sera
01:11:39il l'est toujours
01:11:40ils se sont réconciliés
01:11:41évidemment
01:11:41avec le fric
01:11:42on se réconcilie
01:11:43tout le temps
01:11:43Madame Le Pen
01:11:46qui contrairement
01:11:47à M. Bardella
01:11:48a une assise électorale
01:11:50plus populaire
01:11:50je pense qu'il y a des gens
01:11:52qui n'aimeront pas
01:11:53que les milliardaires
01:11:54viennent la soutenir
01:11:55et elle elle avait
01:11:55contrairement à Bardella
01:11:57et elle a une assise
01:11:58plus populaire en France
01:11:59donc je ne suis pas sûr
01:12:00que ça lui rende service
01:12:01il faut simplement préciser
01:12:02que si Elon Musk
01:12:03soutient Marine Le Pen
01:12:05ce n'est pas pour sa politique économique
01:12:06c'est parce que Marine Le Pen
01:12:07a la volonté de lutter
01:12:08contre l'immigration
01:12:09et Elon Musk
01:12:10considère que l'Europe
01:12:12et la France
01:12:12vont disparaître
01:12:13à cause de l'immigration
01:12:14est-ce que ça veut dire
01:12:15que dans les logiciels
01:12:16et les algorithmes
01:12:17moi je ne suis pas un spécialiste
01:12:18on va laisser parler
01:12:20les spécialistes
01:12:21on va faire en sorte
01:12:22que ce que dit
01:12:22Madame Le Pen
01:12:23soit plus vu par les français
01:12:24est-ce que ça
01:12:25ça peut arriver
01:12:25j'en sais rien
01:12:26ce ne sera qu'un rééquilibrage
01:12:28puisque le temps de parole
01:12:28du rassemblement national
01:12:29au sein de l'audiovisuel public
01:12:31est minoré
01:12:32donc finalement
01:12:32si c'est sur les algorithmes
01:12:33ça ne fera qu'équilibrer
01:12:34les choses
01:12:35Fabrice
01:12:35l'analyste que vous êtes
01:12:37qu'est-ce qu'il en pense ?
01:12:38ça ne dérange personne
01:12:39déjà que LFI
01:12:40et l'extrême gauche
01:12:41est complètement infiltrée
01:12:42Wikipédia
01:12:43et décide aujourd'hui
01:12:43des contenus de Wikipédia
01:12:44ça ne dérange pas plus
01:12:45donc je ne crois pas
01:12:46qu'il y ait un sujet là-dessus
01:12:46mais en plus
01:12:47c'est un fantasme
01:12:48on n'arrive pas comme ça
01:12:49avec les algorithmes
01:12:50moi je trouve que c'est
01:12:50un atout énorme
01:12:51c'est un atout énorme
01:12:52pour plusieurs raisons
01:12:52d'abord parce que
01:12:53contrairement à ce qu'on peut dire
01:12:55à part des milieux
01:12:56bobo parisien
01:12:56Elon Musk
01:12:57est très admiré en France
01:12:58et je peux vous le dire
01:12:59et vous le confirmez
01:13:00en tout cas
01:13:00dans tous les milieux d'affaires
01:13:01que c'est un homme
01:13:02qui arrive à faire décoller
01:13:03et atterrir des fusées
01:13:04ce que personne n'a réussi à faire
01:13:05y compris la NASA
01:13:06moi je trouve que c'est
01:13:07un soutien de choix
01:13:09et je suis très
01:13:12enfin je trouve que c'est
01:13:13admirable
01:13:13que ce soit ce soutien-là
01:13:14et moi je m'en valoriserai
01:13:16à la place de Mme Le Pen
01:13:17franchement
01:13:17et puis rappelez-vous quand même
01:13:19que très souvent
01:13:20on parle des milieux d'affaires
01:13:21qui sont plutôt opposés
01:13:22à Mme Le Pen etc
01:13:22je pense qu'il y en a
01:13:23quelques-uns
01:13:24qui vont revoir leur position
01:13:25et puis un tweet
01:13:26en chasse un autre
01:13:27et Elon Musk a fait
01:13:27un deuxième tweet
01:13:29Johan a commencé à l'effleurer
01:13:30sur les positions politiques
01:13:32de Marine Le Pen
01:13:33et il y a un tweetos
01:13:34qui lui a fait savoir
01:13:36que les positions
01:13:37de Marine Le Pen
01:13:37notamment sur l'économie
01:13:39n'étaient peut-être pas
01:13:39égales à celles d'Elon Musk
01:13:41plutôt un libéral
01:13:42Marine Le Pen étant plutôt
01:13:44sociale étatiste
01:13:45on va voir le tweet
01:13:46d'Elon Musk
01:13:47qui pose la question
01:13:49de savoir
01:13:49est-ce qu'en France
01:13:51et bien
01:13:51y a-t-il un grand parti
01:13:52en France
01:13:53qui ne soit pas
01:13:54socialiste ?
01:13:54La question est à Rodolphe Karte
01:13:56C'est un mauvais procès
01:13:58en diabolisation
01:13:59pour deux raisons
01:13:59la première
01:14:00c'est que le RN
01:14:01a toujours gardé
01:14:01une distance critique
01:14:02vis-à-vis du gouvernement
01:14:04Trump
01:14:04et notamment d'Elon Musk
01:14:06comparé à d'autres parties
01:14:07de droite
01:14:07aussi
01:14:08deuxième chose
01:14:09si on peut qualifier
01:14:10le RN de populisme
01:14:11alors c'est un gros mot
01:14:12dans la bouche
01:14:13des membres du bloc central
01:14:14on voit quand même
01:14:15un populisme
01:14:16de la respectabilité
01:14:17et de la normalisation
01:14:18comparé à la France insoumise
01:14:19qui est plutôt
01:14:20un populisme
01:14:20de la conflictualisation
01:14:22en revanche
01:14:24derrière ces rapports
01:14:26avec Elon Musk
01:14:27ce que vous avez mentionné
01:14:28sur les algorithmes
01:14:28derrière il faut entendre
01:14:30j'ai envie de dire
01:14:31la petite musique
01:14:32des ingérences étrangères
01:14:33qui est en train
01:14:34d'augmenter
01:14:34à mesure qu'on se rapproche
01:14:36de 2027
01:14:37où là on va peut-être dire
01:14:38qu'il y a une manipulation
01:14:40des élections
01:14:41on a connu quand même
01:14:42quelques années
01:14:42même des annulations
01:14:44directement
01:14:44d'élections
01:14:45en Roumanie
01:14:46donc là on voit
01:14:47quand même
01:14:47des signaux faibles
01:14:48qui commencent
01:14:48à s'incentuer
01:14:49du côté du bloc central
01:14:50c'est très intéressant
01:14:50ce que vous dites Rodolphe
01:14:51mais vous n'avez pas répondu
01:14:52à ma question
01:14:52est-ce qu'il y a un parti
01:14:53en France aujourd'hui
01:14:54qui n'est pas socialiste ?
01:14:55qui n'est pas socialiste ?
01:14:58je dirais
01:14:58la réponse est non
01:15:00si vous avez besoin
01:15:00de réfléchir
01:15:01c'est qu'il n'y en a pas
01:15:03en réalité
01:15:04je ne comprends pas
01:15:05pourquoi à droite
01:15:06reconquête
01:15:07on pourrait parler de reconquête
01:15:07si on est tout à fait honnête
01:15:08on pourrait dire que reconquête
01:15:09et le mouvement
01:15:10nouvelle énergie
01:15:11de David Lysnard
01:15:11sont des mouvements
01:15:12plutôt libéraux
01:15:13qui ne sont pas
01:15:14dépendants du socialisme
01:15:15bien sûr
01:15:15mais le RN
01:15:16ne s'est pas revendiqué
01:15:18libéral
01:15:19il y a eu un peu
01:15:19les deux lignes
01:15:20là qui ont cohabité
01:15:21on a une ouverture
01:15:23vis-à-vis des milieux
01:15:24des milieux patronaux
01:15:25mais oui sur cette question
01:15:26force est de constater
01:15:27que c'est plutôt
01:15:28d'autres parties
01:15:28encore à droite
01:15:29qui incarnent cette ligne
01:15:30Vendry de Capelle
01:15:30qu'on n'a pas encore entendu
01:15:31Marine Le Pen
01:15:32elle peut capitaliser
01:15:33sur ce soutien ou pas ?
01:15:35Moi je pense que
01:15:35Marine Le Pen
01:15:36en a un peu rien à faire
01:15:37d'avoir le soutien
01:15:37de Elon Musk ou pas
01:15:38et d'ailleurs
01:15:41Marine Le Pen là
01:15:42elle est en position
01:15:43mais favorite
01:15:43dans les sondages
01:15:44elle n'en a rien à faire
01:15:46de ce soutien d'Elon Musk
01:15:47on ne choisit pas
01:15:47ses soutiens
01:15:50et je crois que
01:15:51qu'Elon Musk comprenne
01:15:53que cette élection présidentielle
01:15:54va se jouer
01:15:55sur des questions identitaires
01:15:57sur la question
01:15:57du mode de vie
01:15:58qui est le nouveau clivage
01:15:59je pense
01:16:00entre Marine Le Pen
01:16:01et Jean-Luc Mélenchon
01:16:02sur un camp
01:16:05celui de la Nouvelle France
01:16:06qui veut détruire
01:16:07complètement l'héritage
01:16:08qui est reçu
01:16:09par nos parents
01:16:09nos grands-parents
01:16:10etc
01:16:10et Marine Le Pen
01:16:11qui est plutôt
01:16:12celle de la France éternelle
01:16:13qui veut garder
01:16:14l'héritage de ses parents
01:16:15et ses grands-parents
01:16:15ça Elon Musk
01:16:16l'a très bien compris
01:16:17et a très bien compris
01:16:18que le vrai sujet
01:16:19de cette présidentielle
01:16:19c'était l'immigration
01:16:20tant mieux qu'il l'ait compris
01:16:21de là à ce qu'il donne
01:16:22les bons et les mauvais points
01:16:24honnêtement
01:16:24les français
01:16:24en ont rien à faire
01:16:25au-delà de l'immigration
01:16:27parce qu'il ne faut pas
01:16:28focaliser que là-dessus
01:16:29c'est la souveraineté nationale
01:16:30dans son ensemble
01:16:31c'est-à-dire qu'on assiste
01:16:32à
01:16:32on a complètement battu
01:16:33en brèche
01:16:34et d'ailleurs
01:16:35Emmanuel Macron
01:16:35a un très grave problème
01:16:36je le dis depuis le début
01:16:37avec le régalien
01:16:38donc on a besoin
01:16:39de retrouver
01:16:39une vraie souveraineté nationale
01:16:41on l'a vu avec la vente
01:16:42d'LMB
01:16:42on l'a vu
01:16:43il y a quand même
01:16:43un certain nombre de sujets
01:16:44sur lesquels il va falloir redresser
01:16:45et je pense que c'est ça
01:16:46les gens ont envie
01:16:46de voir une France
01:16:48une France qui soit
01:16:49une France redressée
01:16:51je pense qu'il y a
01:16:51une telle admiration
01:16:52pour la France
01:16:53et en particulier aux Etats-Unis
01:16:54parce qu'on rappelle
01:16:55qu'on a été essentiel
01:16:55dans la démocratie américaine
01:16:57dans la création
01:16:57de la démocratie américaine
01:16:58il y a une volonté
01:16:59de voir la France se redresser
01:17:01de voir la France briller à nouveau
01:17:02et ça ça compte
01:17:03pour beaucoup de gens
01:17:04dans le monde
01:17:04Marine Le Pen toujours
01:17:05Marine Le Pen attaquée
01:17:06cette fois par Gabriel Attal
01:17:08pourquoi ?
01:17:09et bien parce que
01:17:10le parti Renaissance
01:17:11accuse le Rassemblement National
01:17:13de parasitisme
01:17:14et de contrefaçon
01:17:16sur l'utilisation
01:17:17du terme Renaissance
01:17:18dans son affiche de campagne
01:17:19cette campagne
01:17:20vous la découvrez
01:17:21c'est la première affiche
01:17:22de campagne
01:17:22de Marine Le Pen
01:17:23intitulée
01:17:24pour la France
01:17:25la Renaissance
01:17:27évidemment ça ne plaît pas
01:17:28à Gabriel Attal
01:17:29qui lui est candidat
01:17:30du parti Renaissance
01:17:32et il s'est exprimé
01:17:33à ce sujet
01:17:34cet après-midi
01:17:35écoutez-le
01:17:36d'abord je crois
01:17:37au respect des règles
01:17:38et ensuite je pense
01:17:39que dans un moment
01:17:40extrêmement flou
01:17:41les Français ont besoin
01:17:43de clarté
01:17:43or qu'est-ce qui se passe
01:17:45avec ce choix
01:17:46du Rassemblement National
01:17:47de reprendre
01:17:48notre nom
01:17:49et notre logo
01:17:51c'est la volonté
01:17:51de créer
01:17:52de la grande confusion
01:17:52chez les Français
01:17:53moi je pense
01:17:54qu'il y a besoin
01:17:54au contraire
01:17:54de clarté
01:17:55et donc c'est pour ça
01:17:56qu'on a saisi la justice
01:17:57il y a des règles
01:17:58la propriété intellectuelle
01:17:59ça veut dire quelque chose
01:18:00c'est une volonté
01:18:01de créer de la confusion
01:18:02que plus personne
01:18:03ne puisse être vraiment
01:18:03identifiable
01:18:04et le Rassemblement National
01:18:06compte prospérer là-dessus
01:18:07bon Richard Ramos
01:18:09c'est vrai que si
01:18:09l'élection présidentielle
01:18:11elle se passe comme ça
01:18:12si la campagne
01:18:13se passe comme ça
01:18:13si pendant dix mois
01:18:14on va de petite polémique
01:18:16en petite polémique
01:18:17honnêtement
01:18:17qui va confondre
01:18:19le parti Renaissance
01:18:20avec le Rassemblement National
01:18:22ça tourne un peu ridicule
01:18:24non ?
01:18:25Gabriel Attal
01:18:25là-dessus
01:18:26moi qui suis né
01:18:26dans le Loir-et-Cher
01:18:27à Blois
01:18:27avait voulu prendre
01:18:28le nouveau nom
01:18:29de Renaissance
01:18:30la Nouvelle République
01:18:31et c'est le journal
01:18:33chez moi
01:18:34qui allait lui faire
01:18:34un procès
01:18:35et donc
01:18:35c'est assez drôle
01:18:36je veux dire
01:18:37qu'il reproche
01:18:38à Madame Le Pen
01:18:39de lui voler un nom
01:18:40et lui-même
01:18:40avait voulu prendre
01:18:41un nom
01:18:42qui était déjà pris
01:18:42et donc
01:18:43non c'est ridicule
01:18:45c'est vraiment ridicule
01:18:46c'est même inquiétant
01:18:49parce que Gabriel Attal
01:18:50puisse penser
01:18:51qu'on allait le confondre
01:18:52avec Madame Le Pen
01:18:52parce qu'elle utilisait
01:18:53le mot Renaissance
01:18:54c'est inquiétant quand même
01:18:56et d'autant plus
01:18:56que le parti
01:18:57il faut quand même le dire
01:18:58a changé plusieurs fois
01:18:59de nom
01:18:59en quelques années
01:19:00en 2016
01:19:01il s'appelait En Marche
01:19:02en 2017
01:19:03il s'appelait
01:19:03La République En Marche
01:19:04en 2022
01:19:05il s'appelait Renaissance
01:19:06et c'est vrai que
01:19:06depuis que Gabriel Attal
01:19:07a repris le parti
01:19:08il y a un an
01:19:09il y avait un objectif
01:19:10qui était de changer le nom
01:19:11mais il a en effet renoncé
01:19:12parce qu'il voulait
01:19:13l'appeler Nouvelle République
01:19:14mais pourquoi il a renoncé
01:19:15parce qu'il s'est dit
01:19:16que comme acte de candidature
01:19:18et comme premier fait de campagne
01:19:20de changer le nom de son parti
01:19:21c'était peut-être un peu
01:19:22de la politique politicienne
01:19:23il aurait eu un procès
01:19:24avec le journal
01:19:25La Nouvelle République
01:19:26et puis d'autant plus
01:19:26que le slogan de Renaissance
01:19:27n'appartient pas
01:19:28à Gabriel Attal
01:19:29c'est un mot qui est un mot courant
01:19:30de même manière que République
01:19:31que les Républicains
01:19:33que Guillaume Pelletier
01:19:34qui a été appréché
01:19:35avait le mot Renaissance
01:19:37dans sa première campagne régionale
01:19:39donc c'est évidemment
01:19:40ce mot là
01:19:41est un mot qui incarne
01:19:42aussi un certain esprit
01:19:43dans l'histoire de France
01:19:44et donc je pense que ça
01:19:46c'est pas à la hauteur des enjeux
01:19:48et je pense que c'est plus
01:19:49sur le fond
01:19:49qu'il faut aller convaincre
01:19:50les Français
01:19:51que sur ce genre de propos
01:19:52Il y a un autre sujet
01:19:53sur lequel Marine Le Pen
01:19:54est intervenue aujourd'hui
01:19:56c'est celui sur le rapport
01:19:57vous savez d'information
01:19:58qui a été au Sénat
01:20:00qui a été présenté au Sénat
01:20:01par des membres de LR
01:20:02des membres du PS
01:20:03et des membres du Centre
01:20:04et qui pointent
01:20:05un certain nombre
01:20:05de recommandations
01:20:06que certains
01:20:07qualifient de délit d'opinion
01:20:09c'est ce que pense Marine Le Pen
01:20:10un délit d'opinion
01:20:11à la française
01:20:12avec la création
01:20:13d'un nouvel observatoire
01:20:14un renforcement
01:20:15des pouvoirs de l'ARCOM
01:20:16et tout cela évidemment
01:20:17on le sait
01:20:18avant une élection présidentielle
01:20:20qui va être scrutée
01:20:21qui va être extrêmement importante
01:20:23Marine Le Pen
01:20:24elle pose cette question là
01:20:25elle dit
01:20:25comment ça se fait
01:20:26qu'à l'aune de cette présidentielle
01:20:28où on veut nous empêcher
01:20:28d'avoir un certain nombre
01:20:29de débats
01:20:30sur la sécurité
01:20:31sur l'immigration
01:20:32et bien nous ayons
01:20:33ce sujet là
01:20:34sous couvert de lutte
01:20:35contre la désinformation
01:20:36un rapport sénatorial
01:20:37LRPS et Union Centriste
01:20:39propose de traiter
01:20:40les citoyens français
01:20:41comme des agents
01:20:41d'influence étrangers
01:20:42nous dénonçons
01:20:44une dérive
01:20:44sans précédent
01:20:45à moins d'un an
01:20:46de l'élection présidentielle
01:20:47Rodolphe Carte
01:20:48est-ce qu'il vous inquiète
01:20:49ce rapport
01:20:50ces recommandations
01:20:51qui vont
01:20:52comme certains l'ont dénoncé
01:20:53lancer une nouvelle
01:20:55Pravda ?
01:20:56Déjà on a une
01:20:57reformation du système
01:20:58UMPS
01:20:59qu'on dénonçait avant
01:21:00parce que là
01:21:00c'est une
01:21:02peinture parfaite
01:21:03du bloc central
01:21:04avec ses deux flotteurs
01:21:05à la fois à gauche
01:21:05et à droite
01:21:06par contre
01:21:07cette psychologie
01:21:07on voit une accumulation
01:21:09quand même de lois
01:21:10relatives à la liberté
01:21:11d'expression
01:21:12de censure des réseaux
01:21:13s'accumuler depuis
01:21:14quelques années
01:21:14en revanche
01:21:15pour revenir à cette psychologie
01:21:17pour bien la comprendre
01:21:17il faut revenir
01:21:18à la première période
01:21:19du populisme
01:21:20en 2017
01:21:20vous avez eu un livre
01:21:22vous savez
01:21:22les ingénieurs du calot
01:21:23de Daum Polly
01:21:25un peu un intellectuel
01:21:27organique du bloc central
01:21:27et qui expliquait
01:21:28que la révolte des peuples
01:21:30en réalité
01:21:30c'était pas pour des
01:21:31comment dire
01:21:32pour des causes légitimes
01:21:33mais c'était parce qu'ils
01:21:34étaient manipulés
01:21:34par les ingénieurs du calot
01:21:35qui jouent justement
01:21:36sur les algorithmes
01:21:37et là aujourd'hui
01:21:38vous avez un peu
01:21:39cette queue de comète
01:21:40déjà débutée en 2017
01:21:42où là on voit
01:21:43un retour d'un nouveau
01:21:44populisme alors peut-être
01:21:45plus identitaire
01:21:46on a vu des personnalités
01:21:47comme Georgia Meloni
01:21:48émerger en Italie
01:21:49Donald Trump
01:21:50revenir sur des positions
01:21:52isolationnistes
01:21:52très nationalistes
01:21:53et donc aujourd'hui
01:21:54en tout cas peut-être
01:21:55en 2027
01:21:56c'est le tour de la France
01:21:57de connaître ce moment
01:21:58un peu de renaissance
01:21:59c'est d'ailleurs
01:22:00le slogan de la campagne
01:22:02de Marine Le Pen
01:22:03et là par contre
01:22:04on voit un système
01:22:04qui se renferme sur lui
01:22:06qui essaye de cadenasser
01:22:08justement
01:22:08et de fermer les écoutis
01:22:09on pourrait mentionner aussi
01:22:10le cas du bouclier démocratique
01:22:12européen
01:22:12qui est là aussi
01:22:13un acte de censure complète
01:22:15Richard Ramos
01:22:16il ne s'agit pas de caricaturer
01:22:17bien sûr qu'en France
01:22:18nous sommes toujours
01:22:19en démocratie
01:22:20mais est-ce qu'on ne s'éloigne
01:22:21pas quand même
01:22:22de plus en plus
01:22:22de l'idéal démocratique
01:22:24il y a une chaîne
01:22:25de télévision
01:22:26la première de la TNT
01:22:27qui a été fermée
01:22:28C8
01:22:29il y a de nombreux parlementaires
01:22:31qui se battent
01:22:32pour la fermeture
01:22:32de cette chaîne
01:22:33pour la fermeture
01:22:34de CNews
01:22:34il y a l'ARCOM
01:22:35le régulateur
01:22:36de l'audiovisuel
01:22:37qui veut s'inviter
01:22:38et quelque part
01:22:39choisir la ligne éditoriale
01:22:41des médias
01:22:42on apprend aujourd'hui
01:22:43que ce rapport sénatorial
01:22:45veut créer
01:22:46une instance
01:22:47un comité
01:22:48de la désinformation
01:22:50c'est quand même
01:22:51particulièrement inquiétant
01:22:52permettez-moi de vous le dire
01:22:52mais c'est très inquiétant
01:22:54moi vous savez
01:22:55vous le savez très bien
01:22:56je suis modem
01:22:57je suis dans la majorité présidentielle
01:22:59et à chaque fois
01:22:59que je suis sur votre plateau
01:23:01j'ai toujours la réflexion
01:23:02de dire
01:23:02il ne faut pas y aller
01:23:04il faut essayer plutôt
01:23:04de les fermer
01:23:05c'est ça la réalité
01:23:06c'est-à-dire qu'on peut
01:23:07ne pas être d'accord
01:23:08je l'ai souvent dit
01:23:09sur ce plateau-là
01:23:10on ne peut pas être d'accord
01:23:11et changer les points
01:23:11de vue différents
01:23:12mais on débat
01:23:14et il y avait des sujets
01:23:15qui étaient des sujets
01:23:15de société
01:23:16dont on ne faisait croire
01:23:17que c'était que des faits divers
01:23:18et c'est parce que
01:23:19vous avez levé des faits divers
01:23:20et que vous avez démontré
01:23:21que c'était des faits de société
01:23:22et après on débat
01:23:23et donc oui
01:23:24il y a un vrai danger
01:23:25de cadenasser la démocratie
01:23:27de cadenasser
01:23:27l'élection présidentielle
01:23:29en ne laissant pas
01:23:30les chaînes
01:23:31notamment CNews
01:23:32avec d'autres chaînes
01:23:33qui peuvent avoir
01:23:33des idées différentes
01:23:35parler et parler librement
01:23:36oui il y a un vrai danger
01:23:37il y a un vrai danger
01:23:38il y a un danger
01:23:39il y a une volonté
01:23:40qui a cette volonté-là précisément
01:23:42vous parlez de qui ?
01:23:43alors c'est beaucoup plus sournois
01:23:44que ça vous savez
01:23:45c'est comme le gars
01:23:46avec son chef
01:23:46il n'attend pas que le chef
01:23:47lui donne des ordres
01:23:48il va devancer la chose
01:23:50il y a un climat comme ça
01:23:52une bien-pensance
01:23:53qui n'est pas percée
01:23:55je ne pourrais pas vous donner un nom
01:23:56il n'y a pas de nom
01:23:57mais c'est un climat
01:23:58c'est-à-dire une bien-pensance
01:24:00notamment qui fait
01:24:01qu'on n'a pas envie
01:24:02de voir des gens
01:24:02qui ne pensent pas comme nous
01:24:03et moi je pense que
01:24:04la difficulté
01:24:05et je le dis souvent
01:24:06c'est quand je vais sur des plateaux
01:24:08comme ici
01:24:09et que des gens ne sont pas d'accord
01:24:10avec moi
01:24:10que je progresse
01:24:11que je rentre le soir
01:24:13en me disant
01:24:13et si elle avait raison
01:24:15et donc ça m'a beaucoup marqué ça
01:24:17il y a des gens
01:24:18ils sont dans une espèce
01:24:19de bien-pensance
01:24:20notamment de temps en temps
01:24:21de gauche
01:24:22auquel ils aimeraient
01:24:23que l'entre-soi
01:24:23c'est même pas de la bien-pensance
01:24:24Richard Ramos
01:24:25c'est au contraire
01:24:26c'est une sorte de volonté
01:24:27de censure
01:24:27pardonnez-moi
01:24:28et on le disait ce matin
01:24:29dans 100% Frontières
01:24:30avec Johan
01:24:31là c'est le législateur
01:24:33mais souvenez-vous
01:24:33d'Emmanuel Macron
01:24:34qui proposait
01:24:35une labellisation des médias
01:24:37la labellisation des médias
01:24:38qui aurait été confiée
01:24:38à Reporters sans Frontières
01:24:40qui est dirigée
01:24:41par des personnes
01:24:42qui sont plutôt à gauche
01:24:43et notamment par Pierre Aski
01:24:44qui est journaliste
01:24:45à Libération
01:24:46qui est chroniqueur
01:24:47sur l'audiovisée publique
01:24:48et qui vient d'être décoré
01:24:49de la Légion d'honneur
01:24:50donc c'est intéressant
01:24:51la boucle est bouclée
01:24:52mais c'est intéressant
01:24:53de voir que ça se produit
01:24:54un an avant l'élection présidentielle
01:24:56Vendryl de Gerpel
01:24:56et qu'il y a une volonté
01:24:57de cadenasser
01:24:58bien sûr vous avez raison
01:24:59un an avant l'élection présidentielle
01:25:00ce n'est pas une date anodine
01:25:03et parce que notamment
01:25:04dans le rapport
01:25:04ils veulent étendre
01:25:05des contrôles
01:25:06sur les podcasts
01:25:07et sur les influenceurs
01:25:09les podcasts et les influenceurs
01:25:11c'est ce qu'on appelle
01:25:12les nouveaux médias
01:25:13c'est ceux qui vont fabriquer
01:25:14l'élection présidentielle
01:25:14moi j'en suis persuadé
01:25:15c'est les chaînes
01:25:16comme Le Crayon
01:25:17etc.
01:25:18on voit même
01:25:19des chaînes de télévision
01:25:20qui s'adaptent
01:25:21qui viennent sur le numérique
01:25:22etc.
01:25:23donc ça c'est un point
01:25:25sur lequel je remarque
01:25:29ensuite sur la labellisation
01:25:30des médias
01:25:30mais la création
01:25:31de cet observatoire
01:25:32c'est ça
01:25:33c'est la labellisation
01:25:33des médias
01:25:34d'Emmanuel Macron
01:25:35c'est il y aura
01:25:36les bons médias
01:25:37ceux qui ne font pas
01:25:38d'opinion
01:25:38en gros
01:25:39tous ceux qui ne sont pas
01:25:40le JDD
01:25:41valeurs actuelles
01:25:41etc.
01:25:42et bien
01:25:43ce seront les bons médias
01:25:44ce seront les bons médias
01:25:45du président de la république
01:25:47et les autres
01:25:48on ne pourra pas utiliser
01:25:49les articles
01:25:49pour pouvoir être référents
01:25:51référencés sur Wikipédia
01:25:52vous l'avez dit
01:25:52ou alors même
01:25:53dans les IA génératives
01:25:55dans toutes ces IA
01:25:57et bien
01:25:57puisqu'on a 20% des français
01:25:58qui quand même
01:26:00s'informent
01:26:01via ces IA
01:26:02et bien
01:26:02on ne pourra plus
01:26:03être recensé dedans
01:26:03et ensuite
01:26:04l'ingérence intérieure
01:26:05mais qu'est-ce que ça veut dire
01:26:06une ingérence intérieure
01:26:07c'est que vous êtes
01:26:07un opposant politique
01:26:08en réalité
01:26:08vous n'êtes pas d'accord
01:26:09avec le pouvoir en place
01:26:10donc vous êtes en ingérence
01:26:12vous faites de l'ingérence intérieure
01:26:14donc on veut museler
01:26:15aujourd'hui
01:26:16la liberté d'expression
01:26:17je sais que sur votre chaîne
01:26:17vous êtes attaché
01:26:19à cette liberté
01:26:20et justement
01:26:20sur notre chaîne
01:26:21ce qui est très intéressant
01:26:22c'est que dans ce rapport
01:26:23qui a été épluché
01:26:23par bon nombre de personnes
01:26:25le mot qui est utilisé
01:26:26pour citer Mediapart
01:26:27qui est un journal bien connu
01:26:28c'est journal de qualité
01:26:30CNews est cité deux fois
01:26:31je vous laisse imaginer
01:26:32si c'est positif
01:26:34ou si c'est négatif
01:26:34Fabrice Acoun
01:26:35ce qui est encore plus inquiétant
01:26:37me semble-t-il
01:26:37c'est que ça ne fait réagir personne
01:26:39cette volonté-là
01:26:40de censure
01:26:40qui s'ajoute
01:26:41à des volontés
01:26:42et des censures réelles
01:26:44existantes
01:26:45précédentes
01:26:45n'ont fait réagir absolument
01:26:47personne
01:26:48ou si peu
01:26:49oui et ça ne fait réagir personne
01:26:50mais la réalité
01:26:51c'est qu'on est face
01:26:53à une classe politique
01:26:53aujourd'hui
01:26:54dirigeante
01:26:55qui a peur du peuple
01:26:56et moi je suis très inquiet
01:26:58de voir que
01:26:59la classe politique
01:27:00a peur du peuple
01:27:00voyez bien ce qui se passe
01:27:01avec les référendums
01:27:03personne ne veut
01:27:03de référendums
01:27:04on a très peur
01:27:05et la seule fois
01:27:05il y en a eu un
01:27:05il y a quelque temps
01:27:06il n'y en a pas eu
01:27:06depuis 20 ans
01:27:07celui qu'il y a eu
01:27:08finalement on a été
01:27:10à l'encontre
01:27:11de la décision
01:27:11qui a été prise
01:27:11par le peuple
01:27:12donc il y a un décalage
01:27:13total
01:27:14entre une partie
01:27:15du personnel politique
01:27:16je dis une partie
01:27:17parce qu'il y a un certain
01:27:17nombre effectivement
01:27:18qui sont respectueux
01:27:19du peuple
01:27:19et le peuple
01:27:20sauf que là
01:27:21ça pousse
01:27:21ça pousse
01:27:22ça pousse
01:27:23et ça va exploser
01:27:23à quoi qu'autre minute
01:27:24va exploser
01:27:24pourquoi
01:27:25vous le voyez
01:27:25un système
01:27:26on a un système
01:27:27aujourd'hui
01:27:28de scrutin
01:27:29un mode de scrutin
01:27:29qui normalement
01:27:30était là pour empêcher
01:27:31le RN
01:27:33à l'époque AFN
01:27:33mais aujourd'hui RN
01:27:34d'arriver au pouvoir
01:27:35résultat
01:27:36vous avez le plus grand
01:27:36groupe parlementaire
01:27:37ça pousse
01:27:38c'est en train de pousser
01:27:39le peuple ne veut plus
01:27:39se laisser museler
01:27:40justement grâce aussi
01:27:41aux réseaux sociaux
01:27:41etc
01:27:42il y a des modes d'expression
01:27:42aujourd'hui
01:27:43et donc c'est en train
01:27:44de pousser
01:27:44et ça fait très peur
01:27:45parce que c'est tout
01:27:45le système qui va éclater
01:27:46c'est pas juste
01:27:47une classe politique
01:27:47qui va dégager
01:27:48c'est tout le système
01:27:50aujourd'hui c'est baronni
01:27:51qui ont la main mise
01:27:53aussi sur l'économie
01:27:54vous avez une main mise
01:27:55sur l'économie
01:27:55l'économie française
01:27:57est complètement administrée
01:27:59aujourd'hui
01:27:59les grands groupes
01:28:00sont totalement administrés
01:28:01ressemblent à des fonctionnaires
01:28:02à des groupes de fonctionnaires
01:28:03c'est plus des grands groupes
01:28:04et c'est plus des groupes privés
01:28:05donc vous avez un problème
01:28:06à ce niveau-là
01:28:06et ça va exploser
01:28:07et effectivement
01:28:08c'est ce qui fait peur
01:28:09aujourd'hui
01:28:09parce qu'on sait que
01:28:11derrière probablement
01:28:12que ceux qui sont
01:28:12aujourd'hui au pouvoir
01:28:13vont le perdre
01:28:13il faut dans la présidentielle
01:28:14du débat
01:28:15et vivre le débat
01:28:16mais bien sûr
01:28:17je disais qu'on était
01:28:18en train progressivement
01:28:19de s'éloigner
01:28:20de l'idéal démocratique
01:28:22on pourrait ajouter
01:28:22le fait qu'Emmanuel Macron
01:28:24cherche d'ici à la prochaine
01:28:25élection présidentielle
01:28:26à placer ses proches
01:28:27à des postes de responsabilité
01:28:29le recasage
01:28:30pour éventuellement
01:28:31empêcher
01:28:32celui qui arrivera au pouvoir
01:28:34en 2027
01:28:34le Rassemblement National
01:28:35en l'occurrence
01:28:36si c'est le cas
01:28:36d'appliquer son programme
01:28:38ça aussi
01:28:38c'est un vrai problème démocratique
01:28:40c'est la fin de cette émission
01:28:40merci beaucoup
01:28:41d'y avoir participé
01:28:43c'est passé très vite
01:28:43le temps va juste avec vous
01:28:44vous revenez demain
01:28:45j'espère
01:28:45si vous me le permettez
01:28:46bien sûr
01:28:47donc on se donne rendez-vous demain
01:28:48avec plaisir
01:28:48demain à 21h
01:28:50pour 100% politique
01:28:51mais on se retrouvera
01:28:52avant cela bien sûr
01:28:53demain matin
01:28:54dès 11h
01:28:54pour 100% Frontier
01:28:56dans un instant
01:28:56vous avez rendez-vous
01:28:57avec l'édition de la nuit
01:28:58Marc Gossifer
01:28:59très belle nuit
01:29:00et à demain matin
01:29:0111h
01:29:01à demain
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