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  • il y a 2 jours
Avec Elisabeth Levy

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##SOYEZ_LIBRES-2026-05-05##

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Transcription
00:00Soyez libre Elisabeth Lévy, bonjour Elisabeth.
00:02Bonjour Patrick, bonjour à tous.
00:04Alors, le rapport à l'oncle sur l'audiovisuel public,
00:08décidément ça fait causer depuis des semaines et des semaines avec les auditions.
00:12On a dit que ce rapport serait peut-être enterré,
00:15ben non, il va être publié, on a déjà eu ces derniers jours des extraits,
00:20et là, il va être publié.
00:22Et vous nous dites, Elisabeth Lévy, que c'est un enjeu quand même assez considérable.
00:27Bon, d'abord, enfin le rapport, non, mais l'audiovisuel public, oui.
00:31D'abord, ce rapport a déclenché un feu nourri de la gauche et des macronistes,
00:36alors que premièrement, ces recommandations n'ont aucune chance d'être adoptées,
00:40et qu'en plus, le rapport lui-même contient les contre-recommandations du président de la commission,
00:46ce qui est quand même assez exceptionnel dans l'histoire des commissions.
00:50Alors, ce qu'on voit, c'est qu'avant la présidentielle,
00:53le camp progressiste, veut installer un récit.
00:56Le méchant à l'oncle, le méchant Bolloré, on connaît,
00:59veulent faire disparaître l'audiovisuel public.
01:02Pourquoi ?
01:02Eh bien, parce que cet audiovisuel public, c'est le rempart,
01:06le rempart contre le fasciste, le rempart contre l'extrême droite.
01:09À la tête de cette glorieuse résistante,
01:12il y a notamment le modem Erwan Balanon,
01:14qui parle d'une volonté de reprise en main politique.
01:18Eh bien, ça revient à avouer, si vous voulez, que dans la bataille culturelle et idéologique,
01:23les médias publics financés par l'ensemble des Français sont dans un camp.
01:28C'est ça l'enjeu.
01:29C'est pour ça que c'est important.
01:31Et d'ailleurs, pardon, ça se voit et ça s'entend à l'œil nu.
01:35Alors que donc, France TV et Radio France représentent tout de même une puissance de feu médiatique,
01:41une puissance de feu d'intervention absolument considérable, Patrick.
01:44C'est donc un enjeu démocratique essentiel.
01:47D'ailleurs, les directions le savent.
01:48Et soyons honnêtes, elle tente un peu de changer les choses.
01:52France Télévisions a annoncé hier l'arrivée de Jenny Bastier.
01:55Bonne chance à elle.
01:56Pourquoi Jenny Bastier ? Pour les auditeurs qui ne connaissent pas.
01:59Pardon, c'est une jeune femme du Fig...
02:01Non, elle n'est pas connue par tout le monde.
02:03Mais allez-y, dites de qu'il s'agit.
02:04Elle est sur CNews, elle est au Figaro, elle est considérée comme une réac.
02:09Et ça fait bondir en interne notamment le désolant syndicat SNJ-CGT de France Télé.
02:17Parce que pour beaucoup de salariés de ces deux maisons,
02:20eh bien, être de gauche, ça n'est pas une option, c'est une vérité.
02:24On ne peut pas faire autrement.
02:25Alors, pour changer les esprits, Patrick, et c'est ça qui est important,
02:29il faudra plus que des mesures de temps de parole.
02:32Et quant aux nécessaires économiques, il faut en dire un mot.
02:34tout le monde sait qu'il y aura de toute façon du sang sur les murs,
02:39qu'il y aura des deux, que quel que soit le pouvoir, il y aura des économies.
02:43Mais franchement, est-ce que c'est fasciste de se demander
02:46si on a besoin dans les médias publics, à la télé publique, de douze jeux quotidiens,
02:51alors qu'il y en a un seul sur TF1 ?
02:53Ah, c'est douze contre un ?
02:55Ah oui, bon d'accord, je n'avais pas vu en fait ce rapport.
02:58Philippe Rizoli qui était avec nous, ancien présentateur de jeux à 7h10,
03:01à la fois sur TF1 et sur France 2,
03:04dit que c'est un peu indispensable et qu'il y a des jeux qui ne sont pas si bêtes
03:08que ça.
03:08Non, mais je n'ai pas dit que c'était bête,
03:10c'est indispensable parce que ça rapporte de la pub.
03:13La question est de savoir si ça participe à faire des médias différents des autres.
03:18Bon, je ne suis pas sûr, je ne veux pas rentrer en guerre contre les jeux.
03:22Non, non, bien sûr.
03:24On a le droit de poser la question, voilà.
03:26Oui, complètement.
03:26Et puis, il y a cette plainte aussi contre Charles Allong.
03:30Oui, alors là, c'est quand même un peu grave,
03:32parce qu'on lui reproche donc d'avoir reçu du groupe Lagardère
03:35des mails lui suggérant des questions anti-France Télévisions
03:39pour les auditions des personnalités devant la commission.
03:43Eh bien, Patrick, tout citoyen a le droit,
03:46y compris des gens du groupe Lagardère,
03:48qui ne sont pas des sous-citoyens,
03:50a le droit, donc tout le citoyen a le droit de s'exprimer à travers ses représentants
03:54et de leur écrire dans ce genre de cadre.
03:57D'ailleurs, Jérémy Patrier-Latus aussi a reçu au moins un mail de la même source.
04:02Celui-là, je l'ai vu.
04:03Alors, et il serait étonnant que les amis de France Télé et Radio France
04:07n'aient pas, eux aussi, suggéré des questions ou même des réponses
04:11aux personnalités auditionnées.
04:13Et alors ?
04:14Alors, on a attention, on a tout à fait le droit d'être en désaccord avec Charles Allong,
04:17de ne pas aimer son style, mais mobiliser la justice pour le discréditer
04:22et interdire tout débat sur ce rapport.
04:25C'est minable.
04:26Le monde en a fait des caisses sur un tiers, cette plainte vaseuse, franchement.
04:31Ouvrez le journal comme si c'était vraiment très important.
04:35Eh bien, si c'est ça, une information loyale, on n'est pas rendu.
04:38Alors, Patrick, ceux qui, dans ces deux maisons,
04:40hurlent en permanence à l'extrême droite,
04:42décoleurs demandent plus de pluralisme et plus d'honnêteté,
04:45eh bien, malheureusement, ils donnent raison aux partisans de la privatisation
04:49que, pour ma part, j'en regretterai,
04:51car il y a une spécificité française qui mérite d'être défendue.
04:55Mais si on veut que ce soit un bien commun,
04:58si on veut que les Français acceptent de financer des médias,
05:01eh bien, oui, ils doivent être un bien commun.
05:03Ça veut dire les médias de tous les Français,
05:07même ceux dont le vote déplait à la CGT.
05:10Merci, Elisabeth Lévy.
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