- il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00La bataille autour de Masterpoulet, elle n'est pas terminée.
00:02On en avait parlé à Saint-Ouen, avec le maire de Saint-Ouen, Karim Blamran,
00:07qui était avec nous sur ce plateau.
00:10Mais là, aujourd'hui, la bataille de Masterpoulet, c'est via une fermeture administrative.
00:16Après un contrôle à Argenteuil, 80 kg de viande périmée,
00:20un restaurant dont l'enseigne a été fermé administrativement.
00:23D'ailleurs, qu'a dit la préfecture ?
00:25Ça présentait un danger grave et imminent pour la santé publique.
00:29en raison du risque de contamination, de développement de micro-organismes
00:34et d'intoxication alimentaire.
00:36C'est ce que dit le préfet.
00:37Et le préfet ajoute, ce sera levé lorsque le restaurant se sera mis en conformité.
00:42Xavier Perica, bonsoir.
00:43Vous êtes premier adjoint à la mairie d'Argenteuil dans le Val-d'Oise.
00:46C'est vrai que ce qu'on a retrouvé, quand même, c'est 80 kg de viande périmée,
00:51des locaux qui étaient sales, pas entretenus, manquement d'hygiène.
00:56Enfin, manque d'hygiène.
00:58C'est une bonne chose que le préfet agisse ainsi ?
01:01Il ferme ce master poulet ?
01:02Évidemment, on a la chance à Argenteuil, avec le maire Georges Mautron,
01:08d'avoir une très bonne collaboration entre les services de l'État
01:11et puis les services de la ville et notre direction de la santé et de l'hygiène publique.
01:16Et ça nous permet, dans le cadre d'opérations concertées,
01:19justement de réaliser des opérations.
01:20On en a réalisé plusieurs dizaines ces derniers mois,
01:25ce qui permet d'avoir des résultats.
01:27Alors, master poulet, on le connaît.
01:30En 2025, on avait déjà alerté sur des problèmes de rejet,
01:36sur des problèmes de traitement de matières grasses
01:39et de rejet en milieu naturel, en fait, au travers des réseaux d'assainissement.
01:44C'est-à-dire quoi, de rejet en milieu naturel ?
01:45Des huiles, des huiles et des matières grasses.
01:48Elles étaient rejetées où ?
01:49Elles étaient rejetées à l'égout, en milieu naturel.
01:52Et donc, on était intervenus.
01:54On est intervenus aussi pour des problèmes de bacs statiques
01:57qui étaient sur la voie publique en permanence.
02:01Et puis, donc, en début d'année, il y a eu…
02:03Qu'est-ce qu'on appelle des bacs statiques ?
02:05Des bacs à ordures ménagères qui restaient, donc, en permanence.
02:09Et puis, donc, au mois de janvier,
02:12avec la direction départementale de protection de la population,
02:17donc, il y a eu une action avec les services de la préfecture,
02:20justement, pour effectuer un certain nombre de contrôles
02:23et dire à master poulet,
02:25mais à master poulet, comme on le fait pour l'ensemble des commerces,
02:30et pas seulement des commerces,
02:31« mettez-vous en conformité », il y a une mise en demeure.
02:34Et avant-hier, le 12 mai, c'était précisément pour contrôler…
02:40– Ça veut dire qu'il ne l'avait jamais fait,
02:41il n'avait jamais écouté vos demandes ?
02:44– Force est de le constater, puisque l'ordre se contrôle le 12 mai.
02:49Pourquoi ?
02:52– Parce que du coup, il a une fermeture administrative.
02:54– Là, c'est clair que…
02:56Et puis, dans le Val d'Oise, vous l'avez dit,
02:59dans votre propos liminaire,
03:01le préfet est particulièrement sensibilisé à cela,
03:05et donc, ce n'est pas la première fois qu'il communique là-dessus.
03:09– Alors, on va continuer à en parler avec Maître Aurélie Gillet,
03:12Martha qui est avec nous, avocate au barreau de Paris,
03:14et qui représente le collectif du 156 rue Oberkampf,
03:18qui se bat, eux aussi, ses habitants, contre master poulet.
03:23Racontez-nous ce combat, Maître.
03:25– Oui, bonsoir.
03:27Alors, effectivement, je représente les habitants du 156 rue Oberkampf,
03:33qui ne se battent pas contre master poulet,
03:35qui, en réalité, sont tous résidents d'une copropriété,
03:40qu'ils soient propriétaires ou qu'ils soient locataires,
03:43et qui sont gênés par les odeurs de friture, en fait,
03:47qui arrivent chez eux du matin jusqu'au soir très tard,
03:51puisque master poulet est un restaurant qui ferme à 22h,
03:55à 2h du matin, pardon, tous les soirs,
03:58si ce n'est pas un petit peu plus tard,
03:59ce qui veut dire qu'on a des odeurs de friture en permanence chez soi,
04:04même quand on dîne,
04:05et également les jours fériés, les dimanches et les week-ends.
04:10– Mais ça veut dire qu'ils ne sont pas aux normes
04:11au niveau de l'extraction, au niveau des odeurs et autres ?
04:16– Alors, la particularité sur le dossier du 156 rue Oberkampf,
04:20c'est qu'effectivement, pour le moment,
04:21on n'a pas d'extraction qui est aux normes.
04:23C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on a saisi le juge des référés à Paris
04:27et qu'on a obtenu qu'il soit obligé, en fait,
04:32d'installer une extraction aux normes.
04:34Mais il faut savoir que quand ils ont ouvert,
04:35ils n'avaient effectivement pas les autorisations.
04:39De toute façon, on remarque le même système
04:42dans tous les masterpulés quand ils ouvrent.
04:45Ils ouvrent avant même d'avoir les autorisations.
04:48Souvent, ils ne sont pas en conformité
04:50avec le règlement de copropriété.
04:53Et là, pour le 156 rue Oberkampf,
04:55n'ayant pas d'extracteur conforme,
04:58ils se sont reliés, ils se sont plugués
05:00au système de cheminée de l'immeuble.
05:03Ce qui fait qu'on a des résidents qui ont dû quitter leur logement
05:07puisqu'ils ne pouvaient plus l'habiter en raison de la forte odeur,
05:11vous imaginez, qui se propage dans toutes les pièces de votre appartement.
05:14Vous dites qu'à chaque fois, ce sont les mêmes méthodes
05:17qui sont utilisées par ceux qui dirigent chez Master Poulet.
05:21Comment vous voulez qualifier ces méthodes ?
05:26C'est-à-dire que oui, on s'installe d'abord et on se met en conformité,
05:29mais on se met en conformité une fois que la justice est saisie
05:31et que la justice a rendu un verdict.
05:34Donc ça prend plusieurs mois, si ce n'est pas plusieurs années.
05:38Là, en référé, c'est évidemment un petit peu plus rapide,
05:41mais il faut savoir que ce sont des résidents
05:44qui effectivement depuis parfois plus de deux ans,
05:47parce que quand on saisit la justice, c'est effectivement en dernier recours.
05:51Ça veut dire que là, sur le dossier Oberkampf en particulier,
05:54ce n'est pas le seul que je vois en ce moment,
05:58mais sur ce dossier-là...
05:58Vous avez Saint-Ouen aussi ? Vous êtes aussi dans le dossier Saint-Ouen ?
06:01Oui, absolument, sur le dossier Saint-Ouen.
06:03Et on a des démarches amiables qui durent depuis, en général,
06:08un an et demi à deux ans avant que, effectivement,
06:11les résidents n'ayant plus d'autres solutions viennent me voir
06:15en me disant que ce n'est plus possible, en fait.
06:17Soit moi, j'ai perdu mon locataire et je n'ai plus les moyens
06:21de faire face à mon crédit.
06:23Soit moi, j'ai mes enfants, en réalité,
06:26qui ne supportent plus l'odeur de poulet.
06:29On a un cas dans une famille où un enfant est pris
06:33de vomissement en permanence,
06:34parce que c'est quand même des odeurs très particulières.
06:37Et quand, effectivement, les normes ne sont pas respectées,
06:40voilà à quoi on expose la population.
06:44Je suis d'ailleurs ravie d'être interrogée ce soir sur votre antenne,
06:48parce que jusqu'à présent, j'avais un peu le sentiment
06:50qu'avec toute l'effervescence qui se passe autour de ce dossier
06:53et de sa politisation, qui est complètement aberrante,
06:57d'ailleurs, il n'y a pas lieu de politiser ce dossier,
06:59mais j'avais le sentiment que les résidents étaient les grands oubliés de l'affaire,
07:03alors que ce sont eux qui subissent au quotidien, jour après jour, ces nuisances.
07:08– Alors, justement, on parlait de politisation de l'affaire Master Poulet.
07:12Nous sommes avec Carlos Martins-Bilongo, député LFI du Val d'Oise.
07:15Bonsoir.
07:16– Bonsoir.
07:16– Donc, après ce qu'on apprend du côté du Val d'Oise,
07:20la France insoumise va arrêter de soutenir Master Poulet ?
07:23– Sortons de la vision micro du sujet.
07:26Vous savez, la préfecture du Val d'Oise fait un travail énorme
07:29sur les mesures sanitaires.
07:30Il y a des fermetures de restaurants quasiment tous les jours.
07:32Du coup, il y a 36 Master Poulet en France.
07:34C'est des franchisés, il y a un franchiseur, etc.
07:37Et il faut juste reprendre la dimension du sujet.
07:39Si c'est des mesures sanitaires, par rapport à la réglementation,
07:42il faut s'y conformer.
07:43Et c'est très bien, il faut le saluer.
07:45Dans le même Val d'Oise, dernièrement, c'était l'hôtel du Mont-Griffon.
07:48– C'est ce qu'avait dit M. Boimran aussi, dans ses arguments.
07:51– L'hôtel du Mont-Griffon à l'usage,
07:51qui a vu sa fermeture du restaurant, de l'hôtel.
07:53Ça arrive.
07:54Maintenant, il ne faut pas faire un master scandale
07:56comme écrit sur le bandeau.
07:57– Ça en fait trois.
08:00Là, il y a celui d'Argentogne,
08:03il y a celui de Paris, la rue Aubert-Canve,
08:04qui pose problème, et celui de Saint-Ouen.
08:06Ça en fait quand même trois, c'est beaucoup.
08:07– 3 sur 36, ils doivent se mettre en conformité.
08:10Je suis d'accord, 3 sur 36.
08:12– Est-ce que vous regrettez d'avoir soutenu Master Poulet
08:14comme vous l'avez fait avec Éric Lothraël ?
08:15– Laissez-moi finir, laissez-moi finir.
08:17Moi, je soutiens.
08:18Demain, j'y vais rarement,
08:19parce que je mange très rarement à l'extérieur.
08:22Mais, entre Master Poulet et McDonald's,
08:24j'inviterais moi les Français et Françaises
08:26à aller sur Master Poulet parce que c'est français.
08:27Pourquoi ?
08:28Le franchiseur…
08:29Je finis, je finis !
08:30– Le franchiseur est français.
08:31– Le franchiseur est français.
08:32On y arrive.
08:33Le franchiseur est français.
08:34Il a 33 ans.
08:35– Le poulet est français.
08:36– Un franco-aldérien.
08:37100% français, 100% algérien,
08:38comme dirait d'autres.
08:39Et c'est très bien.
08:40C'est une chaîne qui est de notre pays.
08:41Ensuite, il paie ses emplois en France.
08:43La franchise est accessible aussi.
08:45– Le McDonald's, il paie…
08:46– Je finis, je finis.
08:47La franchise est accessible
08:49aux personnes qui veulent entreprendre.
08:51C'est une très bonne chose.
08:54parce que des fast-foods, il y en a partout.
08:56En France, la consommation de la volaille
08:57a augmenté de 20%.
08:59Malheureusement, en France, je finis.
09:01Je finis.
09:01Malheureusement, en France,
09:02la production de volaille en France
09:05n'est pas suffisante pour répondre à l'offre.
09:07– Oui, forcément, le poulet français est plus cher.
09:10C'est sûr que le poulet polonais est moins cher.
09:12Ça permet de le vendre moins de 8 euros chez Master Poulet.
09:15– Est-ce que le poulet d'Algi ou de Lidl Price
09:17ou de Lidl, qui est au premier prix,
09:19vient de France ?
09:20Oui ou non ?
09:21– En tout cas, on connaît l'origine.
09:23Et dans les Master Poulet,
09:24l'origine du poulet n'est pas toujours affichée.
09:26– Mais elle est affichée.
09:27– Alors que c'est une obligation légale.
09:28– Oui, mais l'origine est d'où ?
09:29Le poulet viendra du Master Poulet.
09:31– On ne sait pas parce que c'est pas…
09:32– Si, c'est évoqué.
09:33C'est la semaine d'Europe, de Pologne.
09:35– Non, non, non.
09:35Parce que ça, c'est les enquêtes,
09:36mais ce n'est souvent pas affiché dans les Master Poulet.
09:38– En tout cas, ils doivent l'afficher.
09:40Tous les commerces, tous les commerces,
09:42tous les…
09:43– Mais est-ce que vous regrettez ?
09:44– Ils sont quand même beaucoup en situation un peu hors d'oeuvre.
09:49– Et maintenant, M. Jeudy,
09:50– Et maintenant, M. Jeudy,
09:52– M. Jeudy,
09:53– Beaucoup de restaurants…
09:55Prenez la page Twitter de la préfecture du Val-de-Oise,
09:58il y a beaucoup de restaurants.
09:59Deuxièmement, c'était Carrefour de Saint-Brice qui a fermé.
10:01– Il y en a d'autres.
10:02– Oui, mais la réalité…
10:03– Vous avez pris la défense de Master Poulet
10:04plus que d'autres restaurants.
10:05– La réalité, nous, on est contre les fermes-usines.
10:08Voilà, l'élevage de masse, etc.
10:10Mais je finis, je finis, mais il y a une réalité économique…
10:14– Ça ne peut pas avoir du poulet, il est au grand.
10:16– Je me suis dit, il y a une réalité économique.
10:17Quand le Français et les Français viennent dans un commerce
10:20acheter un poulet à premier prix,
10:22ils y vont parce que c'est leur moyen.
10:24– Bien sûr, on comprend le succès, oui.
10:26– Et il y a une réalité en France,
10:26il y a 10 millions de pauvres, il faut comprendre que…
10:29– Est-ce que pour autant, il faut défendre Master Poulet ?
10:31– Que vous dénonciez la pauvreté, la difficulté de manger pour certains…
10:37– Je ne défends pas Master Poulet,
10:38mais j'explique juste le mécanisme avec une vision macro
10:41où il y a une réalité économique contre nous.
10:42– Bien sûr, vous l'avez défendu contre Karim Bouamran et sa vision.
10:46– D'augmenter le pouvoir d'achat, c'est pour que les personnes puissent mieux se nourrir
10:51et éventuellement que les commerces aussi puissent…
10:53– Vous êtes montés au créneau pour poser des prix plus d'actifs.
10:56– Quand Éric Coquerel se filme devant Master Poulet,
10:58quand le maire de Saini, M. Bali Bagayoko, va aussi devant Master Poulet,
11:03c'est vous qui en faites une affaire politique en interpellant directement M. Bouamran.
11:08qui avait mis en avant, non pas la gentrification,
11:11mais simplement de dire, écoutez, regardez, on a un problème avec le local.
11:15– Sur l'aspect sanitaire, notre pays est bien fait, il y a des règles et des droits.
11:17Nous avons une préfecture qui peut être là.
11:19– D'accord.
11:19– À la place du politique, moi je ne suis pas M. le préfet.
11:21M. le préfet Philippe Cour, quand il met un arrêté administratif,
11:24c'est M. Philippe Cour du Val d'Oise qui le fait.
11:26Ce n'est pas M. Bilongo, le député, qui le fait.
11:28Et ça, c'est une très bonne chose.
11:28Maintenant, chacun doit regarder à sa place.
11:31Et quand nous nous interpellons du sujet de gentrification,
11:34c'est qu'un restaurant, trois étoiles, à Villiers-Pédois-Sarcelles,
11:37ne sera pas accessible à la population.
11:38– Je crois que c'est un faux débat.
11:40On n'est pas là pour dire…
11:42– Ce n'est pas de la politique.
11:43– Bah non.
11:44Enfin, je crois qu'il ne faut pas mettre la politique là où elle n'a pas à être.
11:46Et là, on l'espèce sur des problèmes sanitaires.
11:50Il doit y avoir tout au contraire une unanimité de l'ensemble de la classe politique
11:55pour dire effectivement qu'il doit y avoir zéro tolérance.
12:00– Et c'est ce que fait Philippe Val d'Oise.
12:01– Il doit y avoir zéro tolérance et c'est ce que fait le préfet du Val d'Oise.
12:04Et on le remercie pour faire ça avec M. Cyril Alavouane,
12:08sous-préfet d'Argenteuil et l'ensemble de ses équipes.
12:11Mais ce que je veux dire également, et c'est ce que nous faisons à Argenteuil,
12:15c'est qu'on mène depuis, en un an, on a fait plus de 200 contrôles.
12:20Et ces contrôles, on les fait en direction des fast-foods,
12:22on les fait en direction des restaurants,
12:24on les fait en direction des grandes surfaces.
12:26– Et ils se moquent un peu de la loi, ils se moquent des contrôles ?
12:28– Il n'y a pas de stigmatisation.
12:30– Est-ce qu'ils en tiennent compte ou ils se moquent un peu des contrôles ?
12:32– Là, force est de constater qu'après une mise en demeure,
12:36après un premier signalement à la fois de notre brigade de l'environnement,
12:39parce qu'on a aussi une brigade de l'environnement à Argenteuil
12:41qui permet justement de mettre en évidence
12:44les problématiques de bac statique,
12:47les problématiques de non-respect de la réglementation sur la voie publique.
12:50On a fait ces signalements, on fait ces contrôles,
12:55il y a eu un premier contrôle le 19 janvier,
12:58il y a eu un deuxième contrôle qui était censé vérifier
13:01que les prescriptions avaient bien été mises en œuvre par Mark Sterple,
13:05et avant-hier, patatras, fermeture administrative,
13:11puisque rien n'a été suivi, ça a été dit, 80 kilos de denrées périmées,
13:16des locaux sales mal entretenues.
13:19– Et donc aujourd'hui, une fermeture administrative.
13:20Bruno, je dis, moi ce que je veux comprendre,
13:22c'est pourquoi c'est devenu politique cette affaire,
13:24pourquoi ça a d'ailleurs déclenché une guerre des gauches,
13:26avec d'un côté les Insoumis, de l'autre le maire socialiste,
13:29Karim Ouam Raun, sur finalement des questions d'hygiène,
13:34pourquoi d'ailleurs la France Insoumise défendait autant Master Poulet ?
13:37– Alors je comprends l'argument, c'est pas cher,
13:41et ça répond aussi à un besoin de manger pas cher,
13:44c'est beaucoup de jeunes qui vont au Master Poulet, des étudiants, etc.
13:47– Mais je pense que d'abord…
13:49– En même temps, la France Insoumise dénonce le maire Caussure et la Malbouffe,
13:51donc on a deux mains à suivre.
13:52– Disons qu'il faut d'abord prendre la position de M. Ouam Raun,
13:55le maire de Saint-Ouen, qui donc prend des mesures
13:58contre un restaurant Master Poulet,
13:59qui ne respecte pas un certain nombre de réglementations,
14:03ça a été rappelé par l'avocate qu'on a entendu,
14:05lui prend des mesures.
14:07Dans son argumentaire, il élargit ça aussi à une sorte de lutte
14:10contre la Malbouffe,
14:13parce que c'est ce qu'il dit aussi dans son argumentaire,
14:16M. le maire de Saint-Ouen, lutte contre la Malbouffe et tout.
14:18Et puis on a un climat particulier entre Saint-Ouen et Saint-Denis,
14:21avec deux maires qui se sont opposés après les municipales
14:24pour présider la communauté de communes.
14:26Il y a une bataille politique entre la mairie socialiste de Saint-Ouen
14:29et la mairie et les filles de Saint-Denis.
14:31Et ça s'est fixé sur Master Poulet, si je peux me permettre,
14:36avec des positions, là j'écoutais M. Bilongo,
14:39qui sont un peu parfois, comment dire, contradictoires.
14:42Parce qu'à la fois vous êtes contre les fermes,
14:44les fermes usines, ce qui est tout à fait respectable comme position,
14:47mais vous voulez évidemment des prix pas chers dans les magasins.
14:52Franchement, les fermes usines, ça crée le poulet à moins de 7 euros.
14:55Et si vous ne voulez pas des poulets à 7 euros,
14:58vous n'allez pas les avoir avec les fermes usines.
15:00C'est pas ce que je vous ai dit.
15:01Je vous ai dit qu'en France, il y a une pauvreté, une précarité
15:02qui fait que les étudiants et les gens qui sont dans la difficulté
15:05se dirigent vers ces commerces-là.
15:06Et à Renteuil, il y a plein de chaînes de fast-food à Renteuil.
15:09Mais si on veut de la production française,
15:12il faut alors autoriser les fermes usines en France,
15:14qui existent aux Pays-Bas, qui existent dans beaucoup de pays romains.
15:18Il faudrait augmenter les salaires.
15:19Il faudrait augmenter les salaires.
15:21Vous ne devez pas aller dans un fast-food,
15:22il faudrait mieux aller manger dans un restaurant.
15:24C'est la liberté du commerce.
15:25C'est un problème de pouvoir d'achat.
15:27Ceci étant, quel que soit le prix,
15:29nous, on est là pour dire, on doit respecter les règles.
15:32Un dernier mot parce que le préfet est là pour ça.
15:35Et les services de la ville sont aussi pour le faire.
15:37Un dernier mot avec notre avocate.
15:39Je voudrais vous faire réagir à ce sondage.
15:4267% des Français, sondage est là pour BFM TV,
15:4467% des Français ne voudraient pas
15:46qu'un master poulet s'installe en bas de chez eux.
15:50Vous les comprenez ?
15:51Je les comprends, bien entendu.
15:53Bien entendu.
15:54Parce que même quand on aura des extractions qui seront en norme,
15:58il y aura de toute manière des nuisances
16:00parce que c'est de la graisse qui cuit en permanence.
16:03Et on se rend compte qu'on a ce genre de difficultés aussi
16:06avec des restaurants Géladal.
16:08Et tout ce qui est friture de poulet,
16:10il y a eu aussi des histoires avec le restaurant Popeye.
16:14Évidemment que tous ceux qui crient aux grands bourgeois,
16:21en fait, qui ne veulent pas de master poulet chez eux,
16:24non, ce ne sont pas des grands bourgeois,
16:26ce sont juste des gens comme vous et moi
16:28et comme n'importe qui qui simplement veulent vivre en famille.
16:32Merci, merci, merci maître, merci d'avoir été avec nous messieurs.
16:36Merci.
16:36Merci.
16:36Merci.
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