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Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, attaque violemment le programme de Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de BFM.
Il dénonce un projet irresponsable qui mènerait la France à la faillite avec un déficit record.
Le leader de la France Insoumise répond en détaillant sa stratégie face aux banques et à la Banque Centrale Européenne. Mélenchon propose d'annuler la dette Covid et de relancer la croissance par la consommation populaire pour briser la méthode grecque imposée par les libéraux.
Un duel économique crucial pour l'avenir du pays.

#Melenchon #Montebourg #Economie #Politique #Finance

00:00 Intro
00:52 Arnaud Montebourg
02:24 Jean-Luc Mélenchon
08:33 Outro

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Réponses au quiz de fin :
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Selon Montebourg, quel est le montant total des nouvelles dépenses prévues par le candidat ?
➡ 230 milliards d'euros

Quel pays est cité comme étant dans sa quatrième année de récession ?
➡ L'Allemagne

Quel montant mensuel la BCE déversait-elle dans les banques privées ?
➡ 85 milliards d'euros

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Transcription
00:00C'est simple, on arrive à un déficit, donc 100 milliards de déficit de plus par an,
00:03on arrive à un déficit qui fait 9 points de PIB,
00:08donc en fait la France est soit sous tutelle, soit ruinée.
00:12Donc si vous voulez couler la France, votez Mélenchon dès le premier tour.
00:15C'est l'objection numéro 1 qu'on présente à la stratégie de la révolution citoyenne par les urnes.
00:21On dit, qu'est-ce que vous ferez contre vos ennemis qui tiennent la finance, la bourse et le reste
00:25?
00:25Eh bien on va agir, et on agira avec tous les leviers qu'on a, pour faire entendre raison à
00:30ceux qui doivent entendre raison.
00:32La Banque Centrale Européenne doit prêter directement.
00:35La Banque Centrale Européenne doit jeter à la poubelle les titres qui lui restent de la dette.
00:40Mettez tout ça à la poubelle, ça n'existe pas.
00:43Cette dette n'existe pas.
00:52Il y a un homme qui, oh surprise, s'est déclaré à la candidature, sa quatrième candidature à la présidentielle,
00:59c'est Jean-Luc Mélenchon, déjà quatre éternels candidats.
01:03Alors on peut dire beaucoup de choses sur Jean-Luc Mélenchon, mais on peut aussi s'attaquer à son programme.
01:08Et c'est ce que vous avez fait Arnaud.
01:09Il y a quoi dans le programme de la France insoumise ?
01:12Je vais être assez simple.
01:14230 milliards de dépenses nouvelles, un million de créations d'emplois d'agents publics,
01:22et comme on finance ça, 100 milliards grosso modo, 100 milliards d'impôts nouveaux,
01:2720 milliards sur les ménages dits riches, et 80 milliards sur les entreprises.
01:32Donc c'est simple, on arrive à un déficit, donc 100 milliards de déficit de plus par an,
01:36on arrive à un déficit qui fait 9 points de PIB,
01:41et donc en fait la France est soit sous tutelle, soit ruinée.
01:45Donc si vous voulez couler la France, votez Mélenchon dès le premier tour.
01:48Voilà ce que je peux, il n'y a pas d'autre.
01:50Ça n'a aucun sens.
01:51Vous trouvez que c'est irresponsable finalement de voter Jean-Luc ?
01:53C'est totalement irresponsable, et c'est totalement irréalisable.
01:56C'est impossible.
01:57Donc c'est un programme qui n'est pas fait pour le pouvoir,
02:01mais qui est fait pour flatter des catégories socioprofessionnelles.
02:03J'invite les Français à ne plus répondre à ce type de proposition.
02:08Bon, on a bien compris que ce n'est pas la gauche que vous allez soutenir.
02:11Non mais ce n'est même pas une question de gauche.
02:13C'est inadmissible que quand on se présente à une élection,
02:17on ne cherche même pas à résoudre les problèmes de la nation,
02:19mais qu'on les aggrave notoirement.
02:22Donc là, quand même, ça va très loin.
02:24Il y a six banques systémiques dans ce pays.
02:29Allez, mettez la France en banqueroute pour voir à qui ça va coûter le plus.
02:32Donc je fais le pari que mes interlocuteurs, en l'occurrence,
02:37seraient raisonnables et comprendraient qu'il faut discuter.
02:40Bon, discuter, nous, on est toujours prêts à discuter.
02:42Mais nous, on ne discutera pas qu'avec eux.
02:44On va discuter aussi avec la Banque Centrale Européenne.
02:47Parce qu'autrefois, nos bons amis allemands,
02:50qui faisaient les malins avec leur économie super saine
02:53en laissant s'écrouler les ponts et en laissant tout partir à volo,
02:58ont fini par se faire eux-mêmes étrangler par les Chinois pour les voitures.
03:03Et maintenant, voilà qu'ils n'arrivent plus à vendre leurs voitures.
03:06Et que comme entre-temps, même avec Mercosur qui fonctionne avant l'heure,
03:10et alors même que ce n'est pas légal,
03:12ils n'ont pas réussi à vendre leur bagnole là-bas au Brésil, en Argentine,
03:16où tout le monde est fauché, ni en Uruguay.
03:19Bon, ben, résultat, ils en sont toujours au même point.
03:22C'est-à-dire qu'ils vont avoir la quatrième année de récession.
03:25Les champions du monde de l'économie, là.
03:27Les Mozart de l'économie sérieuse.
03:29Quatre ans de récession.
03:31Et nous, là, nous sommes en train d'entrer en récession,
03:33puisque nous sommes à zéro.
03:35D'accord ? Donc attendez qu'on avance un peu plus dans l'année.
03:37Et on a un risque d'être un pays en récession.
03:40D'autant plus que le Mozart de la finance qui nous dirige
03:44n'a toujours pas compris que le premier levier de la croissance française
03:49à partir de laquelle arrive la TVA et le reste, c'est la consommation populaire.
03:52Et comme il n'a toujours pas compris ça,
03:54ils n'ont rien trouvé de plus intelligent que d'appliquer la méthode grecque.
03:58Pas grecque, celle qu'on a imposée à la Grèce.
04:00On coupe dans les dépenses publiques.
04:01On supprime des postes où on ne renouvelle pas des postes de fonctionnaires.
04:05Autant de pays de moins, autant d'investissements de moins.
04:07Et vous avez une situation à Tône où l'investissement est voisin de zéro.
04:11Et les Allemands, eux, ont décidé tout d'un coup
04:13d'emprunter beaucoup pour pouvoir faire un énorme plan.
04:18Plan de quoi ?
04:19Plan d'économie de guerre.
04:21Pour développer toute leur industrie qui produit de l'armement.
04:24Mais mes amis, l'économie de guerre, pour que ça marche, il faut qu'il y ait des guerres.
04:28Donc voilà un maximum de gens qui misent sur la guerre
04:31pour développer leur économie.
04:32Comment ça va se finir ? Par la guerre.
04:34Et tout ça n'est jamais discuté.
04:37Les Allemands décident d'être la première armée conventionnelle d'Europe.
04:41Personne ne leur demande pour quoi faire.
04:42Ou pour faire la guerre à qui.
04:44Et nous, les Français, on coupe dans les dépenses publiques.
04:47Et personne n'évoque une seule fois le fait que ça va ralentir encore plus une économie
04:52qui est en train de ralentir.
04:54Dans le cas que vous évoquez,
04:56évidemment qu'il faudra relancer.
04:59Évidemment, qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ?
05:00Si on ne relance pas, on aura chaque année le même problème.
05:04Et pour ça, il faut faire en sorte que la dette ne nous coûte pas comme charge davantage que c
05:10'est le cas actuellement.
05:12Alors, il va y avoir une discussion structurante avec la Banque Centrale Européenne,
05:17qui, d'après le traité de Lisbonne, est indépendante.
05:23Donc vous n'avez même pas le droit de regarder le banquier central quand ça va mal,
05:27parce que c'est une pression qu'il n'accepterait pas.
05:29Sauf quand c'est la crise comme 2008,
05:31où là, il n'était même pas question de lui téléphoner.
05:33Il est carrément venu à la Réunion pour discuter de savoir comment on faisait pour se sortir de là,
05:37ce qui n'aurait jamais dû exister si l'on avait appliqué le traité de Lisbonne.
05:43Eh bien, la Banque Centrale Européenne doit desserrer les taux autour de l'économie européenne.
05:48Sauf que comme il y a un peu d'inflation,
05:50ils ont décidé de maintenir des taux à la hauteur de 3, je ne sais pas quoi.
05:54C'est une folie absolue, absolue de faire ça.
05:58Ils sont en train de ralentir encore plus l'économie européenne.
06:02Ils sont donc des gens qui attisent les conditions qui nous conduisent au crash.
06:07Donc il faut que nous, on ait cette discussion avec la Banque Centrale Européenne
06:10et qu'on leur dise, nous vous demandons de prêter directement aux États.
06:15Ne nous obligez pas à passer par le circuit des banques privées.
06:18Vous l'avez fait. À un moment donné, vous avez déversé...
06:21Alors ça porte un nom anglais que je n'ai même pas envie de retenir.
06:24Tous les mois, vous mettiez 85 milliards sur la table
06:27que vous faisiez passer dans les banques.
06:28Au début, ce qu'on y est mieux, c'était en échange de ceci, en échange de cela.
06:32Et à la fin, c'était prenez, on vous donne, faites ce que vous voulez avec.
06:35Et en effet, ils ont fait ce qu'ils ont voulu.
06:37C'est-à-dire qu'ils ont tout mis dans la sphère financière
06:39et on n'a jamais retrouvé la trace dans l'économie réelle.
06:42Vous savez comment je le sais ?
06:43Pour la raison qu'il n'y a pas eu d'inflation.
06:45Quand on met de la monnaie et qu'il n'y a pas de production qui suit,
06:47ça produit de l'inflation.
06:49Voilà une explication qui prend du temps, j'en conviens.
06:51Mais comme la question que vous posez est absolument centrale,
06:56parce que c'est l'objection numéro un qu'on présente à la stratégie
07:00de la révolution citoyenne par les urnes.
07:02On dit, qu'est-ce que vous ferez contre vos ennemis
07:05qui tiennent la finance, la bourse et le reste ?
07:07Eh bien, on va agir.
07:08Et on agira avec tous les leviers qu'on a
07:10pour faire entendre raison à ceux qui doivent entendre raison.
07:14La Banque centrale européenne doit prêter directement.
07:16La Banque centrale européenne doit jeter à la poubelle
07:20les titres qui lui restent de la dette Covid.
07:23Car à l'époque, elle l'a racheté directement aux banques privées.
07:26Mettez tout ça à la poubelle.
07:28Ça n'existe pas.
07:30Cette dette n'existe pas.
07:32Les titres qui sont dans les tiroirs
07:34ne représentent aucune valeur réelle.
07:36Par conséquent, si la Banque centrale,
07:38je ne dis pas qu'elle doit détruire la proportion de chacun,
07:41pour nous les Français,
07:43eh bien c'est 18% du total.
07:45Eh bien, c'est autant de moins.
07:47Et par conséquent, nous soulagerons
07:49par un simple effet d'écriture
07:50le poids qui pèse sur nous.
07:53Voilà.
07:53Donc, ne croyez jamais, pardon de m'adresser à vous sur ce ton,
07:58les grandes leçons d'économie,
08:00même de prix Nobel.
08:02Je vous prie de vous rappeler
08:03que le prix Nobel d'économie
08:06n'a pas vraiment plus de valeur
08:08que le prix Nobel de la paix,
08:09vu les personnes à qui il est attribué,
08:11le prix Nobel de la paix.
08:13Le prix Nobel d'économie
08:15est une invention de la Banque centrale suédoise,
08:17comme vous le savez,
08:18et qui a décidé qu'il donnerait le nom de Nobel
08:21pour l'honorer.
08:22Je pense surtout qu'ils ont trouvé un moyen
08:23de nommer qui ils veulent prix Nobel d'économie
08:26et qu'ils ne méritent pas toujours,
08:27parce que c'est toujours les mêmes,
08:28des libéraux qui inventent les mêmes recettes,
08:31qui ont conduit la planète entière
08:32au point où nous voici.
08:33C'est le prix Nobel d'économie.
08:39C'est le prix Nobel d'économie.
09:03le prix Nobel d'économie.
09:08Le prix Nobel d'économie.
09:11Il m'avez aussiéré et pour influential
09:12C'est le prix Nobel d'économie
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