00:00L'Union, c'est une affaire extrêmement concrète.
00:03Et c'est pour ça que j'en veux, à Jean-Luc Mélenchon, d'imposer sa candidature.
00:09Loin de l'Union, qui est la meilleure garantie d'accéder au second tour de l'élection présidentielle
00:16alors que les deux dernières fois, nous n'avons pas réussi, et alors que l'extrême droite menace.
00:21Or, je note que le liseur de la conscience humide minimise totalement le danger de l'extrême droite.
00:29Je le dis, c'est irresponsable.
00:39Attendez, moi je vais vous parler cash.
00:42Tout ça, c'est des bobards.
00:44Quand on a gagné, d'abord, en 2022, le Parti Socialiste était à 1,67%.
00:53D'accord ? Moins que les animalistes.
00:55Le Parti Communiste à 2%.
00:58Et le vert était à moins de 5%.
01:01Donc ils avaient, et nous, on était à 22%.
01:04On aurait pu dire, écoutez, salut, débrouillez-vous, présentez vos candidatures.
01:09Ce n'est pas ça qu'on a fait.
01:10On a créé la NUPES.
01:12Déjà avec un nom imprononçable, on commençait bien.
01:15La NUPES.
01:15À peine était-elle constituée.
01:17À peine avait-on élu des gens.
01:19Et on n'a pas été regardant.
01:21Chacun a eu son groupe à l'Assemblée nationale.
01:23Chacun a désigné qui il voulait.
01:25Par exemple, les socialistes nous ont mis le type qui s'était occupé de la retraite à 64 ans.
01:31D'accord ?
01:31Ils nous l'ont mis dans leur candidat.
01:33Ils ont ramené Hollande qui, à peine entré en campagne, commence en disant, mais quand est-ce qu'il va
01:38se taire ?
01:38En parlant de moi, qui était quand même le vainqueur de cette histoire.
01:42Et en 2024, même chose, on propose le NFP, le Nouveau Front Populaire.
01:49Pour faire barrage aussi au Rassemblement National et éviter...
01:51Oui, immédiatement derrière, dès qu'ils ont tous été réélus, c'est recommencé les pierres qui tombaient sur nous.
01:56Mais là, il s'est passé quelque chose, pour nous, d'essentiel.
02:00Premièrement, on avait dit juste avant que Madame la Présidente des Verts, Madame Tondelier,
02:06on lui avait proposé d'être la tête de liste aux élections européennes du NFP.
02:11Elle a dit, c'est un piège, je refuse.
02:13Bon, très bien.
02:13Et c'était quoi ? C'était d'alliance contre nature, au final, tout ça ?
02:15Non, mais ça n'a pas fonctionné.
02:19Mais surtout, ce que je veux vous montrer, pourquoi je dis que ce sont des paroles ?
02:22Parce que quand on a gagné en 2024, il était convenu entre nous
02:25que qui avait le plus grand nombre de députés aurait la charge de proposer le Premier ministre.
02:31On n'avait même pas commencé la conversation.
02:34M. Fort fait le tour du village.
02:36En me disant, pas Mélenchon, j'aurais pu faire une scène,
02:39j'aurais pu dire, qu'est-ce que c'est que cette histoire et tout.
02:41Et j'ai dit le contraire, j'ai dit, je ne serais pas le problème, moi, je vais être la
02:43solution.
02:44Donc on dit, mais on est quand même les premiers.
02:46Donc on vous propose cinq noms.
02:49Choisissez.
02:50Cinq noms.
02:51On n'a même pas pu en parler.
02:53Donc, ils ne veulent pas d'insoumis.
02:55Ils ne veulent pas être avec les insoumis.
02:58On leur fait honte.
02:59M. Et pourquoi, selon vous ?
03:00Mais parce que leur ligne politique fondamentale, d'abord, c'est de plaire.
03:04Ce qu'ils cherchent à faire, c'est séduire.
03:07Mais l'action politique, ce n'est pas une action communicationnelle,
03:11comme qu'est-ce que je préfère, le Pepsi ou le Coca, moi, ni l'un ni l'autre.
03:14Mais ce n'est pas ça.
03:16C'est de quel côté on veut emmener le pays.
03:18Mais il s'agit de convaincre.
03:19Après, si on croit à la démocratie, on essaye de convaincre.
03:22Comprenez-vous ?
03:22C'est-à-dire qu'on a une gauche qui est irréconciliable aujourd'hui, clairement ?
03:26Oh, vous me décevez.
03:27Vous me sortez tous les poncifs des gauches.
03:30Mais qui est de gauche ?
03:30Allez, dites-moi qui est de gauche.
03:32Et pourquoi vous dites de gauche ?
03:33Pourquoi vous dites celui-ci est de gauche ?
03:35Vous, après tout, vous les classez à gauche.
03:37Mais si vous faites-moi une réponse simple, je la fais à votre place.
03:39Parce qu'ils se disent de gauche.
03:41Parfait, donc nous sommes tous de gauche.
03:42Et alors ? Qu'est-ce que ça change ?
03:44On est d'accord sur rien.
03:46On va devant le pays et qu'est-ce qu'on fait ?
03:47On va dire, attendez, on va vous proposer quelqu'un qui pose de problème à personne.
03:51Mais on n'a pas besoin de quelqu'un qui ne pose de problème à personne.
03:54On a besoin de gens qui ont des idées, des programmes,
03:58et qui tiennent bon pour le tenir.
04:01Ils en sont incapables.
04:03Et vous l'avez tous vu, le 7 et le 8 octobre.
04:06Ils sont tous partis se cacher sous la table.
04:08Nous seuls dire, tous les crimes doivent être punis.
04:11Et ensuite, halte au génocide.
04:13Et on a tenu bon contre vents et marées.
04:15Et je vais vous dire, c'est une démonstration qu'on a faite.
04:18Pour que ce pays puisse aller, il faut avoir des dirigeants
04:20et des responsables politiques qui tiennent bon,
04:23qui n'ont pas peur à la première alerte,
04:25et qui ne vont pas se cacher sous la table.
04:27Donc, nous leur avons dit, la primaire n'est pas la bonne méthode.
04:30Nous avons déjà gagné deux fois la primaire,
04:33en 2017 et en 2022.
04:35Ça veut dire que vous vous appelez aujourd'hui
04:37ces autres partis à se réunir autour de votre candidature
04:39ou vous leur dites, faites comme vous voulez ?
04:41Qu'est-ce que vous voulez que je leur dise ?
04:42Quoi que je leur dise, ils ne sont pas contents.
04:45Non, mais au moins, votre positionnement.
04:46Non, mais toujours les...
04:47Aujourd'hui, est-ce que vous dites,
04:48est-ce que vous tendez la main à Marine Tondelier,
04:50éventuellement Fabien Roussel,
04:52ou le candidat du Parti Socialiste ?
04:53Ils tendent la main, on l'a déjà fait 50 fois.
04:54On leur tend la main, mais oui, je vous tend la main.
04:57Tout ça, ce sont des pitreries.
04:59Nous sommes à moins d'un an, d'accord ?
05:02Du deuxième tour, pas du premier, à moins d'un an.
05:05Et la crainte, justement,
05:06ce n'est pas de voir une gauche qui soit divisée
05:07et de se dire, bon, il y a un tel qui fait 1,5%,
05:10l'autre qui fait 3%,
05:11et au final, de vous retrouver,
05:12comme ça a pu arriver en 2017 et 2022,
05:15être très proche du second tour,
05:16et certains qui vont en écrire
05:17que ce petit point qui manquait
05:19était peut-être dans ces points-là.
05:20qui allait le porter, ce petit point ?
05:22Il faut faire 22, 23, 24,
05:25pas 1,67,
05:27et celui qui se figure
05:28qu'il va passer de 1,67
05:29juste parce qu'il a Parti Socialiste
05:32marqué sur son front à 24,
05:34il rêve, et tout le monde le sait.
05:35Donc, ce que je veux vous dire,
05:36c'est que le problème ne se pose pas
05:39comme il est formulé
05:40dans la superstructure blablateuse.
05:44Ce n'est pas ça.
05:44C'est de quel côté on veut aller
05:46et comment on y va.
05:47On leur a tendu la main,
05:48ils n'en ont pas voulu.
05:49Bon, pas encore recommencer
05:51il y a un mois avant que nous
05:52on décide, bon, à laisser plier.
05:54Ça ne sert à rien de parler avec eux.
05:56Mais attendez,
05:57je vais quand même vous enfoncer
05:58le clou au bon endroit,
05:59pas à vous,
05:59mais à ceux qui m'écoutent.
06:01Si les appareils politiques
06:03ne veulent pas des insoumis,
06:05parce que c'est quand même
06:06ce qu'ils disent,
06:06nuit et jour, continuellement,
06:09et avec une insolence
06:10qui est absolument incroyable,
06:12une arrogance inouïe,
06:13ils ne sont pas foutus
06:14d'arriver au premier tour
06:16autrement qu'en Guenille,
06:17mais ils disent au deuxième tour
06:18il ne pourra pas gagner.
06:19Et pourquoi je ne pourrais pas gagner ?
06:21Parce que je serai clivant ?
06:22Enfin, vous plaisantez,
06:23Rémi Buzine,
06:24je ne sais pas ce que vous votez
06:25et je ne vous le demanderai pas.
06:26Mais je vais vous dire une chose,
06:28ce pays n'est pas rempli
06:29de racistes et de fascistes.
06:30Donc quand il a à choisir,
06:32puisqu'on dit que c'est
06:33Bardella qui va être là,
06:35entre un pétainiste
06:37d'extrême droite et moi,
06:39je n'ai pas l'ombre d'un doute
06:40sur ce qui se passera dans ce pays.
06:42Parce que ce pays
06:43n'est pas pétainiste,
06:45n'est pas raciste
06:46et ne veut pas de la guerre civile
06:48que ces gens portent en eux.
06:49Par conséquent,
06:50c'est là qu'on voit
06:51à quel point ils médiocres,
06:54mesquines,
06:54ces attaques contre nous.
06:56Toute la semaine,
06:56c'est contre les insoumis
06:57et Mélenchon,
06:58et en plus pour dire
06:59mais au deuxième tour,
07:00il ne peut pas gagner.
07:01Franchement,
07:02qu'est-ce qu'on peut faire de pire
07:03pour tirer dans le dos
07:03à quelqu'un ?
07:04Donc moi,
07:05je vous en parle
07:05avec implication.
07:06Il y a la question
07:06des électeurs justement,
07:07parce que là,
07:08c'est vrai qu'on parle
07:08des partis politiques.
07:09Il y a des électeurs de gauche
07:10justement qui peuvent
07:11aujourd'hui être perdus,
07:12se dire finalement
07:13ces partis se tirent
07:15dans le pied.
07:15Oui, je l'espère bien.
07:16J'espère bien
07:17qu'ils soient perdus,
07:18qu'ils n'aient plus confiance
07:19dans ces partis
07:20et qu'ils réfléchissent.
07:21Ils pensent aussi
07:21parfois aussi aux autres
07:22de façon générale.
07:23Quoi ?
07:23Ils peuvent penser
07:24à l'ensemble
07:24des partis de gauche.
07:26Oui, et alors ?
07:27Il faudra qu'ils prennent
07:27une décision,
07:28voilà tout.
07:29Mais qu'est-ce que c'est
07:30que ce truc ?
07:31Alors, on fait calimette.
07:32On ne parle pas
07:33des sujets qui fâchent.
07:34La retraite à 60 ans
07:35ou à 67 ou à 64.
07:37Non, non, non.
07:37Alors, disons pas
07:38à tous ces questions.
07:38Ça va cliver.
07:39On va prendre tous les sujets.
07:40On va les prendre comme ça.
07:42C'est vrai pour...
07:43Est-ce qu'on bloque les prix ?
07:45On avait marqué ça
07:45dans le programme.
07:46Notamment,
07:47c'était à la ligne 1
07:48du programme.
07:49Première chose
07:50que tout va faire fort,
07:51c'est de proposer
07:51des chèques énergie
07:52au lieu du bouclage
07:53des prix du carburant.
07:54Mais laissez-moi bien
07:55vous dire une chose
07:58nous avons tout essayé.
08:00Nous avons donné
08:01tous les gages
08:02deux fois de suite
08:04avec la NUPES,
08:05avec la NFP
08:06et ainsi de suite.
08:07Et maintenant,
08:07les appareils ne veulent pas.
08:09Eh bien, tant pis
08:09qu'ils fassent ce qu'ils veulent.
08:11Par contre,
08:11ce que je dis,
08:13il y a, comme vous venez
08:13de dire, des gens perdus
08:14et qui commencent à réfléchir
08:16qui se disent
08:16mais c'est quoi ce bazar ?
08:17À qui on va se vouer ?
08:20Eh bien, figurez-vous
08:21qu'on a une certaine
08:22force d'attractivité
08:22parce que nous, c'est carré.
08:24Parce que nous,
08:25il y a un programme.
08:26Parce que nous,
08:26il n'y a qu'un seul candidat.
08:28Il ne doit pas être loin
08:29de sept ou huit candidats
08:31actuellement.
08:32Donc, les gens diront
08:33la force va à la force.
08:34On va leur donner
08:35un coup de main.
08:35Vous, c'est la clarté
08:37du programme ?
08:37La clarté d'avoir
08:38votre candidature assez tôt ?
08:39Oui, parce que la vie
08:40est devenue un fouillis.
08:42Et quand vous avez
08:42des gens clairs,
08:43au moins, vous savez
08:43à quoi vous accrochez.
08:45Personne ne fera jamais d'accord
08:46à 100% avec notre programme.
08:48D'ailleurs, moi non plus.
08:49Parce qu'un programme,
08:50c'est aussi des compromis
08:51entre des manières d'approcher.
08:53Par exemple ?
08:53Pardon ?
08:54Par exemple, c'est quoi
08:55les compromis que vous avez pu faire ?
08:56Je ne vous le dirai pas.
08:57Mais parce que mon devoir,
08:58c'est de parler pour tout le monde.
09:00Sinon, je vous le dirai.
09:01D'ailleurs, peut-être qu'un jour,
09:02je vous le dirai.
09:03Mais pas là.
09:04Parce que là,
09:04je porte le discours
09:06cohérent, collectif.
09:07On parle des électeurs,
09:07je m'arrête à ceux
09:08qui nous regardent justement.
09:09Moi, j'ai cette question
09:10de se dire, la définition,
09:11ça veut dire quoi être de gauche
09:12en 2026 selon Jean-Luc Mélenchon ?
09:13En 2026, comme en 2025,
09:16comme en 1789.
09:18Être de gauche,
09:19c'est considérer que
09:21la question politique centrale
09:22de la vie d'une société,
09:24c'est la souveraineté politique
09:25du peuple.
09:26C'est comme ça
09:27que ça a connoncé la gauche.
09:28Le roi vient,
09:31enlève son chapeau
09:32devant les états généraux.
09:34Je ne sais plus
09:34si c'était déjà la législative
09:36ou pas,
09:36je ne me rappelle pas.
09:37Il s'agissait de savoir
09:38s'il aurait un droit de veto
09:39sur les lois.
09:40Et lui, il est investi,
09:42comme vous le savez,
09:43de droit divin.
09:44Et donc, il propose
09:45d'avoir le droit de veto.
09:47Il met à gauche
09:48ceux qui sont contre
09:50et à droite
09:51ceux qui sont pour
09:52comme les élus du Seigneur.
09:54C'est à gauche
09:54qui en avait le plus.
09:55Voilà quand est née la gauche.
10:25Sous-titrage Société Radio-Canada
10:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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