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  • il y a 2 jours
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:02Bonjour Yael Browne-Pivet, bonne soirée hier soir, vous avez eu peur jusqu'à la fin ?
00:05Alors j'ai eu peur jusqu'à la fin, surtout que le but du rêve de Munich a été marqué
00:10vraiment dans les dernières secondes.
00:12Donc on a tremblé, la semaine dernière j'étais au parc, là devant ma télé.
00:16Vous avez vu exiliter sur les photos ?
00:17J'adore parce qu'il y a un moment de communion, il y a de la cohésion, il y a
00:22une nation qui fait corps derrière une équipe extraordinaire.
00:25Donc maintenant on va attendre tranquillement la finale, mais ça va être un énorme spectacle.
00:31Bien sûr que j'y crois, je suis à fond derrière cette équipe, derrière le PSG, derrière la France.
00:36J'y crois et je suis sûre qu'on est capable de gagner.
00:38On a un entraîneur génial, une équipe formidable, donc il faut y croire.
00:42Il faut les supporter parce qu'une équipe de foot elle a besoin de supporters.
00:46Sébastien Lecornu a dit avant-hier que le gouvernement allait changer d'échelle pour adapter son soutien à l'activité.
00:52Il réunit ses ministres ce soir. Qu'en attendez-vous ?
00:56Déjà, une prise en compte de cette situation qui est évolutive et qui continue, qui dure malheureusement.
01:02On aurait pu espérer qu'il y ait une stabilisation et que ça nous permette de pouvoir maintenir les prix.
01:08Est-ce qu'il faut aider davantage les Français ?
01:10Il faut les aider parce qu'ils en ont besoin, c'est ça le sujet.
01:13Donc il faut aider ceux qui en ont besoin.
01:14Mais uniquement ceux qui en ont besoin.
01:16Mais ceux qui en ont besoin parce qu'on sait bien que quand on arrose le sable, ça coûte des
01:19fortunes et ça n'est pas efficace.
01:21Et donc on n'a pas les moyens aujourd'hui, avec les finances publiques que nous avons, d'arroser le
01:26sable.
01:26Donc il faut avoir des aides ciblées.
01:28C'est ce que fait le gouvernement depuis le début.
01:30Il faut continuer à faire cela.
01:31Mais il faut aussi, et c'est ce qui se passe, que chacun prenne sa part de cet effort collectif.
01:37Ça veut dire les raffineurs, ça veut dire les distributeurs.
01:39Ça veut dire aussi les entreprises.
01:41Et je sais qu'il y a eu des propositions de davantage de télétravail et tout ça quand cela est
01:45possible.
01:46Chacun doit prendre sa part pour que nous puissions y arriver.
01:49Tout ne doit pas reposer sur les épaules d'un seul.
01:51Vous aviez surpris ici même en demandant de taxer davantage l'héritage parce que c'était une rente.
01:57Faut-il dans la même logique taxer la rente de total ?
02:01Précisant, je voulais taxer les super héritages et pas l'héritage.
02:04Très bien, alors faut-il taxer les super profits ?
02:06En fait, aujourd'hui, il faut être très pragmatique.
02:09On a une entreprise qui fait une limitation de prix, donc elle prend sa part comme je demande à ce
02:15que ce soit fait.
02:16Est-ce que le moment venu, il faudra aller plus loin ?
02:20Eh bien, on parle de situation évolutive, donc il ne faut pas s'interdire de regarder.
02:24Aujourd'hui, à mon sens, ça suffit parce que ça permet d'avoir une action immédiate sur les prix.
02:31Et donc, pour aider les Français.
02:32Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'aider les Français aujourd'hui.
02:35Aujourd'hui, par aider les Français demain, mais effectivement, vous avez raison.
02:38C'est pour ça que je dis, il faut que chacun prenne sa part.
02:41Ça veut dire que les distributeurs doivent prendre leur part quand ils ont des stations sur tout le territoire national.
02:46Il faut que l'ensemble des raffineurs prennent leur part.
02:49Chacun doit prendre sa part pour que les Français puissent passer cette vague, qui est une vague difficile.
02:55Et on voit que ça a de l'impact aussi sur les vacances.
02:58Moi, la semaine dernière, je me suis entretenue avec des gérants d'un camping qui me disaient que les réservations
03:03étaient basses.
03:04Parce que les Français se demandent comment ils vont faire pour venir, comment ils vont partir en vacances, etc.
03:10C'est la raison pour laquelle il faut vraiment avoir des mesures qui soient très ajustées,
03:13mais qui puissent aussi avoir un effet le plus rapide possible.
03:16Les taxations des super-profits, c'est un effet très dilué pour les Français et c'est très lointain.
03:23Hier, Elisabeth Borne a annoncé quitter les instances de renaissance parce qu'elle est en désaccord avec la ligne du
03:29parti.
03:29Et vous, est-ce que vous êtes en accord, à l'aise, avec la ligne du parti présidé, enfin dirigé
03:34par Gabriel Attal ?
03:35Alors moi, je suis une marcheuse née.
03:37J'ai rejoint en 2017 Emmanuel Macron qui avait créé le parti En Marche et Gabriel Attal également.
03:44Le parti a évolué, le parti a changé de nom, il a évolué.
03:48Il y a évidemment des points d'accord, je me sens toujours très bien dans cette famille politique.
03:53Pour autant, il y a également des points de désaccord et notamment des points de désaccord sur la méthode qui
03:59est suivie par les uns et les autres actuellement.
04:01C'est-à-dire ? Alors, je vais vous poser la question différemment.
04:03Elisabeth Borne a dit que Renaissance était devenue une agence de com' qui n'était plus un parti politique, mais
04:08l'agence de com' de Gabriel Attal.
04:09Vous êtes d'accord ?
04:10Je ne dirais pas ça comme ça.
04:12Chacun utilise ses propres mots.
04:13Ce qui est sûr, c'est qu'en fait, moi, ce que je voudrais aujourd'hui, c'est que tous
04:17les partis politiques du socle commun,
04:19que ce soit la droite républicaine, le Modem, Horizon, Renaissance, puissent parler de fond plutôt que de ne parler que
04:27d'ambition et que de personnalité et de chef de file.
04:30Vous ne le dites pas pareil, mais ça veut dire la même chose ?
04:32Oui, mais parce que je ne pense pas exactement pareil, parce que j'ai ma propre autonomie de pensée, vous
04:37me le permettrez.
04:37Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le temps n'est pas venu aux ambitions personnelles.
04:42En revanche, le temps est venu de travailler le fond.
04:46Et donc, comme nous l'avons fait depuis 9 ans, et il faut aussi analyser ce que nous avons fait,
04:50on a fait des trucs super, on a fait des trucs catastrophiques.
04:54Catastrophiques ?
04:54Bien sûr, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître.
04:57Qu'est-ce que vous avez fait de catastrophique ?
04:58Moi, je trouve, vous voyez que la méthode n'a pas été la bonne.
05:01Moi, je n'ai jamais gouverné.
05:03J'ai toujours été du côté parlementaire.
05:05Je défends, comme vous le savez, je suis présidente de l'Assemblée nationale, je défends l'Assemblée nationale, puisque nous
05:10représentons le peuple.
05:11Je trouve que le pouvoir a été trop vertical, que l'Assemblée nationale n'a pas été assez écoutée, n
05:17'est pas assez écoutée aujourd'hui, qu'on n'a pas réussi à bien faire vivre cette démocratie parlementaire.
05:23Nous n'avons pas réussi à bien faire vivre la démocratie sociale.
05:26Nous n'avons pas bien réussi à faire vivre la démocratie avec nos concitoyens.
05:30Pas de référendum, pas de consultation.
05:32Je trouve que c'est extrêmement regrettable.
05:34Donc, je pense que sur le plan de la méthode, nous n'avons pas bien géré les choses.
05:39Il faut savoir le reconnaître pour proposer autre chose.
05:42C'est vous tous collectivement ou c'est Emmanuel Macron ?
05:44C'est collectif.
05:45Après, comme je vous le dis, moi, je ne gouverne pas.
05:47Moi, je suis du côté parlementaire.
05:49Donc, ce n'était pas moi qui étais aux manettes pour mener ce type de négociations.
05:52Mais c'était Emmanuel Macron.
05:52C'est un ensemble.
05:54Il faut arrêter aussi, franchement, de penser toujours qu'il y a une personne qui est responsable de tout.
06:00Et regardez, la présidentielle arrive et on s'occupe déjà de savoir qui va être la prochaine personne qui va
06:05s'occuper de tout et responsable de tout.
06:07Moi, je ne crois pas en ça.
06:08Moi, je crois dans du collectif et je crois dans un partage de responsabilités et un partage dans la prise
06:14de décision.
06:14Quand je vous dis qu'on n'a pas assez concerté, ça veut bien dire que la décision ne doit
06:18pas reposer sur un seul homme.
06:20La décision, elle doit être partagée avec les collectivités locales, avec les syndicats, avec les Français et avec le Parlement
06:28que j'ai l'honneur de présider.
06:29Là, justement, la commission sur l'audiovisuel public a rendu son rapport.
06:33Son président, Jérémy Petrier-Lettus, vous a appelé, vous, madame la présidente de l'Assemblée nationale, à revoir les règles
06:40de fonctionnement de ces commissions d'enquête.
06:43Est-ce que c'est nécessaire de les revoir ?
06:45Alors, c'est d'autant plus nécessaire que nous y travaillons depuis maintenant deux ans, puisqu'on avait commencé à
06:53proposer des nouvelles rédactions sur les règles de déontologie dès 2024.
07:00Donc, on y travaille avec l'ensemble des groupes politiques.
07:02On a eu des réunions il y a plusieurs mois sur le sujet.
07:05Donc, ça ne vient pas.
07:07Mais c'est important de le dire parce que ça n'est pas la conséquence de la commission d'enquête
07:11audiovisuelle.
07:12C'est des réflexions qu'on a depuis longtemps.
07:14Donc, l'idée, c'est de donner un meilleur encadrement, notamment meilleure répartition des pouvoirs entre le rapporteur et le
07:21président.
07:22On voit bien qu'il y a eu beaucoup de frottements durant cette commission d'enquête qui illustre quelques difficultés.
07:28Moi, j'aimerais quand même qu'il y ait davantage de sérénité dans ces commissions d'enquête.
07:33Interdiction de tweeter pendant les commissions ?
07:35Vous savez, c'est le cas dans 95% des commissions d'enquête.
07:38Vous n'en entendez absolument pas parler.
07:40Il y a en ce moment six commissions d'enquête qui fonctionnent à l'Assemblée nationale.
07:44Je vous mets au défi de me dire sur quel sujet elles portent.
07:46Parce qu'ils travaillent sereinement.
07:47Je ne relève pas le défi.
07:49C'est bien la preuve qu'il y a un moment où on n'est pas obligé d'enchaîner les
07:53plateaux télé et les radios pour mener ce travail d'enquête.
07:57On peut le mener plus sereinement, plus discrètement.
08:00C'est ce que font tous les autres, quels que soient les partis.
08:03Moi, j'aimerais bien que ce soit généralisé à tous les sujets.
08:07Donc, renforcer le code déontologique des commissions d'enquête.
08:10On y travaille avec les présidents de groupe depuis des mois.
08:13On fera des propositions collectives, j'espère, avant l'été.
08:16Merci Madame la Présidente.
08:18Bronpi va inviter des 4V ce matin.
08:20Bonne journée à tous.
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