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  • il y a 13 heures
Jean-Luc Mélenchon est candidat pour la quatrième fois à l'élection présidentielle. « Nouvelle France », communication hors médias traditionnels, cercle de « lieutenants » : comment le leader insoumis de 74 ans va-t-il faire campagne ? Est-il capable de rassembler ? Elle fait partie de l'équipe resserrée du candidat et sera en charge du programme LFI pour 2027 : Clémence Guetté, députée LFI du Val-de-Marne, est l'invitée de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 05 mai 2026.

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Transcription
00:00Soto, RTL Matin.
00:02Elle est députée insoumise du Val-de-Marne et vice-présidente de l'Assemblée.
00:05Elle est aussi madame programme pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2027.
00:08Clémence Guettet est donc l'invité d'RTL Matin.
00:09Bonjour et bienvenue sur RTL Clémence Guettet.
00:11Bonjour, merci beaucoup.
00:12Devenir président à 75 ans, est-ce bien raisonnable ?
00:15Alors j'imagine que vous parlez de Jean-Luc Mélenchon, n'est-ce pas ?
00:17Vous imaginez bien.
00:18Oui.
00:19Écoutez, il me semble que c'est raisonnable dans un moment où on a besoin de gens qui ont de
00:24l'expérience, me semble-t-il,
00:25parce que le pays est quand même dans une situation compliquée, que ce soit du point de vue géopolitique, que
00:30ce soit la crise sociale.
00:31Les Français n'en peuvent plus, ça fait 10 ans de macronisme, des prix qui s'envolent, le carburant, l
00:35'alimentation, etc.
00:37Et donc oui, je pense que c'est raisonnable que cette candidature arrive enfin.
00:41Et d'ailleurs, il y a 180 000 personnes qui, comme moi, le pensent, qui ont signé en 24 heures
00:46sur Mélenchon2027.fr pour soutenir cette candidature.
00:50Sans que la campagne est lancée.
00:51Et pour entrer en campagne.
00:52Ben oui, la campagne est lancée, il était temps, on est à moins d'un an du second tour de
00:55l'élection présidentielle.
00:56Mais vous, vous avez 35 ans, le premier mandat de Jean-Luc Mélenchon, conseiller municipal, c'était en 1983, vous
01:01n'étiez donc pas né.
01:02Un candidat qui a plus de deux fois votre âge, qui aurait presque 81 ans à la fin de son
01:06mandat,
01:07quelles que soient ses compétences, ses qualités ou ses défauts, est-ce qu'il peut représenter la jeunesse ?
01:11Est-ce qu'il peut comprendre le pays ? Est-ce qu'il peut sentir les choses ?
01:14Écoutez, il y a des...
01:15C'est voilà pour toutes les étiquettes politiques.
01:16Tout à fait. Il y a des présidents très jeunes qui ont des idées d'un autre siècle.
01:19Je pense à M. Macron, par exemple, plus jeune président de la République française,
01:22qui parle de réarmement démographique, qui estime que le changement de genre, c'est hubuesque,
01:27et qui a des idées réactionnaires sur à peu près tout.
01:29Et puis, il y a des gens de 75 ans, comme c'est le cas de Jean-Luc Mélenchon,
01:32qui défendent des idées progressistes, le libre changement de genre à l'État civil,
01:37le RIC, la Sixième République, et donc...
01:39Faire un dom-initiative citoyenne.
01:40Tout à fait. Et donc, je ne crois pas que l'âge soit, comment dire, révélateur des idées que vous
01:47pouvez porter.
01:48Vous pouvez porter des idées progressistes, représenter la Nouvelle-France, ce que nous appelons de nos voeux.
01:53La Nouvelle-France, elle peut être incarnée par un papy ?
01:55Tout à fait, parce qu'il y a des papys dans la France, figurez-vous.
01:58Dans la France nouvelle, parce que la France vieillit.
01:59La France est un pays qui change beaucoup, un pays qui me permet d'être à ce micro,
02:05comme jeune femme de 35 ans, responsable politique.
02:07Ce n'était pas le cas en 58.
02:09Je dis 58, puisque vous le savez, c'est la date de la Constitution,
02:12et que nous ambitionnons justement de la changer,
02:14de la changer et d'en finir notamment avec la monarchie présidentielle.
02:17Et juste, philosophiquement, vous qui vous battez pour une vie meilleure,
02:20pour tous, pour la retraite à 60 ans,
02:23là, le patron ne montre pas l'exemple quand même, non ?
02:25Il n'y a pas un truc qui va au-delà de chaque personne là-dessus ?
02:27Vous savez, le militantisme et l'engagement politique,
02:31c'est une contradiction fondamentale, et je me l'applique à moi-même.
02:33Je ne fais pas 35 heures, très loin de là, j'en fais beaucoup plus.
02:38J'ai un engagement qui est potentiellement un peu sacrificiel,
02:42comme plein de mes camarades,
02:43parce que j'estime notamment être dans une situation suffisamment privilégiée
02:47pour pouvoir me battre pour changer la vie de beaucoup de gens,
02:49qui, eux, ont leur journée absolument phagocytée,
02:52rien que par le fait de survivre.
02:54Voilà ma préoccupation, je sais que c'est celle de Jean-Luc Mélenchon aussi,
02:57et oui, on est en campagne,
02:59et je vous le dis, je suis atterrée un peu par le niveau de marasme
03:05des différentes candidatures.
03:06Vous me parlez de celle de Jean-Luc Mélenchon,
03:08je pourrais vous citer tellement de noms,
03:10il y a 30 personnes qui sont déclarées candidates pour l'élection présidentielle.
03:13Je suis atterrée par le fait que pour beaucoup de gens,
03:16c'est une petite campagne de notoriété
03:18qui vise à gagner des followers sur Instagram.
03:20On parle de présider la République française.
03:23Ce pays, il a une histoire,
03:26il a, avec lui, des histoires de révolution.
03:29Il faut le voir, c'est important.
03:30Jean-Luc Mélenchon, c'est la tortue qui boit du lait fraise.
03:34Oui, tout à fait.
03:34C'est sur TikTok.
03:35Et sur Mélenchon2027.fr aussi,
03:37les gens peuvent continuer à venir signer,
03:39à nous rejoindre pendant la campagne.
03:41C'est les mêmes recettes pour tout le monde.
03:41Oui, mais malheureusement,
03:42beaucoup de gens qui, aujourd'hui, sont candidats,
03:44n'iront pas au bout.
03:45Ils ne le prennent pas au sérieux,
03:46ils ne veulent pas diriger le pays,
03:48ils en sont parfaitement incapables, par ailleurs.
03:50Mais je pense à plein de gens.
03:51Vous pensez au même que moi, de toute façon.
03:53Je pense à plein de gens qui, aujourd'hui,
03:55prennent ça comme un jeu.
03:56Nous, nous entrons en campagne
03:57avec un sentiment de gravité,
03:59parce que je crois que le moment
04:00est un moment de gravité.
04:02Et nous voulons gagner,
04:03parce qu'il y a beaucoup de choses à changer.
04:04Et je pense vraiment que les gens ressentent
04:06une forme de soulagement
04:07de cette entrée en campagne.
04:08Clémence Guettet, il a un souci,
04:10ou peut-être pas d'ailleurs,
04:11Jean-Luc Mélenchon, il est clivant.
04:12Oui, je suis clivant, a-t-il dit le 1er mai.
04:14Il l'a redit sur Brut avant hier soir.
04:16Or, pour être élu président de la République,
04:18en France, il faut rassembler.
04:19Comment vous allez faire ?
04:20Pour être élu président de la République,
04:22il faut 50%, plus 1.
04:24C'est plus une voix.
04:25Oui, tout à fait.
04:26Et on assume le fait que le clivage,
04:29la conflictualité aussi d'ailleurs,
04:31peut faire émerger de la réflexion.
04:32Il y a plein de choses comme ça,
04:34de thèmes, de sujets,
04:35qu'on a réussi à lancer,
04:36parce qu'il suffit de les affirmer
04:39un peu fortement,
04:40ou de choisir des mots qui,
04:41comme par exemple la Nouvelle-France,
04:43peuvent faire parler,
04:44pour pouvoir ensuite dérouler
04:45nos idées derrière.
04:46C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon.
04:48Je vous interromps,
04:48il fait peur un peu à une partie.
04:51Je finis ma réponse.
04:52Allez-y.
04:52Il y a des gens qui sont éminemment sympathiques,
04:54et qui sont pourtant incapables
04:55de gouverner le pays.
04:57Je le redis.
04:57Ce n'est pas une compétition de sympathie,
04:59on ne demande à personne
05:00de partir en vacances avec nous.
05:01Ce n'est pas une question de sympathie.
05:02On demande aux gens
05:03d'avoir des compétences
05:04et de la détermination politique.
05:06Ce n'est pas une question de sympathie
05:06ou d'antipathie.
05:07La double caractéristique de LFI,
05:09c'est que vous avez des supporters,
05:10des militants acharnés,
05:11passionnés,
05:12mais aussi des opposants radicaux
05:13à ceux qui ont peur de vous
05:15et de lui,
05:16de Jean-Luc Mélenchon.
05:16Parce que vous savez
05:17qu'il incarne quelque chose
05:17que certains adorent
05:19et qui crispe d'autres.
05:20Vous dites quoi
05:21à ceux qui ont peur de Mélenchon ?
05:22Je leur dis de regarder le programme.
05:24Je leur dis aussi
05:25que les campagnes
05:25de dénigrement médiatique
05:27font quand même un effet.
05:28Quand on nous diabolise
05:2924 heures sur 24
05:30depuis des années,
05:31je veux dire,
05:32c'est un peu facile.
05:33Non, non, évidemment.
05:34À un moment donné,
05:35ça peut porter ses fruits.
05:37Et puis je leur dis
05:37oui, vraiment,
05:38d'aller regarder le programme.
05:38D'ailleurs,
05:39les contributions citoyennes
05:40sur le site
05:41que j'ai déjà cité,
05:41que j'ai cité une troisième fois.
05:43Sur le Mélenchon 2027.fr,
05:44c'est d'accord ?
05:44Mélenchon 2027.fr,
05:46ne trompez pas les gens.
05:47Ne trompez pas les gens.
05:49On va pouvoir permettre aux gens
05:50de faire des contributions citoyennes
05:52sur le programme.
05:52Vous le savez,
05:53en fait, on bosse.
05:54Il y a beaucoup de gens
05:55qui sont en train de se regarder.
05:55Mais est-ce que vous allez effacer
05:56la radicalité ou pas ?
05:57Est-ce que vous allez arrondir les angles ?
06:00Bien sûr que non.
06:01Moi, je pense qu'il y a besoin
06:01de radicalité
06:02beaucoup plus qu'avant encore.
06:04Je vous le disais,
06:06la détresse sociale
06:07dans laquelle sont plongés les gens
06:09dans notre pays,
06:10elle demande de la radicalité.
06:11Donc ça sera plus de radicalité encore.
06:12Elle demande d'agir tout de suite.
06:13Si jamais taxer les super profits
06:15des grands groupes
06:15qui s'en mettent plein les poches,
06:17augmenter le SMIC radicalement,
06:19indexer les salaires sur l'inflation,
06:20dont ceux des fonctionnaires,
06:21mettre la retraite à 60 ans,
06:22c'est de la radicalité.
06:23Oui, j'assume.
06:24On va faire de la radicalité
06:25parce qu'il y en a besoin.
06:26Parce qu'on prend du retard aussi.
06:27Y compris en matière écologique, d'ailleurs.
06:29Sur le sujet de l'essence,
06:30Clémence Guettet,
06:30on sait que vous êtes
06:31pour le blocage des prix
06:32avec les prix qui augmentent en ce moment.
06:33Et l'encadrement des marques.
06:34Si vous gagnez dans un an,
06:35que devient Total ?
06:36Vous nationalisez Total ?
06:37Pourquoi pas ?
06:38Pourquoi pas ?
06:38C'est une idée.
06:40Nationaliser Total,
06:41ce serait rentable
06:41dès la première année.
06:42Si on nationalise 67% de l'activité,
06:45ce qui ne correspond évidemment
06:46pas à l'extraction,
06:47mais au raffinage
06:49et à la distribution,
06:50c'est 170-180 milliards
06:52la valeur totale pour tir.
06:53Donc vous prenez 67% de ça.
06:55Si jamais on fait ça,
06:56avec des emprunts,
06:57c'est-à-dire qu'on n'est pas obligé
06:58de surendetter la France,
06:59on peut juste emprunter.
07:00Si on emprunte, on endette.
07:01Et donc, il y a les intérêts de la dette.
07:03Les bénéfices...
07:04On paye quand on remboursait.
07:05Écoutez-moi jusqu'au bout,
07:06vous allez comprendre.
07:07Les bénéfices,
07:07ils vont être supérieurs
07:08aux intérêts de la dette
07:09dès la première année.
07:10Donc l'État actionnaire
07:12pourrait réinvestir ensuite
07:13dans la transition écologique,
07:14dans les énergies renouvelables.
07:16Donc ce serait une opération
07:17qui fonctionnerait.
07:17Mais figurez-vous
07:18qu'il y a une urgence.
07:19La nationalisation,
07:25aujourd'hui, il galère.
07:26L'essence, elle est à plus
07:26de 2 euros partout.
07:27Les gens annulent leurs vacances.
07:29Parfois, ils ne peuvent même
07:30pas aller au travail.
07:32Donc c'est quoi l'urgence ?
07:33L'urgence, c'est de bloquer
07:34les prix tout de suite.
07:36Ça se fait ailleurs,
07:36ça se fait dans d'autres pays,
07:37ça se fait dans les Outre-mer.
07:39La France l'a fait
07:39pendant la guerre du Golfe
07:40alors que l'essence avait
07:42encore moins augmenté
07:43qu'elle ne l'est aujourd'hui.
07:43Donc on bloque les prix,
07:45on encadre les marges,
07:46on va chercher
07:46les super profits totales
07:47qui dissimulent
07:48ces bénéfices à l'étranger.
07:49Quelques questions très précises
07:50avec des réponses courtes,
07:51s'il vous plaît.
07:52Si on vote Mélenchon en 2027,
07:54est-ce qu'on vote pour la France
07:55qui reste dans l'OTAN
07:55ou qui quitte l'OTAN ?
07:56La France qui quitte l'OTAN.
07:58D'abord le commandement intégré
07:59puis l'OTAN.
08:00Est-ce que vous tendez la main
08:01à Vladimir Poutine ou pas ?
08:03Est-ce que c'est le moment
08:03de parler à Vladimir Poutine ?
08:05Il faut parler à tout le monde
08:06mais ça je pense que
08:07tous les dirigeants
08:07en sont persuadés.
08:08On n'arrête pas la guerre
08:09en parlant pas à des adversaires
08:11ou à des gens qui ont veillé d'autres.
08:12C'était une erreur
08:13de le mettre sur le côté comme ça ?
08:15Je pense que c'est toujours
08:16une erreur de faire des provocations
08:18comme par exemple
08:19l'élargissement de l'OTAN
08:21jusqu'aux frontières de la Russie.
08:22Tout le monde le savait,
08:22les analystes géopolitiques
08:24le savaient.
08:24Mais Macron lui-même...
08:26Mais Poutine,
08:26auteur de crimes de guerre
08:27comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon lui-même.
08:29J'ai beaucoup de désaccords
08:29avec M. Macron
08:30mais lui-même dit
08:31il faut parler à Poutine.
08:33Voilà, on n'a pas le choix.
08:34Ce sont des acteurs géopolitiques.
08:35La diplomatie,
08:36ça se fait en discutant
08:37avec tout le monde.
08:38Est-ce que vous rompez
08:39les relations diplomatiques
08:40avec Israël ?
08:41Alors en tout cas,
08:42on va faire des sanctions économiques.
08:43Rompre les relations diplomatiques
08:46c'est autre chose,
08:47je le redis,
08:48il faut discuter.
08:50Vous ne rompez pas
08:50les relations diplomatiques
08:51avec Israël ?
08:51On va faire un...
08:53Comment dire ?
08:54Affermir très largement
08:55les relations
08:56parce qu'aujourd'hui
08:56ce n'est pas des relations diplomatiques
08:58c'est un asservissement.
08:59On dit oui à absolument
09:00tout ce que fait
09:01le gouvernement de Netanyahou.
09:02Quand je dis on,
09:03c'est la France évidemment
09:04et c'est celle de Macron.
09:05Mais il est temps
09:06de faire des sanctions économiques.
09:07Vous posez la question
09:07de la rupture ou pas ?
09:08Non mais écoutez ma réponse.
09:10J'écoute mais je n'entends pas.
09:11Eh bien voilà.
09:12Écoutez mieux.
09:13Vous allez entendre mieux.
09:14Il faut faire des sanctions économiques
09:16pour montrer notre désaccord.
09:18Pour montrer que
09:19nous ne cautionnons pas
09:20le génocide qui est en cours à Gaza,
09:22la colonisation en Cisjordanie
09:23et tout ce qui est en train
09:24d'être fait dans la zone
09:26au Proche et au Moyen-Orient
09:27par le gouvernement de Netanyahou
09:29et par ses alliés des Etats-Unis.
09:30Donc il y a beaucoup
09:31de pas à faire diplomatiquement
09:32mais il y a une urgence
09:33à montrer notre désaccord
09:34par des sanctions économiques.
09:36Parce que l'Union Européenne
09:37a une zone de libre-échange
09:40absolument énorme
09:42avec Israël.
09:43La question se pose
09:44ou pas de la sortie de l'Union Européenne ?
09:45La question ne se pose pas comme ça.
09:47Par contre,
09:47le fait de désobéir largement
09:49à la Commission Européenne
09:50quand elle nous empêche
09:51de nationaliser le rail,
09:53quand elle nous empêche
09:54de maîtriser nos prix...
09:55C'est un point commun avec le RN.
09:57C'est la même approche.
09:58Oh là là, qu'est-ce que c'est ?
09:59Non mais c'est factuel.
10:01Je ne dis pas que vous êtes RN,
10:02je dis que c'est un point commun
10:03avec le RN.
10:03Pas du tout.
10:04Autant nous avons une critique
10:08qui est différente d'ailleurs
10:09de l'Union Européenne,
10:10autant nous n'avons absolument pas
10:12le même projet.
10:13Le nôtre, c'est la désobéissance
10:14pour pouvoir appliquer notre politique
10:16au niveau national
10:17et surtout améliorer la vie des Français.
10:19Dernière question,
10:19Clémence Guettet.
10:20La première conférence de presse
10:21du candidat Mélenchon
10:22aura lieu demain.
10:23Elle sera réservée
10:23aux nouveaux médias numériques.
10:25Les médias...
10:25...
10:25...
10:25...
10:27Vous devez vous contenter de moi
10:29ce matin ?
10:30Non, ce n'est pas du tout
10:30qu'on est jaloux,
10:31c'est que ça complique
10:32notre façon de faire notre métier
10:33et d'informer les gens
10:34parce qu'il y a certes
10:35le site Mélenchon 2027 machin
10:36mais il y a aussi...
10:37Et puis il y a moi ce matin.
10:38Il y a vous ce matin.
10:39Quel est votre problème
10:39avec les journalistes ?
10:40Enfin le problème
10:40de Jean-Luc Mélenchon
10:41avec la presse ?
10:42Il n'a aucun problème
10:43avec les journalistes.
10:43Bon ça c'est étonnant
10:45parce que votre sensibilité
10:47est piquée.
10:48Alors même que notre désir
10:49comme le vôtre
10:50c'est de mieux informer les gens.
10:51C'est-à-dire qu'il y a
10:52beaucoup de gens,
10:52M. Soto,
10:53qui n'écoutent plus
10:54les médias traditionnels
10:55et notamment des jeunes générations
10:56qui s'informent
10:57via les réseaux sociaux.
10:58Non mais je ne dis pas
10:58qu'il ne faut pas faire ailleurs
10:59mais pourquoi nous fermer la porte ?
11:00Et donc figurez-vous
11:01qu'on fait les deux.
11:02Bon d'abord cette conférence de presse
11:04elle va être diffusée en ligne
11:05vous pourrez en reprendre
11:06tous les éléments.
11:07Mais quand on n'est pas là
11:07on ne peut pas poser des questions.
11:09Et puis vous voyez bien
11:09que M. Mélenchon est allé sur TF1
11:11on ne peut pas dire
11:11que ce soit un nouveau média
11:12a priori c'est quand même
11:13un média relativement traditionnel
11:15puis il a enchaîné avec Brut.
11:16On va faire ça pendant la campagne
11:18on sera présent partout.
11:19Bon, conférence de presse
11:20ouvre à tout le monde
11:20c'est mieux que tout le monde
11:21pose ses questions.
11:22Merci beaucoup Clémence Guettet
11:23d'être venu sur RTL ce matin.
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