00:00Je crois que le chef de l'État l'avait dit, pas d'interdiction sans remplacement.
00:04Or, ils arrivaient que certaines cultures, tant qu'il n'y en a pas, les autres le feront.
00:10Peut-être que tant qu'il n'y a pas d'interdiction, il n'y a pas de solution de
00:12remplacement.
00:12C'est peut-être aussi cette logique là qui est dans l'avent.
00:14S'il n'y a pas de solution de remplacement, faisons disparaître le colza des zones intermédiaires, il n'y
00:19en aura plus.
00:19Et on apportera du colza d'Europe de l'Est totalement traité.
00:22Voilà, il n'y en aura plus.
00:23Aujourd'hui, il faut un minima, ce sera comme ça.
00:25Pour beaucoup de productions, j'ai vu des agriculteurs, des céréaliers me dire, je ne vais plus pouvoir cultiver.
00:31Je ne vais plus pouvoir cultiver, on va arrêter.
00:33Et bientôt, on retrouvera de la jachère sur ces terres-là.
00:37Donc, je pense que, dans le domaine, je crois qu'ils sont utilisés avec beaucoup de précaution.
00:43Et qu'ils ne l'utilisent pas quand ils n'en ont pas besoin.
00:45Si aujourd'hui, le besoin se fait sentir parce qu'il y a une attaque d'altise sur le colza,
00:49je pense ça.
00:49Mais c'est vrai pour les noissiers, c'est vrai pour les cerisiers.
00:51Regardez, pour les cerisiers, on a interdit.
00:53Qu'est-ce qu'on fabrique comme cerises en France aujourd'hui ?
00:56Toutes les cerises viennent d'Europe de l'Est, toutes traitées.
00:58Avec le produit interdit en France.
01:00Est-ce que c'est plus intelligent ?
01:02Est-ce que c'est mieux à même pour le territoire que ça ?
01:04– Excusez-moi, mais là, c'est Amiprine qui a réuni une pétition qui a réuni plus de 2 millions
01:08de signatures.
01:09Ça veut dire qu'on s'assoit dessus, on fait comme si cette pétition n'avait pas existé.
01:13– Les 2 millions qui ont cité, sont-ils des ruraux ?
01:16Sont-ils les agriculteurs ?
01:17– Mais c'est quoi ? C'est un clivage urbain ruraux pour vous ?
01:20– Comment ?
01:20– Pour vous, c'est un clivage urbain ruraux ?
01:22– Non, mais bien sûr, en l'occurrence, beaucoup.
01:24Je pense que, allez regarder où est le vote écologiste aujourd'hui, il est en ville.
01:27Je ne suis pas anti-écologie, il y a des fois, on vit bien des mesures.
01:30Je l'ai fait avec responsabilité, je suis scientifique de formation, je l'entends bien.
01:33Mais regardez, oui, c'est un vote.
01:35– Mais en admettant que ce soit un vote urbain, ce qui n'est pas du tout prouvé,
01:37ce n'est pas pour ça que les gens ne sont pas intéressés par ce qu'ils mangent
01:40et la manière dont c'est cultivé.
01:41Ils ont aussi le droit de donner la vie.
01:42– Alors, ils ne sont pas une contradiction près.
01:44Les gens, ils voudraient manger le plus sain possible, le plus noble possible,
01:48ils ne mangent pas cher.
01:50Ils ne mangent pas cher, c'est trop cher.
01:51Bon, alors on fait comment ?
01:52On fait comment ?
01:53– Donc il y a une responsabilité du consommateur, en fait.
01:56Il y a une responsabilité du consommateur pour vous ?
01:58– Bien sûr qu'il y a une responsabilité de tous.
02:01Je crois qu'on a supprimé beaucoup de molécules aujourd'hui.
02:04Il y a un sujet sur lequel je suis très inquiet aujourd'hui, c'est le cadmium.
02:07Oui, sur le cadmium, il faudra intervenir dessus.
02:09Parce que je pense qu'il y a dedans des arguments qui plaident en faveur
02:13vraiment d'un traitement des solutions.
02:14– Est-ce que vous…
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