- il y a 2 jours
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Télématin reçoit Patrick Timsit, créateur du festival "Seuls en scène" d'Uzès.
Télématin reçoit Patrick Timsit, créateur du festival "Seuls en scène" d'Uzès.
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00:00Humoriste, comédien, réalisateur et directeur artistique de festival depuis 4 ans,
00:04en accueil sur une musique de Stevie Wonder, Patrick Simpsons.
00:11C'est bon ça !
00:14C'est bon, bon, quel plaisir !
00:16Ça va bien ?
00:18Ça va bien, c'est une leçon de vie ça !
00:19Ah oui !
00:20On va se servir de ses épreuves et de ses difficultés pour les transformer...
00:25Avec les chupachops ?
00:26Oui, en effet !
00:27C'est une leçon de vie, c'est le fait qu'on s'en sort !
00:29Et carrément Stevie Wonder !
00:31Et Stevie Wonder, oui, oui !
00:32Oui, quand on peut se l'offrir à l'Assassin !
00:36C'est clair, c'est clair !
00:38Patrick, si vous êtes avec nous ce matin, c'est pour nous parler d'un festival que vous avez créé
00:42il y a 4 ans maintenant dans le sud de la France, à Uzès, dans le Gard,
00:46et dont vous êtes le directeur artistique.
00:48On regarde l'affiche, qui est très jolie d'ailleurs, regardez !
00:51Vous savez qui a fait cette affiche par exemple ?
00:54Moi j'ai une idée, parce que j'ai bossé le sujet !
00:57Je vais vous dire, Louise elle le sait, elle sait qui a fait l'affiche, mais dites-le !
00:59Il y a une patte, c'est Valérie Demercier !
01:01Vous vous reconnaissez ou pas ?
01:02Valérie Demercier, dès qu'on le sait, on reconnaît ses affiches, elle fait ses propres affiches, elle en a fait
01:07pour d'autres spectacles, elle a eu la gentillesse, c'est récurrent, c'est toujours un pouce !
01:12Il y a eu des peintres qui l'ont fait les années précédentes, Thierry Biche, Philippe Pasqua, et là c
01:18'est Valérie Demercier, c'est seul en scène et c'est super !
01:21Ça veut dire que ça va être comme ça !
01:22Voilà !
01:23Ça va être au top !
01:24C'est le week-end 8 mai, c'est récurrent, c'est chaque année, c'est mon festival, quand je
01:29suis passé dans cette ville, j'ai décidé de faire un festival et c'est la quatrième édition et on
01:36en parle !
01:37On va en parler bien sûr, mais avant de rentrer dans les détails du festival et de sa programmation, très
01:41bien choisie par le directeur artistique lui-même !
01:44Monsieur le directeur !
01:45Évidemment, monsieur le directeur !
01:46On va faire ce qu'on appelle un petit tac au tac, c'est-à-dire question rapide, réponse rapide
01:51!
01:51Parfait, c'est ma spécialité, la réponse rapide !
01:53Il adore ça !
01:54Sur votre sud, c'est le sud que vous aimez tant !
01:58Oui !
01:58C'est parti, vous êtes prêt ?
02:00Oui !
02:00Allez !
02:01Uzès ou Paris ? Il y a une bonne réponse !
02:03Une bonne réponse ?
02:06Non, j'allais vous dire, content de partir de Paris et content d'y revenir quand même !
02:10Et donc quand je pars, c'est Uzès !
02:11Mais ça m'arrange que vous dites Uzès, bien sûr !
02:14Marché du matin ou apéru du soir ?
02:17C'est toujours les deux !
02:20C'est bizarre !
02:21J'en ai eu des questionnaires comme ça, mais il y avait une possibilité de dire non !
02:25Il n'y en a pas chez vous !
02:27Cigale ou silence ?
02:29Ah, Cigale !
02:30Cigale quand même !
02:31Cigale ! Je suis dresseur de Cigale !
02:33Ah bon ?
02:33Vous savez que je les rends silencieuses !
02:35Ah oui, j'ai même surpris mon père, un jour j'avais fait la blague, et le matin
02:40il s'entraînait à... Bon, je vous donne le secret !
02:43C'est la lumière !
02:44Oui, non ! C'est quand vous vous approchez d'elle, elle s'arrête !
02:48Donc quand vous repérez la cigale, je m'approche, je m'approche, je vais...
02:53Tais-toi !
02:54Et là, quand je suis prêt, je fais un bas en avant, hop, elle s'arrête !
02:58Et donc, vous voyez, et vous retrouvez des gens chez vous en train de s'entraîner !
03:02Par contre, vous avez ruiné le tac au tac !
03:05Vous voyez, je suis court !
03:07Je vous l'ai dit, je vous avais prévenu, je suis très bon !
03:09Vous êtes trop longues !
03:10Trop longues !
03:12J'adore ! On arrête le tac au tac, c'est pas grave !
03:15Une dernière pour le plaisir, vraiment, vous êtes frustré !
03:18Une dernière pour le plaisir, sieste ou pétanque ?
03:20Non, mais pareil !
03:21On peut parler de deux !
03:22On peut parler de deux !
03:22Fait tant qu'un peu la sieste !
03:25C'est dingue, ça !
03:27Vous me viserez, hein !
03:29Cette histoire de tac au tac, c'est « oui ou oui, nous ou non ! »
03:33C'est comme ça !
03:34Allez, bon, bref, vous êtes un amoureux du sud de la France !
03:37Je suis un amoureux de la vie !
03:39Et le sud de la France, quand j'y suis, et quand on joue en spectacle dans le Nord, c
03:43'est un merveilleux public !
03:44Je ne veux pas aimer tout le monde, mais je suis un amoureux de la vie !
03:47Mais vous avez des attaches, quand même, là-bas, dans les Cévennes !
03:49J'ai été carrément accueilli dans un petit village.
03:52Moi, je suis extra-muros, hein !
03:54Je suis dans un tout petit village de 200 habitants, c'est protestant et catholique,
03:59dans ce petit village, il y a une épicerie, il y a un bar, il y a une mairie, une
04:04école,
04:05et 200 habitants, mais vraiment, qui m'ont protégé, je dirais, du monde extérieur !
04:13Alors, pourquoi USES ? Particulièrement pour ce festival, ça aurait pu être Arles, Montpellier, Avignon,
04:17pourquoi USES en particulier ?
04:18Bien sûr ! Parce que je suis arrivé dans cette salle, qui au début, il y avait carrément même,
04:25vraiment des contestations, hein !
04:27C'est une salle qui peut aller jusqu'à 1200 places, dans un grand village, une petite ville de 10
04:35000 habitants,
04:36les gens ont été révoltés, presque, il y en a quelques-uns, et aujourd'hui, il n'y a plus
04:40de place.
04:40On est complets, très vite, très rapidement, manque de place, et j'ai vu la conception,
04:48ce qui m'a valu une petite discussion avec des architectes, vous connaissez ces architectes,
04:53je n'ai jamais tort !
04:56Une grande ouverture derrière la scène, je dis, c'est génial !
04:59Ils vont pouvoir arriver avec les camions et sortir les décors !
05:03Ah non, non, ce sera fermé !
05:05Ah non !
05:05Ce sera fermé par des grandes bellitres, en plus, on a horreur de la lumière sur scène,
05:09et des gens qui venaient de faire des opéras, des bons, hein !
05:13Et voilà, juste des charnières, non ? Vous y avez pensé ?
05:17Ils ont dit, écoutez-le bien, il faut des charnières !
05:20Vous ne pouvez pas les charnières !
05:23Non, non, au contraire, ils étaient avec moi !
05:26Et voilà, j'y ai joué, en jouant, je me suis rendu compte du potentiel de cette salle,
05:30j'ai dit, il faut y faire quelque chose, un festival !
05:33C'est la quatrième édition, du 6 au 9 mai, décrivez-nous un peu l'ambiance,
05:37on a quelques images de l'année dernière !
05:38Eh bien, l'ambiance, c'est autour de cette salle,
05:41on a fait comme un petit village du festival, avec des food trucks,
05:45avec, cette année, ce sera une DJ, une ambiance, un bar,
05:51des gens, des grandes tables, et des spectacles différents, évidemment, chaque soir.
05:58C'est une ambiance très familiale, et au service des Uzessiens aussi !
06:03Et ça fait quoi, un directeur artistique que vous êtes ?
06:06Ça se la coule douce, tranquille, ou c'est quand même un boulot derrière ?
06:09C'est un festival, il faut choisir les artistes !
06:10C'est pas un terrain de la coulée douce, mais il y a des équipes, ça s'entoure !
06:13Ça s'entoure de gens qui peuvent vraiment faire en sorte que vos rêves
06:20deviennent réalité, c'est-à-dire le rêve de voir ces artistes que je vais programmer...
06:24C'est votre festival, mais est-ce que vous êtes stressé pour eux ?
06:26Parce que...
06:27Toujours !
06:27Ah oui ?
06:28Vous avez quand même le petit stress ?
06:29Bien sûr, bien sûr !
06:30Et vous allez les voir en coulisses ?
06:31Encore plus, peut-être !
06:32Oui, oui, pour ceux qui veulent, mais ils veulent plus !
06:35Donc, non, non, ouais, c'est un accueil, c'est vraiment une mise en confiance,
06:41une mise à l'aise, c'est un public en plus vraiment très...
06:44Très généreux !
06:46Ah oui, Michel Jonas, Manu Payet, cette année, on va parler de certaine l'aise.
06:50Cette année, on va parler de Alex Lutz, en quelques mots, parce qu'il ouvre, c'est ça ?
06:54Alors, il fait l'ouverture, avec ses chevaux, on me dit, il y aura ses chevaux.
06:57Oui, on a quelques images aussi de ça.
06:59Alex Lutz, j'avais été le voir au Cirque d'hiver, un spectacle extraordinaire,
07:05tout de suite après, le lendemain, pour vous dire, c'est seul en scène,
07:09mais c'est multidisciplinaire, c'est pas que de la comédie.
07:12Après, c'est Pietra Gala qui danse Barbara.
07:15On va regarder Alex Lutz, parce qu'on a quelques images à montrer.
07:17Allons-y, c'est toujours un plaisir.
07:19Alex.
07:20Mon père est mort d'un truc à la prostate,
07:23qui en fait, était au foie,
07:28qui en fait, était ailleurs,
07:32qui en fait, c'était déjà la merde depuis longtemps apparemment.
07:38Il y a ma collègue, elle m'a dit, vous avez déjà vu avec elle pour le Cirque d'hiver,
07:42donc ça, c'est bon art, c'est déjà un souci en moins.
07:46C'est quelques images, bien sûr, du Cirque d'hiver,
07:48mais c'est la même chose qu'on va voir.
07:49Oui, oui, oui, c'est le spectacle du Cirque d'hiver qu'on verra à l'Ombrière.
07:53Et on va continuer, on va continuer, évidemment.
07:56Patrick, c'est me si tu as parlé de la programmation de ce festival,
07:58mais il y a Adrien qui est là, regardez,
08:00qui est en train d'affûter ses armes.
08:03Interview un peu spécial.
08:05Interview pacifique, rassurez-vous.
08:07Il a recréé, oui, c'est des armes d'amour,
08:09c'est des armes d'amour, c'est des armes d'amour.
08:11Il a recréé votre chambre d'enfance.
08:13Oui, j'avais envie d'imaginer
08:15à quoi elle aurait pu ressembler, en tous les cas,
08:17dans les différentes évocations.
08:19Cette chambre d'enfance,
08:21alors on est rue du Temple, on est dans les années 60.
08:23Je vous laisse évidemment y piocher
08:25ce que vous avez envie de piocher.
08:27Il y a plein de petites choses.
08:29C'est bien joué.
08:30C'est bien joué.
08:31Que choisiriez-vous pour démarrer ?
08:33Pour démarrer, je prendrais, oui, Lili Bonnich.
08:36Alors Lili Bonnich,
08:38on voit évidemment la pochette du vinyle,
08:40mais surtout, on écoute cette chanson-là.
08:46Je parle dessus ?
08:47Allez, expliquez-nous pourquoi ce choix d'abord.
08:50Ce choix d'abord, pardon,
08:52je suis né en Algérie,
08:53j'avais deux ans, on était place à la République.
08:56J'ai toujours été élevé dans cette ambiance.
08:59Alors là, c'est du judéo-andalou.
09:01Exactement.
09:01Et judéo-andalou, c'est parce qu'un juif joue.
09:05Sinon, c'est de l'arabeau-andalou,
09:07quand un arabe joue.
09:08C'est magnifique,
09:09parce que j'ai toujours été élevé, moi,
09:11juif-arabe mélangé, confondu.
09:14C'était une jeunesse heureuse.
09:17On habitait une boutique,
09:18Place de la République.
09:20Avant, j'habitais l'Algérie.
09:21Et à deux ans, je me suis retrouvé,
09:23j'avais organisé même un festival
09:25pour une soirée pendant la nuit du Ramadan.
09:30Salam Shalom.
09:31Il y avait justement tout ce mélange.
09:34Une chanteuse palestinienne,
09:36il y avait l'Orchestre national de Barbès
09:39et Lily Bonnich.
09:41Alors, vous parlez de la boutique,
09:43de la maroquinerie de vos parents.
09:45Oui.
09:46Et j'ai deux post-it, là,
09:47avec des numéros.
09:49709 et 38.
09:51Oui, exact.
09:51Qu'est-ce que c'est ?
09:52D'accord, je n'avais pas compris,
09:53mais très bien.
09:54Génial.
09:55C'est mon père qui me parlait en chiffres.
09:58Quoi ?
09:58Mon père, ben oui,
09:59j'étais très, très malin.
10:01Dans le commerce,
10:02pour ne pas dire devant quelqu'un,
10:05présenter lui un rossignol,
10:06vous voyez, un article un peu dépassé.
10:08Tiens, là, vous présentez le 218 à madame.
10:13Très joli 218.
10:14Et vous lui mettez un coup de 709.
10:17Parce que ça faisait tellement longtemps
10:19qu'il était sur l'étagère
10:20qu'il était poussiéreux.
10:21709, c'était le chiffon.
10:2338, c'était le voleur.
10:24Ah, là, j'ai le 38, là, peut-être.
10:27Et il pouvait vous dire...
10:28Je ne voulais pas rappeler.
10:29Il pouvait vous dire,
10:29tais-toi un peu, s'il te plaît, c'est possible ?
10:31Oui, mais je ne vous dirai pas le code,
10:32il existe encore dans notre famille.
10:34Ah, c'est pas vrai.
10:34Il y a un chiffre ou vous sautez ?
10:35C'est la question que j'allais vous poser.
10:37Vous parlez encore en numéro.
10:38Ah, ben oui.
10:40En milieu de phrase,
10:41je vous conseille de vous arrêter.
10:43Quand il disait le chiffre,
10:44vous vous arrêtez.
10:45Vous savez, vous avez d'une connerie,
10:47vous alliez la dire.
10:48De toute façon, vous allez la prendre.
10:50J'ai le 13.
10:52Exactement.
10:53Et pourquoi vous ne voulez pas dire le chiffre ?
10:54Parce qu'il le dit encore aujourd'hui.
10:58Même mon entourage va être très, très choquant.
11:00D'accord, il dit ça.
11:02C'est déjà beaucoup, vous savez, beaucoup.
11:04Oui, vous en avez déjà tout à l'heure.
11:06Ça se trouve, il y en a encore qui parlent en 38 et en 709 pour le chiffon.
11:10Moi, en 709, j'avais ma blouse.
11:12J'ai vendu ma première paire de chaussures, j'avais 4 ans.
11:15Oui, c'est ça.
11:15Vous voyez, c'était les autres époques.
11:17Des cartes rouges, j'ai paré.
11:18Oui, des JB Martin.
11:19JB Martin.
11:20C'est vraiment…
11:21J'étais content, c'était une très belle vente.
11:23J'avais ma petite blouse et mon 709.
11:26Un petit mot sur vos inspirations.
11:28J'ai mis évidemment les Montipiton.
11:29J'ai mis Alexandre le bienheureux.
11:31Ce sont des références pour vous encore aujourd'hui ?
11:33C'est la première fois que je quitte l'école en pleine après-midi pour aller au cinéma
11:37et pour aller voir Alexandre le bienheureux.
11:40Alors là, du coup, je disais, on est tout à fait d'accord.
11:44Vous n'avez pas la cible d'une vie.
11:46Yves Robert, que j'ai revu et qui m'a fait tourner, qui était un homme exceptionnel.
11:52Danieli, j'avais dépensé en un week-end tout ce que j'avais gagné en trois mois.
11:55Danieli, c'est l'hôtel à Venise ?
11:57Danieli à Venise.
11:59Et voilà, c'était rigolo.
12:01Le Ranelang, c'était le premier théâtre.
12:03Kubak ?
12:04Le sous-sol, non.
12:06Kubak, c'était vraiment bien après.
12:08Là, c'était vraiment…
12:09Et votre première autographe à la sortie du Ranelang ?
12:12Oui, c'était parce qu'il n'y avait qu'une personne.
12:15Donc, j'ai fait quand même…
12:16Mais c'était le début.
12:18Voilà, l'Algérie.
12:21Les Montipitons, c'est ceux aussi avec Rézère,
12:23qui m'ont fait dire qu'on peut être décalé
12:25et faire quand même quelque chose dans ce métier.
12:28En tout cas, très belle chambre que vous avez.
12:31Pas mal, notre chambre.
12:32Super chambre.
12:33Très, très, très bien.
12:33Très bien.
12:34Merci beaucoup.
12:36Bienvenue.
12:36Bravo, Adrien.
12:37Adrien.
12:37Patrick, vous avez eu mille vies.
12:39On va continuer d'en parler.
12:39On reste ensemble dans le télémarqueur.
12:41Mille paragraphes d'une vie.
12:42Mille paragraphes d'une vie.
12:43C'est beau.
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